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samedi, 05 mars 2011

« Je vais vous poser une seule question. –Oui mais c’est quoi, une question ? »

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 11,27-33. (13)|(Mt)(Mt)(Mt)/(*) 
Jésus et ses disciples reviennent à Jérusalem. Et comme Jésus allait et venait dans le Temple, les chefs des prêtres, les scribes et les anciens vinrent le trouver. Ils lui demandaient : « Par quelle autorité fais-tu cela ? Ou bien qui t'a donné autorité pour le faire ? » Jésus leur dit : « Je vais vous poser une seule question. Répondez-moi, et je vous dirai par quelle autorité je fais cela. Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes ? Répondez-moi. » Ils faisaient en eux-mêmes ce raisonnement : « Si nous disons : 'Du ciel', il va dire : 'Pourquoi donc n'avez-vous pas cru à sa parole ?' Mais allons-nous dire : 'Des hommes' ? » Ils redoutaient la foule, car tout le monde estimait que Jean était réellement un prophète. Ils répondent donc à Jésus : « Nous ne savons pas ! » Alors Jésus leur dit : « Moi non plus, je ne vous dirai pas par quelle autorité je fais cela. »

              Et comme Jésus allait et venait dans le Temple, qui L’aura arrêté –ou contenu, à tout le moins- au cours de ces allées et venues, ce au motif de quelque subversion à l’encontre des autorités en place ?  Expulser ceux qui vendaient et ceux qui achetaient dans le Temple, renverser les comptoirs des changeurs et les sièges des marchands de colombes, ne laisser personne traverser le Temple en portant quoi que ce soit [1] : de nos jours, qui oserait se livrer à l’équivalent du dixième de tels actes sans se voir aussitôt pris en tenaille par un commando du RAID [2, note 14] armé jusqu’aux dents ? Tout le monde estimerait que ce serait réellement (c’est-à-dire : dans un réel qui est là, pour tous [3, AV note 41]) un "psychotique paranoïaque"©[2, notes 5,6]par la seule autorité de l’"expert"©[4][5, notes 34 à 38] dépêché sur les lieux de la confrontation. Et si ce terroriste (le "psychotique"©, pas l’"expert"© ! quoique…) vient à s’évader quelques mois plus tard de l’un de ces "établissements"©[6][7, APR note 39][8] -faisant cohabiter les coupables avec les innocents [9, APR note 66][10] sans que nul ne se pose une seule question-, à défaut d’imagination, l’autorité de l’"expert"© va de nouveau opérer des "merveilles" : le fugitif cumulant cette fois les redoutables mandats "pathologiques"© de "schizophrène"©[11][12] et "paranoïaque"©[13][14] ! En voilà au moins un à qui personne ne viendra demander par quelle autorité il fait cela : doté d’un tel pedigree, il n’en a aucune ; mais il lui restait deux jambes pour ne pas attendre une contre-"expertise"© imminente, celle-ci ayant risqué de dévoiler les ficelles grossières et poussiéreuses [15] de "diagnostics"© passe-partout que même l’oncle Bernhard [16] pouvait déjà établir à son époque !
         Ah, l’oncle Bernhard ! Lui non plus, personne ne viendra demander par quelle autorité il fait cela : c’est du tout cuit [17] ! « En 1848, il obtient son doctorat en médecine de l'université de Halle et commence à travailler comme interné interne à l'asile de Siegburg, sous l'autorité de Carl Jacobi (1775-1858). De 1851 à 1855, il collabore comme "psychiatre"© avec Christian Roller (1802-1878) à l'asile d'aliénés d'Illenau de Baden. De 1855 à 1869, il est directeur du Unterfränkische Landes-Irrenanstalt un établissement pour "malades mentaux"© de Werneck. En 1869, il est nommé directeur de l'"hôpital"©[6] du Burghölzli et professeur de "psychiatrie"© à l'université de Zurich. À la fin de sa carrière, il enseigne cette "discipline"© à l'université de Munich. [18, note 26] » Hélas, ce prestigieux [19] cursus ne précise pas si ses "disciples"© aussi étaient frappés par son enseignement [1]. Nous ne savons pas non plus comment, avec un emploi du temps aussi rempli, ce brave homme a pu se dégager suffisamment de disponibilité pour concevoir son extraordinaire machine [20: ce qui, en attendant, ne peut contribuer qu’à rehausser son autorité. Face à celle-ci, que vaut un "schizophrènoparanoïaque"© en fuite ?


