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mercredi, 22 décembre 2010

Il comble de chiens les affadis, renvoie les nains dans des niches vides. Puis après avoir retourné les autres chez eux, il repart à la nage au fond de son étang.

Les Choristes de Noel.jpg

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Les Petits Chanteurs de Saint-Marc - Nous Sommes De Fond De L'Étang
   
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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,46-56. (*)(*)(*)/(*)(*)

   Corale Quadriclavio - Magnificat .mp3  

 
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Marie rendit grâce au Seigneur en disant : « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Il s'est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race à jamais. »
Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s'en retourna chez elle.

            Puis chacun s’en retourne également chez soi. C’est qu’il y a le lapin [1] sapin à déployer afin qu’il soit superbe : dans trois mois, il serait trop tard ! Ses aiguilles s’étendent de branche en branche, se penchant en temps et en heure sous le poids de merveilleux cadeaux destinés à combler de biens petits et grands : ne serait-il pas renversant [2] de les renvoyer les mains vides ? Aussi vrai que les enfants sont vivants, lequel d’entre eux se prosternerait devant la perspective d’être offert en sacrifice si on lui présentait ses petits souliers aussi vides après qu’avant ? À un tour aussi pendable, décevant toute promesse –surtout s’il s’exerçait alors en faveur d’un frère se tenant ici près de lui, sevré de présents !-, lequel ne prendrait-il pas le taureau par les cornes, outré -lui aussi [3]-et se sentant comme roulé dans la farine [4] ? Demeurant prostré face à un tel malheur [5], ne dirait-il pas alors : « Écoute-moi, X ou Y, je t'en prie ! C'est pour obtenir ce présent que moi Paul, je te priais, et le Seigneur l'a donné à Jacques [6, note 1] en réponse à ma demande ! »
            Attention : selon les maisonnées, "le Seigneur" exulte à se déployer sous des costumes aussi divers que disparates, souvent familiers [7][8], et parfois étranges [9]: ce qui peut conduire du traditionnel petit Jésus à saint Nicolas, ou passer par les traits d’un père, d’une mère, d’un parrain [10][11], d’une grand-mère (celle-ci étant en principe authentique, donc munie d’un dentier [12] peu favorable à ce qu’elle soit comblée de biens en tant qu’affamée [13][14]…), d’un tonton [15][16][17][18][19][20][21] ou d’une tante [22, APR note 19] ; éventuellement d’une belle-mère [23] ! (Dans ce cas précis, afin d’obtenir plus de jours de vie, penser à prendre avec soi le numéro d’urgence que vous savez [24, note 3] du centre anti-poison [25] le plus proche [26], certaines [27] histoires de pommes peu recommandables [28] s’étendant d’âge en âge sur ceux qui ne craignent pas les contes merveilleux [29][30]…) Sans oublier naturellement le meilleur pour la fin, ho ! ho ! ho ! : ce faux père [31][32] tout rouge (serait-il moins faux en vert [33][34][35][36][37][38][39][40] ?) exaltant les uns… et faisant exulter de rage les autres, l’accusant superbement de vouloir renverser le petit Jésus de son trône sans vraiment élever les humbles. Fort bien… mais ces outrés-là demeurent-ils tant donnés au Seigneur tous les jours de leur vie que leur ire fût ainsi mise à l’épreuve ?

