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mercredi, 05 janvier 2011

Lettre ouverte à "Freud".

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« Je suis curieux de connaitre l'experience psychiatrique malheureuse qui vous conduit a cette verve caustique.
Si vous voulez me convaincre je suis preneur, en effet je me debat avec une psychose délirante chronique que j'ai choppé chez les évangéliques pentecotistes avec leur enseignement frellaté sur le Saint-Esprit.

La derniere foi que j'ai eu affaire a vous c'est sur blogdei sur un article qui y a disparu (psychologie sauce chretienne), votre grande charité m'a touché.
A moins que vous ne me prouviez le contraire, vous ne connaissez rien aux malaldies mentales graves...
Donc jusqu'a preuve du contraire, vous parlez de ce que vous ne connaissez pas donc vous êtes un imposteur...je dirais même un chretien imposteur...la croix semble être une décoration chez vous.
A bientôt j'éspère, n'hesitez pas. »
[1, com.]

_____Pourquoi hésiter, en effet ? C’est qu’à laisser les choses en l’état, quelques points de friction resteraient en suspens : ce qui serait dommage. Accessoirement, qui ne disant mot consentant, je ploierais l’échine sous cette appellation de "chrétien imposteur" que, en dépit de ma "touchante grande charité", je vous avouerai ne pas exactement interpréter comme un compliment. La croix semble être une décoration chez moi ? Pas à titre posthume, j’espère ! Blague à part, jusqu’à preuve du contraire le verbe sembler évoque plutôt les apparences, non ? Quoi qu’il en soit, voilà une "décoration" dont le Tout Premier à s’en être volontiers passé (si on avait fait ce qu’Il avait voulu, Lui : consentir étant "convouloir", non vouloir) est encore Celui qui a été cloué dessus il y a un peu de deux mille ans. On ne va pas réécrire ici l’Écriture : cette "décoration" a toujours été –et le reste- scandale pour les uns, et folie pour les autres. Enfin, pour ce qui est des leçons de souffrance, je vous conseillerai vivement cet ancien ouvrage du Dr Barbet dont vous trouverez les références au cœur de cet article en lien.
_____Vous y trouverez également un lien dirigeant vers des études cliniques plus récentes [2, note 43] : bref, assez de matériau pour entrevoir que ce qu’a pu endurer dans sa chair et dans son âme le Tout Premier "Décoré" laisse loin -très loin derrière Lui- toute considération sur des "maladies mentales graves". À cet égard, vous aurez noté que votre commentaire (dont je vous sais gré : mais si !) a été déposé alors que ma dernière note affichée (celle-ci reproduisant comme à l’accoutumée l’Évangile du jour, tel quel et indépendamment de tout esprit de chapelle) cite notamment ce passage : « …et on lui amena tous ceux qui souffraient, atteints de maladies et de tourments de toutes sortes : possédés, épileptiques, paralysés ; et il les guérit. » [3]

Qui que l’on soit, croyant ou non, pourvu que l’on sache lire, il semble que « tous ceux qui souffraient », « maladies et tourments de toutes sortes » n’exclut pas grand chose… et pas grand monde. Pour tout dire, rien du tout, et personne. Même l’épilepsie est citée, qui peut être effectivement une maladie grave… NEUROLOGIQUE, et non "mentale" [4].
_____ Question subsidiaire : Celui qui, ainsi, les guérit TOUS y connaissait-Il quelque chose "aux maladies mentales graves" ? Jusqu’à preuve du contraire, non. Du reste, on imagine qu’avec ce flot ininterrompu de tourmentés de toutes sortes Il avait mieux à faire qu’à essayer de prouver une chose ou son contraire. Cette absence de joutes verbales n’aura cependant frustré personne, le fruit des ACTES posés faisant office de "preuve" chez ceux que cela concernait le plus directement.

