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samedi, 11 juin 2011

Dans chaque maison où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne d’en être expulsé. Barnabé aussi ? Barnabé aussi !

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(*|*) [*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 10,7-13. {*}(*)(*)[1](*)[11](*)(*){X}(*)(*)
(
Lc)(Mc)(Mc)(Lc)(Lc)(12)| (Lc)(Lc)(Lc)(Lc)(Lc)(Lc)(72)
{Saint Barnabé, Apôtre, mémoire
   
Jésus disait aux douze Apôtres : « Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les 
lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. Ne vous procurez ni or ni argent, ni petite monnaie pour en garder sur vous ; ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. Car le travailleur mérite sa nourriture. Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez chez lui jusqu'à votre départ. En entrant dans la maison, saluez ceux qui l'habitent. Si cette maison en est digne, que votre paixvienne sur elle. Si elle n'en est pas digne, que votre paix retourne vers vous. »

            Proclamer que le Royaume des cieux est tout proche, voilà bien qui est à la portée de quelqu’un de charmant, de très séduisant, qui a beaucoup de bagout, qui s’exprime bien, qui a un charisme, et qui va toujours utiliser son charisme pour développer toute une panoplie de comportements afin toujours, évidemment, d’obtenir ce qu’il veut [1, AV note 1]. Si c’est quelqu’un qui est très doué à l’oral, d’autant s’il ne ressent pas d’anxiété ou d’appréhension à parler en public, qui a réponse à tout et est capable de moucher les meilleurs [2, note 36/1] -et si nous faisons abstraction un instant de la lourde suspicion "pathologique"© qui pèse d’ores et déjà sur lui (!)-, n’est-ce pas là le must apostolique ? Quoique : si l’évidence est d’obtenir ce qu’il veut, à s’en tenir à la seule gourou.gifproclamation du Royaume des cieux, que voudrait-il donc… sinon se procurer or, argent et petite monnaie pour ses faux frais et pour en garder sur lui ? Et pour peu qu’il pousse son charisme et sa capacité à moucher les meilleurs, ne pourrait-il pas en profiter pour aller jusqu’à proclamer qu’il "va" guérir les malades, ressusciter les morts, purifier les lépreux, chasser les démons… s’en déclarant digne par les effets de la grâce de quelque valeureuse institution [3, notes 20 à 24] ayant pignon sur rue… dont, par ailleurs, on ne sache pas qu’elle donne gratuitement ses valeureux enseignements ?

         Cependant, à bien considérer ce que dit Jésus aux douze Apôtres, si leur feuille de route est séduisante, c’est uniquement au sens étymologique du terme [4] : c’est-à-dire qu’elle consiste à ce qu’ils se séparent du superflu comme du nécessaire. Or, argent, petite monnaie, sac, tunique, sandales, bâton : exit tout ceci. Et si la formule paraît assurément spartiate –saut radical dans l’inconnu-, elle présente un avantage considérable : en effet, il ne devrait pas y avoir une foule d’aspirants gourous [5] à y adhérer ! De fait, à quoi bon utiliser son charisme pour développer toute une panoplie de comportements douteux si la feuille de route, elle, ne veut pas que cette panoplie serve à obtenir ce que l’on veut ?

