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lundi, 03 janvier 2011

VOYAGE AU CENTRE DE L’ATTERRÉ.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 4,12-17.23-25. (*)(*)
Quand Jésus apprit l'arrestation de Jean Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord du lac, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète Isaïe : Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée, toi le carrefour des païens : le peuple qui habitait dans les
ténèbres a vu se lever une grande lumière [1, APR note 9]. Sur ceux qui habitaient dans le pays de l'ombre et de la mort, une lumière s'est levée. À partir de ce moment, Jésus se mit à proclamer : « Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche. » Jésus, parcourant toute la Galilée, enseignait dans leurs synagogues, proclamait la Bonne Nouvelle du Royaume [2, note 81], guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple [2, note 75]. Sa renommée se répandit dans toute la Syrie et on lui amena tous ceux qui souffraient, atteints de maladies et de tourments de toutes sortes [3, AV note 17] : possédés, épileptiques, paralysés ; et il les guérit. De grandes foules le suivirent, venues de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée, et de la Transjordanie.

            On peut aujourd’hui quitter sa maison sans aller habiter ailleurs moins, naturellement, que vous soyez atteints de tourmenteurs [4] de toutes sortes : dépossédants [5][6][7][8][9], éclectiques de Codes de la loi [10, notes 40 à 44], paralysés du cœur [11] ; et ils vous expulsent [12][13!) Avec l’avènement des congés –voire des nécessités appartenant au monde du travail lui-même-, et des moyens de transport modernes (par terre, fer, air et mer), reconnaissons que parcourirles territoires de Zabulon et de Nephtali, de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée, et de la Transjordanie fait beaucoup moins souffrir qu’à l’époque où Jésus apprit l’arrestation de Jean Baptiste. Si souffrance il y a, celle-ci résultera à l’inverse de la paralysie rédhibitoire de l’un ou l’autre de ces moyens de transport, le lieu de destination se faisant alors moins proche que prévu ! Proclamer une grève-surprise la veille de départs massifs en vacances ne sera guère perçu comme une bonne nouvelle : de même un véhicule individuel atteint de tourments mécaniques de toutes sortes. Pour peu que la neige se répande dans tout le pays [14][15], ou qu’un grand nuage noir –non directement inspiré de psychologie [16, note 52]- nous vienne d’un pays au-delà de la mer [16, note 53], on est de nouveau amené à en souffrir. Faisons alors dans plusplaisant que n’importe lesquelles de toutes ces pénibles contrariétés. Visons une route de la mer, environ à mi-chemin 1405874792.jpgentre Jérusalem et Paris. Attention : la machine extraordinaire de l’oncle Bernhard [17, note 3] est toujours en train de subir une révision complète [18, APR note 46] ; aussi convient-il de ne pas écouter celui qui, parlant le langage du monde, vous annoncerait que le voyage extra-temporel a commencé ! Car si un Boeing 747 ou un ferry-boat apparaîtront assurément pour des machines extraordinaires –voire inquiétantes- aux yeux du roi Hérode le Grand -et tout Jérusalem avec lui-, de tels véhicules ne font jamais qu’écourter le temps de voyage d’un point à un autre : nous sommes là toujours dans l’intra-temporel. De plus, peu de monde aujourd’hui écouterait tout inspiré qui proclamerait qu’un Boeing 747 ou un ferry-boat permettent sans difficulté particulière [19] de retourner à Jérusalem… au temps du roi Hérode le Grand. C'est ainsi que nous discernons de nos jours l’ordinaire de l’extraordinaire ; voilà pourquoi, par exemple, il est devenu extraordinaire que la neige tombe en décembre ; tout inspiré qui proclame que de la neige pourrait bien tomber en décembre, celui-là aura quelques comptes à rendre dans le monde dès maintenant. Ce qui, accessoirement, a l’avantage de distraire l’attention de ceux qui seraient tentés d’examiner les inspirations pour voir si d’aventure elles ne cacheraient pas beaucoup de refus de comptes à rendre [20][21], appartenant –y compris dans le monde [22][23]- à la VIOLation [18, notes 29 à 33] de divers commandements dont les plus officiellement représentatifs apparaissent comme les moins fidèles : ne faisant que ce qui leur plaît, ou -ce qui revient au même- ce qui plaît à une "fidèle clientèle"[24]elle-même infidèle ! Afin de ne pas examiner les inspirations, il existe aussi une méthode radicale : faire disparaître du regard (incluant les organes de la vue et de l’ouïe)celui qui ne ferait pas ce qui nous plaît… à commencer, bien entendu (mais à mal entendre !) par celui qui, lui, entreprendrait d’examiner d’un peu trop près les inspirations, jusqu’à dévoilerbeaucoup de refus de comptes à rendre.

