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lundi, 07 février 2011

Et tous ceux qui l’abouchèrent avaient gagné un tour, ne serait-ce qu’en touchant la queue de Mickey.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 6,53-56. (Mc)(Mt)(Mt)/(*)(*)
Jésus et ses disciples, ayant traversé le lac, abordèrent à Génésareth et accostèrent. Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus : ils parcoururent toute la région, et se mirent à transporter les malades sur des brancards là où l'on apprenait sa présence. Et dans tous les endroits où il était, dans les villages, les villes ou les champs, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau
[*]. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés [*].

             Après avoir traversé les siècles pour accoster sur les rives de notre époque, un tel récit ne sera-t-il pas reconnu par les forts en thème –s’étant placés au firmament de la connaissance selon leur espèce- comme un sujet de brocardage là où les gens semblent au-dessous de toute rationalité, en appelant à des marques s’apparentant à de la superstition [1] ? En effet, quoi de commun entre les lumières d’une authentique médecine, et ces ténèbres simplistes de toucher ne serait-ce que la frange de son manteau pour être guéri ? Seulement, si nous sommes à Génésareth il y a deux mille ans, nous sommes cependant longtemps après le commencement… là où Dieu seul pouvait voir ce qui était bon.

Livre de la Genèse 1,1-19. (*)/(*)
Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. La terre était informe et vide, les ténèbres étaient au-dessus de l'abîme et le souffle de Dieu planait au-dessus des eaux. Dieu dit : « Que la lumière soit. » Et la lumière fut.
Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière des ténèbres. Dieu appela la lumière « jour », il appela les ténèbres « nuit ». Il y eut un soir, il y eut un matin : ce fut le premier jour.
Et Dieu dit : « Qu'il y ait un firmament au milieu des eaux, et qu'il sépare les eaux. » Dieu fit le firmament, il sépara les eaux qui sont au-dessous du firmament et les eaux qui sont au-dessus. Et ce fut ainsi. Dieu appela le firmament « ciel ». Il y eut un soir, il y eut un matin : ce fut le deuxième jour.
Et Dieu dit : « Les eaux qui sont au-dessous du ciel, qu'elles se rassemblent en un seul lieu, et que foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétéparaisse la terre ferme. » Et ce fut ainsi. Dieu appela la terre ferme « terre », et il appela la masse des eaux « mer ». Et Dieu vit que cela était bon. Dieu dit : « Que la terre produise l'herbe, la plante qui porte sa semence, et l'arbre à fruit qui donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence. » Et ce fut ainsi. La terre produisit l'herbe, la plante qui porte sa semence, selon son espèce, et l'arbre qui donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence. Et Dieu vit que cela était bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : ce fut le troisième jour.
Et Dieu dit : « Qu'il y ait des luminaires au firmament du ciel, pour séparer le jour de la nuit ; qu'ils servent de signes pour marquer les fêtes, les jours et les années ; et qu'ils soient, au firmament du ciel, des luminaires pour éclairer la terre. » Et ce fut ainsi. Dieu fit les deux grands luminaires : le plus grand pour régner sur le jour, le plus petit pour régner sur la nuit ; il fit aussi les étoiles. Dieu les plaça au firmament du ciel pour éclairer la terre, pour régner sur le jour et sur la nuit, pour séparer la lumière des ténèbres. Et Dieu vit que cela était bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : ce fut le quatrième jour.
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            Or, lorsque Jésus et ses disciples accostèrent à Génésareth, les gens n’ont pas attendu quatre jours pour Le reconnaître : c’est aussitôt qu’ils parcoururent toute la région, et se mirent à transporter les malades sur des brancards là où l'on apprenait sa présence. Qu’importent [2] leurs "ténèbres simplistes", puisque tous ceux qui touchèrent la frange de son manteau étaient sauvés ; du reste, où donc se nichent "les lumières d’une authentique médecine" sur les places où il y a tant d’infirmes à déposer ? L'arbre à fruit donne, selon son espèce, le fruit [3] qui porte sa semence : lorsqu’une femme -ayant beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, dépensé tous ses biens sans aucune amélioration ; au contraire, son état ayant plutôt empiré [4]- se trouve à être guérie en touchant la frange de son