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vendredi, 19 août 2011

Les femmes et les enfants d’abord !

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[*][*][*][*][*]

( l’énorme dragon ensuite : pour faire peur aux petits n’enfants… ) 

2327630680.jpgÉvangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 19,13-15.
(1)
[Samedi 13 août 2011 {*}{*}][*]
(
Mc)(Mc)(Mt)(Mt)(Lc)(Mc)(Mt)(Mt)(Mc)(Lc)(Mt)(Mt)(Mc)(Mt)(Lc)(Mc)
On présenta des enfants à Jésus pour qu'il leur impose les mains en priant. Mais les disciples les écartaient vivement. Jésus leur dit : « Laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le Royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent. » Il leur imposa les mains, puis il partit de là.

[Dimanche 14 août : cf. >Mt(7)]

         À partir de là, attendu que le Royaume des cieux est à ceux qui ressemblent aux enfants, il devrait moins ressembler à ceux qui les écartent vivement, les empêchant de venir à Lui. Le constat de ressemblance, quant à lui, est sans doute le fruit d’une comparaison, mais il n’est pas une identification formelle. Ce qui signifie que si le Royaume des cieux est comparable à un trésor caché dans un champ [1,Mt(1/1)], tous les champs du monde pourront être méticuleusement retournés que nul n’y trouvera un trésor caché qui soit le Royaume des cieux. Si le Royaume des cieux est encore comparable à un filet qu'on jette dans la mer [1,Mt(1/2)], on pourra réquisitionner tous les filets du monde que bien malin serait celui qui ramasserait précieusement le Royaume des cieux dans son panier. S’il est comparable à des jeunes filles invitées à des noces [2,Mt(2)], la chute elle-même de la parabole indique assez que l’ensemble de ces jeunes filles n’est pas assimilable au Royaume des cieux… ceci quand bien même toutes se ressembleraient entre elles. Il en va ainsi de toutes les autres paraboles : l’homme qui sème du grain dans son champ [3, Mt(1)] peut y semer le meilleur grain du monde, cet homme n’est pas le Royaume des cieux. Celui-ci n’est pas davantage en soi une graine de moutarde ou du levain [4], etc. Le premier empêchement -de venir à Lui- réside déjà dans une certaine propension à vouloir identique ce qui se ressemble : autrement dit, à en gommer les légitimes différences jusqu’à les nier… voire les écarter vivement sous le superbe et dispersant [>Lc(2)] prétexte qu’elles feindraient en tout point [5,1] de se masquer sous l’aspect de ressemblances ! À partir de là, le Royaume des cieux se fait déjà moins proche…
         Un trésor caché dans un champ, un filet, des noces, du grain ou du levain : autant de réalités tangibles qui, pour ne pas être en soi le Royaume des cieux, s'étendent d'âge en âge sur des éléments d’un quotidien assez humble pour ne pas imposer à quiconque de longues années d’études [6, note 5] à l’issue desquelles seul celui-là serait en mesure d’exulter à en comprendre [7,Mt(1/2)] toutes les dimensions [8, APR note 1]. Car si le Royaume des cieux ressemble à ces réalités-là, il est bien à ceux qui ressemblent aux enfants. Or, de longues années d’études, cela ne ressemble pas beaucoup à des enfants qui, sans même parler d’études, n’ont pas seulement accompli de longues années ! En revanche, les réalités susnommées demeurent suffisamment modestes pour qu’il ne leur ait pas été donnée l’occasion d’être mis en leur présence : ainsi, à défaut d’être riches d’un savoir restant à acquérir, leur est-il facile d’entendre ces paroles sans qu’ils n’en soient profondément déconcertés [>Mt(3)].

