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dimanche, 17 avril 2011

Mikado de l’ami qui l’a dit.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 26,14-75.27,1-66. (Jn)(Mc)(Lc)
Dimanche des Rameaux et de la Passion

(*)(*)(*)
L'un des douze Apôtres de Jésus, nommé Judas Iscariote, alla trouver les chefs des prêtres et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui proposèrent trente pièces d'argent (*)(*). Dès lors, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. (*)(*)(*)(*)
Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples vinrent dire à Jésus : « Où veux-tu que nous fassions les préparatifs de ton repas pascal ? » Il leur dit : « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : 'Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c'est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.' » Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque.
Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il leur déclara : « Amen, je vous le dis : l'un de vous va me livrer. » Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, l'un après l'autre : « Serait-ce moi, Seigneur ? » Il leur répondit : « Celui qui vient de se servir en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l'homme s'en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux l'homme par qui le Fils de l'homme est livré ! Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né ! » Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C'est toi qui l'as dit ! » Pendant le repas, Jésus prit du pain, prononça la bénédiction, le rompit et le donna à ses disciples, en disant : « Prenez, mangez : ceci est mon corps. » Puis, prenant une coupe et rendant grâce, il la leur donna, en disant : « Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l'Alliance, répandu pour la multitude en rémission des péchés. Je vous le dis : désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne, jusqu'au jour où je boirai un vin nouveau avec vous dans le royaume de mon Père. » ---

            Associer les Rameaux [1] à la Passion, c’est moins rapprocher le temps liturgique par souci de commodité textuelle que rappeler combien la gloire venant des hommes est fugace et chancelante, sa sœur ennemie -la honte- cherchant toujours une occasion favorable pour la livrer à la chute, puis à l’oubli. Pour autant, celle-ci vient également des hommes, cherche à atteindre un jour le sujet de la gloire de la veille ; mais –première faille d’un récit dont on voudrait qu’il ne concerne qu’un lointain rabbi ayant joué de malchance- elle retourne à eux et à eux seuls : le sang de l'Alliance va être répandu pour la multitude en rémission des péchés, de leurs péchés. "Rémission" n’est pas abolition conceptuelle [2, notes 25 à 30] (qui verserait son sang à cet effet ?), "multitude" ratisse plus large que l’un ou l’autre des disciples déclarés : deuxième faille d’un récit dont on voudrait qu’il ne concerne cette fois qu’une poignée d’irréductibles et malheureux disciples se complaisant dans un "dolorisme" de mauvais aloi. Le Fils de l'homme s'en va, comme il est écrit à son sujet ; mais nulle part n’est-il écrit à son sujet qu’Il fût le Fils de l’homme-disciple, les autres pouvant passer leur chemin. De fait, les autres sont ici moins directement concernés, n’allant pas plus entonner personnellement « Béni soit celui qui vient, lui, notre Roi, au nom du Seigneur. Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux ! » [1] que trouver prêtres, chefs des prêtres ou simples disciples afin de célébrer la Pâque ou quelque autre fête les indifférant [3]. Ajoutons à cela qu’hormis un gouverneur romain soucieux de maintenir un semblant d’ordre dans son troupeau vociférant de gouvernés, les autres sont peu représentés. Non seulement ce n’est pas chez ceux-là que quelqu’un cherche une occasion favorable pour livrer Jésus, mais c’est dans Sa garde rapprochée : l'un des douze Apôtres ; n’y a-t-il pas de "meilleure" trahison -de trahison tout court- qu’émanant du cercle des proches ? L’étranger à ce cercle pèche davantage par ignorance que par trahison.Ceux qui vont crier : « Qu'on le crucifie ! », ce ne sont toujours pas des Huns… qui seraient alors les autres : ils brûlent ce qu’ils ont adoré la veille. Cependant, à moins qu’ils n’aient trouvé le philtre secret les déifiant (attention : celui de Paris V [4] est quelque peu éventé…) –ou qu’ils soient nés à l’ombre de la cuisse de Jupiter-, les moins proches vont-ils se revendiquer moins fils d’hommes que de plus impliqués ? Dans ce cas, à la bonne heure : si d’aventure il leur était proposées trente pièces d’argent,sans doute seraient-ils tout aussi indifférents…
         « Amen, je vous le dis : l'un de vous va me livrer. » Personne n’en saute de joie puisque, au contraire, ils en furent profondément attristésautant pour eux qu’à l’égard du Maître. Car, en dépit de ce qu’Il est sur le point de devenir l’accusé, Il n’est pas l’accusateur : ne livre pas l’identité de celui qui va le livrer. C’est à celui-là qu’appartient de le dire, dès lors qu’il s’est reconnu comme tel. Mais c’est à tous qu’appartient de s’interroger ; "l’un de vous", cela veut dire que plusieurs années de proximité privilégiée, de témoignages -et d’accomplissement- des signes les plus formidables n’y font rien : personne n’est hors-sujet, l’un d’entre eux ayant reçu tout cela comme l’eau sur les plumes du canard. L’un d’entre eux s’est laissé prendre dans une espèce d’idolâtrie du succès, de l’argent, de la consommation dans toutes ses variantes, avait finalement l’impression, l’illusion que la vraie vie était là et constatera après coup, finalement, la vanité de tout ça [5, APR note 44] ; "l’un de vous", cela veut dire que personne d’entre eux n’est à l’abri d’une occasion de chute. C’est alors que, ne pouvant être juge et partie, ils se mirent à lui demander, l'un après l'autre : « Serait-ce moi, Seigneur ? » Or, si celui qui va le livrer est historiquement personnifié ici par Judas, avec Judas (d’autant que lui partage davantage que ses compagnons l’esprit du monde dans l’idolâtrie du succès, de l’argent, de la consommation dans toutes ses variantes) saute le verrou qui enferme le traître dans un récit le confinant opportunément à "l’un de vous" : "l’un" désigné, cela met les autres hors de cause. Pourtant, que leur est-il répondu ? « Celui qui vient de se servir en même temps que moi, celui-là va me livrer. » Pourquoi ne pas l’avoir nommé plus explicitement ? Tous sont autour de la table et personne n’est hors de vue des autres : il n’a donc échappé à aucun d’entre eux que Judas venait de se servir en même temps que Lui. Celui qui le livrait prit d’ailleurs la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » La question n’est pas si hypocrite qu’elle n’y apparaît : comme on le lira plus bas, "il fut pris de remords en le voyant condamné ; il rapporta les trente pièces d'argent aux chefs des prêtres et aux anciens. Il leur dit : « J'ai péché en livrant à la mort un innocent. »" Ce qui laisse assez entendre que sur le moment, il n’avait pas même conscience –auto-abolitionniste [6, APR note 25] conceptuel ?- d’être lui-même l'homme par qui le Fils de l'homme est livré. Quoiqu’il en soit, cela n’ôte rien à la réponse apportée à tous : au-delà de Judas lui-même, celui qui livre est celui qui se sert en même temps que Lui ; c’est-à-dire, celui qui vient manger dans le même plat que Lui … tout en servant d’autres intérêts [7][8][9][10][11] que les Siens.

