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mercredi, 30 mars 2011

Les Grands du royaume.

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,17-19. (*)(*)(*)(*)(*)
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir
[*]. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas une lettre, pas un seul petit trait ne disparaîtra de la Loi jusqu'à ce que tout se réalise [Is|Is|Is|Is]. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le Royaume des cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des cieux. »

        Lorsqu’on se revendique disciple se rassemblant autour de Jésus, être déclaré petit ou grand dans le Royaume des cieux, c’est encore être déclaré DANS le Royaume des cieux : non en dehors, suite à quelque fâcheux courant d’air [1, AV note 2][2, note 13][3, APR note 11]… ou surcroît de bagages peu compatible avec l’étroitesse de la porte [4][5, note 84][6]. Or, sera déclaré le plus petit dans le Royaume des cieux celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi. Ne pensons pas que le plus petit vienne abolir la nécessité de passer debout par la porte : aussi minuscule puisse-t-il être, le plus petit n’est pas le plus plat [7, APR note 60]. Car, à observer l’enseignement que délivre le plus plat, reste-t-il un seul de ces plus petits commandements… qui ne soit pas rejeté ??? De fait, dès que l’on choisit [8, APR note 7(Ec)][9] de faire disparaître son identité de disciple se rassemblant autour de Jésus [10],tout en se proposant néanmoins de poursuivre -de l’extérieur- l’observation de la Loi [7, note 64], il ne s’agit évidemment plus de la mettre en pratique mais de venir en abolir la moindre lettre, le plus petit trait qui désagréent à leurs yeux les hommes du moment : jouer les Sicambre en brûlant ce qu’on a adoré [11].
        "Jusqu'à ce que tout se réalise" : parce que la Loi ne tombe pas toute crue du ciel, emballée sous vide, prête à l’emploi (à l’issue de deux minutes au four à micro-ondes ?), en évacuer la verticalité pour n’en garder que l’horizontalité, c’est la désaxer [12] en n’y voyant plus que des commandements et des décrets ni réalisés ni même réalisables : "sagesse" et "intelligence" [13] vont alors se réduire à venir apporter sa pierre au moulin [14] de mythes [15, note 36] résurgents entendant enseigner quelque "fuite" de la "réalité"©[16, notes 84,85] chaque fois que nous l'invoquons ! Attitude aussi "juste" que celle du voyageur s’écriant que le train [17"n’a pas d’existence réelle" –ou que les voies existantes ne lui sont pas "adaptées" [16, notes 88]- parce que le dit voyageur sera arrivé en avance (à moins que le train n’ait pris du retard), ou qu’il ne se trouve pas même sur le bon quai de gare… voire à un endroit dépourvu de la plus petite voie ferrée ! Tout ne se réalise qu’à la condition où les commandements et les décrets relatifs au voyage ferroviaire soient mis en pratique par l’ensemble des intervenants : planificateurs des départs/arrivées réguliers à l’heure H et au lieu L, cheminots, chef de gare, voyageurs. Avant que tout se réalise, pas une lettre ne disparaîtra de la Loi, mais également pas un seul petit trait : garder le trait horizontal en gommant le trait vertical, c’est non seulement enseigner à rejeter bien davantage qu’un seul de ces plus petits commandements, mais c’est abolir la Loi : non dans sa réalité –qui n’a pas attendu ses détracteurs pour être donnée-, mais dans sa réalisation. Ce dont naturellement le réalisateur du film [18] –aussi patient soit-il- risque un jour de prendre ombrage…

Livre du Deutéronome 4,1.5-9. (*)/(*)(*)(*)
Moïse
disait au peuple : « Maintenant, Israël, écoute les commandements et les décrets que je vous enseigne pour que vous les mettiez en pratique [2|2][32](Jc|Jc)[Ez][Dn][Jr]. Ainsi vous vivrez, et vous entrerez en possession du pays que vous donne le Seigneur, le Dieu de vos pères. Voyez, je vous enseigne les commandements et les décrets que le Seigneur mon Dieu m'a donnés pour vous, afin que vous les mettiez en pratique dans le pays dont vous allez prendre possession. Vous les garderez, vous les mettrez en pratique ; ils seront votre sagesse et votre intelligence aux yeux de tous les peuples. Quand ceux-ci entendront parler de tous ces commandements, ils s'écrieront : « Il n'y a pas un peuple sage et intelligent [*] comme cette grande nation ! »
Quelle est en effet la grande nation dont les dieux soient aussi proches que le Seigneur notre Dieu est proche de nous chaque fois que nous l'invoquons ? Et quelle est la grande nation dont les commandements et les décrets soient aussi justes que toute cette Loi que je vous présente aujourd'hui ? Mais prends garde à toi : garde-toi de jamais oublier ce que tes yeux ont vu ; ne le laisse pas sortir de ton cœur un seul jour. Enseigne-le à tes fils, et aux fils de tes fils.

