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lundi, 04 juillet 2011

Doux et douze font deux en uns.

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[*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,25-30.
[Vendredi 1er juillet 2011 
{Sacré-Cœur de Jésus, solennité}{Jn}{Lc}]{*}{*}
+[
Dimanche 3 juillet 2011](*)(*)(*)(*)
(
Lc)(Lc)(Lc)(Lc) En ce temps-là, Jésus prit la parole  : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange  : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits [*][4][3][15]. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.
(*)(*)(*)(*)(*)
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux [*] et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter [?], et mon fardeau, léger. »

         Ce qui est caché aux sages et aux savants proclamerait-il de se procurer d’emblée le repos en ne cherchant surtout pas -de crainte d’appartenir à cette catégorie- à devenir l’un ou l’autre ? Parallèlement, devrait-on s’extasier sur l’inintelligence de questions sans réponse –ou pis : de réponses sans question [1] !- en comprenant l’ignorance comme un appel d’air ouvrant béatement la voie à la révélation inconditionnelle  aux tout-petits ? Un tel raisonnement serait bien léger : l’épithète se faisant ici plus péjorative que si elle s’accordait au fardeau d’un disciple prenant sur lui le joug du Maître. Car si Celui-ci est doux et humble de cœur, Il n’est ni mou_[2, APR note 1] ni sous l’humus de cœur [3][4, APR note 23] : or, comment prendre sur soi Son joug, devenir ses disciples sans chercher à équilibrer la charge ? « Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger » : à la mesure de ce que, dans ses trois dimensions, le disciple prenne sur lui le joug du Maîtremais que dans la quatrième [5, APR note 1], ce soit le Maître qui procure le repos parce c’est Lui qui prend le poids du fardeau, selon son bon vouloir. Or, si Jésus peut proclamer la louange du Père : « ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits », Il ne vient pas proclamer que le Père cache tout aux sages et aux savants, révèle tout aux tout-petits. Ces derniers sont une option préférentielle : mais il restent cependant libres d’agir en tout-petitscomme d’aller rejoindre les sages et les savants en préférant, eux, suivre leurs propres commandements décrétés par ceux-là.

Livre du Deutéronome 7,6-11. (*) [Vendredi 1er juillet 2011]
Moïse disait à Israël : « Tu es un peuple consacré au Seigneur ton Dieu : c’est toi qu’il a choisi pour être son peuple particulier, parmi tous les peuples de la terre. Si le Seigneur s'est attaché à vous, s'il vous a choisis, ce n'est pas que vous soyez le plus nombreux de tous les peuples, car vous êtes le plus petit de tous. C'est par amour pour vous, et par fidélité au serment fait à vos pères, que le Seigneur vous a fait sortir par la force de sa main, et vous a délivrés de la maison d'esclavage et de la main de Pharaon, roi d'Égypte. Vous saurez donc que le Seigneur votre Dieu est le vrai Dieu, le Dieu fidèle qui garde son Alliance et son amour pour mille générations à ceux qui l'aiment et gardent ses commandements
(1R). Mais il riposte à ses adversaires en les faisant périr, et sa riposte est immédiate. Vous garderez donc les ordres, les commandements et les décrets, que je vous prescris aujourd'hui de mettre en pratique (Jc|Jc). »

         Et si celui à qui le Fils veut le révéler (c’est bien le Fils qui veut le révéler à celui-là, non celui-là qui se fait révéler selon son vouloir à lui) s’attache, à l’image du Maître, à devenir doux et humble de cœur, sans doute est-ce là un signe de reconnaissance du disciple : mais ce signe ne saurait procurer le repos à lui seul en proclamant la louange du disciple identifié –et s’identifiant- comme tel. Car si la larve renvoie a priori plus facilement une image de douceur et d’humilité de cœur que la bête sauvage, une telle logique voudrait alors que la première se révèle davantage disciple que l’autre : à l’heure même, la larve seule serait sauvée, la bête sauvage condamnée !

