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dimanche, 04 septembre 2011

Si je disais au méchant "psychopathe"© (pléonasme !) : 'Tu vas me faire mourir', je serais mort avant (de peur).

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Aussi j’avertis d’abord le Docteur, sachant que les "troubles"© dont "souffre"© le "psychopathe"© lui "rendent impossible de consentir"©[X] à abandonner sa "conduite mauvaise"©.

2327630680.jpg(1) [Dimanche 4 septembre 2011]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,15-20. {*}(*)(*)(*)
Jésus disait à ses disciples : « Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute. S'il t'écoute, tu auras gagné ton frère. S'il ne t'écoute pas, prends encore avec toi une ou deux personnes afin que toute l'affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins
[!][!](*)(*). S'il refuse de les écouter, dis-le à la communauté de l'Église [X][X] ; s'il refuse encore d'écouter l'Église, considère-le comme un païen et un publicain. Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre [*] sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. (*)(Mt(3)) Encore une fois, je vous le dis : si deux d'entre vous sur la terre se mettent d'accord pour demander quelque chose [*|*], ils l'obtiendront de mon Père qui est aux cieux. Quand deux ou trois sont réunis en mon nom [7,8], je suis là, au milieu d'eux. »

          Si le Royaume des cieux est à ceux qui ressemblent aux enfants [1,Mt(1)], c’est aussi paradoxalement  à cause de leur côté moins reluisant. La valeur n’attend pas le nombre des années, y compris dans une acception négative : ils ne sont en rien exclus de ce qu’il y ait à aller leur parler seul à seul et leur montrer leur faute. La question offre d’ailleurs peu de sujet au débat, puisqu’on y distingue aisément les ressorts les plus élémentaires de l’éducation : sans nécessairement aller jusqu’au méchant qui mourra de son péché s’il n’en est pas averti (!), ne pas leur montrer leur faute reviendrait à commettre soi-même une faute dans l’ordre de l’éducation, étant communément entendu que la laisser en l’état encouragerait la conduite mauvaise tout en empêchant le fautif de s’en extraire : l’empêchant par conséquent de passer d’un degré inférieur à un degré supérieur, selon l’étymologie même du mot : educare [2, APR note 2][3, note 42].
          "S'il t'écoute, tu auras gagné ton frère". Certes, en fonction de son tempérament, l’enfant n’est pas avare de faire la sourde oreille… et naturellement, de se livrer au traditionnel exercice de projection [4, note 16] de sa faute sur autrui, dans la mesure où il n’a pas été directement pris la main dans la confiture [5, APR note 14] : qui n’a jamais entendu « c’est pas moi, c’est un tel » n’a sans doute jamais vu d’enfant ! Que le Royaume des cieux soit à ceux qui ressemblent aux enfants ne présume en rien que ceux-ci ressemblent toujours à des anges [6]. Simplement, ce sont des enfants : en tant que tels, ils ont tout à apprendre ; ce qui passe par l’expérience pratique [7] de la faute elle-même. Expérience parfois douloureuse s’il en est, mais néanmoins montrable dans ses tenants comme ses aboutissants ; montrer la faute, c’est moins accuser que conduire vers ce qui peut l’éviter par la suite : la délier concrètement sur la terre. Ce qui caractérise l’enfant –et le "sauve", d’une certaine manière-, c’est sa capacité abstractive encore limitée : tant que la faute demeure théorique, elle n’a pour lui pas grande signification. Pour cette raison, les "excuses" qu’il se cherche à propos d’une faute accomplie sont le plus souvent trop mauvaises pour tromper un éducateur qui n’en est pas dupe : dépourvu de l’autorité propre à quelque "science"[3][8][9][10] dilatoire, l’enfant est rapidement confronté à l’échec de ses maladroites tentatives de projection. Aussi, en vient-il tôt ou tard à reconsidérer son attitude première, si celle-ci se traduisait par un refus d’écoute trouvant sa source dans l’obstination à entraver la réalité de sa faute [11]. Avec cependant une notable exception : en effet, si -en fait d’"éducation"- l’éducateur lui-même fournit l’exemple opiniâtre d’un art consommé du détournement de ses propres fautes au moyen d’un système plus élaboré de projection, si de surcroît il témoigne "gagner" des frères à rebours –soit : à son système de projection lui permettant avantageusement de se masquer ses fautes [12, note 59]-, l’enfant n’en est pas davantage sourd et aveugle : au nom de quoi écouterait-il alors quelqu’un qui lui montre sa faute même si cette faute est bien réelle- si celui-là en commet, tout en refusant simultanément d’écouter qui lui montrerait [13, APR note 28][14] ?

Livre d'Ézéchiel 33,7-9. (*)/(*) 
La parole du Seigneur me fut adressée : « Fils d’homme, je fais de toi un guetteur pour la maison d’Israël. Lorsque tu entendras une parole de ma bouche, tu les avertiras de ma part. Si je dis au méchant : 'Tu vas mourir', et que tu ne l'avertisses pas, si tu ne lui dis pas d'abandonner sa conduite mauvaise, lui, le méchant, mourra de son péché, mais à toi, je demanderai compte de son sang
(Gn)(Gn)[*|*]. Au contraire, si tu avertis le méchant d'abandonner sa conduite [*], et qu'il ne s'en détourne pas, lui mourra de son péché, mais toi, tu auras sauvé ta vie. »

            "S'il t'écoute, tu auras gagné ton frère" : s’il n’écoute pas et se détourne (et s’il n’est pas unenfant !), le guetteur est sauf dans l’absolu : n’ayant pas à rendre compte du sang de son frère. Mais l’absolu est parfois relatif… au frère qui n’écoute pas : c’est-à-dire, à son fameux système de projection dont l’objectif est double, par définition :
1°)
détourner l’attention de ses propres fautes (méthode assurément idoine pour ne pas s’en détourner…)
2°)
"montrer sa faute" (!) au frère qui montre sa faute
À cet effet, gare au frère féru de saute-mouton [15, notes 50,51][16, notes 36,37] ! Car, méchamment "chrétien"[17, note 52] à ses heures, il ne manquera pas de brandir tel un étendard une parabole qu’il connaît par cœur, tant il se plaît [18, APR note 54] à sauter dessus à pieds joints sitôt que se profile la "menace" de lui montrer sa faute : c’est dire que si la parabole de la paille et de la poutre [19] n’existait pas, il l’inventerait ! Parce qu’il a bien "compris"©[20, APR note 36][21, APR note 81] que "lui montrer sa faute" et "regarder la paille dans l'œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans son œil, tu ne la remarques pas", c’est du 4946318.jpegkif-kif. S’étant ainsi "assuré" que le frère montrant la faute était un "esprit faux", en est-il plus à l’aise pour lui "montrer sa faute" à son tour : qu’il enlève d'abord la poutre de son œil, alors il verra clair pour retirer la paille qui est dans l'œil de son frère, non mais !  Comment, comment, comment ? Il se montre peu enthousiaste à participer à ce set improvisé de ping-pong aux règles truquées ? Il "refuse" à son tour "d’écouter" ? Il réfute la parabole ? Voilà qui n’est pas "chrétien" ! Comble du scandale [22, APR note 8] : à la première faute montrée, il ajoute celle d’un set de ping-pong aux règles truquées. Voilà qui, à présent, accomplit parfaitement la définition du "harcèlement psychologique"©[23,im.2]… bouffées de "souffrance importante"©[24] à l’appui. Eh bien, puisque tout ceci n’est pas "chrétien", pourquoi ne pas en profiter pour transposer subtilement l’"esprit faux" du frère mauvais joueur en le redéfinissant [25, APR note 129] sur d’autres fondements [26, APR note 47], plus laïques ? Mieux encore, comment le transposer tout en se donnant l’impressdl_m6_0101.jpgion, l’illusion [27, APR note 44] de ne rien lui faire de mal… voire de lui faire du "bien"[28] ? Faciiiiiiiiiile ! Il suffit de redéfinir l’"esprit faux" dans un contexte "médical"©[29, APR note 24][30, APR note 55], et le tour est joué : ainsi, personne ne gardera aucune dette envers personne. (Puisque résonnent encore ici et là quelques accents à saveur chrétienne, on peut également en profiter pour en badigeonner abondamment les pourtours du contexte "médical"©[31][32][33, note 91] : ce qui permettra le cas échéant de gagner d’autres frères [12, note 59]) À charge pour l’"expert"©[34][35, notes 34 à 38][10!] ad hoc d’apporter sa précieuse contribution, seule qualifiée à enlever les poutres dans l’œil d’un frère qui, désormais, est réputé "souffrant"©. Dès lors, peu importe que celui-là ne souffre pas de sa "souffrance"©[36, notes 3,4][37, notes 17,18] dans un réel qui est là, pour lui tout seul [27, AV note 41]: lui non plus n’est pas "médecin"©[38] !

