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vendredi, 18 février 2011

Le Seigneur descendit pour voir la vrille, et la tourte que le lapin avaient pétrie.

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[*](*)[*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 8,34-38.9,1. (Mt)(Mt)(Mt)(Lc)(Mt)(*)(Lc)(Lc)(Lc)/(*)(*)
Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour l'Évangile la sauvera. Quel avantage, en effet, un homme a-t-il à gagner le monde entier en le payant de sa vie ? Quelle somme pourrait-il verser en échange de sa vie ? Si quelqu'un a honte de moi et de mes paroles dans cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l'homme aussi aura honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père avec les anges. »
Et il leur disait : « Amen, je vous le dis : parmi ceux qui sont ici, certains ne connaîtront pas la mort avant d'avoir vu le règne de Dieu venir avec puissance. »

            Dans toute génération adultère et pécheresse, gagner le monde entier à sa cause est à portée de main : lorsqu’il s’agit d’avoir honte de Lui et de ses paroles, toute la terre a alors le même langage et les mêmes mots, se découvrant des plaines consensuelles [1] installant les hommes avides de se fabriquer des briques les sauvant de toute grimpette en montagne [2, AV note 30]. Atteindre des sommets dans les cieux, pourquoi pas : mais à la seule force de ses poignets [3, APR note 21], surtout pas en renonçant à soi-même. Avec une tour, l’homme ne travaille-t-il pas plus visiblement à sa renommée qu’avec une montagne qui lui préexistait, et lui survivra ? Encore que sur toute l’étendue de la terre, une tell9782749300948FS.gife renommée se fasse aujourd’hui plus nuancée : ayant acquis une singulière signification  depuis un certain onze septembre [4], en le payant de la vie de plusieurs milliers de personnes.
         « Si quelqu'un a honte de moi… » : encore une fois, Jésus vient d’appeler la foule avec ses disciples, c’est-à-dire moins ceux qui Lui tournent ostensiblement le dos, que ceux qui affichent vouloir marcher derrière Lui. D’ailleurs, comment avoir honte de Lui et de ses paroles sans les avoir préalablement entendues ? Le "quelqu’un" ayant honte de lui et de ses paroles est le même que le "quelqu’un" voulant marcher derrière lui. C’est précisément là qu’il en vient à embrouiller le langage de ses paroles ; et c’e st de là qu’il contribue à en disperser d’autres : ceux-là étant alors davantage dans l’expectative pour ce qui est de vouloir –ou non- marcher derrière lui. Lui tourner ostensiblement le dos, ce peut également être le fruit de la honte : non de Lui et de ses paroles, mais le mortier de celui qui veut tout sauver sans rien perdre. Si quelqu'un a honte de lui, avant même que le Fils de l'homme aussi aie honte de lui, parmi ceux qui sont ici -sans l’être vraiment, dans l’expectative-, certains ne peuvent-ils pas aussi avoir honte au second degré : de celui qui a honte de lui et de ses paroles ?

Livre de la Genèse 11,1-9. (*)/(*)
babel1997.jpgToute la terre avait alors le même langage et les mêmes mots
[?]. Au cours de leurs déplacements du côté de l'orient, les hommes découvrirent une plaine en Mésopotamie, et ils s'y installèrent. Ils se dirent l'un à l'autre : « Allons ! fabriquons des briques et mettons-les à cuire ! » Les briques leur servaient de pierres, et le bitume, de mortier. Ils dirent : « Allons ! bâtissons une ville, avec une tour dont le sommet soit dans les cieux. Nous travaillerons à notre renommée, pour n'être pas dispersés sur toute la terre. » Le Seigneur descendit pour voir la ville et la tour que les hommes avaient bâties. Et le Seigneur dit : « Ils sont un seul peuple, ils ont tous le même langage : s'ils commencent ainsi, rien ne les empêchera désormais de faire tout ce qu'ils décideront. Eh bien ! descendons, embrouillons leur langage : qu'ils ne se comprennent plus les uns les autres. » De là, le Seigneur les dispersa sur toute l'étendue de la terre. Ils cessèrent donc de bâtir la ville. C'est pourquoi on l'appela Babel (Babylone), car c'est là que le Seigneur embrouilla le langage des habitants de toute la terre ; et c'est de là qu'il les dispersa sur toute l'étendue de la terre.

