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mercredi, 03 août 2011

« C'est ainsi que tout disciple du Royaume des cieux devenu scribe est repérable à un maître de raison qui tire de son trésor des peurs et des glissements de terrain. »

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société 

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Il acheva ainsi de proposer des parachutes, puis ils l’éloignèrent d’eux. 

   La danse des canards.mp3  
   
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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,44-52(53).

(1)[Dimanche 24 juillet 2011 {*}] 

+(1/1)[Mercredi 27 juillet 2011 (Mt 13,44-46)  [1](*)[2](*) Jésus disait à la foule ces paraboles : « Le Royaume des cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l'homme qui l'a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète ce champ. Ou encore : Le Royaume des cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines. Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète la perle.

+(1/2)[Jeudi 28 juillet 2011 (Mt 13,47-53) (*)[4](*) Le Royaume des cieux est encore comparable à un filet qu'on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s'assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien.

Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges viendront séparer les méchants des justes et les jetteront dans la fournaise : là il y aura des pleurs et des grincements de dents [*]. Avez-vous compris [Mt(1/2)] tout cela ? - Oui », lui répondent-ils [<35]. Jésus ajouta : « C'est ainsi que tout scribe devenu disciple du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l'ancien. »
Jésus acheva ainsi de proposer des paraboles, puis il s'éloigna de là.

 

         S’il n’y avait à la clef moult pleurs et grincements de dents pour cause de micro-"fins du monde" localisées et prophétisées sur mesure [1][2], en avance sur le calendrier [3, note 1] -afin de fourbir le nécessaire justifiant l’intervention de quelque ange auto-proclamé [4][5, notes 31,32] venant séparer les méchants ("bourreaux"©) des justes ("victimes"©[6, note 13]) avant que les uns ne dévorent les autres tout crus-, peut-être aurions-nous de quoi proposer nombre de scénarii burlesques se greffant sur l’achèvement de ces paraboles. Ainsi en est-il en ce monde : il ne manquerait plus que s’étant éloigné de là, Jésus y revienne et, subrepticement, réitère sa question [7][8]. « Avez-vous compris tout cela ? » « Oui », lui avaient-ils alors 3902213475.jpgrépondu. Réponse déjà un rien présomptueuse, puisque exprimée par la foule à laquelle Jésus disait ses paraboles ; or, on sait par ailleurs combien cette foule pouvait être disparate : mêlant ce qui est bon à ce qui ne vaut rien [9,Mt(1)], le bouton de la réception [10, note 6] correctement réglé sur le Maître [11, APR note 30]… ou tournant en boucle sur le programme minimal émis par "Radio-Isaïe"[12,Mt(1)][13]. Aussi, afin de tirer un scénario neuf de cette question ancienne, allons-nous plus modestement imaginer que celle-ci fût posée non plus à la foule d’aujourd’hui, mais seulement à Ses disciples : de ces fidèles n’ayant pas besoin de découvrir au sens littéral toutes ces paraboles, tant ils les connaissent par cœur. « Avez-vous compris tout cela ? » « Oui », répond avant eux -et pour eux- la foule scandalisée [14, APR note 8][>Mt(6)] qu’une question aussi facile leur soit encore posée. Mais cette foule s’agite pour bien des choses : accaparée par de multiples occupations [>Lc(2)] plus ou moins éloignées du sujet, n’étant pas nécessairement en route avec les disciples, comment s’inquiéterait-elle d’en distinguer aux jours d’épreuve ceux qui tiennent bon [>Rm]… de ceux qui sont dans le besoin de partager leurs affects –notamment les plus éprouvants [16, notes 94 à 103]- avec de multiples "prestataires de service"©[17][18, note 63][19, notes 85 à 95] ?
       C’est que la foule d’aujourd’hui a d’autres chats à fouetter (à tourner aussi [20], parfois) que de rivaliser de querelles théologiques lui passant par-dessus la tête : n’étant plus au temps d’Hérode, elle se garde bien de tenir quiconque pour un prophète [>Mt(3)], ne sechaînera pas davantage à faire la part de ce qu’on lui apporte sur un plat, dès lors qu’elle en sera informée d’une étiquette "chrétienne"[21, notes 49 à 52][22, note 52]À cet égard, seule une situation exceptionnelle découvrant un aspect violemment contradictoireau sein de laquelle l’élan d’une généreuse campagne de désinformation lui servira néanmoins ladite étiquette [10, notes 10, 144]- pourra éventuellement la conduire à ne pas l’accueillir les yeux fermés. Pour le reste, qu’importe à la foule si rien ne saurait briser l’élan de certains disciples ne doutant pas de leur capacité à dépasser le Maître ? Il "se contente" d’expulser les démons ? Eux vont les tourmenter jusqu’à ce qu’ils "se convertissent"[23, APR note 231] ! Il "échoue" à guérir certains malades [13,Mt(2)][24, APR note 21] ? Eux ont choisi meilleure part : ils font enlever [25][25bis] certains de leurs "malades"© afin de les contraindre [23, APR note 165] à "guérir"©[26, APR note 60,§7] malgré eux ! Voir des "serviteurs du Seigneur" rivalisant de "salut"[13, APR note 116][27]… en faisant enchaîner autrui, cela ne fait rien à la foule : sans doute lui revient-elle comme une vague réminiscence d’un rapport étroit entre le disciple et le salut ? Aussi ne s’attarde-t-elle pas sur cette éradication de tout fondement chrétien, qui consiste à tenir bon dans cette étrange [28] forme de "salut" par procuration [29, APR note 4][30, AV note 29] de ces "fidèles" dans le besoin [31][32][33] d’apaiser leur pathos [10, APR note 81] par tiers interposé. N’en paraissent-ils pas plus à l’aise pour se tenir ensuite aux pieds du Seigneur [34], écoutant sa parole [>Lc(2)]… voire la répétant [10, APR note 104] avec délectation ? En attendant, la foule a répondu trop vite.

