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dimanche, 27 mars 2011

Lassa (les) maris (la) teigne.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 4,5-42. [1][2][3][1][7][15][14]/(*)
Jésus arrivait à une ville de Samarie appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph, et où se trouve le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s'était assis là, au bord du puits. Il était environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l'eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. »
[*] (En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter de quoi manger.) La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi qui es Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » (En effet, les Juifs ne veulent rien avoir en commun avec les Samaritains.) Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te dit : 'Donne-moi à boire', c'est toi qui lui aurais demandé, et il t'aurait donné de l'eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n'as rien pour puiser, et le puits est profond ; avec quoi prendrais-tu l'eau vive ? Serais-tu plus grand [12?] que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »  Jésus lui répondit : « Tout homme qui boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l'eau que moi je lui donnerai n'aura plus jamais soif ; et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle. » La femme lui dit : « Seigneur, donne-la-moi, cette eau : que je n'aie plus soif, et que je n'aie plus à venir ici pour puiser. » Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. » La femme répliqua : « Je n'ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n'as pas de mari, car tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari : là, tu dis vrai. » ---

            Jésus, fatigué par la route, s'était assis là, au bord du puits. Si elles sont moins fatigantes, les routes du calendrier liturgique sont parfois surprenantes, laissant là l’un des plus illustres récits de l’Évangile sans y être revenu depuis plusieurs années [1]. Et si la Samaritaine reste connue comme le loup blanc, sans doute est-ce moins pour évoquer une femme venant puiser de l’eau que pour suggérer ceux qui partent à la ville pour acheter de quoi satisfaire leurs besoins [2]. Quoiqu’il en soit, l’origine du nom de l’enseigne commerciale elle-même [3] a naturellement en commun avec cette ville appelée Sykar. Ne serait-ce là que le seul point en témoignant, un grand abîme [4][5, note 2] séparant a priori deux réalités antinomiques : l’une répondant à une stricte logique de marchands et l’autre à celle du don ?
            « Donne-moi à boire. » Jésus n’exprime-t-Il pas ici, Lui aussi, un besoin à satisfaire : celui de boire ? Ce besoin rencontre d’ailleurs celui de la femme, puisqu’elle vient ici puiser de l’eau, ayant soif. Mieux encore : à supposer que nous soyons dans une stricte logique de marchands, les environs de midi doivent signifier l’heure de la fermeture pour cause de casse-croûte ! En effet, s’il est beaucoup question de boire et d’eau (ce qui doit justement donner soif !), qui a bu au cours de ce long récit ? Personne ! Pourtant, de part et d’autre, la demande en ce sens a bien été explicitement formulée. Qu’une Samaritaine s’étonne de ce qu’un Juif lui demande à boire, cela ne fait que correspondre aux relations tendues qui existaient alors entre les deux communautés : mais on ne sache pas qu’à cette demande aie été formellement opposée une fin de non-recevoir ; elle n’a pourtant pas été suivie d’effet pratique. Au contraire s’est-elle soldée par la demande inverse : « Seigneur, donne-la-moi, cette eau : que je n'aie plus soif, et que je n'aie plus à venir ici pour puiser. » ! (Remarquons qu’entre temps –le temps où a été évoqué le don de Dieu-, Jésus est passé du statut de "Juif" anonyme à celui de "Seigneur".) Nonobstant, la satisfaction de la demande inverse n’est pas satisfaite sur-le-champ : au « Donne-moi à boire » présent, revient en retour « …celui qui boira de l'eau que moi je lui donnerai n'aura plus jamais soif » ; soit une réponse exprimée au futur, ayant elle-même conduit à la demande inverse. Or, voici qu’à cette demande –impliquant par définition une plus grande immédiateté que ce qui la précède-, la satisfaction est conditionnée à ce qui semble hors sujet au regard de ce dialogue : un aller-retour à la ville afin d’y appeler son mari.

