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vendredi, 18 mars 2011

Pouf pouf ! sans permis (et sans "maladie"©), la conduite de personne n’est plus étrange !

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,20-26. (*)(*)(*)(*)(*)(*)
(Mt)(Mt)(Lc)(Mt)(Mt)(Lc)
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Je vous le déclare : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux. Vous avez appris qu'il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu'un commet un meurtre, il en répondra au tribunal. Eh bien moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère en répondra au tribunal. Si quelqu'un insulte son frère [>16], il en répondra au grand conseil. Si quelqu'un maudit son frère, il sera passible de la géhenne de feu. [116] Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande sur l'autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Accorde-toi vite avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge (Mc|Mc|Mc), le juge au garde, et qu'on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier sou. »

            S’il est un thème qui est récurrent dans l’Évangile, c’est bien celui de la justice. Thème qui n’est pas sans s’ajuster fidèlement à tout ce qui en est écrit dans les livres de l’ancienne Alliance : omniprésente hier chez l’Ecclésiastique [1], la justice nous revient également aujourd’hui par Ézéchiel. C’est dire que droit et justice n’ont pas attendu les épais Codes [2, notes 40 à 43] des "scribes" et des "pharisiens" de l’ère moderne pour éviter de rester sur leur nuage ésotérique en essayant de se souvenir de temps en temps qu’ils sont lettre morte hors de toute pratique. C’est un minimum, de nouveau admissible au-delà du cercle fluctuant de disciples se rassemblant autour de Jésus [3, AV note 1]. Pour ces derniers, en revanche, si on évite de lire le texte de droite à gauche [4, note 15][5, note 19][6, notes 61,62][7, note 85] –ou en effectuant le poirier [8]-, le message délivré n’a rien d’ésotérique : n’est-ce pas que leur justice doit surpasser celle des scribes et des pharisiens ? C’est si peu ésotérique que la conduite du "scribe" -ou du "pharisien"- est étrange : parce qu’il a ouvert les yeux sur la justice "surpassante" de disciples se rassemblant autour de Jésus, voilà qu’il ne se souvient plus de ce qu’il a fait de sa boîte de mouchoirs. Non qu’il se soit enrhumé, mais il en est souvent ainsi lorsqu’on se trouve confronté à une conduite si étrange qu’elle confine au rigolo [9]. Le fou-rire est en effet assez somatisant : larmes aux yeux, encombrement des bronches nécessitant de se souvenir de ce qu’on a fait de sa boîte de mouchoirs.

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         Parce que si le thème de la justice est récurrent dans l’Évangile, il ne l’est pas moins pour le disciple qui, par la suite, entreprendrait, par exemple, le laborieux exercice de le commenter au fil des jours sur un site internet. De surcroît, si des disciples se rassemblant autour de Jésus entreprennent de leur côté de lui faire goûter au droit et à la justice tels qu’ils se pratiquent concrètement au présent, comment pourrait-il être détourné de ce thème fascinant ? Il n’en est que plus à l’aise pour se livrer à de passionnantes études comparatives entre ce qui est dit aux disciples… et ce qu’ils en font ensuite dans un réel qui est là, pour tous [10, AV note 41]. Et partant, il dit : 'La conduite du disciple se rassemblant autour de Jésus est étrange.'

Livre d'Ézéchiel 18,21-28. (*)/(*)(*)(*)
Parole du Seigneur. Si le méchant se détourne de tous les péchés qu'il a commis
[*], s'il observe tous mes commandements, s'il pratique [2] le droit et la justice, il ne mourra pas, il vivra. On ne se souviendra pas des péchés qu'il a commis, il vivra à cause de la justice qu'il a pratiquée. Est-ce donc la mort du méchant que je désire, déclare le Seigneur, n'est-ce pas plutôt qu'il se détourne de sa conduite et qu'il vive ? Mais, si le juste se détourne de sa justice et fait le mal en imitant toutes les abominations des méchants, est-ce qu'il vivra ? On ne se souviendra plus de toute la justice qu'il avait pratiquée : à cause de son infidélité et de son péché, il mourra ! Et pourtant vous dites : 'La conduite du Seigneur est étrange.' [?][*] Écoutez donc, fils d'Israël : est-ce ma conduite qui est étrange ? N'est-ce pas plutôt la vôtre ? Si le juste se détourne de sa justice, se pervertit, et meurt dans cet état, c'est à cause de sa perversité qu'il mourra. Mais si le méchant se détourne de sa méchanceté pour pratiquer le droit et la justice, il sauvera sa vie. Parce qu'il a ouvert les yeux, parce qu'il s'est détourné de ses fautes, il ne mourra pas, il vivra.