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 13,8-10. (*)/(*)(*)
Frères, ne gardez aucune dette envers personne
[*](Mt(4)), sauf la dette de l’amour mutuel, car celui qui aime les autres a parfaitement accompli la Loi. Ce que dit la Loi : Tu ne commettras pas d'adultère, tu ne commettras pas de meurtre, tu ne commettras pas de vol, tu ne convoiteras rien ; ces commandements et tous les autres se résument dans cette parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même [*](Mt(6)). L'amour ne fait RIEN de mal au prochain [X][47][69]. Donc, l'accomplissement parfait de la Loi [15!][*], c'est l'amour [X].

            « Si je dis au méchant : 'Tu vas mourir', et que tu ne l'avertisses pas, si tu ne lui dis pas d'abandonner sa conduite mauvaise, lui, le méchant, mourra de son péché, mais à toi, je demanderai compte de son sang. Au contraire, si tu avertis le méchant d'abandonner sa conduite, et qu'il ne s'en détourne pas, lui mourra de son péché, mais toi, tu auras sauvé ta vie », dixit le livre d'Ézéchiel… très longtemps avant de fabuleux progrès de la "médecine"© ne faisant guère progresser que le souci de se détourner de ce qui pourrait ressembler à un avertissement, celui de disqualifier tout candidat avertisseur en néo-méchant sans que personne ne puisse jamais ni en demander ni en rendre compte [39, notes 29 à 35] à quiconque : en somme, celui de ne pas lâcher une once de sa conduite mauvaise, de troquer l’amour mutuel contre l’ersatz dérisoire que constitue la reconnaissance de frères [40, note 26] se tenant mutuellement par la barbichette [41] en se répétant ne rien faire de mal, façon méthode Coué [42, note 5]. Ce qui se résume dans cette parole de contrebande : Tu ne commettras pas… l'accomplissement parfait de la Loi, sous peine d’être regardé en dette de "santé"©. Parole reçue cinq sur cinq, y compris lorsqu’il s’agit d’accomplir la loi la plus laïque [43] ! De tels accomplissements fournissent un terreau nauséabond à l’adultère, au meurtre [44][45], au vol, et à la convoitise ? Aucune importance : si nécessaire, badigeonnons et badigeonnons encore de sirupeux "chrétien" afin d’accomplir parfaitement le papier peint sur un mur rongé de salpêtre, ne tenant plus debout que par miracle.
         Ne gardez aucune dette envers personne ? Soit une assemblée [46] au sein de laquelle émergent quelques têtes habituelles [47]lourdement endettées jusqu’au cou envers l’un des leurs : d’une dette courant depuis de nombreuses années sans que jamais un seul signe n’ait été montré de près ou de loin, qui manifeste peu ou prou l’éventuel désir de l’éponger. L'accomplissement parfait de la Loi, c'est l'amour ? Alors, c’est que l’amour est muetlui aussi [48, notes 7 à 11]. En espérant qu’il ne soit pas sourd : ce qui expliquerait pourtant ce phénomène fascinant de frères se prenant régulièrement dans les dents des Textes -relatant la parole du Seigneur à voix haute : parfois la leur [49, APR note 11][50, APR note 29] !- assez explicites pour leur signifier qu’ils n’en gardent RIEN de sauf tant qu’ils fuient comme la peste tout avertissement… tant qu’ils n’ont "rien fait de mal"©[51] à un prochain qu’ils ont sous le nez, bien que lui ayant notoirement réglé son affaire sur la parlote [52] d’un témoin… pas même témoin [53][54] ! On ne s’habitue pas à des têtes habituelles qui abolissent [55] parfaitement la Loi sans que nul ne bronche jamais. On ne s’habitue pas davantage à ce que de nos jours le guetteur selon Ézéchiel s’expose –auprès des siens : non auprès des païens et des publicains !- au risque de mourir du péché du méchant alors que celui-là sauvera (provisoirement) sa vie [56]. Provisoirement, parce que le tarif de la dette est sévère pour qui fait mentir les prophètes [57][30].

         « Si tu dis au méchant : 'Tu vas mourir', que tu l'avertis, si tu lui dis d'abandonner sa conduite mauvaise, lui, le méchant, te sautera dessus à bras raccourcis, mais à lui, personne ne demandera compte de ton sang. Au contraire, si tu avertis le méchant d'abandonner sa conduite, et qu'il ne s'en détourne pas, lui se trouvera sans difficulté particulière [58] moult compagnons partageant son péché [59,Lv], mais toi, tu auras perdu ta vie » : telle est en substance la version expurgée du livre d'Ézéchiel, pour peu que l’on en traduise l’accomplissement théorique parfait en fonction de ce qu’en livre la pratique contemporaine. À considérer non à propos du païen ou du publicain (chez lesquels le "refus d'écouter l'Église" est sans surprise, puisqu’ils refusent d’abord de s’en revendiquer : ce qui a au moins le mérite d’être clair pour tous), mais à propos de ceux qui, à deux ou trois -ou davantage- sont réunis en son nom : en son nom, se prévalent 'd’être prophètes, de chasser les démons, de faire beaucoup de miracles'[60] dans un langage adapté [29, APR note 24] à une époque bouillante [61] au sein de laquelle "son nom" bascule indiciblement dans son adjectif [17, note 52]. Ce qui libère avantageusement la place au profit d’autres noms [26, APR note 47] (malléables à l’envi, pourvu qu’ils répondent à des critères satisfaisant les intérêts immédiats catégoriels du lieu et du moment), sachant que la nature a horreur du vide.
         C’est oublier que « quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d'eux »… et que Jésus regarde au cœur, non aux règles de conjugaison : que son nom soit basculé en adjectif, Il est pareillement là, au milieu d’eux. Que son nom soit basculé en adjectif, sa parole est une : "tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel". En d’autres termes, tout nom basculé en adjectif sur la terre sera basculé en adjectif dans le ciel. Dès lors, il ne sera pas étonnant de s’entendre déclarer : 'Je ne vous ai jamais connus'[60]. C’est en effet le nom qui définit la connaissance et la reconnaissance : pas l’adjectif. Celui-ci ajoute éventuellement du sens au nom auquel il se rattache… ou lui en retire selon qu’il le contredit. Mais en soi, l’adjectif n’a aucune valeur autonome dans l’ordre de la sémantique : il n’a de valeur que supplétive… ou réductive. « Encore une fois, je vous le dis : si deux d'entre vous sur la terre se mettent d'accord pour demander quelque chose, ils l'obtiendront de mon Père qui est aux cieux. » Quelque chose, c’est aussi du nominatif : c’est encore se mettre d’accord pour demander à quelqu’un. On pourra se mettre d’accord à deux, trois -ou la terre entière- pour demander à un "adjectif", qu’obtiendra-t-on… sinon une mesure [62] identique à la valeur de l’adjectif livré à lui-même ? Il semble que le P du Père dans les cieux soit assez majuscule pour désigner un Nom qui, déjà, surpasse tout nom sur la terre et dans les cieux… et surpasse a fortiori tout adjectif.

