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samedi, 08 janvier 2011

On venait là pour se faire pastiser.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 3,22-30. (*)/(*)(*) 
Jésus se rendit en Judée, accompagné de ses disciples ; il y séjourna avec eux, et il baptisait. Jean, de son côté, baptisait à Aïnone, près de Salim, où l'eau était abondante. On venait là pour se faire baptiser. En effet, Jean n'avait pas encore été mis en prison. Or, les disciples de Jean s'étaient mis à discuter avec un Juif à propos des bains de purification. Ils allèrent donc trouver Jean et lui dirent : « Rabbi, celui qui était avec toi de l'autre côté du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui ! » Jean répondit : « Un homme ne peut rien s'attribuer, sauf ce qu'il a reçu du Ciel. Vous-mêmes pouvez témoigner que j'ai dit : Je ne suis pas le Messie, je suis celui qui a été envoyé devant lui. L'époux, c'est celui à qui l'épouse appartient ; quant à l'ami de l'époux, il se tient là, il entend la voix de l'époux, et il en est tout joyeux. C'est ma joie, et j'en suis comblé. Lui, il faut qu'il grandisse ; et moi, que je diminue. »

            Un homme ne peut rien s'attribuer, sauf ce qu'il a reçu du Ciel. Ce qu’il a reçu, lui : non un autre homme. Par conséquent, il sait aussi qu’il possède ce qu’il a demandé. Ce qu’il a demandé, lui : non un autre homme. C’est sa joie, et il en est comblé. S’il ne l’est pas, c’est qu’il n’a pas été écouté : sa demande péchant alors par manque de conformité à la volonté de Dieu. Il est censé savoir que le Fils de Dieu est venu nous donner l'intelligence pour nous faire connaître Celui qui est vrai… et Celui qui est vrai ne vient pas se mettre au service du mensonge ou du premier caprice venu.
            Si quelqu'un voit son frère commettre un péché qui ne conduit pas à la mort, il priera, et Dieu rendra la vie au pécheur, puisque son péché ne conduit pas à la mort. À condition toutefois que ce quelqu’un soit quelqu’un de comblé ! Sinon, cela conduit au fameux travers de la paille et de la poutre [1]. Et si ce quelqu’un est bien quelqu’un de comblé, voyant ainsi un frère aller diabolomenthe.jpgde haut en bas, il peut aussi voir un autre frère aller en sens inverse : de bas en haut… y compris plus haut que lui-même, sans que cela ne l’affecte le moins du monde : la jalousie [2, notes 7,8] n’offre aucune prise à son développement chez qui est déjà comblé. Seule déborde la joie de celui-là, s’ajoutant à celle de l’autre qui, à sa propre mesurec’est-à-dire, à ce qu’il a reçu, lui, du Ciel- est lui-même comblé. Être comblé, ce n’est pas tant avoir ramassé le jackpot, que posséder ce qui est verticalement conforme à la volonté de Dieu… et horizontalement conforme à l’identité propre de chacun. Être comblé, ce n’est pas non plus être nécessairement plein : un verre à liqueur -fût-il rempli à ras bord- ne comblera personne s’il contient de la limonade ; un grand verre de whisky on the rocks comble… alors qu’il sera vide aux deux tiers. Si nous possédons un verre à liqueur plein de limonade, cela certes ne conduit pas à la mort ! Quand bien même il aurait été formellement demandé à cet usage, ce contenant ne remplit pas une fonction conforme à son identité ; son contenu non plus. Dans un contexte similaire, si nous possédons un grand verre plein de whisky, cela conduit… au coma éthylique pour qui n’en a pas l’habitude. Mais rien n’interdit à un homme possédant un grand verre de l’attribuer à un assoiffé de limonade, celui-là lui attribuant le verre à liqueur pour son whisky : ceci dans le cadre d’un échange libre et consenti, donc conforme à la volonté des deux parties. C’est leur joie, et ils en sont comblés.

             Tel est Jean Baptiste qui a été envoyé devant lui. Comblé de sa qualité de "verre à apéritif", il s’en tient là, et il est tout joyeux d’avoir rempli son office comme tel : il sait aussi qu’il n’a pas à demander ce qui n’appartient pas à l’identité du "verre à apéritif", et ne s’y oppose pas. « Lui, il faut qu'il grandisse ; et moi, que je diminue » : après l’apéritif, il faut que les convives se mettent à table, les verres de service [3] y étant différents, puisque plus grands [4].

Première lettre de saint Jean 5,14-21. (*) (*)
Mes biens-aimés, ce qui nous donne de l'assurance [5, notes 5 à 16] devant Dieu, c'est qu'il nous écoute quand nous faisons une demande conforme à SA volonté. Et, puisque nous savons qu'il écoute toutes nos demandes, nous savons aussi que nous possédons ce que nous lui avons demandé. Si quelqu'un voit son frère commettre un péché qui ne conduit pas à la mort, il priera, et Dieu rendra la vie au pécheur, puisque son péché ne conduit pas à la mort. Il y a un péché qui conduit à la mort, ce n'est pas pour celui-là que je dis de prier. Tout ce qui nous oppose à Dieu est péché, mais il y a des péchés qui ne conduisent pas à la mort. Nous le savons : l'homme qui est né de Dieu ne commet pas le péché ; le Fils qui est né de Dieu le protège et le Mauvais ne peut pas l'atteindre. Nous savons que nous appartenons à Dieu, alors que le monde entier est dominé par le Mauvais. Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu nous donner l'intelligence pour nous faire connaître  Celui qui est vrai, et nous sommes en Celui qui est vrai [*], dans son Fils Jésus Christ. C'est lui qui est le Dieu vrai, et la vie éternelle.
Mes petits enfants,
prenez garde de ne pas vous mettre au service du mensonge.

             Il y a un péché qui conduit à la mort [6] : celui-là n’en est plus à prendre garde de ne pas se mettre au service du mensonge, mais à ne pas se laisser atteindre par l’intelligence [7][8][9][10] faisant connaître Celui qui est vrai, en se protégeant [11] derrière les multiples services [2] du mensonge : tous ceux qui nous écoutent [12] quand nous faisons une demande contraire à SA volontéet contraire à l’identité propre de chacun [13][14]. Étant légion [15], l’offre est abondante 

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Commentaires

Cool le pastiche d'Orléans ! tu m'en mettras une caisse !
Pas dans une flute, mais dans un verre à Whisky, un petit coup de Richard 45 me comblera sûrement avant de me mettre à table ! Mais il ne faut pas se rouler dessous la table, bien sûr... ! (et dessus ?)

Écrit par : Guy | mardi, 11 janvier 2011

Dessus, c'est possible aussi. Mais alors, ce n'est plus une table de salle à manger... mais une table d'opération.
Alors, avec ou sans anesthésie ? (En buvant cul sec le contenu de la bouteille -sans eau et sans glaçons-, nous ne devrions pas avoir à déranger l'anesthésiste...)

Écrit par : Michel | mardi, 11 janvier 2011

Dessus, ça peut servir à autre chose ... Allons, allons, ne fantasmons pas - j'ai ajouté un carré blanc mais il ne se voit pas sur le background. wouarf ! Oooh ! chocking !

Écrit par : la hussarde sur la table | mercredi, 12 janvier 2011

Comme au ciné, c'est ça, et hop je saute du toit par la fenêtre ouverte... ben, qu'est-ce qu'ils font les chats sur la table et tous ces bouquins ! et hop tout par terre ! Place au basic instinct !
On venait pourtant là pour se pastiser !

Écrit par : Le hussard sur le toit | mercredi, 12 janvier 2011

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