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lundi, 28 février 2011

Il s'en alla tout triste, car il avait de grandes oreilles.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 10,17-27. (Mt|Mt)(Mt|Mt)(Mt|Mt)/(*)(*)(*)
Jésus se mettait en route quand un homme accourut vers lui, se mit à genoux et lui demanda : « Bon maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » Jésus lui dit : « Pourquoi m'appelles-tu bon ? Personne n'est bon, sinon Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d'adultère, ne commets pas de vol
(*), ne porte pas de faux témoignage (*), ne fais de tort à personne (*)(*)[*], honore ton père et ta mère. » L'homme répondit : « Maître, j'ai observé tous ces commandements [*] depuis ma jeunesse. » Posant alors son regard sur lui, Jésus se mit à l'aimer. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel ; puis viens et suis-moi. » Mais lui, à ces mots, devint sombre et s'en alla tout triste, car il avait de grands biens.
Alors Jésus regarde tout autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d'entrer dans le royaume de Dieu ! » Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Mais Jésus reprend : « Mes enfants, comme il est difficile d'entrer dans le royaume de Dieu
[*]. Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu. » De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ? » Jésus les regarde et répond : « Pour les hommes, cela est impossible [?], mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu [*]. »

            Il n’est pas facile de se représenter un chameau passant par le trou d’une aiguille ? Qu’àfoi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société cela ne tienne : il reste possible de se représenter un riche autrement que par ses comptes numérotés en Suisse, sa résidence principale de 600 m2 à Beverly Hills, ses quatre grosses cylindrées de prestige ou la cote en Bourse de sa start up internationale. Après tout, n’est-il pas arrivé que des foules de chameaux viennent envahir, apportant leurs richesses avec abondance [1, APR note 4] sans qu’il soit suggéré le moins du monde à leurs conducteurs que l’entrée dans le royaume de Dieu leur fusse si difficile ? Eussent-ils seulement déployé autant d’enthousiasme à proclamer les louanges du Seigneur si on leur avait fait observer qu’il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu ? Mais pourquoi leur faire observer ? Loin de devenir sombres et de s’en aller tout tristes, eux s’en venaient au contraire tout joyeux, car ils suivaient une étoile éclairant leur chemin [1]. « Va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel ; puis viens et suis-moi. » Tout est possible à Dieu : à l’entrée de Capharnaüm, Jésus n’a-t-Il pas dit à quelqu’un :« viens et suis-moi » [2] ? Or, si à cette époque il n’était pas possible de disposer de comptes numérotés en Suisse, d’une résidence principale de 600 m2 à Beverly Hills, de quatre grosses cylindrées de prestige ou d’une start up internationale surcotée en Bourse, il devrait être nonobstant plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille que de s’en aller tout triste de compassion à l’égard de la "misère" d’un collecteur d’impôts [3] ! Dans cette même catégorie sociale, si un Zachée n’a pas suivi Jésus aussi radicalement que Matthieu, son attitude [4] donne cependant à entrevoir aux disciples qu’il leur est possible de consentir à ne pas se laisser troubler [5] et déconcerter outre-mesure par cette image forte d’un chameau passant par le trou d'une aiguille. À chacun selon ses capacités [6] : si le métier de pêcheur est socialement moins gratifiant que celui de collecteur d’impôts -que le regard de ce dernier se poserait plus volontiers sur un yacht à Saint-Tropez que sur une modeste barque en mer de Galilée-, il n’en demeure pas moins qu’à l’échelle d’un Pierre, André, Jacques et Jean, laisser là leurs filets [7] n’avait rien à envier à "vendre tout ce qu’ils avaient, à le donner aux pauvres".

