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mercredi, 19 janvier 2011

Promenons-nous dans les abois pendant que le loup y est.

Montage promenons-nous.jpg

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 3,1-6. (Lc)(Lc)/(*)(*)
(L'Église fête : Semaine de prière pour l'unité des chrétiens - 19 janvier)
[*]
Un jour, Jésus entra dans une synagogue; il y avait là un homme dont la main était paralysée. On observait Jésus pour voir s'il le guérirait le jour du sabbat ; on pourrait ainsi l'accuser. Il dit à l'homme qui avait la main paralysée : « Viens te mettre là devant tout le monde. » Et s'adressant aux autres : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal
[N] ? de sauver une vie, ou de tuer ? » Mais ils se taisaient [1, APR note 14]. Alors, promenant [2] sur eux un regard de colère, navré de l'endurcissement [3] de leurs cœurs [4, notes 13/2][5, notes 30], il dit à l'homme : « Étends la main. » Il l'étendit, et sa main redevint normale.  
Une fois sortis, les pharisiens se réunirent
[6, APR note 15] avec les partisans d'Hérode contre [7] Jésus, pour voir comment le faire périr.

            On pourrait ainsi l'accuser ? À s’en tenir à la stricte étymologie du verbe -soit à la lettre-, c’est faire là œuvre de… justice. En effet, Jésus est assez observé pour que tous convergent dans l’unité des témoins de la scène : si la main paralysée de l’homme redevient normale, il le devra moins à sa volonté propre –et encore moins à la grâce d’un jour de sabbat !- qu’à l’action explicite de Jésus, cause manifeste d’une guérison opérée devant tout le monde. Ce en quoi elle se distingue d’autres guérisons plus intimes, à l’issue desquelles il est d’ailleurs sévèrement demandé au bénéficiaire une certaine discrétion [8][9][10, APR note 26]. La guérison d’aujourd’hui, en revanche, est clairement de celles qui s’adressent autant aux autres [9, note 23][11 qu’à l’intéressé lui-même : s’inscrivant dans une pédagogie étendant ses leçons au-delà de la paralysie extérieure visible en remettant en question [12] ce qui y ressemble, mais demeure invisible parce que intérieur… et soigneusement gardé à l’intérieur [13][14]. Du reste, l’ironie veut que nous soyons précisément à l’intérieur d’une Flyer_Unite_des_chretiens_100.jpgsynagogue : à un endroit et à un moment il n’est pas question d’une guérison en tête à tête ! Dans une synagogue, il est plus souvent question de mettre directement en pratique [15, AV note 2] la théorie d’un enseignement [16, note 2], en éduquant [17, note 4] à la réunion de l’intérieur à l’extérieur [18][19]–voire à en expulser ce qui, de l’intérieur, nuit à cette réunion [13]- afin de restaurer l’unité de l’être : prélude incontournable à toute recherche d’unité extérieure, désireuse de ne pas confirmer trop brillamment l’Ecclésiaste [20! De fait, là où demeurent, non pas des germes [21], mais des fruits [22] notoires de divisions perdurant des années [23][24][25, APR note 15] chez des acteurs ayant les deux mains paralysées dès qu’il s’agit pour eux de répondre [26, notes 42 à 45] du dixième de tout ce qu’ils en auront pris part, de quoi parle-t-on lorsque la bouche en cœur on consacre ensuite une semaine aux autres en les appelant à l’unité ? D’une certaine manière, une telle "unité" n’existait-elle pas déjà quelque part sur la route de Jérusalem à Jéricho, tant dans la prière qu’au travers des actes posés… ou évités ? Un prêtre et un lévite [27, APR note 29] ne sont-ils pas en leur temps les "rois" de la prièrepourquoi pas, formulée dans un sens favorisant l’unité ? On ignore s’ils priaient alors pour les Samaritains : on ignore moins que seul l’un de ceux-là est cité en exemple d’ouvrier de l’unité. Chez des ouvriers de la division [28, APR note 46], au-delà d’une semaine officielle de prière entre eux et d’autres, de quoi est-il question ? Tout cela ressemble furieusement à une copieuse fuite en avant établie selon les règles d'une loi humaine, alibi confortable masquant les nuisances de vies sinon détruites au moins déchirées en leur temps. C'est que, dernièrement, Melkisédek porte un nom faisant se lever des noms si contraires qu’on a peine à les voir portés par des témoins proclamés de l'Écriture…

