Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vendredi, 25 mars 2011

La minute de Madame Boutrypède. (4)

3385480989.jpg

Minute 4 : « le syndrome du chat-qui-tourne, c’est quoi ? »

[*][*][*][*]

Psychologue, Laetitia Boutry "décrypte"© le fonctionnement d’une "personnalité manipulatrice"©. Elle nous apprend notamment à "reconnaître"© les ruses et mécanismes de ces personnes au comportement « pathologique »©. Le détecteur, lui, va nous permettre de décrypter le « décryptage »©.

____________________

Ce que je vous dis :

« …Donc, c’est finalement quelqu’un qui est assez fin psychologue, qui repère toujours quelle est la faille de celui d’en face, et qui va appuyer à ce moment-là, là où ça fait mal. C’est-à-dire qu’il va en rajouter un petit peu, qui va faire jouer le remords chez l’autre, qui va jouer sur ses peurs, qui va jouer sur les promesses qui ne sont pas tenues, qui va en remettre une couche. Pour insister, pour essayer, toujours, d’exercer son pouvoir. Ce qui crée systématiquement, évidemment, une souffrance importante chez les gens qui côtoient la personnalité manipulatrice. Donc, ça aussi, c’est un signe pour le reconnaître : si vous êtes en permanence dans un état de malaise et de souffrance face à quelqu’un, la même personne qui vous culpabilise tout le temps, vous pouvez avoir un doute sur sa tendance manipulatrice.
La deuxième arme souvent utilisée par la personnalité manipulatrice, c’est le refus d’endosser ses responsabilités. Alors, ça, il est très très fort : il est tout le temps en train de faire porter aux autres –alors par exemple, dans le travail : c’est très flagrant- en train de faire porter aux autres les responsabilités qu’il refuse de prendre… »


____________________

Oups : ce que j’ai "oublié" de vous dire :

1577670305.jpg

           Ah, mes chers p’tits lapins : je vois bien que vous n’en menez pas large. De plus en plus faibles, pas vrai ? Heureusement, ensemble nous sommes plus forts. Ensemble : c’est vous avec moi (qui suis là pour vous "protéger"©[1, notes 3 à 5], venant –minute après minute- appuyer depuis un bon moment, là où ça fait mal, en rajoutant chaque fois un petit peu en jouant sur vos peurs de personnes au comportement "pathologique"©…), moi avec vous. Ensemble -comme nous allons le voir- c’est aussi vous ensemble, vous "protégeant"© mutuellement les uns les autres… les uns des autres [2] : ceux-là même sur lesquels se resserre inéluctablement l’étau de notre "reconnaissance"© de"personnalités manipulatrices"©.

           Alors là, voyez-vous, si vous êtes si attentifs à mon exposé, c’est bien entendu parce que vous ne m’avez pas attendue pour passer aux travaux pratiques depuis déjà un bon moment. L’heure est grave : nous en sommes donc au stade crucial, où notre gibier va en remettre une couche. Vous n’avez pas à rentrer dans son jeu du remords : il n’y a pas à regretter d’avoir accompli tout ce qu’il fallait pour vous en "protéger"©… en commençant par avoir copieusement tiré la sonnette d’alarme à son sujet auprès de tous les gens qui côtoient la "personnalité manipulatrice"©. Parce qu’ainsi, vous aurez activement contribué à les "protéger"© d’elle. Et en retour, eux aussi vont vous "protéger"© d’elle. Bon, c’est vrai : la souffrance est devenue importante… à la mesure de la contribution active de chacun à la "protection"©, aussi bien lorsque celle-ci est directement dirigée contre la "personnalité manipulatrice"©elle-même que lorsqu’elle se manifeste par un soutien indéfectible à votre propre "souffrance"© face à la "personnalité manipulatrice"©. Vous êtes donc en permanence dans un état de malaise et de souffrance face à la "personnalité manipulatrice"©. Naturellement, c’est plus prégnant encore si vous partagez son existence. En ce cas plus qu’en tout autre, vous n’avez pas non plus à rentrer dans son jeu de la peur : et encore moins dans celui des promesses non tenues. Quelle que soit leur nature -et ce à quoi elles engagent-, les promesses, c’est comme les secrets [3,11] : cela ne vaut qu’entre p’tits lapins myxomateux gens sains de corps et d’esprit.

