Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 13 décembre 2010

'Si nous disons : 'Des pommes', nous devons redouter la poule, car tous tiennent son coq pour un professionnel'.

Montage coqpoulepommesfumier.jpg
podcast

 [*][*][*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 21,23-27. (*)/(*)(*)
Jésus était entré dans le Temple, et, pendant qu'il enseignait, les chefs des prêtres et les anciens du peuple l'abordèrent pour lui demander : « Par quelle autorité fais-tu cela, et qui t'a donné cette autorité ? »[1, APR note 2][2, notes 12 à 14][3,4][4,4] Jésus leur répliqua : « À mon tour, je vais vous poser une seule question ; et si vous me répondez, je vous dirai, moi aussi, par quelle autorité je fais cela : Le baptême de Jean, d'où venait-il ? du ciel ou des hommes ? » Ils faisaient en eux-mêmes ce raisonnement : « Si nous disons : 'Du ciel', il va nous dire : 'Pourquoi donc n'avez-vous pas cru à sa parole ? 'Si nous disons : 'Des hommes', nous devons redouter la foule, car tous tiennent Jean pour un prophète. » Ils répondirent donc à Jésus : « Nous ne savons pas ! » Il leur dit à son tour : « Moi non plus, je ne vous dirai pas par quelle autorité je fais cela. » 

            Dans ce « Moi non plus », ne nous méprenons pas : Jésus s’est-Il jamais montré dupe de ses divers interlocuteurs lorsqu’ils raisonnent en eux-mêmes [5, APR note 2][6] ? D’où ce « Moi non plus » qui, tel quel, aurait signifié « Je ne sais pas ! » s’il n’avait pas été immédiatement complété par la formule « …je ne vous dirai pas par quelle autorité je fais cela. » Ce qui, non seulement exclut d’emblée toute erreur d’interprétation, mais laisse entendre aux chefs des prêtres et aux anciens du peuple qu’ils ne répondent pas à la question posée par Jésus, qu’Il le sait et que leur faux non savoir n’est qu’un alibi commode de leur part. Cerise sur le gâteau : peu importe par quelle autorité Jésus fait cela, et qui Lui a donné cette autorité : est-il besoin de lever davantage les yeux pour voir dès maintenant que cette autorité n’est nullement factice –ce qu’ils reconnaissent implicitement : « qui t'a donné cette autorité ? » faisant voir une autorité donnée et reçue dans un réel qui est là, pour tous [7, AV note 41]- puisque Il l’exerce sans forfaiture, tant par son enseignement dans le Temple (qui, d’ailleurs, frappait parce que sa parole était pleine d’autorité [8]) que par ces jeux de questions/réponses auprès de Ses détracteurs du moment ?
            De fait, qu’est-ce qui est le plus important [9] ? L’autorité en elle-même –et en circuit fermé-, de par le prestige de son sceptre se dressant comme un pouvoir aimant à se faire sentir [10][11] ? Ou bien cette même autorité, lorsqu’elle s’entend à répondre efficacement à sa vocation première qui est d’augmenter et de rendre plus grand [12, APR note 42] ce qui doit l’être ? Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent [13] ? Voilà précisément une réponse efficace ! De tous ces aveugles, boiteux, lépreux, sourds ou ressuscités, en trouverait-on seulement un qui se demanderait par quelle autorité Il fait cela, et qui Lui a donné cette autorité ? Interrogation-type du bien portant [14] n’ayant pas besoin de conversion [15]

            Inversement, de quelle "autorité" parle-t-on encore lorsque, ne se contentant pas de dire et de ne pas faire [16, APR note 2] (jusqu’à se dresser comme un pouvoir virant au despotique), cette "autorité" ne fait plus voir que "réponses" s’y entendant à merveille pour diminuer et rendre plus petit ce qui ne doit pas l’être, à la mesure de ce qu’elle opère sous la prétention de "savoir" ce que la foule ne sait pas ? Cette "autorité"-là prononcerait-elle des oracles d'hommes au regard pénétrant, oracles de ceux qui entendent les paroles de Dieu ? N’est pas Balaam qui veut : pourtant, ne voit-on pas –à la pelle, et maintenant- de ces super "héros" [17, notes 59,82] ?…

