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samedi, 22 janvier 2011

De nouveau on assembla la maison, si bien qu’il n’était pas possible de la ranger.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 3,20-21. [*|*|*]|(*)(*)(*)(*)/(*)(*)
Jésus entre dans une maison, où de nouveau la foule se rassemble, si bien qu'il n'était pas possible de manger.  Sa famille, l'apprenant, vint pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. »
(?) 

            La brièveté de cet Évangile est à l’image du couperet à double lame, tranchant dans l’une ou l’autre de ces affirmations n’appartenant qu’à ce monde. Tant qu’elles tablent sur les apparences d’une première tente dont le Saint des saints est occulté aux regards par un second rideau, on obtient ainsi une affirmation définitive par laquelle la foule se rassemble, si bien qu’il n’est pas possible de ne pas la "manger". Gare au malheur qui vient chez celui qui observe un "appétit" moindre et "troublé" [1] à cet égard : celui-là est d’emblée suspect d’obtenir ainsi une aliénation définitive. Car il ne s’agit pas tant d’affirmer que le ciel est bleu lorsqu’il est gris (ou vice-versa)… ou qu’un éléphant est rose [2, APR note 10] lorsqu’il est également gris : en soi, tout ceci ne porte guère à conséquences, n’offrant pas matière à répandre le sang. Affirmer : « Il a perdu la tête », en revanche, pousse davantage en direction du second rideau : c’est affirmer ce qu’il y a au-delà de ce rideau, tout en demeurant dans la première tente : il n’est donc pas possible d’en purifier la conscience par l’observation directe.
         Ainsi n’est-il possible d’affirmer : « Il a perdu la tête » qu’en se rassemblant autour de notions extraordinairement vagues [3], lapidairement résumées plus haut en une seule ligne. Jésus entre dans une maison, la foule s’y rassemble au point qu’il n’est pas possible de manger… et cela suffit une fois pour toutes à répandre l’affirmation jusque au-delà des observateurs directs ! En effet, sa famille vint pour se saisir de lui après l’avoir appris de bouche à oreille, non après l’avoir vu. Si l’oreille appartient à sa famille (dont il est déjà notoire que les liens affectifs souillent la pureté de sa manière d’écouter [4]), à qui appartiennent les premières bouches ayant affirmé : « Il a perdu la tête » ? À la foule qui se rassemble dans une maison ? Si elle pensait qu’Il avait perdu la tête, pourquoi se rassemblerait-elle autour de Lui ? D’autre part, rassemblée dans une maison, comment pourrait-elle simultanément se trouver dans une autre maison afin d’y affirmer qu’Il a perdu la tête ? C’est dire que les premiers affirmateurs doivent n’appartenir ni à la foule ni à la famille, offrant ainsi la pureté extérieure des parfaits intervenants s’affichant moralement neutres : sans préjugé et sans parti pris. Ce qui constitue là une jolie performance, attendu qu’il n’y a rien au monde de moins moralement neutre que d’affirmer : « Il a perdu la tête. » Ce qui affirme implicitement dans tous les cas : « Il a un esprit mauvais [5, APR note 14] » ou bien : « Ses actes sans conscience [6,1] mènent à la mort. »           

Lettre aux Hébreux 9,2-3.11-14. (*)/(*)
Le sanctuaire de l'ancienne Alliance comportait une première tente, où il y avait le chandelier à sept branches et la table avec les pains de l'offrande; c'était ce qu'on nomme le Lieu saint. Derrière le second rideau, il y avait la tente appelée le Saint des saints, Le Christ, lui, est le grand prêtre du bonheur qui vient. La tente de son corps est plus grande et plus parfaite que celle de l'ancienne Alliance ; elle n'a pas été construite par l'homme, et n'appartient donc pas à ce monde. C'est par elle qu'il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire du ciel en répandant, non pas le sang des animaux, mais son propre sang : il a obtenu ainsi une libération définitive. S'il est vrai qu'une simple aspersion avec du sang d'animal, ou avec de l'eau sacrée, rendait à ceux qui s'étaient souillés une pureté extérieure pour qu'ils puissent célébrer le culte, le sang du Christ, lui, fait bien davantage : poussé par l'Esprit éternel, Jésus s'est offert lui-même à Dieu comme une victime sans tache ; et son sang purifiera notre conscience des actes qui mènent à la mort pour que nous puissions célébrer le culte du Dieu vivant.