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         « Seigneur, donne-la-moi, cette eau : que je n'aie plus soif, et que je n'aie plus à venir ici pour puiser. » Ne vient-elle qu’ici pour puiser de quoi altérer sa soif ? Pourquoi donc est-ce elle "qui lui aurait demandé à boire si elle connaissait celui qui lui dit : 'Donne-moi à boire' "? Pourquoi donc Jésus lui demande-t-elle d’appeler son mari, sachant pertinemment qu’elle n’en a pas ? Parce qu’ici… elle lui "donne à boire". En effet, loin de se présenter à elle comme devant ses quatre Apôtres sur la montagne [6], Jésus est ici un homme comme les autres : fatigué par la route, assis là, au bord du puits. Un Juif, qui lui demande à boire, à elle, une Samaritaine ! Mais un Juif qui, sans qu’elle le reconnaisse immédiatement, lui demande à boire à une source à laquelle elle aspire elle-même. Certes, elle entend toujours "l’eau vive" dans une consonance humaine et matérielle, liquide et abreuvante. Jésus, Lui, entend bien sûr l’eau vive dans la satisfaction du besoin universel d’amour, de paix et de justice : source jaillissante à la mesure [7] de ce qu’elle n’est pas obturée par l’erreur, le mensonge [8], la dissimulation et l’hypocrisie [9]. Or, nous sommes là en Samarie il y a deux mille ans : non à Hollywood aujourd’hui, où avoir eu cinq maris est davantage la marque de reconnaissance de la vedette du show-biz qu’un sujet d’opprobre auprès de la société environnante. Nous ne sommes pas non plus en compagnie de sadducéens venant trouver Jésus et l’interrogeant sur la résurrection : de qui sera l’épouse boite5bc.jpgayant "usé" sept frères [10] de son (leur) vivant ? Nulle part est-il fait mention de veuvage chez la Samaritaine : elle a eu cinq maris… ce qui appelle à relativiser la conviction que notre époque aie "inventé" le mari jetable [11][12][13][14]. Et celui qu’elle a maintenant n’est pas son mari : au jeu amer de la répudiation [15] –quel que soit l’époux qui en prenne l’initiative- on finit par s’user soi-même jusqu’à reculer devant la perspective d’un engagement plus formel ! Toujours est-il que nous avons une Samaritaine face à un Juif lui demandant à boire. Cette femme se trouve présentement dans une situation maritale pour le moins délicate au regard des Samaritains, comme des Juifs. Ces derniers étant par dessus le marché en froid avec sa propre communauté, la femme aurait pu se trouver d’excellentes raisons, soit d’éluder la difficulté en insistant sur le don de l’eau et remettant à plus tard "l’appel de son mari", soit d’appeler effectivement son compagnon du moment, et revenir en le faisant passer pour son mari : après tout, ce Juif assoiffé au bord du puits ne lui a pas demandé son acte de mariage ! Or, si elle "donne à boire", c’est précisément en ce qu’elle a renoncé à ces deux tentations : l’eau vive ne se verse que dans un verre transparent à la vérité. Cependant, le verre est un verre "de cuisine" [16], non une coupe de pur cristal ; et Jésus n’est pas dupe en disant : «  , tu dis vrai. » Ce "là" ponctue en effet à dessein une zone de vérité sous-entendant qu’ailleurs, en amont, elle ment néanmoins… par omission. Elle a raison de dire qu’elle n’a pas de mari, mais la honte [17] l’a empêchée d’entrer plus avant dans les détails du pourquoi et du comment. En lui précisant de Lui-même ces détails –sans la condamner puisque rendant hommage à ce qu’elle dise vrai- Jésus balaie cette honte, dévoile sa soif en profondeur –qu’Il rejoint Lui-même- tout en se dévoilant partiellement à elle comme prophète :

--- La femme lui dit : « Seigneur, je le vois, tu es un prophète. Alors, explique-moi : nos pères ont foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétéadoré Dieu sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut l'adorer est à Jérusalem. » Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l'heure vient où vous n'irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas [*][Dt] ; nous adorons, nous, celui que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l'heure vient -et c'est maintenant- où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père.  Dieu est esprit, et ceux qui l'adorent, c'est en esprit et vérité qu'ils doivent l'adorer. » La femme lui dit : « Je sais qu'il vient, le Messie, celui qu'on appelle Christ. Quand il viendra, c'est lui qui nous fera connaître toutes choses. » Jésus lui dit : « Moi qui te parle, je le suis. » ---

         Dès lors qu’il ne suffit plus d’adorer de manière éthérée -en esprit seulement (au risque du vagabondage projectif [18, note 16] que cela suggère…), mais en esprit et vérité, le dévoilement lui-même se fait moins partiel. Puisque la femme sait qu’il vient, le Messie, qu’elle croit (et elle le croit : donc, l’attend) que c'est lui qui fera connaître toutes choses, la première de ces choses n’est-elle pas que Lui se fasse connaître comme tel ? « Moi qui te parle, je le suis. » Levons les yeux : le dévoilement déploie à présent le spinnaker [19] !…

