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mardi, 25 janvier 2011

Celui qui croira et sera pastisé sera sauté ; celui qui refusera de boire un poison mortel, Anne-Lise et Isabelle le CONDAMNERONT. Ensuite, Philippe le "suicidera"© afin qu’il aille boire un poison mortel à sa santé.

Montage lapin sauté.jpg

 Ainsi tout le monde sera sauvé : incroyable, non ?

(M)(M)(M)-[L][N][N]-[*][*][*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 16,15-18. (*)(*)(*)(*) 
(Fête de la conversion de St Paul, Apôtre)

Jésus ressuscité dit aux onze Apôtres : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils chasseront les esprits mauvais ; ils parleront un langage nouveau ; ils prendront des serpents dans leurs mains, et, s'ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s'en trouveront bien. »

            Celui qui refusera de croire -à la Bonne Nouvelle- sera condamné : parce que ayant vu les signes qui accompagnent ceux qui sont devenus croyants. Voici qui n’est pas sans rappeler les plumes du canard se plaçant -par son libre choix- dans les conditions tristement favorables à ce qu’il n’obtienne jamais le pardon [1, note 31]. Ces signes sont énumérés ci-dessus : ils sont au nombre de cinq. Ce qui est à la fois peu et beaucoup. L’avantage du peu est que cette visibilité n’est pas réservée à une sorte d’élite triée sur le volet, mais s’ouvre à l’accessibilité du plus grand nombre. L’inconvénient du beaucoup, c’est qu’il exige de chacun de ces signes de ne pas se manifester en électron libre susceptible de refouler l’un des quatre autres : car celui qui, alors, refusera de croire en voyant un tel signe serasauvé d’une "Bonne Nouvelle" tronquée, s’incarnant tôt ou tard en mauvaise nouvelle dans la création ; pourquoi être condamné en refusant de croire à pareille nouvelle ?
Bugs Bunny astronaute.jpg         « En mon nom, ils chasseront les esprits mauvais ; ils parleront un langage nouveau. » Nous avons là les deux premiers signes : comme les étages supérieurs de la fusée des cinq signes. Tous les astronautes savent qu’ils sont notoirement insuffisants à faire décoller la fusée : au contraire sont-ils poussés par les étages inférieurs ; à commencer par celui qui se trouve le plus au ras du sol, assurant la propulsion de l’ensemble. Celui-là est illustré par le signe suivant : « ils imposeront les mains aux malades, et les malades s'en trouveront bien. » De fait, si les moteurs de l’étage inférieur sont défectueux, si les pleins de carburant ne sont pas effectués, on pourra bien proclamer la Bonne Nouvelle à toute la création que la fusée refusera de décoller sans que cela ne la condamne, condamne les responsables des étages supérieurs ou les (télé)spectateurs assistant au lancement : la faute incombe uniquement à ceux qui devaient assurer l’intendance de l’étage inférieur. « En mon nom, ils chasseront les esprits mauvais » : le responsable de l’étage supérieur répond par définition à ce qu’on attend de lui, concernant l’étage supérieur. Or, ce qu’on attend de lui est bien entendu que son étage soit en cohérence et en harmonie, tant avec le tout qu’avec les parties ; tant mieux s’il est en communication avec les responsables des autres étages, pourvu que cette communication soit strictement conforme à la loi de la cohérence et de l’harmonie entre eux. Mais cette communication n’a rien de systématique : elle peut être suspendue, soit parce qu’elle n’est pas nécessaire –le responsable défend efficacement une cause prenant intrinsèquement en compte les causes subalternes-, soit parce qu’elle tendrait à devenir contre-productive, faisant plus de mal que de bien [2, APR note 15] : le responsable d’une cause subalterne œuvrant avec une ardeur jalouse [3, notes 11,12] à détrôner le responsable supérieur. « Maître, nous avons vu quelqu'un chasser des esprits mauvais en ton nom ; nous avons voulu l'en empêcher, car il n'est pas de ceux qui nous suivent. » Jésus répondit : « Ne l'empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi…[4][5] » : parfait exemple d’un chasseur d’esprits mauvais opérant en free lance, efficace en solo dans sa responsabilité de l’étage supérieur, cette responsabilité n’affectant pas le tout, puisque Jésus ne dément pas un miracle fait en son nom : ce qui en exclut toute supercherie. Inversement, on peut excellemment bien parler de Lui [6, APR note 18]… et aussitôt après, ne faire aucun miracle au nom de quiconque, voire vouloir empêcher quelqu’un de dire ou de faire chez ceux qui ne suivent pas l’enseignement parallèle du moment : condamné parce que refusant d’y croire. Cette (im)posture [7] laisse également –par anticipation- une trace tangible dans l’Écriture [8] : 'Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons été prophètes, en ton nom que nous avons chassé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ?'[9] Ici, Jésus va formellement démentir ces trois points, et exclure ceux qui les auront défendus : 'Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui faites le mal !' Faire le mal dans ce contexte [10], c’est dire le bien (puisque parlant en son nom) et s’en servir de paravent afin de pouvoir faire impunément [11] beaucoup de faux et d’usage de faux : marque indélébile [1][12] des faux prophètes [13], archi-faux chasseurs de démons [14]… et vrais faiseurs de miracles ! Cela tient en effet du miracle inversé [15] que, en dépit de tonnes de témoignages accablantstous abondant massivement dans le sens du sillage de mort et de désastres qu’ils laissent derrière eux [16][17][18][18bis][19][20]etc.-, les adeptes de cette voie [21] soient aujourd’hui enveloppés d’assez de "lumière" [22][23][24] venant des défenseurs de leur cause [25] pour avoir encore pignon sur rue, passant pour apôtres de :
-
l’amour [26] ils sèment de virulents germes de division et de haine [27],
- la relation ils préconisent des séparations [28][29] creusant des abîmes [30] comparables à celui qui sépare, post mortem, le nommé Lazare d’un homme riche [31],
- la
miséricorde [1, note 30][32] ils éradiquent le pardon jusque dans son concept [33, note 14],
- la
liberté ils arrêtent et jettent en prison [34, APR note 5][35][36],
- la
paix là où ils lèvent des légions de mercenaires [37][38][39,2-)] à leur solde, priés de recevoir le baptême du feu [40] à leur place [41, note 11],
- la
justice où ils défendent les coupables en faisant subir leur châtiment aux innocents désignés par les premiers [42],
- la
santé [43]
où les rescapés peuvent –et ne s’en privent pas- témoigner de l’insidieuse persécution interne de "médicaments"© les empêchant de la retrouver [17][44][45][46][47] : "médicaments"© leur faisant du mal qu’ils ne peuvent cependant écarter sans risque du jour au lendemain, sevrage progressif oblige.