            Il n’est pas facile de se représenter un chameau passant par le troukameel%20en%20naald.jpg dune aiguille ? Qu’à cela ne tienne : il reste possible de se le représenter autrement que sous les traits du traditionnel vaisseau du désert. En effet, cette image fait immédiatement suite à ce que dit Jésus à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d'entrer dans le royaume de Dieu ! » Certes, la porte est étroite : pas suffisamment large [8, notes 84 à 87][9, note 17] pour donner accès à des comptes numérotés en Suisse, à une résidence principale de 600 m2 à Beverly Hills, à quatre grosses cylindrées de prestige, à une start up internationale surcotée en Bourse… ou à un yacht mouillant à Saint-Tropez. Mais n’existe-t-il pas d’autres manières de "posséder des richesses" qui, pour être moins clinquantes, n’ont pas beaucoup à leur envier en matière d’encombrement ? À cet égard, appelons à la rescousse quelques scribes et pharisiens [10]. S’ils ne roulent pas nécessairement sur l’or, ils ne manquent de rien, ne sont pas de ceux qui se font trop de souci à se dire 'Qu'allons-nous manger ?' ou bien : 'Qu'allons-nous boire ? ' ou encore : 'Avec quoi nous habiller ?' [11] : n’ont-ils pas de quoi payer la dîme sur la menthe, le fenouil et le cumin [12] ? Ce que Jésus ne leur reproche pas : hélas pour le contribuable dans la détresse, s’Il détourne parfois de sa fonction un collecteur d’impôts, Il n’est pas venu abolir [13] les impôts eux-mêmes ! Mais si nous revenons vers ces passages où il est question de la dîme sur la menthe, le fenouil et le cumin, de quoi d’autre est-il question ? De la négligence sur ce qu'il y a de plus grave dans la Loi : la justice, la miséricorde et la fidélité. Menthe, fenouil et cumin ne sont jamais que les "condiments" [14][15][16, APR note 50] extérieurs des "aliments" intérieurs [17] que sont la justice, la miséricorde et la fidélité : en somme, l’observation pratique [18, AV note 2] de ces commandements qui font mériter confiance [11, APR note 21]. Or, quelle est l’invective que Jésus adresse aux scribes et aux pharisiens lorsque Il souligne cette négligence de leur part ?853653689.jpg« Guides aveugles ! [19] Vous enlevez le moucheron avec un filtre, et vous avalez le chameau ! »[20] N’est-il pas déjà plus facile de passer un moucheron par le trou d'une aiguille qu’un chameau ? Parallèlement, n’est-il pas plus difficile d’avaler un chameau plutôt qu’un moucheron ? Pourtant, c’est bien le chameau qu’avalent les contradicteurs de Jésus : qui fut stupéfait de ces paroles ? Ici, rien ne suggère que, plus ou moins déconcertés, les disciples se soient demandés entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé… de l’indigestion ? » Il est vrai que personne ne suggère non plus que tout prétendant à l'entrée dans le royaume de Dieu adopte le moucheron comme plat de prédilection : même la sauterelle [21, notes 1,2] –plus consistante sous la dent- n’en est (heureusement !) pas la condition sine qua non ! Ici comme ailleurs, pour les hommes, ce qui leur est impossible est ce sur quoi ils posent leur regard sans "l’aimer" : c’est-à-dire, sans persévérer en profondeur, à l’intérieur de ce qu’ils ne jugent plus que sous l’apparence [22][23] extérieure, belle [24] ou sombre.

