Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 12 janvier 2011

En quittant le poulailler, il fit un tour en haut d’une tour. Il se disait : « Personne ne me trouvera. »

Montage LRSLT.jpg

(*)(*) – [*][*][*][*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1,29-39. (Mt)(Lc)(Mc)(Mt)(Lc)(Mt)(Lc)/(*)(*) 
En quittant la synagogue, Jésus, accompagné de Jacques et de Jean, alla chez Simon et André. Or, la belle-mère de Simon était au lit avec de la fièvre. Sans plus attendre, on parle à Jésus de la malade. Jésus s'approcha d'elle, la prit par la main, et il la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.
Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous les malades, et ceux qui étaient possédés par des esprits mauvais. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit toutes sortes de malades, il chassa beaucoup d'esprits mauvais et il les empêchait de parler, parce qu'ils savaient, eux, qui il était.
Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ses compagnons se mirent à sa recherche. Quand ils l'ont trouvé, ils lui disent : « Tout le monde te cherche. » Mais Jésus leur répond : « Partons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle ; car c'est pour cela que je suis sorti. » Il parcourut donc toute la Galilée, proclamant la Bonne Nouvelle dans leurs synagogues, et chassant les esprits mauvais.

            En quittant la synagogue… les derniers rangs du cinéma ont également été quittés ! C’est que leurs occupants ont tous été amenés à subir l’épreuve d’un sérieux examen de repêchage… et de raccommodage de filets [1]. Aussi, bien avant l’aube de la projection, le réalisateur les a obligés [2] à se lever. Ils sont sortis et sont allés dans un endroit désert, et là ils révisent : se mettant à la recherche des raisons ayant poussé leur réalisateur à ce nouveau renvoi collectif [3, APR note 34]. Quand ils les auront trouvées, ils pourront revenir. En attendant, ils doivent souffrir jusqu’au bout car leur examen ne se réduit pas à du repêchage : sa réussite leur ferait posséder le permis de… chasse. Aux esprits mauvais bien sûr : pas aux "fantômes"©[3, note 17][4, APR note 31] ! L’hypothèse est d’ailleurs absurde en soi : puisque les hommes ont tous une nature de chair et de sang, le premier gibier [5] de l’heureux lauréat de ce permis est le chasseur de "fantômes"© lui-même [6], plus incarné que son propre "gibier"©. Ainsi, celui-là ne fait jamais que se donner l’impression, l’illusion que la vraie vie est là [7, APR note 44], passant toute sa vie dans une situation de "maître"© pour se donner l’illusion simultanée que par crainte de la mort, il ne la passe pas dans une situation d’esclave/esclavagiste [8]réduisant à l’impuissance celui qui ne veut pas se laisser posséder [9, notes 3,4][10], rendu prisonnier [11, APR note 5][12, notes 2 à 6] par ses "soins"©[13][14][15][16]. Car ceux qu’il vient "aider"©[17][18], ce ne sont pas des anges (oh non !), ce sont les fils d’Abraham qu’il n’a de cesse de remodeler [19] en ficelés d’Abracadabra [20][21, note 42]. Il lui fallait donc devenir en tout point semblable [22,1!] à ses frères, pour être, dans leurs relations avec le Docteur, un grand trêtre [23][24, APR note 62] automatiquement miséricordieux [25][26][27] et digne de confiance [28][29], capable d'enlever leurs "fantômes"©[30][31] au peuple des bien-portants [32]. En tout point… sauf le dernier : n’ayant pas assisté jusqu’au bout à certaine projection [33] (de son propre chef : non par renvoi !), il porte néanmoins sec ours [34] à ceux qui subissent l’épreuve sans les preuves [3, note 14][35][36].Quand ils ont cherché un "fantôme"©, ils lui disent : « Tout le monde t’a trouvé. »

Lettre aux Hébreux 2,14-18. (*)/(*)
Puisque les hommes ont tous une nature de chair et de sang, Jésus a voulu partager cette condition humaine : ainsi, par sa mort, il a pu réduire à l’impuissance celui qui possédait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le démon, et il a rendu libres ceux qui, par crainte de la mort, passaient toute leur vie dans une situation d'esclaves. Car ceux qu'il vient aider, ce ne sont pas les anges, ce sont les fils d'Abraham. Il lui fallait donc devenir en tout semblable à ses frères, pour être, dans leurs relations avec Dieu, un grand prêtre miséricordieux et digne de confiance, capable d'enlever les péchés du peuple. Ayant souffert jusqu'au bout l'épreuve de sa Passion, il peut porter secours à ceux qui subissent l'épreuve.