manteau, n’est-elle pas des mieux placées pour séparer le jour de la nuit ? Ce qui est moins jeter le discrédit sur l’ensemble de la médecine que d’en fixer les limites sans qu’elles n’excèdent la terre et les eaux où cela est bon : le plus grand médecin ne saurait régner sur le plus petit malade si celui-là est de ceux ne désirant pas "toucher la frange de son manteau", non par "déni de souffrance"©[4, notes 12 à 14][5, notes 3,4][6, notes 17,18][7, APR note 60,§6] -semence perverse portée par une plante "médicinale" outrepassant déjà les limites susdites ("géniale" invention à l’usage exclusif de tout candidat à la dénégation du mal commis)-, mais appelant « jour » son infirmité [8, APR note 21][9, APR note 15], à la mesure de ce qu’elle lui attire de l’extérieur une compassion [10] qui n’aurait pas lieu d’être s’il était en pleine forme. Il y a aussi des malades qui sont assez grands pour placer leur maladie au firmament complaisant de leur ciel, confondant le jour et la nuit, la lumière et les ténèbres : et si cela n’est pas bon, eux le voient néanmoins comme tel. La plante porte sa semence en conséquence, mais il s’agit bien de sa semence : le fruit qu’elle donne n’ayant pas à être porté par un arbre vivant selon une espèce différente, imposant [11, notes 10,11] au plus petit de régner sur le plus grand.
                De fait, tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés. Il n’est pas écrit : tous la touchèrent et furent sauvés. "Tous ceux qui la touchèrent" sont du "jour". En cela, ils sont séparés de ceux de "la nuit" : tous ceux qui ne la touchèrent pas. Soit qu’ils aient été déposés sur les places malgré eux ; soit, en amont, qu’ils n’aient pas consenti –en connaissance de cause [12]- à se laisser déposer sur les places. Ce que suggère implicitement le texte : ceux qui la touchèrent étaient sauvés. S’il ne s’était agi que de produire à la chaîne la restauration organique de ce qui abîmait la chair, ceux qui la touchèrent n’eussent été "que" guéris [13, note 5][14, APR note 4]… fût-ce par le souffle de Dieu. Or, au commencement, quelle est la première œuvre de ce souffle ? Séparer la lumière des ténèbres. C’est dire qu’en aucun cas, la lumière de la guérison ne saurait ajouter –ou contribuer- aux ténèbres de ce qui nuit au salut. Or, partout où l'on apprend aujourd’hui la présence des crimes [15] les plus ténébreux, dans tous les endroits où ils sont, dans les villages, les villes ou les champs, quelles sont les supplications les plus convenues ? Que par rapport aux criminels qui leur empoisonnent l’existence, les “honnêtes gens” [16, APR note 29] ne peuvent plus  toucher leur salut qu’en transportant le malsubi, accompli ou seulement redouté- en "maladie"© : seules "ténèbres"© officielles admissibles ! La terre ferme n’étant plus ainsi que celle de la bien-portance, tout crime ne se laisse plus toucher que par le firmament "lumineux"©[17] des "experts"© es "pathologies"©[18, notes 34 à 38][19; tout criminel est un "infirme"© déposé sur les places de l’opinion publique au titre du "malade"© qui, selon son espèce (souvent la même [18, note 40] !), porte le fruit sinon d’une rupture de "soins"© antérieurs [6][20], au moins de l’impérieuse "nécessité" de "soins"© immédiats [21][21bis][22]. Car de tous les endroits où l’on se place, il apparaît qu’on se rassemble en un seul lieu… commun [23] : tout se "soigne"©[24, note 2/2] ! De la sorte, fait-on planer d’étranges espèces de "guérisons"©[7, APR note 60,§8] sur des "maladies"© "soignées"© en abîmant l’esprit via la chair [25, APR note 18] : produisant à la chaîne la destruction organique de la lumière, parfaitement observable au vu des résultats concrets obtenus dans un réel qui est là, pour tous [26, AV note 41]. "Et Dieu vit que cela était bon" : pour des milliards d’êtres humains d’aujourd’hui, il n’y a pas même besoin de croire en Dieu [11, note 71] pour voir ce qui est bon… et ce qui l’est nettement moins [27][27bis][28][29][30; ne pas le voir en dépit d’une abondante visibilité, c’est très exactement se positionner à la manière de ceux de "la nuit" : tous ceux qui, pour une raison ou pour une autre, "ne la touchèrent pas". Parmi ces raisons, figure d’ailleurs en bonne place quelque passif ayant supplié [31][32] de "laisser toucher ne serait-ce que la frange d’un manteau"non pour soi-même, mais au sujet d’un tiers [33][34] dont on se sépare [35], peu désireux de l’accompagner au-dessus de certains abîmes portant la semence délétère d’autres que lui-même [36, APR note 113].

