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jeudi, 16 juin 2011

Je vous le déclare : celui-là se donne en spectacle, mais il n’a pas compensé la retouche de son pantalon.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 6,1-6.16-18. {*}(*){*}(*){*}(*)
[Mercredi 15 juin 2011]
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d'agir devant les hommes pour vous faire remarquer. Autrement, il n'y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l'
aumône, ne fais pas sonner de la trompette devant toi, comme ceux qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes [*][>44][>19](*). Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu fais l'aumône (1Co), que ta main gauche ignore ce que donne ta main droite [29](*), afin que ton aumône reste dans le secret [*] ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret [>95] : il te le revaudra. Et quand vous priez, ne soyez pas comme ceux qui se donnent en spectacle : quand ils font leurs prières, ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et les carrefours pour bien se montrer aux hommes [*|*|*]. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret [*!] ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret (Ec) : il te le revaudra. Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu (*)(*)(*), comme ceux qui se donnent en spectacle : ils se composent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu'ils jeûnent [*]. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret [I][II][III][IV] : il te le revaudra (He). »

            Si l’éventualité d’une récompense -pour les disciples auprès du Père qui est aux cieux- garde comme une connotation péjorative de "bon point" ou de carotte faisant avancer l’âne, une telle perspective ne fait néanmoins guère sonner de la trompette devant elle selon que l’on remarque –ou plutôt : que l’on ne remarque pas- des disciples voulant vivre comme des justes. Le discours sur la montagne aurait-il alors porté tous ses fruits en surabondance, chacun évitant d’agir devant les hommes pour se faire remarquer ? Mais rappelons-nous que ce qui est récolté n’est pas assez puissant pour être autre chose que le fruit de ce qui a été semé : que se laisser séduire -fût-ce de bonne foi- par un emballage flatteur annonçant de super-graines de blé ne fera jamais pousser le moindre épi de blé si le contenu donne de l’ivraie [1] à la récolte. La surabondance d’ivraie fait parfois perdre jusqu’au goût de la récompense : les cieux sont si hauts, et la terre est si basse [2] ! Échaudé par sa carotte de contrefaçon, l’âne recule au lieu d’avancer [3,Jr] : ne prétend plus même à "vouloir vivre comme des justes".
            Chez les réchappés, y a-t-il encore deux sortes de façons de ne pas remarquer des disciples voulant vivre comme des justes : soit qu’ils ne cherchent pas à obtenir la gloire qui vient des hommes (retirés au fond de la maison, etc.), soit qu’ils l’ont déjà obtenue… à commencer d’eux-mêmes [4, note 27]. Pourquoi ces derniers voudraient-ils s’abaisser à vivre comme des justes ? Car Dieu sait qu’il valent mieux que cela, supportant fort bien un Évangile différent dès lors que celui-ci ne les empêche pas de proclamer ce motif d’orgueil qui est le leur : plutôt que d’imiter les justes, ils s'imaginent qu'à force de se tenir à plat ventre [5, note 28] dans les synagogues et les carrefours pour bien se montrer aux hommes pour ne pas montrer aux hommes leur air abattu et leur mine défaite (!), ils sont connus d’eux comme étant justes. Le must étant qu’à cet effetils se parfument la tête et se lavent le visage : ainsi le secret est bien gardé !

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 9,6-11. (*)/(*) [Mercredi 15 juin 2011]
Frères, rappelez-vous le proverbe : à semer trop peu, on récolte trop peu ; à semer largement, on récolte largement. Chacun doit donner comme il a décidé dans son cœur, sans regret et sans contrainte
[15][*][*] ; car Dieu aime celui qui donne joyeusement. Et Dieu est assez puissant pour vous donner toute grâce en surabondance, afin que vous ayez en toute chose et toujours tout ce qu'il vous faut, et que vous ayez encore du superflu pour faire toute sorte de bien. L'Écriture dit en effet : L'homme qui donne aux pauvres à pleines mains demeure juste pour toujours. Dieu, qui fournit la semence au semeur et le pain pour la nourriture, vous fournira la graine ; il la multipliera, il donnera toujours plus de fruit à ce que vous accomplirez dans la justice (*)(Ec)(Ec)(Is)(Lv)(Ez). Il vous enrichira en tout [109>114!] pour que vous soyez généreux, avec cette simplicité qui, par nous, monte vers Dieu en action de grâce.

