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lundi, 20 juin 2011

Qu'as-tu à regarder le lapin dans l'œil de ta sœur, alors que la balance qui est sous tes yeux, tu ne la remarques même pas ?

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 7,1-5. {*}(Lc){*}(Lc){*}(Lc)
(
Lc)(Lc)(Lc)(Lc)(Lc)(Lc)/(Mc)(Mc)/(Lc)(Lc)(Lc)[6]/ [*]
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : «  Ne jugez pas, pour ne pas être jugés ; le jugement que vous portez contre les autres sera porté aussi contre vous ; la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous [*][25]. Qu'as-tu à regarder la paille dans l'œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ? Comment vas-tu dire à ton frère : 'Laisse moi retirer la paille de ton œil', alors qu'il y a une poutre dans ton œil à toi [*] ? Esprit faux ! Enlève d'abord la poutre de ton œil, alors tu verras clair [>55] pour retirer la paille qui est dans l'œil de ton frère. »

            Comment les disciples se rassemblant autour de Jésus -sur la montagne ou ailleurs [1]-, vont-ils dire à leur frère : 'Laisse moi retirer la paille de ton œil', alors qu'ils ont cette épée de Damoclès oscillant au-dessus de leur tête, telle une malédiction : « Ne jugez pas, pour ne pas être jugés », et tout ce qui s’en suit ? Comment vont-ils dire à leur frère : 'Laisse moi retirer la paille de ton œil', tout en "ne jugeant pas" afin de se mettre à l’abri du jugement qui serait alors porté contre eux ? En effet, à moins d’imaginer que Jésus passe ici du coq à l’âne, considérant que "regarder la paille dans l’œil de son frère alors qu’il y a une poutre dans son œil à soi" s’inscrit dans la continuité immédiate de cette recommandation de ne pas juger, il en devient difficile de ne pas remarquer que c’est là porter un jugement contre l’autre : par conséquent, mépriser la dite recommandation, la contredire, et bien sûr s’exposer au retour de bâton clairement annoncé. À cet endroit, s’élève subrepticement le rempart dont on se sert pour éviter que… "la mesure dont vous vous servez pour les autres serve aussi pour vous! Ce qui est aussi vieux que le monde, et consiste à fausser les plateaux de la balance [2][3, APR note 12][4,Dn][5, APR note 65][6, APR note 18] destinée à la dite mesure.
            « Ne jugez pas, pour ne pas être jugés » ; cette fichue épée de Damoclès est toujours là : que faire pour se donner l’impression, l’illusion [7, APR note 44] qu’elle n’y est plus ? Facile : il suffit d’invoquer un autre nom que celui du jugement… d’engager la procédure sur un autre fondement (!)[8,im.1][9, APR note 2] que celui du jugement. Mieux encore : la nouvelle mesure est à son comble quand elle laisse de côté le plus petit soupçon d’esprit faux. "Qu'as-tu à regarder la paille dans l'œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ? Comment vas-tu dire à ton frère : 'Laisse moi retirer la paille de ton œil', alors qu'il y a une poutre dans ton œil à toi ?" À question, question et demie : comment être concerné par tout ceci quand IL N’Y A PAS de frère à regarder [10, notes 2,3][11, notes 47 à 53][12][13, notes 11 à 13] ? Ce qui apparaît comme extrêmement "libérant" [14, APR note 44] au "non-juge-4292589889.jpgpour-ne-pas-être-jugé" : car non seulement celui-là "échappe au jugement"[15,Jn], mais il se voit ainsi encouragé à chercher la "perfection"©[15,2Co] en "trouvant" "l’imperfection" chez l’autre [16, note 30][17, APR note 51]. De fait, à défaut de paille à pouvoir regarder dans l’œil de son frère –et puisque tout est permis [18][19] depuis que l’on procède sur un autre fondement-, pourquoi ne pas en profiter pour lui télé-"remarquer"©[20, notes 83,84][21, notes 57 à 59] une tripotée [22][23] de "poutres"© dans son œil [24, APR note 8] ? Ainsi, de non-"jugement" en non-"jugement", personne ne pourra dire : "Qu'as-tu à regarder la paille (!) dans l'œil de ton frère ?" Et si jamais quelqu’un en trouvait une, il pourra toujours s’en servir comme baguette magique [25][26][27]

            Mais personne ne pourra non plus faire dire à Jésus ce qu’Il n’a pas dit. Or, lorsque Il dit : « Ne jugez pas, pour ne pas être jugés », Il ne dit pas : « Détournez-vous de la justice [28,Ec], pour ne pas être jugés. »  ou « Soyez indifférents à la justice [29, notes 28 à 31], pour ne pas être jugés. » De même, tous les pères ne jouissent pas nécessairement des charismes d’un Abraham, en ligne directe avec le Seigneur qui lui dise : « Pars de ta maison, laisse ta famille. » Parce que le Seigneur nourrit alors un projet pour Abraham : projet dont Il lui fait part, et lui montre progressivement. En lui seront bénies toutes les familles de la terre.