 

       « Avez-vous compris tout cela ? » Soucieux du bien-être des spectateurs du fond de la salle [35], inquiet qu’ils ne s’endorment -ou sortent !- avant la fin du film [36], le scénariste s’est attaché à pimenter le synopsis en rendant la réponse moins facile qu’il n’y paraît : d’ que la foule puisse revoir sa copie. Car sous sa plume, la question de Jésus s’adresse ici à ces disciples fidèles du "salut" par procuration. Or, ces disciples-là sont des bien-"comprenants"© : unis les uns aux autres par l’affection [>Rm][37, note 59] caractérisant les frères ne comprenant même plus qu’ils ne comprennent pas [10, AV note 35] ! N’est-ce pas là s'inquiéter et s'agiter pour bien des choses ? Après tout, s’ils ne comprennent pas qu’ils ne comprennent pas, n’en sont-ils pas également plus à l’aise pour répondre « oui » en chœur ? En un sens, ce ne serait pas mentir de leur part… puisque justement, ils ne comprennent pas qu’ils ne comprennent pas ! C’est oublier que, toujours soucieux du bien-être des spectateurs du fond de la salle, le scénariste a demandé aux accessoiristes de leur fournir en temps voulu un casque de traduction simultanée. Ceci aux spectateurs seulement : pas aux acteurs incarnant les bien-"comprenants"© : car il est également soucieux de ne pas briser l’élan d’une certaine authenticité. Et voilà pourquoi il a le pouvoir de faire parler Jboulet.jpgésus… en araméen, sa langue d’origine. « Avez-vous compris tout cela ? » La question est donc généreusement posée en araméen : l’épreuve est rude pour les acteurs, le plus doué d’entre eux n’y entendant goutte à cette langue. Au moins ont-ils ainsi meilleure part qu’avantcar, à ce stade, ils comprennent qu’ils ne comprennent pas ! Traduit dans le code typographique interne au présent blog, ils ne comprennent que les mots de cette police et de ces teintes, les comprennent encore mieux lorsqu’ils s’accompagnent des signes réglementaires que sont les guillemets et le © ! En revanche, les malheureux [38] ne comprennent rien de rien à cette police et à ces teintes : c’est dire que même la compréhension de leur non-compréhension leur est typographiquement enlevée ! Aussi en sont-ils assez troublés pour rendre impossible leur consentement [39] à répondre « oui ». À leur décharge, notons cependant qu’ils ne disent pas davantage « non » ; de même qu’en son temps Hérode aimait à entendre Jean [40, note 3][>Mt(3)], ils peuvent  aimer partager quelque fidèle assemblée [41]pourvu que personne ne s’avise d’y faire jaillir l’Esprit [>Rm][42, APR note 10]. En effet, dans ce cas ils prient avec persévérance« Seigneur, sauve-moi ! »[>Mt(5)]: car leur maison de prière n’étant pas toujours accueillante aux "fantômes"©[43, APR note 21], on imagine l’épreuve contrariante qu’ils traverseraient si jaillissait le "Fantôme"© en Chef ! Un fantôme, il n’est pas besoin de l’enchaîner s’il est écossais : sa chaîne (avec boulet en option) ne lui sera pas enlevée. Mais pour chercher à le mettre à mort [44, APR note 87] ou le mettre en prison, qui s’y risquerait ? Paralysés par la peur, les disciples arriveraient-ils encore à prendre leurs jambes à leur cou [45, notes 1 à 5] ? « Oui »… car la peur donne des ailes [46] si elle pousse à ne pas seulement se laisser toucher [47, note 181][23, APR note 171] la frange de son manteau de bien-"comprenant"©

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(2)[Vendredi 29 juillet 2011 {*}{*}{*}](*)[<16](*)(*)(*)
{Ste Marthe, mémoire} [*]
Alors qu'il était en route avec ses disciples, Jésus entra dans un village. Une femme appelée Marthe le reçut dans sa maison. Elle avait une sœur nommée Marie qui, se tenant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Marthe était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien ? Ma sœur me laisse seule à faire le service. Dis-lui donc de m'aider. » Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses [6]. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part (?) : elle ne lui sera pas enlevée. [*] »

