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lundi, 16 mai 2011

Vous aimez l’impur parce qu’il vous donne le pouvoir de donner la vie d’un autre, et que personne ne peut se reprendre ensuite.

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

(*) - [*][*][*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 10,11-18. (*)[5][4][4][9](X)
Jésus disait aux Juifs : « Je suis le bon pasteur
[*], le vrai berger [*]. Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire, lui, n'est pas le pasteur, car les brebis ne lui appartiennent pas (*)(*|*)(*)[>14][>37] : s'il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s'enfuit [3][7][4][31] ; le loup s'en empare et les disperse (*)[4][Ez]. Ce berger n'est qu'un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui [5][12]. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent [5/2?][<-|*|->][*], comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Le Père m'aime parce que je donne ma vie pour la reprendre ensuite. Personne n'a pu me l'enlever : je la donne de moi-même. J'ai le pouvoir de la donner, et le pouvoir de la reprendre : voilà le commandement que j'ai reçu de mon Père. »

        Voilà qui présente des traits pouvant apparaître un brin manichéens, mais présente aussil’avantage de ne pas nécessiter de se remuer les neurones jusqu’au fond de soi-même [1, APR note 66] : en effet, s’Il est le bon pasteur, le vrai berger, Il ne prend pas là le pouvoir pour Lui tout seul. Si telle était la revendication de Jésus aux Juifs –et à travers eux, à tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont reçu la parole de Dieu-, Il leur aurait dit : « Je suis le pasteur, le berger. » Alors que dire : « Je suis le bon pasteur, le vrai berger » n’interdit en rien de concevoir l’existence –et la légitimité- d’autres pasteurs, d’autres bergers. À partir de , on va voir "venir le loup", c’est-à-dire le trait manichéen tombant comme un couperet indiscutable : laissant entendre que s’Il est le bon pasteur, le vrai berger, les autres pasteurs, les autres bergers sont de mauvais pasteurs, de mauvais bergers. En allant sans scrupule souffler sur les braises de l’esprit de chapelle –et en occultant la fin de cet Évangile !-, il n’y a qu’un pas à franchir pour déclarer alors que malheureuses sont les autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie : conduites par les mauvais pasteurs, les mauvais bergers, celles-là "n’ont pas la circoncision".
         Or, en amont, ce n’est pas dans ce discours en circuit fermé que Jésus est entré. Car, à la limite, le berger pourrait ne pas avoir reçu la parole de Dieu… et ne pas être plus mauvais qu’un autre. De fait, quel est le critère distinguant le vrai berger du faux [2] ? La connaissance du meilleur pâturage pour ses brebis ? Voilà qui est naturellement bon en soi : mais en aval, cette connaissance [3, notes 10 à 13] suffit-elle à garantir la véracité du berger lui-même ? On sait bien qu’elle n’y suffit pas, pouvant être détournée en pouvoir pris par le berger [4][5][6, APR note 18] sur la liberté reprise à ses brebis. Inversement, abusant de cette liberté, celles-ci peuvent également tirer leur révérence en présence même [3, note 6] du vrai berger. Ce qui suggère déjà un critère intéressant de reconnaissance… et de distinction formelle entre vrai et faux berger : le vrai ne s’empare jamais d’une liberté qui ne lui appartient pas. Tout au plus empêchera-t-il les brebis de nuire à leur propre liberté ; le faux berger, lui, les y encouragera [7]… voire les y conduira [8][9, note 3], s’étant fait connaître de ses brebis comme le pasteur incontournable : ce que, par un commode raccourci elles tendent [10][11][12] à interpréter comme "bon" en fonction de l’habit de l’autorité apparente [1, notes 49/2, 53 à 57] (autorité qu’elles se gardent bien de questionner [13,4][14,4](!), dans la mesureelle feint de leur donner pouvoir d’aller et venir [1] où bon leur semble…). Quoi qu’il en soit, pour le pasteur comme pour ses brebis, la première des libertés est encore celle de vivre sans se laisser égorger et détruire [1]. Ce qui rejoint ici le critère –écrit là-haut noir sur blanc- qui, non seulement distingue le vrai berger du faux, mais les sépare définitivement au moyen d’un grand abîme [15: le vrai berger donne sa vie pour ses brebis. Une telle séparation n’appartient d’ailleurs pas uniquement au troupeau religieux, par opposition à la laïcité de nations païennes : elle ne fixe pas les yeux sur l’un au détriment des autres, Paul lui-même n’excluant nullement que l’on puisse accepter de mourir pour un homme juste (sans en édulcorer l’évidente difficulté), donner sa vie pour un homme de bien [16, APR note 67]… proposition soulignée par un "peut-être" suggérant assez que l’intolérable formule inverse -accepter de mourir pour un homme injuste [17], donner sa vie pour un homme de mal [18]- ne relève jamais, JAMAIS du bon et du vrai, que l’on se mette du côté berger ou du côté brebisceci quelles que soient les intentions exprimées dans un sens se proposant de coller au plus près de ce bon et de ce vrai. Les plus "vertueuses"[19] intentions relèvent encore du vocabulaire [1, notes 22,23] : les actes [20,1P] posés (ainsi que les fruits [21][22, APR note 28][23, notes 44 à 50] de ces actes), d’un réel qui est là, visible pour tous [24, AV note 41][25, note 49?][26?], de cette bergerie ou d’autres. Du reste, quand bien même il serait donné aux faux pasteurs (ceux-là se reconnaissant d’emblée à ce qu’ils se garderont bien de donner leur vie !) des brebis qui ne leur appartiennent pas, que de surcroît il leur serait donné l’ahurissant pouvoir [27, note 15][28, APR note 60,§5,8] de reprendre la vie d’un tiers [29][30][30bis] sans qu’ils en soient inquiétés [31], jamais, JAMAIS n’ont-ils à l’évidence [32, APR note 70] celui de la donner.