_____Mais revenons à vous, si vous le voulez bien.
_____« Je suis curieux de connaitre l'experience psychiatrique malheureuse qui vous conduit a cette verve caustique. »
_____Ajoutons de l’encaustique : pas superflu après avoir passé un sérieux coup d’aspirateur sous mon tapis. Dieu, quelle poussière ! "Malheureusement", s’il y avait de la mienne, il n‘y avait pas QUE de la mienne, loin s’en faut [5]. Quelle "expérience", n’est-ce pas ? De fait, elle sied à merveille avec l’épithète que vous lui accolez immédiatement…
_____ Maintenant, afin de satisfaire votre légitime curiosité, vous avez tout ce qu’il vous faut ici même, en long, en large et en travers : ne comptez pas trop sur moi pour vous résumer plus d’un millier d’articles en quelques lignes ! À curiosité, curiosité et demie : pour ma part, je serais assez curieux de connaître une expérience dite "psychiatrique"© qui, elle, ne soit PAS malheureuse. Si vous me la trouvez, soyez gentil : prenez-la moi en photo et je l’accrocherai au-dessus de mon lit… entre celle d’un "appareil psychique"© et le zoom impressionnant sur le virus de la "psychose paranoïaque"©, par exemple [6, notes 22][7,com.7]

« Si vous voulez me convaincre je suis preneur, en effet je me debat avec une psychose délirante chronique que j'ai choppé chez les évangéliques pentecotistes avec leur enseignement frellaté sur le Saint-Esprit. »
_____Mais je ne veux surtout pas vous convaincre ! J’ose espérer que vous êtes assez grand pour vous convaincre vous-même de tout et de son contraire. Vouloir convaincre quelqu’un, c’est déjà pencher dangereusement sur la pente glissante de la contrainte. Tiens : voilà d’ailleurs qui nous ramène à une substantielle expérience "psychiatrique"© malheureuse. Tenez-vous bien : ici je vais vous dévoiler une expérience "psychiatrique"© MOINS malheureuse ! Vous l’avez remarqué : ici, nous ne sommes pas dans cette mouvance des « évangéliques pentecotistes » qui vous ont visiblement laissé un fort mauvais souvenir. En revanche, et pour l’anecdote, je fus LIBÉRÉ d’une INCARCÉRATION [8, APR note 5] -ayant duré plus d’un mois- le jour même de la Pentecôte 2009. C’est là une expérience "psychiatrique"© MOINS malheureuse, puisque –et vous l’aurez compris-, dans le langage du monde, on ne craint pas de maquiller ce type d’INCARCÉRATION sous la dénomination d’"hospitalisation"© : pour ceux qui restent dehors (à commencer par les responsables, bien entendu), la perspective de délices hospitaliers perturbe moins leur sommeil que celle des affres tôlières. Surtout quand il s’agit de punir quelqu’un d’un mal qu’il n’a pas commis… et accessoirement de maux qu’il dénonce par ailleurs un peu trop vivement au goût de certains. Encore une belle "expérience", n’est-ce pas ? Rassurez-vous : j’en suis sorti absolument indemne de corps et d’esprit… ayant appris par cœur l’article 4 du "patient"©  (sic) "hospitalisé"© (re-sic) et le récitant autant de fois que nécessaire au personnel "hospitalier"© du lieu, tous grades confondus [9].
_____« Vouloir convaincre quelqu’un, c’est déjà pencher dangereusement sur la pente glissante de la contrainte », énonçai-je plus haut. SAUF dans ce cas précis : car la contrainte, on est déjà en plein dedans… et ce n’est plus autrui qui la subit –potentiellement ou dans les actes-, mais soi-même ! Il devient donc légitime de s’efforcer à convaincre qui de droit de ce qu’on n’est peut-être pas aussi "malade"© grave que le prétendent les "âmes charitables" qui se sont débarrassées de vous à bon compte, la bouche en cœur. Ici, c’est sa peau que l’on joue : ou, à tout le moins, la préservation de son intégrité physique et morale… l’aspect "mental" n’étant quant à lui qu’une vue de l’esprit. Maintenant, après cinq semaines épouvantablement longues de ce régime [10, APR note 13] (le temps n’étant PAS artificiellement "oublié" ou contracté par l’absorption de ces poisons que dans ce monde –monde extérieur également- on appelle encore "médicaments"©[11][12]), il devient difficile à quiconque de prétendre que je ne "connaisse" rien aux "maladies"© dites "mentales", "graves" ou non. Au cœur même de l’endroit dévolu aux "soins"© de ces dites "maladies"©, le temps y étant interminable, on le tue beaucoup en pratiquant la causette les uns avec les autres… du moins quand les autres, pas trop shootés, sont en état de causer. C’est vous dire que des "malades mentaux"© –"graves" ou pas-, j’aurai eu le temps d’en croiser, de converser, de les toucher etc. En revanche, pour ce qui concerne le "psychiatre"© "expérimenté" [13][14,im.7][7,com.10] qui aura mis le feu aux poudres il y a plus de quatre ans, on peut aussi le voir et l’entendre [15,im.5]. Mais pour ce qui est de le croiser, de converser, de le toucher etc., n’ayant pas l’heur d’être présentateur de télévision ou écrivain à succès, vous me voyez navré d’être en encore en situation d’attente de son examen clinique [16, notes 47 à 53] ! N’est-il d’ailleurs pas étrange que depuis tout ce temps je sois encore en état de vous répondre, un ultime –et "gravissime" !- sursaut de la crise "maniacoparaschizoïdotripolaire à basse pression inversée et arbre à came en tête"©[1, AV note 1][17] ne m’ayant pas expédié ad patres à l’issue de pénibles convulsions dont je vous épargnerai une description plus précise ? De la part de notre "psychiatre"© "expérimenté", n’est-ce pas là de la non-assistance à personne en danger ? Mais pour en revenir à nos "malades"© nettement mieux "assistés"©[18], sachez que les plus "graves"© ne l’ont pas été suffisamment pour ne pas se demander –et me demander- ce que je fichais avec eux !

