Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 07 décembre 2010

L'herbe se dessèche et le pétard se roule quand passe le souffle du prescripteur.

Cannabis2.jpg

[*][*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,12-14. (*)
(*)(*)(*)(*)(*)|(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*) 
Jésus disait à ses disciples : « Que pensez-vous de ceci ? Si un homme possède cent brebis et que l'une d'entre elles s'égare, ne laissera-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ?
Et, s'il parvient à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu'un seul de ces petits soit perdu. »

            Que pensez-vous de ceci ? Si le même homme retourne dans la montagne avec sa brebis retrouvée, sera-t-il toujours aussi réjoui si les quatre-vingt-dix-neuf autres se sont égarées à leur tour ? Ou bien se réjouira-t-il pour le loup repu [1][2, notes 30,31] si, profitant de son absence, pas un seul de ces petits n’a été perdu pour tout le monde ? Mais… que pensez-vous de la formulation de cette parabole ? Car ici, elle n’est pas servie toute crue, comme peut l’être la brebis au loup quand le berger n’est pas là : elle invite à exercer la faculté de penser, non à s’en mettre plein la panse. Ici comme ailleurs, Jésus est venu pour une remise en question [3], non pour apporter dans ses enseignements des réponses aussi intangibles que des théorèmes mathématiques. Ainsi de cette courte parabole qui, au contraire de nombre d’autres dont l’interprétation ne souffre guère d’ambiguïté dans ce qu’elles proclament- se présente pour moitié sous une forme interrogative. « Que pensez-vous de ceci ? » Imagine-t-on quelque gourou [4] en vue introduire son discours par une telle question ? Imagine-t-on seulement qu’il laisse à quiconque la faculté de penser ceci ou cela… sitôt que cette pensée s’égare de la sienne ?
         Que pensez-vous de ceci ? Un homme possède cent brebis et l'une d'entre elles s'égare, il laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée. Et, s’il parvient… etc. La scène de départ est rigoureusement identique : un homme, cent brebis, une égarée. Cependant, la formulation en a été changée : en ont disparu le conditionnel et le questionnement. Ce qui révèle immédiatement l’inutilité de la première question : « Que pensez-vous de ceci ? » Peu importe en effet ce qu’on en pense : le décor est planté une fois pour toutes, le scénario est écrit, et soigneusement verrouillé® ; on l’aime ou on le quitte ; il suscite de l’émotion… ou se perd dans l’indifférence. Mais en tant que vérité "oisive"[5, AV note 8], tel quel il n’exerce guère la faculté de penser. Par conséquent, l’acteur n’a plus le choix, et les spectateurs non plus : une brebis s’égare, il laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres. Conditionnel et questionnement étant abaissés, toute question venant se greffer sur les deux premières se dessèche et se fane à son tour. Par conséquent, à s’en tenir rigoureusement au récit, les quatre-vingt-dix-neuf autres brebis sont laissées dans la montagne, livrées à elles-mêmes. Séquence émotion, peu recommandable aux âmes sensibles : bon appétit le loup [6]. Moins verrouillé par son absence de questionnement, le scénario aurait moins craint de laisser voir que la bouche du Seigneur avait parlé en d’autres paraboles. Et si celles-ci sont moins questionnantes, elles demeurent précieuses par les révélations qu’elles portent. Un homme avait un figuier planté dans sa vigne [7] : celui-là possède donc une vigne. De même cet autre… que cela ne dissuade pas de partir en voyage [8], sans emporter cette vigne dans ses bagages. Or, l’une ou l’autre de ces vignes est-elle laissée un instant à l’abandon ? Dans l’une comme dans l’autre, des vignerons ne sont-ils pas à l’œuvre [9] ? Heureux serviteur, que son maître, en arrivant, trouvera à son travail [10: n’arrive-t-il pas également qu’un homme possédant une maison aie à s’en absenter (de son propre chef, celui-là [11] !), prenant soin de ne pas la laisser ouverte à tous les vents, ou sans surveillance ? En somme, si un homme possède cent brebis, ne laissera-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf non égarées… à la charge [12] de ses bergers [13] ?