         « …Et les malades s'en trouveront bien ? » C’est en vain que, chez les malades, l’on cherche la moindre trace de ce bien. Chez les bien-portants, la visibilité se fait déjà plus nette. Car voici la faille dans les signes donnés, au-delà de toute proclamation. « En mon nom [48], ils chasseront les esprits mauvais… » : avec l’armurerie dont s’est dotée la psychologie dite "chrétienne"©[49][50, note 91][51][52], l’ardeur jalouse avec laquelle la cause de Dieu est défendue relève moins d’un enseignement strictement conforme à la Loi des pères que d’une soumission [53, notes 69,70][54, note 75][55, note 81][56,com.10][57,com.2] inconditionnelle de "père à fils". L’étage supérieur de la fusée est désormais destiné à connaître les quatre volontés de l’étage inférieur. Le résultat est à l’avenant : la fusée est bien propulsée. Mais l’étage supérieur en ayant dégringolé à l’étage inférieur, ce n’est plus exactement vers le ciel qu’elle pointe son objectif. À moins qu’il ne s’agisse de l’ultime procédé en vue afin de chercher du pétrole avant que ne s’épuisent les réserves connues, pourquoi hésiter à témoigner de ce qu’elle laisse voir et entendre dans cette étrange configuration ? En l’état, notre fusée n’est plus une fusée : c’est une foreuse [58, APR note 11][59][60][61]. Celui qui croira que c’est encore une fusée sera condamné. Celui qui refusera d’y croire fera bien de se sauver… avant de tomber malencontreusement "malade"© : c’est-à-dire, gibier pressenti des "chasseurs-d’esprits-mauvais-en-son-nom"©, dotés de l’armement suggéré plus haut. « …ils parleront un langage nouveau » CeMontage objectif2.jpg "langage nouveau" est bien connu… et reconnaissable entre mille au travers de la psylangue [62] : pour qui n’a toujours pas la vocation de proscrit, il est fortement indiqué de faire le contraire de tout ce qu’elle prescrit. « …ils prendront des serpents dans leurs mains, et, s'ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal. » Leur qualité d’engeances de vipères [63][64] leur rendant impossible [65] d’avoir des mains [66, note 35], ils n’ont pas d’autre alternative que de faire prendre des serpents par ceux qui en ont. Et, si un poison mortel est bu, il est exact qu’il ne leur fera pas de mal. Comment le ferait-il, dans leur ardeur jalouse à le faire boire à d’autres qu’eux-mêmes, comme ils le font tous aujourd’hui ? Parce que toujours dépourvus de mains, ils imposeront "l’application correcte"[67, notes 24 à 28] d’un enseignement strictement conforme à la "loi"© de 1990 [68][68bis], imposant aux "malades"© de devenir malades [69, APR note 26] afin de "confirmer"© et d’assurer la pérennité de la "maladie"©, de la "médecine"© et autres "hôpitaux"©[1, notes 56 à 59]. Et les bien-portants s’en trouvent bien, car le poison mortel [70][71][72][73] bu par le "malade"© est bien sûr destiné à faire du bien [74] –par contraste- à celui qui ne le boit pas : un peu à la manière du tracé de l’autoroute en construction, faisant davantage de bien lorsqu’il massacre le terrain du voisin plutôt que le sien.

