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jeudi, 06 janvier 2011

Comme ils en avaient l’habitude, les oppressés se souhaitèrent une bonne année… de chiens faits encordés par le Baigneur. N’est-ce pas là signe d’une sacrée "santé"© ?

Montage chenil3.jpg

(*)(*)(*) - [N][N][N][N][N] - [*][*][*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 4,14-22. (*)(*)(*)(*)(*)/(*x2!)(*)
Lorsque Jésus, avec la puissance de l'Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues des Juifs, et tout le monde faisait son éloge. Il vint à Nazareth, où il avait grandi. Comme il en avait l'habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui présenta le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu'ils sont libres, et aux aveugles qu'ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur.
Jésus referma le livre, le rendit au servant et s'assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit. » Tous lui rendaient témoignage ; et ils s'étonnaient du message de grâce qui sortait de sa bouche. Ils se demandaient : « N'est-ce pas là le fils de Joseph ? » (*)(*)(*)(*)(*)(*)

            Il va de soi que si quelqu’un disait aujourd’hui  (se référant alors à lui-même -à l’image de Jésus dans la synagogue de Nazareth-): « Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit », tous lui rendraient témoignage, s’étonnant du message d’imposture [1] qui sort de sa bouche, se demandant comment on a pu laisser celui-là acquérir l’habitude de se lever pour faire la lecture ! Porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu'ils sont libres, et aux aveugles qu'ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur,  c’est là un programme ambitieux et sympathique, mais surtout une prérogative relevant d’un invraisemblable fardeau pour tout être qui n’est pas né de Dieu, moins vainqueur du monde que vaincu par le monde. Du reste, ne sommes-nous pas là à un moment crucial dans la vie de Jésus, laissant déjà entrevoir –avant toute victoire sur le monde- le redoutable combat menant à cette victoire ? Car nous sommes très exactement sur le tournage de cette scène que Super-Mignon répétait il y a bien longtemps dans le Temple de Jérusalem [2, APR note 81] ! On ignore s’il signait des autographes à son fan club. Car sa renommée s’était répandue dans toute la région, et tout le monde faisait son éloge : prérogative ressemblant moins à celle d’un enfant de Dieu qu’à celle d’une star en vue… dont les chasseurs les plus coriaces ne sont jamais que les paparazzi [3] ! Jusque là, tout va bien : qui irait cracher dans la soupe veloutée d’une année de bienfaits accordée par le Seigneur ? Qui irait se lamenter de ce que les prisonniers soient libres, de ce que les aveugles voient la lumière, que les opprimés soient libérés ? Qui… sinon ceux qui, de quelque manière, ont partie liée avec ce qui peut faire de l’ombre à ces bienfaits : ont quelque responsabilité (ou quelque complicité [4, APR note 30][5, APR note 32]) dans ce que des prisonniers ne soient pas libres, des aveugles ne voient pas la lumière (voire soient délibérément maintenus dans les ténèbres), des opprimés soient… opprimés ? Car s’étonner du message de grâce sortant de la bouche de quiconque n’est encore rien d’autre que rendre témoignage de la qualité de l’émission… et n’augure en rien de celle d’une réception bien accueillante [6] : celle-ci étant précisément à la mesure de tout ce qui peut lier à… de la haine contre son frère [7, note 42][8, AV note 68]. On connaît d’ailleurs ici girouette_chat_lune.jpg–notamment par le recoupement avec les versions de Matthieu [9] ou de Marc [10]- la suite donnée à cet étonnement. Se demander : « N'est-ce pas là le fils de Joseph ? », c’est se garder d’en tirer les conséquences en se limitant à une logique mondaine qui apparaisse moins un fardeau aux yeux de ceux dont le passif suggère l’allègement du leur sur autrui [11]. Et tout le monde faisait son éloge ? Se demander: « N'est-ce pas là le fils de Joseph ? », c’est déjà être moins de monde à faire son éloge ! Car, répondant lui aussi à une logique mondaine, non seulement l’éloge a la "vertu" de la girouette, mais il s’adresse volontiers à celui qui aura été reconnu comme ayant accompli ce dont se veut incapable le faiseur d’éloge. Cet éloge n’est pas un fardeau tant que le sujet en bénéficiant n’est guère connu au-delà de sa renommée, ne demandant à personne d’accomplir ce qu’il accomplit… ou d’abolir ce qu’il aura aboli de quelque accomplissement antérieur [12]. À l’éloge fait symétriquement écho son frère ennemi : le reproche [13][14][15]… et avec celui-là, la fameuse crainte liée au châtiment [16, APR note 14]. Or, si le même sujet est assez près pour que les yeux soient fixés sur lui, que le message sortant de sa bouche penche en direction de ce type de suggestion, vient déjà poindre le regret de ne pas s’être contenté du poster tout en couleurs dédicacé de la star, fièrement exhibé sur le fan mur !… Au fond… « ne serait-ce pas là le fils de Joseph ? » : question à moduler en fonction du lieu, du temps, des personnes et des circonstances.