      « Si tu dis au méchant… », version expurgée, multipliée par dix, cent, mille, etc., personne n’avertit plus personne : tout ce qui est délié sur la terre l’est tant et si bien que tout se délite. Le nom vit sa vie tandis que l’adjectif vit la sienne séparément. Les mots faisant ce que bon leur semble, les hommes ne savent plus ne pas mentir depuis qu’ils ne savent plus qu’ils mentent [63, APR note 20]. Tant que l’on ne demande pas à un chameau de passer par le trou d’une aiguille [1,Mt(3)], pour les hommes tout devient possible… dans l’ordre de leur tolérance à la contradiction.
       À l’échelle individuelle, toute menace –réelle ou seulement supposée- de contradiction externe va (dis)qualifier celui qui l’incarne en "psychopathe"©[64] ou apparenté. Qui disqualifie invoque de fait un qualificatif, soit un adjectif : le "psychopathe"© -ou apparenté- est un faux nom, parce qu’indéfini : comme il a déjà été vu sur des notes antérieures [65][66, notes 36] –et comme il va être question dans quelques notes à venir-, sous couvert de  définir –et redéfinir- la connaissance et la reconnaissance du "psychopathe"©, l’accent porte surtout sur le contraire : autrement dit, la connaissance de la définition du "psychopathe"© ! Or, comme tout ce qui relève du concept "santé mentale"©, cette connaissance ne résulte pas d’une réalité existante [67, notes 53 à 56]foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société nommable mais du résultat consensuel/insensé (!) obtenu par des intérêts corporatistes s’étant mis d’accord entre eux dans l’exploitation –et par conséquent, le développement- de ce qui est délié sur la terre. La définition va alors prendre appui sur les fruits [68] de cette exploitation, se donnant pour objectif d’élaborer une apparence rationnelle –donc, nominative- à ce qui n’est pas quantifiable par la raison, parce qu’appartenant au champ de l’émotion [69, notes 19]. C’est d’ailleurs pourquoi la femme [21, note 137][1, APR note 57] joue un rôle moteur dans cette imposture [70: son champ émotionnel étant plus vaste que celui de l’homme, elle n’en est que plus sujette à la manipulation. Sujet qu’il lui arrive parfois de s’imaginer maîtriser [71!] quand c’est lui qui la maîtrise, attendu qu’il n’est de plus efficace manipulateur que le manipulé : « le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point [72] »
         À une échelle plus vaste, le conflit nom/adjectif conduit au conflit tout court. Lorsque le nom et l’adjectif mènent leur vie séparément, la contradiction adopte les proportions les plus abjectes. Dès lors, en matière de géopolitique, il n’y a aucun "inconvénient" à jeter violemment 30 000 bombes sur des civils -dont 60 000 passeront ainsi de vie à trépas [73]- tout en proclamant à qui veut l’entendre qu’il s’agit d’une "mission"© au service de foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétél’"humanitaire"© de la "paix"©, de la "liberté"© et tutti quantitoutes valeurs (sans les guillemets) dont 60 000 premiers "bénéficiaires" sont d’ores et déjà heureux de jouir depuis le paradis d’Allah. L'amour –et toutes les vraies valeurs qu’il véhicule- ne fait RIEN de mal au prochain : ce qui ne saurait constituer un sauf-conduit pour en faire à de plus lointains ! (D’autant qu’à l’heure du "village planétaire" et des moyens de communications afférents, même réduit à un strict sens géographique, le prochain libyen n’est pas beaucoup plus éloigné du corrézien…) Quant aux survivants (y compris, espérons-le, parmi nombre de peuples des nations assaillantes), ils apprécieront comme il convient des conduites au sommet qu’il serait encore euphémique de qualifier de mauvaises« Si tu ne lui dis pas d'abandonner sa conduite mauvaise, lui, le méchant, mourra de son péché, mais à toi, je demanderai compte de son sang » répète Ézéchiel en écho. Un prophète de l’ancienne Alliance, celui-là : cette ancienne Alliance sicriée, résonnant de bruits d’épées, de bains de sang… d’un Dieu effroyable, "cruel et vengeur", d’un Dieu qui "fait du mal"[74, APR note 17]. Les mythes [75] ont la peau dure, prêtant généreusement des traits anthropomorphiques au divin… et parallèlement, des traits divins à l’humain : "oubliant" opportunément le mal dont celui-là est capable ; "oubliant" simultanément que "la main de Dieu"[76, APR note 20][77, note 54][78, APR note 26] n’intervient que pour empêcher l’homme d’aller au-delà du mal que celui-là commet. Effroyable, "cruel et vengeur", le Dieu de l’ancienne Alliance ? Il arrive néanmoins d’y lire ceci : Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire à son peuple [79,Ex]. Pourtant, si l’on ose dire, le Seigneur avait alors une bonne raison de "faire du mal" : le peuple s’était perverti en s’étant fabriqué un veau en métal fondu, etc. Aujourd’huiAUJOURD’HUI-, qui soutiendrait que l’homme renonce au mal qu’il veut faire… ceci sous l’alibi de raisons plus mauvaises les unes que les autres, ne faisant guère illusion qu’auprès d’un ultime carré de téléspectateurs lobotomisés jusqu’à la moelle ? Y a-t-il une seule des 60 000 victimes libyennes qui avait une "bonne raison" de succomber sous un tapis de bombes ? L’homme est-il donc meilleur de ce côté-ci de la Méditerranée ? Qui pourrait l’affirmer… et surtout, selon quels critères ? Parmi l’une des mauvaises raisons, la plus dérisoire : la peurencore et toujours la chienne de peur, vecteur de tous les maux- la peur de l’instauration d’une monnaie unique africaine [80][81], inévitablement appelée à faire de l’ombre à une autre monnaie unique. Quelle autre monnaie unique ? Celle qui, d’ici quelques semaines tout au plus [82], sera définitivement entrée au plus profond des poubelles de l’Histoire ? Rien n’échappe à "la main de Dieu" : pas même les fluctuations boursières, tant il est vrai que la justice sait parfaitement s’accomplir dans l’immanence. 60 000 morts pour "sauver" une monnaie morte-née moribonde de zombies : on a le sens des "valeurs" (sic) ou on ne l’a pas
         Ce que dit la Loi ne requiert nullement de haute technicité juridique, est accessible à n’importe qui, depuis les enfants –et à ceux qui leur ressemblent [1,Mt(1)]- jusqu’au dernier des imbéciles : Tu ne commettras pas d'adultère, tu ne commettras pas de meurtre, tu ne commettras pas de vol, tu ne convoiteras rien. 60 000 morts pour commettre l’adultère : des peuples entiers dupés par les pouvoirs en place, au faux nom de "valeurs" qu’ils sont les premiers à fouler aux pieds. 60 000 morts pour commettre… 60 000 meurtres. 60 000 morts pour commettre impunément du vol industriel destiné à satisfaire la convoitise insatiable des requins internationaux que l’on imagine… ou que l’on préférerait seulement imaginer : les morts, eux, ne sont pas imaginés. Ceux qui émaillent les textes de l’ancienne Alliance non plus, d’ailleurs : mais à comparer ce qui est possible de l’être sur le seul registre létal -tout en tenant évidemment compte des armements plus rudimentaires de l’époque-, en ces temps reculés sur quel délai pouvait-on raisonnablement aligner l’équivalent d’un pareil tableau de "chasse" ? Contrequelques mois de nos jours, cela se comptait sans doute alors en années, sinon en siècles. Plus près de nous, les historiens les plus sérieux (et accessoirement, les plus dépourvus de parti pris à propos du sujet favori des polémistes de tout poil) s’accordent à chiffrer à environ 10 000 les morts directement imputables à l’épouvantail Inquisition (ou plutôt Inquisitions : médiévale, espagnole et romaine), événement s’étalant sur pas moins de six siècles : ce qui est très inférieur auxdonnées officielles chargées d’entretenir un autre vieux mythe à la peau dure (et à des millions de morts… jamais nés !), révélant au passage combien la manipulation falsificatrice n’a pas attendu l’ère moderne des grands médias pour s’exprimer sans retenue. Doit-on comparer avec les morts directement imputables à la Révolution française, les deux guerres mondiales, etc. ? À cette comptabilité macabre, il n’est pas certain que les vierges effarouchées -s’autoproclamant donneuses de leçons civilisationnelles- en ressortent gagnantes. Car les périodescitées à l’instant étant plus proches dans le temps, les archives historiques en sont logiquement plus abondantes : pas difficile d’y chiffrer également 10 000 morts… en quelques semaines seulement.
         Tu ne commettras pas d'adultère, tu ne commettras pas de meurtre, tu ne commettras pas de vol, tu ne convoiteras rien ? Il semble en fait que, passé le seuil du tolérable (si tant est qu’il y en ait un…), le mal aie besoin de s’auto anesthésier pour continuer de se commettre et s’enfoncer dans les abysses les plus vertigineuses, jusqu’à produire d’étranges effets paradoxaux. Ainsi, un seul mort autochtone fera frémir d’indignation s’il l’est par crime… voire par application d’une peine capitale [83, APR note 27]. 60 000 morts étrangers sur lesquels les médias officiels évitent soigneusement de s’appesantir- font-ils davantage frémir d’indignation ? On ne s’appesantira pas non plus sur l’abolition de la peine de mort chez soi couplée à la participation active d’une offensive l’appliquant massivement chez les autres : les "actes commis en temps de guerre"[83, note 34] ont bon dos pour effacer discrètement l’ardoise, là où les faits rendent caduc l’alibi du "danger imminent de guerre"… Quoi qu’il en soit, un mort chez soi, 60 000 chez les autres, admettons que cela fasse frémir d’indignation dans les deux cas. La vie continue, emportant tôt ou tard le mort dans l’oubli… jusqu’au(x) 1415565860.jpgsuivant(s) et ainsi de suite. Car la mort est un sujet désagréable : en abolissant la peine capitale, on s’est surtout donnés l’impression, l’illusion [27, APR note 44] d’abolir la mort elle-même. Ersatz tabou dont personne n’est vraiment dupe, mais il est si bon de se rêver plus civilisés que nos aïeux… de se laisser croire les maîtres absolus de l’horloge de la vie : c’est d’ailleurs également pour cette raison -moins avouable- qu’ont été institués les changements d’heure : heure d’été, puis heure d’hiver, et vice-versa. Les motifs économiques officiels qui ont présidé à la mise en œuvre de cette institution se sont avérés aussi dérisoires qu’obsolètes à l’issue de la première année, mais quelle importance ? Il est si bon de se laisser croire les maîtres absolus de l’horloge du temps.
         L’avertisseur également est un sujet désagréable : s’il dit au méchant : 'Tu vas mourir', etc., il peut s’estimer heureux que la peine capitale soit abolie ; sinon on verrait bien lequel 'va mourir' le premier ! On le voit bien, d’ailleurs : ce ne sont pas les méthodes alternatives qui manquent, permettant de faire mourir assez gentiment pour que nul n’en frémisse d’indignation. À défaut de "danger imminent de guerre", un "danger imminent de"[84] "psychopathie"© -ou apparentée- n’est-il pas tout indiqué ? D’autant que les "experts"©[34][35, notes 34 à 38][10] officiels qui président à la mise en œuvre du "danger imminent de""psychopathie"© -ou apparentée- sont les seuls cassandres au monde à pouvoir répandre [85][86] impunément de fausses prophéties cataclysmiques, tout en étant assurés de ne pas se faire découper en tranches : ils auraient donc bien tort de se priver, sachant que parmi les morts des textes de l’ancienne Alliance, figurent beaucoup de prophètes cataclysmiques. Déjà, ils étaient des sujets désagréables… dans un monde moins évolué que le nôtre puisque n’ayant pas aboli la peine capitale. C’est dire que le prophète cataclysmique s’usant prématurément, sa durée de vie s’avérait plutôt limitée. On conçoit mieux qu’un Jonas [87,Jon] n’ait alors pas immédiatement trouvé le créneau très porteur : à son époque, les faux prophètes se savaient accueillis à bras ouverts, pourvu qu’ils n’aient aucune mauvaise nouvelle à annoncer (or, dire : « Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! »[88,Jon], c’est là une mauvaise nouvelle). À la nôtre, ils eussent fait de lamentables journalistes… mais d’excellentes voyantes [89]. Pourtant –et c’est là toute l’étrange [90] de la nôtre-, on accueille à bras ouverts les faux prophètes [>Lc(3)] à condition qu’ils s’avèrent à l’usage de lamentables voyantes… mais d’excellents journalistes. Cette excellence ne vaut cependant que pour la mauvaise nouvelle en soi : malheureusement [27, APR note 30], ils se révèlent lamentables quand il s’agit de vérifier [91][92][54] leurs sources. Concernant la voyance, c’est à grand peine que l’on parvient à limiter les dégâts : encore faut-il penser à leur demander de "prédire"© l’événement après qu’il se soit produit [93, APR note 20][94, APR note 98][10]. (Et encore ! la marge d’erreur reste assez considérable…) On peut aussi leur demander de le "prédire"© avantmais ce sera plus risqué pour le demandeur, qui se fera alors davantage suspect d’auto complaisance"pathologique"© à l’égard du syndrome du chat-qui-tourne [95]. Toutes ces conditions étant remplies, ici ce ne sera plus la durée de vie du faux prophète qui va s’avérer plutôt limitée. Pas même celle de son demandeur : il suffit simplement que le faux prophète lui suggère le contraire pour qu’il prenne les dispositions "protectrices"©[96, note 5] appropriées. Parce qu’à défaut de "danger imminent de guerre", un "danger imminent de" "psychopathie"© -ou apparentée- (chez un prochain, ce sera parfait), est tout de même un truc à vous flanquer des cauchemars [97][98] : qui sait si seulement on s’en réveillerait [99] ? Aujourd’hui, on conçoit mieux que le créneau faux prophète cataclysmique soit devenu étonnamment porteur, en dépit d’un lourd passif historique ne plaidant pas en sa faveur. En effet, au sein de notre terre "hautement"© civilisée s’étant privée de la peine capitale, le faux prophète cataclysmique est à présent le seul qui puisse évacuer "proprement"©… le vrai prophète, le modèle cataclysmique étant évidemment le plus "dangereux"©[100, notes 4,5][101! Attendu que celui-là a tendance [102] de surcroît à débusquer le faux prophète, c’est dire qu’il ne coupe pas du "danger pour soi et pour les autres"©[25, APR note 162] : il convient donc de couper le "danger"© en faisant de ses prochains des guetteurs [103][104] pour la maison de Raihël. De la part du faux prophète, ils doivent avertir tout ce qui bouge autour d’eux que le vrai prophète est un "faux prophète"© : ainsi, le faux prophète sera cru [105][106][107] tandis que le vrai sera cuit [108][109]. Car le faux prophète a pour lui d’être titularisé EFP (ne pas confondre avec l’AFP, celle-ci ne concernant que le volet journalistique…), Paris V [110] abritant en effet dans ses murs la prestigieuse [111] École des Faux Prophètes. Le "faux prophète"©, lui, ignorait jusqu’à l’existence de cet établissement : c’est dire combien il est parfaitement inapte à prophétiser quoi que ce soit.