Livre de la Genèse 12,1-9. (*)
Abraham
vivait alors en Chaldée. Le Seigneur lui dit : « Pars de ton pays, laisse ta famille et la maison de ton père, va dans le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai grand ton nom, et tu deviendras une bénédiction [9]. Je bénirai ceux qui te béniront, je maudirai celui qui te méprisera [36]. En toi seront bénies toutes les familles de la terre. »
Abram partit, comme le Seigneur le lui avait dit, et
Loth partit avec lui. Abram avait soixante-quinze ans lorsqu'il sortit de Harrane. Il prit sa femme Saraï, son neveu Loth, tous leurs biens, et les serviteurs qu'ils avaient acquis à Harrane ; ils se mirent en route pour Canaan et ils arrivèrent dans ce pays. Abram traversa le pays jusqu'à Sichem, au Chêne de Moré. Les Cananéens étaient alors dans le pays. Le Seigneur apparut à Abram et lui dit : « Voilà le pays que je donnerai à ta descendance. » Et là, Abram bâtit un autel au Seigneur qui lui était apparu. De là, il se rendit dans la montagne, à l'est de Béthel, et il planta sa tente, ayant Béthel à l'ouest, et Aï à l'est. Àcet endroit, il éleva un autel au Seigneur et il invoqua le nom du Seigneur. Puis, de campement en campement, Abram s'en alla vers le Néguev.

            Ce qui, précisément, n’empêche pas de lointains fils d’Abraham de s’entendre dire : « Pars de ta maison, laisse ta famille. [30] » Mais –ô surprise ?-, ce n’est pas exactement le Seigneur qui leur dit ! D’ailleurs, nul projet de bénédiction ou de grande nation ne se profile à l’horizon pour eux : pas même de toute petite. En invoquant de tout-autres noms que celui du Seigneur, ils sont priés de s’en aller ; point barre : sans pays à montrer, sans plus d’explications [31, note 88], et sans autre forme de procès [32, APR note 21]. De procès ? Ciel ! Mais qui dit foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétéprocès ne dirait-il pas jugement ? Pas besoin non plus de remonter à la Genèse pour y voir plus clair dans une genèse… plus minuscule [33]. En Abraham seront bénies toutes les familles de la terre. Fort bien : malheureusement [7, APR note 30], il semble que chez nos lointains fils d’Abraham, leur devenir penche plus volontiers vers la malédiction. Grâce à quoi, il n’y a plus même à regarder si, d’aventure, ceux-là ont porté quelque méfait [34, note 33] palpable contre les autres –petit ou grand : paille ou poutre- : l’important, c’est de connaître et d’aimer ce qui est essentiel [7, APR note 30]. Et l’essentiel, c’est qu’ils incarnent le hangar abritant les fameuses "poutres"© dans l’œil télé-"remarquées"© : remarquons en passant cet étrange paradoxe d’un abri sommé [35][36] de devenir sans-abri [37][38,com.2] !