Livre des Nombres 24,2-7.15-17. (*)/(*)
Le prophète païen Balaam était venu pour  maudire Israël. Levant les yeux, il vit le peuple qui campait, rangé par tribus. L'esprit de Dieu vint sur lui, et il prononça ces paroles prophétiques : « Oracle de Balaam, fils de Béor, oracle de l'homme au regard pénétrant, oracle de celui qui entend les paroles de Dieu. Il voit ce que le Tout-Puissant lui fait voir, il tombe en extase, et ses yeux s'ouvrent. Que tes tentes sont belles, Jacob, et tes demeures, Israël ! Elles s'étendent comme des vallées, comme des jardins au bord d'un fleuve ; le Seigneur les a plantées comme des aloès, comme des cèdres auprès des eaux ! Un héros sortira de sa descendance, il dominera sur des peuples nombreux. Son règne sera plus grand que celui de Gog, sa royauté s'étendra. » Balaam prononça encore ces paroles prophétiques : « Oracle de Balaam, fils de Béor, oracle de l'homme au regard pénétrant. Ce héros, je le vois - mais pas pour maintenant - ; je l'aperçois - mais pas de près : Un astre se lève, issu de Jacob, un sceptre se dresse, issu d'Israël. » 

            Faudra-t-il en arriver à prier le ciel que nous revienne un prophète païen ? Car de la descendance des non-païens, que sort-il [18] ? Un regard pénétrant ? En perçant les murs [19][20, notes 101 à 103], c’est à la portée de tous. Des paroles prophétiques ? Elles s'étendent comme des parlotes prophétiques [21][22][23][24], oracles de celui venant pour maudire Raihël ; le Baigneur les a plantés comme des aloès, comme des cèdres [25] auprès de ses eaux [26] ! Il domine tant et si bien sur des peuples nombreux que sa royauté [27][28][29] s’étend maintenant dans les tribunaux [20][30][31,2-)]. L’exemple ne viendra pas de loin : ouvrons les yeux sur la très médiatique affaire Schmitt [32], actuellement en cours, dont le procès commence tout juste [33,APR note 23]. Sans tomber en extase (!), pénétrons le regard sur le contenu de cette dépêche en ligne. Premier point : les "expertises"©[34][35][36][37][38] !

expertises en question.jpg

            On remarquera déjà que les "expertises"© sont tellement prises au sérieux que le mot ne se distingue en rien du texte : même police de caractère, même couleur, pas de guillemets ni de copyright invitant à le considérer au second degré. Pourtant, le moins que l’on puisse observer est qu’à leur tour, les "expertises"© posent question ! Question allant jusqu’à faire l’objet d’un chapô typographique en grands caractères, la faisant voir de près. Concernant l’affaire Schmitt, pas moins de trois "expertises"©  effectuées sur le criminel : seule la troisième conclut à une "dangerosité psychiatrique"©[39] extrême du fait d’une "psychose"©. Un "fait" comparable ayant récemment été placé en exergue à l’issue d’une autre "expertise"© -concernant une affaire plus proche, n’ayant en revanche pas causé de mort d’homme [40, notes 5,6]-, on s’aperçoit en passant qu’en dépit de cette "pénétrante" faculté à "expertiser"© du vivant comme on expertise un bien immobilier, nos "experts"© manquent cruellement d’imagination d’une affaire à l’autre ! Passons pudiquement sur un collège de ces "experts"© qui, lui, en est réduit à si mal jouer sur les mots que même le rédacteur de l’article consentira à placer des guillemets à "troubles de la personnalité"©.

