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vendredi, 03 décembre 2010

« Attenchion ! que perchonne ne le chasse ! » Et, à peine chortis, ils parlèrent de chuie dans toute la région.

Montage gergovie3.jpg

[*][*][*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,27-31. [$]|[*]/(*)(*)
Jésus était en route ; deux aveugles le suivirent, en criant : « Aie pitié de nous, fils de David ! »
 Quand il fut dans la maison, les aveugles l'abordèrent, et Jésus leur dit : « Croyez-vous que je peux faire cela ? » Ils répondirent : « Oui, Seigneur. » Alors il leur toucha les yeux, en disant : « Que tout se fasse pour vous selon votre foi ! » Leurs yeux s'ouvrirent, et Jésus leur dit  sévèrement : « Attention ! que personne ne le sache ! » Mais, à peine sortis, ils parlèrent de lui dans toute la région. 

         Deux aveugles : comme pour ouvrir les yeux sur deux manières de parler d’aveugles. Deux aveugles : celui qui est frappé de cécité organique, ou celui qui est aveuglé [1], précisément à la mesure [2] de ce que tout se fait pour lui selon sa foi… dans toutes les dimensions possibles de celle-ci. Et si être l’un ou l’autre ne présume en rien de ne pas être l’un et l’autre, tel n’est évidemment pas le cas ici. Deux aveugles : également comme pour distinguer ce récit d’un autre [3], en commençant par le fait que celui-là ne mettait en scène qu’un seul aveugle. Entre les deux récits, un tronc commun : on implore la pitié de Jésus -reconnu comme fils de David-, on manifeste une foi empressée (qui, pour trouver -malgré soi- un certain terrain de prédilection dans l’aspect (positivement) compensatoire [4] d’un manque de vision [5] organique, ne lui est heureusement pas exclusif) ; enfin, on obtient la guérison. Indubitablement, dans les deux cas, tout s’est fait pour eux selon leur foi.
      Quand on entre dans la maison des détails, les distinctions se font plus substantielles. Dans le premier récit, ce n’est qu’après s’être mis à voir que l’homme suivait Jésus : avant, ilétait assis au bord de la route. Ici, les deux aveugles sont toujours aveugles quand ils le suivirent : d’ailleurs, et bien qu’ils crient, Il ne s’arrête pas. Personne ne les arrête non plus, ni pour les faire taire ni pour les empêcher d’aborder Jésus quand Il fut dans la maison : si foule il y a, elle"disparaît"sous la plume de Matthieu. Ce qui est logique, puisque ces deux guérisons vont s’inscrire dans un contexte plus intimiste : dans la maison, c’est-à-dire à l’abri des regards et par le toucher des yeux ; toucher symbolisant un contact privilégié, direct et personnel –clinique [6, notes  48 à 50], peut-on dire !- entre celui qui croit et Celui en qui il croit, par contraste délibéré avec celui qui croit[7] en une cause… plus conceptuelle [8][9], extraordinairement vague [10] mais rassurante [11] en ce qu’elle rencontrera de moins en moins de récalcitrants [12][13][14] et de plus en plus de communiants [15][16, note 59]. À l’opposé de cette tyrannie de la masse [17, APR note 57][18][19][20][21], que tout se fasse selon une foi qui, pour être commune, n’en est pas moins recevable [22] par l’exercice d’une intelligence [23] assez personnelle pour développer les sens de l’ouïe et de la vue, non interchangeables avec ceux d’un autre : que tout se fasse pour vous selon votre foi, pas celle de votre voisin. « Attention ! que personne ne le sache ! » : personne ne pouvant savoir pareil à ce que vous savez. Parce que vous êtes unique [24, APR note 19], et que votre voisin l’est également. Parce que vous avez votre actif et votre passif de réception, d’instruction et d’intelligence (comme leurs ombres : obscurité, ténèbres, et autres égarements…) et que votre voisin a les siens. Que tout se fasse pour vous selon votre foi, censée vous sortir de l’obscurité et des ténèbres : non leur apporter caution en les couvrant [25comme on se pare de tout risque [26, notes 5 à 10].