            « L'aspect de la terre et du ciel, vous savez le juger ; mais […] pourquoi aussi ne jugez-vous pas par  vous-mêmes ce qui est juste ? » [25][26] Or, si ce qui était juste coïncidait parfaitement avec ce qui semble juste en apparence, comment pourrait-on savoir juger l’aspect sans savoir juger de ce qui est juste ? Et seul ce qui est bon est juste : comment ce qui est mauvais pourrait-il détourner de l’injustice ? Quand un homme accourt vers Jésus, se met à genoux et l’appelle « Bon maître », Jésus lui dit : « Pourquoi m'appelles-tu bon ? Personne n'est bon, sinon Dieu seul. » Ce qui est moins mettre en tort l’homme se mettant à genoux que d’interdire à tout ce qui se présente comme bon de s’imposer comme juste. Ainsi de cet homme qui va pourtant loin dans sa reconnaissance de Jésus (ne s’arrêtant pas à « Maître », mais y ajoutant « Bon maître »: personne n'est bon, sinon Dieu seul… et personne d’autre que Lui n’est le Fils de Dieu. Par conséquent, Jésus ne dément pas ce « Bon maître », mais l’illustre au contraire. Celui qui est bon pose son regard sur le sujet de sa bonté, se mettant à l’aimer. Et s’il se met à l’aimer, il n’exerce aucune contrainte à l’endroit du sujet de sa bonté. « Une seule chose te manque : va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel ; puis viens et suis-moi. » C’est une libre réponse à la question posée, une proposition : non une ordonnance vouant l’homme à la géhenne [27] s’il ne s’y plie pas. D’ailleurs, l’homme, à ces mots, devint sombre et s'en alla tout triste, car il avait de grands biens : comme beaucoup, écartelé entre Dieu et l'Argent [11]. Pour autant, Jésus lui a-t-Il envoyé une légion d’anges afin de lui barrer la route ? Lui a-t-Il fait tomber le feu du ciel [28] sur la tête… ou sur ses grands biens ? Rien : aucune esquisse de cet ordre. « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d'entrer dans le royaume de Dieu ! » Pour les hommes, cela est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu : jusqu’à ouvrir le chemin du retour à quiconque, dans les conditions les plus "impossibles"[29, note 13]cela sans jamais contraindre à emprunter ce chemin, sans même chercher à convaincre [30, note 1] de l’emprunter au moyen de quelque ruse.
            Personne n'est bon, sinon Dieu seul. « Mais alors, qui peut être sauvé ? » Dans un langage plus châtié, est-ce à dire que "nous sommes tous foutus" ? C’est surtout à dire que rien de ce qui est bon (ou moins mauvais que la moyenne !) ne peut jamais, jamais -au grand JAMAIS- prétendre être juste en s’exerçant sous la contrainte (sauf à sanctionner légitimement une contrainte antérieure détestable, parce que de l’ordre de l’action abominable : par définition  -et pour rappel [31, notes 31 à 34]-, une action est un acte accompli ; non une intention, que celle-ci soit réelle ou supposée, bonne ou mauvaise). De fait, une telle prétention (individuelle ou collective) relève d’un persévérant [32] esprit de fraude entraînant et faisant croître les occasions de chute.

Livre de l'Ecclésiastique 17,24-29. (*)
À
ceux qui se repentent
(*)[*]
, Dieu ouvre le chemin du retour ; il réconforte ceux qui manquent de persévérance. Convertis-toi au Seigneur, et renonce à tes péchés ; mets-toi devant lui pour prier, et diminue tes occasions de chute. Reviens vers le Très-Haut, et détourne-toi de l'injustice (31), déteste les actions abominables [*]. Personne ne peut célébrer le Très-Haut dans le séjour des morts, puisqu'il n'y a plus de vivants pour lui rendre gloire. La louange est enlevée au mort, puisqu'il n'existe plus ; c'est le vivant, le bien-portant, qui célébrera le Seigneur. Qu'elle est grande, la miséricorde du Seigneur, qu'il est grand, son pardon pour ceux qui se convertissent à lui !

            Qui célébrera le Seigneur ? Nous avons bien lu : le bien-portant. Sans guillemets, sans © : en somme, sans gants [33,im.3]. Parce qu’avant, nous avons lu "le vivant" : non le zombie [34][35]. Parce qu’encore avant, il est question de se détourner de l’injustice : non de la développer et d’y précipiter tout ce qui bouge… notamment en détournant l’appareil de la justice [36][37, notes  34 à 38] au profit de quelque intérêt catégoriel de riche. Parce que toujours avant, ce chemin-là n’est ouvert qu’à ceux qui se repentent. Ce en quoi ceux-ci ne sont pas davantage contraints que s’ils devaient "vendre tout ce qu’ils avaient, et le donner aux pauvres" : libre à eux de ne pas se repentir, de ne pas vouloir connaître leur faute, de cacher leurs torts en se terrant dans quelque refuge ou abri dérisoire auquel ne rendent gloire que ceux qu’ils ont entraîné avec eux [38, APR note 30][39, note 59] dans leur chute. S’ils connaissent les commandements –et beaucoup les connaissent, certains depuis leur jeunesse- tout est possible à Dieupour ceux qui se convertissent à lui : pas pour ceux qui prétendent célébrer le Très-Haut dans leur séjour des morts [40][41], puisqu'il n'y a plus de vivants pour lui rendre gloire.