         Avec de tels boulets aux pieds, proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création ! Celui qui refusera de croire aura bien raison : il s’en trouvera mille fois mieux qu’un proclamateur-foreur tuant le temps en attendant que lui apparaisse une seconde fois [1, APR note 27] celui pour qui il fore… et pour quoi celui qui refusera de le croire sera sauvé ! La fusée pointée dans cette direction, que le foreur ne s’attende pas outre-mesure à ce que ce soit Jésus le Nazaréen, celui qu’il persécute ! En effet, aux dernières (Bonnes) Nouvelles, son portrait-robot ne ressemble en aucun point [75,1][76] à celui de Béelzéboul

Livre des Actes des Apôtres 22,3-16. (*)/(*)|(*)(*)
Paul, menacé de mort par les Juifs de Jérusalem, leur parlait ainsi : « Je suis Juif : né à Tarse, en Cilicie, mais élevé ici dans cette ville, j'ai reçu, à l'école de Gamaliel, un enseignement strictement conforme à la Loi de nos pères ; je défendais la cause de Dieu avec une ardeur jalouse comme vous le faites tous aujourd'hui. J'ai persécuté à mort les adeptes de la Voie que je suis aujourd'hui ; je les arrêtais et les jetais en prison, hommes et femmes ; le grand prêtre et tout le conseil des Anciens peuvent en témoigner. Eux-mêmes m'avaient donné des lettres pour nos frères et j'étais en route vers Damas : je devais faire prisonniers ceux qui étaient là-bas et les ramener à Jérusalem pour qu'ils subissent leur châtiment. Donc, comme j'étais en route et que j'approchais de Damas, vers midi, une grande lumière venant du ciel m'enveloppa soudain. Je tombai sur le sol, et j'entendis une voix qui me disait : 'Saul, Saul, pourquoi me persécuter ?' Et moi je répondis : 'Qui es-tu, Seigneur ? - Je suis Jésus le Nazaréen, celui que tu persécutes.' Mes compagnons voyaient la lumière, mais ils n'entendaient pas la voix de celui qui me parlait, et je dis : 'Que dois-je faire, Seigneur ? ' Le Seigneur me répondit : 'Relève-toi, va jusqu'à Damas, et là on t'indiquera tout ce qu'il t'est prescrit de faire.' Comme je n'y voyais plus, à cause de l'éclat de cette lumière, mes compagnons me prirent par la main, et c'est ainsi que j'arrivai à Damas. Or, Ananie, un homme religieux et fidèle à la Loi, estimé de tous les Juifs habitant la ville,  vint me trouver et, arrivé auprès de moi, il me dit : 'Saul, mon frère, retrouve la vue.' Et moi, au même instant, je retrouvai la vue, et je le vis. Il me dit encore : 'Le Dieu de nos pères t'a destiné à connaître sa volonté, à voir celui qui est le Juste et à entendre la parole qui sort de sa bouche. Car tu seras pour lui, devant tous les hommes, le témoin de ce que tu as vu et entendu. Et maintenant, pourquoi hésiter ? Lève-toi et reçois le baptême, sois lavé de tes péchés en invoquant le nom de Jésus.'