Livre d'Isaïe 29,17-24. (*)/(*)(*) 
Encore un peu de temps, très peu de temps, et le Liban se changera en verger, et le verger sera pareil à une grande forêt.
 En ce jour-là, les sourds entendront les paroles du livre [*]. Quant aux aveugles, sortant de l'obscurité et des ténèbres, leurs yeux verront. Les humbles se réjouiront de plus en plus dans le Seigneur, les pauvres gens exulteront à cause du Dieu Saint d'Israël. Car ce sera la fin des tyrans, ceux qui se moquent de Dieu disparaîtront, et tous les gens empressés à mal faire seront exterminés, ceux qui font CONDAMNER quelqu'un par leur témoignage (*)(*), qui faussent les débats du tribunal et font tomber l'innocent par leur mensonge. C'est pourquoi, ainsi parle le Seigneur, Dieu de la maison de Jacob, lui qui a racheté Abraham : Désormais Jacob n'aura plus de honte et son visage ne pâlira plus ; car, en voyant ce que j'ai fait au milieu d'eux, ils proclameront la sainteté de mon nom, ils proclameront la sainteté du Dieu Saint de Jacob, ils trembleront devant le Dieu d'Israël. Les esprits égarés découvriront l'intelligence, et les récalcitrants accepteront qu'on les instruise.

         Mais si tout ne se passe pas pour vous selon votre foi : qu’elle pâlit au contact de votre obscurité et de vos ténèbres… il s’agit bien de votre obscurité et de vos ténèbres, pas celles de votre voisin [27, note 30]. Car sinon c’est le début des tyrans : tous ceux qui exultent à ce que tout se passe selon leur foi, à n’importe quel prix et sous l’emprise de leurardeur jalouse [28][29, notes 7]. C’est dire qu’ils se réjouiront à se moquer de ceux pour qui tout se passe selon leur foi, foi qu’ils s’empresseront de dénigrer par des mensonges faussant le débat, ayant pris soin de dériver ce derniersur des causes subalternes en trompe-l’œil [1][30]. À cet effet, tout se passe selon leur foi et leur confiance [31][32] en ces causes subalternes comme en ceux qui les instruisent, depuis qu’au préalable ceux-là leur ont fait croire que :
1°) certaines personnes (dont elles-mêmes) ont effectué de longues études qui leur ont des années d'étude.jpgappris à pouvoir savoir pareil à ce que vous savez. Esprits couverts d’intelligence [33][34][35][36][37] (et parfois d’un grand chapeau [38][39][40]), ils font mieux : si quelque "trouble"© vous affecte, ils peuvent savoir plus que ce que vous savez ! Le croirez-vous ? sans même vous toucher des yeux [41][42, notes 2,3]. C’est dire que si, récalcitrant [43, notes 3,4], vous n’acceptez pas qu’on vous détru [44][45] instruise de ce "trouble"©[46] alors que vous n’avez pas effectué de si longues études [47], que tout se fasse pour vous selon le contraire de votre foi et la confirmation de celle des Demandeurs [48bien instruits !
2°) ce qui ne se passe pas selon leur foi est donc au minimum de l’ordre du comportement étrange [49] : à traiter avec l’urgence que nous savons [50; sinon encore un peu de temps, très peu de temps, et le comportement étrange se changera en une forêt inextricable de "pathologies"©[51][52] et autres baveux "délires"©[53][54] (le modèle "mystique"© remportant naturellement tous les suffrages en matière de foi !) à faire pâlir et trembler [55] dans les chaumières, découvrant au milieu d’elles des gens empressés à exterminer [56, APR note 47]… sitôt que leur fermeture éclair [57] aura lâché : encore un peu de temps, très peu de temps…
3°) c'est pourquoi, ainsi parle le Baigneur, Docteur de la maison des autres (Attention ! que personne ne le sache !) : Désormais, soucieux de "l’intérêt de leur famille et la protection de leurs enfants"©[58, note 35], les bien-portants n'auront plus de honte et leur visage ne pâlira plus à se moquer de leurs "malades"© ; car, en ne voyant pas ce que j'ai défait [59] au milieu d'eux, -changeant les jardins les plus secrets [60] en jardin public [61][58, notes 44,45] (pique-nique recommandé ; défense de jeter des détritus ailleurs que sur leur pelouse)ils proclameront la "santé"© en mon nom. Grâce à cet alibi universel [62, notes 30,31], ils se moqueront de Dieu sans que cela n’apparaisse aux esprits égarés, seront empressés à mal faire (vrillant [63] , pillant [64] et faisant accessoirement piller [65]) sans voir ni entendre –ni faire voir et laisser entendre, le sujet se gardant bien d’être jamais abordé frontalement- que tout sefasse pour leurs "malades"© selon leur foi. Croyez-vous qu’il peuvent faire cela ? Ils répondront : « Ménonpadutou. [66] » Alors il leur bouchera les yeux [67], en disant : « Que tout se fasse pour vous selon votre amer déni ! [58, APR note 17] » (ça c’est vain brai, ça !)