            Or, si Dieu aime celui qui donne joyeusement, comment donc aime celui qui, en toute chose, ne montre guère de surabondance en action de grâce (autre que celle d’être juste [4]) et encore moins de joie ? Mais qu’a-t-il donc décidé dans son cœur que sa récolte de joie se montre si chiche ? Pourtant, ne s’est-il pas parfumé la tête et lavé le visage ? Son intelligence des choses se serait-elle corrompue, comme le craignait l’Apôtre il y a bien longtemps ? Il est vrai que si l'Écriture dit : L'homme qui donne aux pauvres à pleines mains demeure juste pour toujours, elle ne dit rien sur le gentil lapin [6, note 117] : demeure-t-il, lui aussi, juste pour toujours ? Or, il n’est toujours pas besoin d’avoir effectué de longues années d’études [6, note 124]  -sanctionnées par un diplôme de vétérinaire [7, note 8]- pour savoir que l’intelligence des choses chez le gentil lapin est sensiblement moins développée que chez l’homme : aussi aura-t-il la grâce de ne pas être immédiatement suspect de quelque corruption de l’intelligence. Ayant ainsi toujours tout ce qu’il lui faut, et ayant encore du superflu pour faire toute sorte de bien, le gentil lapin devrait donc être enrichi en tout pour être généreux, avec cette simplicité qui, par lui, monte vers Dieu en action de grâce. Simultanément, ce sont l’ennui et quelques bâillements qui montent chez les spectateurs du fond de la salle [6, note 116]. Qu’ils se rassurent : entre la saturation de méchants de la veille [8, note 75] et le dessin animé pour enfants attardés, on devrait pouvoir leur annoncer un scénario plus aimable à leurs yeux.

1229435973.jpg         En effet, il n’est un secret pour personne que le gentil lapin est un être surabondant en nombre. Et tout va bien tant que l’on se rassemble entre gentils lapins [9] : ensemble, ils peuvent supporter beaucoup [10, notes 6,7][11, note 26]. Malheureusement [12, APR note 30], ils ne peuvent pas supporter le chien méchant. Ici, la simplicité voudrait que le gentil lapin n’aime pas le chien méchant parce qu’il n’est pas digne d’être accueilli à cause de sa différence ontologique et anatomique : vu de cette façon, le premier gentil lapin venu a bien peur du chien méchant. Mais nous n’avons jamais annoncé un pareil bestiaire, n’allant pas jusqu’au fond de l’intelligence des choses ! De fait, celles-ci se présentent différemment. Le gentil lapin n’a pas peur du chien méchant parce que celui-ci est un chien et qu’il est méchant : c’est le contraire ! Simplement, celui-ci est un peu fou dans ses paroles, celles-ci faisant à ses grandes oreilles [6, notes 131,132] un bruit pareil à celui d'un violent coup de vent [6, APR note 119] : ce qui est insupportable [13] au gentil lapin qui le reçoit alors -et alors seulement- comme chien méchant. Autrement dit, à cause de son amour jaloux d’une brise légère [6, notes 84,85] -qui est l’amour même des gentils lapins entre eux-, c’est le léporidé lui-même qui va identifier le chien méchant comme tel, ne manquant pas ensuite de le manifester en toute occasion devant tout le monde [14, APR note 49] à travers tout le pays. Et à semer largement la panique [15], on récolte largement : un loup féroce [16, note 163], par exemple ; ainsi pourra-t-on charger tête baissée sur le chien méchant.
Et le Docteur est assez puissant [17, note 12] pour donner toute glace [18, notes 75 à 79] en surabondance [19][20.1][20.2][20.3] aux gentils lapins, afin qu’ils aient en toute chose et toujours tout ce qu'il leur faut, et qu’ils aient encore de la superglu [21] pour faire toutes sortes de chiens [22, notes 49 à 55][23][24][25]. L'Imposture [26] médit en méfait [27, notes 8,9]: L'homme qui donne aux pauvres petits lapins [28] à pleins nains [29][30] demeure psychiquement juste [31] pour nounours [32][33][34]. Le Docteur, qui fournit la semence au semeur et le nain [25] pour la pourriture [35], vous fournira la graine [36] ; il la multipliera, il donnera toujours plus de fruit [37][38][39][40][41] à ce que vous abolirez [42] dans la justice [43][44][45][46][47, APR note 92][48].