travaillent mal.jpg

            « Les personnes ayant soutenu le général, notamment l'Institut pour la justice, proche de la droite, estiment que les experts psychiatres et psychologues travaillent mal en France au plan judiciaire et réclament de nouvelles règles. » Estimation très en deçà de ce qu’elle devrait être : qui a donné cette autorité aux "experts psychiatres et psychologues"© de travailler au plan judiciaire [30, note 5] ? Qui continue, sans ciller, à leur donner une telle autorité alors que les désastres [41, notes 77 à 84] qu’ils laissent dans leur sillage sont de notoriété publique, de nouveau soulignés au cœur même de cette dépêche ? Qui s’est posé une seule fois cette question : ne travailleraient-ils pas mal parce qu’ils n’ont pas à travailler au plan judiciaire ? En revanche, faire travailler le plan judiciaire à leur propos [42][43][44][45][46] ne nécessitera ni guillemets ni copyright. Quelles "nouvelles règles" réclame-t-on –et pour qui- puisque pas une seule fois la question ne se pose officiellement ? 'Pourquoi donc croyez-vous à leur parlote ?' Parce que vous redoutez la foule qui, elle aussi, y croit, car tous tiennent les "experts"© pour les prophètes des temps modernes ?
            « La psychiatrie, qui n'est pas une science exacte, a déjà conduit à des diagnostics judiciaires problématiques. L'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) se dit favorable à la création d'un institut pour améliorer le recrutement et la sélection des experts dans tous les domaines. » Y compris dans le "domaine conduisant à des diagnostics judiciaires problématiques" (de l’art journalistique de cultiver l’euphémisme…), rien ne l’excluant formellement dans le texte. Pourtant il est exclu que la "psychiatrie"© soit une science [12][47][48][7, AV note 41][49]… et a fortiori qu’elle soit exacte [50][51][52,com.1] !

'Pourquoi donc croyez-vous à leur parlote'… puisque ce n’est pas une science exacte ? Croire à ce qui n’est pas une science exacte n’est du registre ni de la science ni du judiciaire. Tant que l’esprit de Dieu vient sur cette croyance, il n’y a rien à en maudire. Mais si l’esprit de Dieu n’y vient pas, le sujet de la croyance ne dira pas non plus par quelle autorité il fait cela : surtout pas quand il est conduit institutionnellement à "expertiser"© un troisième domaine, qu’il connaît mieux que tout autre : celui des sectes. Du moins : des autres sectes [53][54][55][56][57], à l’exclusion de celles à qui il donne son autorité [58,com.2][59, note 15]. Gageons qu’en d’autres temps et d’autres lieux, si des membres de cette secte étaient entrés dans le Temple pour y enseigner leur foi [60][61], les chefs des prêtres et les anciens du peuple ne se seraient pas donnés tant de mal à les aborder pour leur demander : « « Par quelle autorité faites-vous cela, et qui vous a donné cette autorité ? ». Car si ceux-là faisaient en eux-mêmes quelque raisonnement –aussi tendancieux eût-il pu être quand il s’agissait de piéger Jésus-, s’ils n’ont pas cru à la parole de Jean Baptiste, pourquoi auraient-ils cru à une parlote discréditant tout raisonnement en soi-même qui eût menacé un tant soit peu de se dresser contre elle ? Aussi, se disant que de tels oracles ne peuvent venir ni du ciel ni des hommes, ils ne se seraient donnés qu’un seul mal : celui de trouver assez de cordes pour en faire un fouet [62]. Pour l’heure, sortant de leur descendance, c’est zéro héros [63; voire, moins que zéro [64, notes 17] : question de température [65][66][67]