         Si la conduite du disciple se rassemblant autour de Jésus est si étrange, c’est parce qu’elle 2752747957.jpgn’est pas hygiénique : en effet, il fouille dans les poubelles [11][12] alors qu’on lui a jeté sa miséricorde à boîte automatique [13], usée jusqu’à la corde, hors d’usage à fendre l’âme. Elle ne vaut plus un sou ! Et pourtant, rien ne bouge chez des disciples se rassemblant autour de Jésus [14: alors qu’ils se seront surpassés en leur temps… à aller se commettre avec de très étranges [15] actes de droit et de justice déclarés à leur demande auprès de "scribes" et de "pharisiens" de l’ère moderne [16][17][18][19]. Quelqu’un a insulté son frère ? Quel frère ? Pouf pouf [20] ! il n’"existe" pas [21, AV note 77][3, com.5][22, note 5/2]. Dès lors, toute réponse au grand conseil en devient superfétatoire [23, notes 2,3] : c’est super, non [24][25] ? Quelqu’un a maudit son frère, devenant ainsi passible de la géhenne de feu ? Tout va bien : le frère n’"existe" toujours pas… mais les pompiers [26][27][28][29][30][31], si ! Donc, pas de difficulté particulière [32] à aller présenter son offrande sur l'autel, là, sous le nez de son frère ayant quelques choses contre soi : grâce aux précieux apports de la "science médicale"©[33][34][35], il est désormais possible de se détourner du frère contre lequel on a commis jusqu’à plus soif, sans que nul –surtout si on n’est pas "médecin"©[36]berger inclus [37, APR note 38]- n’y trouve à redire. Ainsi, en avance sur son temps (et en prenant quelque peu la place du Seigneur…), on ne se souvient pas [38] des péchés qu'on a commis, on (sur?)vit à cause de la "justice" qu'on a pratiquée : modèle psychique [39] toutes options, eau chaude à tous les étages. Ainsi détourné de son frère, on sauve sa vie [40]. Ceci sans être méchant, bien sûr : car le méchant n’"existe" plus non plus [41] ! Parce qu'il suffit d’ouvrir les yeux : nous avons d’un côté les gentils [42, notes 4,13], et de l’autre, les "dangereux"©[43]. Or, ce n’est pas de leur faute s’ils sont "dangereux"© : les malheureux ne sécrètent pas assez de sérotonine [44, notes 88] ! En attendant de leur combler ce grave déficit, le "droit"© et la "justice"© commandent de s’en "protéger"©[42, note 10] avant qu’ils ne s’emparent, par exemple, de petits n’enfants [45] en vue d’en faire leur casse-croûte [46]. Aussi devient-il légitime de s’accorder bien vite [47, note 4] avec son juge [48][17], pour éviter que son "adversaire"[49, AV note 32] ne se livre au carnage du siècle [50!,note 16]. Ce qui, convenons-en, rendra ensuite plus serein pour aller présenter son offrande sur l'autel [51, APR note 22]. Observant alors dans quel état le pratiquant non croyant [52] laisse le droit et la justice –et l’Évangile avec eux-, le croyant non pratiquant n’a alors qu’une hâte : celle de se détourner de toute cette méchancet… ce légitime souci de "protection"© pour pratiquer son droit et sa justice. C’est-à-dire qu’il va essayer d’ajuster un peu mieux ce qu’il croit à ce qu’il fait,en se renseignant sur les formalités à accomplir afin de se débarrasser d’un baptême [53, APR note 67] qui, non seulement ne laisse rien de sauf chez ceux qui prétendent en répondre, mais semble leur donner blanc-seing pour installer durablement entre eux des situations qui, sous couvert de justice, n’en présentent pas même la caricature la plus grossière.

