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dimanche, 20 mars 2011

Pour qui cette part ?

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

            Bien qu’a priori un deuxième dimanche de Carême se prête peu à la gaudriole en soi, le réalisateur du film [1] se fait un brin facétieux. En effet, son projet à lui est aujourd’hui de tourner un remake avec cadre et acteurs d’époque. Certes, le scénario en sera différent ; Matthieu en reste cependant le scénariste attitré [2]. En un tel jour, il convient également de ne pas emmener à l’écart la colonne vertébrale qui en demeure invariable, selon un schéma bien établi : soit une assemblée [3], etc. Car, si notre réalisateur est facétieux, il n’en prend pas moins sa part de souffrance pour l'annonce de l'Évangile : l’aspect facétieux commençant précisément d’autres vont également prendre leur part de souffrance… à ceci près qu’en dépit du lieu et du moment, ceux-là n’auront pas peur de refiler leur souffrance… à l'annonce de l'Évangile elle-même !
            Dieu que l’on est bien ensemble, à l’écart, sur la haute montagne de ses certitudes [4] partagées ! Surtout quand le loup n’y est pas [5: le fait est qu’habituellement, le loup ne brille guère par sa présence régulière sur ce plateau-… Le plateau ? Nous retrouvons donc le même qu’en octobre 2008 [2: n’est-ce pas dans les vieilles marmites que se mitonnent les meilleures sauces ? Turn over des prédicateurs aidant, on notera néanmoins quelques aménagements modifiant sensiblement le décor. Maintenant la chorale est devenue visible à nos yeux. Très visible ! En effet, le temps où elle se trouvait à l’écart des fidèles –et de leur regard, puisque groupée derrière un pilier massif [2, APR note 20]- est à présent révolu : placée désormais aux premiers rangs, devant les fidèles et selon la même orientation qu’eux, personne ne peut plus disparaître au regard de personne, tant du côté des fidèles lambda que de celui des fidèles les couvrant de leur voix mélodieuse. Afin de marquer au sol la "frontière" entre les deux catégories, une rangée de sièges a été retirée, traçant ainsi une nouvelle allée latérale intermédiaire. Pour le reste, nous retrouvons sensiblement les mêmes protagonistes, pareillement disséminés : un certain spécimen [2, note 20], Madame spécimen à l’écart, mais le psyvocat [2, note 21][6] de Monsieur toujours à ses côtés. Bien que ne l’ayant pas aperçue cette fois sur le moment, le réalisateur apprendra que Madame cocker [2, notes 25,26]brillant plus tard sous les traits de Mrs K [7]- n’aura pas fait défaut à la distribution, ayant effectué de la figuration de son côté : fait notable puisqu’elle est également réputée avoir plutôt déserté ce plateau-. Moteur !
Brouhaha dans le fond de la salle : timidement, un spectateur [8]
lève le doigt :
« Oui ? Que se passe-t-il ?
- Ben… euh, pardon, Monsieur. Mais, euh… le méchant ? »

            Le réalisateur se frappe le front. Sacrés chenapans du fond de la salle : ils restent évidemment les premiers à craindre un film insipide, sans son quota de méchants ! Où donc avait-il la tête ? Ah, ils veulent du méchant ? Eh bien, ils vont en avoir ! Qu’ils s’accrochent à leur siège, car le réalisateur va présentement s’essayer au film… d’épouvante. En effet, aujourd’hui… le loup y est…
            Moteur !

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 17,1-9. (Mc)(Mc)(Mc)(Mc)(Lc)(Lc)(Mc)/(*)(*) 
Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l'écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière.
Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s'entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est heureux que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. » Il parlait encore, lorsqu'une nuée lumineuse les couvrit de son ombre ; et, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour ; écoutez-le !
(*) » Entendant cela, les disciples tombèrent la face contre terre et furent saisis d'une grande frayeur. Jésus s'approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et n'ayez pas peur ! » Levant les yeux, ils ne virent plus que lui, Jésus seul. En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts. »

