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mercredi, 22 juin 2011

Un gentil lapin ne peut pas porter un loup vorace. Un loup vorace peut porter un oiseau dans son cœur : mais il ne le partage pas.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 7,15-20. {*}{*}
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2][12][6](Lc)[26][25][29](Lc)[74](Lc(1))[3/1]956458633.jpg /  [*]-[*][*][*][*]
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans ce sont des loups voraces. C'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. On ne cueille pas du raisin sur des épines, ni des figues sur des chardons. C'est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits, et que l'arbre mauvais donne des fruits détestables (*). Un arbre bon ne peut pas porter des fruits détestables, ni un arbre mauvais porter de beaux fruits. Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits est coupé et jeté au feu [*](*)(Jn(1)). C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. [*] »

       "Se méfier des faux prophètes venant déguisés en brebis, mais au-dedans ce sont des loups voraces" ? Seigneur Dieu, comment ne pas savoir que nous en avons la possession par tant de moyens ? Bonne nouvelle : il n’est plus besoin de se rassembler autour de Jésus pour savoir les reconnaître [1][2][3, notes 36] ! En effet, on ne compte plus -au firmament de la "médecine"©- ces étoiles mystérieuses [4][5][6][7][8][9][10][11] qui s’emparent à bras le corps du problème, sitôt qu’un gentil lapin [12] est saisi d’une sombre et profonde frayeur dont la "souffrance importante"©[13] n’est pas le moindre des héritages. Celui-là, il n’est pas besoin non plus de s’en méfier : il vient à vous déguisé en disciple, mais au-dedans c’est un lapin. Il a bien essayé afoi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétéussi le déguisement de brebis, mais personne ne l’a pris pour un loup vorace : tout le monde l’ayant reconnu [14]. Est-ce donc à ses fruits, lui aussi, qu’il a été reconnu ? Là-dessus, les avis sont unanimement partagés [15][16] : les têtes aussi, en deux [17, APR note 36][18, note 85], et placées chaque moitié en face de l’autre. C’est ainsi que ce mauvais déguisement donne des fruits assez détestables pour qu’un loup vorace -déjà détesté en tant que tel- ne vienne pas épaissir ses ténèbres de loup vorace en le portant à son tour. Ne craignons donc pas : les loups voraces viennent à vous déguisés en brebis modèle standard. Ce qui est une bonne nouvelle, le tailleur [19, APR note 74][20, note 75][21, APR note 36] étant passé par là avec une torche enflammée. Avec lui, pas de quartier : dès qu’on lui donne un déguisement de brebis modèle standard, il le coupe et le jette au feu. C’est là un bouclier pour qui se méfierait encore d’un faux prophète qui viendrait à lui déguisé en brebis, mais au-dedans ce serait un loup vorace : celui-là étant désormais à poil, reconnaissable en-dehors –et par conséquent à fuir [22] avec l’urgence que nous savons [23, note 48], sans attendre qu’il descende sur vous comme un rapace [24]-, n’est-ce pas des plus merveilleux [25] ?

         Si le gentil lapin ne cueille pas du raisin sur des épines, ni des figues sur des chardons, ce n’est pas du tout parce que Jésus l’a dit à Ses disciples rassemblés autour de Lui sur la montagne. Ce n’est pas non plus parce que, fin botaniste, il sait que les épines ne donnent pas du raisin, pas plus que les chardons ne donnent des figues : c’est surtout parce qu’il sait que les épines et le chardon, cela pique. Or, le gentil lapin estime qu’il est plus juste de se sentir mieux [26, note 1] que de risquer de se blesser [27, note 1/2]. C'est aussi que le gentil lapin vit plutôt souscharacter_3D_game_model_fantasy_zombie_04.jpg les racines [28,im.5] de l’arbre [29], se moquant éperdument [30] que l’un soit bon et donne de beaux fruits ou qu’un autre soit mauvais et donne des fruits détestables : lui, il passe outre de telles considérations. C’est un lapin : pas une génisse, une chèvre, [31, note 26] un bélier, une tourterelle ou une jeune colombe ! Et chacun sait que le lapin est vorace de légumes, non de fruits ; il compte sur d’autres fondements [32, notes 10/2,30] qui lui sont plus immédiatement accessibles : les graines [33, AV note 1]. Il n’est donc pas concerné [34, APR note 85] par ce souci de reconnaissance à leurs fruits. Heureusement qu’il n’a plus à se méfier des faux prophètes qui viennent à lui déguisés en brebis ! D’ailleurs, ce n’est pas avec ces loups qu’il partagera : aussi voraces puissent-ils être, ils détestent les graines. Mais si quelqu’un s’avise de lui suggérer que ses graines ne sont pas vraiment des fruits, un sommeil mystérieux s’empare des neurones subsistants [35] du gentil lapin : il faut savoir qu’il déteste, lui, le négateur anti-fruits de ses graines. Peu importe que celui-là soit quelqu’un de son sang : il le fait sortir [36]. C'est ainsi depuis que les loups voraces sont missionnés par les gentils lapins pour couper et jeter au feu tout négateur anti-fruits de leurs graines, celui-là ayant au préalable été requalifié en chien méchant [37, note 108], en "loup féroce"©[38, notes 71,72], et bien sûr à présent en "loup vorace"©.