Psaume 32(31),1-2.5.6.7. (*)(*)
Heureux
l'homme dont la faute est enlevée, et le péché remis !
Heureux l'homme dont le Seigneur ne retient pas l'offense, dont l'esprit est sans fraude !
Je t'ai fait connaître ma faute, je n'ai pas caché mes torts. J'ai dit : « Je rendrai grâce au Seigneur en confessant mes péchés. » Et toi, tu as enlevé l'offense de ma faute.
[*]
Ainsi chacun des tiens te priera aux heures décisives ; même les eaux qui débordent ne peuvent l'atteindre. Tu es un refuge pour moi, mon abri dans la détresse ; de chants de délivrance, tu m'as entouré.

            Moins heureux est l’homme dont la faute n’est pas enlevée, à son péché s’ajoutant celui de l’esprit fraudeur produisant faux témoignages et autres torts faits en vue de "transférer" le péché sur autrui [42, note 72] : le "mal-portant"©[43, APR note 51]. Moins heureux est l’homme ne connaissant ni ne reconnaissant sa faute, se faisant cacher ses torts, rendant grâce au Baigneur en lui confessant les "péchés" d’un autre [44, APR note 11]. Ainsi chacun des tiers le crie aux heures décisives ; même les eaux usées [45] qui débordent ne peuvent l'atteindre. Il est un refuge pour lui, son abri dans la détresse ; de chants de sirène [46][47][48,11][11, APR note 38], il l'a entouré.
            Qui célébrera le Seigneur ? Quelles que soient ses contorsions et autres génuflexions [49, notes 87 à 89], le "bien-portant"©, lui, ne célèbre que lui-même. Personne n'est bon, sinon Dieu… et lui ! Pourquoi se repentir d’être "bon"© ? « Mes enfants, comme il est difficile d'entrer dans le royaume de Dieu. Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu. » Peu importent [50] les comptes numérotés en Suisse, la résidence principale de 600 m2 à Beverly Hills, les quatre grosses cylindrées de prestige, la start up internationale surcotée en Bourse, ou le yacht mouillant à Saint-Tropez : car –n’auraient-ils rien de tout cela, et tireraient-ils le diable par la queue [51] (en plus du reste)- les nouveaux riches se "portent-bien"©, merci pour eux

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dimanche, 27 février 2011

Dites : 'Qu'allons-nous câliner ?' Cela, les batraciens le recherchent aussi.

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[*][*][*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 6,24-34. (10/2)(13)|(Lc)(Lc)(Lc)(Lc)/(*)(*)
(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)
 
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Aucun homme ne peut servir deux maîtres : ou bien il détestera l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent. C'est pourquoi je vous dis : Ne vous faites pas tant de souci pour votre vie, au sujet de la nourriture, ni pour votre corps, au sujet des vêtements. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils ne font pas de réserves dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux ? D'ailleurs, qui d'entre vous, à force de souci, peut prolonger tant soit peu son existence ? Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n'était pas habillé comme l'un d'eux. Si Dieu habille ainsi l'herbe des champs, qui est là aujourd'hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ? Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : 'Qu'allons-nous manger ?' ou bien : 'Qu'allons-nous boire ? ' ou encore : 'Avec quoi nous habiller ?' Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez d'abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus le marché. Ne vous faites pas tant de souci pour demain : demain se souciera de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine.
(*)