Jusqu’où ira se nicher cette croyance à leur parlote ? Autre cas ayant fait l’objet d’une dépêche récente : « dix mois après avoir été attaquée, une femme découvre avec stupeur que son voisin n'est autre que son agresseur. Condamné à du sursis fin septembre, aucune mesure d'éloignement n'a toutefois été décidée. »[68] Passons brièvement sur le fait que dans un même pays, un juge laisse une paix royale à un agresseur accompli tandis qu’une autre juge [69] laissera virtuellement deux semaines chrono à un "agresseur"[70] fantasmé pour déguerpir de chez lui en plein hiver [71](!), et  venons-en à cette femme qui a des raisons plus substantielles que d’autres de "ne pas se sentir en sécurité" [72, note 16] chez elle. Voici quelle est sa conclusion auprès du journaliste qui l’interroge :

Charlotte clémente.jpg

 

 

 

 

 

                               CQFD : puisqu’on vous dit que tout se "soigne"©[41, notes 71 à 100] ! Passons également sur le fait que sous d’autres latitudes, "quelqu’un qui est malade et qui doit suivre un traitement"©, juridico-magiquement [73][74] "devenu occupant sans droit ni titre du logement qu’il occupe aujourd’hui"©[75] n’aura pas le droit, lui, d’avoir un toit [76] ! Comme c’est étrange : par une étonnante coïncidence, il s’agit justement de l’"agresseur" fantasmé ! Dès lors, faut-il se formaliser de ce que certains n’aient guère de scrupules à s’ôter les guillemets… et sauter le pas, étant mieux traités sous un forfait accompli que sous un "forfait intentionnel"[77, APR note 32]… plus exactement de l’intention présumée d’un tiers psycho-dépendant [78][79] induit par "expert"© certifié [80] ? À ce qu’il paraît, « la psychiatrie, qui n'est pas une science exacte, a déjà conduit à des diagnostics judiciaires problématiques… » Incroyable, non ?

Commentaires

c'est ce qui est arrivé à mon ancien voisin lui qui avait fait de sa maison, un petit bijou, travaillant sans relâche à l'intérieur et à l'extérieur..
puni, pour en avoir trop fait..
retour chez papa et maman,en chemise sans autre forme de procés..

il n'y a vraiment pas de justice..

ou alors si peu et tellement débordée par le nombre de cas ..

Écrit par : fafaf | mardi, 14 décembre 2010

Oui mais... n'inversons pas le constat : "il n'y a vraiment pas de justice" parce qu'elle est "tellement débordée" ? Ou bien le "débordement" n'est-il pas le fruit amer de ce que "il n'y ait vraiment pas de justice" ? Car, là où on demande à la justice de statuer sur ce qui ne justifie pas son intervention, qui d'autre qu'elle fabrique de toutes pièces le dit "débordement"... avec de l'injustice en prime ?

Écrit par : Michel | mardi, 14 décembre 2010

oui c'est vrai Michel, elle est nulle cette justice, si elle débordée, déja c'est qu'elle n'est pas au point , d'ailleurs tout est a revoir, de A à Z .

si seulement un nouveau gouvernement pouvait changer les choses .

Mais là , il faudrait procéder par priorités, le problème, ce sera pour trouver lesquelles.

Écrit par : fafaf | mercredi, 15 décembre 2010

Mouais : ne rêvons pas non plus ! Comme dit l'autre, on a aussi les gouvernants qu'on mérite.

Ceci dit, comme en dirait encore un autre, les priorités sont sans doute à portée de main. Pour trouver lesquelles, ce n'est pas si dur : chez SOI ...! Parce que si chez soi on n'y est plus, par exemple (où diable vais-je piocher mes exemples, moi ?...) du fait qu'on y aura mis en branle une iniquité débordante, on peut déjà se demander (à peine) si cela sert la justice... ou la dessert. Multiplions ce type d'exemple par dix, cent, mille et bien plus : avec le meilleur gouvernement au monde, il y aura toujours quelque chose qui sera très sérieusement "pas au point" !

Écrit par : Michel | mercredi, 15 décembre 2010

Les commentaires sont fermés.