            Marthe écouterait bien, elle aussi, la parole du Seigneur ; la peste soit de ces multiples occupations qui l’accaparent assez pour l’en distraire et ne lui en laisser saisir que de modestes bribes : lorsque les besoins du service la conduisent à s’approcher de son illustre invité. La peste également soit de cette postérité qui l’associe indécrottablement à celle qui s'inquiète et s’agite pour bien des choses : à la frustrée de service ! Laissée seule à cette étiquette peu glorieuse, voilà qu’à demi-mot semble lui être reproché de s’occuper du superflu [48] : car ne lui a-t-il pas été signifié qu’une seule chose était nécessaire ? Elle qui s’agite pour bien des choses, elle s’inquiète donc nécessairement pour du superflu. Marie a choisi la meilleure part : sans s’inquiéter et sans s’agiter, elle rafle la mise en captant la seule chose nécessaire. Cette part ne lui sera pas enlevée… mais il s’agit bien d’une part, non de la totalité. Une seule chose est nécessaire, mais ce serait briser l’élan de toute générosité que de la considérer comme une chose trop uniforme pour ne pas se prêter au partage : ce serait même briser hypocritement sa nécessité que de prétexter de son impossibilité intrinsèque à se prêter au partage -qu’elle en perdrait alors toute valeur (à l’exemple d’un billet de banque ou d’une pièce de monnaie)- pour se l’approprier indûment à soi tout seul. De ce fait, elle serait alors bel et bien enlevée pour tous : perdant sa valeur précisément là où l’on s’attachait à la préserver ! Or, puisque Marie a choisi la meilleure part -et qu’elle ne lui sera pas enlevée-, elle n’entre pas dans une telle logique. Marthe non plus : si elle n’a pas choisi la meilleure part, elle a néanmoins choisi l’autre part.
         Certes, elle s'inquiète et s'agite pour bien des choses : entre autres, pour la seule qui est nécessaire : si elle en avait été exclue, Marie n’aurait pas choisi la meilleure part, parce qu’ayant alors choisi toutes les parts… et elles lui en eussent été enlevées ! Par ailleurs, si Marie a choisi la meilleure part –et que cette part ne lui est pas enlevée-, c’est aussi parce qu’il s’agit d’une part d’elle-même ; lui enlever, c’eût été lui enlever cette part d’elle-mêmesans que Marthe y trouve davantage son compte, la part de Marie n’étant pas la part de Marthe. Le récit n’est cependant que la photographie d’un moment donné : celui où Jésus est reçu dans une maison qui est commune aux deux sœurs… voire à un frèreLazare- qui est ici totalement éclipsé : soit qu’il fût absent, soit que sa présence muette n’apporte rien de fondamental à la pédagogie defoi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société cette scène. Or, nous savons par ailleurs que Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare [18] : précision qui, du reste, nous est fournie par celui que Jésus aimait [49]. Précision qui, en aucun cas, ne vise à suggérer que lorsque Jésus aime quelqu’un, ce fût par une sorte de choix préférentiel indiquant par contraste qu’Il aime moins -ou pis : n’aime pas- quelqu’un d’autre : que ce soit auprès de ses détracteurs les plus forcenés, en passant par Judas [50] au plus fort de sa trahison (jusqu’au bout [51], ce dernier sera « mon ami »[52, note 20]…), nulle part n’a-t-il jamais été fait mention de Jésus déclarant –ou montrant- quelque signe de non-amour à l’encontre de quiconque : au pire déplore-t-Il comme étant malheureux [38] ceux qui manifestent un tel signe. Lorsque, au contraire, l’Évangéliste prend la peine de préciser que Jésus aime quelqu’un, c’est bien parce ce quelqu’un est explicitement cité en exemple pour avoir manifesté des signes plus heureux ; l’interpréter comme une marque de faveur (sous-entendu -et par opposition implicite- : une marque de défaveur ouvrant à la jalousie [53] d’un autre), ce serait en demeurer dans une acception tridimensionnelle de l’amour : un comble si l’on se rappelle qu’il est une ouverture en direction de la quatrième dimension [54, APR note 27] ! Ainsi, Jésus aimait Marthe et sa sœur : non pas tant qu’elles eussent été plus sympathiques –ou plus "aimables"- que d’autres (ce qui ne l’exclut pas, bien sûr (!) : mais ce n’est pas là un facteur déterminant), mais bien parce qu’Il savait que leur maison était toujours accueillante : que sous son toit, les uns étaient unis aux autres par l’affection fraternelle, que les uns rivalisaient de respect pour les autres, que touschacun à sa manière et selon ses capacités- étaient les serviteurs du Seigneur : en somme, que leur amour était sans hypocrisie. Pour que Jésus sache tout cela, il a bien fallu qu’Il l’expérimente de Lui-même. Avec Marthe accaparée par les multiples occupations du service, nous voyons bien que le seul nécessaire n’occulte pas les contingences matérielles qui sont celles du boire et du manger, de l’art de recevoir. Autrement dit, c’est moins par révélation divine que Jésus sait tout cela que par la satisfaction des besoins nutritifs de chacuny compris des Siens. Par conséquent, cette "photographie" d’un moment donné est extraite d’un "album" en contenant vraisemblablement quelques autres. Sur celle-ci, Marie a choisi la meilleure part… mais rien n’interdit d’envisager que sur d’autres ce soit Marthe qui l’ait choisieMarie étant alors plus active qu’elle n’est sur celle-ci. Ponctuellement, celle qui assure le service tient bon au jour d’épreuve ; celle qui se tient assise aux pieds du Seigneur est dans la joie des jours d’espérance. Sur cette "photographie", Marthe est Marthe, Marie est Marie… ce qui est un cliché (!) : pourtant, sur d’autres que celui-ci, les rôles sont assez partagés pour que Marthe eût été "Marie", que Marie eût été "Marthe". Jésus aimait venir dans cette maison parce qu’elle était toujours accueillante : d’abord à l’intérieur d’elle-même. Opposer Marthe à Marie, c’est opérer un funeste contresens : Marthe et Marie s’accueillent mutuellement, la première étant le prolongement actif [55, note 2][56, note 2][57,Jc][58,Jc] s’inscrivant dans la cohérence avec l’apparente passivité contemplative de la deuxième. Marthe sans Marie n’est rien : elle manquerait à la bienséance, laissant seul son invité pendant qu’elle est affairée. Marie sans Marthe n’est rien : elle manquerait à la satisfaction des appétits à l’heure de passer à table. « Quand je rivaliserais d’habileté à réaliser les plus savoureuses recettes culinaires des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, je ne suis plus qu'airain qui sonne ou cymbale qui retentit »[59, APR note 31], pourrait paraphraser Marthe. « Quand je connaîtrais tous les mystères et toute la science à l’écoute attentive de notre invité, quand j'aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien », pourrait lui répondre Marie en écho. Au moment de cette "photographie"-, c’est d’abord à la charité que répondent les deux sœurs : celle-ci se manifestant dans l’élan d’une générosité exprimée différemment selon qu’on soit Marthe ou Marie. Aucune n’est à rejeter, chacune est nécessaire. Et toutes deux sont de chair, non de marbre : ainsi la Marthe d’un jour peut-elle devenir la Marie d’un autre jour, et vice-versa. Ceci d’autant que Marthe et Marie cohabitent dans la même maison… voire la même personne.

       « Dis-lui donc de m'aider. » Répondre favorablement à la demande [60][61] d’aide d’une "Marthe inquiète et agitée", ce serait briser net l’élan de générosité des deux, colmater tout jaillissement de l’Esprit, respecter l’une au détriment de l’autre : décapiter leur maison. L’attachement au foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétébien, l’union des uns aux autres par l’affection fraternelle frisent la plaisanterie de potache, tant ils se dissipent pour ne plus en constituer que de vagues souvenirs. Les jours d’espérance se font aussi accessibles que la ligne d’horizon, cédant la place à des jours d’épreuve s’accumulant comme les couches de la pâte feuilletée. "Marthe" tient bon (et avec elle seule, toutes les "Marthe: celles-ci s’unissant alors les unes aux autres [0, note 37][62, note 32] par leur coalition désespérée contre les "Marie"[63, notes 7,8] !)… à ce que son "besoin"[0, notes 31 à 33] soit le seul nécessaire : que les "aides"©[64][65][66][0, note 19] reçues rendent sa maison toujours expulsante [67] aux "Marie" qui "ne devraient pas être là"[68, notes 115 à 117]. À un tel degré de caricature dans l’ensevelissement de la parole du Seigneur, même l’amour avec hypocrisie a vécu : ne subsiste que l’hypocrisie sans amour ; ce que même les païens fuient avec horreur : pour le coup, ils n’en feraient pas autant [69], peu enclins qu’ils sont à rivaliser avec ces "croyants"[70] s'engageant à donner tout ce que demande la première "Marthe" venue, pourvu que celle-ci dégouline d’inquiétude et d’agitation… pour un verre [71].