            Or, quel est le tout premier réflexe face à la honte ? L’exposer sur une tour dont le sommet soit dans les cieux, visible de tous les hommes ? Travailler à sa renommée ? Le livre de la Genèse n’en rappelle-t-il pas justement la première manifestation ? Bien avant que les hommes ne se déplacent du côté de l’orient, bien avant qu’ils ne se disent : « Allons ! fabriquons des briques et mettons-les à cuire ! », que se sont-ils dit l’un à l’autre ? « Allons ! attachons les unes aux autres des feuilles de figuier, et faisons-nous des pagnes ! [5, APR note 17] » "L'homme et la femme allèrent se cacher aux regards du Seigneur Dieu parmi les arbres du jardin." De même, plus tard, Caïn ne procède pas autrement : cherchant vainement à se disperser sur toute l'étendue de la terre afin de se cacher aux regards du Seigneur [6]. La honte n’est pas une fatalité : une pierre existant à l’état naturel ; elle est comme une brique cuite au four de la connaissance d’être nu… devant sa participation active [7, note 32] et personnelle à une génération adultère et pécheresse. Renoncer à soi-même, prendre sa croix, etc., c’est moins se fouetter jusqu’au sang que d’étendre la main vers sa préférence [8, APR note 7] en décidant ce qu’il advient de cette honte : la couvrir et la désinstaller, ou travailler à une renommée cachant la honte des uns aux yeux des autres dans un même mortier : celui du langage et des mêmes mots, empêchant toute fuite… jusqu’à réduire au silence tout empêcheur d’empêcher, tenu alors pour "incompréhensible".

         On veut qu’ils cessent de parler et, afin qu’il n’y ait plus de confusion, on les rend malades en détraquant toutes leurs facultés mentales. [9, APR note 26] Ce "On" désigne ceux qui ne se laissent pas disperser sur toute l’étendue de la terre, voulant sauver leur vie en refusant de "cesser de bâtir la ville". Parce que cette ville est bitumée de toutes leurs hontes. Parce que quelques-uns tirent gloire du Baigneur et de ses parlotes [10] : « Ils sont un seul peuple, ils ont tous le même langage  [!] : s'ils me suivent ainsi, rien ne les empêche désormais de faire tout ce qu'ils décideront [11]. Eh bien ! descendons (encore plus bas [12][13][14][15]), embrouillons -c’est-à-dire : "troublons"©[16, APR note 55][17]- le langage de ceux qui décident autrement qu’eux : que les uns ne comprennent plus les autres sans l’égide de MA "compréhension"©[18] "experte"©[19][20, notes 34 à 38][21] de leur étrangecomportementale [22][23, APR note 60, §4]. »
            Quel est le tout premier réflexe face à la honte ? La honte… de la honte elle-même. « Si quelqu'un a honte de moi et de mes paroles dans cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l'homme aussi aura honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père avec les anges. » Cette parole n’est pas honteuse, bien sûr ; mais elle devient de plus en plus insupportable [24][25,im.3] à qui elle laisse voir le règne de Dieu venir avec puissance… tout en l’interpellant vivement [26] sur la pureté de ses pensées [25] quand celles-ci n’ont plus d’autres priorités que de cacher la honte, la honte de la honte, et ainsi de suite jusqu’à l’embrouiller en lui-même [27, APR note 19].