Vous vous débattez avec une "psychose délirante chronique"© ? Voilà qui alimente la mienne, de chronique. Maintenant, et bien que vous m’ayez catalogué comme imposteur (et à ce propos !), QUI donc vous a introduit dans ce débat ? Ah mais oui, vous l’écrivez plus loin : les évangéliques pentecotistes avec leur enseignement frellaté sur le Saint-Esprit. Ce sont donc les méchants de votre film : vous en partiriez bien avant la fin [19], ce en quoi –pour cette catégorie cinématographique- je vous appuie vivement… et vous conseille éventuellement  -la prochaine fois que l’on vous proposera un enseignement sur le Saint-Esprit- d’en vérifier la date limite de consommation, ainsi que les composants  : beaucoup [3, APR note 63] sont sur ce créneau-là… mais hélas ils semblent s’approvisionner auprès de fournisseurs made in Taïwan. Par ailleurs, je ne sache pas que le Saint-Esprit (ou quelqu’un de ses inspirés) aie jamais "diagnostiqué"© à quiconque la moindre "psychose"©, délirante ou non (ici, j’ai ce qu’il vous faut : vous m’en direz des nouvelles…), chronique ou aiguë. Par conséquent, je vous inviterai volontiers à revisiter la distribution de votre film : avez-vous bien placé les méchants, où il le fallait ? Dans le cas contraire, je conçois tout à fait que vous vous débattiez : à plus forte raison si, en sus de ce "diagnostic"©, on vous a prescrit les produits associés [20][21]… et que ce soit vous qui absorbiez de tels produits, non le siphon de votre lavabo. (Disons que j’aurai également acquis une certaine "expérience" sur ce sujet-là aussi…)

« La derniere foi que j'ai eu affaire a vous c'est sur blogdei sur un article qui y a disparu (psychologie sauce chretienne), votre grande charité m'a touché. »
_____Ah mais : c’est que vous menez une existence périlleuse, aussi ! Vous savez bien que blogdei  réunit quantité de mouvances évangéliques, de toutes obédiences. Cela dit, j’ai constaté avec vous la "disparition" de cet article… puisque je l’avais inclu dans mes liens, plus bas dans ma colonne de gauche. De fait, en les vérifiant il y a quelques mois, je me suis aperçu que ceux de blogdei se soldaient par la sinistre "erreur 404", bien connue des amateurs de liens morts. En réalité, leur site a été totalement remanié depuis notre dite affaire. Cependant, les anciens articles n’ont nullement disparu ; mais ils ont été déplacés, perdant alors leur adresse d’origine. Ne prisant guère les liens morts, je les ai recherchés… et retrouvés. La correction est depuis lors effective dans ma colonne. Dans "ma grande charité" (en priant le ciel que nous ne jouions pas là à touché-coulé : lequel coulerait, d’ailleurs ?…), j’épargnerai la molette de votre souris (je préfère les souris [21] aux rats [22][23: pas vous ?) en vous le livrant ici même. (Il y avait également celui-ci, -nettement moins commenté- mais a priori vous évoquez plutôt le premier…)

Donc à bientôt, pourquoi pas ? Et n'hésitez pas à mieux vous identifier, les commentaires de l’article indiqué étant numérotés : ce qui facilite les retrouvailles !