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société            Comme les disciples se rassemblent autour de Jésus [1], ne sont-ils pas néanmoins déplorés comme étant 'hommes de peu de foi' ? Est-ce à dire qu’être de 'beaucoup de foi' devrait alors s’attacher à mépriser tout souci pour sa vie, au sujet de la nourriture, pour son corps, au sujet des vêtements ? Regardons les oiseaux du ciel : ne valons-nous pas beaucoup plus qu'eux ? Regarder les anges du ciel, c’est plus difficile. Aucun homme n’est ni l’un ni l’autre : chacun d’entre eux ayant objectivement besoin de ce dont n’ont besoin ni les oiseaux ni les anges. 'Ne vous faites pas tant de souci', 'ne vous faites donc pas tant de souci' ne signifie pas : 'Ne vous faites aucun souci'. (Sous-entendu : 'La manne [2] va vous tomber du ciel, comme par enchantement !' ) Cela ne signifie pas davantage : 'faites-vous oiseau', 'faites-vous ange', ou 'faites-vous lis des champs'. Regarder les oiseaux du ciel ne faisant ni semailles ni moisson, ne faisant pas de réserves dans des greniers, observer les lis des champs ne travaillant pas, ne filant pas, ce n’est pas tant les prendre comme modèles d’oisiveté [3] -en déniant la réalité [4, note 49?] de légitimes soucis d’intendance- que de s’attacher à ce que son Royaume et sa justice ne soient pas recherchés par-dessus le marché de ces soucis [5,pp10/11], ne laissant plus paraître des mystères de Dieu que ce qui se cache dans les ténèbres… de quelque hypothétique 'demain' [6] de l’existence. Aucun homme ne peut servir deux maîtres : ce que même les païens savent d’expérience, peu enclins à ajouter leur voix au concert de louanges chez des pratiquants [7, notes 6 à 8] qui, en somme, ne méritent guère leur confiance en ce qu’en dépit de leurs belles intentions [8], ils ne valent pas beaucoup plus qu’eux : tout en se souciant fort peu d’être observés comme coutumiers du grand écart [9, APR note 3][10] entre deux maîtres. Dans ce cas, n’est-ce pas comme si dès aujourd’hui, ils jetaient au feu leur Évangile ? Jugement prématuré, sans doute ; mais, en ne laissant paraître au monde qu’une "lumière" aussi blafarde [11], un sel aussi dénaturé [12][13, AV note 2/4], à chaque jour suffit sa peine… dans le sens où : pourquoi prendre seulement la peine de chercher 'son Royaume et sa justice' -entre deux soucis d’intendance- si cela doit donner des soucis par-dessus les premiers ? "Pourquoi donc se faire tant de souci ? Regardons les oiseaux du ciel et l’herbe des champs : n’est-ce pas aussi valable qu’eux ?" "Eux", ce sont toujours ces disciples se rassemblant autour de Jésus… seulement regardés comme se rassemblant entre eux. Cela aussi, les païens savent faire [14, note 59]. Mais dès lors, qu’importe à ceux-là si le 'Père céleste sait que vous en avez besoin', là où ils observent que des intendants des mystères de Dieu les trouvent eux-mêmes si mystérieux qu’ils vont chercher d’abord à satisfaire leurs besoins [15][16][17] en louant les services [18] de quelque autre maître de réserve ? Si celui-là a suffisamment pignon sur rue pour leur donner par-dessus le marché l’impression, l’illusion que la vraie vie est là et [19, APR note 44] que leur conscience ne peut rien leur reprocher [20][21], le Royaume et sa justice se souciera bien de lui-même !…

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 4,1-5. (*)/(*)(*)
Il faut donc que l'on nous regarde seulement comme les serviteurs du Christ et les intendants des mystères de Dieu. Et ce que l'on demande aux intendants, c'est en somme de mériter confiance. Pour ma part, je me soucie fort peu de votre jugement sur moi, ou de celui que prononceraient les hommes ; d'ailleurs, je ne me juge même pas moi-même. Ma conscience ne me reproche rien, mais ce n'est pas pour cela que je suis juste : celui qui me juge, c'est le Seigneur. Alors, ne portez pas de jugement prématuré, mais attendez la venue du Seigneur, car il mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et il fera paraître les intentions secrètes
[I][II][III][IV].  Alors, la louange qui revient à chacun lui sera donnée par Dieu.