            Sans plus attendre, les derniers rangs du cinéma ont donc trouvé la sortie : que leur est-il arrivé pour être, dans leurs relations avec le réalisateur, aussi peu dignes de confiance qu’il a dû les enlever de la salle avant même que le film ne leur soit passé ? C’est qu’on leur avait servi le scénario, et une fièvre de chuchotements peu charitables les avait gagnés sans qu’ils ne puissent s’empêcher de pouffer [37]. Ce qui démontrait à l’envi qu’ils n’avaient pas assimilé la toute première règle du candidat chasseur d’esprits mauvais : règle pouvant à la rigueur s’appliquer sur une île déserte puisqu’elle ne requiert pas nécessairement la présence d’un tiers candidat, lui (ou malgré lui !), au rôle de gibier. En effet, puisque les hommes ont tous une nature de chair et de sang, qu’ils le veuillent ou non ils partagent cette condition humaine. Et ce, sous toutes conditions météorologiques : beau temps [38][39], pluie [40], fortes chaleurs [41] ou froid glacial [42][43][44][45][46], bise légère ou tempêtes… au-dessus de leurs têtes, ou dans leur verre [44][45]. En un mot, ce ne sont pas toujours des anges : en conséquence, n’ayant pas besoin de parcourir le monde pour trouver le gibier -qui, à défaut d’être le moins éprouvant, aura l’avantage de leur être le plus simple d’approche-, pourquoi ne commenceraient-ils pas à exercer leur éventuelle capacité sur eux-mêmes ? Ce en quoi ils ont d’ailleurs été vivement encouragés à l’occasion d’un film antérieur, le scénario d’alors sachant, lui, qu’une poutre offre une visibilité réduite dans sa relation comparative avec une paille [46, note 1][47]. N’ayant donc pas poussé jusqu’au bout cet exercice, nos spectateurs des derniers rangs ont spontanément adopté une approche différente : celle de la scène qui décrit Jésus dans la synagogue -interpellant vivement un homme tourmenté par un esprit mauvais [3]-, puis la scène présente : Jésus s'approchant de la belle-mère de Simon, la prenant par la main, et la faisant lever alors que la fièvre la clouait au lit jusqu’à son arrivée. Cette scène intervenant à la sortie de la synagogue, elle suit immédiatement la précédente. D’où les murmures émanant du fond de la salle. Pour les uns, il fallait donc que Jésus fasse d’abord la démonstration éloquente d’un enseignement nouveau, proclamé avec assez d’autorité pour commander même aux esprits mauvais, et que ceux-ci lui obéissent. Cette démonstration étant probante, alors –et alors seulement- on va oser parler à Jésus de la malade. Car, tant qu’il s’agit de purifier un homme couvert de lèpre [48] ou de rendre la vue à un aveugle [49], il n’y a pas de difficulté particulière [50] lorsqu’on s’appelle Jésus. En revanche, elle se fait ici inouïe : non dans la capacité à tordre le cou d’un accès de fièvre –handicapant, mais a priori plus ponctuel et provisoire que la lèpre ou la cécité, voire plus facile à guérir- mais dans l’exercice de cette capacité portant secours à une belle-mère ! Ce à quoi acquiescent d’autres parmi les derniers rangs, ceux-là ajoutant que les deux scénarii mis bout à bout établissent formellement un lien on ne peut plus évident [51, APR note 70] entre l’esprit mauvais et la belle-mère. Mieux encore : suite à cette guérison -dont nul n’aurait parié le succès-, que se passe-t-il ? Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous les malades, et ceux qui étaient possédés par des esprits mauvais. Saisis par la ville entière se pressant à la porte, tous les spectateurs des derniers rangs s'interrogeaient : « Qu'est-ce que cela veut dire ? Se seraient-ils pressés de cette manière si, par le bouche à oreille circulant dans tout Capharnaüm, on n’avait pas appris cette extraordinaire nouvelle ? Une belle-mère a été guérie ! » Des esprits plus incisifs en soulignent l’aspect extraordinaire,1268991785.jpg relisant à leurs camarades vivement interpellés cette phrase : « sans plus attendre, on parle à Jésus de la malade. » Mais qui est ce "on" ? Voilà qui, par définition, est… indéfini. Pourquoi ne pas définir plus précisément ce "on", alors que l’Évangéliste prend soin de nommer les trois arrivants dans la maison de la malade : Jésus, accompagné de Jacques et de Jean ? Avec Simon et André, ils sont donc quatre disciples au chevet de la belle-mère : eu égard au cas qui leur est soumis, c’est là un minimum ! Cependant, un esprit moins caustique vient alors tempérer le propos : où donc le scénario stipule-t-il qu’ils sont quatre disciples ? Jésus, accompagné de Jacques et de Jean, alla chez Simon et André. Or, lorsque le chat botté  [52] a croqué l’ogre après  que celui-ci se soit métamorphosé en souris [53], il est chez l’ogre… mais il n’est pas l’ogre, et l’ogre n’est plus chez lui : il en a été impulsé par ingestion féline [22,6][54,6]. Ce qui n’empêche nullement le Roi et la princesse d’y arriver à leur tour. 