         Revenons à présent aumal qui a besoin de s’auto anesthésier pour continuer de se commettre et s’enfoncer dans les abysses les plus vertigineuses. La première forme d’auto anesthésie consiste déjà à en changer le nom : à l’état brut, le mal est de toute évidence un vecteur de répulsion plutôt que de séduction [112]. Il est si bon de se laisser croire les maîtres absolus de l’horloge du réel qui est là, pour tous [27, AV note 41][113, notes 60 à 64][114, notes 118 à 125] que si les hommes « ne peuvent changer les choses, alors ils changent les mots »[115]. Message reçu cinq sur cinq, puisque -quarante-cinq ans après ce fameux aphorisme attribué à Jean Jaurès- le Brock fêlé suivi de ses potes l’aura repris pour leur compte : « la réinterprétation et finalement l’éradication du bien et du mal sont l’objectif de toute psychothérapie »[25, note 123]. Comme quoi, il était déjà possible de témoigner d’une puissante naïveté de décérébré -tout en lorgnant les plus hautes instances de la cérébralité mondiale !- sans que personne n’en frémisse d’une indignation qui était alors entièrement polarisée sur les conséquences immédiates d’un conflit planétaire. « Plus jamais cela »[116], tel est le cri unanime de paix qui est lancé depuis lors. « Plus jamais cela » : sans doute est-ce pour cette raison que pour l’heure sont vides les centaines de camps tapissant l’ensemble du territoire US [117][118(vidéo)], leurs empilages de « coffins »[119(vidéo)] se destinant vraisemblablement à fournir des jardinières géantes à des citoyens en mal de retourà la terre. On conçoit "bien" qu’une nation truffée de telles verrues soit des "mieux" placées pour fournir le gros des troupes d’une organisation internationale chargée de venir donner des leçons d"humanitaire"©, de "paix"©, de "liberté"©(sic) et tutti quanti à une nation nord-africaine indépendante… On conçoit à l’extrême rigueur que les informations concernant la construction et l’entretien de camps européens eussent pu être efficacement filtrées dans les années quarante : avec les moyens de communications modernes dont on dispose aujourd’hui en surabondance, les autruches sont définitivement inconcevables. Brock fêlé et sa descendance ou pas, personne –absolument personne- n’aura la plus petite légitimité à faire passer pour "bien"© ce qui se présentese REprésente- comme le surgissement du mal absolu au premier claquement de doigts : au grand jour, son auto anesthésie devient inutile. "Si tu avertis le méchant d'abandonner sa conduite, et qu'il ne s'en détourne pas, lui mourra de son péché" : ce qui n’est plus même à croire "sur option" selon son humeur du moment, puisque parfaitement visible depuis des années.
         Deuxième forme d’auto anesthésie : l’ivresse de la résignation. Mangeons, buvons, demain nous mourrons.[120, note 6] Le présent n’est plus tant le point de rencontre avec la quatrième dimension [78, note 2][121,p.12] que le refuge ultime du fataliste désespéré qui occulte résolument LE sujet désagréable : un futur si sombre que l’imaginaire lui-mêmehabituellement fécond en la matière- a renoncé à tirer des plans sur la comète. L’équipement de combat qui, vaille que vaille, lui donnait encore un peu confiance [122] est remisé au vestiaire : avec la foi en moins, notre homme se fait"Cananéenne"[20,Mt(7)], glanant ici et là dans les champs les quelques miettes de bonheur que les moissonneurs [1,Rt(2)] distraits auront eu l’obligeance de lui laisser. S’il lui reste cependant quelques rudiments de foi, il priera alors le ciel (avant qu’il ne lui tombe dessus) que des gens mal intentionnés –ou convoitant les mêmes miettes !- ne viennent pas le molester. Après quoi –et après lui-, le déluge cataclysmique. Celui-là lui laissera tout juste le temps de se lamenter –voire de se rebeller contre cette funeste "injustice"- que le ciel l’aie pris en traître [21,Mt(2)], n’ayant envoyé aucun prophète pour l’avertir qu’il 'allait mourir! Ce qui peut se résumer –un rien cyniquement- dans une chanson. Car il est bien connu que tout finit par des chansons [123]