         Quoi de commun entre les lumières d’une authentique médecine, et l’appel à des marques s’apparentant à de la superstition ? Or, pour que les "experts"© fussent invariablement tenus pour "experts"© -là où il ne faut pas quatre jours pour toucher du doigt combien ils règnent sur la nuit jusqu’à vouloir éteindre les étoiles s’ils le pouvaient-, que représente encore la "superstition" d’infirmes déposés sur les places1903207429.jpg, suppliant Jésus de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau ? Au pire,  si t ous ceux qui la touchèrent n’avaient pas été sauvés, leur état ne se serait en rien empiré. De même, n’auraient-ils en rien contribué à perdre autour d’eux tous les valides qui, parcourant toute la région, s’étaient mis à les transporter sur des brancards là où l'on apprenait la présence de Jésus : tout au plus les uns ou les autres auraient-ils alors perdu un peu de leur temps. Or, à une époque où en dépit de leur nombre "impressionnant" [37, note 49], une certaine catégorie de "malades"© n’a pas besoin d’être transportée sur des brancards (ceux-là existant à bord de certains véhicules de transport [38][39][40], mais y étant inutiles !), c’est une masse effarante de temps, d’argent et d’énergie qui est dépensée en pure perte à leur sujet. Ce qui n’est encore que broutille : car, qui "sauve" qui, de quoi ou de quioù, et avec quoi ? Sans une dose monumentale de superstition chez les protagonistes volontaires -acteurs, complices et usufruitiers de ces transports et autres "saluts" de contrebande- de telles questions ne trouvent pas de réponse. Avec la dose ad hoc, la réponse la plus satisfaisante à l’esprit nous ramène brutalement au commencement [41][42][43][44], lorsque la terre était informe et vide, que les ténèbres étaient au-dessus de l’abîme… et que dans ces conditions, il vaut mieux bénéficier d’une bonne lumière afin de percevoir le souffle de Dieu planant au-dessus de ces eaux saumâtres [45][46].
            En matière de ténèbres, il est cependant possible de descendre davantage au-dessous d’un niveau qui n’était déjà guère brillant. Car dans ces endroits (au sein desquels il y a un soir, mais pas de matin [47, APR note 37]…) où l’on transporte et dépose (façon dépotoir [48,com.28,37]) de faux infirmes sans que personnela main sur le cœur [49] et la bouche pleine de "bon"© vocabulaire [50, APR note 84][51, APR note 40][52, note 20][53, APR note 56]- ne veuille qu’ils en ressortent vrais, les bien-portants responsables du transport de leur "malade"© ne s’estiment "sauvés" que dans la mesureils en supplieraient presque de ne surtout pas se laisser toucher la frange de leur manteau par le dit "malade"©[54, APR note 48] : firmament de la superstition ! La terre produit l'herbe [55][56], la plante qui porte sa semence, selon son espèce, et l'arbre qui donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence… mais c’est à un autre que l’on voudrait faire manger ce fruit ; pas besoin d’être Dieu pour voir que cela n’est pas bon de rassembler en un seul lieu la terre et la mer, marécage pestilentiel où seuls règnent les crocodiles.

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