         Que le Royaume des cieux soit à ceux qui leur ressemblent ne saurait pour autant leur inculquer une sorte de science infuse les dissuadant d’accomplir quelques années d’études, longues ou non ; leur ressembler, c’est aussi se mettre à leur école dans ce qu’ils sont affamés de biens qu’ils se savent incapables de se fournir à eux-mêmes. Ceux qui leur ressemblent sont comme des fils aux mains vides, ne prétendant pas être "pères"avant l’heure : c’est-à-dire, ayant atteint un plafond symbolique les empêchant d’aller plus loin en écartant vivement les pères, estimant ne plus rien avoir à apprendre d’eux. Dans ce cas, c’est d’eux-mêmes qu’ils s’empêcheraient de venir à Lui, ne ressemblant plus seulement aux enfants que de trop zélés disciples écartaient vivement : moins que jamais le constat de ressemblance n’identifie formellement ce qui ressemble à ce qui est. On présenta des enfants à Jésus : précisément ceux qui leur ressemblent se mesurent moins à leur taille -ou à leur âge- qu’au rapport qu’ils entretiennent avec le présent : ainsi un patriarche tel qu’Abraham [8, AV note 15] leur ressemblera davantage qu’un fils réclamant sa part d’héritage à son père [9] afin de s’essayer à un autre présent sous d’autres cieux. Remarquons à cet égard que le père n’empêche pas le fils de partircomme il ne l’empêchera pas davantage de revenir à lui : au grand dam d’un fils aîné qui, s’il n’avait tenu qu’à celui-là, eût vivement écarté le dispendieux ! De même retrouvons-nous ci-dessous -dans la parabole de la vigne [>Mt(4)]- l’attitude pareillement offusquée des ouvriers de la première heure récriminant contre le maître parce qu’il traite comme eux ceux de la dernière heure : cette apparente injustice démontre bien que si le Royaume des cieux ne saurait être indifférent aux mérites de chacun (en encourageant des situations d’injustice), elle souligne surtout que ceux-là ne fournissent pas nécessairement le critère le plus déterminant à se dire bienheureux -ou juste- avant l’heure.
         Car si le Royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent, il ne ressemble pas -selon des données anthropomorphiques- à une sorte de distributeur de "bons points" en fonction des mérites de chacun : sachant que beaucoup de premiers y étant derniers, beaucoup de derniers y sont premiers [>Mt(3)], ceux qui rassemblent sur leur tête moult facteurs rendant éloge à leur "bonne conduite" ne sont pas toujours dissuadés de s’en enrichir afin de mieux rejeter leurs frères en les accusant [>Ap] de "mauvaise conduite". De fait, le fils aîné n’aura pasmérité tandis qu’il est patent que l’autre aura gaspillé sa fortune en menant une vie de désordre : l’accusation de "mauvaise conduite" n’est nullement fausse en soi, trouvant au contraire sa pleine justification au travers d’un héritage notoirement dilapidé : il n’empêche qu’à l’issue du récit, le plus jeune évoque davantage "ceux qui leur ressemblent" qu’un fils aîné se mettant en colère, et refusant d’entrer. Le Royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent… ceux-là préférant s’accuser d’eux-mêmes ('Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d'être appelé ton fils...'[9]) plutôt que de courir après quelque illusoire certificat d’"enfant sage" qu’ils savent immérité. Ce qui désamorce parallèlement la tentation de disperser l’attention en recourant à une (à peine) subtile projection [10, note 16] qui aura pour objet de se chercher une excuse [ex-cusare] : soit en renvoyant sur une cause interne ayant contrarié la volonté propre -opportun "mystère du mal"©[7, AV note 105] !-, soit sur une cause externe produisant les mêmes effets [11, note 30]celle-ci étant alors le plus souvent priée de s’incarner dans un frère contre lequel on aura ainsi beau jeu de renverser la charge de l’ac-cusation, sans craindre de l’étoffer avec allégresse [12][13].

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Extrait de "Jésus de Nazareth"(réal. : Franco Zeffirelli, 1977)
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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,39-56.
(2)
[Lundi 15 août 2011 {*}{*}{*}] (*)(*)(*|*|*)(*)(*|*)
{Solennité de l'Assomption de la Vierge Marie, patronne principale de la France}

En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.
[<-] Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l'Esprit Saint, et s'écria d'une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ? Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi. Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »
Marie rendit grâce au Seigneur en disant : « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Il s'est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race à jamais. »
Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s'en retourna chez elle.

Livre de l'Apocalypse 11,19a.12,1-6a.10ab. (*)/(*)  [Lundi 15 août 2011]
Le Temple qui est dans le ciel s'ouvrit, et l'arche de l'Alliance du Seigneur apparut dans son Temple, et il y eut des éclairs, des fracas, des coups de tonnerre, un tremblement de terre
[*][1R] et une terrible grêle. Un signe grandiose apparut dans le ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. Elle était enceinte et elle criait, torturée par les douleurs de l'enfantement. Un autre signe apparut dans le ciel : un énorme dragon, rouge feu, avec sept têtes et dix cornes, et sur chaque tête un diadème. Sa queue balayait le tiers des étoiles du ciel [?], et les précipita sur la terre. Le Dragon se tenait devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer l'enfant dès sa naissance. Or, la Femme mit au monde un fils, un enfant mâle, celui qui sera le berger de toutes les nations, les menant avec un sceptre de fer. L'enfant fut enlevé auprès de Dieu et de son Trône, et la Femme s'enfuit au désert, où Dieu lui a préparé une place, pour qu'elle y soit nourrie pendant mille deux cent soixante jours.
Alors j'entendis dans le ciel une voix puissante, qui proclamait : « Voici maintenant le salut, la puissance et la royauté de notre Dieu, et le pouvoir de son Christ ! Car l'accusateur de nos frères a été rejeté, lui qui les accusait jour et nuit devant notre Dieu. »

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[*][*][*][*]

