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vendredi, 08 avril 2011

C'est ainsi que résonnent ces gentilles bêtes-là, mais elles nous égarent. « Ils me regardent comme une bouseuse, se détournent de mes chemins comme s'ils craignaient de se salir. »

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 7,2.10.14.25-30. (*)(*)
La fête juive des Tentes approchait. Lorsque les frères 
[>3][*] de Jésus furent montés à Jérusalem pour la fête, il y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret. La semaine de la fête était déjà à moitié passée quand Jésus monta au Temple et se mit à enseigner. Quelques habitants de Jérusalem disaient alors : « N'est-ce pas lui qu'on cherche à faire mourir [*]? Le voilà qui parle ouvertement, et personne ne lui dit rien ! Les chefs du peuple auraient-ils vraiment reconnu que c'est lui le Messie ? Mais lui, nous savons d'où il est [*][16]. Or, lorsque le Messie viendra, personne ne saura d'où il est. » Jésus, qui enseignait dans le Temple, s'écria : « Vous me connaissez ? Et vous savez d'où je suis ? Je ne suis pas venu de moi-même : mais celui qui m'a envoyé dit la vérité, lui que vous ne connaissez pas. Moi, je le connais parce que je viens d'auprès de lui, et c'est lui qui m'a envoyé. »
On cherchait à l'arrêter, mais personne ne mit la main sur lui parce que son heure n'était pas encore venue 
[*].

           Paradoxe dans un climat de fête : celle-ci n’est-elle pas ostentatoire par définition ? Que reste-t-il de la fête si on l’honore en secret ? Il est vrai qu'on cherche à faire mourir Jésus : ce qui, dans une atmosphère se voulant festive, n’en rendra pas davantage le sens plus ostensible ! Ceci même chez ces quelques habitants de Jérusalem : si personne ne cherche à les faire mourir, eux, pourrait-on vraiment reconnaître que, personnellement dégagés de cette menace, ils en aient le cœur plus léger : s’accordant alors à l’esprit seyant à la fête ? Cela dit, chez Jésus le secret ne valait que le temps de monter à Jérusalem, plus celui de laisser la fêtebattre son plein afin que sa simple présence ne pèse pas excessivement sur le succès decelle-ci. Après quoi, Il monta au Temple et se mit à enseigner : il n’est plus de "secret" que celui de Polichinelle [1] ! Ne venant pas de Lui-même, pendant qu'il fait encore jour, il lui faut réaliser l'action de celui qui L'a envoyé [2].
            Se mettre à enseigner, c’est assurer la transmission [3] d’un savoir à qui ne le connaît1976313342.jpg pas dans le sens de l’émission [4, note 29]. Cette connaissance, nous savons d’où elle vient chez Jésus : encore faut-il, bien entendu, avoir vraiment reconnu au préalable que c’est lui le Messie. Tel est précisément le sujet de la question que se posent présentement ces quelques habitants de Jérusalem. Or, ils ne se la posent pas à eux-mêmes (« lui, nous savons d'où il est ! »), mais au sujet de leurs chefs. Ceux-là, nous savons également qu’ils scrutent les Écritures parce qu’ils pensent trouver en elles la vie éternelle, tout en n’ayant pas en eux l’amour de Dieu [5] ; ce qui se traduit concrètement par une lecture à la lettre, expurgée de l’esprit [6, APR note 4] : farine sans levain [7], terre sans sel [8], ou lampe sans huile [9]. Tel est ce que reçoivent ces quelques habitants de Jérusalem : ne reconnaissant plus que ce que reconnaissent leurs chefs. C'est ainsi que ne raisonnent plus [10] ces gens-là, mais ils s'égarent : confondant saine et légitime obéissance à l’autorité [11][12] avec l’abandon de toute réflexion personnelle… ce qui n’est pas sans peser sur le positionnement de leur bouton [4, note 30][13, APR note 10][14, APR note 4].« N'est-ce pas lui qu'on cherche à faire mourir ? Les chefs du peuple auraient-ils vraiment reconnu que c'est lui le Messie ? » : autant de fausses questions, dans la mesure [15]  ils craindraient de se salir en y cherchant une réponse par eux-mêmes : "on", "les chefs du peuple" sont implicitement si bien sommés d’y répondre à leur place que ce qui les choque [16] n’est en rien qu’on cherche à le faire mourir : personne ne lui dit rien ! Dans une terminologie plus moderne, « que fait la police ? » La sémantique n’est d’ailleurs en l’espèce que l’arbrmagic.jpge qui cache la forêt : celle-ci étant comme pétrifiée de génération en génération. En effet, si nous regardons l’attitude des gens par rapport à nombre de prétendants posséder quelque"expertise"©[5, notes 68 à 70][17][18][19] en leur domaine, le mot porte déjà en soi une consonance si magique [20] que personne ne cherche plus à voir si leurs paroles sont vraies, ne regarde où elles aboutissent ! Ce qui conduit aux pires aberrations, en fonction de contrariétés démentissant "ses" idées celles-ci n’étant jamais que le décalque confortable de celles des autres [5, note 3], reprises à son compte.
            « N'est-ce pas lui qu'on cherche à faire mourir ? » La question est également fausse en ce qu’au cœur d’un contexte -au sein duquel la fête affirmative [21] se fait plus ostensible que l’interrogation- elle est formulée en trompe-l’œil : « nous savons d’où il est », « nous le connaissons ». Si elle était vraie, pourquoi se formaliser de ce qu’Il parle ouvertement et que personne ne lui dise rien ? Autrement dit, « nous savons si bien que c’est lui qu'on cherche à faire mourir… que nous estimons douteux [ "auraient-ils" : conditionnel exprimant le doute, non l’interrogation qui eût été celle du présent s’il avait été employé ] que les chefs du peuple aient vraiment reconnu en lui le Messie » : la seconde "question" passe à son tour à la trappe, proclamant l’affirmation qu’elle sous-tendait !