            Tout ce que nous demandons au Docteur, il nous l'accorde… mais avant d’examiner de nouveau les machinations (peu) extraordinaires de cette "médecine"© "moderne"[18, notes 29 à 33][25][26,com.7] de faux prophètes notoires [27, notes 34 à 38][28][29][30][31][32][33][34] –toujours prompte à défendre les indéfendables afin d’attaquer les inattaquables pour le compte des premiers, conduisant à ce que personne n’aie de comptes à rendre à personne [35][36]-, revenons à cette route de la mer, environ à mi-chemin entre Jérusalem et Paris. Partons hors saison afin d’éviter la plupart de ces désagréments, énumérés plus haut. Nous sommes à la fin du printemps : aussi extraordinaire que cela puisse apparaître, pas de neige à l’horizon ! Elle serait d’ailleurs aussi extraordinaire par la saison que par le lieu ponctuel de la présente pérégrination. En effet, la mer y est bleue et paisible. Le ciel également y est bleu. Disons-le tout net : il fait beau [37], la température est agréable, et rien ne saurait altérer cette météo de rêve. Nous sommes au cœur de la merÉgée, sillonnant l’archipel des fameuses Cyclades, appartenant à la nation grecque. Surtout, ne voyons pas de mauvais esprit à ce que beaucoup des îles parsemant cet archipel portent un nom qui, lui-même et comme en écho, est aussi porté par une île voisine, précédée, elle, de NAXOS.jpgl’"anti" correspondant. Ceci sans qu’il y aie d’os… ailleurs que dans leurs suffixes respectifs. Que les marchands d’armements rangent donc leurs produits de mort : les habitants de l’île de Naxos ne sont nullement sur le sentier de la guerre [38][39][40][41] avec ceux de l’île d’Antinaxos. L’étymologie de beaucoup de vocables européens venant précisément de ce lieu, il serait malheureux de ne pas interpréter cet "anti" égéen comme la parfaite illustration, sur site, de "à côté"[42, AV note 41]. Il n’est jusqu’au plongeur expérimenté [43][44] qui pourra constater, de visu, que ces îles sont si peu inamicales entre elles que toutes sont sœurs : sommets émergés appartenant à un même massif montagneux et volcanique, englouti il y a des milliers d’années. Au pire, si quelque habitant nourrit quelque infidélité à l’égard du premier de tous les commandements [45, Jn,APR note 65], que cette infidélité est orientée à l’encontre d’un anti-habitant, vous saurez qu’ils n’auront pas besoin d’artifices "médicaux"© -ni des artifices "judiciaires"©©© s’y attelant fidèlement [46][47][48,2-)]-pour être séparés, hors de vue l’un de l’autre : la nature aqueuse se charge du travail, au grand dam des vautours [4] et autres marchandsde bonheur [49]. Notons cependant qu’à ce préfixe "anti", vient alors s’ajouter un nouveau sens : celui, devenu habituel parmi nous, de l’opposition ou de la contradiction [50] (s’étant répandu à la mesure de ce qu’à défaut de reconnaître en soi une véritable raison d’être, il  fournit parfois comme un moteur à l’existence : en témoigne notamment la philosophie marxiste [51, APR note 24][52]…). Encore ne perd-il pas son sens premier par cet esprit : comment ne pas s’opposer à –ou contredire- ce qui n’est pas à côté, dans un réel qui est là, pour tous [53, AV note 41] ?