--- Là-dessus, ses disciples arrivèrent ; ils étaient surpris de le voir parler avec une femme.  [ NB : remarquons cette précision de Jean : ils n’étaient pas surpris de voir une femme parler avec Lui, mais de le voir parler avec une femme… sans être réduit de facto à l’incommunicabilité [20] ?… Il fallait effectivement qu’Il soit prophète pour accomplir cette performance… ]Pourtant, aucun ne lui dit : « Que demandes-tu ? » ou : « Pourquoi parles-tu avec elle ? » La femme, laissant là sa cruche, revint à la ville et dit aux gens : « Venez voir un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait. Ne serait-il pas le Messie ? » Ils sortirent de la ville, et ils se dirigeaient vers Jésus. Pendant ce temps, les disciples l'appelaient : « Rabbi, viens manger. » Mais il répondit : « Pour moi, j'ai de quoi manger : c'est une nourriture que vous ne connaissez pas. » Les disciples se demandaient : « Quelqu'un lui aurait-il apporté à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture, c'est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé et d'accomplir son œuvre. Ne dites-vous pas : 'Encore quatre mois et ce sera la moisson' ? Et moi je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs qui se dorent pour la moisson. Dès maintenant, le moissonneur reçoit son salaire : il récolte du fruit pour la vie éternelle, si bien que le semeur se réjouit avec le moissonneur. Il est bien vrai, le proverbe : 'L'un sème, l'autre moissonne.' Je vous ai envoyés moissonner là où vous n'avez pas pris de peine, d'autres ont pris de la peine, et vous, vous profitez de leurs travaux. » ---

            En vent arrière cependant –elle revint à la ville-, le « je le suis » de Jésus se fait plus prudent dans la bouche de la femme auprès de ses compatriotes ; il se retourne sous une forme conditionnelle interrogative : « Ne serait-ce pas … ? » : ne l’aurait-elle pas cru ? Mais si elle ne l’avait pas cru, pourquoi a-t-elle laissé là sa cruche… au risque d’ailleurs de se voir tancée chez les siens (ayant également besoin de son eau) ? La question est plutôt : ceux-là l’auraient-ils crue si elle leur avait dit : « Venez voir un homme qui m'a dit être le Messie » ? Il était environ midi. La "médecine"© n’étant pas encore pour exercer ses "talents"©[21] "diagnostiques"© d’"hystrionisme"©, d’"hallucinations sensorielles"©, de "mythomanie"©, d’"agnosie"© et autres "pathologies"© d’ordre"psychotique"©[22, note 12], à défaut, l'heure ne se prêtait-ellepas à supputer une belle insolation ? Et personne ne serait sorti de la ville.

--- Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause des paroles de la femme qui avait rendu ce témoignage : « Il m'a dit tout ce que j'ai fait. » Lorsqu'ils arrivèrent auprès de lui, ils l'invitèrent à demeurer chez eux. Il y resta deux jours (->). Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de ses propres paroles, et ils disaient à la femme : « Ce n'est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons maintenant ; nous l'avons entendu par nous-mêmes [24][Dn], et nous savons que c'est vraiment lui le Sauveur du monde. »

            En revanche, une femme qui a eu cinq maris -plus le sixième homme du moment !- ne devait pas exactement avoir la réputation d’une prude nonne : un hommeétranger à la ville- qui lui a dit tout ce qu’elle a fait, voilà qui devient plus croustillant… et surtout, plus crédible. On va voir, on sort de la ville et on se dirige vers lui : non seulement parce que cet homme lui a dit tout ce qu’elle a fait, mais parce que ce qu’elle a fait n’étant pas à leurs yeux de la catégorie à le crier sur les toits… il est précisément étrange [23] qu’elle-même le crie ainsi sur les toits sans plus de crainte [24, APR note 20] ! « Ne serait-il pas le Messie ? » : la question n’a rien de l’esprit d’une sorte de sondage local cherchant plus ou moins à les influencer [25] ; elle les met là explicitement sur la piste, sans vouloir leur asséner une vérité qu’euxcontrairement à elle- n’ont pas encore eu le loisir de vérifier par eux-mêmes.
            Les disciples se demandaient : « Quelqu'un lui aurait-il apporté à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture, c'est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé et d'accomplir son œuvre. » Étrange assoiffé : non seulement Il n’a pas bu, mais « Il a de quoi manger »… alors qu’Il n’a pas mangé non plus ! Or, en quoi consiste ici la volonté de celui qui L'a envoyé et l'accomplissement de son œuvre ? À se réjouir avec le moissonneur qui, dès maintenant, reçoit son salaire. Ce qui identifie Jésus comme le semeur, et le moissonneur comme… une moissonneuse ayant laissé là sa cruche afin d’avoir les mains libres pour la moisson. La Samaritaine Lui a "donné à boire" : elle Lui a également "donné à manger".