            « Croyez-vous que je peux faire cela ? » « Que tout se fasse pour vous selon votre foi ! » S’égarant dans notre temps, un esprit venant d’un autre temps –non quelque illusoire âge d’or : mais simplement un temps où l’on savait encore se réjouir d’avoir une seule tête [68]- n’en croirait pas ses yeux et ses oreilles en découvrant tout ce qui se fait aujourd’hui selon la foi. « Attention ! que personne ne le sache ! » Consigne reçue cinq sur cinq, appliquée à la lettre [69] : le croyant fait très attention à ce que, hors des cercles et des temps convenus [70], personne ne sache qu’il soit croyant ; à peine sorti, on peut compter sur sa discrétion exemplaire à parler de Lui dans toute la région. Simultanément, cette discrétion commence déjà à pâlir quand on aborde ses autres sujets de foi [71] : celle dans un Dieu de la maison de Jacob leur apparaissant de moins en moins réjouissante dans un quotidientous les gens sont empressés, surpressés [72] puis dépressés [73], ils proclameront plus volontiers ce qu’il leur faut d’esprits égarés, empressants, surpressants et dépressants afin de ne plus avoir honte de croire non plus à un Seigneur, un peu plus à un gourou [74] (facilitant l’intelligence et l’instruction en se les monopolisant)… et de moins en moins à un sujet parce que de plus en plus à un objet : le "médicament"© ! De fait, plus ce dernier sera inefficace à guérir la pathologie contre laquelle il est censé lutter, plus il sera au contraire efficace à déclencher des symptômes collant [75] au plus près de la pathologie qu’il est censé traiter… et plus il obtiendra ainsi ses galons d’objet de foi ! Car la foi relevant par définition de ce qui ne se voit pas, l’intelligence et l’instruction ayant été redéfinies conceptuellement pour leur part en ce qui est exclusivement et scientifiquement vérifiable [76, AV note 41], il devient furieusement logique que la vérification des effets désastreux [77][78][79][80][81][82][83][84] d’un "médicament"© le hisse automatiquement au rang d’objet de foi, sous peine de le retirer : adieu les bénéfices [85][86]Un esprit venant d’un autre temps irait ainsi de découverte en découverte : il serait bien le seul à ne pas savoir qu’il "existe"© aujourd’hui des "maladies"©[87, notes 53 à 56] que son époque n’avait pas su identifier… et, par voie de conséquence, pas su découvrir à temps les "médicaments"© pouvant les "soigner"© ! À présent, les progrès sont devenus si fulgurants que depuis notre époque, on sait si bien qui "souffrait"© autrefois de ces "maladies"©[51][88 !] que tout récalcitrant concevant hautement [89, note 1] de mettre le dogme [90] en cause est à l’évidence [91, APR note 70] un redoutable "malade"©… plus immédiatement accessible aux "soins"© qu’Alexandre le Grand ! Encore un peu de temps, très peu de tem 
retrait social.jpgps, et le Dieu de la maison de Jacob sera complètement obsolète
puisqu’à présent, tout se "soigne"©. L’amour est en panne ? Que tout se fasse pour vous selon votre foi : cel a se"soigne"©[92, APR note 56] Plus globalement, la relation humaine [93, notes 10,11] est dans l’obscurité et les ténèbres ? Hop : un "médicament"© contre le "retrait social"© ! Il n’est jusqu’à la violence qui, Cela se soigne.jpgelle-même, est une "maladie"©[94comme les autres. Que chacun le sache, que les pauvres gens exultent à ces causes en y prêtant foi : mais au milieu d’eux, attention [95, APR note 3] à ces "tyrans"©[96qui se moquent du Docteur : empressés à dire le mal si bien éradiqué [9], qu’ils disparaissent et soient exterminés ! N’est-ce pas en bon chemin pour des dizaines de milliers [97, note 49] d’entre eux ? Bienvenue dans la maison [98][99]. Mais attention ! que personne n’en sorte [100, APR note 66] ! 
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Commentaires

Dimanche matin - très, très tôt, un rhume me tenant éveillée ...
Qu'est-ce qui se passe, Michel ? Sauter un jour d'écriture, cela ne vous ressemble pas. Vous n'êtes pas malade au moins ? Est-ce que les températures torrides que nous vivons vous auraient gratifié d'une petite crève ? ... Par ailleurs, il y a des textes qui se juxtaposent aux vôtres dont vous ne pouvez décemment être l'auteur. Dites nous vite ce qui se passe. Courage ! même si les amis n'approuvent pas toujours votre démarche parce qu'ils craignent qu'elle se retourne contre vous on reste des amis attentifs et présents en dépit de la distance. A tout bientôt. (bipolaires eux-mêmes !)