           Maintenant, il nous faut identifier cette souffrance puisqu’elle est devenue si importante. Alors évidemment, ne comptez pas sur moi pour entrer à mon tour dans le jeu de la "personnalité manipulatrice"© en vous suggérant que si vous avez du remords, c’est peut-être bien parce qu’il y a réellement matière à remords à travers tous les actes de trahison[4]"protection"© que vous avez méthodiquement posés contre la truelle_ronde.jpg"personnalité manipulatrice"©. Pas question non plus de pointer du doigt l’origine logique de vos peurs : tout bêtement votre conscience qui vous rappelle à l’ordre, par  la crainte de représailles défensives contre ces actes de trahison "protection"©. Idem, à plus forte raison, en ce qui concerne le respect de vos promesses. Il faut donc que je sorte ma truelle et vous remette une bonne couche de plâtre, tant il n’est pas difficile de repérer toutes vos failles : ça fissure de partout ! Mais si j’entrais à mon tour dans le jeu de la "personnalité manipulatrice"© en vous livrant tout ceci de but en blanc, savez-vous ce qui se passerait ? Eh bien, de nouveau, je n’aurais plus qu’à aller planter des choux [5, APR note 13] : je n’ai pas suivi ce glorieux cursus à Paris V [6, note 6] pour en arriver là, zut !

           Il faut donc que nous trouvions autre chose qui nous "identifie"© la "souffrance importante"©. Cette chose, je vais vous la révéler en exclusivité mondiale. Je ne l’ai pas apprise sur les bancs de Paris V, mais sur le terrain : en me penchant d’un berceau à l’autre [7] ; ça, c’est du "concret"©. Figurez-vous, mes p’tits lapins, que vous êtes atteints de ce que j’appelle le syndrome du chat-qui-tourne. Alors évidemment, le syndrome du chat-qui-tourne, qu’est-ce que c’est ? (Je vous reconnais bien là comme d’assez fins psychologues, tant vous avez le chic pour me poser des questions intelligentes !…) Vous prenez un bon gros matou pépère, à la limite de l’indolence. Histoire de forcer un peu le trait, il ne chasse pas les souris : il est même copain comme cochon avec toutes celles qui lui passent sous la moustache. Certaines, plus hardies que d’autres, vont jusqu’à s’amuser à lui tirer un poil ou deux de cette moustache. Mais la brave bête n’en prend point ombrage : elle sait bien que c’est pour jouer. Bref, notre chat est plus volontiers enclin à passer le plus clair de son temps à ronronner plutôt qu’à griffer ou à mordre. Là-dessus, imaginons qu’un vétérinaire (issu de Paris V, par exemple [8]) se prenne à lancer une "fatwa"©[9, note 33][10,com.10] contre notre sympathique animal. Celui-ci étant resté au coin du feu et le praticien dans son cabinet, ils ne se sont naturellement ni vus ni entendus [11, notes 2,3][12][13]. Mais ne nous embarrassons pas de détails si mesquins : entre un chat et un vétérinaire, il n’y a pas de lézard, puisque c’est de nouveau Paris V qui fait la différence. Etshrek4_cat.jpg croyez-moi : jusqu’à présent, Paris V n’a JAMAIS labellisé "expert"©[14, notes 27 à 29] un chat… fût-il botté [15: nous sommes là dans le "concret"©, pas dans le conte de fées. Bref, il "s’avère"© que dans un réel qui est là pour tous[16, AV note 41] (y compris toutes les souris, dont nous nous apercevons rétrospectivement qu’elles l’ont échappé belle), notre placide félin… fait aussi l’autre ! (ou "va"©[17][18] le faire s’il ne l’a pas encore fait…) Seulement, ça ne se voit pas, n’est-ce pas : ah ben tiens, nous allons dire que c’est une "personnalité manipulatrice"©, par exemple. Donc, "concrètement"©, cet être immonde nous donne à présent de sacrées sueurs froides ; de fait, il avait réussi jusque là à nous tromper en se faisant passer pour un gentil matou, mais la "téléxpertise"© est formelle : c’est un tigre du Bengale de la pire espèce ! (À ce stade de la terrifiante "révélation"©, je ne saurais que trop vous "conseiller"©[19,APR note 57] d’adopter à court terme le costume de "protection"© le plus adéquat afin de vous fondre dans son paysage : ainsi, peut-être ne vous dévorera-t-il pas tout de suite ?…)