         Plutôt que de se complaire en de tels imbroglios, essayons d’en remonter à la cause. Nous avons appris qu'il a été dit : « Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux. » Par ailleurs, il a été dit :« pour celui qui frappe, la porte s'ouvrira » [3] Mais, aïe ! « si le juste se détourne de sa justice et fait le mal en imitant toutes les abominations des méchants, est-ce qu'il vivra ? On ne se souviendra plus de toute la justice qu'il avait pratiquée ». Or, ici, le juste se souvient qu’il n’en est plus à imiter les abominations des méchants, mais à les surpasser : effets fâcheux du poirier. Il se souvient également que la porte est étroite [54, APR note 83]… et sensible aux courants d’air [55], ou du maître de maison qui, lui, ne se souvient plus [56] de l’impétrant au Royaume. N'est-ce pas plutôt vexant d’être si près de la porte, et de ne pas pouvoir entrer ? Il a donc trouvé l’astuce pour entrer néanmoins sans renoncer à tous les péchés qu’il a commis. La miséricorde à boîte automatique ? Ménonpadutou [57] : d’abord, elle est à la poubelle ; ensuite, elle est évidemment restée en bas129968324.jpg. Alors… il perce le mur [58] ? Vous n’y êtes pas : le Royaume des cieux est bien gardé [59] ; ses gardes sont si incorruptibles qu’il est impossible d’obtenir leur consentement [60]. Récapitulons : les murs sont impénétrables, la porte est fermée et ne s’ouvrira pas pour lui. Se surpassant en poirier, il a pu constater l’infime  interstice se profilant sous la porte : voilà donc la solution ! Pratiquant non croyant, l’Écriture n’a aucun secret pour lui non plus [61][62, APR note 18][63,Mt] : or, elle constitue un sésame fondamental. Aussi, afin de se faire plus discret sur ses redoutables imperfections en pratique, se fait-il également "humble" en se fondant avec l’Évangile… au prix de son aplatissement. Et, déguisé de la sorte en paillasson [64], ô merveille : il escompte bien entrer sous la porte !

         Observons ainsi, non plus un pratiquant assidu non croyant de type Fidèle II°)[65, notes 7 à 11], psychocroyant [66] dont la psychopratique chimique à titre personnel –si elle est plausible- n’a pas été vérifiée à ce jour, mais un pratiquant non croyant moins immédiatement proche, devenu croyant non pratiquant, puis non croyant non pratiquant : le tout mâtiné d’une indéfectible psychofoi [67] s’accompagnant d’une intensive psychopratique chimique [68, APR note 74] : celle-ci est en revanche abondamment vérifiée, le sujet n’étant pas avare de s’en épancher quotidiennement depuis des années sur son propre blog. Et si quelqu'un n’ignore pas les Livres de l’Écriture, c’est également lui : une longue expérience passée lui ayant rendu plus familière qu’à beaucoup d’autres. Sans la psychopratique chimique du Zyprexa [69], on pouvait encore observer ici et quelques résidus de foi : s’exprimant d’ailleurs volontiers dans un blog à vocation plus religieuse que le blog principal, celui-là étant dédié à la "maladie"©. Cette expérience éditoriale virtuelle aura duré quelques mois, puis le blog a été fermé : la motivation n’était plus au rendez-vous ; un second lui a succédé un peu plus tard, plus anonyme. La durée de vie de ce dernier fut encore plus brève : fermé à son tour ; ici, chronologiquement à l’issue de quelques mois de "traitement"© au Zyprexa [70]entre autres. Un troisième (!) vient d’apparaître, tout récemment. Il se distingue de ses deux prédécesseurs en ce qu’il se veut moins la traduction épisodique des états d’âme de son concepteur qu’affichant une ambition plus régulière, puisque quotidienne : celle de… commenter l’Évangile au jour le jour ! Ciel : s’agirait-il d’une stimulante "concurrence" ?