          Juste n’ayant pas besoin lui-même de conversion [77], celui qui refusera de croire pourra bien parler un langage nouveau en émaillant l’un des plus illustres récits de conversion du vocabulaire châtié des adeptes de la voie sans issue [78, APR note 56], libre à lui de se sentir plus "léger" avec ses sabots de plomb : l’essentiel étant que cela ne fasse pas de mal au sujet de son "étude", heureusement hors d’atteinte dans le temps comme dans l’espace ! Tant que de tels points de vue ne sont pas imposés à qui pourrait éventuellement ne pas les partager, chacun s’en trouvera biens’en amusera éventuellement à la mesure de ses capacités à écouter [79!] des ratiocinations au second degré. Par conséquent, que celui qui ne croit pas beaucoup à l’"hystérie clinique"©, à l’"hystrionisme"©, aux "hallucinations sensorielles"© (hors "médicaments"© psychotropes induisant notoirement ce type de phénomène), aux manifestations "mythomaniaques"© et autres fantasmes "médicaux"© ne soit pas condamné à boire un poison mortel : libre de ces entraves de masturbation pseudo-intellectuelle, au moins s’en trouvera-t-il mieux pour estimer la trajectoire de l’Apôtre des païens.
         Libre également de telles entraves, Paul est donc exempt de toute tentation de refuge frileux derrière quelque "mécanisme psychologique de défense"©[80] ou autre "fragilité psychologique"©[81] contractée dans sa prime enfance, suite à la résurgence d’un "traumatisme"© menaçant de rejaillir à la moindre contrariété. Du reste, la menace qu’il subit pour l’heure est autrement plus consistante, puisque étant de mort. Il n’occulte pas même cette menace en cherchant à la désamorcer par l’auto-justification ou la flagornerie à l’égard de ses juges du moment. Il ne défend ni sa cause ni la leur : tous étant placés sur un pied d’égalité dans la défense de celle de Dieu… cette défense ne se cachant pas d’être ô combien discutable parce qu’entachée d’impuretés attribuant à Dieu ce qui appartient plus assurément à l’homme –et à ses intérêts corporatistes- dans ses aspects les plus ombrageux. L’ardeur jalouse est sans doute moins atrophiante pour l’âme que la tiédeur quiétiste, mais elle mène cependant à poser des actes attaquant davantage la cause de Dieu qu’ils ne la défendent. Persécuter à mort, arrêter et jeter hommes et femmes en prison au nom d’une telle cause : quand de tels signes accompagnent les croyants qui s’y prêtent, il n’y a à l’évidence [82, APR note 70] pas lieu de condamner celui qui refusera de croire. Les esprits mauvais sont attirés davantage qu’ils ne sont chassés ; le langage n’est pas nouveau… ce qui ne l’empêche pas d’être toujours d’actualité sous le ciel de diverses contrées de la planète (ces contrées n’étant pas nécessairement celles dont on parle le plus…); il serait imprudent de prendre des serpents dans ses mains ou de boire un poison mortel. Quant à imposer les mains aux malades sous de tels auspices, il est à craindre que les malades s’en trouvent… toujours malades sans le concours de la (vraie) médecine. Ce qui n’est pas si bouleversant : persécuter à mort, arrêter et jeter hommes et femmes en prison n’a strictement rien de commun avec une Bonne Nouvelle !

         Les Juifs de Jérusalem sont sincères, en conformité à la Loi de leurs pères. Face à eux, Paul lui-même est sincère. Le grand prêtre et tout le conseil des Anciens peuvent témoigner qu’il était sincère avant : ne présentant alors nullement l’archétype du barbare inculte, ivre de sang et de violence. Au contraire peut-on présumer que l'école de Gamaliel dispensait un enseignement que l’on qualifierait aujourd’hui d’élitiste. Plus près de nous, autour et à l’intérieur des sinistres camps de la mort, les soldats SS étaient sincères, défendant une cause indéfendable… mais cependant strictement conforme à la "loi" de leurs chefs du moment, aussi perverse fût-elle. Les pieds au chaud dans ses pantoufles, il est aisé de pousser des cris d’orfraie en temps de paix, de condamner rétrospectivement à tour de bras quand la menace est éteinte depuis des décennies. Mais si les années quarante ne disposaient pas encore des moyens actuels de communication instantanée, elles n’en étaient plus au pigeon voyageur, aux signaux de fumée ou à la messagerie par diligence : à qui fera-t-on croire que, d’une manière ou d’une autre, la persécution industrielle des Juifs de partout n’avait pas été proclamée à toute la création ? Combien l’ont-ils crue ? Combien ont-ils refusé de croire une nouvelle si mauvaise qu’elle ne leur apparaissait pas crédible ? Pourquoi a-t-on laissé le temps à cette mauvaise nouvelle de devenir "ancienne" : se prolongeant pendant des années ? À cause d’une poignée de loups armés jusqu’aux dents… ou grâce à l’inertie -complicité passive- de tous ceux qui ont refusé d’y croire ? "Celui qui refusera de croire sera condamné" : rétrospectivement, de nos jours, qui condamne qui ? N’est-il pas étrange que l’une des rares personnalités mondiales [83][84][85][86] à ne pas avoir refusé de croire à chaud soit encore la plus sévèrement condamnée ? est le "silence" ? Dans la salle : la projection [87, note 16] n’a-t-elle pas commencé ? Quand bien même les condamnateurs seraient sincères, n’est-il pas dommage que l’extraordinaire machine de l’oncle Bernhard [88] ne soit qu’une récréation ? Elle eût en effet été idoine pour indiquer à quoi eût pu ressembler la sincérité des mêmes au moment des faits incriminés : croyants ? refusant de croire ? Tout étant possible, le port du casque à pointe n’est pas nécessairement à exclure…