         Or, avant que Jésus ne prenne la parole en ce temps-là afin de proclamer la louange du 1092281931.jpgPère, n’avait-Il pas dit autre chose à ses disciples rassemblés autour de Lui, sur la montagne ? Il leur disait, en effet : « Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans ce sont des loups voraces. C'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. [6][7][8] » Il n’y a donc rien de stupéfiant à ne pas s’extasier trop immédiatement sur tout ce qui vient déguisé en brebis -ou en larve-, ne pouvant augurer en soi de ce qu’il y a au-dedans : les reconnaître à leurs fruits, ce n’est pas les reconnaître à leur déguisement. Si celui-ci n’en est pas un (pas de fermeture éclair [9] par derrière !), que l’intérieur répond à l’extérieur (par l’amour, la fidélité au serment, la délivrance de la maison d’esclavage, etc.), qu’importe le discours : les fruits eux-mêmes sont immédiats (par l’amour, la fidélité au serment, la délivrance de la maison d’esclavage, etc.), l’extérieur répondant à son tour à l’intérieur. « Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger » : le poids de tout ce qui peut nuire à la paix -en ajoutant du souci et de l’inquiétude [10,Mt(2)]- en ayant été retiré.
         « Mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger », pourrait répéter en écho le déguisé qui, pour se cacher souci et inquiétude, va les compenser [11] en se forgeant une image de "doux et humble de cœur se faisant tout-petit", ne se fondant exclusivement que sur ce seul critère pour se (faire) reconnaître comme disciple. Parce que, si "son joug est facile à porter, et son fardeau, léger", c’est moins pour avoir mis en pratique les ordres, les commandements et les décrets prescrits… que pour s’être attaché [12][13][14] à quelque sage et savant auprès de qui il aura trouvé du réconfort, se mettant à suivre ses fructueux conseils [15, APR note 57] lui prescrivant (implicitement ou non) de transférer son joug sur un tiers [16, APR note 4][17, note 72][18, note 30][19, APR note 51] : celui-là se révélant à l’usage plus immédiatement accessible que Jésus, puisque encore dans les trois dimensions ! Ainsi, forts ensemble [20, note 59] du délicieux axiome consensuel [21] "doux et humble de cœur, tout-petit = louable disciple", c’est également à ses fruits que l’héritier du joug transféré "se reconnaîtra". Comment, comment, comment ? Il ne veut pas venir à ses camarades de jeu [22, note 41] ? Non seulement il peine sous le poids du fardeau, mais il nuit au repos de ces mêmes camarades de jeu en se faisant "dur de cœur"[23, note 13/2] jusqu’à taper du poing sur la table [24][25] et retourner le joug à qui de droit [26] ? En le voyant, ses parents sont stupéfaits ! Hors de l’axiome "doux et humble de cœur, tout-petit = louable disciple", il n’y a rien à comprendre de ce que dit un disciple : comment se fait-il qu’il cherche ainsi la bagarre ?  Rien à comprendre… sinon l’important, ce qui est essentiel (ce sans quoi nous allons nous étioler)[27, APR note 30] : ce disciple-là n’a-t-il donc pas lu l’Écriture [28] ? Comment se fait-il qu’il ne veuille pas être "doux et humble de cœur" ? Comment se fait-il qu’il s’obstine à se faire "sage et savant"[29, APR note 28] alors que nous autres -louables et tout-petits disciples qui mettons un point d’honneur à ne pas l’être [30]- savons très bien qu’il ne l’est pas non plus ? Ne le sait-il pas ? Il ne le voit pas (le Docteur non plus [31][32][33][34, notes 47 à 53][35](!), mais quelle importance [36] du point de non-vue de celui qui ne l’est pas ?) : comme il "sooouuuuuuuffre"© sans s’en apercevoir [37, notes 3,4][38, notes 17,18], le malheureux ! Comment se fait-il qu’il ne veuille pas être "doux et humble de cœur" ? La réponse s’impose d’elle-même : il voudrait bien mais ne le peut point !
1030309389.jpg         Car il ne faut pas douze ans pour que se répande [39][40][41][42][43][44] la mauvaise nouvelle dans tout son pays [45] : si autour de lui on ne comprend rien à ce que dit le "mauvais disciple", le Docteur, "bon maître"©[46][10,Mt(2)], a tout pris et tout "compris"© de lui : "comprenant"©[47] de surcroît tous ceux autour de lui qui peinent sous le poids du fardeau [48][49, AV note 26][50, note 16][51, note 31] de la "souffrance"©[52, note 33] que ce malappris [53] leur impose [51]. En effet, seul le Docteur est un sage et savant correct et agréé [54, note 34], agrégé et désagrégeant, se reconnaissant à ses diplômes garantis Paris V [55] ou assimilé ; seul le Docteur "sait"©[56] remettre "paix"©[57][58]et "bon ordre"©[59] dans tout cela, suivant la coutume délivrant de tout esclavage intellectuel [60] qui s’enhardirait à écouter et se poser des questions : à commencer par le "mauvais disciple", naturellement. À la mesure de ce qu’on ne trouve pas chez celui-là quelque équivalence de Paris V ou assimilé -mais qu’il continue néanmoins à se faire "sage et savant"-, il ne faut toujours pas douze ans pour s’apercevoir que demeure la "souffrance"© en lui : lui aussi, c’est à l’évidence [61, APR note 70] sur son insoumission [62] de se faire "tout-petit" qu’il "se reconnaît"©. À cet égard, ce ne sont pas les ripostes immédiates [63][64, notes 36][65] qui manquent : même l’éventualité d’une hémorragie de sérotonine [66, notes 88] est prévue (!), bénie par une postérité ayant la chance d’en être mieux pourvue, puisque l’enveloppant du manteau de l’innocence [67] : de quoi se retourner [68, note 138] et avoir confiance [69], grâce à l’éclosion de tous ces germes de salut [70][71] permettant de parer au plus pressé [72, note 53] (et aux monstres [73][74]) devant toutes les nations

Livre d'Isaïe 61,9-11. (*) [Samedi 2 juillet 2011]
Votre descendance sera célèbre parmi les nations, et votre postérité au milieu des peuples. Tous ceux qui la verront reconnaîtront en elle une descendance bénie par le Seigneur. Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu. Car il m'a enveloppé du manteau de l'innocence, il m'a fait revêtir les vêtements du salut, comme un jeune époux se pare du diadème, comme une mariée met ses bijoux. De même que la terre fait éclore ses germes, et qu'un jardin fait germer ses semences, ainsi le Seigneur fera germer la justice
(*)(Ec)(Ec)(Is)(Lv)(Ez) et la louange devant toutes les nations.

            « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange  : ce que tu as caché auxfoi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits » ; plus sûrement enveloppé du manteau de l’innocence, le tout-petit tressaille davantage de joie dans le Seigneur qu’il n’assure la postérité de l’île aux enfants [75], peuple consacré à la récré pour mille dégénérations [76, notes 175,176][77, notes 14 à 18] : quel que soit le milieu de vieîle lointaine [78, note 30] ou nation dans les terres-, c’est bien la justice qu’entend faire germer le Seigneur ! Et, de même que le diadème ne dépare pas d’un jeune époux, que des bijoux sont plutôt seyants sur une mariée, autant la justice exulte-t-elle dans la paix [79], autant faut-il davantage la chercher dans l’inquiétude. Ainsi, ce qui est révélé au tout-petit l’est moins en vertu de ce qu’il soit physiologiquement tout-petit que par son ouverture à la grâce de la révélation. Prenons Grincheux, par exemple : étant l’un de sept nains [80] célèbres parmi les nations, la forme de conviction n’est-elle pas étayée sur la vérification de ce qui le décrit [27, AV note 30] comme un tout-petit ? D’autant que tous ceux qui le verront auront peine à reconnaître en lui un modèle abouti de sage et de savant (bien qu’il faille sans doute un minimum de connaissances pour distinguer au fond d’une mine un diamant authentique d’un caillou aussi brillant que sans valeur). À présent, servons-lui une savoureuse soupe à base de haricots magiques [81?] : ô merveille, voilà qu’il grandit tout à coup et mesure un mètre quatre-vingt ! Cerise sur le gâteau [82?] : dans un scintillement étoilé, apparaît devant son assiette encore fumante un certificat Paris V à son nom, l’attestant publiquement avec les félicitations unanimes du jury- "Grand Manitou [83][84] Suprême de la Télé-Détection [85, notes 83,84] de Monstres en tous genres [86, APR note 122], sur toutes Distances [87, notes 2,3] et sur tous Textes"©[88: must si absolu de ce qui se fait en matière de "sage et savant"© certifié Paris V [77, notes 24 à 28] qu’un tel sésame surpasse toute loi [89, notes 101 à 103]. Certes, Madame Boutrypède tressaille alors [2, AV note 2] : on imagine aisément que ce n’est pas de joie, le couperet du plantage de choux [90] lui passant au ras des narines ! Cependant, elle revêtira néanmoins -in extremis- les vêtements du salut psychologique ; en effet, il s’avère à l’usage qu’en dépit de cette croissance inespérée et multiforme, notre ex-nain reste fidèle à son nom : Grincheux il était, grincheux il reste. Lui en sera-t-il plus ou moins caché, plus ou moins révélé qu’avant son souper magique ?
         Si la mine de diamants des sept nains est suffisamment étayée pour leur éviter tout risque d’éboulement de la paroi supérieure sur leur tête, elle présente cependant un léger inconvénient : d’aucuns pouvant prétendre à juste titre que si leur mine est étayée, la forme de conviction, elle, ne l’est pas : en effet, nul n’ignore que cette forme s’étaye dans un réel qui est là, pour tous [27, AV note 41]. De fait, on pourra pousser le raisonnementsans être immédiatement stigmatisé de sage et de savant- jusqu’à s’apercevoir que le conte de fées échappe parfois aux événements d’un réel qui est là, pour tous. Aussi, pour faire plaisir cette fois encore [5, AV note 23] aux inconditionnels du réel qui est là, pour tous, allons-nous prendre un nouvel exemple : encore un illustre barbu, celui-là ayant laissé quelque trace ailleurs que sur le papier (attention : le réel qui est là, pour tous exclut d’office l’éventuel exemple saisonnier vêtu de rouge, conduisant un traîneau tiré par des rennes volants [91][92]). Ce barbu-, nous le trouvions récemment sur une montagne : pouvant être alors le plus âgé de tous, rien chez lui n’indique qu’il fût le plus grand de taille. Sans doute ne devait-il pas être le plus petit non plus : comment aurait-il pu, dans ce cas, élever un autel, y disposer une bonne épaisseur de bois puis y mettre par-dessus son fils, son fils unique, celui qu’il aime [5, APR note 80] ? Or, s’il est question d’échelle dans la Genèse -dressée sur la terre, son sommet touchant le ciel-, cela ne concerne pas Abraham mais Jacob ; et encore : cette échelle n’apparaît qu’au cours d’un songe allégorique, pas même utilisée par Jacob lui-même ! "Des anges de Dieu montant et descendant" en un "lieu redoutable", révélant "la porte du ciel" : c’est dans son sommeil que Jacob… s’initie à la quatrième dimension, y retrouvant les promesses du Seigneur à sa lignée. Ce qui le distingue ici de son aïeul : en effet, l’un baisse les yeux… non de honte mais de fatigue, pour passer une nuit de repos salvateur ; l’autre a déjà été remarqué comme étant celui qui « lève les yeux »[5, APR note 21].