            De plus,  sommes-nous ? au beau milieu du souk, en train de négocier le cours de la pastèque ? Non : au Temple, où Jésus enseigne. Durant le temps où a lieu cet enseignement -que, simultanément, ils se disent tout cela à son sujet-, font-ils seulement attention à la manière dont ils écoutent [22] ? Espérons que nul ne songe à effectuer un sondage-piège de sortie de Temple [23, APR note 9], dont le thème porte sur le contenu dudit enseignement !… Inversement, tout à cet enseignement qu’Il délivre alors, de Son côté Jésus828820981.jpgeût été "en droit" d’avoir le bouton en "veilleuse" sur le mode de Sa réception. Or, Il use si peu de ce "droit" qu’Il démontre au contraire combien Sa réception verticale n’oblitère en rien une réception plus horizontale [24]… "parasites" compris, dans l’ordre de l’émission de ces quelques habitants de Jérusalem. Le verbe employé à cet égard est éloquent : ayant parfaitement saisi les propos tenus à Son sujet, loin de les ignorer ou d’enremettre à plus tard une éventuelle réaction, immédiatement Il s’écria. Ils écoutent distraitementl’enseignement en s’égarant sur des considérations annexes, tournant sans fin autour du "moucheron" pendant qu’ils ont le "chameau" [25] sous les yeux ? Qu’à cela ne tienne : Il rebondit précisément sur le sujet même des distractions. Sans crainte de se salir, Il vient les rejoindre sur leurs chemins douteux de traverse [26, APR note 6] afin de les inviter à s’en détourner pour revenir à l’essentiel. Que pourrait-Il faire de plus ? Sous peine d’adopter une conduite étrange, Il ne saurait non plus les assister [27] jusqu’à écouter Sa propre parole à leur place !…

Livre de la Sagesse 2,1.12-22. (*)/(*)(*)
Les impies ne sont pas dans la vérité lorsqu'ils raisonnent ainsi en eux-mêmes : Attirons le juste dans un piège, car il nous contrarie, il s'oppose à notre conduite 
[*], il nous reproche de désobéir à la loi de Dieu, et nous accuse d'abandonner nos traditions. Il prétend posséder la connaissance de Dieu, et s'intitule fils du Seigneur. Il est un démenti pour nos idées, sa simple présence nous pèse[26][40?][X](*) ; car son genre de vie s'oppose à celui des autres, sa conduite est étrange [*][Ez]. Il nous regarde comme des gens douteux, se détourne de nos chemins comme s'il craignait de se salir. Il proclame bienheureux le sort final des justes, il se vante d'avoir Dieu pour père. Voyons si ses paroles sont vraies, regardons où il aboutira. Si ce juste est fils de Dieu, Dieu l'assistera, et le délivrera de ses adversaires. Soumettons-le à des outrages et à des tourments[Jr][Ps] ; nous saurons ce que vaut sa douceur [?], nous éprouverons sa patience [>13?]. Condamnons-le à une mort infâme [*], puisque, dit-il, quelqu'un veillera sur lui. »
C'est ainsi que raisonnent ces gens-là, mais ils s'égarent ; leur méchanceté les a rendusaveugles. Ils ne connaissent pas les secrets de Dieu 
[Jr], ils n'espèrent pas que la sainteté puisse être récompensée, ils n'estiment pas qu'une âme irréprochable puisse être glorifiée.