         Les Snifs [89] de Jémalpartou [90] sont sincères, en conformité à la "loi"©[67, notes 24 à 28] : ce en quoi ils pourraient donner quelques leçons à leurs pairs de certains tribunaux [91][92]. En attendant, il n’y a pas besoin de l’extraordinaire machine de l’oncle Bernhard : d’autant que l’indignation rétrospective a rarement pour vertu de faire revenir les morts parmi nous. Et MAINTENANT, à qui fera-t-on croire que, d’une manière ou d’une autre, la persécution industrielle des "malades"© de partout n’a pas été proclamée à toute la création ? Combien la croient-elle ? Combien refusent-ils de croire une nouvelle si mauvaise qu’elle ne leur apparaît pas crédible ? Puisque l’indignation rétrospective a rarement pour vertu de faire revenir les morts parmi nous, pourquoi n’est-elle pas plus utilement transférée sur des vivants présents ? Ici, le risque de "révisionnisme" historique n’existe plus : ce qui permet d’observer que parmi beaucoup de ceux qui refusent de croire une nouvelle si mauvaise qu’elle ne leur apparaît pas crédible, la complicité passive aux camps –certes plus feutrés- de la mort de l’âme [93] n’est plus de mise. Parce qu’elle est active [63, note  32]. Elle est active, non chez des barbares incultes, ivres de sang et de violence… mais chez des croyants baptisés y trouvant sincèrement leur "salut", entre deux proclamations de la Bonne Nouvelle à la création qui n’a pas encore été zombifiée [94][95] à leur demande [96]. Comme c’est amusant : de nouveau, ce sont ceux qui ne refusent pas de croire à chaud qui sont les plus sévèrement CONDAMNÉS [97, note 11]. De nos jours, qui condamne qui ? Pourquoi les silences plombés d’aujourd’hui ne sont-ils pas pulvérisés de façon assourdissante par les contempteurs des "silences" de jadis ?

         Or, si quelqu’un avait les meilleures raisons du monde de condamner quelqu’un d’autre, c’est bien Ananie. Il a beaucoup entendu parler de cet homme qui est venu à lui, et de tout le mal qu’il a fait aux fidèles de Jérusalem [78, APR note 62] : qui sait s’il n’en a pas lui-même souffert par rebondissement, pour peu que des membres de sa parenté aient vécu à Jérusalem ? Pourtant, arrivé auprès de lui, il lui dit : 'Saul, mon frère, retrouve la vue.' Ce à quoi il ajoute : 'Lève-toi et reçois le baptême, sois lavé de tes péchés en invoquant le nom de Jésus.' Or, recevoir le baptême, c’est avoir reconnu ses péchés (devant Ananie comme, plus tard, devant les Juifs de Jérusalem) –sans chercher d’échappatoire au mal qui a été fait, quelle qu’en soit la gravité-, produire un fruit qui exprime une conversion [63] dont les circonstances exceptionnelles laissent évidemment peu de latitude à une superficialité à la sadducéenne. Ananie a beaucoup entendu parler de cet homme qui est venu à lui, ayant sur les mains du sang de ses frères : a-t-il seulement entendu parler de ces scribes qui, un jour, ont dit : « Ce Jésus est possédé par Béelzéboul ; c'est par le chef des démons qu'il expulse les démons » [1] ? Sans doute aucun d’entre eux n’avait tué –ou fait tuer- quiconque. Ce sont pourtant ceux-là qui ont été stigmatisés comme coupables d'un péché pour toujours…

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