         Ah, Philou ! Lui non plus, personne ne viendra demander par quelle autorité il fait cela : troisieme_millenaire_rigolo.jpgc’est tout écrit. « Philippe de Labriolle est Docteur en Médecine [ NB : avec un grand D et un grand M ], diplômé de la Faculté Saint-Antoine (UER Paris VI), "Psychiatre"© [ NB : avec un grand P ] des "Hôpitaux"© [ NB : avec un grand H ], et Praticien [ NB : avec un grand P ] "hospitalier"© au CHD G. Daumezon de Fleury-les-Aubrais. [ NB : le monde étant petit, il s’agit bien du même "établissement"© que celui ayant hébergé le redoutable "schizophrènoparanoïaque"© en fuite… ] Ancien interné interne des "hôpitaux"© "psychiatriques"© de l'Ile-de-France, il est titulaire d'un CES de Criminologie [21] [ NB : avec un si grand C qu’elle s’étend jusque là où n’existe aucun crime… ] appliqué à l’"expertise"© "psychiatrique"© (UER Paris V [22]) [ NB : attention, les premiers du fond de la salle [23] qui rigolent [24, APR note 67] seront punis d’une "expertise"© à distance [25, notes 2,3]… ]  Marié, père et grand-père [26] [ NB : avec un grand père ? ], il est par ailleurs cinéphile et soucieux de transmettre le patrimoine commun dans toutes ses composantes. [27,im.7] » Hélas, ce prestigieux cursus ne précise pas davantage si la boule de cristal [28][29] est fournie au titre du patrimoine commun à ce remarquable parcours sans fautes [30]. En revanche, il aura su paradoxalement rehausser son autorité (sans doute en vue de mieux la stabiliser [31]) en plongeant [32][33][34, notes 36] jusque dans la racine étymologique du mot : [ auctor, "celui qui augmente, celui qui fait grandir" ][35, APR note 41][36]. De là à glisser sur une peau de banane [37] et entraîner la chute du seul petit [38, APR note 6] "u", il n’y avait qu’un pas : auctor est devenu actor [39]. Prenant une tournure "pathologique"©, la cinéphilouphilie a alors gagné une composante "cinérotomane"©[40] : passant de l’autre côté de l’écran, le spectateur s’est fait acteur [41]. Cependant, la nouvelle star [42] étant également Docteur, elle n’est pas assez disponible pour tourner des films inédits. Aussi doit-elle se contenter de re-tourner [43][44][45] : c’est-à-dire de tourner des films déjà tournés, produits et diffusés par d’autres. Du cinéma de bernard-l’ermite [46], en quelque sorte. Toujours est-il que pour le plaisir des yeux des petits et des grands, son souci [47] de transmettre moult composantes du patrimoine cinématographique est ici pleinement satisfait. De plus, il ne redoute pas d’étendre son répertoire –déjà copieux- à la bande dessinée (bd), au dessin animé (da) et à la chanson [81][82][83][84][85][86]. Quel talent [87: chapeau l’artiste [88][89] ! Mais surtout… quelle autorité impressionnante dans cette polyvalence multi-"experte"©.

  Pour Le Plaisir .mp3  
   
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(bd) : [48][49][50][51][52][53][54][55][56][57][58][33][59][60][61][62][63][63bis][63ter][64][65][66][67][68][69][70][71][72][72bis]

(da) : [48][52][40][73][74][75][76][77][78][79][80]

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Pere_noel.jpg

         Ah, Robert [90], Martha [91], Madame Boutrypède  [1, notes 39,40] ! Eux non plus, personne ne viendra demander par quelle autorité ils font cela : leur itinéraire étant également balisé d’autorités, 'pourquoi donc ne croirions-nous pas également à leur parlote [92] ?' D’autant que celle-ci permet avantageusement de s’économiser une usure prématurée des neurones [93], tous ceux qui viennent les trouver n’ayant plus à faire en eux-mêmes le plus petit raisonnement [94]. Ils ne redoutent pas la foule, car tout le monde estime que Philou, Robert, Martha, Rose [95] ou Madame Boutrypèdeentre autres [96, APR note 93]- sont Raihëllement des prophètes [97][98] de la "protection"©[99] rapprochée… bien qu’éloignant [100][101,3,8]. Ils répondent donc à Philou et consorts : « Nous savons ! » Sur ces entrefaites, le téléphone sonne…

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         Ah, Nana [102], Anne-Lise [103], Isabelle [104] ou Basset [105] !  Eux, c’est un peu plus confus. Si quelqu’un vient demander par quelle autorité ils font cela, il y a bien le Code civil [106] ou le Code de la construction et de l’habitation [107] qui leur ont donné autorité pour le faire. À condition toutefois de ne pas se poser une seule question sur l’autorité du pompiste. Cela n’a rien de redoutable, un pompiste, car tout le monde estime que le pompiste est réellement un pompiste. Ainsi, s’il effectue le plein de super sans plomb dans le réservoir du 826110718.jpgvéhicule, il n’y a pas de difficulté particulière [108] : pourquoi donc ne pas croire que le véhicule ne tombera pas en panne sèche ? Par quelle autorité le client récriminerait-il ? Il n’est pas pompiste [109], lui. Il n’est pas mécanicien non plus : le collègue du pompiste, si. D’ailleurs, les deux travaillent main dans la main : l’un sous l’autorité de pompiste, l’autre sous l’autorité de mécanicien. Ce dernier ne viendra pas trouver le premier pour lui dire : « Par quelle autorité fais-tu cela ? Ou bien qui t'a donné autorité pour le faire ? » Au fond, il n’est pas mécontent d’avoir du travail : les temps sont si durs [110, note 13/2]… Ainsi, chacun son métier : si on lui confie un véhicule dont le moteur Diesel est noyé de super sans plomb depuis les gicleurs jusqu’à l’extrémité des bielles, pourquoi donc refuserait-il de le prendre en charge ? Car tout le monde estime que le mécanicien est réellement un mécanicien. De même, l’huissier de "justice"©©© travaille main dans la main avec le psyvocat [111] qui, lui-même -et comme son nom le suggère-, travaille main dans la main avec une personnalité manipul … une autorité supérieure, écrasante de multi-"expertise"©. Mais allons-nous dire : 'Pourquoi le mécanicien n’est-il pas médecin' ? Il n’y a donc pas à redouter que l’huissier de "justice"©©© ne soit pas huissier de "justice"©©©ou bien que  le Code de la construction et de l’habitation serve de grimoire contenant des formules métamorphosant les propriétaires en "locataires"©[112]Nous l’avons échappé belle !

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