            Ce qui, naturellement, n’exclut nullement le virtuel qui, à sa manière, est là, aussi  pour tous : mêmeà des milliers de kilomètres les uns des autres, n’importe quel inspiréqui proclame que, grâce aux moyens de télécommunication modernes, le monde est devenu un village planétaire, celui-ci les écoutera d’autant mieux qu’il est pourvu en abondance du matériel adéquat ! Parce qu’ils se veulent fidèles aux commandements d’unréel qui soit là pour tous, beaucoup crient déjà au loup à cet égard, croyant discerner que ce virtuel éloigne du réel, isolant chaque usager dans sa "bulle". C’est là ne pas appartenir à ce petit monde très particulier qu’est celui du blog : tout auteur (plus ou moins inspiré !) d’un blog fait souvent éclater la dite"bulle" en se faisant commentateur d’un, de dix ou de vingt autres… et vice-versa. Ce à quoi on peut également lui ajouter les commentateurs qui, eux, se satisfont d’être seulement commentateurs. Quel que soit le monde auquel chacun appartient, le premier point est que la plupart n’auraient probablement jamais échangé le moindre point de vue, à cause de la distance géographique qui les sépare. Le second point –et la blogosphère fourmille de beaucoup d’exemples- est que, sans aller nécessairement jusqu’à "s’aimer les uns les autres comme il nous l'a commandé", nombre d’affinités –de tous ordres- se tissent au point de susciter des rencontres réelles : soit en découvrant que la distance géographique n’est pas insurmontable, soit que l’occasion se présente de raccourcir cette distance, soit encore que l’on facilite délibérément cette occasion par l’accord des deux parties. De telles rencontres -dans un réel qui est là, pour tous- n’auraient vraisemblablement jamais eu lieu sans le préalable d’échanges épistolaires dits "virtuels". Encore n’est-ce là que se limiter à ceux qui se reconnaissent des affinités communes… et n’exclut nullement de repousser ces limites (plus rarement, il est vrai) à ceux qui se sont reconnus des affinités vivement contraires (par exemple, un inspiré qui proclame que Jésus Christ est venu parmi nous dans la chair… face à un inspiré qui refuse de proclamer Jésus !). Ici, il n’est pas seulement vraisemblable que de telles rencontres n’eussent pu jamais avoir eu lieu sans le même préalable : dans le langage du monde (!), tout consentement de cet ordre eût simplement été impossible [54]. Quoi qu’il en soit, il n’y a pas d’ambiguïté dès lors que les cartes de chacun sont sur table : que les uns ne demandent pas aux autres de faire ce qui leur plaît au détriment de ce qui plaît à ce qui appartient à ces autres, en esprit ou en personne.

         Parce qu’ils se veulent fidèles aux commandements d’unréel qui soit là pour tous, d’aucuns vont à présent s’extraire de leur "bulle", quitter -à regret ?- le charme ineffable des Cyclades. Mieux encore : se voulant les parangons de ce réeljusqu’à se montrer des plus exemplaires en matière de lutte contre l’espritde l’erreur et des vices [55] du monde, dans cette chasse effrénée au "virtuel" non réel,  laissons de côté l’hypothèse qu’ils ne soient pas exactement au-dessus de tout soupçon à ce sujet [56, APR note 22][57, APR note 29][58, APR note 10][59, note 7]. Retrouvons-les concrètement –soit : physiquement– au sein de quelque modeste assemblée [60] locale "extra-temporelle"… c’est-à-dire extra-dominicale (!) (la machine extraordinaire étant à l’évidence [61, APR note 70] à proscrire absolument dans ce réel qui est là, pour tout croyant bien né en son Fils Jésus Christ). C’est ainsi qu’ils vont écouter [62] –toujours physiquement- ce qui se lit à voix haute au lutrin :

Première lettre de saint Jean 3,22-24.4,1-6. (*)(*)
Mes biens-aimés, tout ce que nous demandons à Dieu, il nous l'accorde, parce que nous sommes fidèles à ses commandements, et que nous faisons ce qui lui plaît. Or, voici son commandement : avoir foi en son Fils Jésus Christ, et nous aimer les uns les autres comme il nous l'a commandé. Et celui qui est fidèle à ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et nous reconnaissons qu'il demeure en nous, puisqu'il nous a donné son Esprit. Mes bien-aimés, ne croyez pas n'importe quel inspiré
[63, note 58], mais examinez les inspirations pour voir si elles viennent de Dieu, car beaucoup de faux prophètes se sont répandus dans le monde. Voici comment vous saurez si l'Esprit de Dieu les inspire : tout inspiré qui proclame que Jésus Christ est venu parmi nous dans la chair, celui-là appartient à Dieu. Tout inspiré qui refuse de proclamer Jésus, celui-là n'appartient pas à Dieu : il a l'esprit de l'Anti-Christ [17, APR note 30], dont on vous a annoncé la venue et qui est dans le monde dès maintenant. Vous, mes petits enfants, vous appartenez à Dieu, et vous avez vaincu ces gens-là ; car Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde. Eux, ils appartiennent au monde ; voilà pourquoi ils parlent le langage du monde, et le monde les écoute. Nous, nous appartenons à Dieu ; celui qui connaît Dieu nous écoute ; celui qui n'appartient pas à Dieu ne nous écoute pas. C'est ainsi que nous discernons l'esprit de la vérité et l'esprit de l'erreur.