Commentaires

"avez-vous bien placé les méchants, là où il le fallait ?" Tiens, tiens, tiens, voila la petite phrase qui m'interpelle... C'est ça le problème, faut bien placer les méchants à leur place...

– Mais, Monsieur Freud, leur place n'est pas marquée ! Monsieur Freud !
(je crois que Monsieur Freud s'est assoupi...)
– Monsieur Freud aidez-moi à trouver la place des méchants !
(Monsieur Freud se réveille et cherche ses lunettes)
– Monsieur Freud, elles sont sur votre nez, vos lunettes...

Écrit par : Guy | mercredi, 05 janvier 2011

Et attends : ce n'est pas parce que tu auras résolu le problème... que tu l'auras résolu. (D'où, sans doute, cette puissante interpellation dans le vécu...)
Parce que -et je suppose que nous serons d'accord- les méchants ont parfaitement le droit de résilier leur abonnement à "Méchant-Magazine", de réduire leurs anciens numéros en feu de joie... voire de s'abonner à "Mignon-Magazine" avec des posters tout en couleurs. Et puis entre les deux, il y a bien sûr ceux qui n'ont ni le temps ni l'envie de lire...

Inversement, si nous poussons jusqu'à l'outrecuidance, on peut aussi envisager le cas des abonnés à "Mignon-Magazine"... qui lisent en douce "Méchant-Magazine": le premier manquant de peps à leurs yeux. Bref, quand bien même M'sieur Freud retrouverait ses besicles, serons-nous tirés d'affaire pour autant ?...

Écrit par : Michel | mercredi, 05 janvier 2011

Michel, rassurez-moi, quand vous fûtes enlevé puis kidnappé alors que Guy et moi joignions nos efforts pour avoir de vos nouvelles confrontés l'un et l'autre à une force d'inertie assez édifiante ... ne me dites pas que vous avez été soumis aux électro-chocs ? !!! (ces pratiques barbares d'un autre temps) sinon je commencerais à comprendre votre acharnement que j'ai si souvent condamné non par égards pour la personne visée mais afin que vous ayez une chance de vous libérer plus vite de cet exécrable épisode.
Au fait, bonne année, Guy, ô sublime arlésienne ! ...

Écrit par : simone | mercredi, 05 janvier 2011

Si je dis "Rassurez-vous ici également" un peu plus bas, c'est parce je suis censé vous avoir rassurée ici même. Je sais bien que le com. était truffé de liens, mais tout de même : il y en a décidément qui mettent des heures à daigner s'afficher enfin !
Bref, patience...
[ PS... du lendemain : coucou voilà le com. disparu dans les arcanes de la Toile (juste en-dessous). Plus de vingt-quatre heures entre le départ et l'arrivée : qui fera "mieux" ?... ]

Écrit par : Michel | mercredi, 05 janvier 2011

Non, non : rassurez-vous. Je n'ai pas été soumis à ce que vous suggérez. De telles pratiques sont d'un autre temps, je vous l'accorde. (J'irai même plus loin : elles ne devraient être d'aucun temps) Mais je vous l'accorde dans la formulation : pas dans les FAITS. Car de même que l'on parle d'"hospitalisation"©, de "médicaments"©, etc. pour mieux éluder des réalités extrêmement moins sympathiques (y compris au sens étymologique du terme), il est devenu "médicalement"© incorrect de parler d'électrochocs. Parce que même débranché, cela reste choquant, voyez-vous. Aussi "l'électroconvulsothérapie"© fait-elle déjà plus chic dans le paysage. Plus difficile à prononcer, donc à réserver aux initiés de la "profession"©. Pour les autres qui voudraient néanmoins en toucher trois mots, je leur suggère bien volontiers une contraction assez conséquente pour que la chose ne fasse plus que trois lettres seulement, pour une syllabe. À cet égard, ils vont à peu près au milieu du mot actuel... et ils choisissent en fonction de la réalité à exprimer ! Attention : cela peut risquer de faire moins chic... mais tellement plus vrai.
Pour ce qui est "d'un autre temps", le lien ci-dessous invite à une légère circonspection :
http://www.mensongepsy.com/fr/?cat=292