Écrit par : simone | dimanche, 05 décembre 2010

Malade ? Cela dépend : dans quel sens ? (lol) Non, non : rassurez-vous, ça roule... pas vite, mais ça roule ! Les "textes qui se juxtaposent" sont naturellement des captures d'écran de commentaires émanant de blogs extérieurs : il va de soi que je n'en suis surtout pas l'auteur ! Simplement, ils viennent ici illustrer à dessein, et par contrepoints, un texte dont on revendiquera un peu plus la paternité ! (histoire de démontrer par a plus b que votre serviteur ne va pas puiser son inspiration QUE dans son imaginaire !...)

À très bientôt donc pour de nouvelles aventures pleines d'écriture. (Allô ? Mr Proust ? Le temps perdu se rattrape-t-il jamais ?...)

Écrit par : Michel | dimanche, 05 décembre 2010

Et non Michel, je pensais que les 15 cm de neige qui d'après radio & télé ont recouvert votre région vous avaient déclenché une petite crève. Je jouais donc les mères-poules à distance sachant par expérience qu'il ne vaut mieux pas tomber malade quand on vit seul chez soi. Quant aux post-it ... (pas très malin !) les gens ont tendance à se faire rapidement une opinion de surface sans chercher à connaître ni à approfondir quoique ce soit. Cela se nomme je crois le confort intellectuel.
Mais bon ! si je ne vous apprends rien, tout va bien. (enfin presque ...) Passez un bon dimanche.

Écrit par : simone | dimanche, 05 décembre 2010

Le "confort intellectuel" ? Noooooon : j'le crois pas ! Mais bon : je confesse que vous ne m'apprenez pas grand chose là-dessus...

Cela dit, et à propos de crève, il y a encore bien pire pour celui qui "vit seul chez soi" : celui qui, précisément, n'y vit plus. Non, non : cette fois, il s'agit de toute autre chose que d'expulsion. Parce qu'il y a tout de même des dépêches de presse tombant assez régulièrement ces derniers temps, signalant des gens que l'on retrouve chez eux... MORTS depuis des semaines. Ceci à tout âge, donc ne se limitant pas à un accident cardiaque ou un truc du genre, typique d'une vie déjà bien entamée : il suffit, par exemple, de faire une mauvaise chute dans sa cuisine... et quand les voisins se décident à rappliquer, c'est parce qu'ils ont été attirés par une odeur dont je vous passe les détails. Sur ce sujet évidemment morbide (mais néanmoins révélateur d'une certaine dégénérescence sociale), le record va être difficile à battre : je me souviens avoir lu une dépêche de ce genre en fin d'été. Un retraité que l'on retrouve chez lui, quelque part dans le Midi (non non : ce n'est pas Teddy !) : le gars était momifié, mort depuis PLUS D'UN AN ! Ce qui a fini par mettre la puce à l'oreille ? Son absence répétée à des réunions (sans doute relativement espacées dans le temps) de co-propriétaires. Moralité : mieux vaut être locataire... votre proprio "s'inquiétera" plus vite de vous !
(D'où l'intérêt de certains "juges" de transformer des propriétaires en "locataires"© ? Mais bon : là, on passe à un autre sujet...)

Alors finalement, on se dit que nous autres, invétérés blogueurs sommes relativement privilégiés en la matière... surtout lorsqu'on a habitué nos "fidèles abonnés" à un rythme de parution quotidienne ! Un jour saute, et c'est tout de suite la panique chez les "anges gardiens" (aussi "sulfureux" se revendiquent-ils, n'est-ce pas...) ! Avec un peu de chance, on peut espérer crever sans avoir le temps d'agresser olfactivement son voisinage : rassurant, non ?

Écrit par : Michel | lundi, 06 décembre 2010

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