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mardi, 01 mars 2011

Dans son regard, n'essaye pas de l'influencer par des présents : il n’accepte que des absents.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 10,28-31. (Mt)(Mt)(Mt)(Mt)(Mt)/(*)(*)(*)
Pierre se mit à dire à Jésus : « Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre. » Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : personne n'aura quitté, à cause de moi et de l'Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants
(*) ou une terre, sans qu'il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle. Beaucoup de premiers seront derniers [*], et les derniers seront les premiers. »

            Si le métier de pêcheur est socialement moins gratifiant que celui de collecteur Sea-Yacht-Cruise-3D-Screensaver.jpgd’impôts [1], il n’en demeure pas moins qu’à l’échelle d’un Pierre, André, Jacques et Jean, laisser là leurs filets [2] n’avait rien à envier à "vendre tout ce qu’ils avaient, à le donner aux pauvres".[3, APR note 6] Ce que Pierre vient précisément confirmer : tout quitter -que ce soit une modeste barque ou un somptueux yacht de plaisance-, c’est tout quitter. Et si, du haut de son bastingage rutilant, le "tout" d’un humble matériel de pêche peut sembler dérisoire au riche possesseur du yacht, il n’en demeure pas moins que le pêcheur ayant tout quitté, lui, n’a pas regardé aux prémices du travail de ses mains : abandonnant jusqu’à l’outil même de ce travail. Non seulement le dixième de ses ressources, mais la source des ressources.
            « Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre. » Pierre n’émet pas de regrets : « ah, si j’avais su ! » ; ayant vu comme les autres cet homme ayant de grands biens devenir sombre et s'en aller tout triste [3], au contraire sans doute rend-il gloire au Seigneur d’avoir été moins encombré que celui-là lorsqu’il lui a fallu -de bon cœur- agréer le moment venu à l’appel reçu. Une seule chose manquait à l’homme, qui, à lui comme à ses compagnons, ne manquait pas : alors, pourquoi regarder en arrière ? D’autant qu’avec la réponse qui lui est immédiatement formulée, la perspective de recevoir, en ce temps déjà, le centuple n’offre-t-elle pas une reconnaissance mutuelle d’assez agréable odeur pour détourner de toute nostalgie et montrer un visage joyeux ?

Livre de l'Ecclésiastique 35,1-12. (*)
C'est présenter de multiples offrandes que d'observer la Loi ; c'est offrir un sacrifice de communion que de s'attacher aux commandements. C'est apporter une offrande de fleur de farine que de se montrer reconnaissant ; c'est présenter un sacrifice de louange que de faire l'aumône. On obtient la bienveillance du Seigneur en se détournant du mal ; on offre un sacrifice d'expiation en se détournant de l'injustice
(31). Ne te montre pas les mains vides en présence du Seigneur. Accomplis tout cela parce que tel est son commandement. L'offrande de l'homme juste est comme la graisse des sacrifices sur l'autel, son agréable odeur s'élève devant le Très-Haut. Le sacrifice de l'homme juste est agréé par Dieu ; la partie de l'offrande brûlée en mémorial ne sera pas oubliée. Rends gloire au Seigneur sans être regardant : ne réduis pas les prémices du travail de tes mains. Chaque fois que tu fais un don, montre un visage joyeux ; consacre de bon cœur à Dieu le dixième de ce que tu gagnes. Donne au Très-Haut selon ce qu'il te donne, sans être regardant, selon tes ressources. Car le Seigneur est celui qui paye de retour ; il te payera de retour sept fois plus que tu n'auras donné. N'essaye pas de l'influencer par des présents, il ne les acceptera pas ; ne mets pas ta confiance dans un sacrifice injuste [*|*]. Car le Seigneur est un juge qui ne fait pas de différence entre les hommes. [4] (Ep)(Ac)(Jc)(Rm)(Ac)(Ep)(Ac)(->)

            Les hommes, eux, se font plus regardants ! À faire des différences entre eux, 287419809.jpgnaturellement. Sinon, ils le sont moins lorsqu’il s’agit pour eux de pratiquer le championnat du saut à l’élastique entre le livre de l’Ecclésiastique… et le visage qu’ils en montrent. Présenter de multiples offrandes sans observer la Loi, offrir un sacrifice de "communion" [4, note 59] sans s’attacher aux commandements, apporter une offrande de farine d’ivraie [5], obtenir la "bienveillance" du Seigneur en se détournant du… "mal-portant"©[6, APR note 51], offrir des sacrifiés [7] d'expiation en se vautrant dans l’injustice, se montrer les mains vides -et sales [8]- en présence du Seigneur, essayer de l’influencer par des présents, mettre leur confiance dans un sacrifice injuste, voilà qu’eux aussi ont tout quitté ! Mais pas exactement pour Le suivre dans les premières lignes. Beaucoup de premiers seront derniers, et les derniers seront les premiers ? Soit : alors, ils ont trouvé l’astuce. En ce temps déjà -et sans attendre le monde à venir-, ils Le suivent dans les dernières lignes : ainsi seront-ils dans les premières pour la vie éternelle. D’où ces étonnantes ressources à rendre gloire au Seigneur en regardant attentivement à réduire les prémices du travail de leurs mains : en effet, celles-ci ne portent-elles pas tout le poids de leur corps lorsqu’ils effectuent le poirier [9] ?
         Quitter, à cause de Lui et de l'Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre ? Tout ceci appartenant aux premières lignes, ils n’ont donc pas à l’observer. Ayant cependant le sens du sacrifice, c’est bien volontiers qu’en ce temps déjà, ils sacrifient le centuple annoncé. Sauf les persécutions : car elles sont précisément dans les dernières lignes… et il faut bien que quelqu’un se dévoue : toujours le sens du sacrifice. Par définition, les païens ayant d’autres chats à fouetter, ne regardant pas à rendre gloire au Seigneur, qui s’occuperait des persécutions si nos gymnastes des dernières lignes ne s’y consacraient pas de bon cœur ? C’est qu’effectuer le poirier ne leur fait pas oublier les premières lignessauf "à cause de moi et de l'Évangile" : étant parties prenantes, il leur suffit alors d’oublier [10] et de méconnaître cette cause première, de la détourner en adhérant [11] à des causes secondes [12, note 30] agréées selon de bienveillantes ressources humaines [13][14] qui les paieront de retour en réduisant tout prémisse de persécution de leurs mains en farine de "délire"©[15][16][17,com.3]. Ainsi, sans être regardant sur l’hétérodoxie de la méthode employée, peut-on faire quitter, à cause de Lui et de l'Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre [18]… puis aller présenter un sacrifice de louange [19][20] sans que des frères, des sœurs, une mère ou un père y trouvent à redire. Certes, le sacrifice d'expiation présente un "léger" vice de forme, le frère quittant (et quitté) l’ayant été de mauvais cœur -puisque contre son gré-, mais quelle importance [21] ? Il suffit, là, de ne plus se souvenir de lui [22], et le tour [23] est joué ! La partie défectueuse de l'offrande brûlée en mémorial sera bien vite oubliée… sur l’île aux enfants [24, APR note 6].

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