            La tente de son corps est si grande et si parfaite que lorsque les esprits mauvais le voyaient, ils se prosternaient devant lui et criaient : « Tu es le Fils de Dieu ! » [7][8] Mais il leur défendait vivement de le faire connaître : avant l’heure, ce n’était pas l’heure. Toujours est-il que si eux Le reconnaissaient en Le voyant, c’est d’abord parce qu’ils se savaient eux-mêmes reconnus : face au Christ, personne - appartenant ou non à ce monde- n’est capable de Lui offrir une pureté extérieure faisant illusion [9, APR note 44] jusqu’à Le tromper [10, APR note 25]. Or, avant, pendant ou après l’heure [11], il n’a jamais été défendu vivement à quiconque de loup-chevre.jpgfaire connaître ce qui permet d’identifier et de reconnaître l’esprit mauvais au-delà de ce qu’il affiche à l’évidence [12, APR note 70] le plus volontiers : la plus grande et la plus parfaite des puretés extérieures de l’incommensurable patte blanche [13, APR note 14]. Parce que si le sang de Jésus purifie notre conscience des actes qui mènent à la mort pour que nous puissions célébrer le culte du Dieu vivant, c’est d’abord parce qu’Il a été poussé par l'Esprit éternel. Or, l’Évangile fourmille de récits au sein desquels les esprits mauvais ne se rencontrent pas nécessairement dans des culs de basse fosse et autres lieux de mauvaises fréquentations ; ce qu'on nomme le Lieu saint, le sanctuaire ou tout lieu sacré se prêtant à célébrer le culte du Dieu vivant se trouve même souvent un point privilégié de confrontations difficilement identifiables comme étant sans tache. C’est que l'Esprit éternel n’est pas toujours seul à pousser : il arrive même que le pousseur de substitution parvienne à se faire si bien passer pour Lui qu’Il Le rend repoussant [14, APR note 10]. Le sang de Jésus purifie "automatiquement" [15][16, notes 39,40][17, notes 6 à 13] notre conscience des actes qui mènent à la mort… et basta : au mieux, il est le dessus du panier chargé d’asperger de sa pureté le reste de son contenu, celui-là étant à peine moins objet de culte [5, APR note 28][18, APR note 4].

         « Il a perdu la tête. » Cette courte phrase ne présente pa2121402927.jpgs de difficulté particulière [19] à être retenue de tous, des plus petits jusqu'aux plus grands : quels qu’en soient les développements ultérieurs qui viennent ensuite s’y greffer –et quelle qu’en soit leur pureté extérieure, en intentions [20, APR note 32] exprimées ou en actes posés-, sans aucune exception elle identifie formellement l’influence délétère d’un esprit mauvais. On en a conscience ou non, on le laisse pousser ou non : ce n’est encore que la mèche inerte du bâton de dynamite [21][22][23], inoffensive tant qu’elle reste éteinte : ce qui relève de la liberté de chacun. Sauf lorsqu’on le laisse trop pousser : dès lors, on participe plus activement [20, note 32] à la menace de nuire à la liberté de celui contre lequel aura été plaquée la petite phrase. Attitude qui, de nos jours, a mené à des prétendues "lois"©[24, note 15] : prétendues dans le senselles ont prétention à imposer arbitrairement à un homme -ou un groupe d’hommes- qu’il(s) soi(en)t fait(s) pour cette "loi"©, et non l’inverse [25; ceci sous la pression conjuguée d’un homme -ou d’un groupe d’hommes- adverse(s). Formulée dans un tel esprit, au-delà des fausses garanties de la plus parfaite pureté extérieure de sa lettre [26, note 36], la loi -quelle qu’elle soit- ne répond plus à l’esprit général de la loi, qui devrait être d’encourager et d’entretenir un minimum de cohésion sociale [27] respectueuse des légitimes différences entre les hommes. Elle trouve d’ailleurs rapidement ses limites dans ses applications, venant à en perdre pied là où elle ne répond plus même à sa propre lettre [28](!) : d’où ses recours abusifs et factices à la lettre d’autres lois [29], bouées de plomb [30][17] volant au secours d’un navire en perdition lui faisant perdre davantage pied. Ne pas être détracteur de "lois"© de ce type [28, AV note 17] (dont la "correcte application" consiste beaucoup moins à obtenir la libération définitive en répandant son propre sang, que celui d’étranges "animaux"[31][6, note 7,1][32]), c’est affirmer en être le tracteur [33, APR note 17] : celui qui tire s’étant alors parfaitement identifié de lui-même, il ne reste plus qu’à reconnaître celui qui pousse. À cet égard, on pourrait bien célébrer du matin jusqu’au soir le culte du Dieu vivant : tant qu’il se destine à (se) masquer [34][35][36][37][38][39] la conscience d’actes qui mènent à la mort [40][40bis][41], ce "culte" n’appartient qu’à ce monde devenant ancien. Or ce qui devient ancien et qui vieillit est près de disparaître [5, APR note 12].