            « Moïse et Élie ont bien de la chance que quelqu’un veuille leur dresser une tente », se dit le loup en observant autour de lui quelques personnes qui n’ont pas peu contribué à ce que lui plie sa tente [9] il y a presque deux ans afin d’être mené à l’écart. Grâce à elles, il fut "transfiguré"© devant beaucoup de monde… sans que cela ne soit jamais devenu visible [10] aux yeux de quiconque ! C’est-à-dire que le Docteur les ayant sautés [11, note 45], il leur a donné une vocation "saine"©. C’est ainsi à cause de leurs propres actesrebours de tout projet de Dieu et de sa grâce- que s’est "manifesté" le loup en tant que tel : transfiguré sens dessus-dessous ! Et voici que le loup vient les couvrir de son ombre : brrrrrrr ! Voyant cela, les disciples tombèrent la face contre terre et furent saisis d'une grande frayeur. [ NB : les spectateurs du fond de la salle, eux, sont aux anges, retenant leur souffle… ]

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 1,8-10. (*)/(<-)(<-)(*)(<-)
Fils bien-aimé, avec la force de Dieu, prends ta part de souffrance pour l'annonce de l'Évangile. Car Dieu nous a sauvés, et il nous a donné une vocation sainte, non pas à cause de nos propres actes, mais à cause de son projet à lui et de sa grâce. Cette grâce nous avait été donnée dans le Christ Jésus avant tous les siècles, et maintenant elle est devenue visible à nos yeux, car notre Sauveur, le Christ Jésus, s'est manifesté en détruisant la mort, et en faisant resplendir la vie et l'immortalité par l'annonce de l'Évangile.

            Entendant le prédicateur souligner à bon escient la difficulté de transmettre le message de l’Évangile à nos adolescents rebelles, le loup se demande s’il doit en rire ou en pleurer. C’est que le berger insiste sur ce sujet lui tenant à cœur, n’hésitant pas à établir hardiment un saisissant parallèle entre cet illustre récit du mont Thabor, et la nécessité du fidèle disciple d’apparaître lui-même comme "transfiguré" auprès de son entourage. Il ne s’agit pas tant, bien entendu, de prétendre faire apparaître quelque prophète ou de posséder une lessive d’exception, lavant plus blanc que blanc [12][13,im.3] : une telle splendeur n’est accessible qu’au publicitaire… ou au binôme "patient"©/"médecin"©[14, note 65]. Mais s’il est heureux que ce ne soit pas à cause de nos propres actes que Dieu nous ait sauvés, cela ne détruit nullement la valeur de ces derniers. En effet, le risque de faire souffrir l'annonce de l'Évangile devient patent (notamment auprès des ados rebelles, la plupart ne se sentant pas spontanément une vocation irrépressible de croque-mort [15][16][17]…) si l’annonciateur prend si bien "sa part de souffrance" que ses propres actes laissent moins apparaître une vie resplendissante qu’un aller simple pour la Pathomanie [18: en ce cas, prière de ne pas s’étonner si on n’agit pas d’après ses actes [19, note 2] !

