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samedi, 07 mai 2011

Ils étaient sur le point de venir le prendre de force et faire de lui le fou de leur roi.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,1-15. (*)(*)(*)(*) (X)  [Vendredi 6 mai 2011]
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Mt)(Mt)(Mc)(Mt)(Mc)(7)|(Mt)(Mc)(Mt)(Mc)(Lc)(Mt)(Mc)(12)
Jésus était passé de l'autre côté du lac de Tibériade (appelé aussi mer de Galilée). Une grande foule le suivait, parce qu'elle avait vu les signes qu'il accomplissait en guérissant les malades. Jésus gagna la montagne, et là, il s'assit avec ses disciples. C'était un peu avant la Pâque, qui est la grande fête des Juifs. Jésus leva les yeux et vit qu'une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu'ils aient à manger ? » Il disait cela pour le mettre à l'épreuve, car lui-même savait bien ce qu'il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun ait un petit morceau de pain. » Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons, mais qu'est-ce que cela pour tant de monde ! » Jésus dit : « Faite
foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétés-les asseoir. » Il y avait beaucoup d'herbe à cet endroit. Ils s'assirent donc, au nombre d'environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains, et, après avoir rendu grâce, les leur distribua ; il leur donna aussi du poisson, autant qu'ils en voulaient. Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Ramassez les morceaux qui restent, pour que rien ne soit perdu. » Ils les ramassèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux qui restaient des cinq pains d'orge après le repas. À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C'est vraiment lui le grand Prophète, celui qui vient dans le monde. »
Mais Jésus savait qu'ils étaient sur le point de venir le prendre de force et faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira, tout seul, dans la montagne.
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Jn 6,16-21. (*)(*) [Samedi 7 mai 2011]
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2] (Mt|Mt)(Mc)(Mt)(Mc)(Mt)(Mc)
C'était après la multiplication des pains. Le soir venu,
les disciples de Jésus descendirent au bord du lac. Ils s'embarquèrent pour gagner Capharnaüm, sur l'autre rive. Déjà il faisait nuit, et Jésus ne les avait pas encore rejoints. Un grand vent se mit à souffler, et le lac devint houleux. Les disciples avaient ramé pendant cinq mille mètres environ, lorsqu'ils virent Jésus qui marchait sur la mer et se rapprochait de la barque. Alors, ils furent saisis de crainte. Mais il leur dit : « C'est moi. Soyez sans crainte. » Les disciples voulaient le prendre dans la barque, mais aussitôt, la barque atteignit le rivage à l'endroit où ils se rendaient.

         C’est bien à la vue du signe que Jésus avait accompli que les gens L’ont reconnu comme étant le Messie venant dans le monde ; n’ayant pas les yeux dans leurs poches –mais ayant l’estomac dans les talons-, ils n’ont pas attendu Philippe pour mesurer l’écart vertigineux entre ce qu’il suffirait pour que chacun ait un petit morceau de pain… et ce dont on disposait alors pour tant de monde : cinq pains d'orge et deux poissons, une misère qui, en soi, eût tout juste satisfait l’appétit des disciples. Afin de manger à sa faim, n’eût-il pas fallu autant de pain qu’il y avait d’herbe à cet endroit ? Or, l’herbe ne requiert le salaire ni d’une journée ni de deux cents : la mode du gazon anglais –ou du green de golf- étant hors de vue, elle pousse ici toute seule : signe de profusion gratuite [1] s’accomplissant sans le concours du travail de l’homme. Or, si elle permet de s’y asseoir plus confortablement que sur un sol nu, cette grande foule le suivait, parce qu'elle avait vu les signes qu'il accomplissait en guérissant les malades ; de tels signes n’allant pas jusqu’à leur greffer une panse à la place de l’estomac, les guéris –et tous ceux qui les accompagnent- n’en sont pas devenus herbivores pour autant. De fait, les brebis suivant le berger [2] ne passent pas de l’autre côté du réel, ne prétendent pas à ce que l’image allégorique vienne se substituer à la nature de l’homme. Le signe ne risque donc pas de se trouver en guerre contre celle-ci… ou contre son environnement ; après le jour, vient toujours le soir, après une rive vient toujours la nécessité de gagner l’autre… au creux d’aléas concrets qu’aucun signe n’a jamais enseigné de devoir mettre en déroute et réduire à rien : la nuit reste obscure, le vent (dont on ne sait pas d’où il vient ni où il va [3]) est absent ou se met à souffler, l’effort d’utiliser une barque [4] pour la traversée [5][6][7] -puis de ramer (ou de détourner l’usage des rames [8] en certaines circonstances[9][10][11, APR note 26])- est toujours là.