Livre de l'Exode 17,3-7. (*)/(Nb)(Nb)(Nb)(Nb)
Les fils d’Israël campaient dans le désert à Rephidim, et le peuple avait soif. Ils récriminèrent contre Moïse : « Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir de soif avec nos fils et nos troupeaux ? » Moïse cria vers le Seigneur : « Que vais-je faire de ce peuple ? Encore un peu, et ils me lapideront ! » Le Seigneur dit à Moïse : « Passe devant eux, emmène avec toi plusieurs des anciens d'Israël, prends le bâton avec lequel tu as frappé le Nil, et va ! Moi, je serai là, devant toi, sur le rocher du mont Horeb. Tu frapperas le rocher, il en sortira de l'eau, et le peuple boira !
[Is] » Et Moïse fit ainsi sous les yeux des anciens d'Israël. Il donna à ce lieu le nom de Massa (c'est-à-dire : Défi) et Mériba (c'est-à-dire : Accusation), parce que les fils d'Israël avaient accusé le Seigneur, et parce qu'ils l'avaient mis au défi, en disant : « Le Seigneur est-il vraiment au milieu de nous, ou bien n'y est-il pas ? »

            Et le loup : y est-il vraiment, ou bien n'y est-il pas [26][27][28, APR note 8] ? Le loup, il y foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétéest dès lors que les ficelés [29] de Raihël campent dans le désert de leurs certitudes [30]. Et le peuple des bien-portants a soif de tranquillité. Aussi sont-ils particulièrement doués pour récriminer contre la mouise [31: celle-ci étant brillamment incarnée par le loup. Encore un peu, mais c’est qu’ils le lapideraient [32] ! Il est vrai qu’emportés par l’enthousiasme de saint Paul Apôtre aux Romains, ils ont beaucoup apprécié d’"être en paix avec Dieu" depuis qu’ils ont cru lire que la foi "suffisait"[27] pour être justes, que par elle ils étaient solidement "établis dans l’accès au monde de la grâce" et que surtout, SURTOUT l’Apôtre des païens se plaisait à conjuguer à l’imparfait quantité… d’imperfections. Capables de rien ? Pfuit ! terminé : de l’histoire ancienne. Coupables ? Pfuit ! terminé : de l’histoire ancienne ; gare à celui qui entreprendrait de vous "culpabiliser"©[33] ! Pécheurs ? Pfuit ! terminé [27, APR note 41] : à l’exception de quelques antipathiques"malades"© ne consentant pas [34, note 14][35, note 20/2] à se "soigner"©, de l’histoire ancienne également. Il est vrai, par ailleurs, que, férus du saute-mouton [36, note 11][37, note 62], la profondeur du puits de la Samaritaine leur a quelque peu échappé : aussi s’estiment-ils déjà bien aises d’adorer tout leur saoul le Père en esprit et v ! Pourtant, s’il arrive à Paul de conjuguer à l’imparfait, ce n’est jamais sans conjuguer au préalable la foi elle-même… au singulier : chez lui, aucune trace de "fois" parallèles ou "complémentaires"©[38][39, note 91][40]. Certes, celles-ci rendent moins difficile [41] d’accepter de faire mourir un homme juste : mais, à la longue, cela ne va-t-il pas tromper [42] l’espérance ?

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 5,1-2.5-8. (*)/(*)
Frères, Dieu a fait de nous des justes par la foi ; nous sommes ainsi en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a donné, par la foi, l'accès au monde de la grâce dans lequel nous sommes établis ; et notre orgueil à nous, c'est d'espérer avoir part à la gloire de Dieu. Et l'espérance ne trompe pas, puisque l'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l'Esprit Saint qui nous a été donné. Alors que nous n'étions encore capables de rien, le Christ, au temps fixé par Dieu, est mort pour les coupables que nous étions. Accepter de mourir pour un homme juste, c'est déjà difficile ; peut-être donnerait-on sa vie pour un homme de bien. Or, la preuve que Dieu nous aime, c'est que le Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs.