En revanche, si un malade veut guérir [6, APR note 21][7, notes 15] -et qu’il l’est (NB : guéri... pas malade !) par celui qui proclame que le Royaume des cieux est tout proche-, voyant les effets de la grâce de Dieu, il sera dans la joie d’adhérer au Seigneur. S’il veut guérir et qu’il ne l’est pas, quand bien même il ne l’exclurait pas d’emblée, la toute proximité du Royaume des cieux lui paraîtra moins évidente. S’il ne veut pas guérir, il ne voudra pas davantage entendre parler de tout cela. Sauf, naturellement, s’il ne veut pas "guérir"©[8, notes 3,4][9, notes 17,18] parce qu’il a si bien entendu parler de tout cela qu’il y reste attaché d’un cœur ferme… au contraire de ceux qui veulent -à sa place [10]- qu’il soit "guéri"©[11, APR note 60,§8] parce qu’ils ont été instruits sous psypnose [12, note 13]+[12bis] que tout se "soignait"©[13, note 16] : configuration qui, pour l’heure, ne concerne pas les douze Apôtres ; à moins de la ranger un peu plus loin, là où il s’agit pour eux de chasser les démons : non de les inviter [14][15]!
          De même pour un mort ressuscité (encore plus amusant s’il s’agit d’un sadducéen [16][17, AV note 35] !), avec toutefois une nuance : un empêchement clinique majeur, dépassant de beaucoup le stade du trouble, rend impossible d’obtenir son consentement [10] à ressusciter. Dans ce cas précis –et dans ce cas seulement-, il devient évidemment légitime de transférer le bon vouloir sur ses prochesleur bon accueil à la puissance du Seigneur n’y étant pas étranger. Cela exprimé, a-t-on jamais entendu parler d’un mort ressuscité qui ne fusse pas dans la joie de l’être, allant jusqu’à reprocher à son entourage de ne pas l’avoir laissé partir ? On entendra plus souvent parler d’un "malade"© mortifié à qui il aura été imposé de partir [18], contre son vouloir de vivant et au seul vouloir de ses proches : ce qui est riche d’enseignements –pour qui veut bien s’en informer- puisque permettant par ses effets de distinguer plus nettement une maison digne de paix… d’une autre, plutôt détachée de tout esprit de résurrection.
          À propos de distinction, pourquoi distinguer les lépreux des malades ? Car, si tous les malades ne sont pas lépreux, tous les lépreux sont malades. Or, si les Apôtres guérissent les malades, cela ne devrait-il pas logiquement intégrer les lépreux eux-mêmes ? De plus, la distinction ne s’arrête pas là puisque le verbe employé à leur sujet est non pas "guérir" mais "purifier". Ce n’est pas tout : éliminant ainsi toute ultime possibilité de (con)fusion avec les malades, le positionnement des lépreux dans la phrase ne suit pas immédiatement celui des premiers. Ils sont au contraire en mauvaise compagnie : pris en sandwich par les morts d’un côté, et les démons de l’autre. C’est dire que les lépreux bénéficient d’une considération particulière, suggérée précisément par leur positionnement dans le texte. Les morts d’un côté : les lépreux sont évidemment à l’état de morts sociaux. Les démons de l’autre côté : vrais ou faux [19, APR note 41], les lépreux ne valent pas plus cher au yeux des bien portants que s’ils étaient des démons incarnés ; s’ajoute à cela une forte suspicion de cause à effet [20, AV note 5] : une cause impure, d’ le verbe employé à dessein… des bien portants, les premiers conviés à purifier leur regard [21][22, note 12][23]. Ainsi, le lépreuxtoujours vrai ou faux… ce dernier étant plus nettement parlant sur cet aspect- n’est-il pas mieux traité que s’il était mort ou démon. À la limite, sous une telle charge d’opprobre, s’il est guériil n’est "que" guéri ; il lui reste à être purifié : ce qui lui est d’ailleurs explicitement demandé par Jésus Lui-même à l’issue de tous les récits de guérisons de lépreux [24] qui nous sont parvenus. Dernier point de distinction entre le malade lambda et le lépreux : on imagine mal que ce dernier -dont l’indignité est inversement proportionnelle à la compassion [25] qui s’attache plus spontanément au premier-, ne veuille pas guérir.

Livre des Actes des Apôtres 11,21b-26.13,1-3. (*)/(*)(*)
La puissance du Seigneur était avec eux
(Lc)(Lc): un grand nombre de gens devinrent croyants [X] et se convertirent au Seigneur. L'Église de Jérusalem entendit parler de tout cela, et l'on envoya Barnabé jusqu'à Antioche. À son arrivée, voyant les effets de la grâce de Dieu, il fut dans la joie. Il les exhortait tous à rester d'un cœur ferme (*)[X] attachés au Seigneur [X] ; c'était un homme de valeur, rempli d'Esprit Saint et de foi. Une foule considérable adhéra au Seigneur. Barnabé repartit pour aller à Tarse chercher Saul. Il le trouva et le ramena à Antioche. Pendant toute une année, ils furent ensemble les hôtes de l'Église, ils instruisirent une foule considérable ; et c'est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de « chrétiens ».
Or il y avait dans cette Église d'Antioche des prophètes et des hommes chargés d'enseigner : Barnabé, Syméon surnommé Niger, Lucius de Cyrène, Manahène, ami d'enfance du prince Hérode, et Saul. Un jour qu'ils célébraient le culte du Seigneur et qu'ils observaient un jeûne, l'Esprit Saint leur dit : « Détachez pour moi Barnabé et Saul en vue de l'œuvre à laquelle je les ai appelés. » Alors, après avoir jeûné et prié, et leur avoir imposé les mains, ils les laissèrent partir.

          À voir les effets de la fermeture de la chasse aux démons –massivement [26, APR note chasseur.jpg57] supplantée par un grand nombre d’autres gibiers [27, note 23][28][29][30][31][32][33][34][35][36][37][38][39]-, il ne faudrait pas envoyer Barnabé jusqu’ici : observant une foule considérable devenue psychocroyante [40][41][42] et adhérente [43au ruban tue-mouches [44, APR note 25][45, note 10][46][47], sa joie serait sans doute plus mesurée que lorsqu’il est arrivé à Antioche. C'était un homme de valeur, rempli d'Esprit Saint et de foi [48, APR note 13] : autrement dit, un gibier de première catégorie pour être l’"hôte"©[49, notes 25,26] de ces abois [50][51]. Et c’est ici que, pour la première fois, il percevrait que les disciples ont basculé leur nom de « chrétiens » en adjectif [52, notes 51 à 55] : ce qui leur permet avantageusement de célébrer le culte du Seigneur [53][54] tout en œuvrant à accueillir chez eux leur ancien gibier [55, APR note 44][56, note 40], auquel ils se sont beaucoup attachés [57][58][59] depuis que l’on peut proclamer que le Royaume des cieux est tout proche… et sous-traiter le reste à des "experts"©[60, notes 37,38]entre autres de la "paix"©[39, notes 92 à 94][61, APR note 94][62] en comprimés-, dont le seul défaut semble de ne pas être gratuits.  

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