         Sauf, naturellement, lorsque Celui qui accomplit le signe se trouve ponctuellement en guerre contre un environnement défavorable à l’homme : autant certains signes -tels que la guérison des malades, ou la multiplication des pains et des poissons- suscitent davantage l’enthousiasme des foules que leur crainte, (puisqu’elles en profitent immédiatement et savent en témoigner), autant l’action spectaculaire de marcher sur la mer n’a pas pour objet d’entraîner derrière elle une foule de gens : si les disciples eux-mêmes en furent saisis de crainte, on n’ose imaginer la déroute au sein d’un cercle plus large de témoins ! Dans la circonstance présente, ce signe-là est moins censé porter l’attention sur le phénomène d’un comportement étrange [12] (montrant néanmoins –par sa maîtrise sur les éléments- que celui-là vient de foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétéDieu plutôt que des hommes) que sur un Jésus inscrivant résolument Sa royauté sur un tout autre registre que celui avec lequel les gens étaient sur le point de venir le prendre de force. En effet, c’est paradoxalement au moyen d’un signe se substituant à la nature qu’Il vient rappeler à l’homme sa propre nature, celle-ci n’étant pas annihilée par une sorte de royauté, si providentielle qu’elle lui interdise inconditionnellement toute chute en toute circonstance. « C'est vraiment lui le grand Prophète, celui qui vient dans le monde », mais ce ne serait pas vraiment lui sous la forme d’un casque intégral… ou d’une armure magique [13][14] prétendant mettre en déroute et réduire à rien ennemis et contrariétés. Jésus se retira, tout seul, dans la montagne ; après la multiplication des pains, Il n’a pas empêché la nature de suivre son cours : le soir de venir, la nuit de tomber, Ses disciples de descendre au bord du lac pour s’embarquer, le grand vent de souffler, le lac de devenir houleux, les disciples d’y ramer pendant cinq mille mètres environ. Il n’a pas même ici commandé au vent de tomber [15]… ni seulement fait tomber en montant dans la barque [16]. Il leur a simplement dit : « C'est moi. Soyez sans crainte. » C’est-à-dire que sans Lui, livrés à eux-mêmes (et à leurs forces dérisoires face aux éléments déchaînés), les disciples rament… dans toutes les acceptions du terme. Avec Lui, quand bien même l’environnement ne s’est pas apaisé mais qu’Il vient les rejoindre au cœur de leur tourmente, Il n’a pas besoin de prendre la barque des disciples : car aussitôt elle atteint le rivage. La thèse insolente du ski nautique [16, APR note 18] tombe donc à l’eau : c’est d’abord le moteur hors-bord qu’Il a "inventé"

Livre des Actes des Apôtres 5,34-42. (*)/(*)(*) [Vendredi 6 mai 2011]
Comme les Apôtres étaient en train de comparaître, un membre du grand conseil se leva ; c'était un pharisien nommé Gamaliel, docteur de la Loi honoré de tout le peuple. Il ordonna de faire sortir les Apôtres un instant, puis il dit : « Hommes d'Israël, faites bien attention à la décision que vous allez prendre envers ces hommes. Il y a quelque temps, on a vu surgir Theudas ; il prétendait être quelqu'un, et quatre cents hommes environ s'étaient ralliés à lui ; il a été tué, et tous ses partisans ont été mis en déroute et réduits à rien. Après lui, à l'époque du recensement, on a vu surgir Judas le Galiléen qui a entraîné derrière lui une foule de gens. Il a péri lui aussi, et tous ses partisans ont été dispersés. Eh bien, dans la circonstance présente, je vous le dis : ne vous occupez plus de ces gens-là, laissez-les. Car si leur intention ou leur action vient des hommes, elle tombera. Mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas les faire tomber. Ne risquez donc pas de vous trouver en guerre contre Dieu. » Le conseil se laissa convaincre.
On convoqua alors les Apôtres, et, après les avoir fouettés, on leur interdit de parler au nom de Jésus, puis on les relâcha. Mais eux, en sortant du grand conseil, repartaient tout joyeux d'avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus. Tous les jours, au Temple et dans leurs maisons, sans cesse, ils enseignaient cette Bonne Nouvelle : Jésus est le Messie.

