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mardi, 01 mars 2011

Le compte à rebours de Madame Boutrypède.

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Psychologue, Laetitia Boutry décrypte le fonctionnement d’une "personnalité manipulatrice"©. Elle nous apprend notamment à reconnaître les ruses et mécanismes de ces personnes au comportement "pathologique"©.

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Laetitia Boutry, psychologue pour enfants (spécialisation psychopathologie) est diplômée de l’Ecole de Psychologues Praticiens (Paris) depuis 1998. Titulaire également d’un DEA de l’Université René Descartes (Paris V), elle a travaillé pendant plusieurs années au sein du Service de Pédiatrie de l’hôpital Ambroise Paré (AP-HP). Depuis 2006, elle est psychologue à la Maternité Sainte-Félicité à Paris, où elle prend en charge les jeunes parents au cours des différentes étapes de l’accueil de leur nouveau-né (conception, grossesse, suites de couche...)(présentation extraite du portail "omegaTV, la webTV du mieux vivre")

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           Loin de l’atmosphère oppressante des pénitenciers –cadres de vie ayant fourni à Robert Hare la plupart de ses "outils diagnostics"©[1, note 4]-, le climat plus innocent et reposant des maternités ne s’inscrit-il pas à l’opposé ? Aussi n’est-ce pas assurément en de tels lieux que l’on risquera de « tomber dans le piège des "psychopathes"© » [2][3] ! De plus, si cette appellation générique [4] non contrôlée remplit parfaitement son rôle d’exutoire émissaire [5, note 72] auprès du grand public, le milieu néo-natal risque surtout de lui offrir un taux de crédibilité proche du zéro : qui prêterait foi à ce que l’ombre redoutable du "psychopathe"© plane sur un nouveau-né ou sur ses heureux parents ? En matière d’os à ronger à propos de comportements "pathologiques"©  "déceler"©, à "reconnaître"©, à "décrypter"© : en somme, à  extirper-, il fallait donc à l’évidence trouver autre chose.


           Fort heureusement, un diplôme de l’EPP, doublé d’un DEA délivré par Paris V (dont on ignore toujours à cette heure si ce lieu -déjà réputé par ailleurs [6][7]- fournit également la boule de cristal à ses heureux titulaires…) permet avantageusement de "reconnaître ruses et mécanismes pathologiques"© jusque dans les endroits les plus inattendus. La prochaine étape sera-t-elle la morgue ou le cimetière ? En effet, qui sait si parmi nos regrettés défunts, certains d’entre eux ne font pas les morts en vue de faire de la peine à leur entourage ? De la part de ces personnes dénuées de tout scrupule, de telles "ruses et mécanismes pathologiques"© ne font-ils pas d’ores et déjà froid dans le dos ? Pour l’heure, en attendant de substantiels progrès établis par la "science psychopathologique"©, nous en sommes à l’autre extrémité de la vie : la chasse au "psychopathe"© y étant donc prématurée, le lot de consolation qui nous est proposé est par conséquent « le fonctionnement d’une "personnalité manipulatrice"© ». Prière de ne pas confondre avec le manipulateur : d’autant que, brute de fonderie, une telle dénomination serait assurée de rencontrer un échec aussi retentissant que celle de "psychopathe"© ; l’"experte"©[6, notes 34 à 38] qui nous parle aujourd’hui tire la moelle de son "décryptage"©depuis un milieu pédiatrique et non juridique, criminel et carcéral. Or, de même que la conception est la première étape de l’accueil du nouveau-né, la "personnalité manipulatrice"© devient la première étape de l’accueil du manipulateur. Entendons "accueil" au sens conceptuel du terme ! Car, contrairement au nouveau-né dans une maternité, si l’objectif est de « décrypter le fonctionnement d’une "personnalité manipulatrice"©», de nous « apprendre à reconnaître les ruses et mécanismes de ces personnes au comportement "pathologique"©», il va de soi que la finalité d’un tel travail ne sera ni de leur offrir des fleurs ni de leur dérouler le tapis rouge. De fait, cette finalité ne va-t-elle pas ressembler en tout point [3,1] à celle qui prévaut au sujet des "psychopathes"© ?

            D’autre part, si la "personnalité manipulatrice"© présente un aspect plus rassurant que le "pur" manipulateur en relativisant apparemment les traits de ce dernier, cet aspect est-il réellement fondé ? Le manipulateur manipule ? Soit : mais s’il peut manipuler un jour, il peut s’amender le jour suivant, renoncer à ses manipulations, voire s’efforcer de réparer -autant qu’il lui est possible- les fruits amers de ces manipulations. Le manipulateur manipule ? Mais voilà qu’à présent, lui a été accolée l’étiquette de "personnalité manipulatrice"© : ô merveille de la "science psychopathologique"©, il donne "corps" à son étiquette en la "confirmant".  Ici, tant dans leurs causes que dans leurs effets, ses manipulations sont réputées être le fruit de sa "personnalité"© : ce qui signifie concrètement que s’il peut manipuler un jour, il ne peut plus s’amender le jour suivant, ni les jours suivants, etc. À partir d’un tel constat, de nouveau "l’accueil" qui va lui être réservé ne présente objectivement aucune raison de se distinguer de celui qui s’installe au sujet du "psychopathe"©.

           À présent, il reste à décrypter le "décryptage"©"boutrypédique"du « fonctionnement d’une "personnalité manipulatrice"© » pour constater combien de telles similitudes ne s’arrêtent nullement à cet "accueil", puisque rencontrant en amont d’étonnants points de convergence avec des précédents "décryptages"© décryptés.
           Étonnants ? Ce sera donc la minute de Madame Boutrypède. Bientôt sur vos écrans !…

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