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Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 12,9-13. (*)/(*)(*)  [Vendredi 29 juillet 2011] 
Frères, que votre amour soit SANS hypocrisie. Fuyez le mal avec horreur [X!], attachez-vous au bien [*][*]. Soyez unis les uns aux autres par l'affection fraternelle, rivalisez de respect [6!!!] les uns pour les autres. Ne brisez pas l'élan de votre générosité, mais laissez jaillir l'Esprit ; soyez les serviteurs du Seigneur. Aux jours d'espérance, soyez dans la joie ; aux jours d'épreuve, tenez bon ; priez avec persévérance [*|*]. Partagez avec les fidèles qui sont dans le besoin, et que votre maison soit toujours accueillante [!!!].

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 14,1-12.
(3)[Samedi 30 juillet 2011 {*}{*}{*}] [*]/(Mc)(Lc)(Mc)(Mc)(Lc)(Mc)(Lc)(Mc)
En ce temps-là, Hérode [*], prince de Galilée, apprit la renommée de Jésus et dit à ses serviteurs : « Cet homme, c'est Jean le Baptiste, il est ressuscité d'entre les morts, et voilà pourquoi il a le pouvoir de faire des miracles. » Car Hérode avait fait arrêter Jean, l'avait fait enchaîner et mettre en prison, à cause [*] d'Hérodiade, la femme de son frère Philippe. En effet, Jean lui avait dit : « Tu n'as pas le droit de vivre avec elle. (*) » Hérode cherchait à le mettre à mort [*], mais il eut peur de la foule qui le tenait pour un prophète. Lorsque arriva l'anniversaire d'Hérode, la fille d'Hérodiade dansa devant tout le monde, et elle plut [>54] à Hérode. Aussi s'engagea-t-il par serment à lui donner tout ce qu'elle demanderait. Poussée par sa mère, elle dit : « Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le Baptiste. » Le roi fut contrarié, mais à cause de son serment et des convives, il commanda de la lui donner. Il envoya décapiter Jean dans la prison. La tête de celui-ci fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l'apporta à sa mère. Les disciples de Jean arrivèrent pour prendre son corps, l'ensevelirent et allèrent en informer Jésus.

 

       En ce temps-ci, il n’est de jours d’espérance qu’absorbés par les jours d’épreuve : l’affection unissant les uns aux autres faisant enchaîner dans l’affliction partagée, et mettre en prison d'inquiétudes et d'agitations pour bien des choses : au plus inquiet est donné tout ce qu’il demande, inquiétude et agitation étant tenus pour d’infaillibles critères de fidélité à une implacable "réalité"©[10, notes 205 à 207] ; sur la tête du moins inquiet -choisissant la meilleure part-, plane le spectre de la décapitation psychique [72] : ses "troubles"©[73, APR note 55] ne lui rendraient-ils pas impossible de consentir [39] à se faire du souci pour demain [74,Mt(2)] ? Au nom de la "réalité"©, l’inquiétude suggérera par exemple que cinq pains et deux poissons ne sauraient guère apaiser la faim au-delà d’une poignée de personnes ; si les gens sont environ cinq mille -sans compter les femmes et les enfants-, à l’évidence [75, APR note 70] ont-ils besoin de s’en aller : qu'ils aillent dans les villages s'acheter à manger ! Car le vent est contraire [>Mt(5)] aux serviteurs du Seigneur fuyant le mal avec horreur, attachés au bien, laissant jaillir l’Esprit, etc. : pour tout dire, les bien-"comprenants"© ont besoin [0, notes 31 à 33], eux, que ceux-là s’en aillent. Peu importe que ce soit pour aller s’acheter à manger, danser devant tout le monde, fêter un anniversaire ou se faire décapiter : l’important, c’est de connaître et d’aimer sans hypocrisie ce qui est essentiel. Ce sans quoi nous autres bien-"comprenants"© allons nous étioler ; ou ce sans quoi nous n’allons pas, finalement, assumer de façon heureuse le dessein qui est le nôtre [76, APR note 30]. Or, pour assumer ainsi ce dessein, il faut décidément que les autres s’en aillent [67] (c’est "cruel" mais "nécessaire"[77,77bis, note 9]…) : qu’ils n’y reviennent pas, tant ils sont inquiétants ! (S’ils y "reviennent"©, on les fuit avec horreur [45, notes 1 à 5] car ils sont encore plus inquiétants : bouleversants de "fantômitude"© !)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 14,13-36.
(4)[Dimanche 31 juillet 2011 {*}{*}{*} (Mt 14,13-21)]
(
Mt)(Mt)(Mc)(Mt)(Mc)(7)|(Jn)(Mc)(Jn)(Jn)(Mc)(Jn)(Lc)(Mc)(Jn)(12)
Jésus partit en barque pour un endroit désert, à l'écart. Les foules l'apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied. En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de pitié envers eux et guérit les infirmes. Le soir venu, les disciples s'approchèrent et lui dirent : « L'endroit est désert et il se fait tard. Renvoie donc la foule : qu'ils aillent dans les villages s'acheter à manger ! » Mais Jésus leur dit : « Ils n'ont pas besoin de s'en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Alors ils lui disent : « Nous n'avons là que cinq pains et deux poissons. » Jésus dit : « Apportez-les-moi ici. » Puis, ordonnant à la foule de s'asseoir sur l'herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule. Tous mangèrent à leur faim et, des morceaux qui restaient, on ramassa douze paniers pleins. Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants.
(5)[Lundi 1er août 2011 {*}{*}{*} (Mt 14,22-36)]+[Dimanche 7 août 2011 (Mt 14,22-33)]
(Jn)(Mt)(*)(Mc)(Mc)(Mc)(Mt)(Mc)(Mc)(Mc)(Mc)(Mt(2))
A
ussitôt après avoir nourri la foule dans le désert, 1187211746.jpgJésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l'autre rive
[*], pendant qu'il renverrait les foules. Quand il les eut renvoyées, il se rendit dans la montagne, à l'écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul. La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire. Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils disaient : « C'est un fantôme », et la peur leur fit pousser des cris. Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c'est moi ; n'ayez pas peur ! » Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau. » Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, voyant qu'il y avait du vent, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi (*), pourquoi as-tu douté ? » Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba. Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »
(Mc)(Mc)(Mc) Ayant traversé le lac, ils abordèrent à Génésareth. Les gens de cet endroit reconnurent Jésus ; ils firent avertir toute la région, et on lui amena tous les malades. Ils le suppliaient de leur laisser seulement toucher la frange de son manteau [*], et tous ceux qui la touchèrent furent sauvés [*].