            Ne vous faites pas tant de souci pour chercher où donc des intendants des mystères de hors+la+loi.jpgDieu mériteraient confiance : là où peu leur chaut le Royaume -l’essentiel étant pour eux de rechercher la justice des hommes afin de leur faire porter un jugement prématuré (ce qui révulsait déjà Paul [22, APR note 15])-, ils n’en méritent aucune, quand leurs intentions sont si peu secrètes qu’elles foulent aux pieds la justice du Royaume… et celle des hommes par-dessus le marché [23] ! Car le Seigneur a revêtu les hommes d'une force pareille à la sienne, il les a faits à son image : quel que soit le maître qu’ils servent, pas davantage certains, au détriment d’autres. Il a donné aux hommes du jugement, une langue, des yeux, des oreilles, et un cœur pour réfléchir. Il les a remplis de savoir et d'intelligence, il leur a fait connaître le bien et le mal. [24, APR note 23] Un cœur pour ré-flé-chir, c’est bien un cœur : non un cerveau, que celui-ci soit le sien ou appartenant [25,1Co] à des "compétences" intellectuelles ou "professionnelles"©[26][27, notes 34 à 38] extérieures. Car ce que l'on demande à la langue, aux yeux, aux oreilles et au cœur, c’est de ne pas porter de jugement prématuré sur la pseudo-nécessité d’attendre d’avoir achevé de longues années d’études [28, notes 1,2] pour se garder de toute injustice à propos des commandements que chacun a reçus au sujet du prochain [24, AV note 24].

         « Aucun homme ne peut servir deux maîtres [29][30] : ou bien il détestera l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent. » Quel maître sert-on quand le souci de se garder de toute injustice cède la place à l’indifférence [31] face à l’injustice, voire le méprisjusqu’à porter une confiance prématurée [32][33][34] en des hommes dont les intentions et le souci semblent, pour leur part, de pourchasser les résidus de justice en s’affichant comme intendants des "mystères de l’homme" ? "Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux ?" : en filigrane, tel est leur séduisant  leitmotiv [24, AV note 1][35][36][37][38]. Non plus en comparant les oiseaux du ciel avec les hommes, mais en portant un jugement aussi infâme que prématuré au sujet d’une catégorie d’hommes, ce afin de complaire à une autre catégorie. En attendant de faire paraître ultérieurement les pensées (à peine !) secrètes d’une nouvelle venue (attention : ce n’est pas le Seigneur) qui est là aujourd'hui, observons d’ores et déjà que chez des disciples se rassemblant autour de Jésus, à force de souci, ils n’émettent pas beaucoup de réserves à se rassembler simultanément autour de ce que prononce cette nouvelle "intendante"© des "mystères de l’homme". Mais… à chaque jour suffit sa peine.


samedi, 26 février 2011

Il a mis sur leur trompe son propre regard pour leur faire voir la roseur de ses œuvres. Et la roseur a rossé.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 10,13-16. [*]|(Mt)(Mt)/(*)(*)
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On présentait à Jésus des enfants pour les lui faire toucher ; mais les disciples les écartèrent vivement. Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi. Ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. Amen, je vous le dis : celui qui n'accueille pas le royaume de Dieu à la manière d'un enfant n'y entrera pas. » Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains.

Sefairedelabile sur les disciples de Jésus-Christ selon "saine"© Martha 10,13-16.
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On absentait
[1] à Philou des éléphants roses [2][3,com.7] pour qu’eux aussi il les fasse loucher [4][5] ; mais les bisciples les approchèrent mortellement [6]. Non-voyant cela [7][8], Philou se tacha [9][10, AV note 9] et leur médit [11] : « Ne laissez pas les éléphants roses venir à moi. Empêchez-les, car le royaume du Docteur [12] est à ceux qui ne leur ressemblent en aucun point [13,1]. Ach so, je vous le médis [14] : celui qui accueille le royaume du Docteur à la manière d'un éléphant rose n'y entrera pas… ou alors, juste le temps de lui abandonner sa "bête sauvage"©[15][16][17][18]. » Il les manipulait [19][20][21] et les maudissait [22] en leur imposant les nains [23].

