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samedi, 04 décembre 2010

Les veaux et les ânes -qui travaillent à étaler les champs de ruines- mangent un fou de rage sucré.

Urgence psy.jpg

(*)-[*][*][*][*][*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,35-38.10,1.6-8. (*)(*)
(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*) 
Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant
T-O-U-T-E maladie et T-O-U-T-E infirmité (!). Voyant les foules, il eut pitié d'elles parce qu'elles étaient fatiguées (?) et abattues comme des brebis sans berger [*]. Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, et les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson [*]. »  
Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir
(?) d'expulser les esprits mauvais et de guérir T-O-U-T-E maladie et T-O-U-T-E infirmité.
 Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement.

Montage Alexandre.jpg         Pas de chance pour Alexandre le Grand [1][2, note 88] : le roi grec est en effet apparu trop tôt… et trop à l’ouest [3?] par rapport aux brebis perdues de la maison d'Israël : aussi, même s’il avait été plus contemporain de Jésus et de Ses disciples d’alors -guérissant TOUTE maladie et TOUTE infirmité-, il n’est pas certain qu’il eût pu bénéficier de ce pouvoir qui leur a été donné. En revanche, eu égard à la rumeur courant autour des circonstances ayant présidé à sa disparition prématurée [4][5], cela le rend paradoxalement plus proche de nous ; il est vrai qu’à notre époque, la moisson est abondante [6, note 49], et les ouvriers [7, AV note 47] sont nombreux : voyant les foules de la maison de Raihël [8], ils ont pitié [9] d’elles parce qu’elle sont "fatiguées"©[10], elles aussi, et mûres pour être abattues [10][11] comme des brebis ayant perdu une tête [12][13], personne ne sachant si c’était la bonne : mauvaise nouvelle, angoissante pour les autres, devant aller (et faire aller [14], les neurones [15] du consentement [16] étant malheureusement [17, APR note 30] concentrés sur la tête manquante) là où la "prudence"©[18] les conduit [19]. Heureusement pour ceux-là, tant qu’ils vont paître sur les vastes pâturages du Docteur [20], proclamant sa mauvaise nouvelle à qui veut l’entendre, ils reçoivent en abondance [21, note 59] : que tout se fasse pour eux [2, APR note 92] selon leur foi [22][23]… au moins aussi grande qu’Alexandre !