Lettre aux Hébreux 7,1-3.15-17. (*)/(*)
Melkisédek
, roi de Salem, prêtre du Dieu très-haut, vint à la rencontre d'Abraham quand celui-ci rentrait de son expédition contre les rois; il le bénit, et Abraham lui fit hommage du dixième de tout ce qu'il avait pris. C'est que, premièrement, Melkisédek porte un nom qui veut dire « roi de justice » ; de plus, il était roi de Salem, c'est-à-dire roi « de paix », et puis il n'est pas question de son père, ni de sa mère, ni de ses ancêtres, ni du début de son existence ni de la fin de sa vie ; tout cela le fait ressembler au Fils de Dieu : il demeure prêtre à jamais. Les choses sont encore plus claires si cet autre prêtre se lève à la ressemblance de Melkisédek.
Il est devenu prêtre, non pas selon les règles d'une loi humaine, mais par la puissance d'une vie indestructible. Car voici le témoignage de l'Écriture : Tu es prêtre pour toujours selon le sacerdoce de Melkisédek.

           « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal ? de sauver une vie, ou de tuer ? » Mise là devant tout le monde -au cœur de la "semaine de l’unité entre les chrétiens"-, la question revient –également dans la "synagogue"- entre… fidèle I° et fidèle II° [29, APR note 62] : elle ferait rire aux éclats la hyène [17, note 34] la plus "dépressive"©[30] ! Car l’un d’entre eux se tait [1, APR note 14] depuis qu’il s’est beaucoup étendu en son temps sur la "maladie"© de l’autre, ayant pu ainsi l’accuser [5, note 30][31, APR note 51]… entraînant dans son sillage d’autres accusations, publiques, lancées par des tenanciers de lois humaines [17, APR note 41][32][33][34][35], pas même selon leurs règles intérieures [17, notes 37 à 40] ! La situation n’étant jamais redevenue normale, selon quel étrange [36] sacerdoce peut-on être traître [37] pour toujours ?

404051698.jpg            Aux jours où Jésus entrait dans une synagogue, déjà les pharisiens se font les prototypes d’une indifférence endurcie à l’égard de ce qui se fait de bien ou ce qui se fait de mal… ou, tout du moins, ils se font les prototypes d’une redistribution des cartes [38] jouant naturellement en leur faveur : référents incontournables de la loi de Moïse –le bien officiel de l’époque-, ils l’appliquent avec une ardeur si jalouse [39] qu’ils en oublient la quintessence que suggère le nom de Melkisédek : justice, paix… et l’amour manifesté [17, APR note 9]. Est-il encore question d’aimer quand on se formalise de quelques épis de blé arrachés ? Est-il encore question d’aimer quand on s’apprête à accuser d’une guérison en se moquant éperdument de la souffrance d’un homme dont la main était paralysée ? Celui-là aurait-il donc mieux respecté le jour du sabbat s’il était demeuré dans cet état ? Est-il encore question d’aimer… le jour du sabbat lui-même lorsqu’on organise des réunions ce jour-là ? Cela ne demande-t-il pas autrement plus de travail que l’arrachage de quelques épis ? Ce qui, bien entendu, fait abstraction du sujet de la réunion elle-même : est-il encore question d’aimer lorsqu’on "fait l’unité" dans un registre ressemblant fort peu à celui de la prière ? Et pour cause : il s’agit de voir comment faire périr un bienfaiteur… avec les partisans d’un roi que le jour du sabbat émeut aussi peu qu’il compense avec un art consommé de faire périr ce qui s’oppose à lui. Ce en quoi, digne fils de son père [40], il a de qui tenir. On ignore si, durant la période de transition entre Jean et Jésus, les disciples du premier, réunis aux disciples de pharisiens, en ont entraîné dans leur sillage [41, APR note 126] ; ici, on ignore moins qu’une partie de leurs maîtres adopte une attitude diamétralement opposée, s’alliant au pouvoir politique en place, jouant vraisemblablement –en l’excitant- sur la crainte de ce dernier de se voir supplanté par le Roi des Juifs.