Livre d'Isaïe 40,1-11. (*)/(*)(*)(*)  
Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu.
 Parlez au cœur de Jérusalem et proclamez que son service est accompli, que son crime est pardonné, et qu'elle a reçu de la main du Seigneur double punition pour toutes ses fautes. Une voix proclame : « Préparez à travers le désert le chemin du Seigneur [*](*). Tracez dans les terres arides une route aplanie pour notre Dieu. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées [*], les passages tortueux deviendront droits, et les escarpements seront changés en plaine. Alors la gloire du Seigneur se révélera et tous en même temps verront que la bouche du Seigneur a parlé. » Une voix dit : « Proclame ! » et je dis : « Que dois-je proclamer ? - Toute créature est comme l'herbe, toute sa grâce est comme la fleur des champs : l'herbe se dessèche et la fleur se fane quand passe le souffle du Seigneur. En effet, le peuple est comme l'herbe [*]. L'herbe se dessèche et la fleur se fane, mais la parole de notre Dieu demeure pour toujours. » Monte sur une haute montagne, toi qui portes la bonne nouvelle à Sion. Elève la voix avec force, toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem. Elève la voix, ne crains pas. Dis aux villes de Juda : « Voici votre Dieu. » Voici le Seigneur Dieu : il vient avec puissance et son bras est victorieux. Le fruit de sa victoire l'accompagne et ses trophées le précèdent. Comme un berger, il conduit son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, et il prend soin des brebis qui allaitent leurs petits.

Super Blaireau.jpg

            « Et, s'il parvient à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. » Et puisqu’elles ne se sont pas égarées, si cela est moins réjouissant, est-ce à dire que cela  ne l’est pas ? N’est-ce pas proclamer en filigrane que les bergers n’ont pas démérité, ayant accompli leur service ? Simplement, l’objet e st moins ici d’attirer l’attention sur eux que sur la  brebis égarée, au cœur de cette parabole. Et à partir de celle-ci, marquant son irréductible  unicité [9, APR note 20], la formulation quitte le mode interrogatif… mais demeure le mode conditionnel : « s'il parvient à la retrouver » laissant ouverte l’hypothèse inverse, à savoir qu’il n’y parvienne pas. Non qu’il l’aie mal cherché… mais que le loup l’aie déjà mangée : elle s’en réjouissant parce que ne se considérant pas comme égarée. Car si le Père qui est aux cieux ne veut pas qu'un seul de ces petits soit perdu, Il ne veut pas davantage en retrouver un seul malgré lui. Depuis les cieux, la vue se fait plus panoramique [14, note 3] : tout est aplani, et on ne s’en laisse pas conter par les ravins, les montagnes ou les collines. Ainsi, votre Père qui est aux cieux voit que pas un seul de ces petits ne se perd… à la suite d’un "trouble rendant impossible"©[15] qu’il ne se perde pas. Si la brebis égarée se perd, c’est bien parce qu’elle y a consenti (le Père ne voulant pas plus qu’un seul de ces petits puisse être empêché d’exercer son vouloir… au risque de son non-vouloir) par double faute : celle d’être devenue dure d’oreille [16, APR note 13/2][17] à la parole du Seigneur, celle de s’être laissée porter par la parole de faux bergers [18] consolateurs, lui ayant proclamé "perdu" ce qui est trouvé, "accompli" ce qui est aboli, "pardonné" [19] ce qui est criminel, "ravin" ce qui est montagne ou colline, "tortueux" ce qui est droit, "escarpement" ce qui est plaine [20, APR note 10][21], etc. N’y a-t-il pas en effet de quoi se réjouir pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées… si le bon berger parvient à la retrouver dans pareil nid de vipères [2] ? Que pense-t-elle de ceci ; si tant est qu’elle pense encore [22], s’étant habituée à la conduite accompagnée [23][24][25][26][27] ?

3060275528.jpg

Commentaires

Faut me les envoyer vos deux blaireaux, j'en fais mon affaire, il y a toute une provision de thé à domicile avec Momone en prime, ils pourront dire que ça arrache leur race ! M'en vais te les croquer tout cru !
ça va, pas trop de neige chez vous ? ... Ici, ce n'est pas triste, j'envisage désormais d'aller au théâtre en traîneau.

Écrit par : simone | mercredi, 08 décembre 2010

En traîneau ? (répété-je : apparemment, même chez soi, certains commentaires disparaissent avant d'avoir eu le temps d'apparaître...) Dans ce cas, si vous voulez être crédible, il vous faut un passager qui justifie pleinement de voyager en un tel appareil. Voici donc :
http://micheldetiarelov.hautetfort.com/album/philou-pping/216664670.html

Pour ce qui est de la météo locale, tout a quasiment fondu par ici : juste quelques floconous cet après-midi, histoire d'être un peu solidaires de la capitale : mais franchement, pas de quoi sortir le traîneau !

Écrit par : Michel | mercredi, 08 décembre 2010

" déchire " pas arrache ... (oh ! lalaaaa ...)

Écrit par : rectificatif | mercredi, 08 décembre 2010

Ouh là là là là, je ne vous le fais pas dire ! Vous êtes sûre que vous ne le prenez qu'en infusion, votre thé ? Mais là, je plaide coupable : c'est de ma faute, aussi, avec mes images subversives incitant gravement à la dépravation des mœurs...