            Pour le savoir (et pour êtreainsi en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ), revenons à la Samaritaine. Plus exactement : un modèle plus contemporain de Samaritaine. C’est un modèle du genre, en effet, parce qu’elle n’a qu’un seul mari : dans sa ville, on ne tarit pas d’éloges à son égard [43, notes 6,7]. On entend déjà les spectateurs du fond de la salle [44] qui bougonnent : ils ont bien tort, car l’affaire va à présent se corser. Mais l'heure vient -et c'est maintenant- où elle adore le Père en esprit. Pour ce qui est de la vérité, le ciel est un peu haut : alors, elle se fournit plus volontiers auprès de marchands de "vérités"©[45] sous vide, prêtes à consommer (sur place ou à emporter). Jésus, fatigué par la route, s'était assis là, au bord du puits. Il était environ midi. Arrive donc la Samaritaine new look , qui vient puiser de l'eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » (En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter de quoi manger.) La Samaritaine new look lui dit : « Comment ! Toi qui es "malade"©, tu me demandes à boire, à moi, une bien-portante ? » (En effet, les bien-portants ne veulent rien avoir en commun avec les "malades"©.) Jésus lui répond comme pour la Samaritaine d’origine. Mais cela devient rigolo [46], c’est quand nous parvenons à la fin du dialogue. Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. » La femme répliqua : « J’ai un mari. » Sauf qu’ici, elle se trouve bien cruche. Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu as un mari, car tu en as un, et celui que tu as n’est plus là maintenant [47] : là, tu dis vrai. » Dès lors, le scénario se fait quelque peu tourneboulé. Celle-ci ne peut pas revenir à la ville et dire aux gens : « Venez voir un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait. Ne serait-il pas le Messie ? » Parce que –avec de substantielles variantes- la scène a déjà été tournée précédemment, supervisée par le Nessie [48]. Celui-ci, sans venir voir personne [49][50], lui a fait dire tout ce que son mari "allait faire"©[51][52]. Il est bien vrai, le proverbe : 'L'un sème, l'autre moissonne.' Le Docteur est le semeur [53]. Le moissonneur est une moissonneuse-batteuse. À ceci près que dans le monde des bien-portants, les moissonneuses-batteuses se déclarent moissonneuses battues [54,im.2] : ce qui permet avantageusement à leurs psyvocats [55] de les "protéger"©[56, notes 3 à 5][57]efficacement : par exemple, à coups d’article 220-1 du Code civil [58]. La moissonneuse-batteuse a donc été moissonner là où elle n'a pas pris de peine, d'autres ont pris la peine de la "conseiller"©[59, notes 85 à 95][60,Ec], et elle, elle profite de ses travaux d’agrandissement [12]. Beaucoup de Samaritains new look de cette ville crurent [61] en Philou, à cause des parlotes [62] de la femme qui avait rendu ce témoignage [63][64, APR note 66][65] : « Il m'a médit [66] tout ce qu’il "allait faire"©. » De crainte de se faire dévorer tout crus, il était évidemment hors de question d’arriver auprès de lui, de l'inviter à demeurer chez eux ! Mais l'heure vient -et c'est maintenant- où demeurer hors de chez soi devient la question fondamentale. Ils furent encore beaucoup moins nombreux à croire à cause de ses propres paroles [67, APR note 20], et ils disaient à la femme : « C'est toujours plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons maintenant ; nous ne l'avons pas entendu par nous-mêmes, mais nous savons que c'est braiment lui le Sauteur du monde… puisqu’on le traite comme s’il voulait faire sauter la planète. » Pendant que le Père lance désespérément un avis de recherche de vrais adorateurs, on pourra même concevoir un menu encore plus pimenté. Par exemple : Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. » La femme répliqua : « J'ai bien un mari ; mais en ce moment, il est à l’"hôpital"©[68, APR note 39]. Malheureusement [69, APR note 30], on ne peut pas le laisser sortir. » Jésus reprit : « Ah oui ? Et -en esprit et vérité- de QUOI souffre-t-il ? »

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