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lundi, 14 mars 2011

La minute de Madame Boutrypède. (3)

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Minute 3 : « le prince charmant, est-ce qu’il en est ? » 

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Psychologue, Laetitia Boutry "décrypte"© le fonctionnement d’une "personnalité manipulatrice"©. Elle nous apprend notamment à "reconnaître"© les ruses et mécanismes de ces personnes au comportement « pathologique »©. Le détecteur, lui, va nous permettre de décrypter le « décryptage »©.

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Ce que je vous dis :

« …Troisième signe particulier de la personnalité manipulatrice, c’est la domination. Ça va ensemble, hein : c’est-à-dire que c’est quelqu’un qui aime se sentir fort, qui ne veut surtout pas se considérer comme un faible. Et pour lui, se sentir fort, eh bien c’est dominer l’autre. Et dominer l’autre, ça peut être de plein de façons différentes : c’est très souvent, ça passe… on va le voir, par l’humiliation, par une façon de dévaloriser les autres : de toujours se situer au-dessus, afin, évidemment, de les utiliser pour satisfaire ses besoins. Donc, il se sent fort ; et c’est assez paradoxal parce qu’il croit dominer les autres ; mais en réalité –sans le savoir- il est lui-même dominé par ses propres passions, ses propres désirs narcissiques. Et moins il arrive à les maîtriser, eh bien plus il va essayer de dominer les autres pour compenser ça. Quelles sont les armes de la personnalité manipulatrice ? La première que vous rencontrez systématiquement, et qui va vous aider à l’identifier, c’est la culpabilisation. C’est-à-dire qu’il va en permanence s’appuyer sur les défauts, sur les failles –les petites failles qu’on a tous, d’ailleurs- les petits remords, les petits défauts qu’on peut avoir. La personnalité manipulatrice va s’immiscer, on pourrait dire qu’il va, euh… elle va frapper là où ça fait mal, appuyer là où ça fait mal. Donc, c’est finalement quelqu’un qui est assez fin psychologue… »


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Oups : ce que j’ai "oublié" de vous dire :

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         Vous vous sentez faibles, mes p’tits lapins ? Vous aimez ça ? Pâââârfait : ça tombe bien, parce que moi aussi ! Enfin… moi aussi, j’aime que vous vous sentiez faibles. Parce qu’il faut bien que quelqu’un se dévoue pour se sentir un peu moins faible que la moyenne : sinon qui vous resterait-il pour vous apprendre plein de façons différentes de "reconnaître"©  les ruses et mécanismes de ces personnes au comportement "pathologique"© que sont les "personnalités manipulatrices"©, hein ? Autant que ce quelqu’un soit diplômé de Paris V [1] : ça va ensemble, vous ne trouvez pas ?
         Vous l’avez bien compris : si vous n’avez pas envie de présenter l’un ou l’autre des signes particuliers de la "personnalité manipulatrice"©, vous avez plutôt intérêt à ver.gifmultiplier les rencontres systématiques avec les larves de toute nature : elles vont vous aider à vous identifier à elles. Dans un second temps, et concernant les vertébrés, je ne saurais que trop vous conseiller d’éviter toute personne mesurant plus d’un mètre vingt : ainsi serez-vous quasiment assurés de ne pas être situés en-dessous de quelqu’un qui, évidemment, va vous utiliser pour satisfaire ses besoins. Et comme je ne veux surtout pas que vous considériez que je me place moi-même au-dessus de la mêlée (ce qui serait suspect, avec tout ce que je vous raconte !), croyez bien que je m’applique à moi-même cette rigoureuse consigne. Ainsi, il faut que je vous confesse une faille –oh, une toute petite faille !- dans mon discours de la dernière fois. Vous vous souvenez ? Je vous ai fait très peur en me faisant passer pour la sorcière de Blanche-Neige. Eh bien, RAS-SU-REZ vous : en réalité, je ne suis pas la sorcière de Blanche-Neige ! Mais non… puisque je suis Blanche-Neige elle-même. Ainsi, je ne fréquente que des nains : au-dessus (si vous me passez l’expression) de tout soupçon quant à toute inclination à vouloir dévaloriser les autres en se situant toujours au-dessus, non ? De plus, ils travaillent dans une mine : donc, dans les failles profondes du sous-sol. Ils sont ainsi blanchis d’avance (ce n’est pas une mine de charbon), et moi avec eux : d’où mon nom, d’ailleurs. Comment ? Le prince charmant ? Il est beau comme un dieu, athlétique et mesure un mètre quatre-vingt ? RAS-SU-REZ vous : si lui aussi est diplômé de Paris V, TOUT VA BIEN. D’ailleurs, il est tellement charmant qu’il me laisse son cheval et se contente de courir derrière : il ne veut surtout pas se considérer comme plus faible que sa monture. Donc, si je tiens les rênes –et lui les ficelles [2]- il ne me domine pas non plus.