Livre de la Genèse 15,1-12.17-18. (*)/(*)(*)/(Rm)(Rm)(Rm)(Rm)(Rm)(Rm)
La parole du Seigneur fut adressée à Abram dans une vision : « Ne crains pas, Abram ! Je suis un bouclier pour toi.
(Pr)(Pr) Tu recevras de cette Alliance un merveilleux salaire. » Abram répondit : « Mon Seigneur Dieu, qu'est-ce que tu vas me donner ? Je suis sans enfant. Tu ne m'as pas donné de descendance, et c'est un de mes serviteurs qui sera mon héritier. » Alors cette parole du Seigneur fut adressée à Abram : « Ce n'est pas lui qui sera ton héritier, mais quelqu'un de ton sang. » Puis il le fit sortir et lui dit : « Regarde le ciel, et compte les étoiles, si tu le peux... » Et il déclara : « Vois quelle descendance tu auras ! » Abram eut foi dans le Seigneur et le Seigneur estima qu'il était juste. Puis il dit : « Je suis le Seigneur, qui t'ai fait sortir d'Our en Chaldée pour te mettre en possession de ce pays. » Abram répondit : « Seigneur mon Dieu, comment vais-je savoir que j'en ai la possession ? » Le Seigneur lui dit : « Prends-moi une génisse de trois ans, une chèvre de trois ans, un bélier de trois ans, une tourterelle et une jeune colombe [39]. » Abram prit tous ces animaux, les partagea en deux, et plaça chaque moitié en face de l'autre ; mais il ne partagea pas les oiseaux. Comme les rapaces descendaient sur les morceaux, Abram les écarta. Au coucher du soleil, un sommeil mystérieux s'empara d'Abram, une sombre et profonde frayeur le saisit. Après le coucher du soleil, il y eut des ténèbres épaisses. Alors un brasier fumant et une torche enflammée passèrent entre les quartiers d'animaux. Ce jour-là, le Seigneur conclut une Alliance avec Abram en ces termes : « À ta descendance je donne le pays que voici. »

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       « Ne crains pas, Abram ! Je suis un bouclier pour toi. Tu recevras de cette Alliance un merveilleux salaire », « Ce n'est pas lui qui sera ton héritier, mais quelqu'un de ton sang », « Vois quelle descendance tu auras ! » « À ta descendance je donne le pays que voici » : ce sont là autant de graines divines semées au cœur d’Abraham, graines d’une Alliance dont les fruits –non encore possédés- ne sont pour l’heure qu’une promesse. Dans le réel qui est là pour lui [40, AV note 41], ces fruits lui sont plus amers : il est sans enfant ; il ne lui a pas été donné de descendance, et c’est un de ses serviteurs qui sera son héritier. Dans le réel qui est là pour lui, Abram a soixante-quinze ans lorsqu'il sort de Harrane [20, APR note 29] : un âge où l’on aspire à 1571209944.jpgune retraite bien méritée plutôt qu’à se lancer sur les routes en nourrissant mille et un projets d’avenir. Abram partit, comme le Seigneur le lui avait dit… mais le Seigneur ne lui a pas placé le couteau sous la gorge, ne lui a pas même laissé entendre qu’Il le maudirait, lui, s’il ne s’exécutait pas [20, APR note 29] : à soixante-quinze ans -et à vue humaine-, qui n’estimerait pas juste de se poser… voire fou et injuste de prendre sa femme, son neveu, tous leurs biens, et les serviteurs pour se mettre en route sous la foi de la vision adressée à un seul ? À soixante-quinze ans, la vie ne s’est-elle pas chargée de vous forger une longue expérience : notamment à propos de maints faux prophètes étant venus à vous déguisés en brebis ? Beaucoup de ceux-là [41] n’auront pas manqué de tenir moult discours -irréprochables et admirables [42][43, APR note 18]- sur les vertus insurpassables et merveilleuses de l’amour, de l’alliance, de la famille [44], de l’héritage à transmettre, du raisin [45] et des figues [46][47], etc. À soixante-quinze ans, on a vécu assez de couchers du soleil pour avoir pu observer la "descendance" donnée à de tels discours : autrement dit, leurs fruits concrets et indiscutablessur le terrain… beaux ou détestables. Et si une certaine imagerie d’Épinal voudrait inconditionnellement associer la sagesse au poids des ans, celle-ci est plus assurée dans sa compétence à partager en vérité [48, APR note 16][49,Ps] les fruits en deux, de placer chaque moitié en face de l'autre, de reconnaître les fruits en distinguant leurs graines a posteriori : celles des brebis, et celles des loups voraces. In fine, savoir ne pas porter au pinacle des fruits détestables -pour les avoir confondus avec de beaux fruits- permet avantageusement de ne pas enfanter un héritier qui, à force d’absorber -et de cultiver- des fruits détestables, finit de facto par les détester jusqu’à "s’adapter" en gentil lapin craintif, écartant tout fruit au profit de la seule graine ou du légume.

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       Chez Abraham (encore Abram), rien de tel : non seulement il n’écarte pas le fruit ordinaire, mais il accueille la graine extraordinaire [50,pp.10/11]. Le Seigneur estima qu'il était juste parce qu’il eut foi en Lui [51,Rm], ce qui est explicite dans le texte. Plus implicitement, le Seigneur -qui scrute les reins et les cœurs [52][53,Jr][54 APR note 30]- n’aura pas moins estimé soixante-quinze années passées à rechercher honnêtement la justice [55,1Co][56,Ec][57,Ec][58,Is][59,Lv][60,Ez] dans la lumière plutôt que dans des ténèbres épaisses [61, AV note 21] !…

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