            « N'est-ce pas lui qu'on cherche à faire mourir ? » De l’ancienne à la nouvelle Alliance, les Textes ne se contrarient guère, ne s’opposent pas les uns aux autres : les premiers annonçant les derniers. Mais ils ne se limitent pas à l’étau se resserrant [28] jour après jour autour defoi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétéJésus, nous rappelant  temps et à contretemps- que le disciple n’est pas au-dessus du maître [29] : en fonction de ce qu’il apparaît contrariant, opposant ou reprochant [30], sa popularité ne brillera en effet guère au zénith de la terre des vivants ; tout au moins, celle des contrariés, opposés et autres reprochés ! Ce qui peut aboutir à ce qu’il en soit retranché, afin qu’on oublie jusqu’à son nom.

Livre de Jérémie 11,18-20. (*)/(*)(*)
[Samedi 9 avril 2011]
Jérémie disait au Seigneur : «  Seigneur, tu m'as averti, et maintenant je sais, tu m'as fait voir leurs manœuvres. Moi, j'étais comme un agneau docile qu'on emmène à l'abattoir, et je ne savais pas ce qu'ils préparaient contre moi. Ils disaient : 'Coupons l'arbre à la racine 
[?], retranchons-le de la terre des vivants, afin qu'on oublie jusqu'à son nom.' Seigneur de l'univers, toi qui juges AVEC JUSTICE [*], qui scrutes les reins et les cœurs [*], fais-moi voir la vengeance que tu leur infligeras, car c'est à toi que je confie ma cause. »

            De par son caractère éminemment définitif, la mort est de tout temps au hit parade des impies raisonnant en termes de retranchement : il arrive que le malheureux élu le sache… ou qu’on lui fasse la surprise. Tant que le prophète Jérémie n’avait pas été averti par le Seigneur, il ne savait pas ce qui était préparé contre lui. Ses ennemis ont dit : « Allons, montons un complot contre Jérémie. » Ils ont creusé une fosse pour le perdre [31, APR note 7] : ne s’embarrassant pas à l’époque de théories [32,§2][33, APR notes 25][34, APR note 27][35, AV note 19] dilatoires, puisque passant directement à la pratique. Les impies ne sont pas dans la vérité… sauf lorsqu’ils raisonnent entre eux parce qu’ils cherchent à faire mourir hors d’eux. Leur méchanceté les a rendus aveugles… mais pas encore assez pour que même entre eux [36, APR note 20] ils s’estiment gentils [37][38][39][40]. Les impies ne sont pas dans la vérité : néanmoins, le livre de la Sagesse ne craint pas de se salir en nous livrant -brutes de fonderie- les infâmes idées qui les meuvent. Beaucoup plus près de nous dans le temps, on a cherché à faire mourir quelqu’un de contrariant, opposant et reprochant ; on a cherché… et on a trouvé. Celui-là, en revanche, savait pertinemment ce qui était préparé contre lui. Vingt-cinq coups de feu tirés à bout portant contre la personne de Shahbaz Bhatti [41, notes 29,30] n’appartiennent pas davantage à la théorie du complot : ce qui eût été presque préférable, sachant que les balles "théoriques" sont moins sanglantes que leurs homologues pratiques.

         Si Jésus monte à Jérusalem, non pas ostensiblement, mais en secret, c’est bien sûr parce que Lui est affligé d’un étrange "handicap" : Il n’est pas doué pour les surprises. En effet, ne se laissant influencer par personne [42], Il les évente toutes ! Aussi est-Il moins directement concerné par ce passage du livre de la Sagesse,  précisément où il est question d’attirer le juste dans un piège : tant que son heure n’est pas venue, on peut Luitendre les pièges les plus subtils, Lui balancer une bombe atomique, tenter de Le noyer sous un tsunami de dix mètres de haut ou Lui offrir un séjour prolongé au cœur d’un réacteur nucléaire fuyant de toutes parts : passant au milieu de tous ces cataclysmes, Il va son chemin [43]. Il monte en secret, non par peur des Juifs, mais pour ne pas accélérer leur chemin d’égarement à eux : si on a peur des Juifs –notamment parce qu’on sait qu’ils cherchent à vous faire mourir- quand bien même on attendrait sagement que soit passée la moitié de la semaine, on évite plutôt de monter au Temple pour y enseigner !