       L’important, c’est donc de faire en sorte qu’ils n’y reviennent pas (ceci malheureusement [76, APR note 30] sans compter sur la décapitation, qui avait l’avantage d’un résultat garanti sans retour). Aussi convient-il de ne pas se laisser saisir de pitié [78,8 à 11] envers eux : de les rendre infirmes en les faisant partir en barque pour un endroit désert, à l’écart, les obliger à monter dans une barque qui n’est pas la leur [29, APR note 4][79]. Ce qui est essentiel, c’est aussi de penser à avoir joué de la vrille [80] dans la coque : et quand ils monteront dans la barque (celle-ci étant déjà à bonne distance de la terre), elle coulera [81, notes 36]. Alors ceux qui n’étaient pas dans la barque pourront se prosterner devant celui [82] qui les a dissuadés d’y monter : même s’ils n’avaient pas d’argument [83][84][85], ils sont venus vendre un frère et consommer leur trahison [86][87, APR note 34], ils sont venus acheter du vinaigre [88] et du petit-lait [89] sans argument et sans rien payer de leur personne ! Pourquoi pas dépenser son argent pour ce qui pourrit [90][91][92], se fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ? La parole de Dieu, par exemple : l’écoutant a beau prêter l’oreille (grande [93]) et s’en régaler, elle ne rassasie pas… s’il ne comprend même plus qu’il ne comprend pas. Pourquoi seulement se fatiguer à dépenser de l’énergie cérébrale ? Il existe tant de savoureux "experts"©[94, notes 34 à 38][95] qui, en leur domaine –voire outre leur domaine [96,com.1,9°)]-, confirment leur bienveillance envers les inquiets et autres agités avides de se laver les mains [97] de ce qui sort de leur bouche [>Mt(6)]

Livre d'Isaïe 55,1-3. (*)/(*)(*)  [Dimanche 31 juillet 2011]
Vous tous qui avez soif, venez, voici de l'eau ! Même si vous n'avez pas d'argent, venez acheter et consommer, venez acheter du vin et du lait sans argent et sans rien payer. Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas, vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ? Écoutez-moi donc : mangez de bonnes choses, régalez-vous de viandes savoureuses ! Prêtez l'oreille ! Venez à moi ! Écoutez, et vous vivrez. Je ferai avec vous une Alliance éternelle, qui confirmera ma bienveillance envers David.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 15,1-2.10-14.
(6)[Mardi 2 août 2011 {*}](Lc)(Mc)(Mc)[2/3](Mc)[16](Mc)
Alors des pharisiens et des scribes venus de Jérusalem s'approchent de Jésus et lui disent : « Pourquoi tes disciples désobéissent-ils à la tradition des anciens ? En effet ils ne se lavent pas les mains avant de prendre leur repas. » Jésus appela la foule et lui dit : « Écoutez et comprenez bien [*][*][*] ! Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l'homme impur. Mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui rend l'homme impur. »
Alors les disciples s'avancèrent et lui dirent : « Sais-tu que les pharisiens ont été scandalisés en entendant cette parole ? » Mais il répondit : « Toute plante que mon Père du ciel n'a pas plantée sera arrachée. Laissez-les dire : ce sont des guides aveugles pour des aveugles.
[*][*] Si un aveugle guide un aveugle, ils tomberont tous les deux dans un trou. » 

