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mercredi, 20 avril 2011

Il est proche de l’Ohio, celui qui me pestifère.

(*)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 13,21-33.36-38. (*)(*)(*) [Mardi 19 avril 2011]
À
l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, au cours du repas qu'il prenait avec ses disciples, il fut bouleversé au plus profond de lui-même, et il attesta : « Amen, amen, je vous le dis : l'un de vous me livrera. » Les disciples se regardaient les uns les autres, sans parvenir à comprendre de qui Jésus parlait. Comme il y avait à table, tout contre Jésus, l'un de ses disciples, celui que Jésus aimait [*](->), Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler. Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit : « Seigneur, qui est-ce ? » Jésus lui répond : « C'est celui à qui j'offrirai la bouchée que je vais tremper dans le plat. » Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l'Iscariote. Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors : « Ce que tu fais, fais-le vite. » Mais aucun des convives ne comprit le sens de cette parole. Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d'acheter ce qu'il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres. Quand Judas eut pris la bouchée, il sortit aussitôt ; il faisait nuit.
Quand Judas fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l'homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu en retour lui donnera sa propre gloire ; et il la lui donnera bientôt. Mes petits enfants, je suis encore avec vous, mais pour peu de temps, et vous me chercherez. J'ai dit aux Juifs : Là où je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller
(*)(*)(*)(*). Je vous le dis maintenant à vous aussi. »
Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus lui répondit : « Là où je m'en vais, tu ne peux pas me suivre pour l'instant ; tu me suivras plus tard. » Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? Je donnerai ma vie pour toi ! » Jésus réplique : « Tu donneras ta vie pour moi ? Amen, amen, je te le dis : le coq ne chantera pas avant que tu m'aies renié trois fois. »

            Il fut bouleversé au plus profond de lui-même, mais Jeancelui qui se penche sur la poitrine du Maître : témoin privilégié de toutes Ses pulsations- est le mieux placé de tous pour savoir qu’au plus profond, ce n’était pas pour lui-même qu’Il fut bouleversé. Ce qui ne relativise en rien cet aspect : mais il ne fera surface qu’au cours de la veille du mont des Oliviers [1, AV note 12]. Pour l’heure, le bouleversement s’opère pendant le repas qu'il prenait avec ses disciples ; il est attesté par cette fameuse parole qui va remuer les disciples à leur tour : « Amen, amen, je vous le dis : l'un de vous me livrera. » Réduits à l’expectative, ceux-là se regardent les uns les autres : non seulement ils ne parviennent pas à comprendre sur le moment de qui Jésus parle, mais comment auraient-ils compriseux qui sont encore dans ce monde et n’ont pas à passer incessamment de ce monde à leur Père-, comment auraient-ils pu prolonger leurs regards au-delà de ce qui leur était le plus immédiatement visible ? «  L'un de vous me livrera » : Jésus a certes les meilleures raisons du monde pour être bouleversé à l’égard de Judas, malheureux homme par qui le Fils de l'homme est livré. Bénéficiant des conditions les plus favorables à se laisser instruire, pour savoir à son tour réconforter celui qui n’en peut plus, pour se laisser ouvrir l’oreille [2] sans se révolter ni se dérober, l’Apôtre félon a indubitablement tourné le dos à tous ces avantages, suivant les mauvais conseils de son cœur obstiné ; il a reculé au lieu d'avancer [3, APR note 17]. «  L'un de vous me livrera » : il est proche, celui qui est confondu parce qu’il plaide en actes [4, APR note 51][5, APR note 13][6, note 2+Is] contre tout ce qui aurait encore pu le justifier. Il est proche, parce que c’est « l’un de vous ». "L’un" est aussi un faux ami [7, APR note 57] en ce qu’il exprime un singulier excluant d’office le pluriel des autres : malheureux Judas qui l’incarne pour la postérité… ou bien "heureux" Judas, venant opportunément post mortem au secours de ceux qui l’incarnent après lui dans la postérité ?
         « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie[8] » Simon-Pierre -qui donnerait lui-même sa vie pour Lui- connaîtra quelques incidents de parcours avant le chant du coq ! Néanmoins, le fougueux Apôtre, lui, n’est pasconcerné par cette terrible parole –si insoutenable qu’elle est allégrement escamotée partout où règne le secours dérisoire de la miséricorde à boîte automatique [9, notes 48 à 50]-, plus profondément bouleversante (y compris pour Lui-même) en ce qu’elle sort de la bouche de Celui qui est la Vie, allant jusqu’à  donner Sa Vie pour les méchants comme pour les bons, pour les justes comme pour les injustes [10] : « Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né ! » À l'heure où Jésus prononce une telle parole, ceux qui vont porter leurs accusations contre Lui, Le frapper, Le couvrir d’outrages et de crachats, ne font jamais que dire de Lui, à l’autre extrémité de la vie : « Il vaudrait mieux que cet homme-là soit mort ! » « L'un de vous me livrera » : un Pilate, entre autres, n’est pas « l’un de vous ». D’ailleurs, il L’aurait relâché sans Le condamner s’il n’avait tenu qu’à lui : puisqu’il avait tout pour confondre Ses accusateurs, et rien qui les justifie. « L'un de vous me livrera » ; à cet égard, si le même Pilate n’avait été confronté qu’à « l’un de vous », c’est à peine si celui-là eût alors été écouté : en tant que garant du maintien de l’ordre, il lui était plus difficile de se dérober à une foule excitée par les chefs des prêtres. « L'un de vous… » : parmi cette foule, combien d’entre eux ont-ils été peu de temps auparavant « l’un des siens », glorifiant le Fils de l’homme à Son arrivée par d’enthousiastes « Béni soit celui qui vient, lui, notre Roi, au nom du Seigneur. Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux ! » ? [11Il fut bouleversé au plus profond de lui-même parce qu’Il voyait infiniment plus loin que la poignée de Ses disciples présents se regardant les uns les autres, sans pouvoir regarder tous les autres à venir : les suivant… ou -les uns d’entre eux-, se laissant donner une bouchée trempée dans le plat [12, APR note 37][13, APR note 16][14, APR note 44][15, notes 39,40].