            C’est ainsi… mais si ce n’était que ainsi, voilà qui ne serait guère amusant. Certes : les râleurs du fond de la salle seraient satisfaits, puisque ils auraient alors sous les yeux le gentil -tout inspiré qui proclame que Jésus Christ est venu parmi nous dans la chair- et son anti-gentil, abominablement [64] incarné par le méchant, cet affreux inspiré qui refuse de proclamer Jésus. Frustré de ne pas avoir pu tourner son film relatant l’épopée des mages[18, note 42] –et désireux de se refaire une santé-, voici que notre réalisateur se sent inspiré par cette modeste assembléelocale "extra-temporelle" : les râleurs du fond de la salle, beaucoup moins ! Car,chez ces gens-là, il n’y a que du gentil : ce qui annonce d’emblée la venue d’un film à l’eau de rose, tout juste bon pour les petits enfants. Mes bien-aimés, ne croyez pas n'importe quel râleur du fond de la salle : d’autant que le réalisateur allant les faire taire, il n’y aura personne à écouter. Soit : au moins, entendrons-nous ainsi mieux les acteurs ! Hélas non : le projet du réalisateur est de tourner un film muet. On imagine la stupeur qui saisit alors les râleurs du fond de la salle : « un film sans méchants, muet par dessus le marché !!! Mais c’est un charlot, ce réalisateur ! Pourquoi pas en noir et blanc, pendant qu’il y est ? » Et bien qu’ils parlentle langage du monde, bon prince, le réalisateur les écoute : le film sera donc en noir et blanc. Selon lui, c'est ainsi que nous discernons mieux l'esprit de la lumière et l'esprit des ténèbres. De plus, tout le monde est ainsi à armes égales : personne n’aura moins de texte qu’un autre à apprendre… mais tout –absolument tout !- se joue alors dans la mise en scène : Super-Mignon n’a-t-il pas récemment donné l’exemple [2, APR note 81] ? N’est-ce pas déjà plus amusant ? En effet, le scénario est ci-dessus. Ce qui veut dire que :
1°) la scène est constituée d’un
temple contemporain
2°) a priori, rien ne pourrait
inspirer que l’un ou l’autre des acteurs ne proclame pas que Jésus Christ est venu parmi nous dans la chair !
3°) a posteriori –et le réalisateur est inflexible-, le scénario est toujours ci-dessus. Il y est stipulé noir sur blanc que
tout inspiré qui refuse de proclamer Jésus, celui-là n'appartient pas à Dieu
4°) le film étant muet, ce ne seront donc pas par des mots que vont s’exprimer la
proclamation… ou le refus de cette proclamation.
5°) pour les éventuels
inquiets, Joseph est de nouveau de la partie
[17, note 41] : fidèle à lui-même, il demeure dans les coulisses.