         Décrédibiliser l’autre en se sur-crédibilisant (ou en feignant de se sous-crédibiliser [14] après avoir pris soin de sur-crédibiliser avec superbe celui qui aidera dans les coulisses [15] à décrédibiliser l’autre…), cette méthode accusatoire a ses nombreux adeptes, tant elle s’étend d’âge en âge sur ceux qui y nourrissent quelque intérêt. Faute de pouvoir s’appuyer sur du réel qui soit là, pour tous [16, AV note 41], elle est facile à diffuser partout où l’émotion [17, notes 19] est exaltée au détriment de la raison [18] : autrement dit, de préférence chez des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants [>Mt(3)] si sensibles aux chants de sirènes [5, note 67][19] sur-crédibilisées que sans le moindre signe, l’accomplissement des elliott%2Bthe%2Bdragon.gifparlotes [20] qui leur sont médites depuis l’extérieur [21, notes 45 à 47] leur apparaissent d’ores et déjà comme des éclairs, des fracas, des coups de tonnerre, un tremblement de terre et une terrible grêle. Ne manque plus que l’énorme dragon !… En réalité, il ne manque pas vraiment : mais, grâce au ciel, son gabarit se fait plus modeste que celui décrit par l’Apocalypse. Celui-là n’a en effet qu’une seule tête, dépourvue de cornes : précisément ce qu’on lui reproche. Non d’être dépourvu de cornes (!)… mais de n’avoir qu’une seule tête : ce qui est profondément déconcertant [>Mt(3)] aux yeux d’un auto sur-crédibilisant [22, notes 31,32] décrédibilisant, "mieux" pourvu [23, notes 43,44]
         « Comment donc pourrais-je être sauvé [24] ? » se dit alors celui-là. Pour les "dragons"©[25, APR note 122] terriblement monocéphales, c’est impossible [26], bien "entendu"© ; mais pour les bi(en)-portants tout est possible. Voilà qu’ils n’ont pas à quitter leurs habitudes, pouvant poursuivre la lecture de l’Écriture [27] à leur manière : c’est-à-dire, à l’envers [28, note 138]. Ayant ainsi le soleil de la "médecine"© pour manteau, les lunatiques [29][30] à leurs têtes [31, note 59][32, notes 69,70][33], et à leurs pieds une paire de doux [34] chaussons [35], quand vient le "dragon"© nouveau [36] il leur suffit alors de le faire enlever [37][38][39] au plus loin : par exemple au "désert"©[40, note 20][41, note 25], où le Docteur lui a préparé soixante-dix mille places [42, APR note 158][43, note 15/2][44], pour qu’il y pourrisse [45] le temps nécessaire à alimenter les fantasmes de tout homme bien-portant [41, APR note 29][46] qui, lui, sera tranquillement resté dans sa maison, avec des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 19,23-30.
(3)[Mardi 16 août 2011 {*}{*}{*}](Mc)[29](Mc)(Mc)
Jésus disait à ses disciples : «  Amen, je vous le dis : un riche entrera difficilement dans le Royaume des cieux. Je vous le répète : il est plus facile à un chameau de passer par un trou d'aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume des cieux. » Entendant ces paroles, les disciples furent profondément déconcertés, et ils disaient : « Qui donc peut être sauvé ? » Jésus les regarda et dit : « Pour les hommes, c'est impossible [?], mais pour Dieu tout est possible. »
(
Mc)(*)(*)(Mc)(Mc) Alors Pierre prit la parole et dit à Jésus : « Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre : alors, qu'est-ce qu'il y aura pour nous ? » Jésus leur déclara : « Amen, je vous le dis : quand viendra le monde nouveau, et que le Fils de l'homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m'avez suivi, vous siégerez vous-mêmes sur douze trônes pour juger les douze tribus d'lsraël (Jc)(Jc)(Ap). Et tout homme qui aura quitté à cause de mon nom des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants (Lc)(Lc)(Lc)(Lc), ou une terre, recevra beaucoup plus, et il aura en héritage la vie éternelle.
Beaucoup de premiers seront derniers
[*], beaucoup de derniers seront premiers. »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 20,1-16a.
(4)[Mercredi 17 août 2011 {*}{*}{*}](*)[2]
Jésus disait cette parabole : « Le Royaume des cieux est comparable au maître d'un domaine qui sortit au petit jour afin d'embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d'accord avec eux sur un salaire d'une pièce d'argent pour la journée, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d'autres qui étaient là, sur la place, sans travail. Il leur dit : 'Allez, vous aussi, à ma vigne, et je vous donnerai ce qui est juste.' Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d'autres qui étaient là et leur dit : 'Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?' Ils lui répondirent : 'Parce que personne ne nous a embauchés.' Il leur dit : 'Allez, vous aussi, à ma vigne.' Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : 'Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.' Ceux qui n'avaient commencé qu'à cinq heures s'avancèrent et reçurent chacun une pièce d'argent. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d'argent. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : 'Ces derniers venus n'ont fait qu'une heure, et tu les traites comme nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur !' Mais le maître répondit à l'un d'entre eux : 'Mon ami, je ne te fais aucun tort. N'as-tu pas été d'accord avec moi pour une pièce d'argent ? Prends ce qui te revient, et va-t'en. Je veux donner à ce dernier autant qu'à toi : n'ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon bien ? Vas-tu regarder avec un œil mauvais (Mt(1)>[12]) parce que moi, je suis bon ?'
Ainsi les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 22,1-14.
(5)[Jeudi 18 août 2011 {*}{*}{*}](*)(Lc)[3]
Jésus disait en paraboles : « Le Royaume des cieux est comparable à un roi qui célébrait les noces de son fils. Il envoya ses serviteurs pour appeler à la noce les invités (Lc)(Lc)(Lc), mais ceux-ci ne voulaient pas venir. Il envoya encore d'autres serviteurs dire aux invités : 'Voilà : mon repas est prêt, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez au repas de noce.' Mais ils n'en tinrent aucun compte et s'en allèrent, l'un à son champ, l'autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et brûla leur ville. Alors il dit à ses serviteurs : 'Le repas de noce est prêt, mais les invités n'en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous rencontrerez, invitez-les au repas de noce.' Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu'ils rencontrèrent, les mauvais comme les bons [*], et la salle de noce fut remplie de convives. Le roi entra pour voir les convives. Il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce, et lui dit : 'Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?' L'autre garda le silence [*]. Alors le roi dit aux serviteurs : 'Jetez-le, pieds et poings liés, dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents.'[*] Certes, la multitude des hommes est appelée, mais les élus sont peu nombreux. (*)(*)[*] »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 22,34-40.
(6)[Vendredi 19 août 2011 {*}{*}{*}](*)
Les pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent [7,8], et l'un d'entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l'épreuve : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? » Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. (*) Voilà le grand, le premier commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même [*][*|*]. Tout ce qu'il y a dans l'Écriture -dans la Loi et les Prophètes- dépend de ces deux commandements. »