         Rompant ponctuellement avec ses habitudes, Mister K [20] -qui n’est autre que Monsieur cocker lui-même [2, note 29]- a vu de la lumière : il est donc entré. Remontant alors la nef, il découvre alors la nouvelle disposition des lieux, et s’installe à la première rangée, quantité de places y étant alors vacantes. « Ah, tiens ? La chorale est ici, à présent ? » "Ici", c’est juste sous son nez : il lui suffirait de faire un pas, d’étendre le bras et il toucherait ainsi l’épaule de la personne se trouvant devant lui : donc, assise à l’arrière de l’espace réservé aux amateurs éclairés de vocalises sacrées. Est-ce une question d’acoustique ? Pourtant si proche, il n’entendra pas beaucoup le son de la voix de cette personne… et pas beaucoup plus, celle de la personne sise sur la seconde chaise à sa droite : celle-ci a pourtant habituellement une belle voix de basse… Concernant la première personne, il y aurait bien une explication : soucieuse de chanter juste, elle préfère s’abstenir parce qu’elle ne voit plus les notes imprimées sur sa partition. Comment les verrait-elle, en 1966534238.jpgeffet, puisque entre ses mains la dite partition s’adonne étrangement [21] à une danse de saint-Guy si frénétique que si on déposait un blanc d’œuf cru dessus, il lui reviendrait battu en neige avant même la clôture du chant d’entrée ? Cette personne-là aurait-elle vu un fantôme quelque part, qui la saisisse d’une si grande frayeur ? Car, autant que l’on en sache, elle n’est pas censée être atteinte de la maladie de Parkinson. En revanche, la thèse du fantôme n’est pas dénuée d’intérêt : en effet, cette personne sent la présence d’un "fantôme"©[22], assis juste derrière elle. Ce en quoi elle est bien placée pour le savoir, ayant elle-même un lourd passif de "chasseur de fantômes"©[23: seulement, à ce moment précis et en ce lieu, la chasse n’est pas ouverte et le fusil est raccroché. Mister K est un fripon : sans y prendre garde, il s’est installé juste derrière Monsieur spécimen ! Sur un autre plateau de tournage, celui-ci et fidèle II°)[24, note 29][25, note 2] ne sont qu’une seule et même personne. Ce qui signifie évidemment que fidèle I°) est lui-même incarné par Mister K en personne. Pour résumer la situation –et le drame éprouvant qui se joue là, perdurant plus d’une heure-, fidèle II°) sentirait presque sur sa nuque la respiration de quelqu’un qui "n’existe pas"[26, APR note 76] ! D’où sa "transfiguration" personnelle, tombant liturgiquement à point nommé bien que s’apparentant plus volontiers à de forts accès de transpiration. On l’aura compris : Mister K + fidèle I°) + "fantôme"© = grand méchant loup : chacun ses "transfigurations". Naturellement, il ne faudrait pas que sur ces entrefaites, un adolescent rebelle vienne contempler un tel spectacle : il y perdrait la foi sur-le-champ. Car, si nous effectuons un état des lieux, que lui offre-t-on en pâture ?

