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mercredi, 15 décembre 2010

À ce moment-là, Anne-Lise infirma beaucoup de "malades"©, de "conciliés"© et de véhéments dépossédés, et elle fit perdre la vue à beaucoup d'aveugles...

... Un bon anniversaire est annoncé aux pauvres petits lapins. Heureux celui qui restera gentiment dans sa tombe à cause d'elle !

podcast

 

Montage tomballiversaire2.jpg

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 7,18-23. (*)(*)(*)|(*)/(*)
Jean Baptiste appela deux de ses disciples et les envoya demander au Seigneur : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » Arrivés près de Jésus, ils lui dirent : « Jean Baptiste nous a envoyés te demander : Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » À ce moment-là, Jésus guérit beaucoup de malades, d'infirmes et de possédés, et il rendit la vue à beaucoup d'aveugles. Puis il répondit aux envoyés : « Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres. Heureux celui qui ne tombera pas à cause de moi ! » 

            Depuis sa prison [1][2], il est devenu plus difficile pour Jean Baptiste de voir et entendre lui-même celui dont l’Écriture dit qu’Il doit venir. Et s’il avait déjà appris ce que faisait le Christ [1], les ténèbres et le malheur de l’atmosphère carcérale ne sont pas des plus épanouissants pour dissuader toujours de revenir en arrière. S’il savait donc déjà que les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, que la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres, sans doute avait-il encore besoin de se l’entendre dire également une dernière fois : que lui, paradoxalement, fusse heureux d’être tombé dans les geôles de Hérode à cause du Seigneur, qu’il n’y en ait pas d’autre qui s’annonce inopinément, le rendant alors malheureux d’être tombé sinon pour rien, au moins pour un autre que celui qui doit venir. Dans ces ultimes tiraillements possibles, apprendre ce que faisait le Christ sans plus le voir ni l’entendre, c’est s’en remettre totalement à ce qu’il en apprend de ses disciplespremier filtre- : mais également apprendre d’eux –second filtre- ce qui se dit du Fils de l’homme: il mange et il boit, et l'on dit : 'C'est un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs' [3][4]. Il déclare que ces mêmes publicains -et les prostituées- précèdent dans le royaume de Dieu[5] ceux sur qui on serait en droit d’attendre qu’ils s’y réfèrent plus activement [6, APR note 2] de par leur autorité [7, notes 1 à 4, 12]!Encore n’est-ce pas cela qui le formalise le plus : lui-même n’a guère été tendre avec les pharisiens et les sadducéens qui venaient se faire baptiser en grand nombre [8]. Précisément, lui-même évitait tout autant les "mauvaises" fréquentations que les repas somptueux chez les uns ou les autres : certes plus savoureux à la bouche que ses sauterelles et son miel sauvage, creusant de fait de telles différences entre le précurseur et celui qui doit venir, que cela peut légitimement distiller la rosée du questionnement chez le premier. Mais qu’a donc répondu Jésusaux envoyés de Jean ? « Allez rapporter à Jean ce que vous avez entendu dire [8, APR note 20 (Is)] : 'C'est un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs' ? Or, juger de la sorte [9] feraitcroire a l'amour.jpg moins éclater tous les bourgeons de la justice… que faire voler en éclats la justice elle-même.
         Naturellement, il va sans dire que ce "ferait" conditionnel n’est là que pour faire joli… le jour même de l’anniversaire -jour par excellence où l’on fait la lumière : dans l’année, il n’y en a pas d’autre !- d’un jugement accompli selon ces modalités, plus indigeste encore que ne peuvent l’être des sauterelles et du miel sauvage. Le bébé a deux ans… et toutes ses dents (hors une canine [10] ne tombant pas de sa bouche…) : qu’il avait d’ailleurs à la naissance. En effet, ne faut-il pas un minimum de mordant pour créer les ténèbres, le malheur, et établir la guerre [11][12]… le tout au nom de leurscontraires respectifs (!) ? Toute créature ne devrait-elle pas tomber à genoux devant une redéfinition si aboutie du concept de respect [13,6][14,6] ?