         Alors les disciples bien-"comprenants"© s'avancent à leur tour, comprenant mal que les pharisiens aient pu être scandalisés en entendant cette parole : en effet, puisque ce qui rend l'homme impur (par conséquent, "troublé"©[73, APR note 55]) est "bien"© ce qui sort de la bouche (mais pas de la leur, puisqu’ils aiment à garder le silence [98]…), cela n’atteste-t-il pas d’une plante si peu plantée par le Père du ciel que c’est "accomplir Sa volonté" que de l’arracher [3, note 1] ? Leur foi [99][100] est grande, que tout se fasse pour eux comme ils le veulent_[101] "le veut le Père du ciel" ! Et, à l'heure même, c’est à qui tombera le premier dans un trou. Celui-là n’en est d’ailleurs plus un, quelque opportune astuce sémantique [102, notes 25 à 49] étant venue à leur secours : non afin de les en retirer mais pour qu’ils mieux-"comprennent"© le trou comme étant une "bosse"©[103, APR note 10]. Moyennant quoi ils peuvent alors être "scandalisés"© au fond de leur trou_sur d’autres fondements [13, APR note 47] : par exemple lorsque le serviteur du Seigneur (encore lui !) fuyant le mal avec horreur, attaché au bien, laissant jaillir l’Esprit, etc. n’accepte pas de se laisser guider [104, notes 3,4][105, notes 17,18] dans le trou_sur la "bosse"© par ceux qui sont déjà dedans_"dessus"©. Enfin quoi : pourquoi désobéit-il ainsi ? Peut-être parce qu’il obéit à la tradition des anciens, celle-ci stipulant "aveuglément"© qu’un trou ne saurait être autre chose qu’un trou : ce qui n’est pas facile à comprendre dès lors qu’un trou est une "bosse"© ! Car il n’est pas bien de prendre une "bosse"© pour un trou : cela ne donne pas satisfaction à ceux qui sont dedans_"dessus"©, leur offrant au contraire matière à s’inquiéter et s’agiter. Aussi poursuivent-ils de leurs cris [106] ce "démon"©[63, note 41] qui les tourmente [107][108][109], tant qu’il ne les a pas rejoints dans leur trou_sur "la meilleure part"© de leur "bosse"©.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 15,21-28.
(7)[Mercredi 3 août 2011 {*}{*}](*)(Mc)(Mc)(Mc)   +[Dimanche 14 août 2011]
foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétéJésus s'était retiré vers la région de Tyr et de Sidon [*]. Voici qu'une Cananéenne, venue de ces territoires, criait : « Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David [*]! Ma fille est tourmentée par un démon. » Mais il ne lui répondit rien. Les disciples s'approchèrent pour lui demander : « Donne-lui satisfaction, car elle nous poursuit de ses cris ! »  Jésus répondit : « Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues d'Israël. [*] » Mais elle vint se prosterner devant lui : « Seigneur, viens à mon secours ! » Il répondit : « Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens. -C'est vrai, Seigneur, reprit-elle ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » Jésus répondit : « Femme, ta foi est grande, que tout se fasse pour toi comme tu le veux ! » Et, à l'heure même, sa fille fut guérie.[3][>240]

         « Donne-lui satisfaction, car elle nous poursuit de ses cris ! » « Donne-lui »… ou « donne-nous » ? Sous-entendu : « Aie pitié de nos oreilles soumises à rude épreuve, Seigneur, fils de David ! Car si sa fille est tourmentée, la mère nous tourmente de ses cris ! » C’est un peu le « Dis-lui donc de m'aider » de Marthe, appelant ici plus explicitement à intervenir dans l’intérêt "vertueux"[110] d’un tiers [111] quand il s’agit plus véritablement de se donner satisfaction à soi-même. « Dis-lui donc de m'aider », « Nous te disons donc de l’aider » sont comme les deux faces opposées d’une même pièce.
         Sur cet aspect, la demande de la Cananéenne est plus pure : c’est véritablement dans l’intérêt d’un tiers -sa fille tourmentée par un démon (fille qui, pour l’heure, ne la tourmente pas dans la mesure où elle n’est pas présente à ses côtés)- qu’elle implore la pitié du Seigneur : par là également sa foi est grande. Ceci avec l’obstacle qui est le sien, qu’elle n’élude en aucune manière : ni Marthe ni disciple ou brebis perdue d’Israël, c’est une Cananéenne. Or, si les relations existant alors entre Israël et les Samaritains [112][113] ne brillaient guère d’une franche cordialité, les habitants du pays de Canaan n’étaient pas à meilleure enseigne que ces derniers : aux yeux d’Israël préfiguraient-ils un lointain prototype de la canisation [114], puisque "reconnus" comme des chiens : autant dire des êtres sans foi, indignes du salut. D’où cette métaphore de Jésus : « Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants (les fils d’Israël) pour le donner aux petits chiens (les Cananéens). » S’Il a l’air ainsi de justifier une appellation infamante en la reprenant à Son compte, par ce simple ajout de « petits » Il prend le soin d’en désamorcer le côté déplaisant et insultant afin de lui conférer une connotation plus affectueuse : de ne surtout pas exclure -même s’ils ne sont pas prioritaires- ces "chiens"-là de l’économie du salut [115]. De la sorte, les "chiens" sont assez "petits" pour ne pas être "méchants [74, note 2]" : on ne les enferme pas dans un chenil [116][117] ; s’ils ne mangent pas à la table de leurs maîtres (!), ceux-là acceptent cependant leur présence discrète sous la table : ainsi les miettes qui en tombent ne sont-elles pas perdues pour tout le monde. Et ainsi les derniers sont-ils les premiers [118] : n’ayant rien à perdre, les "petits chiens" se font à l’occasion "maîtres" géants de foi et d’espérance auprès d’"enfants" de peu de foi [>Mt(5)] aux jours d'épreuve, sauterelles gémissant toute la nuit…

Livre des Nombres 13,1-2.25-33.14,1.26-29.34-35. (*)/(*)  [Mercredi 3 août 2011]
geant-vert.jpgDans le désert, le Seigneur dit à Moïse : « Envoie des hommes en reconnaissance dans le pays de
Canaan, que je donne aux fils d'Israël. » Au bout de quarante jours, ces envoyés revinrent de leur exploration. Ils allèrent trouver Moïse, Aaron et toute la communauté d'Israël, à Cadès, dans le désert de Parane. Ils firent leur rapport devant eux et devant toute la communauté, et ils leur montrèrent les fruits du pays. Ils firent ce récit : « Nous sommes allés dans le pays où tu nous as envoyés. C'est vrai qu'il ruisselle de lait et de miel, et vous voyez ses fruits. Malheureusement le peuple qui l'habite est puissant, ses villes sont fortifiées et très grandes. Les Amalécites occupent la région du Néguev ; les Hittites, les Jébusites et les Amorites occupent la montagne ; les Cananéens occupent le bord de la mer et les rives du Jourdain. » Caleb imposa silence au peuple qui entourait Moïse : « Partons à la conquête de ce pays ; nous serons vainqueurs. » Mais les autres hommes de l'expédition répliquèrent : « Nous ne pouvons pas marcher contre ce peuple, car il est plus fort que nous. » Et, devant les fils d'Israël, ils se mirent à décrier le pays qu'ils avaient exploré : « Le pays que nous sommes allés reconnaître est un pays qui dévore ceux qui veulent s'y installer. Tous les hommes que nous y avons vus sont de très haute taille. Nous y avons même vu des géants. À côté d'eux, nous avions l'air de sauterelles, et c'est bien ainsi qu'ils nous voyaient. » Alors toute la communauté éleva la voix, se mit à crier ; et le peuple gémit toute la nuit.
Le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron : « Combien de temps cette communauté mauvaise
va-t-elle récriminer contre moi ? Les récriminations des fils d'Israël contre moi, je les ai entendues. Tu leur diras : « Aussi vrai que je suis vivant, déclare le Seigneur, je vous traiterai selon les paroles mêmes que je vous ai entendu prononcer [*]. Vous tous qu'on a recensés, les hommes de plus de vingt ans, vous qui avez récriminé contre moi, vos cadavres resteront dans ce désert. Vous avez exploré le pays pendant quarante jours, chaque jour vaudra une année : vous porterez donc le poids de vos fautes pendant quarante ans, et vous saurez ce que c'est que de m'avoir contre vous. Moi, le Seigneur, j'ai parlé. C'est ainsi que je traiterai cette communauté mauvaise ameutée contre moi. Dans ce désert ils périront tous : là, ils mourront. »