Écrit par : Brigade anti stup' | mercredi, 08 décembre 2010

Oui, et bien en attendant, vous allez pouvoir faire le ménage parmi les commentaires de votre blog because y'a d'la répétition dans l'air ! Une petite gelée là-dessus, vous vous rendez compte ? Tout le monde va se casser la gueule. Bonne journée Michel et ne soyez pas trop obsédé par l'autre affreux. (même pas beau, on en a marre de voir sa trombine en permanence)

Écrit par : simone | jeudi, 09 décembre 2010

Eh bien dans ce cas, je ne sais pas, moi : fermez les yeux ! Comme il faudrait les fermer sur le temps de latence entre l'édition d'un commentaire et sa parution... qui attend qu'on ait le dos tourné pour être enfin effective : ah ben tiens, on dirait presque le mode de fonctionnement de certains sujets "obsessionnels", dites donc !
( En fait, vous êtres frustrée : vous aimeriez tant que j'exerce plutôt mes talents sur un Clooney par exemple. Hélas il faut se contenter d'un clown...)

Quoi qu'il en soit, l'entrée est de nouveau sablée : et personne ne viendra se casser la gueule, non mais !

Écrit par : Michel | jeudi, 09 décembre 2010

... " sur un Clooney " oh ! ouais ! Chiche ? mais attention ! ne le massacrez pas !

Écrit par : simone | jeudi, 09 décembre 2010

Tsss tsss : est-ce bien raisonnable ? (Crac dans le maillon faible...) Bon, mais attention, hein : juste pour le fun ! (Et pas forcément dans l'immédiat : il faut aussi trouver l'occasion qui cadre avec le texte...) Parce que celui-là en revanche, il ne m'a strictement rien fait à titre perso.
(Question subsidiaire à ce propos : n'est-ce pas plus spontané d'en "avoir marre de voir en permanence des trombines" appartenant à des gens qui ne vous ont rien fait ?... La nuit porte conseil !)
En conséquence, s'il m'arrive ensuite des bricoles, il vous appartiendra de vendre à prix d'or vos deux chats au boucher hallal de votre quartier afin de subvenir aux frais du procès. Sans compter que je tremble à la seule perspective de me retrouver dans la peau lépreuse d'un CONSTATÉ, ORDONNÉ, DIT, CONDAMNÉ et autre SUCCOMBÉ : et -en dépit de la saison- ce n'est pas de froid !

Toujours partante ?

Écrit par : Georges Cloné | jeudi, 09 décembre 2010

On n'a effectivement pas intérêt à vous faire quelque chose à titre perso. C'est un coup à se retrouver sur le capot d'une voiture ! Vous ne trouvez pas que vous poussez un peu, là ? ... Oui, je sais ce que vous allez me répondre ... ça fait combien de temps que vous vous livrez à ce petit jeu qui ne rime à rien ? ...
Désolée mais je ne vous approuverai jamais. Il y a d'autres moyens pour dire ce que l'on pense sans risquer de passer pour une obsessionnel potentiellement dangereux. Bon, allez ... bonne journée quand même !

Écrit par : simone | vendredi, 10 décembre 2010

"D'autres moyens" ? À la bonne heure ! Mais... LESQUELS ??? Des moyens "judiciaires", peut-être ? Histoire de mettre le doigt dans l'engrenage et se mettre à son tour à faire tourner la boutique de certains systèmes ? Alors oui, pour le coup vous avez raison : tout ce "petit jeu" ne rimerait alors à rien.
Maintenant, c'est quoi un "obsessionnel potentiellement dangereux" : quels vont être les critères de "l'obsession", de la "potentialité" et du "danger" ? Et bien sûr, QUI va nous déterminer de tels critères ?

Enfin, globalement, "pour dire ce que l'on pense sans risquer de passer pour un obsessionnel potentiellement dangereux", je n'entrevois que deux solutions :
-1°) arrêter de penser, et aller brouter son carré d'herbe comme tout le monde (voire celui d'un autre... comme tout le monde également)
-2°) arrêter de respirer ; et si tout va bien, dans des délais raisonnables, on ne devrait plus avoir besoin de se décarcasser le ciboulot afin de déterminer des critères d'"obsession", de "potentialité" et de "danger" : tout cela étant définitivement résolu ! Restera un ultime questionnement : celui du choix de l'essence. Pour cela, pas de difficulté particulière : le catalogue est en ligne !

Euh... bonne soirée quand même !

Écrit par : Demandez le catalogue ! | vendredi, 10 décembre 2010

Les commentaires sont fermés.