Livre de la Genèse 28,10-22a. (*) [Lundi 4 juillet 2011]
foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétéJacob
était parti de Bershéba et se dirigeait vers Harrane. Surpris par le coucher du soleil, il s'arrêta à l'endroit où il était, pour y passer la nuit ; il prit une pierre pour la mettre sous sa tête, et c'est là qu'il dormit. Il eut un songe : une échelle était dressée sur la terre, et son sommet touchait le ciel ; des anges de Dieu montaient et descendaient. Le Seigneur se tenait près de lui. Il lui dit : « Je suis le Seigneur, le Dieu d'Abraham ton père, le Dieu d'Isaac. La terre sur laquelle tu es couché, je te la donne, à toi et à tes descendants. Tes descendants seront nombreux comme la poussière du sol, ils se répandront à l'orient et à l'occident, au nord et au midi ; en toi et en ta descendance seront bénies toutes les familles de la terre. Voici que je suis avec toi ; je te garderai partout où tu iras, et je te ramènerai sur cette terre ; car je ne t'abandonnerai pas avant d'avoir accompli ce que je t'ai promis. » Jacob sortit de son sommeil et s'écria : « Vraiment, le Seigneur est dans ce lieu ! Et moi, je ne le savais pas. » Saisi de crainte, il disait : « Que ce lieu est redoutable ! Il est réellement la maison de Dieu, la porte du ciel ! » Jacob se leva de bon matin, il prit la pierre qu'il avait mise sous sa tête, il la dressa pour en faire une stèle, et il la consacra en versant de l'huile sur le sommet. Et à ce lieu, qui s'appelait alors Louz, il donna le nom de Béthel (c'est-à-dire : Maison de Dieu). Alors Jacob prononça ce vœu : « Si Dieu est avec moi, s'il me protège sur le chemin où je marche, s'il me donne du pain pour manger et des vêtements pour me couvrir (Jn)(Mt(2)), et si je reviens sain et sauf à la maison de mon père, le Seigneur sera mon Dieu. Cette pierre dont j'ai fait une stèle [*] sera la maison de Dieu. »

         Si Jacob s’est arrêté à l’endroit où il était pour y baisser les yeux, ce n’est là qu’à l’état de veille. Le songe n’est "hallucination"©[93, note 65] qu’aux yeux de celui qui se refuse à lever les siens, s’en tenant à ce qu’il aperçoit dans son immédiateté. Pour d’autres, il permet au contraire de se répandre à l'orient et à l'occident, au nord, au midi… et –pourquoi pas- de flirter avec la quatrième dimension [94] : le songe gomme en effet momentanément les barrières dressées par les trois dimensions. Il ne dissuade pas toujours de « lever les yeux » : difficile de faire autrement lorsque est donnée la vision d’une échelle dressée sur la terre, son sommet touchant le ciel ! Or, le ciel ne se trouve pas sous terre. Surpris par le coucher du soleil, Jacob n’est pas moins surpris par le songe : des anges de Dieu montant et descendant, voilà qui n’est pas banal… et atteste du Seigneur en ce lieu, contrairement à ce qu’il eût été dans une configuration le songe est recherché pour lui-même : échappatoire dans un nirvana artificiel, provoqué par quelque substance stupéfiante, licite ou non. Redoutable est ce lieu aussi. Des anges de Dieu aussi ; mais ceux-là ne peuvent que (faire) descendre -dissuader quiconque de « lever les yeux »- depuis que le ciel leur a été fermé [95][96][97].
            Jacob sort de son sommeil et s'écrie : « Vraiment, le Seigneur est dans ce lieu ! Et moi, je ne le savais pas. » Aussi patriarches que sont Abraham et Jacob, aussi "sages et savants" puissent-ils passer aux yeux de leur maison, ne réunissent-ils pas les attributs du "tout-petit" ? Le tout-petit -parce qu’il est tout-petit !- lève les yeux vers plus grand que lui s’il ne veut pas en rester à un germe non éclos. Et lui, le tout-petit, « il ne le savait pas » : il donne sa confiance à celui qui sait, pourvu que celui-là lui montre moins ce qu’il sait par un impeccable discours académique [98, APR note 18] que par des actes consacrant son discours sans le réduire en poussière. S’il se gargarise de protection [99, note 5] et fait trébucher [100] le tout-petit sur le chemin où il marche, cela ne pose-t-il pas question ? S'il lui propose du pain pour manger tout en lui donnant de quoi… se faire une stèle [101], cela ne pose-t-il pas question ? S'il lui propose des vêtements pour se couvrir tout en lui prenant les siens pour les donner à autrui [102, note 1], cela ne pose-t-il pas question ? S’il se dit avec lui en faisant tout contre lui, comment le tout-petit serait-il sain et sauf ?

