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jeudi, 23 juin 2011

Quand ils se virent en saints, ils se mirent à maîtriser le malappris.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 7,21-29. (*){*}(*){*}(*)(*)(*)
[*][*>
69] / [8][15][10](Lc)[24][5/2][42][1][6](Lc)(Lc(2))  
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait :
« Il ne suffit pas de me dire : 'Seigneur, Seigneur !', pour entrer dans le Royaume des cieux ; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux. Ce jour-là, beaucoup (*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*) me diront : 'Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons été prophètes, en ton nom que nous avons chassé les démons, en ton nom [52] que nous avons fait beaucoup de miracles ?' (*)(*)(*) Alors je leur déclarerai : 'Je ne vous ai jamais connus (*). Écartez-vous de moi, vous qui faites le mal !' [*][15](*)(*)(*)|[1][11][9] Tout homme qui écoute ce que je vous dis là et le met en pratique est comparable à un homme prévoyant [X] qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé et s'est abattue sur cette maison ; la maison ne s'est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. Et tout homme qui écoute ce que je vous dis là sans le mettre en pratique [2][2] est comparable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé, elle a secoué cette maison ; la maison s'est écroulée, et son écroulement a été complet. »
Jésus acheva ainsi son discours. Les foules étaient frappées
[*|*|*|*|*|*|*][*|*|*] par son enseignement, car il les instruisait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs scribes [*][*].

            "Être prophètes en son nom" pour s’entendre terriblement répondre 'je ne vous ai jamais connus' ne laisse-t-il pas reconnaître -mais un peu tard, puisque à l’issue de la moisson [1]- la marque des faux prophètes ? Ce jour-là, il n’y a plus de barrière [2, AV note 1], de frontière plus ou moins étanche entre ce qui résidait au-dedans et ce qui apparaît en dehors : l’heure est moins à se méfier de ceux qui viennent à vous déguisés en brebis -mais au-dedans ce sont des loups voraces [3]-, qu’à constater après coup, finalement, la vanité de tout ça [4, APR note 44]. "Ça", c’est l’écroulement complet de toute impression, de toute illusion (aussi partagées eussent-elles pu être [5][6, note 26]), faute d’avoir voulu en leur temps reconnaître les fruits palpables et concrets d’"avoir été prophètes en son nom", "chassé les démons en son nom" (mais lesquels [7, note 31/2][8] ?…), "fait des miracles en son nom" (le premier d’entre eux étant sans doute d’avoir été imbattables en matière de 'Seigneur, Seigneur !'[9, APR note 18] tout en tenant tête à ce qui dévale explicitement dans l’Écriture [10]).
         Or, si les foules étaient frappées par l’enseignement de Jésus, c’est bien parce qu’Il les instruisait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs scribes. C’est-à-dire que cette autorité va de pair avec un langage de vérité [3, notes 48,49] positive, moins punitive qu’éducative [11, APR note 42] : celui des scribes se limitant à énoncer des vérités tenues pour "acquises" [12][13, AV note 8] jusqu’à s’en servir pour dénoncer des erreurs ou des mensonges… ou ce qui semble tel à leurs yeux : à la mesure [14] de ce que -par le biais de paroles et de comportements [15, notes 61 à 63]-, ceux-là les secouent en remettant en question [16][17] leurs vérités tenues pour "acquises". Ce qui frappe dans l’enseignement du scribe, c’est surtout son art consommé de s’autoproclamer juge entre le "mensonge" de l’autre et sa "vérité" à lui : alors, pour ça, il est très très fort [18][19][20,5][21, note 9][22, note 49] (le petit plus de notre époque consistant bien entendu à enfermer le réputé "menteur" -ou "trompeur"- dans un déguisement "pathologique"© afin de mieux fonder la "vérité" à laquelle il s’oppose sur le "roc" –ô combien sablonneux !- de la bien-portance…). Il en est si fort qu’il y consacre apparemment toute son énergie, celle-ci étant épuisée quand il s’agit de se méfier des brebis déguisées ; car le meilleur déguisement est encore celui qui colle si bien à la peau [23] qu’on finit par l’oublier [24, APR note 19]jusqu’à ce jour-là où l’on s’entend déclarer : 'je ne vous ai jamais connus'[25]. Autrement dit, "quand bien même vous vous seriez reconnus entre vous [26, notes 6,7] comme brebis… je n’ai jamais connu de vous que des loups féroces"[27,1Jn] : au déguisement surfait, le Royaume des cieux privilégie le vêtement de noce [28][29][30][31].