Cela exprimé, il m'est cependant arrivé de lire ici ou là des témoignages relatant des effets plutôt bénéfiques après ce type de "soins"©, chez des personnes déjà si saturées de "médicaments"© par ailleurs que ces derniers ne produisaient pas -ou plus- les effets voulus (si tant est que quiconque aie réellement la maîtrise de tels effets, ceux-là variant d'un individu à l'autre...). De tels témoignages sont rares... et bien entendu, les témoignages contraires se ramassent à la pelle : grosso modo, cela relève crument du passage de la viande au légume. Autrement dit, cela s'apparente à de la roulette russe ! Pour ce qui est de la "science"©, disons que nous pouvons en ôter les guillemets et le copyright UNIQUEMENT lorsqu'il est question de la technologie déployée à cet effet.
À cet égard, et pour finir de répondre à la question posée au départ, je n'aurai donc pas été soumis à la chose. Cependant, et pour l'anecdote, en cinq semaines de séjour forcé en "hôpital"©, je n'y aurai subi, en tout et pour tout, qu'UN SEUL examen pouvant être qualifié de médical et bien sûr, de clinique. Une radio ? Non point. Une prise de température ? Vous n'y êtes pas. Une échographie ? Mais non, voyons : vous confondez un mouroir avec une maternité ! Une analyse de sang, alors ? Vous le faites exprès, ou quoi ? C'est un "hôpital"©, pas un hôpital ! Allez, j'avoue : un électrocardiogramme.
"Marrant", non ? Pourquoi, dans un tel endroit, s'intéresser au rythme cardiaque d'un "patient"© si ce n'est parce qu'on se pose la question de savoir si, le cas échéant, il supporterait bien un certain "traitement"©, évidemment à proscrire chez un sujet cardiaque ? Ce qui signifie que l'hypothèse de la pratique dudit "traitement"© (dans une autre unité, à l'abri des regards indiscrets) au sein de l'établissement où je me trouvais n'est pas à EXCLURE...
Jusqu'à preuve formelle du contraire, comme nous dirait notre ami "Freud"...

Écrit par : Michel | jeudi, 06 janvier 2011

Bien matinal aujourd'hui Michel puisque son commentaire apparait me doublant dans la côte ! Ne me dites pas que " freud " et ... disons Alberto (par discrétion) c'est kif-kif-bourricot ? Ou alors, je ne comprends plus rien ni personne.

Écrit par : re-Simone | mercredi, 05 janvier 2011

Rassurez-vous ici également : ce ne sont pas les mêmes. Les commentateurs venant se jeter dans mon arène ne sont déjà pas légion : alors, si vous me rendez bicéphales le peu qui se manifestent, je sens que vous allez m'inspirer de nouvelles notes ! Quoique... à la réflexion, je ne vous ai pas trop attendue là-dessus.
(Au fait : je vous félicite de ne pas avoir trépigné de jalousie... au vu d'un premier commentateur se voyant "consacré" séance tenante par une note-réponse rien que pour lui tout seul !..)

Écrit par : et re-Michel | mercredi, 05 janvier 2011

Désolée de vous décevoir mais la jalousie n'est pas un sentiment qui m'anime ...
Bonne journée, Michel !

Écrit par : simone | mercredi, 05 janvier 2011

Freud est Freud, Michel est Michel, Simone est Simone, et moi c'est moi !