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         Pour en revenir à nos larv… pardon, à nos moutons, ce que vous ne voyez pas –nains non-diplômés de Paris V que vous êtes-, c’est que je défends une discipline (qui me défend à son tour) dont le signe particulier est depuis toujours… la domination sur tout ce qui bouge [3, notes 12 à 21][4],afin que RIEN ne bouge au-dessus d’elle. À cet effet, pour satisfaire ses besoins, elle n’a jamais eu d’autre corde à son arc que celle de dévaloriser systématiquement les autres : à l’exception notable, toutefois, de ceux qui en ont besoin eux-mêmes afin de mettre à tout prix en valeur leurs propres passions, et surtout leurs propres désirs narcissiques. Et moins ils arrivent à les maîtriser, eh bien plus ils vont nous appeler à la rescousse pour compenser ça. Parce qu’ils nous sentent forts sur la question. En effet, prenez par exemple mon collègue Robert : reprenez chacun de ses quatorze points de "détection"©[5] , et demandez-vous un peu QUI –à moins d’être une larve ou un cadavre- pourrait passer au travers des mailles de son filet ? Chez lui, la moindre performance personnelle –susceptible de contrister ou de contrarier une larve : appuyant alors sur ce qui lui "fait mal"- est aussitôt tournée en dérision, entachée justement d’une "volonté"© de domination sur l’autre et de la suspicion permanente d’un esprit de fraude, de feintes et autres ruses. Ne trouvent grâce à ses yeux qu’une larve, un cadavre… ou le locataire de longue durée d’un pénitencier. Avec Martha, n’est-ce pas également un festival d’humiliation ? En treize règles, sachant que son gibier nous ressemble en tout point [6] (et pour cause !), il ne trouvera guère son salut que dans l’exil sur une île déserte !


 

         Tous, nous cultivons "professionnellement"©[6] un tronc commun : gratter jusqu’au sang la plus petite faille, le plus petit remords, le plus petit défaut. Vous avez entendu ? Les petites failles, je vous ai dit que nous en avions tous. Mais les failles, c’est comme l’égalité, pas vrai ? Certains sont plus "égaux" que d’autres. Eh bien les failles, c’est pareil ! Mine de rien, en vous déclinant ainsi une version laïque et expurgée de saint Paul [7, note 18], je donne plutôt l’impression, l’illusion [8, APR note 44] de placer tout le monde sur un pied d’égalité, non ? Évidemment, pour la suite, saint Paul devient inutile à satisfaire mes bes… oups, à appuyer la quête de notre "identification"©. Car si nous avons tous des petites failles, le but de la manip… oups, de ma démonstration est de vous aider à creuser de grosses failles sur le sujet de notre grave préoccupation commune : la "personnalité manipulatrice"© !

         Or, souvenons-nous de nos deux fondamentaux : d’abord, nous aimons nous sentir faibles. C’est là notre petite faille à nous, un rien paulinienne [9,2Co] également : juste ce qu’il faut pour ne pas se laisser culpabiliser par une épouvantable et sadique "personnalité manipulatrice"©, prête à nous frapper là où ça fait mal en voulant nous rentrer, nous, dans son schéma à lui de ruses et mécanismes au comportement "pathologique"©. D’où le rappel du second point fondamental venant d’ailleurs s’appuyer sur le premier : savoir s’en protéger [10, notes 3 à 5]. Et c’est bien pour cela, qu’à mon corps défendant, vous me voyez obligée d’user d’un vocabulaire belliqueux en vous parlant des armes de la "personnalité manipulatrice"© : vous n’imaginiez tout de même pas Blanche-Neige en va-t-en-guerre, non ? Ici, on parle d’amour d’abord : mais comment voulez-vous aimer sous la menace de toutes ces personnes au comportement "pathologique"© autour de vous ? Et puis, ne viens-je pas de vous annoncer que mon dessein était de vous aider à creuser ? Pas à guerroyer !

