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samedi, 07 mai 2011

La minute de Madame Boutrypède. (5)

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Minute 5 : « le syndrome du nez-qui-pousse, c’est quoi ? »

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Psychologue, Laetitia Boutry "décrypte"© le fonctionnement d’une "personnalité manipulatrice"©. Elle nous apprend notamment à "reconnaître"© les ruses et mécanismes de ces personnes au comportement « pathologique »©. Le détecteur, lui, va nous permettre de décrypter le « décryptage »©.

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Ce que je vous dis :

« …Il est toujours flou dans ses engagements, pour toujours pouvoir reporter sur les autres les responsabilités qu’il pourrait avoir dans des erreurs, ou dans des choses qui ne se seraient pas passées comme prévu. Ce n’est jamais de sa faute : rien n’est jamais de sa faute. Il ne se remettra jamais en cause : la personnalité manipulatrice est incapable de ça ; ça le fragiliserait beaucoup trop. Donc, en revanche il n’a aucun problème pour s’approprier les succès des autres : ça, ça ne le dérange pas du tout. Ce qui est très désagréable dans le travail, d’ailleurs. Et puis alors, il a une capacité à mentir sans vergogne : c’est toujours assez étonnant, quand il est pris la main dans le sac ou quand il est confronté à quelque chose, il ment avec une facilité déconcertante. C’est là où son charme joue beaucoup, pour sa manipulation. Ensuite, évidemment –et ça, c’est le corollaire de ce qu’on vient de voir- il utilise une communication qui est pervertie. C’est-à-dire qu’il n’est jamais clair dans sa communication : que ce soit dans l’intimité, quand on a des rapports intimes ou familiaux avec une personnalité manipulatrice, ou bien dans le travail, c’est quelqu’un qui n’est jamais clair. Il entretient une espèce de confusion dans ce qu’il dit, pour pouvoir toujours revenir dessus éventuellement par la suite si ça tourne mal. Pour pouvoir toujours rétablir les choses à sa manière, avoir sa version des faits et générer une certaine confusion. Alors, dans un groupe –par exemple, au travail, dans une équipe- c’est extrêmement troublant. C’est-à-dire qu’il va très souvent laisser planer des doutes, énoncer des consignes qui ne seront pas claires, pousser un petit peu les gens à la faute pour ensuite le leur reprocher, prêcher le faux pour savoir le vrai… enfin, il est sans arrêt en train d’utiliser des techniques de communication qui ne sont pas des techniques que nous… que des personnalités normales utilisent, et qui va semer le trouble en permanence… »


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Oups : ce que j’ai "oublié" de vous dire :

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        Coucou tout le monde, me revoilà : ça, c’est une méga-surprise [1][1bis], n’est-ce pas ? Il est vrai qu’en avril, je ne me suis pas découverte d’un fil : aussi était-il temps que je vous revienne (d’ailleurs, quoi de plus normal qu’une revenante pour instruire de la chasse aux "fantômes"©[2] ?), afin que je ne vous laisse surtout pas croire que je sois tout à coup devenue floue dans mes engagements à vous apprendre, minute après minute, à "reconnaître"© les ruses et mécanismes de ces personnes au comportement "pathologique"©. Sinon, je vous vois venir : les choses ne se passeraient pas exactement comme prévu pour moi, et vous seriez fichus de me pousser un petit peu à la faute pour ensuite me reprocher d’utiliser une technique de communication que seule une personnalité normale est en droit d’utiliser, sans qu’elle ne sème le trouble en permanence. Non mais, ça ne vous dérangerait pas du tout –vous qui êtes beaucoup trop fragiles [3] pour être PN [4, note 65] (personnellement normalisés) Paris V [5, note 1]- de laisser ainsi planer des doutes sur la normalité de ma personnalité ? Et puis alors, qui serait capable de vous "protéger"©[6, notes 3 à 5] si ça tourne mal pour vous, hein ? Ce qui serait très désagréable dans mon travail, d’ailleurs. Parce qu’extrêmement troublant, alors même que je suis censée (en jouant beaucoup de mon charme, mais ne le remettons pas en cause : je suis née comme ça…) vous énoncer des consignes super-claires : c’est dire combien je suis donc en position de ne jamais commettre de faute.

