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vendredi, 13 mai 2011

Tel est le lapin qui descend du ciel : il n'est pas (mais alors pas du tout !) comme celui que vos pères vous ont enseigné.

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

(*) - [*][*][*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,52-59. (*)(*)(*)(X)(*) 
Les Juifs discutaient entre eux : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi. Tel est le pain qui descend du ciel : il n'est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »
Voilà ce que Jésus a dit, dans son enseignement à la synagogue de Capharnaüm.

           « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » : tant qu’ils en discutent entre eux, comment les Juifs pourraient-ils percevoir un tel enseignement autrement que dans ce sens immédiat –un rien anthropophagique- que leur suggèrent les pesanteurs de la chair ? Pourtant, ce que Jésus leur dit là ne l’a pas été au hasard de Ses pérégrinations puisque délibérément –et chronologiquement- dans la continuité de la multiplication des pains [1: évidente préfiguration pour qui nourrit assez de familiarité avec maints passages de l'Écriture sans que Philippe ne survienne à ses côtés [2, APR note 29] pour lui expliquer plus en détail ! Ce qui, à la décharge des Juifs d’alors, est naturellement moins évident pour eux : d’autant qu’il leur faut compter avec l’influence [3] des sadducéens [4] auprès desquels la résurrection du dernier jour demeure, comme on le sait, une pierre d’achoppement. Néanmoins, tous ont en commun d’avoir entendu cet enseignement, de nouveau à la synagogue de Capharnaüm : lieu à l’intérieur duquel on entre moins que jamais sous la force des baïonnettes [5, APR note 40]. Ce qui veut dire que s’ils bénéficient de moins de recul que les générations suivantes, ils n’ont pas à rougir de leur propre familiarité avec maints passages de l'Écriture. On le sait également : on peut être familier de l'Écriture -jusqu’à l’être de Celui qui l’accomplit par sa chair et par son sang- sans nécessairement demeurer en Lui, et Lui en soi. Depuis le retournement malheureux d’un Judas [6], en passant par des disciples sur lesquels l’affirmation de la résurrection ne relèvera guère d’une reconnaissance spontanée [7][8][9], les exemples ne manquent pas, rappelant invariablement aux adeptes de la Voie de Jésus que non seulement la connaissance de l'Écriture à la lettre [10, APR note 3] n’en rend pas superflue la connaissance en vérité [11, APR note 18] : soit dans l’esprit et dans le cœur [12][9]… précisément afin qu’elle devienne co-naissance, c’est-à-dire représentative de la chair et du sang en ce qu’elle les anime [13, APR note 78]. En effet, Sa chair est la vraie nourriture, et Son sang est la vraie boisson… à condition toutefois que celui qui mange Sa chair et boive Son sang demeure en Lui en vérité : que la lettre de l'Écriture ne constitue pas un brillant cache-misère [14, APR note 28][15, APR note 18] animant l’esprit d’une rage meurtrière (fusse-t-elle contenue), pervertissant l’instrument de libération en outil [16] de pouvoir coercitif [17][18, note 2]. À cet égard, le verdict de l’Apôtre des païens est sans ambiguïté : en fait de vie éternelle, prévaut l’effet inverse [19, notes 39,40]. Or, l’Apôtre sait bien de quoi il parle : puisqu’il en vient, de cet effet inverse ! De Damas aussi…

Livre des Actes des Apôtres 9,1-20. (*)/(*)
Saul était toujours animé d'une rage meurtrière contre les disciples du Seigneur. Il alla trouver le grand prêtre et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin de faire prisonniers et de ramener à Jérusalem tous les adeptes de la Voie de Jésus
[*], hommes et femmes, qu'il découvrirait. (*)(*)
Comme il était en route et approchait de Damas, une lumière venant du ciel l'enveloppa soudain de sa clarté. Il tomba par terre, et il entendit une voix qui lui disait : « Saul, Saul, pourquoi me persécuter ? » Il répondit : « Qui es-tu, Seigneur ? - Je suis Jésus, celui que tu persécutes
[>9][*]. Relève-toi et entre dans la ville : on te dira ce que tu dois faire. » Ses compagnons de route s'étaient arrêtés, muets de stupeur : ils entendaient la voix, mais ils ne voyaient personne. Saul se releva et, bien qu'il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien (Lc). Ils le prirent par la main pour le faire entrer à Damas. Pendant trois jours, il fut privé de la vue et il resta sans manger ni boire.
Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananie. Dans une vision, le Seigneur l'appela : « Ananie ! » Il répondit : « Me voici, Seigneur. » Le Seigneur reprit : « Lève-toi, va dans la rue Droite, chez Jude : tu demanderas un homme appelé Saul, de Tarse. Il est en prière, et il a eu cette vision : un homme, du nom d'Ananie, entrait et lui imposait les mains pour lui rendre la vue. » Ananie répondit : « Seigneur, j'ai beaucoup entendu parler de cet homme, et de tout le mal qu'il a fait à tes fidèles de Jérusalem. S'il est ici, c'est que les chefs des prêtres lui ont donné le pouvoir d'arrêter tous ceux qui invoquent ton Nom. » Mais le Seigneur lui dit : « Va ! cet homme est l'instrument que j'ai choisi pour faire parvenir mon Nom auprès des nations païennes, auprès des rois et des fils d'lsraël. Et moi, je lui ferai découvrir tout ce qu'il lui faudra souffrir pour mon Nom. »  Ananie partit donc et entra dans la maison. Il imposa les mains à Saul, en disant : « Saul, mon frère, celui qui m'a envoyé, c'est le Seigneur, c'est Jésus, celui qui s'est montré à toi sur le chemin que tu suivais pour venir ici. Ainsi, tu vas retrouver la vue, et tu seras rempli d'Esprit Saint. »
(*)
Aussitôt tombèrent de ses yeux comme des écailles, et il retrouva la vue. Il se leva et il reçut le baptême. Puis il prit de la nourriture et les forces lui revinrent. Il passa quelques jours avec les disciples de Damas et, sans plus attendre, il proclamait Jésus dans les synagogues, affirmant qu'il est le Fils de Dieu.