Après tant d’aventures, au cours desquelles on aura pu observer qu’il se gardait bien du chien méchant, on comprend mieux que, en dépit de ce qu’il se soit parfumé la tête et lavé le visage, le gentil lapin ne soit pas au top de la joie : c’est que faire enfumer [49][50] la tête d’un autre et lui faire défigurer [51, APR note 26] le visage -afin de le conformer à sa nouvelle identité de chien méchant- enrichit généreusement l’atmosphère d’une odeur super-insupportable quand se présente l’occasion d’un rassemblement de disciples autour de Jésus. Ce qui est amusant dans ce cas, c’est que le chien méchant sait de quoi le gentil lapin a besoin avant même qu’il l'ait demandé… alors même qu’il ne le demande pas, s’en gardant toujours depuis que la perte de sa langue [52, note 9] l’empêche de proclamer quoi que ce soit : le gentil lapin a besoin que le chien méchant n’existe pas [53, APR note 76]. Ce qui a pour effet de rendre peu supportable l’intelligence des choses (à moins, évidemment, de l’appauvrir aux dimensions du crâne de la bestiole…), puisque c’est lui-même qui l’a fait exister à sa propre demande : il faut savoir ce que l’on veut ! Ce que l’on veut ? "Vivre comme des justes, en évitant d'agir devant les hommes pour se faire remarquer". Or, si la première partie est bien imitée (en la rabâchant un peu), la deuxième partie aura consisté à agir devant les hommes pour faire remarquer un chien méchant : ce qui n’a jamais été annoncé en ces termes dans l’Évangile ! Pourtant, hormis le chien méchant lui-même, cette remarque a été fort bien accueillie… si bien que le gentil lapin s’est mis à proliférer : ce qui constitue précisément la marque du lapin.
         Et pour la connaissance de l’époux, ce n’est pas différent : si celui-là est chez lui [54], mais qu’il est le chien méchant alors que l’épouse -s’étant laissée séduire par la ruse du serpent-, s’est faite gentil lapin sur la terre (voire en dessous [55]), c’est là une lourde charge pour elle, qu’elle supporte fort mal : un chien méchant, cela ne devrait pas être là [56, APR note 17][57, note 27/2], avec un gentil lapin. Heureusement les gentils lapins ne manquent pas, ayant reçu d'elle l'argent nécessaire [58][59][60] pour se mettre à son service [61]. Ils ne valent peut-être pas grand-chose pour les discours, et pour la connaissance de la loi, ce n’est pas différent [62]: nous vous l'avons manifesté en toute occasion devant tout le monde [63] ! Pourquoi dire cela ? Serait-ce parce que gentil lapin et chien méchant ne s’aiment pas ? Mais si ! Seulement, est-ce qu’on doit reprocher au gentil lapin de s’être abaissé pour élever son niveau de "protection"©[64, note 9], à lui et aux siens [65] ? Avec la connaissance d’une redoutable promiscuité chien méchant/gentil lapin, tout est différent : comment répondre au besoin d’amour sous une pareille atmosphère [66, APR note 10][67][68] ? Car si la réponse est simple pour le chien mécha1574845720.jpgnt [69, note 88/4], elle ne l’est pas pour le gentil lapin. Et si l’Écriture n’en dit pas davantage sur le sujet, elle n’oblige en rien le gentil lapin, vierge et saint [70, APR note 19], d’attendre tranquillement de se laisser dévorer par le chien méchant : il s’agirait là d’un Évangile différent ! [ NB : en cas d’échec de la "protection"© -soit : de consommation du cataclysme annoncé [71]-, toujours se garder de manifester devant tout le monde la vérité [72] obtenue par une autopsie comparative, pratiquée sur un chien méchant puis sur un gentil lapin ; la médecine légale a bien peur d’être empêchée d’en proclamer les résultats, estimant avoir besoin de recevoir des corps plus différents avant de pouvoir se prononcer… ] Aussi le gentil lapin va-t-il fort bien supporter tout intervenant extérieur un peu (voire beaucoup [73!) fou dans ses paroles, pourvu que celui-là se présente à lui comme empêcheur [74, notes 85 à 95] de se faire dévorer par le chien méchant. C’est qu’en chaque occasion, chacun sait qu’il faut sauver le soldat [75][76] gentil lapin avant qu’un train [77] de chiens méchants ne lui passe dessus [78].