Lapin tigre.jpg

           Seulement voilà : le vétérinaire, lui, est bien à l’abri dans son bunker cabinet "médical"© : pas vous ! Grâce à lui cependant, vous avez mieux qu’un doute sur la "tendance manipulatrice"© de votre tigre du Bengale : vous en êtes certains [20]. Il vous faut donc, bien sûr, commencer à vous en "protéger"©. Il vous faut également le débusquer en tant que tel : timidement, vous lui tirez un poil ou deux de la moustache. Ouf ! le tigre n’en prend point ombrage. Qu’il est bête : il vous a  pris pour une souris facétieuse ! Vous recommencez, et recommencez encore : il n’en prend toujours pas ombrage… ce qui commence à être sérieusement agaçant. Alors vous prenez votre courage à deux mains, et le taureau par les cornes. Le taureau, c’est le tigre. Or, les tigres n’ont pas de cornes : comment faire ? C’est très simple : vous les remplacez par la queue. D’une main ferme, vous prenez donc votre chat tigre par la queue, le soulevez hardiment et lui faites effectuer de vigoureuses rotations aériennes au-dessus de votre tête. Recommencez cette o48023-peluche-bebe-tigre-wwf.jpgpération autant de fois que nécessaire : jusqu’à ce qu’enfin tombe le masque du gentil matou. C’est-à-dire que sans crier gare, voilà qu’à l’issue de son énième atterrissage, la bête fauve entreprend inopinément de mordre, de griffer, de vous sauter dessus etc. C’est fait : la "téléxpertise"© se "confirme"© enfin ! Il n’empêche que vous en payez à présent la contrepartie : la fameuse "souffrance importante"©. Vous venez tout simplement de contracter le syndrome du chat-qui-tourne : à défaut d’en guérir immédiatement, vous êtes passés à l’étape suivante, qui consiste à partager généreusement le virus avec d’autres. Ainsi, chacun en "souffre"© moins : "compatissant"©[21] avec vous, vous "rassurant" [3, note 3], vous "conseillant", vous consolant, etc. (Les plus pieux d’entre eux ne manqueront pas de prier pour vous [22, note 26][23, APR note 36][24, APR note 2]… et en rajoutant un petit peu pour implorer votre survie au Dieu tout-puissant…) Le problème est que chacun est dans sa maison à lui : pas dans celle du tigre de Bengale. Vous, vous êtes en permanence dans un état de malaise et de souffrance… à la mesure de ce que vous êtes aussi en permanence sous le même toit que le chat rotatif : il faut bien de temps en temps que vous le relâchiez ! C’est qu’en dépit du cumul progressif de toutes les mesures de vexation"protection"©, petites ou grandes, privées ou publiques (changement du mot de passe d’un ordinateur afin de lui en interdire l’accès –à la suite du pillage de ses messages privés [25, note 12] sur la même machine-, main courante [26] policière, participation à quelque réunion pathomaniaque [27, notes 20 à 23][28] ayant vocation à soutenir dans sa cruelle épreuve tout cohabitant avec un tigre du Bengale, ingérence de quelque psyvocat [29] jouant sur ses peurs [30, notes 31,32], etc.), que vous -ou d’autres pour vous- auront prises contre lui, le constat est amer : vous "ne vous sentez pas en sécurité"©[31, note 16] dans la même maison qu’un tigre du Bengale qui eût fait un excellent astronaute : en effet, il supporte plutôt bien les rotations prolongées sans être excessivement affecté de tournis. En attendant que la NASA fasse appel à ses services, vous êtes un exemple emblématique d’état permanent de malaise et de souffrance. Donc, ça c’est un signe qui ne trompe pas [32].