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Fin au 12 août 2011

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QUOI QU’ON EN D.I.S.E…(Dernières Interventions sur des Sites Extérieurs)

Citoyenneté, liberté, "psychiatrie"© !!!!!  Mardi 9 août 2011

Flash Trader Noé – La main anonyme a tendu son piège et abat sa carte avec STANDARD & POOR’S  Samedi 6, dimanche 7, lundi 8 août 2011

Commentaires

Super le réveil, Michel ! Et en plus, il sonne !!! ... vous avez voulu faire mieux que moi avec la comtoise, hein ? bingo ! je vous l'accorde, vous avez réussi. Mais quand on sait que pendant ce temps là, le patron pionce ... vous avouerez que c'est gonflé ! ...

Écrit par : Mone | jeudi, 04 août 2011

Mieux ? Je n'irai pas jusque là ! D'autant que je signe là un acte de dépit... n'étant pas parvenu à vous piquer cette foutue comtoise qui, manifestement, ne se laisse pas saisir comme d'autres modules (gasp : une application "flash", donc sans lien cliquable avec le "fournisseur" d'origine !)
À titre de consolation, notez qu'il n'en va pas de même pour "mon" réveil : même de chez vous, en cliquant dessus, vous pouvez lui modifier sa sonnerie. Choisissez celle du coucou, et vous aurez la surprise d'obtenir "physiquement" un magnifique coucou suisse en bois du plus bel effet. Ceci à la place du réveil (mais hélas : uniquement sur commande explicite... et limitée, puisque ne fonctionnant que sur la page affichée) Ah, tout cela ne vaut pas une bonne comtoise qui reste imperturbablement comtoise, allez !...

Écrit par : Aussi gonflé que celui-là ?... (ceci est un lien !) | jeudi, 04 août 2011

Rectification immédiate : en mettant le doigt sur le sujet (et pour ne pas accuser injustement le fournisseur), je m'aperçois après coup (coup) d'un détail qui m'avait échappé : à savoir, la possibilité -au départ- de régler par défaut l'horloge sous la physionomie du coucou. Vous avez craqué pour le réveil ? Vous fondrez pour le coucou ! (fondue suisse, of course : bon appétit !)

Écrit par : (Ce qui n'empêche pas le questionnement...) | jeudi, 04 août 2011

Komankcéti que je vais faire demain matin, sans réveil ? Hein ? ... Z' y avez pensé ? ...
Ici, le coucou est exclu à cause des chats, vous vous rendez compte ... ferait pas long feu le pôv moineau !
Un peu difficile à digérer peut-être ? ...

Écrit par : ben chat alors ! ... | jeudi, 04 août 2011

Ah mais, rassurez-vous ! Si pour vous le coucou par défaut est un... défaut, même en tant que visiteur vous conservez toute latitude pour cliquer dessus et abracadabra : faire réapparaître le réveil à la place. Si vous comptiez sur cette piètre raison pour vous taper une grasse mat' aux frais de la princesse, je crains qu'il ne vous faille changer votre fusil d'épaule !
(Et ne profitez pas dudit changement pour tirer sur mon coucou avec : d'abord, je vous ai à l’œil ; ensuite la chasse est fermée...)

Écrit par : Michel | jeudi, 04 août 2011

Je vais vous faire un aveu, je dors toujours avec ma montre au poignet ( histoire de suivre les phases de mon sommeil, sans doute ? ... ) or la pile était à plat et bien entendu, je remettais de jour en jour son remplacement. J'ai donc vécu quelques jours sans heure. Certains connaissent ça, non ? ... Et puis, il suffit de consulter le téléphone portable, ou l'ordinateur, s' pas ? Difficile d'échapper à l'heure dans le monde où nous vivons. Je n'ai pas répondu en détails à votre papier figurant sur l'autre blog comme j'en avais l'intention - manque de temps. Mais vous pouvez toujours consulter (je crois que c'est fait, j'ai entrevu un Orl ) la chronique un peu survolée qui figure chez moâ ... Bon dimanche, Michel !

Écrit par : Mone | dimanche, 07 août 2011

1°) Orl, Orl : après tout, ce pourrait être Orlando (Floride), non ? (Quoique non : avec le p'tit drapeau en plus, ça vous cible quand même une nation !) Ou alors Orly, histoire de prendre les choses de haut ? (Je n'ai pas dit s'envoyer en l'air, hein ? C'est une maison respectable, ici) Ou encore Orlaloi ? Ville nouvelle, exclusivement peuplée d'avocats, d'huissiers de "justice"©©©, de "gentils docteurs" (peuplée parallèlement de toute leur clientèle) et autres juges aux affaires ne les regardant pas : plus agréable à visiter en pleine canicule, tant la moindre activité touristique y fait froid dans le dos !...
2°) Orl : admettons que ce soit tout de même celle à laquelle nous pensons. Nonobstant, c'est une viiiiiiille... avec des tas d'habitants tout partout ; en dépit du mois d'août, il en reste encore pas mal : mais si !