       Or, mise à part une tenue vestimentaire pouvant éventuellement être qualifiée d’excentrique [39][40][41][42][43][44][45][46][47][48][49][50][51][52][53][54][55][56][57][58][59][60], l’étrange ne relève-t-il pas essentiellement du comportement [61][62, APR note 60,§4][63] ? Naturellement, Jésus n’a pas dit : « Ne jugez pas, pour ne pas être jugés… et parce que ce n’est pas votre "profession"©[64][65]. » Et puisque Il n’a toujours pas dit : « Soyez indifférents à la justice, pour ne pas être jugés. », Il a encore moins dit : « Ne jugez pas, pour ne pas être jugés… mais vous pouvez employer à cet effet des mercenaires [66] qui jugent à votre place sur votre seul témoignage [67, note 1, APR note 48]. Ainsi, pouf pouf [25] ! vous n’aurez "pas jugé" votre frère et pourrez vous laver les mains [68][69] de ce qui lui arrive ensuite [70, notes 29 à 35]. » (Le bruit court [71?] qu’Il aurait dit, tout au contraire : « Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens… [72] » -autrement dit : celle de mercenaires, anciens ou modernes- ; n’est-ce pas là de l’étrange à rebours ?…) Quoi qu’il en soit, quel est le fondement (qu’il soit "autre"-sic- ou non) d’un jugement -de tout jugement, privé ou public- porté contre les autres ? Toujours pas la tenue vestimentaire, sauf à considérer qu’elle attente assez à la 112884814.jpgpudeur pour constituer en elle-même un acte répréhensible et condamnable : le reste est une question de goût. Pourquoi en irait-il autrement au sujet du "vêtement" intérieur qu’est le comportement, puisque c’est bien de celui-là qu’il s’agit en matière de fondement ? À ce qu’il paraît, nous avons tous besoin de connaître et d’aimer. Et nous connaissons tous, et nous aimons tous. Mais nous n’aimons pas les mêmes choses [7, APR note 30]. Et de même qu’il y a des tenues vestimentaires que nous n’aimons pas -tant sur soi que sur les autres-, il y a également des comportements que nous n’aimons pas : tant que de tels comportements ne portent pas préjudice aux autres en leur instillant délibérément une "poutre" dans l’œil -se traduisant concrètement par quelque acte relevant d’un forfait accompli-, au nom de quoi seraient-ils répréhensibles et condamnables… ou de qui ?
       À cet endroit, n’est-ce pas le nom du Baigneur qui est invoqué [7affiche-La-Malediction-de-la-veuve-noire.jpg3, APR note 86][74, AV note 81] depuis qu’il a laissé accroire que le "vêtement" intérieur était retaillable [75] à merci, quasiment au même titre que s’il était extérieur ? Ceci en vue que "nous aimions les mêmes choses"[76] : c’est-à-dire en disqualifiant d’abord un comportement -jugé non aimable à la mesure de ce qu’ilplaît [77, APR note 54]- au moyen de quelque avatar délicieusement "pathologique"©[78][79?], les "soins"© afférents se proposant ensuite de rendre le comportement "aimable"[80][80bis][81!!!]. Deviendra une "bénédiction"© celui qui acceptera sans récriminer les dits "soins"© : il se fait déjà plus "aimable"[82, APR note 53/1]! Maudit sera celui qui les méprisera [83, notes 3,4][84, notes 17,18] : grand sera son nom… sur l’échelle de Richter de l’épouvante [85], faisant déjà frissonner dans les chaumières rien qu’à son évocation. Du chien méchant [86, note 108][87, APR note 12][88] au "loup féroce"©[89, notes 71 à 74], en passant par le "fantôme"©[90][91][92] mâtiné de "psychopathie"©[93] à tendance [94] "perverse narcissique"©[95][74, note 65], "l’urgence que nous savons"©[96, note 4] va bien entendu consister à "sauver"© famille et descendance [97] de la malédiction avant que celle-ci ne vire au maléfice sanguinaire [98, note 15][99] du siècle !

       Ainsi va-t-on pouvoir mettre en route un processus intéressant, taillé sur mesure. « Qu'as-tu à regarder la paille dans l'œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ? »  Paille, poutre ? La question est désormais dépassée, ne demandant pas de réponse : "tu ne regardes ni paille ni poutre dans l’œil de ton frère, pour la bonne raison que tu ne regardes pas ton frère" (sinon de dos, aux aguets [13, note 31] sur sa fermeture éclair [100] : or, avec ou sans paille, ton frère n’a pas d’œil dans le dos) !... « Comment vas-tu dire à ton frère : 'Laisse moi retirer la paille de ton œil' ? » Ici, tant par son contenant que dans son contenu, la question n’affleure pas même l’esprit : en effet, comment seulement l’envisager ? À l’évidence [101, APR note 70], 'retirer la paille de son œil' présenterait le risque inconsidéré de se jeter dans la gueule d’un "loup"©[102, notes 21 à 33] dont la "férocité"©[103][104] n’est plus à démontrer [105][106][107][108] ! D’ailleurs, que fait-il encore là, "ton frère" ? Ce que "tu remarques" surtout, c’est qu’il ne devrait pas y être [109, notes 115 à 117] ! Enlevons d'abord le frère de sa maison [110][111][112][113][114], alors nous y verrons clair pour retirer cette fichue paille qui s’obstinait démesurément à n’y pas brûler [115][116][117][118] en vue de montrer -avant que tout n’y passe "à l’ouest" [119][120]- une ultime cohérence avec l’Évangile du jour

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