s_00035279.jpg            Or, n’est-ce pas le monde lui-même qui vient appeler à cette disparition [42] ? En effet, que tout esprit religieux soit massivement assimilé de nos jours à de la régression chez ceux qui se refusent à prendre part à l’Alliance nouvelle -à l’issue de plus de deux mille ans placés sous son égide !- est sans doute un singulier raccourci de leur part… mais ne traduit pas nécessairement une présence plus évidente de l’esprit mauvais chez eux ; cela mène plus sûrement à remettre en question [43] la transmission [44][45] de certains témoignages [46][47][48, APR note 66]. Lorsque la dite régression [49][50][51][52][53][54][55] est observable [56, notes 87 à 90], quasi palpable dans un réel qui est là, pour tous [9, AV note 41], n’est-ce pas un raccourci inverse que de l’attribuer à des esprits voués à une sorte de laïcisme revanchard ? Car, esprits sans foi, ils n’ont guère à leur disposition que ce qu’ils voient, sous la première tente : ceux qui célèbrent le culte d’un Dieu qu’ils affirment "vivant", alors qu’ils témoignent -dans leurs actes visibles de "néo-sadducéens"- d’un "Dieu" mort et projeté [57, APR note 16][58]… quand ce n’est pas d’une chasse ouverte au Dieu vivant [59][60][61] dans leurs propres rangs, se rassemblant [62, note 59] sous un très vieux cri de guerre [63, APR note 26][64] : « Il a perdu la tête » !
         "Je serai indulgent pour leurs fautes, je ne me rappellerai plus leurs péchés"[5, APR note poison.jpg12]. « Il a perdu la tête » : aussi visible que l’étiquette apposée sur un flacon de poison [65], mentionnant clairement son contenu en y ajoutant le sigle peu ragoûtant –mais sans ambiguïté- d’une tête de mort. C’est dire que l’indulgence devient caduque chez celui qui passe outre, se faisant croire, faisant croire –jusqu’à participer activement à la pérennité de certaines "lois"©, celles-ci passant outre la volonté de ceux qui savent lire, regarder et ne pas croire- à des promesses plus parfaites du contenu d’un flacon de poison… quand ces promesses ne se réalisent qu’en faisant perdre la tête pour de bon [66, APR note 26] : ce que permet aujourd’hui le développement de toute une "médecine"© contemporaine dont l’unique et saisissante référence évangélique repose sur la phrase : "car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. »" Phrase qui, de tout temps, ne sert que les intérêts de celui qui craint [67, 1050355402.jpgAPR note 20], à tort ou à raison, de perdre la sienne… ou seulement de perdre la face contre son adversaire. Du temps de Jésus, les premiers affirmateurs sont bien entendu de Ses détracteurs bien connus : ceux-là mêmes qui se sont réunis avec les partisans d’Hérode, pour voir comment le faire périr [68: au moins ne disposent-ils pas alors de cette artillerie lourde 4248318593.jpg"médicale"© qui, non seulement fait voir comment faire périr -tout en se gardant la tête haute- mais se comporte comme un Dieu en se permettant ce que même ceux-là ne se seraient jamais permis en dépit du sang des prophètes [69] qui leur tachent les mains : chez ses membres -pas même devenus prêtres selon les règles d'une loi humaine [68, APR note 28], pas toujours devenus médecins selon les règles d'une loi humaine [70] lorsqu’ils piochent un peu des deux [71, APR note 18] (ce qui n’est de toute façon qu’un pâlissime alibi là où ils le sont)- on entre comme dans un moulin [72] dans le sanctuaire du ciel [73, note 10] d’un autre [74][75, APR note 27][76], avec les outils de coercition de ce monde, on lui déchire son second rideau, on vient lui extorquer par la VIOLence des secrets [77, APR note 95][I][II][III][IV][6, note 70,11] n’appartenant pas à ce monde. On fait bien davantage : poussés par l'esprit (devinons lequel…), on l’offre lui-même à "Dieu" comme LE "bourreau" AVEC tache [78, APR note 2][79][80,im.2] ; et son sang "purifie" la "conscience" [81][82] d’actes qui mènent à la mort DE l’ÂME [83][84] pour aller ensuite célébrer tranquillement le culte d’un "Dieu" qui –à raison- ferait VOMIR [85] les nations païennes [86]. Car, derrière le second rideau du sanctuaire de ce "Dieu"-là, c’est rudement bien chauffé [87]

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