Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 14 décembre 2010

Et ensuite, s’étant mis un panty, les prostituées y auraient cru.

Montage panty.jpg

 [*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 21,28-32. [1, APR note 42]|(*)/(*)(*)
Jésus disait aux chefs des prêtres et aux anciens : « Que pensez-vous de ceci ? [*] Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : 'Mon enfant, va travailler aujourd'hui à ma vigne'. Celui-ci répondit : 'Je ne veux pas. ' Mais ensuite, s'étant repenti, il y alla. Abordant le second, le père lui dit la même chose. Celui-ci répondit : 'Oui, Seigneur ! ' et il n'y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père ? [*] » Ils lui répondent : « Le premier ». Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean Baptiste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous n'avez pas cru à sa parole ; tandis que les publicains et les prostituées y ont cru. Mais vous, même après avoir vu cela, vous ne vous êtes pas repentis pour croire à sa parole. »

            Que personne ne puisse être effrayé par… Jean Baptiste. En effet, la volonté du père n’est pas que tous les fils vivent dans le désert, portent un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins ; qu’ils se nourrissent de sauterelles et de miel sauvage [2] –les coquets et autres gourmets peuvent ressortir de leur cachette- : tout ceci conditionnant alors qu’ils fussent assurés de vivre selon la justice. Pour vivre ainsi, croire à sa parole suffit : ce qui, manifestement, était plus à la portée des publicains et des prostituées que des chefs des prêtres et des anciens, pourtant a priori davantage versés dans ce qui a trait au royaume de Dieu. De là à penser qu’il faille être publicain ou prostituée pour vivre selon la justice, ce serait ne pas accepter la leçon du repentir, cet écueil inévitable pour croire à sa parole : répondre : 'Oui, Seigneur !' et ne pas y aller, c’est l’autre facette du pratiquant non croyant [3], non par défaut de foi mais par étêtage de l’étage supérieur de la foi : la confiance au Seigneur. Invoquer tous ensemble le nom du Seigneur [4], c’est bien : le servir simultanément d’un cœur dispersé, fermé [5],sollicité par des intérêts contraires (invoquant par exemple les enfants par tromperie flagrante [6]), ce n’est plus que l’insolence de celui qui vient se pavaner en vain [7][8, note 40] sur la montagne sainte.
         « Que pensez-vous de ceci ? » Ici comme ailleurs, Jésus signifie qu’entre les deux oreilles [9] qui permettent avantageusement d’entendre, ces précieux organes de l’audition sont reliés à un troisième qui, lui, permet de penser par soi-même [10](notamment pratique pour envoyer paître de ces pensées extérieures [11, notes 23 à 27], petites et pauvres, recourant en abondance à l’iniquité du mensonge et de la tromperie, ne subsistant au milieu de leurs adorateurs [12][13] que par leur pouvoir de les effrayer [14]) : faire la volonté du père, c’est moins obtempérer sans réfléchir qu’exercer son organe à bien vouloir en comprendre assez pour vivre selon la justice : non cette justice superficielle que dicte l’émotion immédiate –le plus souvent trompeuse-, mais celle qui accepte la leçon de l’ajustement dans le repentir. D’où l’intérêt de penser par soi-même : personne ne pouvant se repentir à la place d’un autre [15, AV note 54].

Livre de Sophonie 3,1-2.9-13. (*)/(*)(*)
Parole du Seigneur à Jérusalem : Malheureuse la rebelle, l'impure, la ville tyrannique !
 Elle n'a écouté la voix de personne, elle n'a pas accepté de leçon, elle n'a pas fait confiance au Seigneur, elle ne s'est pas présentée pour servir son Dieu [*]. Mais moi, dit le Seigneur, je vais transformer les peuples et purifier leurs lèvres, pour qu'ils invoquent tous ensemble le nom du Seigneur et le servent d'un seul cœur. D'au-delà des fleuves de l'Éthiopie, mes adorateurs, mes enfants dispersés m'apporteront mon offrande. Ce jour-là, tu n'auras plus à rougir pour tous les méfaits que tu as commis contre moi, car alors j'extirperai de toi les orgueilleux et leur insolence, et tu ne reviendras plus te pavaner sur ma montagne sainte. Israël, je ne laisserai subsister au milieu de toi qu'un peuple petit et pauvre, qui aura pour refuge le nom du Seigneur. Ce Reste d'Israël ne commettra plus l'iniquité. Il renoncera au mensonge, on ne trouvera plus de tromperie dans sa bouche. Il pourra paître et se reposer sans que personne puisse l'effrayer (*).  

         Mais l’idéal n’est-il pas encore d’avoir à rougir pour le moins de méfaits possibles afin d’avoir également le moins de repentir à exprimer ? Que pensez-vous de ceci ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : 'Mon enfant, va travailler aujourd'hui à ma vigne'. Celui-ci répondit : 'Oui, Seigneur !' et il y alla. Abordant le second, le père lui dit la même chose. Celui-ci répondit : 'Oui, Seigneur !' et il y alla aussi. De même, cela fonctionne également en négatif. Ainsi, une juge [16] avait deux cas. Elle fit trouver le second par facteur certifié [17] interposé (sans transpiration également, quoique faisant suer…) et lui fit dire : 'Mon enfant, viens me faire travailler aujourd'hui en mon palais' [18, notes 32,33]. Celui-ci répondit : 'Non, saigneuse [19] ! Je-ne-veux-pas.' Et ensuite, ne s’étant jamais repenti depuis lors de ne pas s’en être repenti, il n’y alla pas [20]. C’est que, renonçant au mensonge, il trouvait plus de tromperie dans la bouche de "professionnels"©[21][22]  de la justice que dans celle de publicains ou de prostituées : n’ayant pas à rougir pour quelque méfait commis, il n’a écouté la voix de personne de chez eux, il n’a pas accepté de leçon du Code civil… ou du Code de la construction et de l’habitation [23], il n’a surtout pas fait confiance aux saigneuses, il ne s’est pas présenté pour servir le dieu des boucs émissaires [24, note 72]. Car il n’a pas cru que vivre selon la justice et vivre de l’injustice des autres sur le nom de la justice étaient la même chose. Effrayant, non ?

bouh-chaton.jpg

Les commentaires sont fermés.