            Les choses ont cependant l’avantage d’être claires : pour les pharisiens, le jour du sabbat n’est rien d’autre qu’un outil de coercition faisant sentir leur pouvoir [42]. Afin de conserver cet ascendant, ils n’ont pas attendu l’avènement de la "médecine"© moderne pour savoir que le pouvoir appartient à celui qui déstabilise plus faible que lui [43]. Détenteurs du pouvoir spirituel, à leurs yeux le pouvoir politique est plus faible qu’eux : ce que celui-ci démontrera d’ailleurs en se laissant manipuler [44] de bout en boutle joursera vu pour de bon comment le faire périr [45][46]. Pour l’heure, il n’y a pas de trouble : un chat est un chat, les gentils sont gentils et les méchants sont méchants. Sous le règne des Hérode père et fils [41][47], on ignore les débats d’hémicycles au sein desquels voltigent les noms d’oiseaux entre partisans et opposants : il suffit parfois d’être simplement suspect d’appartenir à la seconde catégorie… pour que soit tout vu comment faire périr. Ce qui présente aujourd’hui l’avantage d’apaiser quelque peu la tentation de se livrer à certaines comparaisons hardies entre ces rois d’injustice et de guerre, et nos "rois" contemporains [48, APR note 44] : s’il y a ressemblance dans des pratiques courtisanes discutables et plus ou moins occultes, cette ressemblance s’arrête à l’usage du meurtre (individuel ou collectif) sur commande : outil politique de déstabilisation, définitive et irréversible. C’est dire que sous ces contrées, nul n’aurait pu s’amuser à observer d’étranges échanges de vœux ressemblant à ceux du premier janvier 2011 : ce jour-là, en effet, beaucoup ne se sont-ils pas souhaité une excellente année ? Rien que de très normal un tel jour… si on oublie qu’en avance sur le temps [49?], il était question de l’année… 2012 !
             Là où les choses sont encore plus claires, c’est dans l’attitude de cœurs endurcis [50] n’ayant rien à envier en matière de paralysie. Dans le meilleur des cas, un homme dont la main est paralysée n’a que cette main de paralysée. Un homme dont le cœur est paralysé est, en un sens, plus gravement paralysé que le premier. Car, sa paralysie n’étant pas de l’ordre du visible –pas même de son propre visible-, il peut l’étendre aux autres [51, APR note 30] sans que ceux-là ne sachent, ne puissent ou ne veuillent s’en défendre. L’homme dont le cœur est paralysé est au moins aussi contagieux que le lépreux : d’où son étonnant potentiel à (se) projeter [52, note 16] des "lépreux"©[9, APR note 39] un peu partout autour de lui… Ceci ne valant que depuis l’avènement de la "médecine"© moderne –seule à ne pas en être navréemiyazakidessinmoebius11ne5.jpg puisque c’est là une "bénédiction" pour son fonds de commerce-, comment revenait-on à la "normale" du temps de nos pharisiens ? Autrement dit, lorsque quelqu’un disant le bien [53] et le mal [54] -mais faisant le mal jusqu’à empêcher autrui de faire le bien [55]-, était publiquement dénoncé comme tel par quelqu’un d’autre disant également le bien et le mal –mais évitant de faire le mal autant qu’il lui était possible, essayant d’empêcher autrui de faire le mal [56]-, si le cœur du premier restait paralysé, comment cherchait-il alors à sauver la face vis à vis du second ? C’est écrit ci-dessus, chez Marc en 3,1-6 : l’union (à défaut de l’unité) faisant la force, il se réunissait avec des contaminés pour voir comment éliminer un tel vis à vis. Jusqu’à l’avènement de la "médecine"© moderne, jour du sabbat ou pas, ce réseau de complicités [57, note 32] lui permettait de faire le mal : de tuer (élimination garantie sans retour) pour sauver sa vie [58]. Avec l’avènement de la "médecine"© moderne, ce processus s’est étendu de manière industrielle : non sans avoir au préalable œuvré à éradiquer des concepts [59] trop visiblement contrariants afin de leur substituer l’anesthésie morale d’un nouveau vocabulaire [60][61, APR note 118] "disant le bien et le mal"©[62, APR note 60,§6] par la voix d’institutions jusqu’alors traditionnellement vouées à faire le bien, à abolir le mal accompli (ou à l’empêcher de s’accomplir), à éviter de faire le mal autant qu’il leur est possible, selon les termes du fameux serment d’Hippocrate [63]. Pour étendre la main sur les résultats concrets de cette "médecine"© moderne, rien de plus facile : il suffit de promener son regard sur la Toile [64][65][66][67][68],etc.. De même que les pharisiens ne veulent pas voir une guérison effectuée sous leurs yeux, ne voient pas le contraire ceux qui ne veulent pas le voir (contaminés ?). Hors les formes (chargées d’entretenir l’illusion [69, APR note 44]), pour ce qui est du fond, n’est-ce pas criant de ressemblance à… "comment le faire périr" ?

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