404051698.jpg          La Loi que Jésus n’est pas venu abolir, c’est toujours cette loi de Moïse qui servait seulement à faire connaître le péché [19, APR note 41] comme le parapet du pont fait connaître le vide [20: une telle connaissance ne constituant nullement une fin en soi, pas de quoi s’écrier :« Il n'y a pas un peuple sage et intelligent comme cette grande nation ! » (à supposer que la dite nation se fasse remarquer en la matière aux yeux de tous les peuples). En effet, quand Paul estime que l’homme devient juste par la foi, indépendamment des actes prescrits par la loi de Moïse [19, APR note 41], ce n’est pas tant pour balancer celle-ci par-dessus le parapet (!), mais pour signifier que l’homme ne devient pas juste par la loi seule. À cet égard, les exemples ne manquent pas de peuples tournant fous et inintelligents [21], à la mesure [22, note 7] de ce qu’ils auront invoqué la loi elle-même pour que par elle, l’homme devienne plus injuste que s’il s’en était gardé ! Là où les gardiens les plus officiels de la loi [16, notes 91 à 94] se présentent aujourd’hui comme n’écoutant plus même leurs propres commandements et décrets [23], gardons-nous de jamais oublier ce que nos yeux ont vu (dans les actes produits : non pas leurs auteurs [24, notes 2,3] !!!) et tirons-en l’enseignement qui s’impose alors : il n’y a plus de garde-fous. S’il y a "protection"©[16, notes 88](sic), il va sans dire que celle-ci va s’exercer exclusivement à servir l’intérêt d’une demande formelle [25] d’injustice, dont la satisfaction à courte vue et la mise en pratique commandent VIOLence et scandaleuses ingérences [26]. Au moins obtiendra-t-on ainsi le risque zéro assuré si l’on craignait d’être peu ou prou concerné par la question suivante : 'Et quelle est la grande nation dont les commandements et les décrets soient aussi justes que toute cette Loi que je vous présente aujourd'hui ?!

         « Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes… » : ne pensons pas davantage que l’assurance d’un parfait accomplissement de la Loi requière de substantielles et longues études [27], les diplômés en la matière n’étant "maîtres" [28, notes 15 à 21] que de l’illusion [29, APR note 44] procurée par une belle plaque dorée [28, APR note 38][30,§5] : celle-ci n’étant passans évoquer en d’autres temps certains tombeaux blanchis à la chaux [31]. D’une part, la loi de Moïse tient dans un mouchoir de poche ; d’autre part, s’il fallait que pas une lettre, pas un seul petit trait ne disparaisse de lois plus actuelles jusqu'à ce que tout se réalise, celui qui -les connaissant à la perfection- entreprendrait de vouloir les accomplir sans en abolir aucune serait le premier embarrassé ! Sachant que des milliers d’articles se chevauchent en se contredisant mutuellement, ils s’en abolissent conséquemment les uns les autres ! C’est dire que la mise en pratique va rapidement s’effectuer selon d’autres critères : notamment celui de la jurisprudence qui, en dépit de cette dénomination trompeuse, souffre d’une hypertrophie de "juris"… et d’une hypotrophie de prudence [32]l’une étant cautère de l’autre. Trop de lois tuent la loi : ce n’est pas tant un axiome chic et dans l’air du temps… qu’un accomplissement réalisé de l’abolition de la loi. Elle n’est plus tant l’affaire d’une nationgrande ou petite-, que celle d’interprètes à la petite semaine, naviguant à vue (à non-vue également [24, notes 2,3]…) selon ce qui se présente à leur cœur au jour le jour. La loi devient secondaire : servant non plus le droit et la justice [7, APR note 10] mais l’intérêt du client immédiat. Le fournisseur se sert de la loi pour en extraire le commandement ou décret idoine donnant lieu à l’acte qui s’en justifiera en circuit fermé [ex.:33, AV note 4 ;34]très indépendamment d’actes extérieurs (a priori hors la loi, par définition) censés le prescrire. Ce qui permet avantageusement de plaquer ce qu’on veutselon son cœur- à qui l’on veut : par exemple, d’invoquer sans états d’âme les articles L 613-1 à L 613-5 du Code de la construction et de l’habitation [35] (explicitement relatifs au droit du locataire) en les mettant en pratique sur un… propriétaire [36]. Aux yeux de tous les peuples -et dans le jargon du métier-, un tel acte est nonobstant déclaré décision de "justice"©©© : ce qui relève, soit d’une abyssale inconscience morale [37] (ce qui fait désordre chez des gardiens assermentés [20] de l’ordre public) soit d’un sens de l’humour particulièrement développé… ce qui ne fait pas très sérieux de la part de gardiens assermentés de l’ordre public : quoique à choisir entre les deux options, la seconde finisse par apparaître pour plus sérieuse. En effet, l’indépendance d’actes extérieurs s’accompagne d’une remarquable indépendance par rapport aux conséquences pratiques du "produit fini" : si celui-ci avait réalisé une véritable décision de justice, l’autorité l’ayant prononcée eût pour le moins répondu de ses actes. Si le "produit fini" avait réalisé a minima une décision de droit, l’autorité l’ayant prononcée eût encore répondu de ses actes. Or, régulièrement et publiquement interpellée ici même à ce sujet depuis près de TROIS ANS, l’autorité l’ayant prononcée observe un silence assourdissant.