            Aussi vrai qu’ils sont vivants, voici qu’à son tour un seigneur local cherche à obtenir non pas l’interdiction du père Noël… mais au contraire, celle du petit Jésus représenté sur l’humble trône de sa crèche [41] ! Fort (moins) bien… mais au-delà de cette polémique politicienne -et de ses effets d’annonce exaltant une laïcité pure et dure, poussant sa logique jusque dans ses derniers retranchements-, exultons en André Nowak notre… sauveur. Il fit pour nous des merveilles ; saint est s… mais n’anticipons pas. Que la croix soit folie pour les païens [42, AV note 4], voilà qui n’est pas nouveau, étant de tous les âges, s’étendant même plus qu’à leur tour sur ceux qui se prosternent devant elle : en soi, ce premier point est déjà intéressant… en ce que les païens peuvent légitimement en être doublement scandalisés. Ce qui conduit à ce que la maison du Seigneurici une inoffensive étable ! (un nouveau-né, un modeste charpentier, une jeune mère, un bœuf et un âne –pas exactement le portait-robot du fauve affamé [43]…- et quelques bergers : où donc est le "danger"©[44][45] suggérant à demi-mot quelque potentiel bain de sang [46] ?)– accède finalement à un statut comparable à celui de la croix ! Apparaît donc en filigrane le second point : l’hommage involontaire d’un élu local qui, bien que ne portant guère le Seigneur dans son cœur, se penche sur d’"humbles servants" ne lui faisant pas précisément l’effet d’être dits bienheureux. Sans non plus exiger qu’ils aient trouvé autant de grâce que Marie (ou Élisabeth [47]), le Puissant fit-Il pour eux des merveilles ? Saint est son nom ? Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent ? Alors, pourquoi leur –et lui, par rebondissement- apparaît-il comme extraordinairement vague [48], cet amour ? « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. » Simple formule mariale n’attribuant nullement à Marie comme un acte de propriété exclusive de son Sauveur ; désormMontage effraction.jpgais tous les âges la disent bienheureuse en ce que précisément elle ne garde pas pour elle les merveilles que le Puissant a faites pour elle. Qu’est-ce donc qui puisse alors agacer un élu local qu’il trouve si déplacée l’exposition d’une malheureuse crèche au public ? Au-delà de ces manœuvres médiatiques entraînant des oppositions factuelles dans les deux camps, n’est-ce pas l’arbre qui cache la forêt ? Monsieur Nowak n’est-il pas en train de déployer quelques superbes remises en question [49] ? Les enfants vont adorer : tout ceci est truffé de messages secrets ! Question numéro un : « dites-moi, les puissants défenseurs de la crèche en public : QUI vous sauve ? Ou de QUI vous sauvez-vous ? » La question peut revêtir une certaine légitimité : imaginons en effet que notre élu local aie été témoin de situations ressemblant en tout point [50,1] à celle-ci. Au cœur de la période de Noël (soit le temps"vient son Sauveur"), un conjoint -s’affichant ostensiblement comme "humble servant"- se sauve passer "d’excellentes fêtes de fin d’année"[51, AV note 16] à l’extérieur de sa maison… en y laissant l’autre conjoint. Ce qui aura fourni l’occasion à ce dernier de voir venir un "sauveur". "Sauveur" du conjoint absent, non celui du présent : celui-ci est d’ailleurs prié de s’absenter [52, APR note 15] ! Quel que soit l’état d’existence du moment : bienheureux, malheureux, superbe, puissant ou humble, riche ou pauvre, servant ou païen, il va sans dire qu’un Philippe Vigny [53][54] est parfaitement incrédible dans le rôle du petit Jésus. Et ce, d’autant moins que le Seigneur, Lui, n’est pas venu pour abolir la loi [55][56]. Rassurons-nous : un huissier n’est pas Enfant Jesus.jpgdavantage crédible derrière un costume de père Noël ! Aussi a-t-il été alors renvoyé les mains vides. Il n’en demeure pas moins que la présence incongrue de ce sacrificateur amène de nouvelles questions. « Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race à jamais ? » Et les fils, eux, se souviennent-ils de leur amour comme de leurs promesses ? Quand c’est pour obtenir de telles ingérences dans la vie privée [57,11, note 70] d’un tiers qu’ils prient, ingérences que leurs saigneuses (également des "sauveuses"[58][59] !) leur vendent [60] en réponse à leur demande [61], même le païen le plus invétéré en viendrait à regretter que le père Noël n’existe pas ! N’est-il pas infiniment plus sympathique –sauf image trafiquée [62]- que tous ces "petits Jésus" venant si bien sans venir que leur "taureau" prend sur lui de ne pas venir non plus [63] ? De fait, il s’avère que les enfants n’ont pas toujours adoré [64, APR note 26] : leur père demeurant encore avec eux environ trois mois, puis [65] s'en retournant hors de chez lui [66][67]. Certes, à cette saison la crèche familiale est alors démontée, et soigneusement rangée jusqu’à l’année suivante. Mais elle amène cependant cette ultime question à notre élu local : « dites-moi, les puissants défenseurs de la crèche en public : parmi vous, n’y en aurait-il pas quelques-uns qui doivent exulter en ce que leur crèche privée ne puisse pas chanter ? Car si elle chantait, QUE chanterait-elle ? Un superbe Magnificat ? ou bien un affligeant requiem ? Alors, souffrez que les païens ne soient guère en faveur de ce qu’un tel cantique ne s’élève en public ! »
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Montage cet homme.jpg