            Tout ce qu'il y a dans l'Écriture dépend de ces deux commandements : c’est dire qu’en poursuivre la lecture à contresens, c’est comme avancer l’heure où les derniers sont premiers, et les premiers derniers. Ainsi voilà que le grand, le premier commandement se fait le plus petit, le dernier : prenant son indépendance sur l'accomplissement des paroles qui sont dites de la part du Seigneur [>Lc(2)] pour les mettre à l’épreuve ô combien aléatoire de la soumission au cœur [47,Mc], à l’âme et à l’esprit : plus rassurante [5, note 3] à brève échéance, parce que se fiant à l’immanence du possibleau détriment de tout ce qui ressemble à de la transcendance filiale. Dès lors, "ce qui est juste" n’est plus tant ce que donne le maître [>Mt(4)] (fusse-t-on d’accord en principe avec lui [48]) que ce qui réunit en soi [49][50][31, note 59] et ferme la bouche à ce qui n’est pas -ou n’apparaît pas- semblable à ce qu’exprime le cœur, l’âme et l’esprit sur un moment donné, voire dans une communauté définie [51]. "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" passe ainsi sous l’interstice de toutes les portes [52, note 64], se limitant au possible d’"aimer ceux qui vous aiment"[53]. Non seulement païens et publicains en font autant, mais ils peuvent le faire avec davantage de sérénité, n’ayant pas à s’encombrer de l'Écriture pour ce 793236832.jpgfaire. Aussi peuvent-ils n’en tenir aucun compte et s'en aller, l'un à son champ, l'autre à son commerce [>Mt(5)]. Mais si les invités ne veulent pas venir à la noce, sont-ce toujours eux qui empoignent les serviteurs, les maltraitent et les tuent ? Le travail n’est-il pas déjà accompli en interne, là où précisément rien ne distingue les uns des autres : où les serviteurs eux-mêmes ne tiennent aucun compte de l’intitulé de l’invitation, ressemblant si peu "à ceux qui leur ressemblent" que l’esprit se dégageant de leur invitation vient maltraiter et tuer jusqu’à sa lettre [54, APR note 4] ? "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" : voilà qui est assurément dans l'Écriture ; mais s’il n’est que dans l'Écriture, le plus parfait des commandements n’est jamais "qu'airain qui sonne ou cymbale qui retentit"[55, APR note 31] : la possession de la plus superbe gravure représentant le Mont-Blanc n’atteste nullement que son détenteur fusse par ailleurs un alpiniste chevronné. Pire encore : son invitation à affronter la montagne ne se soldera-t-elle pas par une légitime fin de non-recevoir s’il est réputé sujet au vertige à plus de quinze mètres au-dessus du niveau de la mer ? Si "tout ce qu'il y a dans l'Écriture dépend de ces deux commandements", la réponse à l’appel de la noce dépend aussi, pour une part, de l’adéquation du serviteur au vêtement ressemblant à l’intitulé de l’invitation. Or, si son harnachement et son équipement de sécurité peuvent faire merveille à fin d’inviter à l’ascension du Mont-Blanc, ils écartent plus vivement une réponse en faveur de la noce. Pour que tout homme songe seulement à quitter à cause de cette noce des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, il lui faudra être motivé par un signe évoquant davantage le grand, le premier commandement, qu’un signe de danger : à cet égard, une Femme, n’est-ce pas plutôt plus engageant qu’un énorme dragon ?
            Une femme, oui ; mais encore faut-il qu’elle soit elle-même ceinte du vêtement de noce,foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société apparaissant comme l’humble reflet de l'arche de l'Alliance du Seigneur, répondant plus volontiers au grand commandement… qu’au descriptif du dragon. "Le Dragon se tenait devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer l'enfant dès sa naissance"… mais il n’est pas écrit que le Dragon dévore la femme jusqu’à ce que l’on ne sache plus trop qui est qui. Avant que les Américains ne nous inondent de leur dernière lubie du gender [56](?), l’un d’entre eux n’avait-il pas fait moins grincer des dents en se référant -à sa manière- au ciel, sans précipiter aucune de ses étoiles sur la terre ? De fait, l’objet de celui-là n’était pas de porter à son comble l’exaltation de la peur des différences [5, note 4], mais au contraire de faire exulter celles-ci en recourant à l’analogie planétaire de Mars et de Vénus [57, note 10]. Sera-ce déflorer sa pensée que suggérer un parallèle hardi entre Vénus et la femme de l’Apocalypse ? Tant qu’elle demeure à proximité de Vénus, la femme peut affronter les pires dragons -quitte à s’enfuir au désert afin d’en protéger efficacement l’enfant-, ceux-là peuvent bienbalayer de leur queue le tiers des étoiles du ciel et les précipiter sur la terre, que lui importe ? Elle est sur Vénus ! Tout son cœur, toute son âme et tout son esprit ont raison de tous les obstacles : y compris ceux qui apparaissent impossibles aux hommes. Parce que la quatrième dimension [8, note 2] est plus prochaine à Vénus qu’elle ne l’est à Mars, la femme se met en route rapidement  [>Lc(2)]: sans craindre de bousculer ses habitudes, elle va et demeure où la conduit le grand commandement, tantôt pour s’établir ailleurs –ou pour accompagner un moment ceux qui vont s’établir ailleurs [>Rt(1)]- tantôt pour rester auprès des siens : l’essentiel [58, APR note 30] lui étant de ne pas rester dans l’extraordinairement vague [59].