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 11,1-11. (*) [Jeudi 16 juin 2011]
Frères, pourriez-vous supporter que je sois un peu fou dans mes paroles
(1Co)[57>63](?) ? Oui, vous allez le supporter, à cause de mon amour jaloux qui est l'amour même de Dieu pour vous [*>*][7]. Car je vous ai fait rencontrer le seul Époux : vous êtes l'épouse vierge et sainte que j'ai présentée au Christ. Mais ne faites pas comme Ève qui s'est laissée séduire par la ruse du serpent(Gn) ; j'ai bien peur que, de la même façon, votre intelligence des choses ne se corrompe [?][>55?](Sg) en perdant la simplicité qu'on doit avoir envers le Christ. En effet, si le premier venu vous annonce un autre Jésus, que nous n'avons jamais annoncé ; si l'on vous fait recevoir un esprit différent, que vous n'avez jamais reçu ; s'il s'agit d'un Évangile différent (He)[40>44?], que vous n'avez jamais accueilli, vous le supportez fort bien [*|*|*]. Je ne m'estime pourtant absolument pas inférieur à tous ces super-apôtres [*|*|*|*|*|*!][>73](*|*). Je ne vaux peut-être pas grand-chose pour les discours, mais pour la connaissance de Dieu, c'est différent : nous vous l'avons manifesté en toute occasion devant tout le monde [*]. Est-ce que je dois me reprocher de m'être abaissé pour vous élever (*) ? de vous avoir annoncé l'Évangile de Dieu gratuitement (*) ? J'ai appauvri d'autres Églises en recevant d'elles l'argent nécessaire pour me mettre à votre service. Quand j'étais chez vous, et que j'ai été dans le besoin, je n'ai été à charge à personne ; en effet, pour m'apporter ce dont j'avais besoin, des frères sont venus de Macédoine. Je me suis bien gardé d'être une charge pour vous, et je m'en garderai toujours. Par la vérité du Christ qui est en moi, on ne m'empêchera pas de proclamer ce motif d'orgueil à travers toute la Grèce. Pourquoi ai-je dit cela ? Serait-ce parce que je ne vous aime pas [?] ? Mais si ! Et Dieu le sait.[*]