Livre d'Isaïe 50,4-9. (*)/(*)(*)(*)(*)(*) [Mercredi 20 avril 2011]
Dieu mon Seigneur m'a donné le langage d'un homme qui se laisse instruire, pour que je sache à mon tour réconforter celui qui n'en peut plus. La Parole me réveille chaque matin
[?], chaque matin elle me réveille pour que j'écoute comme celui qui se laisse instruire. Le Seigneur Dieu m'a ouvert l'oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé [*][Is]. J'ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m'arrachaient la barbe. Je n'ai pas protégé [7][10][*] mon visage des outrages et des crachats. Le Seigneur Dieu vient à mon secours ; c'est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages [*], c'est pourquoi j'ai rendu mon visage dur comme pierre [*] : je sais que je ne serai pas confondu (*)(*)(*)(*). Il est proche, celui qui me justifie. Quelqu'un veut-il plaider contre moi ? Comparaissons ensemble [!]. Quelqu'un a-t-il une accusation à porter contre moi ? Qu'il s'avance [Jr] ! Voici le Seigneur Dieu qui vient prendre ma défense [!!!][X][X][X] : qui donc me condamnera [?][?] ?

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 26,14-25. (*)(*)(*)(*)[Mercredi 20 avril 2011]
L'un des douze Apôtres de Jésus, nommé Judas Iscariote, alla trouver les chefs des prêtres et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui proposèrent trente pièces d'argent. Dès lors, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples vinrent dire à Jésus : « Où veux-tu que nous fassions les préparatifs de ton repas pascal ? » Il leur dit : « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : 'Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c'est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.' » Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il leur déclara : « Amen, je vous le dis : l'un de vous va me livrer. » Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, l'un après l'autre : « Serait-ce moi, Seigneur ? » Il leur répondit : « Celui qui vient de se servir en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l'homme s'en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux l'homme par qui le Fils de l'homme est livré ! Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né ! » Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C'est toi qui l'as dit ! »

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