--- (Jn)(Jn) Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers. Alors Jésus leur dit : « Cette nuit, je serai pour vous tous une occasion de chute ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais après que je serai ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » Pierre lui dit : « Si tous viennent à tomber à cause de toi, moi, je ne tomberai jamais. » Jésus reprit : « Amen, je te le dis : cette nuit même, avant que le coq chante, tu m'auras renié trois fois. (Jn)(Jn) » Pierre lui dit : « Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas. [*] » Et tous les disciples en dirent autant. Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani et leur dit : « Restez ici, pendant que je m'en vais là-bas pour prier. » Il emmena Pierre, ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée (*), et il commença à ressentir tristesse et angoisse [*]. Il leur dit alors : « Mon âme est triste à en mourir [Es]. Demeurez ici et veillez avec moi. » Il s'écarta un peu et tomba la face contre terre, en faisant cette prière : « Mon Père, s'il est possible, que cette coupe passe loin de moi [*] ! Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux [*]. » Puis il revient vers ses disciples et les trouve endormis ; il dit à Pierre : « Ainsi, vous n'avez pas eu la force de veiller une heure avec moi ? Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l'esprit est ardent, mais la chair est faible [Rm]. » Il retourna prier une deuxième fois : « Mon Père, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! » Revenu près des disciples, il les trouva endormis, car leurs yeux étaient lourds de sommeil. Il les laissa et retourna prier pour la troisième fois, répétant les mêmes paroles. Alors il revient vers les disciples et leur dit : « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer ! La voici toute proche, l'heure où le Fils de l'homme est livré aux mains des pécheurs ! Levez-vous ! Allons ! Le voici tout proche, celui qui me livre. »---