            De la comparution auprès de membres de grand conseil à la comparaison (qui est moins que jamais raison [17]) avec de la non-comparution [18] auprès d’étranges "docteurs de la loi"©©©[19][20][21][22][23] relâchant sans crainte (sic) toute attention à la décision qu’ils prennent [24, notes 29 à 1061074062.jpg37] envers des fantômes [25], il n’y a qu’un pas… ou l’espace d’un lac apparemment immense, attendu que nul ne s’est jamais soucié de savoir s’il avait seulementune autre rive. Ramer pendant deux ans environ [26] depuis qu’il leur a été télé-ORDONNÉ [27, note 20] de sortir de leurs maisons [28][29] (sans limite d’un instant !), n’est-ce pas faire de ce lac une étendue plus vaste que l’Atlantique ?  Il y a quelque temps, on a vu surgir Theudas ? Après lui, à l'époque du recensement, on a vu surgir Judas le Galiléen ? Eh bien, dans la circonstance présente, pourquoi seulement s’inquiéter de risquer de se trouver en guerre contre Dieu, puisque les conseils [30][31][32][33,Ec] ne se laissent plus convaincre que par des disciples félons –Judas [34] non Galiléens-, repartant de chez eux tout joyeux d'avoir été jugés dignes de FAIRE subir des humiliations pour le nom de Jésus… fût-il grossièrement maquillé sous d’autres appellations [35], faussement neutres ? À la mesure d’actions posées jamaismenties, il ne faudrait pas aujourd’hui que Jésus lève les yeux afin de voir qui vient à Lui : tant de monde se rendant incapable de s’asseoir dans l’herbe aux endroitselle ne pousse plus depuis que l’on s’associe "joyeusement" aux Huns [36][37] pour faire tomber de ces gens si "dangereux"©[38][39] qui enseignent cette Bonne Nouvelle : Jésus est le Messie [40, APR note 26].
         Une grande foule le suivait, parce qu'elle avait vu les signes qu'il accomplissait en guérissant les malades ? De nos jours, une grande foule en suit d’autres… infiniment plus croyante [41][42] puisqu’elle ne voit aucun signe attestant qu’ils guérissent [43, APR note 60,§8] des malades ! En revanche, si l’on pouvait convertir en élément liquide la multiplication des signes contraires que les mêmes accomplissent à tour de bras [44][45][45bis][46][47][48][49][50]etc., la mer de Galilée suffirait si peu à le contenir que les Apôtres dans leur barque s’en tirent à bon compte avec une simple houle : en tout point, la ressemblance [51,1] avec ce qui s’est récemment produit au Japon [52, APR note 10][53, APR note 69][54, APR note 55] serait plus convaincante… Mais qu’importent [55] les faits, qu’importe d’où viennent (de Dieu, du diable ou des hommes) –et où vont- les intentions et les actions [56, APR note 31] : tout cela est à morice_enerve.jpgmettre en déroute et à réduire à rien. Abracadabra pouf pouf [57] ! "guérir" et "malades" sont devenus si magiques [13][58] à l’usage qu’il n’est plus besoin de les soumettre à l’épreuve [59] du réel qui est là, pour tous [60, AV note 41]. Car tout ce qui vient du Docteur est dorénavant seul juge de la "réalité"©[61][62,com.48][63][64, note 49]… à tous les étages [65][66][67]. Gare à celui qui refuse [68, notes 3,4][69, notes 17,18] de se laisser entraîner dans sa déroute [70, note 3], pourtant si complaisamment [71, APR note 54] relayée par ses courroies de transmission [72][73, notes 92,93][74][75][76, notes 36][77] : s’il ose prétendre être quelqu’un alors qu’il n’est pas même "médecin"©[78], il sera réduit à chien [79][80]… avec, à l’évidence [81, APR note 70], tous les risques que cela comporte étrangement [12]. Comme, par exemple, convaincre les autorités "compétentes" de sa nature pervertie [82, notes 13,14] de chien méchant  [83] (ce qu’on sait bien être "médicalement"© incorrect [84, note 31]…) : ainsi, elles pourront venir le prendre de force [85, note 15] et faire de lui le fou [86] de leur roi.

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 La citation du jour

« À lui tout seul, le médecin vaut bien autant que plusieurs hommes. Et au sein même de cette catégorie, plus on est ignare, téméraire et hurluberlu, plus on est prisé, même chez les princes à grand collier. De fait, la médecine, surtout celle d'aujourd'hui, telle qu'on la pratique communément, n'est en définitive qu'une facette de la flatterie, au même titre que la rhétorique. Tout près d'eux, la seconde place appartient aux gens de loi [69][87]. Je me demande même s'ils ne viennent pas en tête, eux dont la profession (je m'abstiens de tout jugement personnel) est considérée avec un bel ensemble par les philosophes comme une ânerie, qu'ils tournent volontiers en dérision. Mais voilà, c'est l'arbitrage [88] des ânes [89][90][91] en question qui règle les affaires [92?], des plus grandes [93] aux plus petites [94]. »
podcast

Érasme, in l'Éloge de la folie  XXXIII pages 69/70 Éditions Babel

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Commentaires

par un diplômé d'Erasmus II - qui en est sorti couvert de lauriers ! ...

Écrit par : Agnostica | lundi, 09 mai 2011

très bon site et j'aime beaucoup i viendra la prochaine fois.

Écrit par : chaussures mbt | lundi, 09 mai 2011

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