 

Livre d'Isaïe 45,6-8.18.21-25. (*)/(*)
Je suis le Seigneur, il n'y en a pas d'autre : je fais la lumière et je crée les ténèbres, j'établis la paix et je crée le malheur. C'est moi, le Seigneur, qui fais tout cela. Que les cieux distillent la rosée, que les nuages répandent la justice, que la terre s'entrouvre et que le salut s'épanouisse, que la justice fasse éclater en même temps tous ses bourgeons. Moi, le Seigneur, je crée tout cela. Ainsi parle le Seigneur, le créateur des cieux, lui qui est Dieu, lui qui a modelé la terre et l'a formée, lui qui l'a fixée ; il ne l'a pas créée comme un désert, il l'a formée pour qu'elle soit habitée : Je suis le Seigneur, il n'y en a pas d'autre. Il n'y a pas d'autre Dieu que moi ; un Dieu juste et sauveur, il n'y en a pas en dehors de moi. Tournez-vous vers moi pour être sauvés, habitants de la terre entière. Car c'est moi qui suis Dieu, il n'y en a pas d'autre. Je le jure par moi-même : de ma bouche sortira le salut, cette parole ne reviendra pas en arrière ; devant moi toute créature tombera à genoux, par moi jurera toute langue en disant : « Au Seigneur seul la justice et la force ! » Vers lui viendront, couverts de honte, tous ceux qui s'étaient dressés contre lui. Et toute la descendance d'Israël trouvera dans le Seigneur sa justice et sa fierté.

            En attendant de trouver dans le Seigneur sa justice et sa fierté, n’y a-t-il pas lieu, à l’image de Jean dans sa prison, d’être déconcertés par le Seigneur tel qu’Il se présente ? Pas de difficulté particulière [15] tant qu’Il fait la lumière, établit la paix. Que les cieux distillent la rosée, que les nuages répandent la justice, que la terre s'entrouvre et que le salut s'épanouisse, que la justice fasse éclater en même temps tous ses bourgeons, qu’Il aie modelé la terre et formée pour qu'elle soit habitée : qui n’y souscrirait pas non plus, à moins de se complaire résolument - en soi ou ailleurs - dans les ténèbres et le malheur ? Or, à ce propos, il n’y en a pas d’autre que Lui. C’est Lui, le Seigneur, qui fait tout cela… et c’est bien là que ceux qui se dressent contre lui trouvent matière inépuisable à contemption : les ténèbres et le malheur ne sont nullement exclus de Sa création. Contre lui viennent alors, le couvrant de honte, tous ceux qui dénoncent un Dieu cruel, mesquin, vengeur, guerrier, etc. Comment un Dieu aussi 353831084.jpgtyrannique [16] pourrait-Il se prévaloir simultanément d’être juste et sauveur ? Que pensez-vous de ceci [17], habitants de la terre entière ? N’y aurait-il pas un autre Dieu que Celui-là, moins "ténébreux", plus "pacifique" et moins "malheureux"[18] ? N’y aurait-il pas d’autres détenteurs de la justice [19][20][21][22] et de la force [23, note 4], moins redoutables, miséricordieux sur commande [24][25][26] et davantage à portée de main ? Et plutôt que de devoir en attendre un autre indéfiniment [1, AV note 49], rapportons-nous donc la lumière, la paix, la rosée, la justice et le salut… et laissons-lui volontiers ses ténèbres et son malheur [27] ! Ainsi, toute créature tombe à genoux devant un gentil [28]"Dieu" en or [29, APR note 3][30],taillé sur mesure [31, note 16], zen, soft et garanti sans l’insupportable"violence" [32][33,im.2] d’un créateur de ténèbreset de malheur ! Tournez-vous vers ces imitateurs plus vrais que nature [34] pour être sauvés, habitants de la terre entière : il y en a même parmi euxqui savent pousser le mimétisme jusqu’à ne pas revenir en arrière [35] ! Pour être juste, dans un réel qui est là, pour tous [36, AV note 41], tout cela ne fonctionne que à l’intérieur de fâcheux résidus de ténèbres et de malheur ; mais, quelle importance [37] ? L’essentiel [36, APR note 30] n’est-il pas de se trouver du "bon" côté du manche de la cognée [38] ? Or, des justes [39] et des sauveteurs [40], il y en a quantité d’autres de ce côté-là : au moins ne se sentent-ils pas seuls, eux ! Naturellement… il n'y en a pas en dehors d’eux. Car, en dehors d’eux, tous ceux qui s’enhardiraient à se dresser contre eux ne sont rien de moins que des porteurs de ténèbres et de malheur [41, APR note 51]. Ce sont eux, les salauds, qui défont leur "Dieu" en pâte à modeler [42 ]. Allez rapporter [43] contre ces malades-infirmes-possédés-aveugles-boiteux-lépreux-sourds-morts [44] [ NB : par quel miracle tiennent-ils encore debout ?… ] avant qu’ils ne fichent le feu partout, ou n’entreprennent de dévorer mère-grand [45 accorde deux semaines.jpg ] ! Que l’essieu[46] distille la rossée, que les nuages [47, notes 52,53]répandent[48] la justice, que la terre s'entrouvre pour eux [49,im.4][50][51] et que le salut s'épanouisse pour vous [52 im.1], que la justice fasse BOUM [52 im.4][53][54] ! Et toute la condescendance[55] de Raihël trouvera dans les saigneurs [56] sa justice et sa honte, bue cul sec [57, note 11].
_____Et pour ce qui concerne les fâcheux résidus de ténèbres et de malheur, pas de difficulté particulière : toute créature "violente"© tombera à genoux [58][59, note 94] devant les néo-faiseurs de lumière [60][61] et établissements de paix [62][63][64].