            Être toujours animé d'une rage meurtrière, c’est être encore animé : vivre par cette animation. Contre les disciples du Seigneur –soit ceux-là mêmes qui s’attachent à demeurer en Lui, et Lui en eux-, c’est vivre d’une animation répondant à la logique de mort [20, note 65] qu’Augustin définira fort justement plus tard [21] : bien qu’on aie les yeux ouverts, on n’en voit rien, la rage meurtrière ne se manifestant pas nécessairement par un regard noir, un sourire carnassier et la bave aux lèvres. « Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. » Le sang demeure un incontournable vecteur d’animation [13, APR note 76] : aussi bien lorsque celle-ci nourrit une rage meurtrière conduisant à le verser que lorsqu’il constitue, a contrario, le signe d’une alliance interdisant qu’il le soit [22, APR note 25]. (Inversement, il serait prématuré d’affirmer que s’être abstenu de le verser équivaut à rester propre sur soi en s’économisant tout compte à rendre [23] sur la vie de son frère [13, APR note 86] : notamment quand il s’est agi de lui imposer quelque rupture d’alliance par la violence de lettres de "synagogues"[24][25]… sous l’empire d’une rage meurtrière [26] enveloppée de la "clarté" [27] de voies de traverse [28, APR note 6] à l’issue plus qu’incertaine [29]…) Saul lui-même, bien qu’impeccable sur la Loi [30], fut privé de la vue pendant trois jours et resta sans manger ni boire. Or, ne sont-ce pas précisément les morts qui ne voient pas, ne mangent pas, ne boivent pas ? Qu’ils mangent [31][32][33], et c’est déjà là un signe de la résurrection dans la chair : les forces qui reviennent dgirouette_chat_lune.jpgans le sang.

            Chez Saul, si ces trois jours se font l’écho d’un tombeau devenu vide [34], ils signent justement la mise à mort symbolique de la mort : c’est-à-dire de cette rage meurtrière qui, se retournant enfin contre elle-même, s’anime alors –sans plus attendre [35]- à proclamer Jésus dans les synagogues : à rebours de la girouette versatile, Saul adore ce qu’il brûlait la veille. Comme des écailles tombant de ses yeux, il retrouve la vue : non pas tant celle qui lui permet de marcher de manière autonome sans que l’un de ses compagnons n’aie besoin de le prendre par la main, mais celle qui lui permet de mesurer combien lui -qui croyait mieux voir- voyait moins bien [36] que tous ceux qui invoquent Son Nom. À cette aune, "sans plus attendre", c’est aussi ne pas se laisser abattre par la découverte de tout le mal faitsachant qu’il est hors de question de s’en "justifier" a posteriori par sa perception convaincue en "bien" luttant contre le "mal" d’en face [37][38, note 16][39, note 30][40][41][42] au moment où il était fait-, mais convertir l’énergie déployée à faire ce mal à en réparer [43, APR note 19][44][45] les conséquences [8, APR note 28][46] autant que possible : au-delà de ce coup d’arrêt à la destruction, à être animé de la même ragecelle-ci étant réaxée [47] non plus vers la persécution [48, notes 8,9], mais vers ce qui construit la vie éternelle. C’est dire que de Tarse à Jérusalem -en passant par Damas-, la psylangue [49, note 13] est une langue très étrangère : malheur à qui ne l’a pas comprise, il y perdra la vie [50, APR note 18]

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Commentaires

Merci pour l’effort que vous avez consenti en créant ce blog, une information mieux partagée c’est aussi cela une des valeurs de la démocratie... si je puis faire quoique ce soit pour aider ce site j’en serai ravi.. Bonne continuation !

Écrit par : vrai voyance | mercredi, 18 mai 2011

Sans omettre la valeur des années... parce que cela fait un bout de temps qu'il a été consenti, cet effort de création. Aïe : ça ne se voyait pas dans la boule de cristal ? Peut-être les parois en sont-elles ternies. Aussi ne saurai-je que trop vous conseiller d'essayer ce produit :
http://micheldetiarelov.hautetfort.com/album/philou-pping/2459015419.html
Eu égard à sa vocation manifestement universelle, c'est bien le diable si avec cela, la boule ne retrouve pas son lustre d'antan ! Ce qui, assurément, devrait alors rendre la voyance plus vraie que vraie ; et pour paraphraser un illustre comique, plus vrai que vrai c'est transparent.

Écrit par : Sétouvu | mercredi, 18 mai 2011

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