         « Vraiment, le Seigneur est dans ce lieu ! Et moi, je ne le savais pas. » Une telle proclamation deviendrait hors de propos si on la transposait en lieu -de Béthel à Jérusalem-, en temps -de Jacob à de lointains descendants : les parents de Jésus-. Dans le Temple -lieu par excellence consacré au Seigneur-, du plus petit au plus grand, du tout-petit au sage et savant, sans avoir à présumer de ce qui est caché aux uns ou révélé aux autres, personne ne peut se prévaloir d’être de ceux "ne sachant pas" que "le Seigneur est dans ce lieu". Ainsi délivrés de ce doute, en sommes-nous plus à l’aise pour identifier les uns et les autres. Deux hommes montent au Temple pour prier. L'un est pharisien, et l'autre, publicain [103] ? Facile : le premier est un "sage et savant", le deuxième un "tout-petit". Des pharisiens cherchent noise à un aveugle guéri un jour de sabbat [104] ? Trop facile, répètent les spectateurs du fond de la salle [5, note 37] en soupirant de ce manque flagrant de suspense : les premiers sont les "sages et savants", le deuxième un "tout-petit". Des gens riches mettent leurs offrandes dans le tronc du trésor ; une veuve misérable y dépose deux piécettes [105] ? Cette fois, les spectateurs du fond de la salle se posent des questions : est-il besoin de continuer à chercher ainsi quelques exemples les interrogeant sur l’identité des uns et des autres, tant la solution coule si bien de source qu’il n’y a pas lieu de s’extasier d’en connaître la réponse ? Autant les interroger sur un autre épisode mettant en scène des parents affolés, un fils de douze ans disparu à leurs regards et des docteurs de la Loi ! Les premiers sont les "tout-petits" (surtout le deuxième !) ; les derniers fournissent l’exemple -le plus achevé pour l’époque- du "sage et savant" dans toute sa splendeur. Et vraiment, dans ce lieu qu’est la salle obscure, les spectateurs n’y sont plus : le réalisateur [106] les a tous renvoyés à leurs chères études [107, note 10]

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,41-51. (*)
{Mémoire du Cœur Immaculé de Marie} 
[Samedi 2 juillet 2011]
{
*}{*} Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume. Comme ils s'en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s'en aperçoivent. Pensant qu'il était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem en continuant à le chercher. C'est au bout de trois jours (Gn)(Lc) qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions [*], et tous ceux qui l'entendaient s'extasiaient sur son intelligence [*](*) et sur ses réponses [58]. En le voyant, ses parents furent stupéfaits (Ac), et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi ! [58!] » Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m'ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C'est chez mon Père que je dois être. » Mais ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait. Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur [85>96] tous ces événements.

            « Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi ! » Pas d’impeccable discours académique chez Marie… et ne comptons pas sur Joseph pour être plus bavard [108, AV note 10]. Et en dépit du rôle éminemment protecteur [108, AV note 7] de celui-ci, cet enfant qui leur était soumis n’était pas pour autant soumis à un régime -étouffant et contraignant- de protection rapprochée de leur part : les parents ne souffrent pas de chercher l’enfant à la seconde où il échappe à leurs regards. Non qu’ils fussent indignes et indifférents au sort de leur progéniture, mais le climat se prête davantage à la confiance qu’à la sourde "psychose"© entretenant la crainte que s’approche par derrière le prédateur -"grand méchant loup"©[6, note 38] de service- touchant sa proie afin de s’en délecter pour son quatre-heures : n’a pas encore accompli -entre autres- son œuvre la distribution à grande échelle (celle-ci ne devant rien au songe de Jacob !) de substances stupéfiantes licites [109, APR note 40]prononçant le vœu de "réparer" l’amour [110, notes 92,93][111, APR note 52] tout en lui imposant de plus en plus d’hémorragies dans leurs fruits [110, notes 77 à 84]- ; aller à Jérusalem en pèlerinage pour la fête de la Pâque, ce n’est pas exactement traverser une jungle menaçante truffée de bêtes sauvages prêtes à vous sauter dessus ! Aller à Jérusalem en pèlerinage pour la fête de la Pâque, ce n’est pas non plus partir sur la route des vacances, chacun pour soi : c’est y aller dans une atmosphère de confiance mutuelle, avec des compagnons de routeparents et connaissances- y allant d’un même cœur, d’une même âme et d’un même esprit [112][113][114, APR note 62], d’un seul corps en plusieurs membres [115, APR note 44]. Aller à Jérusalem en pèlerinage pour la fête de la Pâque, c’est enfin se sentir en sécurité [49, AV note 26][50, note 16][51, note 31] sans seulement qu’affleure à l’esprit l’hypothèse qu’il puisse en être autrement : aussi parents et enfants peuvent-ils se laisser aller à une certaine insouciance, celle-ci n’étant pas l’inconséquence [114, notes 29 à 35] de l’inconscient [116,1!] mais le fruit partagé de la paix et de la tranquillité d’esprit.

         « Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi ! » À la lecture de ce 1992253929.jpgpassage relaté par Luc, combien de parents modernes –parangons de surprotection "mère poule" ne se sentant en sécurité qu’à la mesure où leur tout-petit est équipé de son armure digne d’un coureur de compétitionsur son tricycle [117, note 28]- n’eussent-ils pas levé les bras au ciel, s’exclamant : « Ils en ont mis du temps, ceux-là, à souffrir de chercher leur fils ! » ? De fait, les parents de Jésus s'en retournent à la fin de la semaine sans même s’assurer que le jeune Jésus aie réintégré le groupe de pèlerins nazaréens : ce qui est déjà impensable ! Ils sont si peu inquiets qu’ils attendent d’avoir fait une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances : ivre de la "psychose"© susdite, notre époque aurait déjà répandu la nouvelle dans tout le pays en quelques heures seulement, forte de la performance de ses moyens de communication (les mêmes qui –ironie du sort- servent abondamment à faire germer peurs et angoisses), et du fruit de cet usage au travers de parents désemparés, remuant alors ciel et terre dans une éprouvante course contre la montre… et naturellement, contre le plus que probable "grand méchant loup"© (sinon les spectateurs du fond de la salle bailleraient d’ennui…). Pas de chance : même en l’absence d’épouvantable "grand méchant loup"©, le résultat de ces premières recherches n’est cependant guère brillant, Jésus n’étant pas avec leurs compagnons de route. Maintenant, l’inquiétude commence à prendre le pas sur la paix : ne le trouvant pas, ils reviennent à Jérusalem en continuant à le chercher. Jérusalem est Jérusalem : pas Ninive ! La ville n’est pas si grande qu’il faille trois jours pour la traverser [118, APR note 3]. Pourtant, c’est bien au bout de trois jours qu'ils le trouvèrent : soit un total de cinq jours sans nouvelles (ces trois jours, plus une journée de chemin dans un sens… sans omettre une autre journée de chemin dans l’autre sens). Si Jérusalem n’est pas Ninive, le souci qui agite les parents de Jésus n’est pas non plus le même que celui d’un Jonas : celui-là n’ayant qu’un message à proclamer, il pouvait se permettre de parcourir la ville en une journée seulement, le bouche à oreille se chargeant ensuite de répandre le message à qui il aurait échappé sur le moment. Un fils qui vous échappe, ce n’est pas non plus exactement un message : l’affaire ne saurait se régler au pas de course. Au contraire, on s’arrête en permanence : interrogeant les habitants, leur décrivant l’enfant, cherchant celui-ci jusque dans les moindres recoins. Jérusalem n’est pas Ninive, mais la ville est comme un labyrinthe : grouillant de ruelles s’entrecroisant en tous sens ; l’enfant pourrait apparaître à l’angle de l’une d’entre elles alors que ses parents y sont déjà passés en vain plusieurs fois. Ce qui vaut dans l’autre sens : à imaginer que ce soit l’enfant qui cherche ses parents. L’enfant décrit peut justement avoir été vu et reconnu au nord de la ville : ses parents s’y précipitent… s’éloignant de l’enfant qui, pendant ce temps, est parvenu au midi de la ville ! Encore de nos jours, il est possible de passer à proximité immédiate du Saint-Sépulcre sans l’apercevoir : les accès depuis le souk y étant discrets… et fermés en dehors des horaires réglementaires. Ce jeu du chat et de la souris pourrait être amusant en d’autres circonstances : ici, il ne laisse évidemment pas d’inquiéter.
            Or, qui cherche-t-on ? Un sage et un savant ? Point du tout : un jeune garçon de douze ans. Non que celui-là fût réputé insupportable et ignorant (!), présentant en cela la parfaite antithèse du premier ; mais c’est d’abord et avant tout un jeune garçon de douze ans n’ayant jusque ici posé aucune difficulté particulière [119] à ses parents : le contraste de cette longue absence n’en est que plus saisissant, ne s’accompagnant pas de l’ombre d’une explication. À supposer qu’il leur faille attendre celles d’Anne-Lise [120], les malheureux devraient s’armer d’une sacrée patience (celle-ci ne tenant pas exclusivement à une disparité d’époque [121, note 88]…) ! Ce qui amène à penser que le dernier endroit au monde où l’on pourrait penser retrouver un jeune garçon de douze ans est bien un lieu de forte concentration de sages et des savants : irait-on chercher un non comparant [122] dans un tribunal [123] ? (Encore que cette comparaison soit spécieuse… puisque il était question à l’instant d’une forte concentration de sages et de savants : dans le Temple de Jérusalem, par exemple…) Et le Temple, n’est-il pas la parfaite antithèse d’une cour de récréation pour jeune garçon de douze ans ? En désespoir de cause, allons-y voir tout de même : qui sait si celui-là, frisant le désespoir d’avoir perdu la trace de ses parents, n’y est pas monté afin de demander au Seigneur de le sauver de ce mauvais pas ? Au mieux le retrouvera-t-on ainsi en prière, s’approchera-t-on par derrière lui, lui touchant la frange de son vêtement afin qu’il se retourne en voyant sa prière exaucée : hosanna !

            Hosanna ? Oh ça par exemple, oui ! Cinq jours d’absence, trois jours qu’ils ratissent la ville en tous sens, et le voilà tout benoîtement assis au milieu des docteurs de la Loi, les écoutant et leur posant des questions : comme s’il s’agissait simplement de deviser tranquillement pour tuer le temps en attendant le départ des pèlerins nazaréens… qui, eux, sont largement parvenus à destination depuis lors ! Tous ceux qui l'entendaient s'extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses ? Et après ? Tous ceux qui l’entendent ne sont-ils pas Les sages et les savants ? Sous un tel statut, comment se fait-il qu’aucun d’entre eux ne se soit inquiété de celui de ce jeune garçon de douze ans, "tout-petit" dans la société civile ? En dehors des questions qu’il leur posait ouvertement, ne leur a-t-il donc jamais implicitement posé question quant à sa présence parmi eux, sans parents depuis plusieurs jours ? D’où l’implacable renvoi collectif des spectateurs du fond de la salle : n’auraient-ils pas été distraits en lisant le scénario ? "En le voyant, ses parents furent stupéfaits". Non que la légitime émotion des retrouvailles les aient submergés [124, notes 15] au point de les rendre parfaitement indifférents à ce qu’on s’extasie sur leur fils : d’autant que ce serait là davantage un sujet de fierté parentale que de honte. Mais ils sont là dans un lieu de forte concentration de sages et de savants : or, le spectacle qui s’offre alors à eux est incompréhensible dans la mesure où il bouscule tous les repères habituels. En effet, de par leur extase, les docteurs de la Loi (eux qui, dans leurs rangs, doivent bien compter quelques barbus d’âge aussi canonique qu’Abraham) se montrent comme incarnant les "tout-petits"… et leur tout-petit de douze ans, comme le "sage et savant" au milieu d’eux !
            « Comment se fait-il que vous m'ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C'est chez mon Père que je dois être. » Et pas un mot d’excuse avec cela (!), alors même qu’il est invité à "voir comme ils ont souffert en le cherchant, son père et sa mère". Comment se fait-il qu’ils l’aient cherché ? Ce n’est pas là un reproche de "fils indigne" à l’adresse de parents qui, en l’occurrence, n’ont évidemment pas à rougir de leur attitude : celle de tout parent digne de ce nom ; mais s’ils avaient mieux su que "c’est chez son Père qu’il doit être", le Temple n’eût pas été le dernier endroit où le retrouver, mais… le tout premier. Comment se fait-il qu’ils l’aient cherché… sous-entendu, si longtemps hors du Temple ? S’il est vrai qu’ils ont souffert en le cherchant, ne leur avait-il pas été assez révélé sur cet enfant-là pour leur fournir matière à Station_service_2.jpgs’épargner de telles souffrances ? Tel est le sens à donner à ces deux questions : « Comment se fait-il que vous m'ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? »
           Toutes proportions gardées, c’est un peu comme l’automobiliste qui a souffert en cherchant de l’essence, ayant parcouru jusqu’à la station trois kilomètres à pied avec un jerrycan à la main depuis qu’il est tombé en panne sèche sur une route déserte de rase campagne. Comment se fait-il qu’il en ait cherché si loin ? Ne le savait-il pas ? Son véhicule est pourvu au tableau de bord d’une jauge en parfait état de fonctionnement : en prime, un voyant lumineux clignotant l’alertait même du niveau critique de son réservoir. En surprime, depuis que le dit voyant est entré en action (couplé à un bip sonore : ne craignons pas le luxe !), il est passé devant au moins trois stations ne demandant pas mieux que de lui effectuer son plein [125]. Comment se fait-il qu’en dépit de tous ces avertissements, il soit néanmoins tombé en panne ? Naturellement, si le pompiste –ou le constructeur du véhicule- peuvent partager son désarroi du moment, pourquoi l’un ou l’autre lui devrait-il des excuses ?