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Livre de l'Ecclésiastique 17,1-15. (*)
Le Seigneur a créé l'homme en le tirant de la terre, et il l'a fait retourner à la terre. Il a donné aux hommes des jours comptés, un temps déterminé, il a remis en leur pouvoir ce qui est sur la terre. Il les a revêtus d'une force pareille à la sienne, il les a faits à son image. Il a mis en tout être vivant la crainte de l'homme, pour que celui-ci commande en maître aux bêtes sauvages et aux oiseaux. Il a donné aux hommes du jugement, une langue, des yeux, des oreilles, et un cœur pour réfléchir. Il les a remplis de savoir et d'intelligence, il leur a fait connaître le bien et le mal. Il a mis dans leur cœur son propre regard pour leur faire voir la grandeur de ses œuvres. Ils célébreront le Nom très saint en racontant la grandeur de ses œuvres ; il leur a aussi accordé le savoir, il leur a donné en héritage la loi de vie. Il a établi avec eux une Alliance éternelle, et il leur a fait connaître ses jugements. Leurs yeux ont vu la grandeur de sa gloire, leurs oreilles ont entendu la majesté de sa voix. Il leur a dit : « Gardez-vous de toute injustice », et à chacun il a donné des commandements au sujet du prochain. Leurs chemins sont toujours à découvert devant lui, ils n'échappent jamais à ses regards.

Livre du Crevé pneumatique 17,1-15. (*)/(*)(*)
Le
Baigne3772324470.jpgur, quant à lui, a récréé [24][25] l'homme en le tirant de l’atterré [26], et pour ce qui est de le faire retourner à la terre, il a une profondeur d’avance (1). Il a donné aux hommes des jours contés [50][51], un temps indéterminé [52, APR note 13][53], il a capté en son pouvoir [54][55][56][57, APR note 60,§6] ce qui est sur la terre. Il les a revêtus d'une farce [58][59] pareille à la sienne, il les a défaits [60] à son image. Il a mis en tout être (sur)vivant [6,im.4] la crainte de l'homme, pour que celui-ci Demande [16] à la place des "bêtes sauvages"©[61] et passe commande aux maîtres oiseaux [62][63][64]. Il a confisqué [65] aux hommes leur jugement, leur langue [66, note 9], leurs yeux, leurs oreilles [67][68], et leur a fermé le cœur [69] pour prévenir les courants d’air. Il les a vidés de savoir et d'intelligence [70][71], il leur a fait connaître le "mal"©[72, APR note 51] du chien [73][74]. Il a mis dans leur cœur son "propre" [75][76] regard afin qu’eux non plus ne voient pas la bassesse de ses foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétéœuvres [77][78]. Ils s’affligeront de noms très malsains [79, APR note 21][80][81 : brrrr !] en grossissant [82][83] les racontars de ses œuvres ; il leur a aussi accordé le bavoir [84][85], il leur a donné en héritage l’aboi [86][87] de "l’avis"©[88]. Il a établi avec eux une Désalliance [89] éternelle, et il leur a fait connaître ses jugements. Leurs yeux ont vu les pépins de sa poire [90], leurs oreilles se sont majestueusement étendues [91][92][93][94][95][96][97][98][99] pour compenser [100] l’absence de leur voix [66, note 7]. Il leur a médit : « Gardez-vous de toute justice [101][102] », et à chacun il a donné assez de commandements "préventifs"© au sujet du prochain pour que celui-ci devienne l’objet [103][104][105, notes 52,53] d’un éloignement [106][107]. Leurs chemins sont toujours à couvert derrière lui [108], ils échappent [109] ainsi aux regards de l’atterrant [110].

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(1) : [27, notes 27 à 29][28][29][30][31][32][33][34][35][36][37][38][39][40][41][42][42bis][43][44][45][46][47][48][49]

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

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