Où est le méchant ? Le méchant est dans les lieux où l'on ne s'y attend pas :
Il n'y a pas longtemps avant Noel, je me trouvais à Paris et avec des amis et nous nous sommes rendus au Sacré-Coeur. Dans l'édifice très sombre, la première chose que j'ai faite, et même la deuxième, fut de sortir mon appareil photo qui prend des photos dans la pénombre, et clic et clac... ici une madone, là des bougies qui guérissent les maladies... quand soudain un petit jeune homme gardien du Temple, se mit à courir vers moi en faisant des gestes menaçants (ouh). Il me dit "Pas de photos". Je lui dis OK et remballe mon appareil. Il a continué de m'observer. Et moi aussi je l'observais. Trois secondes plus tard, un brave touriste arrive et fait comme moi. Le gars toujours aussi menaçant se rue vers le touriste comme si ce fut un terroriste et l'engueule sur un ton qui me déplaît. Je l'ai même vu sortir un truc de sa poche qui ressemblait étrangement aux trucs produisant des electros-chocs. Dégueulasse, je me suis dis, ça dans une église ! Il guettait ainsi tous ceux qui prenaient des photos en beuglant méchamment l'interdiction. Tous étaient sous le choc. Bien sûr je suis allé trouver ce gars et lui ai dit deux mots.
"Vous allez voir, disait-il, nous allons encore être plus sévères, parce qu'ici c'est interdit de prendre des photos, vous comprenez ? C'est interdit ! Vous gênez ceux qui prient. Vous allez voir nous allons être plus sévères..." Etc...

Mes amis allemands étaient sous le choc. Je leur ai dit que ce gars là était sûrement de l'extrême droite.

Merci pour la Bonne année, Simone. Pareillement. Et si tu vas au Sacré-Coeur, tu le verras peut-être ce type.

Écrit par : Guy | mercredi, 05 janvier 2011

Il y a peu de chances que j'aille au Sacré-Coeur, " cette verrue sur la joue de Montmartre " mais toi, par contre, tu vas te ramasser une belle engueulade ! Comment, tu étais à deux pas (ou presque) de chez moi et tu n'as même pas été fichu de me signaler ta présence. Tiens, c'est simple, je ne te cause plus comme disent les mômes.

Écrit par : simone | mercredi, 05 janvier 2011

C'était un congrès, Simone. Quand mon ami de Nuremberg a appris que j'allais sur Paris, il a tout de suite commandé une place d'avion avec sa femme pour venir me rejoindre. On s'est retrouvé dans la résidence Hapimag, rue Saint-Honoré. Mais figure-toi que pour diverses raisons, je ne pouvais pas rester longtemps, même pas un jour de plus. Nous voulions aller voir l'expo de CLaude Monet au Grand Palais, et puis c'est le soleil qui nous a détourné, on a préféré se promener sur les champs Elysées et finalement jusqu'à Montmartre ! Tout s'est passé en coup de vent.J'avais mon train le lendemain, lui et sa femme sont restés plusieurs jours.
Je te promets que la prochaine fois, je te ferai signe.

Écrit par : guy | mercredi, 05 janvier 2011

Rue St-Honoré ? ... carrément ! Quant à l'expo Claude Monet, tu aurais perdu un temps précieux à faire la queue. Moi, ça, tu vois c'est au dessus de mes forces : piétiner dans le froid pendant des heures, histoire de pouvoir dire " j'y étais " - très peu pour moi. Mais tu sais, les quartiers les plus intéressants à Paris ne sont surtout pas Les Champs (que je déteste) et pas même Montmartre qui est devenu un repaire à touristes. Heureusement que ta religion t'interdit d'aller à Pigalle ... pour moi, la Rive Gauche, c'est encore ce qu'il y a de mieux. On se retrouvera au niveau de St-Germain des Près, si tu veux, la prochaine fois que tu viendras à Paris. Fais moi signe ! Dommage que le quartier soit hors de prix sinon c'est bien là que je retournerais vivre mais il n'y faut plus songer. Bisous, Guy - bonne journée ! Salut, Michel - apparemment, las d'avoir perdu et non retrouvé ses lunettes votre " Freud " s'est assoupi sur le divan.

Écrit par : simone | jeudi, 06 janvier 2011

Simone, rendez-vous à la fontaine St Michel ! (pas dans dix ans !)
Pour la queue, c'est un vrai problème, mais pas avec une carte de presse.
A propos, mon ami (+ sa femme) ne rêvait que de cela de s'arrêter à Pigalle ! Il a lorgné les affiches du Moulin Rouge... Moi je connais tout ça, puisque j'ai habité Paris dans mes jeunes années, et j'ai été partout où je pouvais (puisque c'était avant ma conversion) !