         Joseph et Marie n’en sont pas là : cependant, ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait. À cette époque, pas de panne de voiture, pas de souci d’essence ou de station… et surtout, surtout pas davantage de tentation de soumettre ce que l’on ne comprend pas sur le moment à quelque pseudo-"expert"©[63][64, notes 36][65] de la comprenette-de-ce-que-l’on-ne-comprend-pas ! En effet, suite aux "judicieux""conseils"©[15, APR note 57] empreints de toute la "compréhension"© d’un de ceux-là, savez-vous ce que fait notre automobiliste tête en l’air ? Arrivé à la station, il fait le pleinau rayon libre-service de la boutique. Il retourne à son véhicule, y déverse un kilo de sucre dans le réservoir. Oh ça par exemple : le moteur refuse de démarrer. Incessamment, notre homme rentre chez lui à pied, se rue sur son téléphone et appelle son psyvocat [126]. Séance tenante, celui-là est chargé d’enregistrer et d’instruire sa plainte contre le constructeur du véhicule, le pompiste… la terre entière !
         Joseph et Marie n’en sont toujours pas là, et n’ont évidemment aucune intention d’en arriver là ! Pourquoi en arriveraient-ils là ? Tout rentre parfaitement dans l’ordre après cet événement : l’enfant descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis. "Leur être soumis" n’est pas précisément le signe d’une rébellion ou d’une prise de distance : fussent-elles refoulées, le garçon attendant son heure. Car il descendit avec eux : verbe qui accentue davantage qu’il n’y paraît son obéissance, en dépit de cet épisode d’apparence tumultueuse. En effet, à moins d’une inversion des pôles (ce qui n’est pas impossible, le sujet étant d’actualité de nos jours), Jérusalem se trouve au midi de Nazareth. Par conséquent, rentrer à Nazareth lorsqu’on vient de Jérusalem devrait géographiquement se traduire par "monter" à Nazareth : qui descendrait de Paris à Lille ? Dans ce contexte, descendre avec eux, c’est prendre en compte qu’ils ne comprirent pas immédiatement ce qu'il leur disait ; c'est de chez son Père à chez son père qu’il doit alors être, le temps que cette compréhension fasse son chemin : avec eux, il descend. De plus, non seulement il leur était soumis, mais sa mère gardait dans son cœur tous ces événements. "Garder dans son cœur" n’est pas tant garder de la rancœur -il n’y a d’ailleurs pas lieu, puisque tout rentre dans l’ordre- que se garder de toute tentation de soumettre ce que l’on ne comprend pas au pseudo-"expert"© suggéré plus haut, celui-là eût-il eu pignon sur rue à cette époque. Car le temps que la compréhension fasse son chemin vaut également dans le cœur d’une Marie peu encline à s’engouffrer dans une logique victimaire [99, note 6] faisant la fortune des premiers aigrefins venus, ceux-là faisant fonctionner leur "victimomètre" à la manière des plateaux d’une balance [127] : la "victime"© se fait "comprendre"© d’eux à proportion de ce qu’elle ne comprend pas… et de ce qu’ils comprennent encore moins, tout en lui fournissant matière à comprendre de moins en moins [128] ! Garder dans son cœur, c’est -à rebours de cette attitude- garder la tête haute en se gardant de trahir des secrets ne vous appartenant pas [129, APR note 95][116, notes 73,74], au risque de cacher ce qui doit être révélé, ou de révéler ce qui doit être caché dans un désordre croissant exponentiellement. Il descendit aussi avec eux parce qu’eux ne sont pas descendus jusque là : s’octroyant inconsidérément les attributs du Père en les pervertissant par manque de visibilité. C'est chez son Père qu’il doit être : certes pas chez ceux qui prétendraient connaître le Père alors que le Fils n’aurait pas voulu leur révéler ! S’ils prennent ce qui ne leur appartient pas, comment pourraient-ils appartenir au Christ ?…

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,9.11-13. (*)/(*)(*)(*)(*)  [Dimanche 3 juillet 2011]
Frères, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous l’emprise de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n’a pas l’Esprit de Christ ne lui appartient pas. Et si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. Ainsi donc, frères, nous avons une dette, mais ce n'est pas envers la chair : nous n'avons pas à vivre sous l'emprise de la chair. Car si vous vivez sous l'emprise de la chair, vous devez mourir ; mais si, par l'Esprit, vous tuez les désordres de l'homme pécheur, vous vivrez.

            Mais si, sans l'Esprit, vous faites cohabiter en vous l’emprise de la chair et celle de l’Esprit, vous vivrez différemment : exultant néanmoins de prendre part à la justice et la victoire qui viennent avec un roi assez humble pour vous adopter comme sa monture.

Livre de Zacharie 9,9-10. (*)/(So) [Dimanche 3 juillet 2011]
Exulte de toutes tes forces, fille de Sion ! Pousse des cris de
joie, fille de Jérusalem ! Voici ton roi qui vient vers toi : il est juste et victorieux, humble et monté sur un âne, un âne tout jeune. Ce roi fera disparaître d'Éphraïm les chars de guerre
[X!], et de Jérusalem les chevaux de combat ; il brisera l'arc de guerre (*), et il proclamera la paix aux nations. Sa domination s'étendra d'une mer à l'autre, et de l'Euphrate à l'autre bout du pays.