Livre de Ruth 1,1.3-6.14b-16.22. [*]  [Vendredi 19 août 2011]
À
l'époque où gouvernaient les Juges, il y eut une famine dans le pays. Un homme de Bethléem de Juda émigra avec sa femme Noémi et ses deux fils pour s'établir dans la région de Moab (1R). Cet homme mourut, et Noémi lui survécut avec ses deux fils. Ceux-ci épousèrent deux Moabites ; l'une s'appelait Orpa et l'autre, Ruth. Ils demeurèrent là une dizaine d'années. Ils moururent à leur tour, et Noémi resta privée de ses deux fils et de son mari. Alors, elle se mit en route avec ses belles-filles, pour quitter la région de Moab et retourner chez elle, car elle avait appris que le Seigneur avait visité son peuple et lui donnait du pain. En chemin, Orpa les quitta.
Noémi dit à Ruth : « Tu vois, ta belle-sœur est retournée vers son peuple et vers ses dieux. Retourne, toi aussi, et fais comme elle. » Ruth lui répondit : « Ne me force pas à t'abandonner et à m'éloigner de toi, car j'irai où tu iras, et je demeurerai où tu demeureras ; ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu. »
Noémi revint donc de la région de Moab avec sa belle-fille, Ruth la Moabite. Elles arrivèrent à Bethléem au début de la moisson de l'orge.

Livre de Ruth 2,1-3.8-11.4,13-17.  [Samedi 20 août 2011] [*]
Noémi avait un parent du côté de son mari ; c'était un riche propriétaire du même clan, nommé Booz. Ruth la Moabite dit à Noémi : « Laisse-moi aller glaner dans les champs, derrière celui qui me l'accordera. » Elle lui répondit : « Va, ma fille. » Ruth partit donc glaner dans les champs derrière les moissonneurs. Elle se trouva par bonheur dans un champ appartenant à Booz.
Booz dit à Ruth : « Écoute-moi bien, ma fille : Tu n'iras pas glaner dans un autre champ. Ne t'éloigne pas de celui-ci, mais attache-toi aux pas de mes servantes. Regarde dans quel champ elles vont moissonner, et suis-les. J'ai interdit aux jeunes gens de te molester. Si tu as soif, va boire à leurs cruches la boisson qu'ils ont préparée. » Alors Ruth se prosterna la face contre terre et lui dit : « Pourquoi es-tu si bienveillant envers moi, pourquoi t'intéresser à moi, qui suis étrangère ? » Booz lui répondit : « On m'a rapporté tout ce que tu as fait pour ta belle-mère après la mort de ton mari, comment tu as quitté ton père, ta mère et ton pays natal, pour te rendre chez un peuple que tu n'avais jamais connu de ta vie. »
Par la suite, Booz choisit Ruth pour en faire sa femme et s'unit à elle. Le Seigneur lui accorda de concevoir, et elle enfanta un fils. Les femmes de Bethléem dirent à Noémi : « Béni soit le Seigneur qui aujourd'hui t'a rendu un défenseur ! Que son nom soit célèbre en Israël ! Quant à l'enfant, il sera pour toi une consolation, un appui dans ta vieillesse, car il est né de ta belle-fille qui t'aime, et qui vaut mieux pour toi que sept fils. »
Noémi prit l'enfant, le mit sur son sein, et se chargea de l'élever. Les voisines lui donnèrent son nom. Elles disaient : « Il est né un fils à Noémi », et elles le nommèrent Obed. Ce fut le père de Jessé, qui fut le père de David.

                Une femme, oui ; mais encore faut-il qu’elle demeure femme ; c’est-à-dire, dusse-t-elle quitter son père, sa mère et son pays natal, pour se rendre chez un peuple qu’elle n’a jamais connu de sa vie, qu’elle ne moleste pas sa condition vénusienne jusqu’à la rendre étrangère à elle-même : Vénus n’est pas Mars, Mars n’est pas Vénus, et aucune n’est le satellite de l’autre. À l'époque où Vénus vient néanmoins empiéter sur Mars, où les juges martiens abandonnent massivement leurs postes au gouvernement inconséquent [60, notes 29 à 35] de juges vénusiennes, faut-il alors s’étonner qu’il y ait comme une famine de justice dans le pays ? Non seulement elles vont ainsi glaner dans des champs (de Mars !) qui ne sont pas les leurs [61, notes 101 à 103] -pervertissant la compassion [62] typique de la condition vénusienne à la mesure [63] où elles la focalisent froidement contre la condition martienne [64, APR note 4] (se faisant plus dragonnes [65, notes 71 à 95] qu’un énorme dragon !)-, mais on rapporte parfois quelque fait ressemblant à un funeste retour de bâton [66] : bien qu’il soit interdit à Mars de molester Vénus (ce qui ne vaut pas moins en sens inverse…), il arrive en effet que les propriétaires (sont-ils tous déclassés en "locataires"©[67] ?…) ne soient pas toujours aussi bienveillants que le nommé Booz
                Une femme, oui ; mais… le sujet mérite sans doute d’être moissonné dans le champ d’une prochaine note : sur des places [68] l’on peine à se souvenir de son amour [>Lc(2)], tant il est vrai que regarder avec un œil mauvais empêche singulièrement de voir [69] bon ce qui l’est encore.