En tout cas, vous m'avez fait rudement peur en me disant que je "pouvais toujours consulter" : j'ai cru être en plein cauchemar... en train de visiter Orlaloi, dites donc ! Si la plupart des cabinets n'étaient pas fermés ce jour, j'aurais pu passer un très mauvais dimanche, savez-vous ? J'en connais d'ailleurs qui, pour moins que ça, estent en "justice"©©© à l'encontre de ceux qui leur flanquent la trouille : il est vrai que, justement, ce sont des habitants d'Orlaloi. Aussi, n'en étant point vous épargnerai-je pour cette fois : mais de grâce, épargnez-moi de votre côté les verbes à consonance ambigüe !...

Écrit par : Michel | dimanche, 07 août 2011

J'en connais une autre qui a eu peur, car elle ne s'y attendait pas ... votre coucou m'a fait faire un bond !
Tout cela pour vous dire que je reviens de votre psyché sans tain mais que bernique ! pour ajouter un commentaire, le blog nous y incite et puis basta. Autant passer au travers du mur de Berlin quand il était encore debout. Tout cela pour vous dire que le terroriste en question au lieu de se livrer au massacre aurait mieux fait de penser à jouer Hamlet avec une gueule comme la sienne, car en plus, il est beau ce salop - justifiant ainsi le terme " beau salop " Je survole toujours ? ... Oui, et bien ça vaut mieux.

Écrit par : Mone | lundi, 08 août 2011

Décidément : à croire que vous êtes fâchée avec l'autre hébergeur. Remarquez qu'il a subi une grosse attaque ce jour (en provenance du Viet-Nam : on saura tout...), tous les blogs de sa plateforme ayant été "out" durant quelques heures (le mien aussi, évidemment).
Quoi qu'il en soit, qu'est-ce qui est le plus frustrant ? Guerroyer là-bas avec le module des commentaires... ou avoir loupé ici même votre tronche au moment où le coucou vous a fait coucou ? J'avoue être partagé sur la question. Au moins aurez-vous pu constater ainsi qu'en matière de décibels, il n'avait pas grand chose à envier à votre comtoise !

Écrit par : Michel | lundi, 08 août 2011

Ah ! ben tiens ... il vient de ramener sa science, votre coucou. Il ne doit pas savoir qu'il y a des chats ici ? ...
Dites-moi, tout s'explique ! On est à nouveau en guerre avec le Viet-Nam ? J'ai toujours dit que ces politiciens à la solde de la haute finance nous amèneraient la guerre. Ca nous pend au nez comme un sifflet de deux ronds. Hier, dans C. dans l'Air un économiste soulignait le fait que le contexte actuel est identique à celui des années 30 - Il est vrai que vous ne regardez pas la télé et je ne veux pas non plus jouer les oiseaux de mauvais augure aussi restons à votre coucou pacifique. Piou ! ... il a un bel organe, effectivement. Faut-dire qu'il est nourri aux évangiles, ce qui lui promet une belle longévité. Bonne journée, Michel.

Écrit par : Mone | mardi, 09 août 2011

Parce que vous croyez encore que nous sommes mieux informés en "regardant la télé" ? Petit contre-exemple tout neuf... "à la solde de la haute finance" sans aller chercher jusqu'à l'autre bout du monde :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=l0E_S3zRoTM
Vous avez vu ça à la télé, vous ? Pourtant, ç'aurait pu être dans "C. dans l'Eau" ! Et ça, c'était il y a quatre jours (le 5) à quelques kilomètres à peine de chez vous : tous les journalistes de la capitale sont partis en vacances, alors même qu'ils avaient de l'info sur place ? Ben non : simplement, cela la ficherait mal -au plus haut de la saison touristique- de montrer un des plus hauts lieux de Paris sous cet aspect peu ragoûtant. Donc, les "économistes vont souligner" l’inopportunité de le montrer à la télé !

Pour le reste -notamment le "vôtre" soulignant le fait que le contexte actuel est identique à celui des années 30-, lui aussi montre ce qu'on lui demande de montrer. Selon d'autres sources, il semble que la crise de 1929 n'apparaisse une "bluette" en regard de ce qui nous pend plus sûrement au nez. Et si on se "rattrape aux branches" in extremis en ce moment, ce n'est là qu'un sursis... de quelques semaines. Un ou deux mois, tout au plus. On a beau ne pas vouloir jouer les oiseaux que vous dites, on ne gagne rien non plus à en jouer de beaucoup plus gros que mon p'tit coucou : de la catégorie de ceux qui se plaisent à se fourrer la tête dans le sable !...

Écrit par : Michel | mardi, 09 août 2011

Impressionnant ! Il me semble reconnaître le métro Lamarck-Caulaincourt ? Entouré de 2 cascades, c'est du plus joli effet ... A ma connaissance, France 3 dans son journal régional n'en a pas fait état. En revanche, j'ai une consoeur qui devait retourner dans un théâtre le lendemain car la représentation s'est vue interrompue par la flotte. Il y a quelques salles de représentation en cave à Paris, pour un peu nous eussions eu une critique en moins et quelques autres ... Et oui, c'est ça aussi l'actualité pourtant. Et moi qui suis en rez-de-chaussée, il est vrai que le quartier est situé en hauteur, heureusement mais dans mon esprit, Lamarck est encore plus haut ?
Je n'étais pas dans la trajectoire, heureusement et ce n'est pas le moment de faire le zouave ! ...

Écrit par : S. | mercredi, 10 août 2011

L'info qui suit vous est tout spécialement destinée,

http://nono.hautetfort.com/archive/2011/08/10/la-chapelle-et-la-croix-st-pierre.html#comments

Écrit par : la même ! | mercredi, 10 août 2011

coucou Michel
ça y est, j'ai un nouveau zinzin , hyper rapide (mac min 2011-)
je ne galère plus du tout pour rentrer chez toi , ouf
je vais essayer d'être plus assidue, tu me fais rire et je t'aime bien

Écrit par : Fafaf | dimanche, 28 août 2011

Coucou qui revoilou : une revenante suréquipée ! Ah ben ça c'est un sacré signe de "modernité", en effet, si on rentre chez moi sans galérer !...
(Et encore une qui croque dans la pomme : on s'étonne ensuite que les hommes aient plein de pépins...)

Écrit par : Michel | lundi, 29 août 2011

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