          Les petits enfants aiment à jouer à saute-mouton. Plus grands qu’eux peuvent 1340923465.jpgégalement aimer jouer à saute-mouton. Ceux-là se subdivisent en deux catégories :
I°)
celui qui est fidèle à ses commentaires de la parole de Dieu, chaque jourd’hui ; et nous reconnaissons qu'il demeure en nous, puisqu'il nous a donné son commentaire… sauf, précisément, lorsque il joue à saute-mouton [18, APR note 13] ! Nonobstant, la parole de Dieu, elle, n’y joue pas : Celui qui est en vous étant plus grand que celui qui est dans le monde, l’essentiel est donc là
II°)
celui qui est fidèle à la parole de Dieu… et que le jeu de saute-mouton inspire beaucoup ! Celui-là y joue non pas à la lecture ou à l’écoute : mais aux commentaires. « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime » [1] ? Et vive Super-Mignon : ici, il ne joue pas. « Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus Christ, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père. [65, APR note 123] » Ici, il commence déjà à jouer. C’est encore un petit saut, d’entraînement : hop ! par dessus l’action de grâce à Dieu le Père. « Et c'est nous qui écrivons cela, afin que nous ayons la plénitude de la joie [66, APR note 32]. » Ici, il continue de jouer. N’ayant pas écrit cela, il peut bien sauter la plénitude de la joie ! « Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, alors que nous marchons dans les ténèbres, nous sommes des menteurs, nous n'agissons pas selon la vérité, etc… » [67, notes 54,55] Ici, le réalisateur se mord les doigts de ne pas avoir eu le temps d’installer la bobine dans la caméra : Dieu, quel saut ! « Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre… [45] » Où diable est passé le technicien avec les bobines ? Notre fidèle vire au kangourou ! « Celui qui déclare être dans la lumière et qui a de la haine contre son frère est encore maintenant dans les ténèbres [45, APR note 65]. » De la haine contre son frère ? Quelle haine ? Quel frère ? Refusons de proclamer l’une comme l’autre [68] et… hop ! aurait-il des ailes cachées dans le dos pour sauter aussi haut ? « Je vous le dis, mes petits enfants : « Vos péchés sont pardonnés à cause du nom de Jésus. » Je vous le dis à vous, les plus anciens : « Vous connaissez celui qui existe depuis le commencement. » Je vous le dis à vous, les plus jeunes : « Vous avez vaincu le Mauvais. » [2, APR note 78]. Serait-il épuisé de tant de bonds ? Pas de saut… mais presque l’esquisse d’un sourire du coin des lèvres. Cependant, ce n’est pas pour cette raison que cette fois, le réalisateur ne regrette pas ses bobines manquantes : en effet, il a discerné le sourire du bénéficiaire de la miséricorde à boîte automatique [69]. Sur un plan cinématographique, c’est strictement sans intérêt [70] : à moins que le dessin animé ?… Il est vrai qu’on y joue également parfois à saute-mouton. Mais les règles ne sont les mêmes, le mouton étant alors sauté à la poêle [71]. « Il était dans le monde, lui par qui le monde s'était fait, mais le monde ne l'a pas reconnu. Il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu…[17] » Pas de saut non plus : notre fidèle l’a reconnu et l’a reçu… de même qu’en son temps, il en aura "reconnu"© d’autres, bien que non reçus à la suite de sa "reconnaissance"©. « Ils sont sortis de chez nous mais ils n'étaient pas des nôtres ; s'ils avaient été des nôtres, ils seraient restés avec nous. Mais pas un d'entre eux n'est des nôtres, et cela devait être manifesté [17, AV note 31]. » Ici, il pérore : jouerait-il dans ce film s’il n'était pas des nôtres ? Puisque il est resté avec nous, il est des nôtres ! De sortie, il ne connaît guère que celle de secours [72][73] : on n’est jamais assez "prudent"©[74]  « Ce mystère, c'est que les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l'annonce de l'Évangile [18, APR note 6]. »

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Debout les râleurs du fond de la salle ! En trame de fond du film : un mystèreplus grand encore s’il en était possible. Ce mystère, c'est que des non-païens se dissocient le même héritage, le même corps, le partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l'annonce de l'Évangile elle-même ! Plus grand que plus grand, c’est que notre II°) a un passif contredisant mot pour mot, ligne après ligne, la première lettre de saint Jean  en 3,22-24.4,1-6.Plus anti que anti, cela va être difficile… Moteur.