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Fin au 3 septembre 2011

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QUOI QU’ON EN D.I.S.E…(Dernières Interventions sur des Sites Extérieurs)

Autopsie d'une info II...  Lundi 29 août 2011

Après l’omelette, la haine des œufs ?... (2) Vendredi 26 août 2011

Après l’omelette, la haine des œufs ?...  Mercredi 24 août 2011

"Psychiatrie"©, nazis, même combat.  Lundi 22 août 2011

Eternel débat !...  Samedi 20 août 2011

Le cerveau, cette énigme...  Samedi 20 août 2011

 

Notre pape à tous ?...  Samedi 20 / lundi 22 août 2011

Il paraît que les "psychiatres"© pensent  Vendredi 19 août 2011

Commentaires

Les psychiatres ne pansent même pas ... ils encaissent et les pseudo psychologues foutent la merde !

Écrit par : S. | samedi, 20 août 2011

Diantre : mais c'est dès potron-minet (minette, devrais-je dire...) que vous avez des fulgurances, vous !... (Vous avez mérité une bonne sieste tantôt, allez !)

En tout cas ne pourra-t-on reprocher à votre serviteur de ne pas s'évertuer (à sa modeste échelle : n'ôtez pas le pinceau, je vous prie...) à ce qu'il en soit autrement : en effet... avec sept têtes, c'est bien le diable s'il n'y en a pas une qui parvienne encore à exciter un ou deux neurones, non ? À moins, évidemment, qu'elles ne se neutralisent les unes les autres ; ce qui n'est pas impossible non plus : parce qu'il est plus facile à un neurone de passer par un trou d'aiguille qu'à sept têtes d'entrer dans le royaume de la pensée. On s'étonnera ensuite que les premiers soient les derniers...

Écrit par : Michel | samedi, 20 août 2011

Oooh ! il y a de la récupération dans l'air ... comme qui dirait que vous n'avez pas voulu perdre votre temps pour rien en vous égarant sur certain blog subversif, ô combien ! Vous avez remarqué le pape est en conflit déclaré avec le dieu des vents, Eole lui a arraché sa calotte hier soir. Les mauvais esprits feront référence à l'affaire Dreyfus n'en doutons pas. Sur ce, cher papiste et néanmoins ami, je vous souhaite de passer un bon dimanche ! (kesskonssmar ...)

Écrit par : Mone | dimanche, 21 août 2011

De la récupération ? Disons que plutôt que de ne pas avoir "voulu perdre mon temps" (le vilain mot !), dès lors que le débat se fait un peu consistant à l'extérieur, autant que tout le monde en profite, non ? Ce qui permet en prime de rassurer un peu mes visiteurs : constatant que mes notes en chantier n'avancent pas beaucoup -ou alors au pas de l'âne-, ils pourraient croire que le tenancier du lieu est plus mort qu'il n'est...
En plus, kesskonssmar effectivement : parce que non, je n'ai pas vu du tout les facéties papales d’Éole hier. Ce qui signifie que -n'en déplaise à notre confrontation papiste/antipapiste (primaire ?) vous attribuant avec brio le rôle du méchant-, c'est pourtant vous qui suivez les JMJ de plus près que bibi !...

Encore un effort... et la prochaine fois, vous nous faites l'auto-envoyée spéciale sur place !

Écrit par : Michel | dimanche, 21 août 2011

J'ai écouté attentivement la vidéo ... Ce ne sont bien sûr que des conclusions basées sur de simples suppositions mais en admettant le principe, cela signifierait que la conscience a été donnée à certains et refusée à d'autres. J'ai connu quelqu'un qui en cours d'opération a subi un moment de mort clinique. Il a été ramené à la vie et n'avait strictement aucune souvenance de ce qui s'était passé. Trou noir absolu. Plongeon dans le vide. Où commence et où finit l'affabulation ? That is the question. Attention ! je ne dis pas que cela est faux mais ne puis admettre le principe sans preuves tangibles or il n'y en a aucune.

Écrit par : Mone | dimanche, 21 août 2011

[com.6]
"Cela signifierait que la conscience a été donnée à certains et refusée à d'autres" ? Ouille ouille ouille : vous êtes en train de marcher dans les combines de Martha, là !

http://micheldetiarelov.hautetfort.com/les-treize-regles-de-martha-un-decryptage-a-ne-pas-trop-suiv.html

"La première règle consiste à accepter le fait que certains individus n'ont littéralement pas de conscience." etc.

À moins que par "conscience" vous n'entendiez la mémoire ? Ce que vous semblez d'ailleurs suggérer par la "souvenance de ce qui s'est passé" au cours d'un état de mort clinique.
"Où commence et où finit l'affabulation ?" Pourquoi donc parler d'"affabulation" ? Vous ne pouvez admettre le principe sans preuves tangibles. Pourquoi pas ? Mais justement : ces preuves n'existent pas davantage dans un sens que dans un autre... sauf chez ceux qui sont passés par là ! Et chez ceux-là, il est beaucoup moins sûr qu'ils basent leurs propres conclusions "sur de simples suppositions" : si tel était le cas, ils seraient plus bavards sur le sujet. Parce qu'après tout une supposition en vaut une autre, n'engage ou ne menace personne.