         Sous nos contrées et à notre époque, la mort -infligée au titre du retranchement du contrariant, opposant et reprochant- pose une difficulté particulière [44]… voire plusieurs ! En effet, s’il n’est pas excessivement mal aisé de transposer à nos jours des équivalents de scribes, de pharisiens [45, APR note 5], de publicains [46], de docteurs de la Loi [47], etc., les plus impies d’entre eux se trouvent fort marris s’ils veulent condamner quiconque à une mort infâme puisqu’il n’est un secret pour personne que la peine capitale est abolie… et avec elle la méchanceté [48, APR note 49]. Il a donc fallu inventer des modes intermédiaires (et compensatoires [49]) de retranchement de contrariants, opposants et reprochants (appelons-les COR).C’est ainsi que la foule se divise à leur sujet. On veut bien les arrêter –il faut les arrêter !-, mais qu’en faire lorsqu’on a pu mettre la main sur eux ? Il serait méchant de leur couper la tête ! La solution va s’inscrire en filigrane au cœur de l’Évangile suivant :

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 7,2.10.14.25-30. (*)(*)(*) [Samedi 9 avril 2011]
Jésus enseignait au temple de Jérusalem. Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : « C'est vraiment lui, le grand Prophète! » D'autres disaient : « C'est lui le Messie ! » Mais d'autres encore demandaient : « Est-ce que le Messie peut venir de Galilée ? L'Écriture dit pourtant qu'il doit venir de la descendance de David et de Bethléem, le village où habitait David ! » C'est ainsi que la foule se divisa à son sujet. 
[*] Quelques-uns d'entre eux voulaient l'arrêter, mais personne ne mit la main sur lui.
Voyant revenir les gardes qu'ils avaient envoyés arrêter Jésus, les chefs des prêtres et les pharisiens leur demandèrent : « Pourquoi ne l'avez-vous pas ramené ? » Les gardes répondirent : « Jamais un homme n'a parlé comme cet homme ! » Les pharisiens leur répliquèrent : « Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ? Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ? Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi 
[!!!], ce sont des maudits! » Parmi les pharisiens, il y avait Nicodème, qui était allé précédemment trouver Jésus (*|*) ; il leur dit : « Est-ce que notre Loi permet de condamner un homme sans l'entendre d'abord pour savoir ce qu'il a fait [15,16] ? » Ils lui répondirent : « Alors, toi aussi, tu es de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! »
Puis ils rentrèrent chacun chez soi. 
[*?]

         « Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ? Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ? » Voilà le critère ! Reprenons les équivalents de chefs du peuple et de pharisiens (et remarquons en passant qu’au lieu de payer de leurs personnes, ils envoient des gardes [50] effectuer la besogne à leur place…) : y en a-t-il un seul qui croit au COR ? Aucun : par conséquent, la foule qui, ne sachant rien de la Loi, n’est pas "experte"©[51]- est priée de ne pas croire non plus. Ce qui nous ramène plus haut : à ces quelques habitants-modèles de Jérusalem, ne croyant que ce que croient leurs chefs.
         Puis ils rentrèrent chacun chez soi. Ce qui nous ramène ici à l’un des modes intermédiaires de retranchement de COR : le dit mode ne permettant pas à ce dernier de rentrer chez lui puisque à la question posée jadis par Nicodème (« Est-ce que notre Loi permet de condamner un homme sans l'entendre d'abord pour savoir ce qu'il a fait ? ») –et à laquelle il ne lui a pas été répondu-, la jurisprudence [52, note 32] moderne répond avec enthousiasme par l’affirmative. Ce bon Nicodème serait même époustouflé de découvrir les fulgurants progrès juridiques accomplis depuis son époque ; car aujourd’hui, la loi va beaucoup plus loin : indifférente à "savoir ce qu’il a fait" parce qu’indifférente aux faits, elle permet d’envoyer des gardes expulser en plein hiver [53], et bien sûr de métamorphoser des propriétaires en "locataires"©[54: la compensation létale réside donc en ce qu’on aie cherché à faire mourir en eux le propriétaire. Parent pauvre du retranchement, l’expulsion [55] est manifestement prononcée avec force nostalgie de ne pouvoir couper la tête de l’heureux "bénéficiaire" : celui-ci a en effet senti de près le vent du couperet, depuis qu’il est réputé SUCCOMBÉ [5, note 20][56,im.4,§8] (deuxième compensation létale). C’est bien connu : lorsqu’on est SUCCOMBÉ, c’est pour longtemps ; sans doute est-ce pour cette raison que le pauvre retranché s’apprête à passer ses troisièmes Pâques sans qu’il n’aie jamais été RESSUSCITÉ