         Bergers mercenaires, eux ne sont pas les pasteurs, car les brebis ne leur appartiennent pas. Mais s’ils agissent –et font agir les brebis entre elles- comme si elles leur appartenaient, non seulement ils abandonnent les brebis et s’enfuientaprès s’en être emparées et les avoir dispersées (autrement dit : leur avoir appris à voir "venir le loup"©[33][34][35][13][36, notes 36][37] entre elles) –leurmontrant au passage combien elles ne comptent pas vraiment pour eux lorsqu’ils en ont épuisé le potentiel-, mais ils leur apprennent sans scrupule à calquer leur propre conduite sur la leur. Le résultat obtenu est à l’avenant, épuisant comme toujours l’Évangile dans son contenu, n’en laissant qu’une lamentable coquille vide [38, APR note 21][39, AV note 28][40, note 11][41, APR note 6][1, notes 37 à 40] : « Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et… » mes brebis me reconnaissent si peu qu’elles s’enfuient à ma vue, à la mesure [42] de ce qu’elles ont écouté la voix du berger mercenaire [13, note 67] qui, de son autorité ne lui appartenant pas, m’a fait passer pour "le loup". Moi, quelle que soit leur façade de goût pour mes pâturages [43][44], je ne compte pas vraiment pour elles [45][46]. Le disciple n’étant pas au-dessus de son maître [47], il en ressort qu’entre brebis, le seul commandement [48] qui vaille pour celles ayant écouté la voix du berger mercenaire soit de faire enlever [49][50][51][52][53][54][55][56, APR note 27] du troupeau celles qui l’ont reconnu comme tel parce que connaissant le bon pasteur : "loups"©[57][58][59] apparents du berger mercenaire. Celles-ci non plus ne comptent pas davantage, ni pour elles ni pour lui : elles comptent même vraiment pour RIEN [60][61][62, notes 52,53][63][64].