Première lettre de saint Jean 4,19-21.5,1-4. [42]/(*)(*) 
Mes biens-aimés, nous aimons parce que Dieu lui-même nous a aimés le premier.
Si quelqu'un dit : « J'aime Dieu », alors qu'il a de la haine contre son frère, c'est un menteur.
(
<-,Jn) En effet, celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit, est incapable d'aimer Dieu, qu'il ne voit pas.  Et voici le commandement que nous avons reçu de lui : celui qui aime Dieu, qu'il aime aussi son frère (<-,Jn)[*]. Tout homme qui croit que Jésus est le Christ, celui-là est vraiment né de Dieu ; tout homme qui aime le Père aime aussi celui qui est né de lui. Nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu lorsque nous aimons Dieu et que nous accomplissons ses commandements. Car l'amour de Dieu, c'est cela : garder ses commandements. Ses commandements ne sont pas un fardeau, puisque tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde. Et ce qui nous a fait vaincre le monde, c'est notre foi.

            Plus près de nous, il arrive encore que l’on s’étonne du message de grâce qui sorte de la bouche de quelqu’un dont la renommée se soit également répandue dans toute la région : voire largement au-delà, grâce à la puissance des moyens modernes de communication. Et de même, tout le monde fait son éloge de par ce qu’il enseigne. À cet égard, dans certains milieux bienveillants à l’endroit de l’Écriture, ce quelqu’un pourra avoir donné l’habitude d’appuyer ostensiblement son enseignement… en "se levant pour faire la lecture du livre du prophète Isaïe"comme de celle de tous ses confrères, ancienne et nouvelle Alliance confondues- sans que nul ne trouve à y redire, pourvu évidemment qu’il n’achève pas ses quelques brillantes citations par : « Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit » ! En de tels milieux, plus l’enseignement délivré par ailleurs sera ainsi parsemé de paroles de l'Écriture, et moins l’auditoire, conquis et émerveillé, se demandera si cet enseignant ne serait pas quelque « fils de Joseph ». Toujours sous le charme, il ne se demandera pas davantage si l’enseignant du moment –admirable connaisseur de l’Écriture- ne serait pas également passionné… du saute-mouton [8, AV note 68][17]. Ce qui est regrettable, parce qu’ici la vérification de ce point moins élogieux ne présenterait pas de difficulté particulière [9]… et ne demanderait pas d’aller chercher très loin dans les confins de l'Écriture. En effet, il suffit de sauter ! Non point le mouton, mais tout juste les présentes lignes : en les remontant légèrement. Nous nous retrouvons de la sorte au cœur de la première lettre de saint Jean : n’est-elle pas parole de l'Écriture au même titre que le livre du prophète Isaïe ? Dévoilant maintenant que l’enseignement délivré par ailleurs est consacré, lui, par l’onction reconnue chez tout "professionnel"© de la psyché [18], le témoin du message de grâce sortant de la bouche de son "admirable connaisseur de l’Écriture" aura-t-il eu souvent l’occasion d’entendre en sortir quelque "délicat" passage de l’actuelle première lettre de saint Jean, tant au sein de l’extrait de ce jour que de ceux qui le précédaient ? Question subsidiaire : dans le cas d’un vent contraire [16, APR note 11], pourquoi ne s’en étonne-t-il pas plus que cela ? Jean "sentirait-il le gaz" pour tout le monde ? Le seul disciple masculin à être resté jusqu’au bout –jusqu’à prendre Marie chez lui [19], en son nom comme en celui de tous les disciples à venir-, à voir fixés sur lui les yeux du calendrier liturgique de ces jours, serait-il donc aujourd’hui un tel fardeau que la renommée d’un "enseignant"© de la psyché -parce qu’"admirable connaisseur de l’Écriture"- venant apporter aux opprimés sa "libération"©[20], annoncer ses "lumières"©[21][22] et ses"bienfaits"©, puisse dépasser en tout point [23,1] celle de notre disciple ?