  Jacques Brel - Le Plat Pays .mp3  
   
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         Ne serait-ce que la neige ou les températures, on pourrait d’ores et déjà envisager de passer les sports d’hiver au cœur du plat pays de Brel : c’est là en effet un pays de haute montagne… si on le compare à l’Évangile revisité par un psychocroyant psychopratiquant ! 'La conduite du Seigneur est étrange' ? La plus étrange de ces conduites n’était-elle pas lorsque Il se laissait "promener" par le tentateur, à l’issue de ses quarante jours et quarante nuits de jeûne dans le désert… au sommet du Temple de Jérusalem, puis sur une très haute montagne [63,Mt] ? Ainsi, a fortiori de l’Évangile : on le "promène" où l’on veut sans qu’il ne se rebelle jamais. On veut le rendre moins transcendant que la notice d’utilisation d’une machine à laver ? On peut ! Accessoirement, on peut aller jusqu’à saluer cet exploit consistant à se livrer à cet exercice au quotidien : surtout à une époque comme la nôtre, où le sujet n’est déjà pas très porteur en matière de "marché" ! Sans compter qu’avec ce qu’il en reste d’épaisseur, cet "Évangile"- devrait parvenir… à passer sous la porte [64].
         Ce qui permet néanmoins cette étonnante découverte : le "médecin"© n’est plus seul à être plus "puissant"© que Jésus [65]. En effet, gonflé à bloc, son "patient"© le devient à son tour, partageant avec lui sa prédilection à juger de ce qui appartient à la "réalité"©[66][67][68, note 49]… et plus encore, de ce qui ne lui appartient pas. « Si le méchant se détourne de tous les péchés qu'il a commis, s'il observe tous mes commandements, s'il pratique le droit et la justice, il ne mourra pas, il vivra. On ne se souviendra pas des péchés qu'il a commis, il vivra… » ? Une phrase comme celle-ci, par exemple, est de celles qui n’appartiennent pas à la "réalité"© : Jésus est très gentil ; mais cela, c’était à l’adresse des gens de son époque. À la nôtre, il va de soi que ce n’est pas "adapté"©. Disons-le tout net : ce n’est pas même "adaptable"©. Et vraiment, Jésus manque singulièrement de "réalisme"© : c’est que le pauvre n’avait pas du tout prévu l’avènement de notre monde moderne, incluant une foule d’organismes socio-politiques performants s’étant fort avantageusement substitués au message poussiéreux de l’Évangile, s’en inspirant vaguement et en redistribuant automatiquement l’esprit aux nécessiteux reconnaissants, notamment par la voie des prélèvements obligatoires auprès des plus nantis. En somme, l’homme est parvenu à obtenir une régulation sociale presque si parfaitement huilée que l’on peut raisonnablement condescendre [69] sur cet Évangile d’un autre temps, irrecevable parce que totalement dépassé par les événements dans les sociétés les plus avancées, si on veut bien ouvrir les yeux. Simultanément à l’édition de ces premières lectures dites"critiques"© de l'évangile du jour, à l’autre extrémité du monde, on a d’ailleurs pu constater de soi-même qu’un décret officiel aura suffi à arrêter la colère d’une gigantesque vague de dix mètres, se déplaçant à plus de cent kilomètres à l’heure dans les terres du nord-est japonais : impressionnée par les tampons officiels émaillant le précieux document, celle-ci a immédiatement effectué demi-tour, jurant, honteuse et confuse, qu’elle ne recommencerait plus. Certes, il aura fallu un autre décret afin de colmater les brèches de la centrale de Fukushima (deux en "réalité"© : l’énergie nucléaire s’avérant plus délicate à maîtriser...) ; mais dans l’ensemble, tout va bien [70] : l’île aux enfants [71][72, note 24] devrait allègrement pouvoir s’en sortir jusqu’au dernier sou sans cet Évangile "irréaliste"© : à présent, qui veut se dévouer pour aller annoncer cette bonne nouvelle… du côté de Sendai, par exemple ?

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Commentaires

" Il a volé, a volé ... l'image ! l'image du Teddy ! "

Écrit par : simone | dimanche, 20 mars 2011

Attention : commentaire hyper-culturel !

1°) afin de rester dans la note du vôtre, nous trouverons l'original en tête (et en vidéo) de la note suivante :
http://micheldetiarelov.hautetfort.com/archive/2008/08/24/sans-ordonnance-ne-dites-a-personne-qu-il-n-est-pas-le-docte.html

2°) accusation gratuite, mais néanmoins fondée puisque exacte ! (c'est pourquoi je ne vous poursuivrai pas cette fois-ci en justice pour diffamation : parce que j'adôôôôre poursuivre en justice les gens pour diffamation ; et vous pouvez être sûre qu'ils n'en sortiront pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier sou ! sans doute un "trouble obsessionnel compulsif"© ?...) Cela dit, il n'y a pas que Teddy dans la vie : à tel point que j'aurais pu trouver cette image n'importe où ailleurs, car elle a effectué mille fois le tour du monde. Pour la petite histoire, elle porte le titre de la "madone des décombres". (Ce qui, chez Teddy, vous a un je-ne-sais-quoi de savoureux...) Mais plutôt qu'un long discours, voici donc ce qu'il en est :
http://www.zigonet.com/japon/la-madone-des-decombres-symbole-du-drame-japonais_art20771.html

N'est-ce pas plutôt étrange ?

Écrit par : Michel | dimanche, 20 mars 2011

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