         "Quant aux hommes mauvais et aux charlatans [32], ils iront toujours plus loin dans le mal 2497015396.jpg[33], il seront à la fois trompeurs et trompés"[34, APR note 10/1][35, APR note 18][36][37] : c’est dire que Paul n’a pas attendu que les ressorts cachés de la manipulation [38][39][40] soient mis (et cultivés) dans les bras tentaculaires de la "médecine"© pour les rencontrer ailleurs que derrière les enseignements de Paris V [41]. 'Écartez-vous de moi, vous qui faites le mal !', cela n’écarte pas la légitimité de dénoncer l’erreur ou le mensonge (notamment lorsque leur mise en pratique se reconnaît en donnant des fruits détestables) ; mais si cela permet de rouvrir la voie à la vérité, cela n’écarte pas non plus la possibilité de faire le mal en substituant son propre mensonge à celui qui aura été stigmatisé chez l’autre… le summum étant atteint là où cette substitution escamote un faux mensonge au profit d’un vrai. 'Écartez-vous de moi, vous qui faites le mal !', c’est encore la remise à plat de ce qui aura été fait [1, AV note 8] "en Son nom"[42, note 28] en matière d’écartement "préventif"[43, note 45], afin de mieux se déguiser le mépris d’un frère sur lequel on aura cru ensuite pouvoir agir comme on veut. 'Écartez-le de moi [44], lui qui "fait si mal"©[45, note 15] !' = 'Écartez-vous de moi, vous qui faites le mal !'[14]. C’est écrit noir sur blanc : la vraie prévoyance bâtit sur le roc, non sur le sable ; ce qu’est un 'Seigneur, Seigneur !' prié de "bénir"a posteriori une "volonté"qui est non seulement étrangère à celle du Père, mais mue par les vents contraires [46, APR note 11] de l’émotion immédiate : celle-ci se faisant comparable à la pluie qui tombe, aux torrents qui dévalent, à la tempête qui souffle [47, notes 19]. Moins que jamais suffit-il de dire : 'Seigneur, Seigneur !', pour… faire pousser du raisin sur des épines, des figues sur des chardons ; ce qui serait insensé ! Pourtant, c’est plutôt contre celui qui tient tête à tous ses frères -leur rappelant qu’on ne cueille pas du raisin sur des épines, ni des figues sur des chardons- que la main (sans les mains ! [48]) se dresse en lui donnant le nom d’"insensé"©[49, APR note 51][50, APR note 55] : naturellement, il sera impossible de compter sur son consentement [51][52, notes 3,4] spontané.  En revanche, on peut toujours compter sur la "médecine"© : grâce à sa puissante psypnose [53, notes 12], en effet, plus personne ne "fait le mal"[54,im.5]… et encore moins contre autrui ; tout au contraire -et puisque on parle "médecine"©[55, APR note 24]– on ne peut faire que du "bien" : il n’y a guère que dans de très vieilles histoires que l’on peut voir quelqu’un maltraiter tellement quelqu’un d’autre que celui-là prenne la fuite [56, AV note 10][57] !

Livre de la Genèse 16,1-12.15-16. (*)/(Ga)(Ga) 
Saraï, la femme d'Abram, ne lui avait pas donné d'enfant. Elle avait une esclave égyptienne, nommée Agar, et elle dit à Abram : « Écoute-moi : le Seigneur ne m'a pas donné d'enfant. Va donc vers mon esclave ; grâce à elle, peut-être aurai-je un fils. » Abram fut d'accord avec Saraï. (Il y avait dix ans qu'il résidait au pays de Canaan.
(<-)) Saraï prit Agar l'Égyptienne, son esclave, et la donna pour femme à son mari Abram. Celui-ci alla vers Agar, et elle conçut. Quand elle se vit enceinte, elle se mit à mépriser sa maîtresse. Saraï dit à Abram : « Que ma honte retombe sur toi ! C'est moi qui ai mis mon esclave dans tes bras, et, depuis qu'elle est enceinte, elle me méprise. Que le Seigneur soit juge entre toi et moi ! » Abram lui répondit : « Ton esclave t'appartient, agis avec elle comme tu voudras. » Saraï maltraita tellement Agar que celle-ci prit la fuite (?). L'ange du Seigneur la rencontra dans le désert, près d'une source, celle qui est sur la route de Shour. L'ange lui dit : « Agar, esclave de Saraï, d'où viens-tu et où vas-tu ? » Elle répondit : « Je fuis ma maîtresse Saraï. » L'ange lui dit : « Retourne chez ta maîtresse, et humilie-toi devant elle. » Il ajouta : « Je te donnerai une descendance tellement nombreuse qu'il sera impossible de la compter. » Il lui dit encore : « Tu es enceinte, tu vas enfanter un fils, et tu lui donneras le nom d'Ismaël (c'est-à-dire : Dieu entend), car le Seigneur a été attentif à ton humiliation. Cet enfant sera indépendant [!] comme l'âne sauvage [*] : sa main se dressera contre tous, et la main de tous contre lui ; là où il habitera, il tiendra tête à tous ses frères. Agar enfanta un fils à Abram, qui lui donna le nom d'Ismaël. Il avait quatre-vingt-six ans quand Agar le rendit père d'Ismaël.