   Les Choristes - Cerveaux lents .mp3  
   
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         Au sein de la chorale : deux aphones ! Ce n’est pas visible aux yeux, mais c’est audible aux oreilles. Ce qui n’est pas non plus visible aux yeux, c’est que nos deux aphones ont pris une part active à la "transfiguration"© d’autrui : bien entendu, depuis lors ils n’ont pas pris l’ombre d’une part des conséquences pratiques de cette "transfiguration"© : conséquences n’ayant pas perdu une ride à ce jour, toutes convergeant sur la tête du grand méchant loup. Emblématique, le second aphone reste plus que jamais le chien de garde "protecteur"©[27, note 10] du premier. À titre "professionnel"©[28], il pratique depuis plus de trente ans "le droit et la justice" à l’échelon local [29, APR note 9]. N’est pas Ézéchiel qui veut : détourner le méchant de tous les péchés qu'il a commis [14, APR note 10] s’avère à l’usage nettement moins dans ses cordes. En revanche, pour ce qui est de dédouaner le méchant de tous les péchés qu'il a commis, il ne craint personne. Au-delà de sa "transfiguration" dominicale en "brebis" [30]  cantatrice au-dessus de tout soupçon, voici le bilan –non exhaustif- que l’on peut dresser d’un homme de loi expérimenté :
- automne 2006 : infraction caractérisée –et répétée- à l’article 226 alinéa 15 du Code Pénal [31, note 103], par recel et viol de correspondances privées [32, APR note 23/2] ; délit prévu et réprimé par
la loi, s’étant auto-justifié par la demande formulée par le client, celui-ci étant lui-même doublement coupable de trahison du secret de la correspondance : une première fois auprès d’un "médecin"©[33](sic), ensuite auprès de l’homme de loi. Chacune de ces "spécialités" se "transfigure" en se couvrant frauduleusement derrière son "secret professionnel"©[34, APR note 95] respectif. Voici qu’est apparu au premier détenteur du secret que personne ne s’est jamais entretenu avec lui de la seule éventualité d’en divulguer tout ou partie : par voie de conséquence, quel que soit son domaine de compétence et les limites de son propre secret professionnel, TOUT "professionnel"© ayant eu frauduleusement connaissance de tout ou partie d’un secret de cette nature est, de par la loi laïque et républicaine, punissable d’un an de prison et de 15 à 45 000 € d’amende : de quoi rendre aphone plus d’un choriste, une certaine jurisprudence outre-rhénane [35] (traitant du VIOL des droits de la personnalité et du devoir de confidentialité) étant pour aider à descendre des montagnes de complicités inter-" professionnelles"©
- hiver 2006 : un
mort est découvert le vingt-huit décembre, jour des Saints Innocents [34, APR note 98] ; il n’est pas mort de mort naturelle. Il n’est pas mort accidentellement. La version "officielle" sera qu’il a mis fin à ses jours : cette version dure à ce jour [36, notes 18,23][37, com.5,7], tant il est vrai que le suicide reste traditionnellement le crime parfait aux yeux de l’assassin. Il y a cependant plus parfait encore : lorsque les responsabilités se diluent sur tant de têtes que la part de chacun se fait indicible et indolore. Voici la part d’un homme de loi ponctuellement aphone dans sa chorale. Lorsqu’on s’est habitué, des décennies durant, à dédouaner le méchant de tous les péchés qu'il a commis, et qu’arrive en fin de carrière un dossier brûlant concernant un berger -prédécesseur de celui du jour en ce même lieu-, que l’on connaît personnellement le dit berger, qu’on le sait intimement incapable d’avoir commis le millième du péché que la justice lui reproche sous la seule foi de calomnies éhontées, qu’on a le privilège d’avoir accès au dossier d’accusation en tant qu’homme de loi parce qu’on est précisément et officiellement nommé –fût-ce en recours ultime- comme défenseur assermenté du faux méchant, que l’on reconnaît au premier coup d’œil les incohérences matérielles –brillantes comme le soleil !- dudit dossier, même un novice de la profession eût réduit un tel dossier en charpie. Il eût obtenu de surcroît, haut la main, de substantiels dommages et intérêts à verser par les plaignants au titre du grave préjudice moral que ceux-ci auront fait subir tant à une personne qu’à travers elle, des communautés : familiale, religieuse et ecclésiale. L’honneur eût été lavé, la justice eût été exercée… le berger eût été VIVANT. Pourquoi ne l’est-il plus dans sa chair ? Tôt ou tard, lui aussi parlera [34, APR note 98] ? Si le mort était moins aphone que les zombies [38] "vivants", que nous dirait-il ? Plus exactement, que dirait-il à son défenseur aphone ? Il lui dirait que ce n’est pas si grave d’être aphone au sein de sa petite chorale : cela ne tue personne. Tant sur la première partie de la phrase précédente que dans la dernière, il ne lui tiendrait pas exactement le même langage. Parce qu’être aphone alors qu’on a toutes les cartes en main, trente ans de métier, que l’on jette l’éponge en annonçant que le dossier est bouclé d’avance, que l’accusé est déjà condamné alors que le jugement n’a pas été prononcé, c’est d’abord avouer implicitement l’inutilité de sa fonction, l’identité nauséabonde de micro-république bananière de l’établissement [39] au sein duquel on officie. C’est ensuite avouer non moins implicitement être le jouet d’autres pouvoirs phagocytant de l’intérieur l’établissement susnommé. D’ailleurs, qui sait s’il ne lui a pas dit avant d’être mort ? Parce que si le défenseur connaît personnellement le berger, la réciproque est vraie : le bon berger connaît ses brebis… et reconnaît ses chèvres. Cyberbranché, il ne méconnaît pas la loi. Il a en face de lui un bien étrange "défenseur". Trente ans de métier, un atout ? Il a parfaitement compris que trente ans à défendre des centaines de coupables est un boulet, rendant incompétent à défendre un seul innocent. Il ne méconnaît pas la loi : d’une part, il reconnaît son "défenseur" comme psycho-dépendant [40] jusqu’à la moelle ; d’autre part, il connaît le coût moral de la condamnation si elle était prononcée en fonction du chef d’accusation : il sait que ce coût passe par des "soins"© effectués sous contrainte judiciaire. Cyberbranché, il ne méconnaît pas les effets néfastes de la plupart des "médicaments"© administrés sous ce régime : en 2006, on sait déjà –quand on le veut bien- que ce sont de redoutables tueurs d’âme. Il n’a évidemment aucune confiance en un psyvocat pour que celui-là cherche seulement à s’opposer à ce filet : en dépit de sa belle voix de basse, il est moralement aphone. Dès lors, il lui faut jouer simultanément sur deux tableaux : épargner à tout prix l’honneur de Dieu, des siens, ceux de la chair et ceux de l’esprit ; épargner, non son honneur à lui, mais son âme. Ces deux tableaux exigent l’extinction de l’action pseudo-"judiciaire"© acharnée contre sa personne : il a d’ailleurs parfaitement conscience qu’elle vise largement au-delà de sa personne. Par la faute d’imbéciles CRIMINELS, tant dans le privé que dans le public, il est acculé à un choix épouvantable, que pas un d’entre eux n’aurait daigné remuer du petit doigt : il reste dans sa chair, mais il y perd son âme ; ou bien il préserve son âme… et il abandonne sa chair à la miséricorde de Dieu. Ce faisant, il sait prendre le risque de passer à la postérité comme "suicidaire" : ce qui, au pire, "salit" son honneur seul, non plus celui des siens. Et ce qui reste à vérifier dans le CEC officiel :