         L’enseignement est donc clair comme de l’eau de roche : dans le pays où exerce cette "autorité", TOUT est aboli. Il n'y a pas d’autorité. Il n'y a pas de loi. Il n'y a pas de droit. Il n'y a pas de justice. Pas une lettre, pas un seul petit trait n’y subsistent.
Ce qui
vaut pour la Loi (héritière de celle de Moïse), puisque de tels actes sont commandités [38] par des disciples se rassemblant autour de Jésus (sic), parfois défendus [39, notes 29 à 32] par des disciples se rassemblant autour de Jésus, enfin tenus sans sourciller pour des décisions de "justice"©©© par des disciples se rassemblant autour de Jésus. Pourtant, le mot "justice" apparaît dans quatre-cent treize versets de l’Écriture [40][41] : les yeux des plus distraits n’en ont-ils rien vu ?…
Ce qui
vaut également pour la loi des hommes : aussi laïque et républicain que soit l’article 220-1 du Code civil [42], eu égard à sa connotation hautement stigmatisante là où il est accompli, le laisser sortir un seul jour demande au minimum de posséder au préalable des éléments concrets et palpables de vérification -cliniques [43, notes 47 à 53] dans le jargon d’un autre métier- qui en confirment le bien-fondé sur le cas qui se présente. Sinon TOUT est aboli : seule subsiste l’insulte publique [44].

                Avant que le ciel et la terre disparaissent, quelques signes de Jonas [45] apparaissent ici 2036053216.jpgou là, aux yeux de tous les peuples, donnant comme un avant-goût de leur disparition… et l’arrière-goût de ce qui reste lorsque TOUT est aboli. Tout se réalise parfois au prix fort : celui de "la main de Dieu" [46, APR note 25][47, APR note 20]. "Celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements", c’est un peu cet enfant qui a cru bâtir son château de sable [48] sur une zone suffisamment élevée (modèle naïf d’un plus grand, incollable sur la Loi et les prophètes [49, APR note 19]… mais imbattable au saute-mouton [50, APR note 49][51] ) : hélas, la marée haute a emporté son ouvrage. Quid de celui qui rejette davantage qu’il ne garde ? Au-delà de l’impressionnante observation horizontale -l’observation diagonale reflétant pour sa part à merveille le fruit [52]des "conseils"©[53,Ec] délivrés en psylangue [54, note 13]-, que pourrait nous enseigner à ce sujet (dans une observation plus verticale), le récent drame de Kesennuma ? Aujourd’hui comme hier, c’est toujours la tour de Siloé [55] ou partout ailleurs, en lieu et en temps : celui qui se prend une baffe de "la main de Dieu" n’est pas nécessairement celui qui la "méritait" plus qu’un autre. En revanche, ce pourrait être celui qui la supporte la moins mal aux yeux de tous les peuples : pour les yeux de tous les peuples, dans un temps record -les moyens modernes de communication abolissant les distances et aplanissant les différences- ; comme pour leur rappeler en filigrane temps et à contretemps) que "pas une lettre, pas un seul petit trait ne disparaîtra de la Loi jusqu'à ce que tout se réalise".


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