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Dans un registre voisin, une cockerinade en guise d’interlude…

Une femme, la trentaine, divorcée Nanatisée, plutôt mignonne, frappe à la porte de son voisin Marcel. Offrant son plus beau sourire, elle lui dit :
- J’ai une envie folle de m’amuser, de me saouler et de faire l’amour toute la nuit… êtes-vous occupé ce soir ?
- Heu… Non !
répond le voisin tout content.
- Dans ce cas, pouvez-vous garder mes enfants ?…

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         Mais si tout finit par des chansons, qui a dit que tout était fini ? Sans doute le règne de l’illusion [27, APR note 44] souffre-t-il les affres d’une cruelle agonie, entraînant dans sa chute nombre de paradigmes ayant puisé à sa seule source et ne se maintenant à flot que par elle. Se lamente-t-on que "tout soit fini" parce qu’il va falloir se résoudre à abandonner sa jambe de bois, un chirurgien habile étant parvenu à vous greffer avec succès une nouvelle jambe, en remplacement du membre amputé ? Se plaint-on que "tout soit fini" en repartant avec un cœur de jeune homme, également à la suite d’une greffe réussie ? Ne sont finies en réalité que la sympathie et la sollicitude dont on pouvait tirer d’autrui quelques avantages grâce à un statut d’handicapé attirant ainsi sur soi une certaine –et légitime- compassion [124]. Celle-ci est d’ailleurs alors appelée à fonctionner dans l’autre sens : en effet, la greffe d’un organe ne présuppose-t-elle pas le don de cet organe ? Ce qui suppose plus assurément -s’il s’agit d’un organe vital- que tout soit fini de manière plus radicale chez le donateur lui-même. Même si ce n’est heureusement pas systématique, l’évolution positive du paradigme de l’un a parfois un coût : celui de l’évolution négative du paradigme d’un autre. Ce qui n’a en soi rien de cruel, pourvu que l’évolution négative n’ait pas été recherchée pour elle-même –tant par l’un que par l’autre-, et qu’elle ait été librement consentie par celui qui la subit. Partant, toute pseudo-argumentation passant outre ces considérations minimales relève d’un paradigme qui, précisément, se greffe sur le règne de l’illusion [125] : déclenchant des forfaitures en chaîne à l’issue desquelles l’évolution globale va s’avérer à terme négative pour tous. In fine, qui dit que tout est finisinon celui qui a quelque intérêt vitalà son sens- au sein du règne de l’illusion, que ce soit en roi ou en sujet. À cet égard –et sous cet angle- observons de plus près l’attitude des scribes et des pharisiens [126] :

(2) [Lundi 5 septembre 2011]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,6-11. 
{*}{*} (Mc)
Un autre jour de sabbat, Jésus était entré dans la synagogue et enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était paralysée. Les scribes et les pharisiens observaient Jésus afin de voir s'il ferait une guérison le jour du sabbat ; ils auraient ainsi un motif pour l'accuser. Mais il connaissait leurs pensées, et il dit à l'homme qui avait la main paralysée : « Lève-toi, et reste debout devant tout le monde. » L'homme se leva et se tint debout. Jésus leur dit : « Je vous le demande : Est-il permis
(*)(*), le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal [?] ? de sauver une vie, ou de la perdre ? » Alors, promenant son regard sur eux tous, il dit à l'homme : « Étends ta main. » Il le fit, et sa main redevint normale. Quant à eux, ils furent remplis de fureur et ils discutaient entre eux sur ce qu'ils allaient faire à Jésus.