[ NB : à cette époque, on n’avait pas encore inventé les huissiers de "justice"©©©[55] expulsant par ingérence [56, APR note 15][57] les "ogres"©[58] de chez eux ; aussi devait-on alors se contenter de cette magie [55] très ordinaire d’animaux sachant parler [56, APR note 43]… ]

À ce sujet, pointent des objections dans la salle : les chats bottés doués de la parole n’existent pas, les ogres capables de se métamorphos1236709645.jpger non plus. Par conséquent, l’analogie est spécieuse. Sans plus attendre, fusent les répliques à ces objections : pourquoi n’auraient-ils pas le droit à l’existence dès lors que, de nos jours, beaucoup passent toute leur vie dans une situation d'esclaveschez eux ou chez autrui- de "maladies"© n’existant pas [57, notes 53 à 56] ? Pourquoi un ogre ne pourrait-il pas se transformer en souris alors que, de nos jours, on transforme des propriétaires en "locataires"©[58] -ou des lieux de détention [59, APR note 5] en établissements "hospitaliers"©[60, APR note 111]- sans que cela ne dérange personne ? N’est-ce pas encore plus difficile, notamment en l’absence [56, notes 24] –ou la présence violemment inhospitalière [61, APR note 66] à leur volonté propre- des transformés ? Sans plus attendre, on parle à Jésus de la malade ? Jésus s'approche d'elle, la prend par la main, et il la fait lever ? La fièvre la quitte, et elle les sert ? Quoi de plus banal ? Et qu’est-ce qu’un malheureux chat botté en regard d’un "malade"© dont on parle fébrilement, pressé de l’éloigner de soi [62, note 5/4], de le prendre par derrière [63, note 11], de le faire coucher et de le mettre à la porte afin de l’empêcher de parler [64, APR note 26], parce qu'il sait, lui, qui est l’esprit mauvais ? Il sort et est amené dans un endroit désert, et là il peut crier : personne ne l’entend. De même, aucun de ses compagnons n’ira se mettre à sa recherche : sans doute trop occupés à entendre les sirènes ogre2.gif[22,11][65] de la mauvaise nouvelle proclamée par les esprits mauvais chasseurs. Car ceux qu'ils viennent aider, ce ne sont décidément pas les anges : à tout prendre, pourvu que l’on évite de s’approcher de leur château et de les prendre par la main, ne vaudrait-il pas mieux qu’ici ou là existassent quelques ogres, si cela avait le pouvoir de réduire à l’impuissance tout ceci ?