         Aux trois reniements à venir d’un Pierre accordant une confiance excessive aux ressources de sa propre volonté, Jésus oppose, Lui, trois abandons à la volonté du Père. Il tombera également trois fois… mais pour une raison fort différente : sous le poids de la croix. Poids qui se fait déjà sentir : il commença à ressentir tristesse et angoisse : « Mon âme est triste à en mourir ». Difficile d’invoquer ici quelque accès de "dépression"©[12] aussi commodément imputable à la "fatalité" que pourrait l’être le virus de la coqueluche. Quant à envisager quelque langueur consécutive à la "paranoïa"© "religieuse"[13, notes 3 à 8](sic)"il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né !" Mais cet homme étant né, sur le point d’arriver avec une grande foule armée d'épées et de bâtons, c’est là une belle occasion de chute pour une thèse défendant les avatars d’un imaginaire souffreteux. Le Fils de l'homme est livré aux mains des pécheurs, non à celles d’un mystérieux déséquilibre biochimique cherchant après ‘Tonine [14, APR note 88/1]. Comparativement à cette âme triste à en mourir, certaines "souffrances importantes"©[15, note 58] ont bonne mine… ou apparaissent plutôt pour ce qu’elles sont : minables. Parce qu’autant les souffrances de cette âme-là résultent du fardeau librement consenti [16] d’une multitude de péchés qu’elle n’a pas commis, autant les "souffrances"© "d’en face", elles, dénotent d’une incapacité crasse à supporter ses seuls péchés en les projetant [17, APR note 16] sans scrupule sur autrui [18, note 30]… voire, à défaut, sur soi-même en se reposant sur la tentation de les convertir au préalable en quelque "pathologie"©, assez "médicalement certifiée"© pour souscrire –les yeux lourds du sommeil de l’"anesthésiste"©- au salut du tout-se-"soigne"©[19, APR note 91].
         À cette aune, nous trouvons moins le récit banalisé d’un "lointain rabbi ayant joué de malchance", que celui –voilé sous les dehors d’un drame achevant de se nouer- d’un homme qui, quel que soit le caractère exceptionnel de ses dispositions morales et physiques, supporte dans son âme quelque chose dont le plus solide des hommes n’aurait pas supporté le millionième. 
À ce dépouillement de l’esprit en vue de la rémission des péchés, voici toute proche l’heure où doit se passer sa manifestation visible aux yeux de tous, disciples ou non, amis et ennemis : le dépouillement de la chair elle-même.

--- Jésus parlait encore, lorsque Judas, l'un des Douze, arriva, avec une grande foule armée d'épées et de bâtons, envoyée par les chefs des prêtres et les anciens du peuple. Le traître leur avait donné un signe : « Celui que j'embrasserai, c'est lui : arrêtez-le. » Aussitôt, s'approchant de Jésus, il lui dit : « Salut, Rabbi ! », et il l'embrassa. Jésus lui dit : « Mon ami, fais ta besogne. » Alors ils s'avancèrent, mirent la main sur Jésus et l'arrêtèrent. Un de ceux qui étaient avec Jésus, portant la main à son épée, la tira, frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l'oreille. Jésus lui dit : « Rentre ton épée, car tous ceux qui prennent l'épée périront par l'épée. Crois-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Père, qui mettrait aussitôt à ma disposition plus de douze légions d'anges ? Mais alors, comment s'accompliraient les Écritures ? D'après elles, c'est ainsi que tout doit se passer.[*][Is|Is|Is|Is](*) » ---

      Judas, c’est bien sûr le signe extrême de "l’ami de Jésus"[20, APR note 9], porté jusqu’à l’incandescence : pas besoin d’ennemis lorsqu’on dispose d’amis faisant leur besogne. À travers Judas, ne fait pas moins signe la marque de l’amour extraordinairement vague [21: geste d’affection se destinant à endormir sa propre trahison : «Celui que j'embrasserai, c'est lui : arrêtez-le.»