Première lettre de saint Jean 3,22-24.4,1-6. : lecture à voix haute. Fidèle II°) est plus ponctuel que fidèle I°) : le tournage vient de commencer, sans ce dernier. Mais pas de panique : il entre précisément au moment d’entendre : « …et nous aimer les uns les autres comme il nous l'a commandé. » Reprenant son souffle, fidèleI°) s’installe rapidement, aussi discrètement que possible afin de ne pas perturber l’écoute de quiconque. Surtout pas celle de fidèleII°), par exemple. D’autant que fidèleI°) se place à moins de deux mètres de fidèleII°) : ce qui, on en conviendra, est plus proche que Jérusalem… et correspond de surcroît à la définition originelle de anti. Le mystère, c'est aussi que fidèleII°) écoute (ou, du moins, entend très distinctement) cette première lettre de saint Jean  sans remuer un cil… alors même que fidèleI°)  lui est physiquement anti-fidèle.
-
« Mes biens-aimés, tout ce que nous demandons à Dieu, il nous l'accorde, parce que nous sommes fidèles à ses commandements, et que nous faisons ce qui lui plaît. » Or,depuis quefidèleI°) n’a pas fait ce qui plaisait à fidèleII°), il ne saute pas vraiment aux yeux que fidèleI°) soit particulièrement bien aimé de fidèleI°). Y aurait-il un désaccord ?
-
« Or, voici son commandement : avoir foi en son Fils Jésus Christ, et nous aimer les uns les autres comme il nous l'a commandé. Et celui qui est fidèle à ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et nous reconnaissons qu'il demeure en nous, puisqu'il nous a donné son Esprit. » Or,il ne saute pas vraiment aux yeux que Dieu demeure enfidèleII°). Et si nous reconnaissions qu'il demeure en lui, puisqu'il nous a donné son Esprit, nous reconnaîtrions simultanément le bien fondé… de la chasse à l’Esprit [75, APR note 12][76]. De plus, nous aimer les uns les autres commande au préalable d’exister les uns pour les autres. Or, il se trouve que depuis quatre ans, fidèleII°) a fait savoir à fidèleI°) qu’il n’"existait" pas ! Phénomène de vase (non) communicant ? La même période a fait"exister"© chez fidèleI°) une atroce "maladie"©[77, notes 53 à 56] dont le malheureux ne connaît toujours pas à l’heure actuelle l’énoncé exact : comment la reconnaître sans la connaître ? Cependant, ayant foi en son Fils Jésus Christ,il rend volontiers grâce d’être encore de ce monde, en dépit de cette "maladie"© le rongeant depuis si longtemps.

[ Pause tournage. Afin de mettre un peu de sel, faisons délibérément entrer en scène un inspiré qui refuse de proclamer Jésus. Demandons-lui d’observer tour à tour fidèleI°), puis fidèleII°). Après quoi, si Dieu demeure en les deux, ou seulement en l’un d’entre eux, demandons-lui lequel il pourrait éventuellement reconnaître tel, même à son avis de refuznik. Enfin, demandons-luilequellui apparaît comme rongé depuis si longtemps. Fin de pause, et reprise : ]

- « Mes bien-aimés, ne croyez pas n'importe quel inspiré, mais examinez les inspirations pour voir si elles viennent de Dieu, car beaucoup de faux prophètes se sont répandus dans le monde. » Grand Dieu : pourquoi examiner les inspirations, dès lors que ces inspirations se passent elles-mêmes de tout examenclinique [78, notes 47 à 53] ? Car fidèleII°) est un bien-aimé de n'importe quel inspiré, pourvu que cet amour soit extraordinairement vague [79] : ce qui rendra déjà moins vague l’identité du "diagnostiqueur"© de la mystérieuse "maladie"© rongeant depuis si longtemps fidèleI°). Notons que depuis lors, soucieux de n’être point "contaminé"©, l’entourage proche de fidèleI°) aura su aimer les psyvocats [80] des uns et les psys tout court des autres : un bon début pour s’aimer les uns les autres comme il nous l'a commandé, mais ayant toutefois présenté des signes assez patents de divisionsparmi beaucoup de familles : ceci au nom de leur "intérêt"©[81], il va sans DIRE [82, note 11]. À mieux examiner les inspirations pour voir si elles viennent de Dieu, si oui alors de nouveau la chasse est ouverte ! D’autant que ce que répandent dans le monde les faux prophètes inspirerait plutôt… de ne pas inspirer trop fort [83][84].