2280 Chacun est responsable de sa vie devant Dieu qui la lui a donnée. C’est Lui qui en reste le souverain Maître. Nous sommes tenus de la recevoir avec reconnaissance et de la préserver pour son honneur et le salut de nos âmes. Nous sommes les intendants et non les propriétaires de la vie que Dieu nous a confiée. Nous n’en disposons pas [41].
Préserver l’honneur de
Dieu et le salut de l’âme : où est ne serait-ce que la tendance suicidaire ?  Parce qu’il était l’intendant et non le propriétaire de la vie que Dieu lui avait confiée, il n’a pas voulu en confier l’intendance –ou la propriété- à des gens qui n’avaient pas à en disposer, quels que soient leur pouvoir ou leur autorité. De même, lorsque le maître de la vigne a envoyé ses serviteurs en chercher le produit, ces derniers n’ont pas retourné leur veste en grossissant les rangs des vignerons [42] félons : était-ce du "suicide" que de se laisser rosser ou massacrer ? La responsabilité de sa vie devant Dieu est sauve : cet article ne le concerne pas.

2281 Le suicide contredit l’inclination naturelle de l’être humain à conserver et à perpétuer sa vie. Il est gravement contraire au juste amour de soi. Il offense également l’amour du prochain, parce qu’il brise injustement les liens de solidarité avec les sociétés familiale, nationale et humaine à l’égard desquelles nous demeurons obligés. Le suicide est contraire à l’amour du Dieu vivant [41].
Ici, c’est encore plus net. Le
suicide n’a pas l’exclusivité de contredire l’inclination naturelle : de puissantes pressions extérieures ne sont pas moins gravement contraires au juste amour de soi. Ce qui renvoie à l’article précédent : si chacun est responsable de sa vie devant Dieu, il est également responsable des pressions qu’il exerce à l’encontre de la vie d’autrui. Quant à l’offense à l’amour du prochain, n’inversons pas les rôles ! QUI a brisé injustement les liens de solidarité, plus contrairement à l’amour du Dieu vivant que s’il s’était suicidé ? Cet article le concerne moins que jamais.

2282 S’il est commis dans l’intention de servir d’exemple, notamment pour les jeunes, le suicide prend encore la gravité d’un scandale. La coopération volontaire au suicide est contraire à la loi morale [41].
Le
premier point abordé soulève cette fois une concordance : oui, l’acte posé l’a été dans l’intention de servir d’exemple, notamment pour les jeunes. Naturellement, cette exemplarité ne repose en aucun cas sur l’acte en lui-même, mais précisément -et uniquement- sur ce qui l’a fondé : le choix ultime entre la chair et l’âme. Oui, le scandale est grave ; mais il ne repose en aucun cas sur celui qui a posé l’acte : il repose sur tous ceux qui l’y ont acculé. De leur part, la coopération volontaire est encore un doux euphémisme.