3367032265.jpg         Reconnaissons cependant qu’aussi étendue soit sa domination, il n’est pas certain que son amour atteigne en nous sa perfection si nous attestions que l’amour se reconnaisse à la taille de sa monture : qui sait si, alors, le premier cornac venu [130, notes 45 à 47] ne s’en trouverait pas injustement privilégié ? L’injustice en appelant une autre, la chair réclamerait ainsi sa dette, tirant la couverture à elle en proclamant aux nations que nous avons à vivre sous son emprise : l’esprit lui-même étant sommé [131][131bis] de répondre à la chair [132, APR note 18], au lieu de l’ordre inverse. Mais si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts persiste à habiter en vous, vous devez mourir : tuant que vous êtes pour les désordres de l’homme pécheur. Puisque Dieu nous a tant aimés -jusqu’à envoyer son Fils qui est la victime offerte pour nos péchés-, nous reconnaissons désormais que nous demeurons en lui en attestant que nous avons bien "compris"© le message : à notre tour, nous lui envoyons massivement [133, APR note 57][134, note 49] de nouvelles victimes offertes pour nos péchés [17, note 72][18, note 30][19, APR note 51]. Voici à quoi elles se reconnaissent : ce sont des "bourreaux"©[99, note 6] ! "Mes bien-aimés, aimons-nous les uns les autres [135, notes 122,123], puisque l'amour vient de Dieu". Ainsi, pouf pouf [136] ! celui qui manque de sérotonine [66, notes 88][137, notes 1,2] atteste que lui ne vient pas de Dieu. Dieu, personne ne l'a jamais vu… mais le monstre [86, APR note 122], oh que si ! Puisque Dieu nous a tant aimés, nous devons croire [138][139] qu’Il aime aussi "protéger"©[140, notes 29 à 31] les non-monstres des monstres [115, APR note 100].

Première lettre de saint Jean 4,7-16. (*)(*)(*)(*)(*)  [Vendredi 1er juillet 2011]
(*|*|*|*|*|*|*|*|*|*|*|*|*|*|*|*|*|*|*|*|*|*|*|*|*|*|*|*|*|*|*)

Mes bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l'amour vient de Dieu. Tous ceux qui aiment sont enfants de Dieu, et ils connaissent Dieu. Celui qui n'aime pas ne connaît pas Dieu, car Dieu est amour. Voici comment Dieu a manifesté son amour parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui. Voici à quoi se reconnaît l'amour
[88] : ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu, c'est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils qui est la victime [6] offerte pour nos péchés. Mes bien-aimés, puisque Dieu nous a tant aimés, nous devons aussi nous aimer les uns les autres (*)(*). Dieu, personne ne l'a jamais vu (*)[?]. Mais si nous nous aimons les uns les autres (*), Dieu demeure en nous, et son amour atteint en nous sa perfection. Nous reconnaissons que nous demeurons en lui [65!], et lui en nous, à ce qu'il nous donne part à son Esprit. Et nous qui avons vu, nous attestons que le Père a envoyé son Fils comme Sauveur du monde. Celui qui proclame que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu. Et nous, nous avons reconnu et nous avons cru que l'amour de Dieu est parmi nous. Dieu est amour : celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu, et Dieu en lui.

            Tandis que Jean nous parle ainsi (le déni de monstre atteignant en lui sa perfection), voilà que Matthieu s’approche à son tour, ne se moquant pas moins de nous puisque venant nous imposer un épisode à faire frémir d’épouvante tout non-monstre bien né. En effet, tant qu’il s’agit de s’approcher par derrière [141, note 11], tout va bien pour celui-là : il est en (sou)terrain [142] loup2.jpgconnu. Mais aller plus loin en projetant en soi-même de seulement parvenir à toucher un vêtement, n’est-ce pas s’exposer gravement au risque majeur d’une funeste contagion [143, APR note 87] ? Ah, si le non-monstre parvenait seulement à entrer en communication avec cette malheureuse [27, APR note 30] femme (non à cause des hémorragies dont elle souffre depuis douze ans -ce dont tout le monde se moque royalement, face à la proximité du "danger psychique"©[82, notes 4,5]-, mais à cause du risque qu’elle prend là !), il lui dirait : « Méfiance [64, notes 36], ma fille ! Vite, vite, vite, VIIIIIIIIIIITE : sauve-toi pendant qu’il en est encore temps [85, notes 67,68]. Et crois-moi : je suis catégorique là-dessus [82] ! » Parce que nous, on ne nous la fait pas : nous aussi avons "reconnu"© le "loup"©[144]. Et nous savons bien que celui qui demeure dans le "loup"©[145, notes 30 à 33] aura peine à parfaire son hâle estival…

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,18-26. (Mc)(Mc)(Mc)
[Lundi 4 juillet 2011]
{
*}{*}{*}  Tandis que Jésus parlait aux disciples de Jean Baptiste, voilà qu'un chef s'approcha ; il se prosternait [*] devant lui en disant : « Ma fille est morte à l'instant ; mais viens lui imposer la main, et elle vivra. »  Jésus se leva et se mit à le suivre, ainsi que ses disciples. Et voilà qu'une femme souffrant d'hémorragies depuis douze ans s'approcha par derrière et toucha la frange de son vêtement. Car elle se disait en elle-même : « Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée (*)(*)(*). » Jésus se retourna, la vit et lui dit : « Confiance, ma fille ! Ta foi t'a sauvée. » Et la femme fut sauvée à l'heure même.  Jésus, arrivé à la maison du chef, dit, en voyant les joueurs de flûte et l'agitation de la foule : « Retirez-vous. La jeune fille n'est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Quand il eut mis la foule dehors, il entra et saisit la main de la jeune fille, qui se leva. Et la nouvelle se répandit dans tout ce pays.