         « Si quelqu'un a honte de moi… » : Jésus vient donc d’appeler la foule avec ses disciples, c’est-à-dire ceux qui affichent vouloir marcher derrière Lui. Autrement dit, c’est bien entre disciples que cette honte va être identifiable et déterminante : entre celui qui renonce à lui-même, prend sa croix, et suit selon ses capacités [28]… et celui qui s’installe et se repose [29] sur le confort du beurre et de l’argent du beurre [30, notes 5 à 16]. Ce dernier marchant plus sûrement derrière ce qui le disperse sur toute l'étendue de la terre, il a visiblement honte de Luiaux yeux du premier.
676274917.jpg         « […] De la même façon, nous avons fait une attaque utile contre un certain nombre de professions. Les deux les plus faciles d’entre elles sont naturellement la profession enseignante et l'Église. [31, note 15][32][33] » C’est dire que l’infiltration [34][35][36][37] n’est ni une nouveauté ni un "accident", dispersant sur toute l'étendue de la terre les (à peine) subtiles et fausses distinctions de l’esprit [38, APR note 53][39][40]. Mais pourquoi donc l'Église est-elle si "facile" à attaquer [41] par la "médecine"© que nous savons ? Parce que celle-ci reste ce qu’elle a toujours été : un bitume liquide s’insinuant dans toutes les failles et faiblesses humaines de briques et de broc, en vue de les exploiter à l’envi. Sous cet angle, elle ne présente que des avantages aux yeux de celui qui s’installe et se repose… insupportant celui "d’en face". En effet, d’une part elle va lui prendre la croix de sa honte [42] ; d’autre part, elle va l’aider opportunément à travestir cette croix pour la basculer sur l’autre [43][44, note 30][45, APR note 51] –toujours celui "d’en face", qui renonce à lui-même, prend sa croix, et suit selon ses capacités- sous le registre de quelque étrangecomportementale "décelée"© chez ce dernier, qu’elle se glorifie alors d’être seule à pouvoir [46] "débrouiller". Ce en quoi elle répond à ses propres intérêts, ce type de manipulation [47] lui permettant avantageusement de gagner avec mordant le monde entier [48] à ses causes de tartuffes, en se cachant sa honte à elle-même. Ainsi, chacun se tient la barbichette [49][50] et s’en tire la tête hauteen le payant de sa vie :
- «  celui qui m'aura renié en face des hommes sera renié en face des anges de Dieu. [51] »
- « Mais si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint
[ ce qui inclut quelqu'un voulant marcher derrière Lui, empêché de le faire par la violence d’infâmes coercitions [52][53, APR note 47] ayant honte de leurs vraies raisons ], il n'obtiendra jamais le pardon. Il est coupable d'un péché pour toujours [16]. »
- « Celui qui entraînera la chute d'un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu'on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu'on le jette à la mer.
[54][55] »
- « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent pas tuer l'âme
[56] ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l'âme aussi bien que le corps. [57] »
- « Quant au sang qui vous anime vous-mêmes, j'en demanderai compte
[58] à tous les vivants et à tout homme, à chacun je demanderai compte de la vie de son frère [26, APR note 76]. » [ ce qui exclut de tenir compte de "l’avis"©[59, notes 36][60][61][62] du "confrère" "médecin"©[63][64, APR note 14] ]

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         Toute la terre n’a pas le même langage pour comprendre ces quelques mots ? Aucune importance : les habitants de toute la terre ne sont désormais pas empêchés d’en débrouiller le langage. Car c’est là, dans la colonne gauche, qu’est installé le module de traduction. Grâce à cet outil, en dépit de ses possibles imperfections, il ne devrait pas être indispensable d’affréter un aéronef stratosphérique atteignant le sommet dans les cieuxautrement dit, d’avoir effectué de longues années d’études [65, note 2]- pour se comprendre les uns les autres en perdant l’habitude de voir venir la puissante artillerie…

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Commentaires

si on retournait cette parabole, à l'envers, je me demande, si le monde ne tournerait pas mieux

'si on bâtissait tous dans un même sens, avec un objectif commun, dans une même langage..

le seigneur aurait'il voulu ironiser ? à moins que les hommes n'aient rien compris..

Écrit par : fafaf | lundi, 21 février 2011

À moins, à moins : en effet !
Quant à l'ironie, est-il besoin d'aller chercher si haut pour la trouver ? Comme dit l'autre, il suffit de se baisser pour la ramasser. Notamment pour ce qui est de ce vieux rêve prométhéen de "l'objectif commun" et autres objectifs qui, pour louables qu'ils soient sur une partie de leurs intentions, ne laissent pas exactement dans l'Histoire les traces les plus glorieuses. Et parler d'Histoire, ce n'est pas fermer les yeux sur le présent bien palpable, là, sous nos yeux.

Avant de chercher à comprendre quoi que ce soit, le minimum est peut-être de regarder autour de soi, non ?...

Écrit par : Michel | lundi, 21 février 2011

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