         Article 2280 : out. Article 2281 : out. Article 2282 : out. Version officielle du mort foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société"suicidé" : KNOCK-OUT. Même au cinéma, on n’inhume pas un présumé "suicidé" en quarante-huit heures chrono : parole de réalisateur. On s’étonnera ensuite que la terre tremble par endroits : qui sait si elle n’exprime pas à sa manière son rejet de morts lui étant trop hâtivement confiés, de crainte qu’ils n’aient pas dit leur dernier mot ? Ce qui est bien naïf… puisque l’âme vivante n’est pas faite pour la terre.

- enfin, printemps 2009 : l’homme de loi aphone est appelé au téléphone depuis un lieu de séquestration arbitraire [43, notes 6,7]. L’objectif de cet appel est évidemment de l’ordre d’une demande de contribution active et formelle à la délivrance de l’appelant dans les délais les plus brefs. De fait, celui-ci s’est vu confisquée l’intendance de sa vie par des gens qui n’avaient pas à en disposer. Son enfermement contredisait l’inclination naturelle de l’être humain à conserver et à perpétuer sa vie. Il était gravement contraire au juste amour de soi. Il offensait également l’amour du prochain, parce qu’il brisait injustement les liens de solidarité avec les sociétés familiale, nationale et humaine à l’égard desquelles il demeurait obligé. Il a servi de contre-exemple, notamment pour ses enfants, prenant même à leurs yeux la gravité d’un scandale. La coopération volontaire de leur entourage ne leur a pas évoqué une once de loi morale. Cerise sur le gâteau : le prétexte trouvé à cette incarcération fut… une menace de "suicide"©[44] !!! Le jour de son appel, le demandeur s’est vu confirmée la psycho-dépendance de son interlocuteur. Non seulement le psyvocat ne cherche pas seulement à s’opposer au filet, mais il s’avère que celui-là fut particulièrement satisfait d’apprendre que son "client" se trouvait où il se trouvait. Moralement aphone. Il est vrai qu’il trouvait là comme un achèvement apparemment réussi d’une œuvre de longue haleine, ayant usé en son temps de sa "belle autorité" d’homme de loi pour "transfigurer"© plus officiellement [32, APR note 23/2] –et dans un cercle plus large- son "client" auprès de ses proches. À fréquenter trop assidûment la pègre locale en col blanc, on adopte ses mœurs sans même en avoir conscience. On "repère"© des "psychopathes"©[56] à chaque coin de rue : plus confortable que de repérer l’éventualité d’une sévère remise en question [57] à propos des désastres qu’on laisse dans son sillage… et dans celui de ses "protégés"©. Dans ce cas précis, un "psychopathe"©, c’est quelqu’un qui s’est publiquement intéressé de trop près à une mort suspecte, suivie d’une inhumation non moins suspecte : quelqu’un qui, justement, posait trop de questions. Quelqu’un à qui aura été étrangement suggéré -à l’issue d’une conversation n’ayant aucunement porté sur le sujet [32, AV note 31]-, de ne pas abuser d’internet (pas de blog à l’époque : pas même en projet !) : quelqu’un qui, aujourd’hui, comprend mieux pourquoi  Quelqu’un qui a particulièrement besoin de se faire "soigner"© : parce que si les morts ne parlent plus, certains vivants ont décidément la langue bien pendue. Ô merveille : il existe des établissements ayant pour vocation de les faire taire [58, APR note 26] : de les rendre aphones, eux aussi, afin qu’ils cessent de "ressusciter" des morts "suicidés". Mai 2009 : l’appelant raccroche le combiné. Pour QUI roulait l’appelé ? La "solidarité" vignyesque [43, note 8][59] a des limites…

         Mars 2011 : et maintenant le grand méchant loup est devenu visible aux yeux de quelques "transfigurateurs"©. "Et, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour ; écoutez-le ! »" Mais ce n’est pas du tout parce qu’ils ont entendu cela que certains disciples tombèrent la face contre terre et furent saisis d'une grande frayeur. L’ont-ils seulement entendu ? Peut-être sont-ils sourds-muets ?

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