Oui, Michel est peut-être on the couch... ou bien son réveil n'a pas sonné... ou bien il est occuppé sur photoshop (faudrait qu'il me donne des leçons)...

Écrit par : Guy | jeudi, 06 janvier 2011

Ouais ! lieu de rendez-vous bien noté d'autant que c'est un endroit où je passe souvent puisqu'il y a le cinéma juste à côté (brûlé par les intégristes il y a quelques années) et le théâtre de La Huchette bien évidemment pour ne nommer que ces 2 lieux là. Il ne te reste donc plus qu'à m'indiquer la date et l'heure. Ho ! Michel, ça vous fait quoi de voir votre blog transformé en lieu de rendez-vous ? Mais tu sais Guy, si tu préfères le parvis de Notre-Dame, as you like it ! (kesskonssmar ...) Simple petite précision, je ne me laisse pas plus évangéliser en face que par blog interposé. Au cas où tu serais envoyé en mission, on ne sait jamais, ça t'évitera de commettre un pas de clerc ... wouarf, wouarf, wouarf !

Écrit par : simone | jeudi, 06 janvier 2011

Non non : je suis là ! Mais Photoshop par correspondance : là je vais prendre un substantiel supplément !...

Écrit par : Michel | jeudi, 06 janvier 2011

Ça me fait quoi ? Mais c'est tout simplement adorâââble ! (Après Sonia l'an dernier, on ne craint plus grand chose...) Et quel suspense en perspective : en viendront-ils aux mains ?
Allez : cela vire même au feuilleton gore ! De quoi soutenir l'attention du lecteur trouvant qu'il y avait trop de gentils ici (même avec des petites oreilles)...

Écrit par : Michel | jeudi, 06 janvier 2011

Mince alors, tu as vraiment cette trouille, Simone !!! Tu m'attristes.
Pas mal la formule du pas de clerc ! Quelle savante ! Je crois que je me ferais plutôt tout petit devant toi !

Écrit par : guy | jeudi, 06 janvier 2011

Qui parle de trouille ? ... Et pourquoi en viendrions nous aux mains ? Les films gore, je déteste par conséquent aucun risque. Je ne supporte pas la vue du sang. Et puis je l'aime bien, Guy - c'est un pote, depuis le temps. Je veux seulement qu'il ne s'illusionne pas quant au succès éventuel d'une certaine démarche à tendance religieuse. C'est tout. Je respecte ses opinions, à lui de faire de même en ce qui concerne les miennes. Bon, sur ce - coucouche-panier-papattes-en-rond. Je compte, ça en fait 4X2 + 2 = orchestre au complet pour un concert de ronrons. Bonne nuit !

Écrit par : simone | vendredi, 07 janvier 2011

"démarche à tendance religieuse" !!! Comme dirait Michel, faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages ! (je veux dire pour des témoins de Jéhowah)

Écrit par : guy | vendredi, 07 janvier 2011

Ben ça alors !

Je ne m’attendais pas a une réponse aussi fouillée.
Merci, cela me permet de mieux vous connaitre et de comprendre un peu mieux votre aversion de la psychiatrie.
Mais cela ne m’enlève rien de mon vécu hallucinatoire (auditif, olfactif, visuel, cénesthésique) et a mon vécu délirant (ma femme et mon fils sont des démons, mon petit dernier est l'anti-christ tant attendu, et une de mes filles est satan).
Soyez donc l'instrument divin et guérissez moi alors !.
J'ai déjà essayé délivrances et exorcismes sans succès.
Je n'en suis pas à une expérience prés.
Disons que la psychiatrie me rassure mais je ne serais pas surpris que les pentecôtistes m'ai refilés un démon...par les multiples impositions des mains pratiquées.
J'ai bien aimé votre petit traité...
A bientôt.