Montage manège enchaté.jpg

           À la guerre comme à la guerre : la deuxième arme. Alors, ça, vous pensez bien que là-dessus je suis très très forte ! Se donner tant de mal pour vous apprendre à "reconnaître"©les "ruses et mécanismes"© émanant d’une "personnalité manipulatrice"©, c’est exactement comme s’échiner à  vous éviter de tomber dans le piège des "psychopathes"©[3: aussi ne va-t-on pas se compliquer inutilement l’existence. Car le but de la manip… oups, de notre "aide"© étant plus que jamais de faire porter le chapeau [3, APR note 68] à notre gibier commun, Robert ne m’en voudra pas si je lui emprunte notamment les 8, 9 et 10 de ses quatorze points de "détection"©  de l’affreux "psychopathe"©[33] : en conséquence, il va nous être très "flagrant"© que la "personnalité manipulatrice"© refuse d’endosser ses responsabilités. Et, dès lors que vous m’avez parfaitement écoutée jusque ici –voire devancée de par les multiples actes de "protection"© sans réponse que vous avez déjà posés-, vous êtes mûrs pour partager avec moi cette "flagrance"© : elle trouve dans votre cœur un écho enthousiaste, pas vrai ? Non mais, vous imaginez un peu : si vous deviez répondre une par une à toutes les mesures de vexation"protection"© -dans le style de celles qui ont été énoncées plus haut-, les chat-voleur.jpgremuer seulement du doigt [13, APR note 59] dans leurs conséquences, directes et palpables ? Mais vous n’en sortiriez plus sans avoir payé jusqu’au dernier sou [34] ! Vous ne trouvez pas que votre "souffrance"© est suffisamment importante comme ça, non ? Oui, bien sûr. Donc, à deuxième arme votre deuxième arme ; si nécessaire, soyez sans pitié [3,9] : faites feu [35,8] sur le chat tigre. Si jamais vous le ratez, eh bien ce ne sont pas les moyens de vous en débarrasser qui manquent : soit vous requérez les services d’une institution qui vous le culpabilisera tout le temps sans être face au "coupable"©[14, note 10], puis vous l’extirpera vigoureusement après avoir grossièrement bricolé son statut [36][37] (pourquoi se gêner ? vous en avez bien fait un "fauve"©, vous !) ; soit vous le confiez à une antenne locale de la SPA [38][39]. Vous pouvez même (Robert ne me démentira pas) combiner ces deux solutions finales, puisque nous travaillons volontiers de cancer [40, APR note 27] avec ces braves gens [41] : plus de fous entrent dans la danse, et plus votre vilaine bête se voit bien obligée d’endosser ses responsabilités…  avec les leurs et les vôtres en sus : c’est très très fort, n’est-ce pas ? Après cela, pfuit ! finie "la souffrance importante"© pour tout le monde ! (Merci qui ?) C’est flagrant, non ?


Commentaires

Wouah ! j'adore ... là, il est tard, je suis par conséquent sur le Macbook qui n'est toujours pas relié à une imprimante (avec Apple, faut tout changer) mais demain matin, dès que le pont levis sera remonté (mon lit-armoire) libérant la route qui mène au vieux Mac, j'imprime votre texte et vous pouvez être sûr que je vais en surligner de nombreux passages. (ça peut servir ...) merci Michel !

Écrit par : simone | samedi, 26 mars 2011

Mais je vous en prie ! Surtout que sur ce coup-là, vous m'épatez. En effet, n'avez-vous point été violemment "traumatisée"© par l'apocalyptique syndrome que votre serviteur (les doigts encore tremblants) dévoile ici à la face du monde... au grand dam de vos bestioles préférées ? Comment se fait-il, d'ailleurs, que vous ne m'ayez pas déjà lâché les vôtres aux basques avant que quelqu'un n'entreprenne de passer aux travaux pratiques ? C'est là un grand mystère.
Si j'osais, j'ajouterais même qu'il est envahissant, ce mystère :
http://www.puretrend.com/rubrique/actualites_r11/les-chats-envahissent-le-monde_a50991/1

Écrit par : Michat | dimanche, 27 mars 2011

Les commentaires sont fermés.