         Nous reconnaissons que ceci ne concerne malgré tout qu’une tranche infime de la population : soit que la majorité des êtres humainsconnaisse la parole de l'Écriture, soit qu’elle lui manifeste sinon de l’indifférence souvent de l’hostilité ? Soit : alors, rangeons –provisoirement- le livre du prophète Isaïe, et celui de tous les autres : incluant bien entendu la "délicate" première lettre de saint Jean. Si nous ne savons plus pourquoi, il reste cependant que nous aimons : que la majorité des êtres humains sont capables d’amour [23,12]. Ce qui est d’ailleurs faux : car tous les êtres humains sont capables d’amour… mais la majorité des êtres humains démontrent une capacité inépuisable à empêcher l’amour, en eux-mêmes comme chez les autres. Le premier à le démontrer n’est pas une première, au sens du scoop ; pourtant, c’en est une… au sens de la personne : ici ou ailleurs, la renommée de Martha [24][25] n’est plus à faire. (Encore qu’ici, elle n’aie pas nécessairement la même saveur que chez tout le monde !…) Simplement, avec Martha, le fait est que le "psychopathe"©[26] incarne l’empêcheur d’aimer : tant que le monde ne sera pas enfin débarrassé de cette chienlit, si quelqu’un dit : « j’aime mon frère », alors qu’il est aux prises avec un "psychopathe"©, c’est un menteur. Attention, s’il le dit plus de trois fois [23,3][27,3][28, APR note 9], son compte est bon : c’est lui le "loup"©. Et voici le commandement que nous avons reçu de Martha : celui qui ne veut pas gaspiller ses précieuses qualités [23,3][27,3] doit donc régler son compte au "psychopathe"© avant qu’il n’aie dit plus de trois fois : « j’aime mon frère ». Or, bien que le "psychopathe"© "incarne", on aura deviné qu’il constitue néanmoins le modèle le plus accompli du "fantôme"©[16, APR note 31]. En effet, au risque de bouleverser complètement de stupeur le lecteur, qu’il se rassure : ce n’est pas parce Pochettes.jpgqu’il n’a pas compris la signification de "psychopathe"© que son cœur est aveuglé [16]. Car le "psychopathe"© ne signifie toujours rien, comme le rappelle son étymologie. Cherche-t-on à comprendre la signification d’un verre vide ? Soit on y verse du whisky, et il devient un verre de whisky ; soit on y verse une "tempête"©[29] et il devient un "psychopathe"© (on peut ensuite en préciser les contours par une dénomination plus "gracieuse"© : certains êtres –apparemment- humains sont capables d’une imagination telle qu’ils savent apporter un catalogue conséquent [2, note 76] de mauvaises nouvelles aux pauvres petits lapins [30]…) Il en va de même, par exemple, pour tout familier de l’écriture voulant garder quelque trace de ce qu’il produit. Comme il en a l'habitude, il imprime ses textes en format A4, avant de les ranger dans un classeur de format similaire. Il n’a pas besoin de perforer le papier puisqu’il l’introduit dans une pochette plastique transparente déjà pourvue à cet effet. Tant que cette pochette ne contient rien, il n’y a pas non plus à comprendre la signification de ce qu’on y lit puisqu’on voit à travers elle… comme on verrait au travers d’un fantôme. La pochette est donc potentiellement "psychopathe"© : si d’aventure elle accueille un texte écrit par un "malade"©, ce potentiel est alors activé. Afin d’éviter de répandre la "contagion"©[31] à l’ensemble du classeur, il convient alors de Montrer le Texte au Docteur [32, APR note 27][33], car tout le monde fait son éloge [34]. Consacré par l’onction de longues d’années d’études [35, APR note 32] sanctionnées par un CES de CAEP obtenu à l’UER de Paris V [36] (plus élogieux qu’un certificat d’aptitude à la voyance sur boule [37] de cristal, bien que produisant des résultats analogues sur le terrain [38, notes 34 à 38]), il est même capable de rendre témoignage d’une cruelle "maladie"© ayant atteint la pochette plastique : celle-ci étant vierge de tout contenant, bien entendu.