         Jésus, accompagné de Jacques et de Jean, alla chez Simon et André. Ce n’est que le lendemain que la voix de Simon se fait entendre : « Tout le monde te cherche. » Simon était-il chez lui lorsque Jésus quitta la synagogue, accompagné de Jacques et de Jean ? Ou bien était-il parti ailleurs ? S’il ne l’était pas, et si c’est lui qui parle à Jésus de la malade, pourquoi n’est-il pas explicitement nommé alors qu’il l’est partout ailleurs ? Pourquoi… sinon parce que ce n’est pas lui qui parle à Jésus de la malade ?  Si ce n’est pas lui qui en parle, pourquoi n’en parle-t-il pas alors qu’il est le maître de maison ? Était-il pressé que sa belle-mère guérisse ? Sinon… a-t-il bien accueilli la bonne nouvelle de la guérison de sa belle-mère ? Ou bien considérait-il que oui, d’une certaine manière, les ogres existent ? C’est à peu près à ce moment-là que, surgissant à l’improviste dans la salle après ses ultimes instructions données au projectionniste, le réalisateur surprit ce brouhaha de questionnements. Dès lors, on comprend déjà mieux les raisons l’ayant poussé au renvoi collectif…

FB12484.jpg.gif

Commentaires

C'est pas du jeu, ça ! Où est passé le petit lapin qui faisait du vélo ? Pas eu le temps de le capturer !
Et votre Mickey a un regard qui ne me plaît pas - impossible de me consoler avec lui. Bizarre, le fonctionnement de ce blog depuis quelques temps ...

Écrit par : réclamation - | vendredi, 14 janvier 2011

Bizarre ? Vous avez dit bizarre ? Voilà qui est étrange. Et afin que vous ne soyez point KNOCK-out, la petite séance de repêchage qui s'impose !

"C'est pas du jeu, ça !" Tss tss : dites plutôt que vous n'en avez pas assimilé les règles, du jeu. "Où est passé le petit lapin qui faisait du vélo ?" Or, dans les règles du jeu, votre serviteur puise l'illustration de son interlude du jour au sein de l'un ou l'autre des articles précédents, auquel vient faire écho celui du jour : c'est-à-dire, l'un des articles en GROS lien actif [(*)] surligné de jaune, à droite du "/" introduisant l'Évangile du jour. Ce qui veut dire qu'il faut louer comme il se doit l'endurance du lapin, puisqu'il n'a pas cessé de faire du vélo depuis l'an dernier ! En effet, si vous aviez cliqué sur le (*) le plus à droite, vous seriez arrivée droit dessus :
http://micheldetiarelov.hautetfort.com/archive/2010/01/13/quand-il-pleut-des-malades-tout-le-monde-cherche-imper.html
(Du reste, si vous aviez cliqué sur la photo elle-même, elle vous aurait AUSSI redirigé sur l'original : la majorité de mes illustrations étant active.)
"Pas eu le temps de le capturer !" Mais vous avez tout votre temps ! En revanche... z'avez votre permis de chasse en règle, au moins ? C'est un coup à se faire des ennuis, cela...

"Et votre Mickey a un regard qui ne me plaît pas - impossible de me consoler avec lui." Alors là, rien de plus normal ! D'abord, en tant qu'amatrice éclairée de la gent féline, vous ne pouvez que tendre vers un certain mimétisme sur les rapports "affectifs" vous liant avec le monde des souris. Ensuite, le regard -consolateur impossible- ne vous plaît pas pour deux raisons :
1°) c'est un faux regard de fausse souris (des mauvaises langues allant jusqu'à se demander s'il ne s'agirait pas du vrai regard d'un vrai rat : le débat est ouvert...)
2°) c'est un vrai regard de faux consolateur : ce qui finit par vous troubler jusqu'à rendre impossible votre consentement à la consolation.
Surtout, SURTOUT : ne vous en soignez pas ! Car au moins votre fonctionnement n'est pas bizarre : déjà cela de pris, non ?...

Écrit par : Proclamation (bonne nouvelle ?) | vendredi, 14 janvier 2011

Pouce ! je ne joue plus. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, n'est-ce-pas ?

Écrit par : simone | samedi, 15 janvier 2011

Les commentaires sont fermés.