-
« Voici comment vous saurez si l'Esprit de Dieu les inspire : tout inspiré qui proclame que Jésus Christ est venu parmi nous dans la chair, celui-là appartient à Dieu. Tout inspiré qui refuse de proclamer Jésus, celui-là n'appartient pas à Dieu : il a l'esprit de l'Anti-Christdont on vous a annoncé la venue et qui est dans le monde dès maintenant. » Aïe : le film est muet. Comment allons-nous savoirsi l'Esprit de Dieu les inspire ? Facile : si Jésus Christ est venu parmi nous dans la chair, il devrait en subsister quelque trace dans la chair de celui quiproclame que Jésus Christ est venu parmi nous… lorsque le film est parlant. Une telle trace devrait donc être visible depuis la chair. Notre refuznik de tout à l’heure est-il toujours là ? Oui ? Au fait, parmi les raisons qui motivent son refus, n’en discernerait-il pas une ou deux qui aie quelque rapport avec ce que, depuis sa chair, il voit –et écoute- chez quelque inspiré qui proclame que Jésus Christ est venu parmi nous dans la chair ? Dans le monde, dès maintenant, s’il fallait tourner un film d’épouvante nécessitant un acteur jouant le rôle de la sentinelle d’une porte de l’enfer, si à cet effet on ne lui donnait le choix qu’entre fidèleI°) et fidèleII°), lequel des deux l’inspirerait-il le plus… sachant que l’un des deux lui apparaîtrait comme en permanence pris d'inquiétude, et toutJémalpartou [85]avec lui[18]?
-
« Vous, mes petits enfants, vous appartenez à Dieu, et vous avez vaincu ces gens-là ; car Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde. » À moins que ce ne soit un film comique ? En son temps, et par les conséquences de ses actes, fidèleII°) aura fait fondre une nuée de vautours sur fidèleI°) : fidèleI°) a été vaincu ! Las : fidèleI°) est décidément trop anti-fidèleII°) pour ne pas lui être visible.Est-il "vaincu"© parce que non-"existant"©… ou existant parce que non vaincu ? Cornélien…
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« Eux, ils appartiennent au monde ; voilà pourquoi ils parlent le langage du monde, et le monde les écoute. » De même qu’il fallait un premier homme qui marche sur la lune, il en fallait sans doute un autre qui, sans appartenir au monde puisqueproclamant que Jésus Christ est venu parmi nous dans la chair, le monde reconnaisse son langage comme la copie conforme du sien, l’écoutant aussi bien qu’il n’écoutera rien d’un autre, dénoncé par lui-même comme parlant un tout autre langage.
-
« Nous, nous appartenons à Dieu ; celui qui connaît Dieu nous écoute ; celui qui n'appartient pas à Dieu ne nous écoute pas. C'est ainsi que nous discernons l'esprit de la vérité et l'esprit de l'erreur. » Ainsi, même depuis la chair du plus fieffé refuznik, cette phrase lui suffirait à discerner ce qui convient. Soit fidèleII°), s’affichant appartenir à Dieu, connaître Dieu[86, notes 3 à 9]. Soit fidèleI°), appartenir à Dieu, apprendre à connaître Dieu. Peut-être quefidèleII°) ne demanderait pas mieux qu’écouterfidèleI°) : malheureusement, physiquement à deux mètres, l’"existence"© de fidèleI°) lui semble encore extraordinairement vague !Inversement, et bien que quelques chants (coupés au montage pour les raisons que l’on devine)  puissent émailler ce film –qui est d’ailleurs un énième remake entre nos deux acteurs [87, note 26][88, APR note 28][89, note 17]-, cela fait néanmoins quatre ans [90, APR note 14/3] que fidèleI°) n’a pas entendu le son de la voix de fidèleII°) : que fait-il dans la chorale de son plateau habituel ? de la figuration ? Car de son à côté, fidèleI°) écouterait bien fidèleII°)… comme il lui a été commandé par le réalisateur en chef. Ce n’est que par exception que le réalisateur dans le monde, lui, tourne un film muet. En attendant, ne discernerons-nous pas qu’à tout prendre, le "virtuel" est parfois incomparablement plus relationnel que le réel pour tous ?

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