Le problème avec la "preuve tangible", c'est que celle-là se réfère à des schémas dits scientifiques, donc vérifiables... et reproductibles. Qui dit schéma scientifique dit également transcription de ce schéma par des mots. On nomme "expérienceurs" les personnes qui, elles, "ont souvenance de ce qui s'est passé". Le mot est plutôt laid : c'est d'ailleurs encore un anglicisme hérité des US. Il a néanmoins l'avantage de ne pas nier d'emblée l'expérience en tant que telle, tout en la distinguant formellement de celle que, justement, il est possible de reproduire en laboratoire ou ailleurs. Autrement dit, ces expérienceurs ne sont PAS à confondre avec des expérimentateurs. D'autant moins qu'ils sont les premiers à buter devant l'obstacle des mots (on le voit bien sur l'une des vidéos parallèles à celle-ci, où le gusse qui interroge le dr Van Lommel effectue un tour de table avec des expérienceurs eux-mêmes), insuffisants à décrire ce qu'ils ont vécu. Ce qui ne relève pas d'un manque de vocabulaire (!) mais de la difficulté légitime à traduire de l'illimité dans un cadre limité.

Alors, pour en revenir à votre phrase : "cela signifierait que la conscience a été donnée à certains et refusée à d'autres" (toujours en présupposant que vos parlez de mémoire en parlant de "conscience"), ce n'est sans doute pas aussi simple.
Déjà, quelle est l'attitude de ceux à qui elle a été "officiellement" donnée ? Premier point chez ceux-là : quoique qu'il puisse leur arriver à présent, TOUS ont évacué la peur de la mort. Chez la plupart reviennent également nombre d'éléments qui leur sont communs : une sorte d'état instantané de "connaissance", ceci dans une atmosphère positive "d'amour" et de "présence(s)". Ce qui est intéressant, puisque illustrant le vieil aphorisme de Rabelais : "science sans conscience n'est que ruine de l'âme". On pourrait développer là-dessus à l'infini, en constatant jusqu'à notre époque que le vocabulaire peut se faire facétieux : en effet, en poussant à l'extrême la science sans conscience, on observe aisément comme une atomisation de la science se doublant d'une sérieuse gonflette du SEUL préfixe de la CONscience. Du coup, la science des expérimentateurs elle-même en souffre, étouffée par son préfixe... (Ceci indépendamment de ses preuves tangibles les mieux bétonnées)
Bref, cette redoutable dichotomie n'existe pas chez nos expérienceurs. Ce qui ne dépend nullement de leur bagage "scientifique" perso dans le monde (formation, expérience, niveau intellectuel ou que sais-je...); pour tout le monde, c'est kif-kif, indépendamment de sa place dans la société, "prestigieuse" ou non. Et pour tout le monde, il y a un AVANT et un APRÈS se traduisant par une remise en question radicale de son existence dans le quotidien.

La mort clinique en cours d'opération, c'est là un grand classique du genre. Alors, chez votre connaissance : "Trou noir absolu. Plongeon dans le vide." Au moins celui-là n'est pas suspect "d'affabulation" : il n'avait tout simplement rien à raconter ! Sujet suivant, SVP... mais pas si vite !

Hypothèse 1°) il n'avait rien à raconter... parce qu'il n'avait rien à raconter, sinon le trou noir absolu et le plongeon dans le vide : plausible et possible, signifiant que ce genre d'expérience n'est pas nécessairement automatique. Intéressant, dans la mesure où :
- d'une part, cela peut dissuader de la produire volontairement (soit de la confiner à l'intérieur de schémas scientifiques classiques) avec les risques que cela comporte
- d'autre part, cela laisse sauve à chacun la liberté d'y porter crédit ou non

Hypothèse 2°) il n'avait rien à raconter... parce qu'à chacun est également sauve la liberté de raconter ce qu'il veut à son réveil corporel ; à chacun est sauve la liberté d'évacuer volontairement son aventure à son réveil corporel. Notamment lorsque cette aventure est plutôt de l'ordre de la mésaventure. Puisque vous avez écouté attentivement la vidéo, vous avez entendu aussi bien que moi le temps qu'il a fallu au dr Van Lommel pour intégrer dans sa propre conscience la seule possibilité de ces phénomènes : ce qui n'est guère étonnant, tout son cursus le conduisant à ne traiter que des "preuves tangibles". Rappelons-nous de ce mot prononcé par un patient expérienceur, qu'il rapporte à propos d'un cardiologue (est-ce tout simplement lui-même ? est-ce l'un de ses confrères ? la question est ouverte !) : "vous êtes bien la dernière personne à laquelle j'en aurais parlé !" Ce qui veut dire que celui-ci n'avait "rien à raconter" à celui-là... alors qu'en réalité il en avait à raconter ! Or, cet obstacle est commun à tous, y compris lorsqu'il s'agit de rapporter une expérience positive, telle que suggérée plus haut.
Donc, hypothèse 2°bis) il n'avait rien à raconter... parce qu'il s'est dit, comme le patient plus haut : "'Mone est bien la dernière personne à laquelle j'en aurais parlé !" Après tout, lui aussi aurait été bien en peine de vous fournir des "preuves tangibles". Toujours dans la vidéo parallèle, certains le disent bien : ils ont longtemps préféré se taire... plutôt que passer pour des fous. Voilà qui devient encore rudement intéressant, et nous replonge en prime dans le vif d'un sujet ô combien familier au présent blog : on n'a pas peur de la mort, mais on a peur de passer pour un fou !!! Et là je sens que plutôt qu'un com. de note, nous tenons un sujet brûlant qui mérite une note à part entière : à suivre...
En attendant, nous en sommes restés à l'expérience dite positive. Or, la négative existe AUSSI : selon les témoignages -plus rares- que l'on peut glaner sur le net, disons que le "trou noir absolu" et le "plongeon dans le vide" sont des moindres maux. (Quoique cela évoque déjà "l'absence", en symétrie de la "présence"...) Vous prenez les quelques éléments positifs énumérés plus haut, vous leur inversez les pôles... et vous n'avez encore qu'une piètre idée de ce qui se passe : dans ce sens-là aussi, les mots sont très limités. (À défaut de mots, je suggère alors une rencontre avec la "créature" introduisant la présente note. Sans bidouillage, et pour de vrai ! Ce doit être affreux...) Et quand on considère la difficulté -à lâcher le morceau- de ces expérienceurs positifs, ce ne sont pas les négatifs qui vont davantage se bousculer au portillon : c'est d'ailleurs bien pourquoi ces témoignages-là sont plus rares.