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         Alors évidemment, si la "personnalité manipulatrice"© vient s’immiscer sur notre terrain à nous, nous frapper là où ça fait mal, appuyer là où ça fait mal, et finalement se faire fin psychologue SANS être diplômé de Paris V, vous comprenez bien qu’on ne va pas se laisser faire, non mais ! Donc, nous allons la culpabiliser : normal, puisqu’elle est coupable. C’est vrai qu’au début, elle ne l’était pas : au début, PERSONNE ne l’est. De fait, le binôme "malade"©/"bien-portant"© est tout à fait merveilleux à cet égard. Comme son nom l’indique, le "bien-portant"©, lui, va très bien. À condition, bien sûr, qu’il y mette du sien à se sentir faible, à avoir besoin de se "protéger"© et donc, à nous rabattre [11] du gibier. Il fait là montre d’un souci salutaire et civique de salubrité publique, n’est coupable de rien : méritant  au contraire davantage une médaille qu’un blâme. D’autant qu’il supporte le "malade"© : nous frisons ici un acte de pur héroïsme de sa part. Le "malade"©, quant à lui, est "malade"© :  le malheureux peut, par exemple, manquer cruellement de sérotonine [12, notes 88] ; va-t-on blâmer quiconque a contracté la scarlatine ? Non, bien sûr : donc, non coupable. Jusque là, il lui est en effet impossible [13] d’être coupable : en effet, grâce aux outils conceptuels de "détection"© livrés par Robert, Martha, votre servante et consorts, sa parole ne vaut plus rien [14, notes 3,4][15, notes 17,18]. Et si sa parole ne vaut plus rien –c’est là notre petite faille-, nous ne pouvons accorder aucune valeur à l’aveu de sa culpabilité sans nous dédire sur tout ce qui en a constitué la genèse. Reste son comportement -"pathologique"© par définition- qui pose problème. Il va de soi que s’il veut rester non coupable, il a plutôt intérêt à se laisser corriger ce comportement "pathologique"© au moyen des "soins"© appropriés. Et si les "soins"© appropriés posent problème à leur tour [16][17][17bis], l’essentiel est sauf : il reste non coupable.
          En revanche, si son comportement "pathologique"© pose toujours problème, qu’il ne se le laisse pas corriger, c’est crac dedans ! Sa parole ne valant toujours rien, il est donc inutile de l’entendre [18] : ici, ce n’est plus notre problème mais celui de la "justice"©©© officielle (à laquelle son entourage "bien-portant"© aura transmis le dossier 3204933527.jpgavant qu’il ne fasse sauter la planète) qui va se charger pour nous de l’identifier comme "coupable"© –avec, à l’appui, assignations et condamnations qui font mal-, "prouvant"© ainsi à la face du monde qu’il l’est. Ce qui, soit dit en passant, présente un certain avantage pour nous autres -"bien-portants"© "professionnels"© et amateurs confondus- : nous économisant en effet le plus petit remords au sujet de nos immixtions passées permanentes dans les recoins de son existence privée [19, notes 101 à 103]. Surtout si, grâce à la participation de la "justice"©©© officielle, on lui obtient à l’arraché un séjour prolongé en maison de correction de comportements "pathologiques"©[20, APR note 111] ! Maintenant, si après tout cela, son comportement "pathologique"© n’a toujours pas été corrigé –pas même en maison de correction !-, qu’il n’a toujours pas été adoubé par Paris V ou équivalent, et qu’il vient néanmoins nous chatouiller là où ça fait très mal, appuyer là où ça fait très mal… eh bien j’en perd mes moyens ! On fait pourtant ce qu’on veut avec une vidéo telle que celle-ci : avant de la livrer en pâture à un public avide d’être "aidé"© à "reconnaître"© les ruses et mécanismes de "personnalités manipulatrices"©, on fait attention à ce que le produit fini soit lisse, propre sur soi… au-dessus de tout soupçon. Bref, au montage, on garde tout ce qui plaît et on veille à couper scrupuleusement ce qui pourrait desservir le sujet traité. Le sujet ? Toujours la "personnalité manipulatrice"©. Le hors-sujet ? Non, ce n’est pas vrai : dites-moi que je rêve ! J’ai recommencé [10, APR note 12], moi qui, pourtant, m’appliquais ? « on pourrait dire qu’il va, euh… elle va frapper là où ça fait mal » Eh oui : la "personnalité manipulatrice"©, c’est au féminin. Que désigne donc ce il masculin, sinon ce à quoi je pensais très fort en disant autre chose ? Ah, ces petits défauts qu’on peut avoir…

          Mais RAS-SU-REZ vous, mes p’tits lapins : c’était un piège ! En effet, ne faut-il pas entrer à merveille dans le moule du troisième signe particulier de la "personnalité manipulatrice"© pour relever de si infimes détails ? La situation est toujours verrouillée par mes soins [10, APR note 6], eh eh ! D’abord, c’est moi –et rien que moi- qui sépare la lumière des ténèbres [21, note 10], j’ai dit ! Rassurant [6, note 3], non ?

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