          Et Dieu sait voir ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra. Si occupé [79] à se "protéger"©, le gentil lapin aurait-il absolument oublié que si "ton Père voit ce que tu fais dans le secret" dans l’ordre du bien, à plus forte raison verra-t-Il "ce que tu fais dans le secret" dans un ordre moins lumineux [80][81][82][74, APR note 95][83, APR note 20] ? Mais non, pas du tout [84] ! Quand le gentil lapin prie, il se retire bien au fond de sa maison, ferme la porte (en ayant veillé au préalable à en retirer le chien méchant [6, note 104] et changé les serrures de la porte [6, APR note 100]), et prie son Père qui est présent dans le secret : comment aurait-il un air abattu, ayant pu faire abattre la menace ? Restent évidemment ces occasions où les disciples se rassemblent autour de Jésus, avec toutefois une contrainte : la promiscuité ponctuelle chien méchant/gentil lapin ! Et là, Dieu sait que ce dernier redouble de paroles intérieures, ne résistant pas à la tentation de vivement sauter à la fin : "mais délivre-nous du Mal". (Ici, la boule de cristal ne 22.pngdevrait pas être nécessaire pour deviner QUI va incarner ce "Mal"…) Car, si le gentil lapin rabâche tout naturellement comme un pas chien, il reste imbattable au saute-mouton [85, notes 1 à 3]. "Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, à vous non plus votre Père ne pardonnera pas vos fautes" : suffit-il d’en déduire qu’il s'imagine être exaucé à force de sauter cette parole ? Mais ce n’est pas si simple : il a d’abord fallu faire retailler la dite parole à sa modeste mesure de gentil lapin. Or, tout va bien puisqu’il s’agit de pardonner -ou non- aux hommes : en tant que gentil lapin, cette phrase ne le concerne donc pas. Soumise de la même façon à l’intelligence des choses du chien méchant, celui-ci n’est pas davantage concerné : ce qui permet de supporter (un peu) la promiscuité ponctuelle chien méchant/gentil lapin au cours d’un rassemblement autour de Jésus. Mais… pourvu que la prière du chien méchant ne soit pas exaucée si jamais il priait ainsi : "Donne-nous aujourd'hui notre lapin de ce jour"
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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 6,7-15. {*}{*}{*}  [Jeudi 16 juin 2011]
(*)|(
Lc)(Lc)(Lc)(Lc)/(*)(*)(*)
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas
[*], car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l'ayez demandé (*|*>*)[41>43]. Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié. Que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous les avons remises nous-mêmes à ceux qui nous devaient. Et ne nous soumets pas à la tentation [*][*][*][*][*][*][*], mais délivre-nous du Mal. Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes [91], à vous non plus votre Père ne pardonnera pas vos fautes. (*)(Ps)[*]|(*)(*)(*)(*)(?/>19)(*)(*)(*)(*). »

            Ainsi le gentil lapin est-il heureux de savoir que, puisqu’il pardonne aux hommes leurs fautes, son Père céleste lui pardonnera aussi. Bien entendu, il va de soi que "son Père Céleste" n’est surtout pas le même [6, APR note 44] que Celui du chien méchant : il faudrait beaucoup d’imagination pour ne pas annoncer un Père différent, à moins de se soumettre à cette monstruosité contre-nature déclarant frères un gentil lapin et un chien méchant. Ce qui est assez singulier, Jésus n’ayant jamais parlé que de son -et notre- Père… précisément au singulier, et au singulier seulement. Alors, comment donc le gentil lapin a-t-il fait pour sauter une si infranchissable barrière ? En toute simplicité : par la pratique du saute-mouton dans le saute-mouton. Grâce à quoi, au moyen d’un bon coup de ciseaux, la phrase : "Dans la maison de mon Père, beaucoup peuvent trouver leur demeure"[86,Jn(1)] s’est raccourcie en : "Les demeurés peuvent trouver beaucoup de pères"[87]. En effet, pour l’instant le gentil lapin n’a pas trouvé la force de porter [88] un pantalon qui lui descende jusqu’aux pieds. Il y aurait bien quelque chien méchamment hilare- s’aventurant à lui suggérer qu’il est soumis comme tout le monde à la loi de la gravité terrestre [89, note 138] : mais que vaut le discours d’un chien méchant ? Pas grand-chose [90, APR note 20][91, APR note 8]

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