Montage Mme Irma.jpg

         Nous avons beau avoir rangé la première lettre de saint Jean , il n’en demeure pas moins que si la majorité des êtres humains sont capables d’amour, cette question ne doit pas les laisser indifférents. Jean, on l’aimerait plus [16, APR note 31] s’il ne truffait pas ses lettres de tant de scories désagréables. D’autant que rien qu’aujourd’hui, par nom ou par verbe, on ne compte pas moins de treize références explicites à l’amour en à peine quelques lignes ! Neuf citations du nom de Dieu, c’est déjà moins. Une seule de Jésus Christ, une seule également du Père : tout ceci reste cependant admissible auprès de l’auditoire, conquis et émerveillé, de notre premier "professionnel"© de la psyché, de surcroît admirable connaisseur de l’Écriture. Le témoin du message de grâce sortant de la bouche de celui-là en oubliera même de se demander (voire de lui demander) ce que donne un tel message, dans ses applications concrètes, auprès de ses proches qui, privilégiés, doivent être les premiers à profiter de ses "lumières"©. Et s’il n’oublie pas, qu’il lui en revient des nouvelles moins brillantes que prévues, la parole de l'Écriture, elle, aura prévu l’abri idéal, exactement conforme à l’Évangile du jour : nul n’est prophète en son pays ! Mais pour notre Diane chasseresse internationale de "psychopathes"©, nulle question de prophétie, de Dieu, de Jésus ou de Père n’est admissible : la priorité étant de se "protéger"©[39][23,7,8][27,7,8] de son gibier. Cependant, tous ont en commun le souci de l’amour …et l’idiome qui convient à tout soucieux de "protection" : la psylangue [40]. Or, celle-ci est bien sûr la langue du "professionnel"©de la psyché, toutes obédiences confondues, laïques ou confessionnelles. Étant "professionnel"© de la relation humaine, il est donc LE "professionnel"© de "l’amour"© : ceux qui n’ont pas l’heur de l’être [41] étant priés de se confier exclusivement à lui lorsqu’ils subissent quelque panne de capacité d’amour. Afin qu’ils ne soient pas trop complètement bouleversés de stupeur, ne comprenant pas la psylangue, celle-ci a réalisé pour eux le miracle des lapins !
         Tous les mots désagréables en ont été expurgés : chez les brebis bicéphales pratiquantes [42, note 85][43] (du saute-mouton inclus), exit la crainte (un bon "professionnel"© de la psyché se doit d’être ras-su-rant [44], reprenant à son compte la formule : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez pas peur ! »). Et même s’il n’aime pas beaucoup Jean, le "professionnel"© de "l’amour"© le suit ! Il n’y a pas de crainte dans l’amour, l’amour parfait chasse la crainte ? Voilà en effet qui est parfait : n’est-ce pas là un accord tacite de l’Apôtre à la délivrance du permis de chasse au "psychopathe"©, celui-là étant la parfaite incarnation de la crainte qu’il suscite autour de lui ? Chasser le "psychopathe"©, c’est chasser la crainte : donc, c’est être du côté de l’amour parfait. Car la crainte est liée au châtiment, et celui qui reste dans la crainte n’a pas atteint la perfection de l’amour ? Idem : comment atteindre cette perfection en restant dans la crainte ? Tant que le "psychopathe"© reste lui-même à proximité, comment ne pas rester dans la crainte ? Mais si la crainte est liée au châtiment, elle est ici "justifiée"© par la perspective d’un châtiment injuste, perpétré par le "psychopathe"© ayant fait éclater sa fermeture éclair [45: "l’intérêt de la famille et la protection des enfants"©[46] pesant dans la balance, c’est de nouveau être du côté de l’amour parfait… que de prévenir le châtiment par un châtiment inverse !
          La haine ? Si elle existe encore, à l’évidence [47, APR note 70] elle aveugle le cœur du "psychopathe"© : du côté de l’amour parfait, tout va bien. Encore un peu de miel ?
         Un menteur ? Il existe ! Martha [23,3][27,3][28, APR note 9] et Robert [48,5] nous le décrivent aux petits oignons : il ne leur reste plus qu’à le rencontrer. (Quelqu’un a un miroir ?)
         Un incapable ? Suivez de nouveau Robert [48,4,7,9,13]… sans lui lâcher la main : car un incapable suggère déjà le membre redoutable d’une minorité [49, AV note 10/2] des êtres humains. 