Écrit par : Thamis | jeudi, 07 avril 2011

Tiens, une résurrection (celle d'un papier) après tout pourquoi pas ? Je n'ai certes pas une grande expérience de la psychiatrie n'ayant jamais éprouvé le besoin de fréquenter ces gens là mais si l'on excepte quelques cas graves accompagnés de meurtres (cela existe hélas) je reste persuadée que cette spécialité qui n'en est pas une, fait plus de dégâts qu'autre chose. Maints et un exemples se sont placés d'eux-mêmes sous mes yeux ! Mr Freud a un jour trouvé une formule qui rapporte beaucoup de fric et son expérience a fait quelques disciples parmi des gens fort intéressés. C'est à peu près tout ce que l'on peut en dire. C'est donc arnaques et compagnie.

Écrit par : simone | dimanche, 10 avril 2011

Eh oui, une "résurrection" : liturgiquement parlant, assez tendance, non ?

Sinon, puisque vous dites vous-même (et croyez bien que je ne vais pas vous démentir là-dessus !) "que cette spécialité qui n'en est pas une, fait plus de dégâts qu'autre chose", en quoi en EXCEPTEZ-vous "quelques cas graves accompagnés de meurtres" ? Serait-ce à dire que dans ces cas-là, elle ferait MOINS de dégâts qu'ailleurs ? Pas besoin d'être grand clerc pour observer au contraire que, chez ces "quelques cas graves accompagnés de meurtres" :
1°) ce sont la plupart du temps des récidivistes dans le meurtre
2°) ce ne sont pas moins des récidivistes en matière de "soins"© : soit par excès, soit par défaut : notamment dans le cas (et c'est archi-connu dans le milieu "médical") où l'auto-sevrage fait péter les plombs. Je crains que ce ne soit plutôt dans cette configuration que le serpent se morde la queue...

Par ailleurs, le problème classique avec ces "exceptions" -qui, par définition, ne vont concerner grosso modo qu'1% de la population : soit, une portion infime-, c'est que l'on s'en sert avantageusement pour étayer la justification d'un système qui, lui, va se répandre dans les 99% restants ! Dans un premier temps, on braque les projecteurs sur "l'exception", en jouant exclusivement sur le facteur émotion chez le citoyen lambda (de l'indignation à la consternation, en passant bien entendu par cette chienne qu'est la peur...)... et dans un deuxième temps, celui-ci devient ainsi mûr pour avaler toutes les couleuvres.
Vous n'allez pas me dire que dans un pays où l'on "soigne"© SOUS CONTRAINTE des dizaines de milliers de personnes par an, tous ces gens sont des "Tony Meilhon" qui s'ignorent !!! Non, bien sûr : mais comme je ne cesse de le rappeler, cela n'empêche nullement que tous ces gens (dont la plupart -à jeun au départ de tout "médoc"© destructeur de neurones-, ne feraient pas de mal à une mouche) sont TRAITÉS -là où on les enferme- selon un régime analogue à ces "quelques cas graves accompagnés de meurtres", AVEC EUX partout où n'existent pas ce qu'ils appellent des UMD (unité pour "malade"© difficile): celles-ci n'étant somme toute qu'une poignée sur le territoire. Comme c'est étrange : ici -soit dans une situation courante de VIOLENTE injustice-, plus personne n'entend parler du facteur émotion chez le citoyen lambda. Sans doute parce qu'il n'y a PLUS "d'exception", justement...

En fait "d'exception", c'est de la roulette russe. Les uns vont être réduits à l'état de lavette : sûr qu'ils n'auront pas leur photo dans le journal, ayant acquis leur notoriété ponctuelle en attachant leur nom aux rubriques les plus sordides. Et puis, il y a les autres : les nouvelles "exceptions" toutes fraîches, attirant les médias comme une volée de vautours et qui, grâce à eux, vont venir entretenir cette formidable machine qui réactualise jour après jour la fameuse "formule qui rapporte beaucoup de fric". C'est un peu plus que "tout ce que l'on peut en dire", non ? "Arnaques et compagnie" ? Certes, mais ce n'est là que la partie émergée de l'iceberg : quand des existences entières sont bousillées, laminées, broyées, quand les innocents trinquent systématiquement pour les autres, on a un peu dépassé le stade de "l'arnaque". Les "exceptions" n'en sont jamais que le signe ultime et révélateur.

Écrit par : Michel | dimanche, 10 avril 2011

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