 Stop : revenons un peu en arrière ! (Aucune importance : les paroles ci-dessus ne 641741425.jpgsont pas exactement celle de Dieu…)Tout de même : pas moins de quatre « il n'y en a pas d'autre » dans cet extrait du livre d’Isaïe. Le Seigneurn’aurait-Il pas comme un message à délivrer ? Car c'est Lui qui est Dieu, pas les néo-[…] (afin d’éviter de tomber dedans [65, APR note 11], prière de remplir le trou par votre nouveauté préférée). Sa parole ne revient pas en arrière : non parce que Lui aussi, profitant de ce qu’Il soit Unique, pratiquele sens du même nom [66], mais parce que parlant commeSeigneur, le créateur des cieux, de la terre et de tout ce qui l’habite, rien n’existe en dehors de Lui. Il fait la lumière et Il crée les ténèbres… c’est-à-dire qu’ayant fait la lumière, Il ne revient pas en arrière : répondant même de ce qui, créé lumière, s’est fait ténèbres [67] en se dressant contre lui. Il établit la paix et Il crée le malheur. Idem :  Il crée le malheur, non de Sa volonté propre mais parce que n’ayant jamais redéfini le concept du respect [13,6][14,6] de la liberté chez toute créature [68, note 69][69][70] : y compris celle de voir ou d’être aveugle [71], de boiter ou de marcher, d’être purifié ou d’être lépreux, d’entendre ou d’être sourd [72][73], d’être vivant ou mort [74][75][76][77][78], d’être pauvre ou riche [79][80][81][82][83], etc., soit la liberté d’être heureux ou malheureux… en exerçant activement la justice pour que le bonheur des uns ne s’épanouisse pas au prix injuste du malheur des autres [84].
 
_____Car de même qu’"Il fait la lumière et crée les ténèbres, établit la paix et crée le malheur", prendre au sens littéral "que les nuages répandent la justice" rendrait fort aise toute créature formant le dessein d’en chercher un autre que le Seigneur… si elle trouvait dans cette phrase le salut d’une justice tombant du ciel comme la manne : sans plus d’efforts, il suffirait de se baisser pour la ramasser et pour être sauvés ! Mais dans ce cas, il n'y en aurait pas d'autre : ce serait là une justice "oisive"[85, note 17], passive, sans relief et sans bourgeons, sans ce qui la définit fondamentalement : l’ajustement à la lumière. Il n'y a pas d'autre ajustement que celui-là ; pas d'autre justice que celle-là. Tout ce qui porte ce nom –ou collabore avec ce nom [86, notes 30,31,34 à 40]- en dehors de Lui existeen dehors de Lui [87, notes 53 à 56] : donc, au risque majeur de créer d’autres ténèbres et d’autres malheurs.

 _____ La bonne nouvelle de ce jour est annoncée : étymologiquement, la déPoulette.jpgcision dite de justice, pondue il y a deux ans par Anne-Lise Collomp [19],...
podcast...peut à la rigueur être tenue pour une décision de
justice : c’est-à-dire s’épargner ses habituels guillemets agrémentés du triple copyright saluant comme il convient un jargon si certifié, si tamponné et brillant qu’on peut se demander s’il ne rendrait pas la vue à beaucoup d’aveugles. Le désagrément, lui, va venir de l’annonce de la mauvaise nouvelle de ce jour. Cette décision peut être tenue de justice pour le motif qu’elle procède indubitablement à un ajustement… aux ténèbres. Heureux celui qui ne tombera pas à cause d’elle ! Et comme
cadeau d’anniversaire, le fac-similé de la page d’introduction de la dite décision : 

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fac similé couv ONC.jpg

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