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--- À ce moment-là, Jésus dit aux foules : « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus m'arrêter avec des épées et des bâtons ? Chaque jour, j'étais assis dans le Temple où j'enseignais, et vous ne m'avez pas arrêté. Mais tout cela est arrivé pour que s'accomplissent les écrits des prophètes. » Alors les disciples l'abandonnèrent tous et s'enfuirent. Ceux qui avaient arrêté Jésus l'amenèrent devant Caïphe, le grand prêtre, chez qui s'étaient réunis les scribes et les anciens. Quant à Pierre, il le suivait de loin, jusqu'au palais du grand prêtre ; il entra dans la cour et s'assit avec les serviteurs pour voir comment cela finirait. Les chefs des prêtres et tout le grand conseil cherchaient un faux témoignage [*] contre Jésus pour le faire condamner à mort. Ils n'en trouvèrent pas ; pourtant beaucoup de faux témoins (*) s'étaient présentés. Finalement il s'en présenta deux, qui déclarèrent : « Cet homme a dit : 'Je peux détruire le Temple de Dieu et, en trois jours, le rebâtir.'(*|*) » Alors le grand prêtre se leva et lui dit : « Tu ne réponds rien à tous ces témoignages portés contre toi ? » Mais Jésus gardait le silence. Le grand prêtre lui dit : « Je t'adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si tu es le Messie, le Fils de Dieu. » Jésus lui répond : « C'est toi qui l'as dit ; mais en tout cas, je vous le déclare : désormais vous verrez le Fils de l'homme siéger à la droite du Tout-Puissant et venir sur les nuées du ciel. » Alors le grand prêtre déchira ses vêtements, en disant : « Il a blasphémé ! Pourquoi nous faut-il encore des témoins ? Vous venez d'entendre le blasphème ! Quel est votre avis ? » Ils répondirent : « Il mérite la mort. » Alors ils lui crachèrent au visage et le rouèrent de coups ; d'autres le giflèrent en disant : « Fais-nous le prophète, Messie ! qui est-ce qui t'a frappé ? » ---

            Tout cela est arrivé pour que s'accomplissent les écrits des prophètes : en aucun cas, pour que s’accomplissent -déjà- des décisions dites de justice dont, à son tour, l’apparat ne se destine qu’à endormir les trahisons de leurs acteurs. Or, Jésus n’est plus acteur mais figurant [22, APR note 30][23, APR note 9] : on cherche délibérément contre Lui un faux témoignage pour le faire condamner à mort. Aussi n’a-t-Il plus de texte à apprendre [24, APR note 80] : Il gardait le silence [25, APR note 34][26, APR note 36], n’ayant pas à participer à un faux débat, devenu depuis lors l’emblème insurpassable de discussions stériles dépouillant jusqu’à la justice elle-même. Appliquer une condamnation à mort étant difficilement réalisable par contumace, s’il ne s’était agi alors d’accomplir les Écritures, ce ne sont pas des épées et des bâtons [27, APR note 42] qui eussent dissuadé Jésus d’aller paraître ailleurs [28] que dans des prétoires douteux où beaucoup de faux témoins -et seuls ceux-là- se présentent. Qu’aurait-Il eu à répondre à tous ces témoignages portés contre Lui ? Par quelle étrange alchimie un faux témoignage deviendrait-il vrai à la mesure de ce qu’il est multiplié par dix, vingt ou cent [29, note 32] ? Ce sont eux qui le (mé)disent, se condamnant d’eux-mêmes. Il a "blasphémé" ? Il "mérite" la mort ? Le nom de Shahbaz Bhatti [27, note 41][30, notes 29,30] est là pour nous rappeler qu’un tel chef d’accusation –impliquant rigoureusement les mêmes effets pratiques- ne fait pas partie d’un lointain passé à jamais révolu : c’est bien il y a quelques semaines à peine que celui-là "méritait" la mort. Celui-ci aussi était "avec Jésus de Nazareth" : il l’a payé de sa vie. Sous nos latitudes –que l’on identifie volontiers comme plus "développées"-, on préfère ne pas savoir ce que cela veut dire : il est vrai que le blasphème s’étant banalisé [31] sous maints oripeaux de gloires culturelles, si devaient "mériter" la mort celui qui s’y adonne, et ceux qui témoignent en sa faveurqui survivrait au bain de sang généralisé ? On ne roue plus de coups pour si peu ; « Celui que j'embrasserai, c'est lui » : les accents de fraternité universelle protestent violemment de leur love and peace