            Nous voyons ici que les scribes et les pharisiens ont eu ainsi un soi-disant motif pour accuser Jésus. Il a fait une guérison le jour du sabbat : quelle horreur ! Seule compte leur norme à eux, qui est officiellement le jour du sabbat. Il y avait pourtant là un homme dont la main droite était paralysée : donc, anormale. Guérie, sa main redevient normale. Las : cette normalité, bien qu’on ne peut plus concrète, entre -à leurs yeux- en conflit avec celle du jour du sabbat. Ce jour n’est pourtant qu’un ensemble de schémas abstraits se soumettant à un "règne de l’illusion", dans la mesure où il est clairement brandi comme une arme de combat contre un réel concret qui est là, pour tous [27, AV note 41] les acteurs et les témoins, dans la synagogue. Au sein du règne de l’illusion, la raison n’a plus son mot à dire. Jésus n’a fait taire personne d’autorité : au contraire a-t-Il tendu une somptueuse perche à ses détracteurs en leur posant une question relative à leur sujet favori de débat : ce qui est permis, et ce qui ne l’est pas. On ne saurait Lui reprocher de poser une équation au second degré à des cancres en mathématiques : interroger des scribes et des pharisiens sur ce qui est permis de faire le jour du sabbat, c’est un peu comme demander à un plombier comment colmater une fuite. Mais ils se taisaient : ce que l’on sait par la version de Marc [127]. Seraient-ils donc tenus par le "secret professionnel"©[128, APR note 95] ? Las : ce confortable alibi -au service exclusif du fuite_cfcc.jpgrègne de quelques illusions corporatistes- serait ici anachronique. De plus, il serait parfaitement déplacé, la question posée l’étant publiquement puisque concernant tout le monde. Sans compter que demander à un plombier comment colmater une fuite ne signifie pas nécessairement que l’on manifeste le désir irrépressible de s’installer comme plombier, donc de lui faire concurrence : cela peut simplement répondre à l’urgence du moment, (surtout que les plombiers étant généralement débordés –un comble !-, ils ne craignent pas excessivement la concurrence…) ; par ailleurs, savoir ponctuellement réparer une fuite est peut-être insuffisant : tant pour violer un "secret professionnel"© que pour se prétendre plombier ! Pour l’heure, l’urgence du moment est moins une fuite d’eau qu’une main droite paralysée… ce qui est d’ailleurs sévèrement handicapant s’il y avait une fuite à réparer.
         Par conséquent, récapitulons la situation. Il n’y a pas de fuite. Il importe donc peu que les scribes et les pharisiens ne soient pas plombiers. Nous ignorons si l’homme dont la main droite était paralysée était plombier. Ce qui n’a non plus aucune importance le jour du sabbat : parce qu’il n’est pas permis de faire de la plomberie le jour du sabbat. Jésus n’a donc pas guéri cet homme pour l’encourager à reprendre illico son travail. Plombier peut-être (ou peut-être pas), mais s’il est ce jour dans la synagogue, c’est bien parce qu’il respecte le jour du sabbat comme les autres. En somme, les scribes et les pharisiens n’ont strictement aucune raison de ne pas se saisir de la perche que leur tend Jésus. À moins qu’ils n’aient aucune raisontout court. CONSTATONS [54, note 20] parallèlement ce qui est clair comme de l’eau de roche : ils n’ont aucune, mais vraiment aucune empathie à l’égard de ce malheureux dont la main droite était paralysée ; il pourrait être paralysé de la tête aux pieds, voire agoniser sous leurs yeux que leur souci numéro un serait alors de savoir ce que faire du corps : il n’est sans doute pas permis d’être croque-mort [129] le jour du sabbat

         L’empathie est un peucomme la tolérance : ce sont les deux mamelles qu’il convient de posséder précieusement [65,3] afin d’être assuré de sa canonisation laïque. Ceci de son vivant… et pis [130] c’est tout : plutôt moins exigeant que des normes plus anciennes, un rien ringardes. Pour ce motif, l’empathie n’est pas à confondre avec la compassion [124] : celle-ci engageant davantage dans un sens présumant du service désintéressé à autrui. En revanche, si elle creuse moins profond, l’empathie ratisse plus large [131?] : ainsi, elle s’intéresse à un tiers même s’il ne souffre de rien. On aurait envie d’ajouter : surtout s’il ne souffre de rien… mais n’allons pas plus vite que la musique. L’empathie est l’oreille gauche du gentil lapin [132, note 117] : la tolérance est son oreille droite. Ces deux oreilles de notre sympathique animal sont bien entendu (si l’on ose dire) sonnez. (À charge pour lui de fournir la tronçonneuse [133], si le besoin s’en faitsentir) Car elles lui permettent de flairer le terriiiiiiiiiiible prédateur : à savoir, l’inénarrable chien méchant [134, APR note 12]. Pour connaître toutes les déclinaisons possibles de cette affreuse bête [135], ce ne sont pas les notes qui manquent dans les archives du présent blog ! Il ne sera question ici que d’une seule espèce : non la moins redoutable puisqu’il s’agit du "psychopathe"©.

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         Le manque : le mot est lâché (mais surtout pas le chien méchant). Car l’oreille gauche du gentil lapin est devenu le thermomètre référentiel de "reconnaissance"© universelle du "psychopathe"©. En effet, que l’on soit simple amateur [38] ou "professionnel"©[136] averti(sseur), chacun sait que le "psychopathe"© n’a pas d’oreille gauche. De même, chacun sait que sitôt qu’il se sait "découvert"©, pfuit ! il perd son oreille droite. C’est dire que personne ne risquant de s’y tromper [137], on peut d’ores et déjà commencer à épauler sa carabine [138,6,8] : en aucun point ne ressemble-t-il [65,1] à un gentil lapin. [ NB : attention, ne pas confondre avec un autre animal qui, lui aussi, peut perdre les deux oreilles [26,im.8]. D’une part, un examen approfondi permet de le définir d’une espèce étrangère au chien méchant ; d’autre part, il est permis à cet animal de se couper les oreillesy compris le jour du sabbat. ]
         "Mais il connaissait leurs pensées…" : Jésus répond ici à une définition autrement plus authentique de l’empathie, au sens le plus noble du terme, qui relève de l’anti-projection [4, note 16]. "Connaître les pensées" de l’autre, c’est moins violer son intimité que d’être capable de prendre la juste mesure de ses pensées dans toutes les dimensions qu’elles peuvent recouvriren positif comme en négatif. C’est dire que si ces pensées ne correspondent pas aux paroles –et encore moins aux actes posés-, les connaître c’est en percevoir les contradictions formelles, avec tout ce que cela peut impliquer dans les causes comme dans les conséquences [39, notes 29 à 35]. Ce qui signifie que le véritable empathique en connaît d’abord assez sur ses propres pensées pour ne pas ignorer chez autrui les retentissements possibles des actes posés à son égard. De ce fait, non seulement il s’interdit de faire à autrui ce qu’il ne voudrait pas qu’autrui lui fasse –dans le sens évident du mal- mais le must est qu’il s’attachera à faire à autrui ce qu’il ne refuserait pas qu’autrui lui fasse : et justement parce qu’il ne s’agit pas de violer l’intimité d’autrui, il refusera simultanément toute contrainte poussant autrui à agir en sa faveur. En résumé, le véritable empathique se fait hermétique à la manipulation, tant interne qu’externe. Hermétique ne veut pas dire indifférent : au contraire, "connaître les pensées", c’est bien sûr connaître les tentatives de manipulation externe et s’en garder. « Je vous le demande : Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal ? de sauver une vie, ou de la perdre ? » Deux mille ans après, bien que la question fût parfaitement explicite, la réponse se fait toujours attendre… Mais -le recul aidant- nous connaissons aussi leurs pensées : d’abord grâce à une abondante exégèse produite depuis lors, ensuite parce que sous d’autres temps et d’autres lieux nous sommes à l’évidence [139, APR note 70] insensibles à toute tentative de manipulation de la part des scribes et des pharisiens. Alors, Jésus -qui, Lui, connaissait leurs pensées en temps réel, immédiat- promena son regard sur eux tous. Il ne s’agit nullement d’une promenade de santé ou d’un regard "vide" : de nouveau grâce à celui de Marc, est identifié un regard de colère, navré de l’endurcissement des cœurs [127][140]… que néanmoins Il ne va toujours pas violer : sinon Il les aurait guéris [26,Mt(1)], eux aussi. "Quant à eux -la guérison de l’homme accomplie-, ils furent remplis de fureur et ils discutaient entre eux sur ce qu'ils allaient faire à Jésus." Dans un tel contexte, même avec Luc il n’est pas besoin d’être fin théologien pour deviner que la question de savoir "ce qu'ils allaient faire à Jésus" ne va pas exactement aller dans le sens de Lui faire du bien : être rempli de fureur quand on est témoin d’un indubitable bienfait, c’est une marque non moins indubitable d’absence totale d’empathie, se doublant de l’inversion manifeste des pôles bien/mal. Par conséquent, Marc ne contredit en rien cette logique perverse, nous confirmant qu’une fois sortis, les pharisiens se réunirent avec les partisans d’Hérode contre Jésus [141, notes 7,8], pour voir comment le faire périr [127][142] : difficile de trouver plus contraire au guérir que le périr.