Hypothèse 3°) il n'avait rien à raconter... parce que le "trou noir absolu" et le "plongeon dans le vide" sont des cache-misère de plus fort de café, tel qu'envisagé à l'instant. Donc, évacuation volontaire d'un souvenir TRÈS désagréable. D'ailleurs, pas besoin de mort clinique pour cela : ça fonctionne très bien sans cela, et fait tourner le business depuis longtemps ; ceci avec l'appui notable de la "science" chimique :
http://www.carevox.fr/psycho-sexo/article/la-medicalisation-des-emotions
Hypothèse 3°bis) : évacuation INvolontaire d'un souvenir TRÈS désagréable. Parce que garder intact ce souvenir serait contre-productif : le traumatisme subi (aïe : mais je fais le jeu des psys, moi !) étant si intense qu'il paralyserait totalement le sujet au lieu de l'ouvrir à une "grande toilette de printemps" dans son existence retrouvée...

Et sans doute pourrait-on élaborer d'autres hypothèses en grattant un peu. Ce que je ne ferai pas ici : pour l'heure, j'indique juste quelques pistes de réflexion... sans prétendre livrer une réponse toute cuite au sujet, par exemple, de votre connaissance, de vous-même ou de quiconque : à chacun de s'interroger. Parce que là-dessus, c'est comme la mort justement : chacun est à poil et ne saurait répondre à la place d'un autre. Tiens : cela, c'est précisément ce que fait croire une certaine forme de "médecine"©, dont beaucoup "admettent les principes" alors qu'elle n'a jamais livré la moindre "preuve tangible" ! Quand je vous dis qu'on tient là un sujet chaud...

Écrit par : Michel | dimanche, 21 août 2011

Entièrement d'accord avec votre avant-dernière phrase (la pénultième par conséquent) pour le reste qui n'est pas le moindre, nous pourrions en discuter durant des siècles sans parvenir à une conclusion tangible.

Écrit par : Mone | lundi, 22 août 2011

Des siècles, dites-vous ? Dans ce cas, nous sommes immorteeeeeeeeels ! (Y a-t-il des places vacantes à l'Académie Française ?...)
Ah mais zut : dans ce cas, le sujet ne nous concerne plus...

Écrit par : Michel | lundi, 22 août 2011

" Ruth, la Moabite " c'est dans Booz endormi, si mes souvenirs sont exacts ? A défaut d'entrer sous la Coupole, vous pourriez peut-être nous mettre Totor en ligne ? (simple suggestion) Ah ! que j'aimerais entendre de votre bouche : " vos désirs sont des ordres ! " Zut ! voilà ma pendule qui se déclenche : je vais réveiller tout l'immeuble ! Votre coucou est décidément plus discret.

Écrit par : Mone | mardi, 23 août 2011

Vos désirs font désordre... (oups ! n'ai-je point frappé de travers ?) Et par dessus le marché je vous chope en flagrant délit de survol de lecture pieuse ! Il est vrai que vous vous référez là à une interprétation toute laïque des aventures de Booz et de Ruth. Aussi, afin de ne contrister personne allons-nous satisfaire tout le monde. Souffrez d'abord que j'ajoute ci-dessus le texte "d'origine", si l'on peut dire. D'autant plus facile qu'il est de samedi, suivant immédiatement celui de vendredi. Et selon les principes habituels à la maison, on peut jouer à cliquer sur les liens en astérisques surlignés. Pour ce qui concerne votre simple suggestion, on a fait cela en vert bien vif : d'abord afin de signifier que cela redirige sur un lien disons, plus profane... ensuite pour que vous soyez sûre de ne pas le rater ! De toute manière, on retrouve aisément le lien, puisqu'il est présent tout en haut du sommaire -en colonne gauche- des "pages" du présent blog. Pour les fainéants, cela ne coûte pas plus cher de le rajouter ici :

http://micheldetiarelov.hautetfort.com/booz-endormi-de-la-legende-des-siecles.html

En attendant, qu'est-ce qu'on se disperse !

Écrit par : Michel | mardi, 23 août 2011

Mais nous ne nous dispersons qu'en apparence ... cela forme un tout !
Merci pour le poème qui vous l'avez sans nul doute compris eut une importance particulière pour moi.
Cela dit, je me dois de vous signaler une coquille (confirmé par la version audio) c'est Jérimadeth qu'il faut lire, flagrant jeu de mots trouvé par Victor, qui en revanche, ne trouvait pas la rime ! Il a donc inventé cette ville tout en se livrant à une plaisanterie utile. Encore merci Michel et bonne journée !

Écrit par : Mone | mercredi, 24 août 2011

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