santé manipulatoire,philosophie,politique,littérature,société

        Donc, si vous tenez à ne pas avoir de problèmes, sachez que je n’en ai aucun à m’approprier les succès de Robert [7], Martha [8] et consorts : chacun, nous restons assez flous dans nos définitions "diagnostiques"© respectives pour que les unes soient interchangeables avec les autres. Grâce à cette astuce, c’est toujours assez étonnant : nous pouvons être pris la main dans le sac à malice, être confrontés à quelque chose que personne d’entre nous n’a prévue -alors même que notre raison d’être est de semer le trouble en permanence vous mettre en garde contre toute personnalité hors-norme !-, rien n’est jamais de notre ressort : nous pouvons toujours reporter sur un collègue -plus pointu que nous- la réponse qu’il pourrait avoir dans l’affinement identificateur de choses qui ne se seraient pas passées comme prévu ; ensemble, nous sommes décidément beaucoup plus solides. Chacun peut ainsi toujours rétablir les choses à sa manière, avoir sa version des faits [9][10] en revenant éventuellement dessus par la suite, ceci en fonction de la reconnaissance populaire [6, notes 1,2] qu’il en perçoit, au gré de laquelle il va surfer sans vergogne : ça, ça ne le dérange pas du tout. Voyez par exemple, quand je vous parle d’une communication pervertie, ce n’est jamais clair pour vous… mais ça l’est pour nous. Parce que c’est là un clin d’œil appuyé en direction de l’"expert"©[11, notes 34 à 38][12] chargé d’établir les choses à la manière "perverse narcissique"©[13][14] sitôt que ça tourne assez mal à la suite de faits générant une certaine confusion… y compris au sein de notre groupe [15].
        Car, quand bien même celui-ci enfreint l’intimité [16,11][17, APR note 95], saccage les rapports intimes et familiaux avec une facilité déconcertante (notamment grâce à l’appui de la "personnalité normale"© demandeuse [18]), ses membres jouent beaucoup de leur charme pour en reporter les responsabilités sur la personnalité hors-(de leur)norme qu’au préalable ils auront pris soin (si vous me passez l’expression) de mettre en cause. L’idéal reste, bien sûr, que les consignes énoncées à son égard aient été assez claires pour la pousser à développer le syndrome du chat-qui-tourne [19] auprès de ses intimes et familiaux de "personnalité normale"©. Ensuite, évidemment, tous ces braves gens étant trop occupés à traquer les fautes des autres, comment pourraient-ils avoir encore le temps d’en commettre eux-mêmes ? Il sont bien incapables de ça ! C’est dire que tout ce qui tourne mal par la suite (chat mis à part) ne laisse planer aucun chat doute sur la faute qu’on pourra légitimement reprocher au félin. Et puis alors, si celui-là a une capacité à mentir sans vergogne en étant toujours assez fou dans ses dégagements [20] pour suggérer avec insistance qu’il pourrait y avoir des erreurs [21, notes 3,4][22, notes 17,18] dans des choses prévues [23][24][25santé manipulatoire,philosophie,politique,littérature,société], couvertes [26][27] (ou découvertes [28][29][30]) par des techniciens de la communication agréés Paris V, c’est quelqu’un qui, clairement, entretient une espèce de confusion dans ce qu’il dit, sachant que rien n’est jamais de la faute de notre groupe [31] : celui-là étant incapable de ça [32].

        À ce propos, vous savez quoi ? Eh bien, je suis rudement contente d’être Blanche-Neige [5, AV note 2]. Non mais, vous vous rendez compte un peu ? Imaginez qu’à la place de la ravissante princesse j’eusse été dans la peau de Pinocchio ! Sûr que ça me donnerait du nez… mais là, ça jouerait beaucoup sur mon charme, vous ne trouvez pas ? Et puis, ce serait très désagréable dans mon lieu de travail d’avoir à utiliser la tronçonneuse [33]: ça, ça dérangerait beaucoup la sieste des nouveaux-nés. Sans compter que dans le cursus de Paris V, les consignes d’utilisation de cet engin ne sont pas claires. Fragilisant, non ?

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Commentaires

Ben chat, alors ... (chat qui tourne, bien sûr) ... y' a combien d'épisodes à votre Boutrypède ? Rien qu'en la lisant, je me sens tourner insensiblement, en bourrique ! Or, j'imagine que le feuilleton n'est pas terminé ? Pauvres de nous ... Heureusement que les minets ont la réputation de (presque) toujours retomber sur leurs pattes. Miaou !

Écrit par : Agnosticat | dimanche, 08 mai 2011

Comment cela, "y'a combien d'épisodes" ? (C'est haletant, pas vrai ?) Mauvaise question, qui vous oblige à retourner à la première page. Reprenons en effet le titre de chaque note, considérons la durée de la vidéo d'introduction (grâce à laquelle se poursuit cette fascinante exégèse)... et nous constatons avec effroi que la fin est imminente !
Ce qui, contrairement à ce que pourrait laisser entendre votre cri félin, ne devrait pas nous mener jusqu'à la mi-août...

Écrit par : Michat | dimanche, 08 mai 2011

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