         Comme à Cana [57], le meilleur était naturellement gardé pour la fin : y en a-t-il un seul qui croit au COR malheureusement [58, APR note 30] affligé d’un cor, non au pied, mais à la tête ? Dans la foule, on a entendu des parlotes [59], et les uns disent : « Paris V [60] oblige, c'est braiment 1431699681.jpg[61][62] lui, le grand "professionnel"©[63][64] ! » Hors le COR, personne ne dit du COR-recteur (redresseur d’esprits tordus) : « C'est lui le Nessie [65] ! » Personne ne demande encore moins : « Est-ce que le Nessie peut venir de Gallinacée [66] ? » etc. (Il est vrai que l'Écriture n’en dit rien !) C'est ainsi que la foule ne se divise pas à son sujet, unanime à vouloir arrêter le COR "avec l’urgence que nous savons"©[67, note 4], car celui-ci est devenu entre temps un non COR-respondant ; en effet, pouf pouf [68] ! ses "troubles lui rendant impossible"©[69] de répondre quoi que ce soit à quiconque, il n’est plus besoin de l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ! L’essentiel [58, APR note 30] est que, dans un formidable souci de "prévention"©[70], le COR-recteur, lui, aie fait savoir que lui "savait"©[71][72] ce que le COR "allait faire"©[73, APR note 66] : à savoir, qu’il va "chercher à faire mourir"© !!! Mais… que se passe-t-il si, finalement, la forme de conviction ne s’étaie pas sur la vérification de ce qui a été décrit [58, AV note 30] ? Pas de difficulté particulière [44 face à une telle contrariété opposante et reprochante, typique de la marque du COR : il suffit de manœuvrer en conséquence. Soumettons-le à des outrages (à magistrat [74], par exemple…) et à des tourments [75][76][77][78][79][80][81, notes 9 à 19] ; nous saurons ce que vaut son déni de "recherche à faire mourir"©[82, notes 3,4][83, notes 17,18], nous éprouverons sa patience (celle-ci étantinversement proportionnelle à la nôtre [67, note 4], implacablement affligés d’un syndrome foudroyant du chat-qui-tourne [81] que nous sommes devenus..). CONDAMNONS-le [5, note 20] à une mort infâme en lui de l’époux [84][84bis], du père [85] et du propriétaire. Regardons où il aboutira : au pire, s’il persiste encore à ne pas joker2.jpgétayer la vérification de ce qui a été prédit décrit par le COR-recteur (en s’abstenant toujours de se livrer au génocide local du siècle), nous sortirons notre joker [86] :  il va"chercher à SE faire mourir"©[87! Et là –ô merveille- : il n’y aura plus qu’à l’emmener à l’abattoir [88][89][90][91][92] comme un agneau docile. Là-bas, on y scrute les reins et les cœurs de ceux qui "cherchent à se faire mourir"©, car c'est à eux que nous confions leur cause. Et si cette cause de "recherche à se faire mourir"© s’avère infructueuse à l’entrée (sauf à envisager quelque retour aux sources de cause à l’envoyeur [93,com.1,§3]…), n'est-ce pas là qu'on cherche à faire "guérir"©[94, APR note 60,§8] ? Cette cause-là étant unanimement reconnue [95, notes 40], qu’en importe [96] l’avalanche de virulents démentis pour nos idées [5, notes 55 à 65] ? Cherchons bien, et nous verrons que, dépassant nos plus folles espérances, faute d’avoir trouvé à l’entrée quelque cause de "recherche à se faire mourir"© -comme de "recherche à faire mourir"©-, l’abattoirva se charger lui-même de les fournir en abondance pendant le temps du "repos"©[97], de manière à ce qu’elles puissent perdurer jusqu’après la sortie [98][99,com.22] : ainsi, quand vient l’heure du bilan (et du choix des essences [100]), pouf pouf ! le plus infâme des démentis surgit comme une "preuve"©[42] irréprochable des "raisons"©[101] initialement prédites décrites.
         « N'est-ce pas lui qu'on cherche à faire mourir ? » Formulée telle quelle, la question est sans doute devenue désuète sous nos latitudes temporelles : cependant, dans un monde ayant proclamé l’abolition de la méchanceté [102][103, APR note 6][104, note 24][105, note 72] en sus de celle de la peine capitale, -un monde sans frein et sans garde-fou [106, APR note 13], la loi s’étant maudite d’elle-même [107][108]- ses compensations létales, elles, ne se sont jamais aussi bien-portées : contre le COR, c’est du billard [109][110] !

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