Livre des Actes des Apôtres 11,1-18. (*)/(*)
Les Apôtres et les frères qui étaient en Judée avaient appris que les nat
ions païennes elles aussi avaient reçu la parole de Dieu. Lorsque Pierre fut de retour à Jérusalem3721493976.jpg, ceux qui venaient du judaïsme se mirent à discuter avec lui : « Tu es entré chez des hommes qui n'ont pas la circoncision, et tu as mangé avec eux ! » [!]
Alors Pierre reprit l'affaire depuis le début et leur exposa tout en détail :
« J'étais dans la ville de Jaffa, en train de prier, et voici la vision que j'ai eue dans une extase
(*[3:30]) : c'était un objet qui descendait. On aurait dit une grande toile [?|?|?] ; venant du ciel jusqu'à moi, elle se posait par les quatre coins. Fixant les yeux sur elle, je l'examinai [*] et je vis les quadrupèdes de la terre [*|*|*|*|*|*|*|*|*|*], les bêtes sauvages [*|*|*|*|*|*|*|*|*|*], les reptiles [*|*|*|*] et les oiseaux du ciel [*|*|*|*|*]. J'entendis une voix qui me disait : 'Allons, Pierre, immole ces bêtes et mange-les !' Je répondis (*[4:50]) : 'Certainement pas, Seigneur ! Jamais aucun aliment interdit ou impur n'est entré dans ma bouche.' Une deuxième fois, du haut du ciel la 1066838362.jpgvoix reprit : 'Ce que Dieu a déclaré pur, toi, ne le déclare pas interdit.' (Mc)(Mc)(Mc)(1Co)(Mc) Cela recommença une troisième fois, puis tout fut remonté au ciel. Et voilà qu'à l'instant même, devant la maison où j'étais, survinrent trois hommes qui m'étaient envoyés de Césarée. L'Esprit me dit d'aller avec eux sans me faire de scrupule. Les six frères qui sont ici m'ont accompagné, et nous sommes entrés chez le centurion Corneille. Il nous raconta comment il avait vu dans sa maison l'ange qui venait lui dire : 'Envoie quelqu'un à Jaffa pour convoquer Simon surnommé Pierre. Il t'adressera des paroles par lesquelles tu seras sauvé, toi et toute ta maison.' Au moment où je prenais la parole, l'Esprit Saint s'empara de ceux qui étaient là, comme il l'avait fait au commencement pour nous (*)(Ac)(Jn)(Ac)(*[5:50]). Alors je me suis rappelé la parole que le Seigneur avait dite : 'Jean a baptisé avec de l'eau, mais vous, c'est dans l'Esprit Saint que vous serez baptisés' (Ac) S'ils ont reçu de Dieu le même don que nous, en croyant au Seigneur Jésus Christ, qui étais-je, moi, pour empêcher l'action de Dieu ? [13][21](?)[23] »
En entendant ces paroles, ils se calmèrent et ils rendirent gloire à Dieu, en disant : « Voici que les païens eux-mêmes ont reçu de Dieu la conversion qui fait entrer dans la vie. »

         À cette aune, on pourra bien railler à l’envi l’aspect "hallucinatoire"©[65, note 12] des visions que Pierre peut avoir dans une extase : il n’empêche qu’ici comme ailleurs, la réalité se mesure aux fruits palpables des actes qui s’en ont suivi, non à de stupidissimes [1, notes 58,59] divagations pseudo-intellectuelles dispersantes [66][67,com.48][68]

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Commentaires

Superbe ces illustrations! J'ai bien aimé le style.Bon courage.

Écrit par : voyance par telephone | mercredi, 18 mai 2011

Et celle-là ? Vous avez aimé aussi ?
http://micheldetiarelov.hautetfort.com/album/philou-pping/2630459138.html
(Oui, je sais : c'est dur la concurrence...)

Écrit par : Michel | mercredi, 18 mai 2011

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