--- Quant à Pierre, il était assis dehors dans la cour. Une servante s'approcha de lui : « Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen ! » Mais il nia devant tout le monde : « Je ne sais 752607132.jpgpas ce que tu veux dire. » Comme il se retirait vers le portail, une autre le vit et dit aux gens qui étaient là : « Celui-ci était avec Jésus de Nazareth. »
De nouveau, Pierre le nia : « Je jure que je ne connais pas cet homme. » Peu après, ceux qui se tenaient là s'approchèrent de Pierre : « Sûrement, toi aussi, tu fais partie de ces gens-là ; d'ailleurs ton accent te trahit. »  Alors, il se mit à protester violemment et à jurer : « Je ne connais pas cet homme. » Aussitôt un coq chanta. Et Pierre se rappela ce que Jésus lui avait dit : « Avant que le coq chante, tu m'auras renié trois fois. » Il sortit et pleura amèrement.
(*)
Le matin venu, tous les chefs des prêtres et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus pour le faire condamner à mort. Après l'avoir ligoté, ils l'emmenèrent pour le livrer à Pilate, le gouverneur. Alors Judas, le traître, fut pris de remords en le voyant condamné ; il rapporta les trente pièces d'argent aux chefs des prêtres et aux anciens. Il leur dit : « J'ai péché en livrant à la mort un innocent. » Ils répliquèrent : « Qu'est-ce que cela nous fait ? Cela te regarde ! » Jetant alors les pièces d'argent dans le Temple, il se retira et alla se pendre.
 ---

            Être pris de remords en voyant un condamné livré par son propre péché ! Ce qui devrait 1305898337.jpgêtre d’une banalité affligeante –laissant reconnaître un lien évident de cause à effet- est à présent occulté par tout le monde. À un péché plus modeste, Pierre répond en sortant et en pleurant [13,  AV notes 168] amèrement : se libérant simultanément d’un remords ravageur. Au péché –certes plus grave [32, APR note 27]- de celui qui livre, la rémission n’était pas moins existante : mais elle était plus exigeante. S’il eût mieux valu que cet homme-là ne soit pas né, c’est moins parce que la proposition de rémission était trop exigeante pour lui que parce qu’il n’a pas su en mesurer la valeur, momentanément aveuglé par celledevenue dérisoire- de trente pièces d’argent. Perdant pied et allant se pendre pour avoir violemment constaté que rapporter les dites pièces n’allait plus délivrer un innocent de la mort, lui aussi s’est condamné de lui-même, mieux que ne l’eusse fait le plus légitime des tribunaux. Cependant, il dit bien –à ceux-là mêmes qui ont longuement cherché à faire mourir son Maître- : « J'ai péché en livrant à la mort un innocent. ». Ce qui veut dire, in fine, que même Judas n’aura pas tergiversé en s’échappant dans des voies faussement "abolitionnistes" [2, notes 25 à 30] : son péché lui est renvoyé en pleine figure [29, APR note 28]. Englué jusqu’alors dans la logique de son seul profit personnel, voilà que lui apparaît brutalement la disproportion inouïe –et cruelle- de ce qu’est en train de subir son Maître en regard de ce qu’Il mérite réellement… de ce que lui-même mériterait ô combien davantage. Il a péché en trahissant : le prix de ce sang est trop élevé pour songer seulement à biaiser en imaginant minimiser son péché, par exemple en n’ayant pas su "aider" à "gérer"(sic) –soit discréditer- un évanescent "sentiment" de trahison chez le trahi [33, APR note 34]. Le prix de ce sang-là est définitivement et "médicalement"© incorrect… parce qu’il porte à l’avance un témoignage accablant contre certaines coutumes rassemblant des foules sur l’éradication bien connue de concepts [34,im.5] permettant aussi peu de dire :« J'ai péché en livrant un innocent [35, note 91][36][37]» que de se mêler abondamment d’affaires [38] n’ayant pas leur place au tribunal [39][40, APR note 95][41, note 70][42]. Gare à celui qui s’avise néanmoins de porter plus explicitement un tel témoignage [43, AV note 2] : qu’attend donc ce traître au bien-être "médical"©[44, notes 3,4][42, notes 17,18] pour aller se pendre ? Se le disent ceux qui ramassent l’argent [45][46][47]