      Et dans les très vieilles histoires, la médecine conventionnelle –notamment sa branche obstétrique- ne disposait évidemment pas des connaissances d’aujourd’hui : serait-il d’ailleurs très conventionnel qu’elle s’intéressât au cas d’un jeune père putatif… de quatre-vingt-six ans ? Toujours est-il qu’il y a bien longtemps, au pays de Canaan (et ailleurs), la stérilité féminine était tenue pour une marque d’infamie sinon de malédiction, jetant l’opprobre et la honte presque au même titre que la lèpre [53, note 20]. Or, contrairement à d’autres femmes illustres dans l’Écriture, il n’est pas précisé ici que Saraï était stérile. Elle n’avait pas donné d’enfant à Abram ; par conséquent, le doute est encore permis : peut-être la faute en incombe-t-elle à Abram lui-même ? Naturellement, à cette époque, aucun examen clinique ne permet de le savoir : si tout le monde a pris acte qu’Abram et Saraï n’avaient pas d’enfant, personne ne se serait risqué à incriminer l’un plutôt que l’autre : d’autant moins que, patriarche, Abram représente l’autorité du clan. Ce doute, Saraï l’entretient elle-même : les moyens qu’elle prend pour l’éliminer est évidemment extrême, puisque inventant longtemps avant l’heure le principe discutable de la "mère porteuse", avec adultère à l’appui dans la mise en œuvre ! De fait, à l’issue de celle-ci, le doute est levé dès qu’Agar se vit enceinte. Y compris pour celle-ci, ce qui explique qu’elle se soit mise à mépriser sa maîtresse : son état démontrant par a plus b qu’Abram était lavé de tout soupçon sur son éventuelle responsabilité personnelle à la stérilité du vieux couple. En contrepartie, rien ne fait plus obstacle à ce que la malheureuse Saraï hérite de la funeste réputation de femme stérile.
     Si elle avait existé, la "médecine"© moins conventionnelle (mais non moins conventionnée) se serait alors régalée : en méprisant Saraï, Agar la fait souffrir. Dès lors, se produit manifestement une fuite carabinée de sérotonine [54, notes 88] (!) chez Saraï : souffrant, elle fait souffrir à son tour, maltraitant Agar. Sous l’importance de sa souffrance [18], ayant pris la mesure du danger représenté par Saraï (qui l’entraînait -pas même subtilement, et encore moins en douceur !- vers une dépression  et tout le bazar conduisant à une relation qui nous dépasse et qui nous détruit [55, notes 4 à 12],) inventant Madame Boutrypède longtemps avant l’heure, Agar passe tout de suite à la cerise en trouvant son salut dans la fuite catégorique [55]. Si la "médecine"© avait existé (celle-là même qui agit comme elle veut avec ses esclaves [56][57]), c’est alors qu’elle serait intervenue : frustrée de ne pouvoir s’emparer de ce formidable gibier [58] qu’eût constitué l’ange du Seigneur, elle eût jeté son dévolu sur Agar, ayant appris d’une âme"compatissante"©[59] qu’elle "voulait"© se jeter dans la source [60], celle qui est sur la route de Shour. Il lui aurait été donné un autre nom [61, APR note 21][62], ce qui l’aurait rendue moins réceptive [63,com.3,7] à l’ange du Seigneur… et la très vieille histoire eût été si vieille que bien malin qui s’en souviendrait [64] encore…

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  Yves Montand - Le temps des cerises .mp3  
   
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Commentaires

Qu'est-ce que vous attendez, là en bas, à gauche ... un miracle ? " Tout ce qui tombe du ciel est béniiiiiiiii ! "

Écrit par : Agnostica | dimanche, 26 juin 2011

Ah ? Même une bombe atomiiiiiiiique, alors ?...

Écrit par : Michel | dimanche, 26 juin 2011

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