        Alors, appelons un joker : celui-là apparaissant beaucoup plus tard, et bien sûr plus à l’ouest. Et celui-là, on le fera également paître sur les mêmes pâturages "pathologiques"© qu’Alexandre, à l’image de maintes autres célébrités historiques [2, note 88][24] dont le brillant prestige est égal à un décès suffisamment étalé dans le temps passé pour être présentement assurés ne pas avoir à subir la moindre défense de la part des intéressés. On n’ose imaginer l’angoisse qui saisirait nos bétaillers instructeurs s’ils ne pouvaient plus se dérober, leurs yeux voyant l’un ou l’autre de ces illustres personnages… surgissant tout à coup devant eux afin de leur demander quelques comptes sur l’utilisation de leur personne à des fins pour le moins discutables. C’est qu’à force de faire "parler" les morts [25] –pas seulement en leur faisant dire ce qu’ils n’ont pas dit : mais ce qui leur aurait fait pousser de hauts cris s’ils entendaient ce qu’on leur fait dire-, les esprits mauvais finiraient par gagner le pouvoir ponctuel de ressusciter les morts ! Non pas que serait proclamé le temps de la moisson finale (dont ils ne sont pas plus maîtres que d’autres [26, APR note 7]) : mais juste le temps pour eux de mettre des points sur les i, et accessoirement celui de tirer quelques oreilles en espérant les déboucher [27]. Lorsque apparaît donc notre joker, la Bonne Nouvelle du Royaume est déjà proclamée depuis plusieurs siècles, ayant bien entendu dépassé les strictes limites des brebis perdues de la maison d'Israël. Pour autant, si les disciples ont reçu le pouvoir de guérir toute maladie et toute infirmité, soit ils peinent à donner gratuitement… soit ils sont fatigués et abattus comme des brebis sa ns berger : au XVIIe siècle, historiquement, Jésus est déjà loin derrière eux. Tout de même : envoyer paître sur des pâturages "pathologiques"© le contempteur par excellence de l’hypocrisie [28] de ses contemporains en général –et celle de la médecine en particulier !-, il fallait oser ! Molière, reviens : de nos jours de grands massacres [29][30][31], ton art brillerait sept fois plus ! Car pour l’heure, c’est bien la lune [32][33][34][35] qui brille sept fois plus [36][37][38] que le soleil : quand crie [39][40] le bien-portant, dès qu’il l’a entendu, le Baigneur lui répond, et se penche vers… le "malade"©. Et encore : de loin [41][42, notes 47 à 53]… sans doute de crainte de la "contamination"©[43,im.6][44] ! (D’où, par ailleurs, cette difficulté particulière [45] qu’il y a à répondre [46] au "malade"© lui-même [47] !… Dans sa "détresse"©, celui-là ne pourrait-il pas être tenté d’interpréter cela comme une pure dérobade ?) Dans l'angoisse du bien-portant, le Baigneur donnera des anxiolytiques… au "malade"©. Et encore : pas toujours. Car si celui-ci n’a pas la foi [2, APR note 68], c’est lui qui se dérobe [48, notes 3,4], ses oreilles ayant assez sifflé pour lui avoir laissé entendre : « Voici leur chemin, ne le prends surtout pas ! » Le « Médecin volant [49] » ? À présent, il entre comme un voleur [50], s’empare de la santé de l’un, croyant pouvoir la redistribuer à l’autre [51]. Le « Médecin malgré lui [52]» ? À présent, et avec l’urgence que nous savons [53], ce rôle est transféré au "malade"©… s’il ne veut pas devenir malade malgré lui. Notons que celui qui veut bien le devenir –ses "troubles rendant possible son consentement"©[16] !- va être particulièrement choyé. E n effet, entrant ainsi de plain-pied dans un système [54, notes 40,41][55] l’enfermant sept fois plus vite dans une conjonction d’addictions chimique+psycho-dépendante [56][57][58][59], il devient comme la semence que le bien-portant a jetée en terre, justifiant a posteriori la "légitimité" –et l’"existence"©[60, notes 53 à 56] !- de la bien-portance (privée comme publique), de la "maladie"©… et bien sûr, de la "médecine"©[61][62][63] cultivant la prétention de la "soigner"©. Le « Malade Imaginaire [64]» ? À présent, il fournit précisément matière à choyer notre "malade"© consentant : car, en devenant malade dans un réel qui soit là pour tous [17, AV note 41], il effectue ainsi –et tout le système avec lui, en apparence et in extremis- un superbe pied de nez à Molière... En effet, lui n’est pas –n’est plus- imaginaire… dès lors qu’il a baissé la garde [65] de ses tours de défense. L’illustre auMontage Molière.jpgteur se régalerait aujourd’hui, produisant quelque chef-d’œuvre de théâtre, tant la terre de son inspiration lui serait riche et nourrissante. C’est que le malade imaginaire du XVIIe siècl e n’était encore que menu fretin : tout au plus était-il l’hypocondriaque de service, prototype de l’auto-pathomaniaque [66: imaginaire de son imagination… ne portant guère préjudice au-delà de lui-même (ou de son entourage proche, à la mesure de ses complaintes…). Le "malade"© imaginaire de notre siècle, lui, "brille"© au moins sept fois plus : celui-là doit en effet subir les coups de fourche de l’imaginaire des autres, contre lequel il n’a évidemment aucune prise. À sept contre un, n’y a-t-il pas de quoi être fatigué et abattu, blessé et meurtri jusqu’à incarner malgré soi celui qui "veut" bien devenir malade en se laissant voler sa santé, afin de ne pas angoisser ou faire pleurer les siens… voire se faire jeter [67][68] par eux ? Pas de chance, dans ce cas… pour eux : car il faut qu’un malade soit réellement imaginaire pour être traité de la sorte ! S’il l’est néanmoins [69], ne serait-ce pas plutôt parce qu’il présente l’inconvénient majeur de faire briller sept fois plus la perversité notoire de tout un système ?

Livre d'Isaïe 30,19-21.23-26. (*)/(*)
Peuple de Sion, toi qui habites Jérusalem, jamais plus tu ne pleureras. Quand tu crieras, le Seigneur se penchera vers toi. Dès qu'il t'aura entendu, il te répondra.
 Dans l'angoisse, le Seigneur te donnera du pain, et de l'eau dans la détresse. Celui qui t'instruit ne se dérobera plus et tes yeux le verront. Quand tu devras aller ou à droite ou à gauche, tes oreilles entendront celui qui te dira : « Voici le chemin, prends-le ! » Le Seigneur te donnera la pluie pour la semence que tu auras jetée en terre, et le pain que produira la terre sera riche et nourrissant. Ton bétail ira paître, ce jour-là, sur de vastes pâturages. Les bœufs et les ânes qui travaillent dans les champs mangeront un fourrage salé, étalé avec la fourche. Sur toutes les montagnes et sur toutes les hauteurs couleront des ruisseaux. Au jour du grand massacre, quand tomberont [*] les tours de défense [*|*|*], la lune brillera comme le soleil, le soleil brillera sept fois plus, - autant qu'en une semaine entière - le jour où le Seigneur pansera (?) la blessure de son peuple et guérira ses meurtrissures.

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  Dorothee - Ne Pleure Pas .mp3  
   
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