--- Les chefs des prêtres ramassèrent l'argent et se dirent : « Il n'est pas permis de le verser dans le trésor, puisque c'est le prix du sang. » Après avoir tenu conseil, ils achetèrent avec cette somme le Champ-du-Potier pour y enterrer les étrangers. Voilà pourquoi ce champ a été appelé jusqu'à ce jour le Champ-du-Sang. Alors s'est accomplie la parole transmise par le prophète Jérémie : Ils prirent les trente pièces d'argent, le prix de celui qui fut mis à prix par les enfants d'Israël, et ils les donnèrent pour le champ du potier, comme le Seigneur me l'avait ordonné. On fit comparaître Jésus devant Pilate, le gouverneur, qui l'interrogea : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus déclara : « C'est toi qui le dis. » Mais, tandis que les chefs des prêtres et les anciens l'accusaient, il ne répondit rien. foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétéAlors Pilate lui dit : « Tu n'entends pas tous les témoignages portés contre toi ? » Mais Jésus ne lui répondit plus un mot, si bien que le gouverneur était très étonné [Lv]. Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier, celui que la foule demandait. Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas. La foule s'étant donc rassemblée, Pilate leur dit : « Qui voulez-vous que je vous relâche : Barabbas ? ou Jésus qu'on appelle le Messie ? » Il savait en effet que c'était par jalousie qu'on l'avait livré. Tandis qu'il siégeait au tribunal, sa femme lui fit dire : « Ne te mêle pas de l'affaire de ce juste, car aujourd'hui j'ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. » Les chefs des prêtres et les anciens poussèrent les foules à réclamer Barabbas et à faire périr Jésus. Le gouverneur reprit : « Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? » Ils répondirent : « Barabbas ! » Il reprit : « Que ferai-je donc de Jésus, celui qu'on appelle le Messie ? » Ils répondirent tous : « Qu'on le crucifie ! » Il poursuivit : « Quel mal a-t-il donc fait ? » Ils criaient encore plus fort : « Qu'on le crucifie ! » Pilate vit que ses efforts ne servaient à rien, sinon à augmenter le désordre ; alors il prit de l'eau et se lava les mains [*] devant la foule, en disant : « Je ne suis pas responsable du sang de cet homme : cela vous regarde ! » Tout le peuple répondit : « Son sang, qu'il soit sur nous et sur nos enfants ! » ---

         Le gouverneur était très étonné : voilà en effet un étrange [48] prisonnier, contre lequel foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétésont portés moult témoignages tandis qu’il n’y répond rien ; face à un tel faisceau d’accusations convergeant sur sa personne, ne devrait-il pas, pour le moins, mettre un peu de conviction à plaider sa cause ? Il est presque regrettable que la postérité aie retenu le nom de ce gouverneur en l’associant indélébilement à son fameux lavage des mains : parce que le récit de la Passion est aussi appelé tel par son aspect éminemment passionnel. Or, parmi ceux qui exercent quelque pouvoir, Pilate est l’un des rares à vouloir maintenir un semblant de rationalité et de cohérence dans une situation où prédominent l’émotion [49, notes 15] immédiate et la manipulation [50][51] manifeste de la foule par les chefs des prêtres et les anciens. Il sait que c'est par jalousie que Jésus lui a été livré : pour être le représentant de ce qui tend à être le plus avancé de l’époque en matière de civilisation, il sait également que la condamnation à mort au seul motif de la jalousie signe un recul net de la dite civilisation, et relâche la barbarie. Peu lui importent tous les témoignages portés contre Jésus : politique, il est le premier à en savoir assez -sur la valeur réelle de tels témoignages- pour s’y arrêter. Concrètement, pragmatiquement, ra-tion-nel-le-ment … « Quel mal a-t-il donc fait ? » Il se dit le roi des Juifs ? Pas même, puisque qu’à lui aussi la balle est renvoyée : c’est lui qui le dit ! De plus, lui est citoyen romain : ces querelles intestines aux Juifs lui passent par-dessus la tête, et ne le regardent pas. Matthieu est d’ailleurs le seul des Quatre à nous préciser cette anecdote de l’intervention, dans l’ombre, de sa femme elle-même le priant de ne pas se mêler de l'affaire de ce juste. Elle a beaucoup souffert en songe à cause de lui… mais qu’il n’y ait pas de méprise à cet égard : une "souffrance importante"©[15, note 58](!) ne l’eût jamais identifié comme juste ; surtout en songe ! Pourquoi a-t-elle beaucoup souffert ? Sa souffrance n’est-elle pas justement proportionnelle à un sens assez aigu de la justice pour la mettre en garde –puis mettre en garde à son tour- contre l’imminence d’actes la détruisant de fond en comble ? D’actes qui, plus est, seraient rattachés au nom de son époux. Or, celui-ci espérait sans doute placer cette foule au pied du mur de son irrationalité, lui mettant sous les yeux le plus absurde des challenges. « Quel mal a donc fait cet homme ? » Puisque personne ne lui a clairement répondu au sujet de cette question fondamentale, il n’est pas moins clair qu’il n’a rien fait de mal. Barabbas, lui, est un bandit bien connu : en voilà un qui n’est certes pas son prisonnier par seule jalousie ; un dont tout le monde sait ce qu’il a réellement fait de mal ; un qui a fait tant de mal –y comprisà des gens faisant alors partie de la foule présente- que la seule perspective de le relâcher devrait les refroidir suffisamment pour les ramener à un minimum de raison. La coutume est de relâcher un prisonnier, celui que la foule demande ? À la bonne heure : entre un redoutable malfaiteur avéré et quelqu’un n’ayant rien fait de mal, même en ayant "oubliéses innombrables bienfaits non moins avérés, il n’y a pas photo : ils ne vont pas être assez stupides [13, notes 61,62] pour choisir [52] celui qui incarne à lui tout seul la peste et le choléra ! Eh bien si, ils répondirent : « Barabbas ! » C’est que Pilate est toujours citoyen romain : il n’a vraisemblablement pas lu l’Écriture [53] (ce qui ne changerait d’ailleurs pas grand chose : ceux qui lui réclament la tête d’un innocent l’ayant lue, eux), ses efforts ne servent à rien : il est seul contre tous à vouloir garder la tête sur les épaules. Or, il n'aurait aucun pouvoir sur Jésus s’il ne l'avait reçu d'en haut [32, AV note 28]: à ce moment précis, il se voit acculé à incarner "la main de Dieu"[54, notes 46,47] 