         Mais nous allons à présent connaître les pensées… du réalisateur du film [143] : à la 153998569.jpgdemande des spectateurs du fond de la salle [144] pressentant ici comme une opportunité, il a décidé de tourner la scène en la transposant à notre époque. Inutile de crier à l’anachronisme : avec le cinéma, tout est permis… y compris le jour du sabbat. Ce qui ne justifie en rien de faire n’importe quoi : on se souvient que notre réalisateur est plutôt à cheval [145][146][147][148][149][150][151][152][153][154][155][156][157][158] sur les sujets qu’il traite. Quitte à faire grincer des dents [159] –et à se rendre insupportable [160][161] auprès de certains [162, APR note 47]-, il met un point d’honneur à ce que ses productions revêtent une crédibilité indiscutable. Aussi est-il bien obligé de composer avec son époque, même s’il ne s‘y conforme pas en tout point [65,1]. Or, si cette époque est notoirement nucléaire, elle l’est d’abord en des aspects plus invisibles que les retombées radioactives de ses aspects visibles : l’ère de la fissuration de l’atome ne fait jamais que répondre à l’atomisation [163]à commencer par celle de la vérité. D’ que laissent à désirer les retombées commerciales des œuvres produites par le réalisateur : une guest star s’affichant comme « le Chemin, la Vérité et la Vie »[164] -ou invoquant un Esprit de vérité [165] guidant vers la vérité tout entière [166]-, cela détonne tant et si bien -avant de détoner- que ce n’est guère porteur en termes de marketing. Et même si les spectateurs du fond de la salle demeurent indéfectiblement fidèles au réalisateur (sachant que celui-ci trouvera toujours des méchants anti-héros voulant faire périr la guest star), la difficulté reste insurmontable auprès des concepteurs de la salle elle-même : en effet, s’ils l’imaginentpourvue de premiers rangs afin d’en privilégier le fond, les derniers rangs risquent fort de se retrouver dans les premiers : ce qui, d’ailleurs, ne manque pas d’être écrit [167] dans certains scénarii [168][1,Mt(3,4)]. Dans ce cas, il conviendrait alors de reculer les limites de la salle pour y gagner un nouveau fond : ce qui conduirait à dégarnir les anciens derniers/nouveaux premiers dont les occupants auraient été renvoyés. Le motif de ce renvoi devenant caduc avec l’apparition d’un nouveau fond, ils pourraient revenir. Mais s’ils reviennent, l’inutilité des nouveaux premiers rangs/anciens derniers rangs sautera aux yeux : aussi faudra-t-il les supprimer. S’ils sont supprimés… le problème n’a pas de fond. Et si la salle n’en a pas non plus, que vont devenir les fidèles indéfectibles ? Au mieux seront-ils atomisés, faute de pouvoir se réunir… et avec eux, la vérité ira se fragmenter en de multiples vérités autonomes [169, notes 31,32] qui, tôt ou tard, entreront en conflit les unes avec les autres : de la friction à la fission, il n’y a que l’espace de deux lettres. Certains ont bien cru trouver la solution. S’arqueboutant fièrement sur leur vérité puisqu’elle seule est la "bonne", celle de l’autre est "mauvaise" : aussi l’évitement du conflit ne passe-t-il plus que par l’évitement de l’autre… jusqu’à la fuite (non d’eau mais de l’autre) si "catégoriquementnécessaire"[100, notes 1 à 3] ! À moins, naturellement, que l’autre consente à abandonner sa vérité afin d’adopter sans réserve –ou sous contrainte [25, APR note 159] !- une vérité qui ne soit pas sienne… ce qui va insidieusement la commuer en mensonge, avec tous les effets subséquents, indicibles [0, note 63] ou plus prononcés lorsqu’il est partagé à grande échelle [25, note 244]. On entre là dans les schémas de la manipulation. À l’intérieur de la salle, ceci pourrait se traduire par des spectateurs manœuvrant pour en prendre d’autres sur leurs genoux. C’est mignon dans un premier temps, mais s’avérera peu confortable pour les deux parties dont aucune ne pourra pleinement profiter du spectacle à l’écran : frictions à l’horizon... C’est également stupide [170, APR note 8][171], sachant que les premiers rangs sont libres : mais si des spectateurs du fond de la salle s’installent aux premiers rangs, comment seraient-ils encore des spectateurs du fond de la salle ? Même à envisager une sorte de tournante, le tohu-bohu que cela occasionnerait gênerait à nouveau la qualité du spectacle. En supprimant les premiers rangs, on élimine certes le problème… mais hélas, on retombe dans le premier : celui qui est sans fond. Ce qu’a bien compris [20,Mt(1/2, 6)][26,Mt(1)] le réalisateur qui, cette fois, a renvoyé à ses études tout concepteur inconséquent foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société[0, note 39] osant lui proposer une salle sans premiers rangs : au pire ces derniers (quoique premiers) resteront-ils vides, mais personne ne pourra lui reprocher de les avoir ôtés puisqu’il les laisse à libre disposition. Et pourtant si, on lui reproche ! "On" : ce sont plus exactement les spectateurs qui en prennent d’autres sur leurs genoux. Plus ils en prennent, moins ils voient le spectacle défilant à l’écran… et moins ils voient les sièges vacants des premiers rangs : ils estiment donc que ceux-là "n’existent pas". À leur sensc’est-à-dire, selon leur vérité un rien dévoyée-, s’ils "existaient", le réalisateur ne permettrait pas que d’autres viennent s’installer sur leurs genoux. Pourquoi s’arrêter en si "bon" chemin ? Si le réalisateur autorise pareille vilenie –qui, indiscutablement, nuit au confort du spectacle-, c’est que lui non plus "n’existe pas" : et toc ! Belle revanche, en vérité, des plus cancres des spectateurs du fond de la salle, qui se vengent ainsi : à leur tour [5, note 10/2] de renvoyer le réalisateur ! De plus, rallieront-ils à leur vérité les plus proches d’eux, attendu que s’ils ont un autre spectateur sur les genoux, celui-là en a également un autre sur les siens, et ainsi de suite : seul en contact direct avec le siège, celui du bas se fait donc assez convainquant auprès des "couches" supérieures lorsqu’il suggère que plus rien "n’existe" : des premiers rangs, du réalisateur… et du film lui-même. Eu égard à tout ce qu’il supporte au-dessus de lui, s’il est un gentil lapin, on ne s’étonnera pas outre-mesure que ses oreilles en pâtissent un tantinet : empathie et tolérance sont littéralement écrabouillées sous ce funeste empilage de spectateurs n’y voyant goutte (faudra-t-il que le réalisateur fasse prolonger la salle… en hauteur, à défaut de la raccourcir en longueur ?). C’est dire que le malheureux en cultive une indéfectible nostalgie : aussi se fait-il volontiers disert à ces sujets.