 

            Sachons rendre grâce à André Nowak… et déployer la force de l’action, moins en réaction qu’en RÉSISTANCE à de faux "petits Jésus" qu’il est urgent, comme nous savons [68, note 50], de renverser de leurs trônes [69]. N’oublions pas ensuite de tirer la chasse [70, APR note 26] : à cause des odeurs [47, note 66]. Qui sait si, ensuite, il pourrait paraître moins insupportable [71] aux païens d’en voir quelques-uns se prosterner devant le Seigneur… ou plus prosaïquement, devant la représentation d’une scène dont ils apparaissent sevrés de l’humble signification ? Sympathique en soi, le folklore est une chose : mais il est plus à son aise dans les lieux qui lui sont affectés. Le musée Grévin, par exemple…

Premier livre de Samuel 1,24-28. (*)/(*)
Lorsque Samuel eut été sevré, Anne, sa mère, le conduisit à la maison du Seigneur, à Silo ; elle avait pris avec elle un taureau de trois ans, un sac de farine et une outre de vin. On offrit le taureau en sacrifice, et on présenta l'enfant au prêtre Éli. Anne lui dit alors : « Écoute-moi, mon seigneur, je t'en prie ! Aussi vrai que tu es vivant, je suis cette femme qui se tenait ici près de toi en priant le Seigneur. C'est pour obtenir cet enfant que je priais, et le Seigneur me l'a donné en réponse à ma demande.
À mon tour je le donne au Seigneur. Il demeurera donné au Seigneur tous les jours de sa vie. » Alors ils se prosternèrent devant le Seigneur.

Commentaires

Bizarre que je préfère la première illustration à la seconde ... vraiment bizarre," vous avez dit bizarre ?" Vous vous plaignîtes que je ne commentais pas assez souvent alors j'effectue des petites visites de courtoisie, forcément mais ne vais pas tarder à me plaindre de la non réciprocité. Non mais ! ...

Écrit par : simone | jeudi, 23 décembre 2010

Et je ne vous parle pas des lecteurs qui viendront ensuite ! Eux, c'est votre commentaire qu'ils vont trouver bizarre : puisqu'il se rapporte à deux images provisoires qui, pfuit !, justement ont disparu.(Quoique tout est relatif : elles sont toujours au sein des articles liés par les deux grosses astérisques surlignées de jaune, bien entendu...) Mais comme eux aussi sont courtois, j'ose espérer qu'ils ne se plaindront pas. D'autant moins qu'aux images passagères ont été substituées des illustrations plus définitives. Et là, aïe ! je sens que c'est encore vous qui allez vous plaindre : les gens ne sont jamais contents...

Écrit par : Michel | jeudi, 23 décembre 2010

" les gens ne sont jamais contents " - C'est ben vrai, ça ! comme disait la mère Denis, je crois ? ...
Bonne nuit Michel - je viens de flanquer ma lampe de chevet par terre, moralité pour lire, ça va être duraille. Reste plus qu'à dormir !

Écrit par : simone | vendredi, 24 décembre 2010

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