--- Il leur relâcha donc Barabbas ; quant à Jésus, il le fit flageller, et le leur livra pour qu'il soit crucifié. Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans le prétoire et rassemblèrent autour de lui toute la garde. Ils lui enlevèrent ses vêtements et le couvrirent d'un manteau rouge. Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne, et la posèrent sur sa tête ; ils lui mirent un roseau dans la main droite et, pour se moquer de lui, ils s'agenouillaient en lui disant : « Salut, roi des Juifs ! » Et, crachant sur lui, ils prirent le roseau, et ils le frappaient à la tête. Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau, lui remirent ses vêtements, et l'emmenèrent pour le crucifier. En sortant, ils trouvèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène, et ils le réquisitionnèrent pour porter la croix. Arrivés à l'endroit appelé Golgotha, c'est-à-dire : Lieu-du-Crâne, ou Calvaire, ils donnèrent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel ; il en goûta, mais ne voulut pas boire [1Co][40]. Après l'avoir crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort ; et ils restaient là, assis, à le garder. Au-dessus de sa tête on inscrivit le motif de sa condamnation : « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. » En même temps, on crucifie avec lui deux bandits, l'un à droite et l'autre à gauche. Les passants l'injuriaient en hochant la tête : « Toi qui détruis le Temple et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu, et descends de la croix ! » De même, les chefs des prêtres se moquaient de lui avec les scribes et les anciens, en disant : « Il en a sauvé d'autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! C'est le roi d'Israël : qu'il descende maintenant de la croix et nous croirons en lui [>55] ! Il a mis sa confiance en Dieu ; que Dieu le délivre maintenant s'il l'aime [>54] ! Car il a dit : 'Je suis Fils de Dieu.' » Les bandits crucifiés avec lui l'insultaient de la même manière.
À
partir de midi, l'obscurité se fit sur toute la terre jusqu'à trois heures. Vers trois heures, Jésus cria d'une voix forte : « Éli, Éli, lama sabactani ? », ce qui veut dire : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? »  Quelques-uns de ceux qui étaient là disaient en l'entendant : « Le voilà qui appelle le prophète Élie ! » Aussitôt l'un d'eux courut prendre une éponge qu'il trempa foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétédans une boisson vinaigrée ; il la mit au bout d'un roseau, et il lui donnait à boire. Les autres dirent : « Attends ! nous verrons bien si Élie va venir le sauver. » Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l'esprit. ---

[<62][>58] Et voici que le rideau du Temple se déchira en deux, du haut en bas ; la terre trembla et les rochers se fendirent [*]. Les tombeaux s'ouvrirent [Ez] ; les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent, et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la ville sainte, et se montrèrent à un grand nombre de gens. À la vue du tremblement de terre et de tous ces événements, le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus, furent saisis d'une grande crainte et dirent : « Vraiment, celui-ci était le Fils de Dieu ! »[1]