            Et c’est là une bonne nouvelle, la jeune fille (également âgée de douze ans, comme nous le révèle Marc par ailleurs [146]) revenant de loin : dans sa chair, afin de couper court à toute velléité de "chasse"©[147, APR note 37] déclenchée au signal de quelque joueur de pipeau [148] endormant la foule [149][150] pour que personne ne soit mort [151, notes 27 à 29][152][152bis][153]. Il serait donc dommage de la ternir par de plus mauvaises, consécutives au risque majeur de contagion évoqué un peu plus haut (non sans trembler d’effroi). Or, le non-monstre aime à ne pas la répandre, cette contagion : aussi est-il extrêmement "prudent"©[154] lorsqu’il s’approche par-derrière le monstre afin de "confirmer"© son identification de monstre. Sachant que toucher la frange de son vêtement repr1238033835.jpgésente manifestement un "danger pour soi et pour les autres"©[5, note 36], comment faire pour s’en sauver à l’heure même avant qu’il n’arrive à dévorer la maisonnée toute entière [155][145, note 50] ? Facile : puisque nous n’avons pas à vivre sous l’emprise de la chair, le monstre n’a pas à se retourner tandis que le non-monstre s’approche par derrière et le saisit par la queue, elle-même dépassant opportunément par derrière : c’est là un signe qui ne trompe pas [156]. Puisque nous n’avons pas à vivre sous l’emprise de la chair, le monstre n’a pas à récriminer [157] tandis que le non-monstre le fait tournoyer dans les airs [158]. Mais si le monstre récrimine, c’est donc qu’il se moque du Seigneur ! "Raison"© de plus [159] pour se voir ainsi "confirmée"© son identification de monstre [160, AV note 14] : dès lors, il n’est plus question de le toucher, mais de le faire saisir par d’autres [115, notes 97 à 100] qui détiennent le pouvoir [161][162] de le mettre dehors [163] pour que soit sauvés ceux qui restent dedans.
         « Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée » : à des années-lumière de , l’expérience [165] révèle (aux tout-petits, comme aux sages et aux savants)  un saisissant contraste : à réveiller un mort ! Reprenons notre non-monstre sauvé à l'heure même : délivré du monstre. "Délivré" : le mot se moque bien de ce dernier, puisque il a été retiré loin de l’agitation de la foule : dans une "maison de repos"©[166][167, notes 25,26] dont la qualité des serrures laisse augurer [168, APR note 69] comme une difficulté particulière [169] à quipas suffisamment"fatigué"©[170]?- nourrirait le projet ingrat de s’en sauver [171] à l’heure même. Nonobstant, ce n’est pas encore sur cet aspect que réside le saisissant contraste : celui-ci se limitant ici à l’équation monstre/non-monstre, ne concernant en rien une femme qui, souffrant d'hémorragies depuis douze ans, est soumise à un sujet de préoccupation autrement plus consistant ; aux yeux de cette femme il n’est de "monstres" que dans ces souffrances, contre lesquelles la médecine s’avère aussi impuissante que si on lui demandait de ressusciter un mort. Au cœur de cette femme, il n’est que de "toucher la frange du vêtement" de Jésus pour enfin tordre le cou à de tels "monstres" : nettement moins coûteux qu’un huissier de "justice"©©©[172], beaucoup plus efficace et naturellement sans fruits nauséabonds à l’encontre de quiconque [173, note 1]. "Toucher la frange d’un vêtement" en vue d’être délivré d’un mal : voilà un geste qui, en soi, appert d’une connotation volontiers superstitieuse [174]. Est-ce là d’ailleurs si rédhibitoire ? En effet, si le sens du mot en lui-même est communément péjoratif, son étymologie se fait plus neutre : « se tenir au-dessus »[175] n’étant en soi ni louable ni condamnable… et applicable de surcroît à n’importe quelle discipline. D’autre part, cela fait douze ans que cette femme souffre d’hémorragies : douze ans durant lesquels on sait -toujours de la plume de Marc [146]- qu’elle a couru de médecin en médecin, y dépensant toute sa fortune sans succès : autant d’éléments terriblement concrets se tenant davantage en plein dedans qu’« au-dessus », pouvant bien "autoriser" la malheureuse à user alors de cet ultime recours… quand bien même celui-là répondrait à la définition de la superstition !
         Du reste, et à cet égard, que fait le non-monstre devant le monstre lorsqu’il se juchefoi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société sur son escabeau de « non- » ? Le non-monstre se tient au-dessus du monstre : n’est-ce pas saisissant ? Mais il ne s’agit toujours pas là du saisissant contraste annoncé. Le monstre a donc été retiré dans une "maison de repos"© : s’il ne peut pas en sortir, il n’en va pas de même pour le non-monstre. La qualité des serrures n’est pas un problème pour le non-monstre de l’intérieur : détenant les clefs, il entre et sort quand il veut. Détenant les clefs, il laisse entrer et sortir le non-monstre de l’extérieur quand celui-là veut : à commencer par un non-monstre demandeur [176][177][178], se révélant à l’usage plus véloce à sortir qu’à entrer. Le non-monstre de l’intérieur, lui, a l’habitude des monstres : il les fréquente au quotidien. Si le monstre se fait monstrueux (à force d’être "soigné"© de sa monstruosité [153]), il a alors tendance à semer un certain désordre agité qui peut nuire au "repos"© des monstres "fatigués"© : aussi le non-monstre de l’intérieur ne craint-il pas d’intervenir (souvent à plusieurs -bien musclés-, nécessité oblige) pour le retirer à l’écart. Ce faisant, le non-monstre de l’intérieur n’hésite pas à toucher le monstre devenu monstrueux, allant plus loin que toucher la frange de son vêtement puisque s’en saisissant à pleines mains. Le non-monstre de l’intérieur semble ne pas devenir monstre sur-le-champ : sans doute est-il efficacement vacciné [179] contre la contagion. Le non-monstre de l’intérieur n’est pas immédiatement électrocuté au contact du monstre : sans doute est-il efficacement isolé (isolant aussi, eu égard au sort réservé au monstre devenu monstrueux, mais c’est là moins électrique…)? Le non-monstre de l’intérieur ne s’enflamme pas [180] immédiatement au contact du monstre : sans doute est-il efficacement ignifugé ?   

       Alors, puisque le non-monstre de l’intérieur parvient à survivre en des conditions si éprouvantes, comment se fait-il que le non-monstre de l’extérieur tressaille d’épouvante à la seule perspective d’un toucher involontaire de vêtement de monstre [181, APR note 47] ?

[ NB : attention aux lectures rapides dans le texte ! Il y est bien question de monstre de l’intérieur. Selon la formule consacrée, toute ressemblance avec un ministre de l’Intérieur serait fortuite et déplacée… ]

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Commentaires

Oh ! des anges montant ... ça nous change de Yves ! (houpss)

Écrit par : S. | mercredi, 06 juillet 2011

Celui qui nous chantait "le temps des cerises" en bas de cette note ?
http://micheldetiarelov.hautetfort.com/archive/2008/07/22/il-est-deux-anges-heureux-de-conduire-a-tombeau-ouvert.html
Faciiiiiiiiile ! Et ne comptez pas sur votre serviteur pour vous absoudre : n'étant pas dupe du taux réel d'alcoolémie dans le thé (ou alors, ce seraient les cerises qui ont trempé dans l'eau-de-vie ?). Quoi qu'il en soit -et à titre de session de rattrapage-, allons-y avec Yves et remettons-le "à bicyclette"... entre deux anges sur l'échelle : c'est déjà moins facile, pas vrai ?...

Écrit par : Michel | jeudi, 07 juillet 2011

Mais que nenni, mon cher, je n'ajoute rien à mon thé - (je préfère monter les mains vides)
Ce n'est pas parce que vous n'acceptez d'avaler " c't' eau chaude " comme disait madame Sans-Gêne uniquement arrosé de rhum, "l'unique objet de mon ressentiment" que tout le monde doit en faire autant, hic ! " les montagnards sont làààààà " ...

Écrit par : S (bien raisonnable ?) | vendredi, 08 juillet 2011

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