         À l’issue de tout ceci, le lapin se sent déjà beauco22.pngup mieux. Cependant, le modèle se voulant enfant de Dieu reste plus exigeant que son homologue du monde. Comparativement, celui-là mène en effet une existence paisible, puisque il est peu assidu au jeu de saute-mouton : lui ayant tout sauté, une bonne fois pour toutes, il peut se reposer. Le lapin enfant de Dieu, lui, met un point d’honneur à ne pouvoir se reposer que sur le "professionnel"© de la psyché qui se veuille également enfant de Dieu [50][51][52][53, APR note 94][54][55: l’idéal étant bien sûr l’admirable et renommé connaisseur de l’Écriture. Car le saute-mouton a un inconvénient chez le lapin enfant de Dieu : il rate parfois son saut qui, mal calculé, le fait atterrir au beau milieu d’un texte désagréable qu’il ne peut pas vraiment nier avoir vu ou entendu s’il ne l’a pas lu : au cours d’une assemblée de lapins enfants de Dieu [56], par exemple. Ajoutons à un texte de cette nature l’éventuel "traumatisme"© qu’il subira de plein fouet si l’assemblée laisse entrer un "psychopathe"© -lui-même raté par les chasseurs… pour lesquels il fut le premier rabatteur [57]- qu’il ne peut pas davantage nier avoir vu ou entendu [8, APR note 73] s’il ne l’a pas lu : ce n’est plus un fardeau, mais un cauchemar ! En effet, celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit, est incapable d'aimer Dieu, qu'il ne voit pas. Bilan : double crainte. Celle liée au châtiment de celui qui abolit les commandements, plus celle liée à la visibilité du frère contre lequel s’est exercé cette abolition… et contre lequel se sont également exercés de multiples châtiments "préventifs"© à un châtiment si injuste qu’il ne l’aura d’ailleurs jamais exercé ! La psylangue a une botte secrète [58: en son sein, elle ne se satisfait pas d’avoir expurgé les mots désagréables. Elle ne se satisfait pas non plus de monopoliser le mot agréable… gardant ainsi égoïstement (!) l’amour pour elle toute seule. Mais l’explication de son usage surabondant -et compensatoire [59]- en paroles (afin de mieux en maquiller la destruction systématique en actes) est-elle beaucoup plus satisfaisante ? Sachant que –de l’aveu même d’un psylinguiste renommé dont tout le monde fait l’éloge !- le mot ne décrit plus qu’un état si extraordinairement vague [60, APR note 30] qu’il fait passer Jean pour un extra-terrestre, pourquoi est-on incapable, dans ce que tout le monde voit et reconnaît, de se libérer en libérant le mot de sa psyprison ? Parce qu’il n’y est plus… tout en y étant toujours. En psylangue, l’amour n’est plus un mot : c’est une ponctuation [27,1]. Comme celle-ci

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Commentaires

http://www.youtube.com/watch?v=HKB8DCZUxE4&feature=related

mais non, puisque ce n'est pas une orange ...

Écrit par : simone | vendredi, 07 janvier 2011

Ou alors c'est une orange bleue... mais il est vrai que celle-ci n'est arrivée qu'après votre commentaire ! (elle va encore dire : "ça m'apprendra à venir commenter un article en cours !...")
Mais que vient faire Gilbert là-dedans ? J'avais d'ailleurs intégré la même il y a quelque temps : une autre version, du temps de ses toutes premières années ; quand il chantait en costard cravate. En noir et blanc, évidemment. (L'image, pas le son ; puisque celui-là est... devinons !)

Écrit par : Michel | vendredi, 07 janvier 2011

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