--- Il y avait là plusieurs femmes qui regardaient à distance : elles avaient suivi Jésus depuis la Galilée pour le servir.(*)(*)(*)(*) Parmi elles se trouvaient Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée. Le soir venu, arriva un homme riche, originaire d'Arimathie, qui s'appelait Joseph, et qui était devenu lui aussi disciple de Jésus. Il alla trouver Pilate pour demander le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna de le lui remettre. Prenant le corps, Joseph l'enveloppa dans un linceul neuf, et le déposa dans le tombeau qu'il venait de se faire tailler dans le roc. Puis il roula une grande pierre à l'entrée du tombeau et s'en alla. Cependant Marie Madeleine et l'autre Marie étaient là, assises en face du tombeau. Quand la journée des préparatifs de la fête fut achevée, les chefs des prêtres et les pharisiens s'assemblèrent chez Pilate, en disant : « Seigneur, nous nous sommes rappelé que cet imposteur a dit, de son vivant : 'Trois jours après, je ressusciterai.' Donne donc l'ordre que le tombeau soit étroitement surveillé jusqu'au troisième jour, de peur que ses disciples ne viennent voler le corps et ne disent au peuple : 'Il est ressuscité d'entre les morts.' Cette dernière imposture serait pire que la première. » Pilate leur déclara : « Je vous donne une garde ; allez, organisez la surveillance comme vous l'entendez. » Ils partirent donc et assurèrent la surveillance du tombeau en mettant les scellés sur la pierre et en y plaçant la garde.

         …De peur que ses disciples ne viennent voler le corps et ne disent au peuple : 'Il est ressuscité d'entre les morts.' Cette dernière imposture serait pire que la première ? À moins qu’elle ne soit "pire" en ce qu’elle désigne au peuple -ayant repris ses esprits entre temps- où se situe la véritable imposture [55] : les disciples ont bon dos. "Ils se sont rappelé que cet imposteur a dit, de son vivant : 'Trois jours après, je ressusciterai.'" Ils se sont moins rappelé que le soi-disant imposteur guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple [56, note 2], que récemment encore -dans leur mémoire à eux- il n’y avait pas besoin de venir voler le corps de Lazare pour qu’il sorte du tombeau [13, APR note 171] : des "imposteurs" de cet acabit, on en demande plus spontanément que des dénonciateurs d’imposteur  incapables de réaliser le millième de tout ceci ! Étrange "imposteur", l’étant moins tout à coup aux yeux du centurion et de ceux qui, avec lui, gardaient Jésus : à la vue d’un tremblement de terre et de tous les événements concomitants à un crucifié venant de rendre l’esprit, ceux-là se font peu mûrs à parler de "catastrophe naturelle", étant naturellement aux premières loges pour reconnaître "la main de Dieu" sous son aspect le plus terrible, sollicitant les éléments pour instruire celui qui ne se laisse pas instruire.
         Alors, de peur de ses disciples… ou de leur Maître : qu’Il réalise "pire" que de descendre de sa croix, en se sauvant Lui-même comme Il avait sauvé Lazare ?

Livre d'Isaïe 50,4-7. (*)/(*)(*)(*)(*)
Dieu mon Seigneur m'a donné le langage d'un homme qui se laisse instruire, pour que je sache à mon tour réconforter celui qui n'en peut plus. La Parole me réveille chaque matin
[?], chaque matin elle me réveille pour que j'écoute comme celui qui se laisse instruire. Le Seigneur Dieu m'a ouvert l'oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé [*][Is]. J'ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m'arrachaient la barbe. Je n'ai pas protégé [7][10][*] mon visage des outrages et des crachats. Le Seigneur Dieu vient à mon secours ; c'est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages [*], c'est pourquoi j'ai rendu mon visage dur comme pierre [*] : je sais que je ne serai pas confondu (*)(*)(*)(*).

Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 2,6-11. (*)/(*)(*)(*)(*)(*)
Le Christ Jésus, lui qui était dans la condition de Dieu, n’a pas jugé bon de revendiquer son droit d’être traité à l’égal de Dieu ; mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes et reconnu comme un homme à son comportement
[?], il s'est abaissé lui-même [*](*) en devenant obéissant jusqu'à mourir, et à mourir sur une croix. C'est pourquoi Dieu l'a élevé au-dessus de tout ; il lui a conféré le Nom qui surpasse tous les noms [>21], afin qu'au Nom de Jésus, aux cieux, sur terre et dans l'abîme, tout être vivant tombe à genoux, et que toute langue [*] proclame : « Jésus Christ est le Seigneur », pour la gloire de Dieu le Père.

         Pour la gloire de Dieu le Père : parce qu’à la limite, un ara bien entraîné pourrait lui aussi proclamer : « Jésus Christ est le Seigneur » [58][59]. Cependant, aussi dressé soit-il, le volatile, lui, n’est pas tenté de le proclamer pour sa propre gloire [60, note 9][61]

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