(3) [Mercredi 7 septembre 2011]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,20-26. 
{*}{*}[BA]/(Mt)[>6](Mt)(Mt){*}(Mt)(Mt)(Mt)
Jésus s'était arrêté dans la plaine, et la foule l'entourait. Regardant alors ses disciples, Jésus dit : «  Heureux, vous les pauvres : le royaume de Dieu est à vous ! Heureux, vous qui avez faim maintenant : vous serez rassasiés ! Heureux, vous qui pleurez maintenant : vous rirez ! Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous repoussent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l'homme. Ce jour-là, soyez heureux et sautez de joie, car votre récompense est grande dans le ciel : c'est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes. Mais malheureux, vous les riches
(*) : vous avez votre consolation !  Malheureux, vous qui êtes repus maintenant : vous aurez faim ! Malheureux, vous qui riez maintenant : vous serez dans le deuil et vous pleurerez ! Malheureux êtes-vous quand tous les hommes disent du bien de vous [>18] : c'est ainsi que leurs pères traitaient les faux prophètes. (*)

 207205078.jpg            C’est ainsi qu’il dit du mal de ce qu’il est convenu d’appeler la religion. Convenu, mais pas convenable : car son nom est à rejeter comme méprisable, tant il tient pour vérité qu’elle est la cause de tous les malheurs du monde [171], ne rassasiant en rien sa faim d’empathie et de tolérance. La religion, c’est la guerre [124,p.6], le terrorisme au nom d’Allah [172][173]… puis au nom de l’anti-Allah [174][94] ! Malheur de malheur : si même les dieux se haïssent et se repoussent, n’y a-t-il pas de quoi pleurer maintenant ? Ce jour-là, il est heureux et saute de joie (à condition toutefois de ne pas avoir trop de monde sur les genoux…), car il compense [175] avec les vérités plus sûres de la terre : le Moyen-Âge s’appelle ainsi par commodité temporelle (pour ne pas le confondre immédiatement avec la Préhistoire [176], dont il diffère assez peu), la Renaissance qui a suivi a enfin initié le cours de l’Histoire ; l’Inquisition a causé des centaines de milliards de morts [0, AV note 83] ; les Lumières ont mis fin à des siècles d’obscurantisme [177], incluant dans le contrat social eau chaude, gaz et électricité à tous les étages ; Pie XII [178, note 8][26, AV note 171?] est l’indépassable modèle du papiste Fidèle II°)[179, note 17/3][48, notes 7 à 11][54, notes 36/2][134, note 52][50, APR note 104] ; les explications officielles de l’attentat "religieux"© du 9/11 sont les seules qui soient "vraies"© ; le méchant Ben Laden qui les a commis est si méchant qu’il méritait bien de mourir plusieurs fois : il est donc re-mort (sans remords) depuis ce deux mai [180] ; les présidents de la République sont là pour présider aux destinées de leur République respective ; l’uro a les promesses de la vie éternelle : depuis son avènement, plus personne ne garde de dette envers personne [0, note 82] ; il n’y a pas de "vérité"© -pas même de "réalité"©[113, notes 60 à 64][114, notes 118 à 125] !- hors celle qui est obligeamment fournie par les agences de presse officielles : tout ce qui est en plus vient du Mauvais [181], et relève à l’évidence du "conspirationnisme"©[182, notes 32 à 35] ; celui-ci est un avatar subversif et collectif de la "paranoïa"©[183][183bis][184] (cruelle "maladie"© dont était "atteint"©, rappelons-le, un illustre chef religieux [185, note 1][186, note 1] : ce qui ne contribue guère à vous réconcilier avec la religion…) etc.

 

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            En somme, notre gentil lapin en mal d’empathie et de tolérance peut se repaître de dire du mal de la religion : il a tant de consolations par ailleurs ! Quoiqu’il en cultive également un brin de nostalgie, puisqu’il constate finalement ne pas exactement vivre sur une île déserte : surtout s’il est en bas de la pile, sur le siège du fond de la salle. Dans une situation aussi inconfortable, il serait maladroit de lui suggérer que ce qui fonde la religion n’est pas tant l’aspect structurel horizontalhumain, donc nécessairement imparfait et sujet à moult frictions de pouvoirs [187]- qu’un aspect plus vertical [188], allant de la terre au ciel : car, étouffant lui-même sous la charge excessive d’un aspect ô combien vertical, il risque de mal interpréter le propos. (Pour sacharge, il est vrai que sous cet angle la condition religieuse au cœur d’une salle de cinéma diffère de celle de l’extérieur…) Pour lui, il n’est d’aspect structurel que vertical : alors, sus à cette structure surchargée de vérités externes ! Afin de reprendre son souffle, il fiche donc tout son monde par terre. Dieu (si l’on ose dire), quel soulagement ! Il n’en est alors que plus à l’aise pour se fonder sa petite religion à lui, bien proprette : parce que surtout, surtout sans structure ! Tout ce qui est en plus venant du Mauvais, il n’y a donc pas de difficulté particulière à jeter des siècles d’Histoire afin de repartir sur une base ultra-légère : soyons gentiment empathiques et tolérants, et le reste suivra. Il convient cependant d’en avertir au préalable les méchants : s’ils n’abandonnent pas leur conduite mauvaise, ils risquent de passer un sale quart d’heure de la part des gentils de la nouvelle religion bien proprette. Plutôt que de parler de religion –mot malheureux puisqu’on en pense et qu’on en dit soi-même du mal-, et puisqu’on n’est pas vraiment opposés à ce que les hommes vous trouvent gentils bisounours et disent du bien de vous, DISONS [54, note 20] "unification"[189,"vidéo"] puis assénons nos quatre vérités aux méchants qui vont être rudement gênés [190] : qui sait si, se voyant découverts et chancelant sous la menace de telles vérités (sauf, peut-être, celles de l’orthographe…), ils ne se rallieront pas aux gentils ?

      On comprend mieux pourquoi le réalisateur -ayant intégré la plupart de ces paramètres- a décidé de tourner la scène en la transposant à notre époque. Un jour de sabbat, une synagogue, un Jésus, des méchants du film fortement marqués scribes et pharisiens : tel quel, rien de tout ceci n’échappe beaucoup à un contexte que d’aucuns pourraient être tentés de rapprocher avec une religion qu’ils honnissent par ailleurs. Aussi leur laisse-t-il toute latitude pour élaborer un scénario répondant à leurs aspirations, dans le décor qui les agréeront. Il y pose seulement deux conditions : que l’ambiance globale en soit préservée, incluant une guérison signe de contradiction, et le même nombre d’intervenants dans les différents rôles. Attendu que la guérison s’y trouve, mais que la scène se déroule à présent de nos jours, y intégrer la "psychopathie"© devrait maintenant rassasier tous ceux qui ont faim d’éradiquer ce fléau. Ici, la foule est heureuse et saute de joie, tant elle trépigne d’impatience de demander des comptes au "psychopathe"© qu’elle a déjà formellement "reconnu"© rien qu’avec l’ambiance. Allons, allons, la foule : le réalisateur n’a-t-il pas dit le même nombre d’intervenants ? Or, le texte de base est clair : il y a un "s" à scribes et un "s"àpharisiens. Même s’il n’y en avait eu qu’un seul de chaque espèce, cela vous fournirait de quoi vous régaler puisque vous auriez obtenu au moins deux "psychopathes"©. Or, vous en avez là bien davantage : ne pas mettre d’s à "psychopathes"© nuit à la vérité orthographique… et risque de nuire par rebondissement à votre vérité. Mais le réalisateur voit bien que ses efforts ne servent à rien, sinon à augmenter le désordre [77, AV note 48] : parce que la foule ne commet pas de faute (d’orthographe, du moins), n’ayant bien "reconnu"©[23] qu’un seul "psychopathe"© ; elle n’en voit pas d’autre que celui-là ! Le réalisateur se frappe alors le front : mais oui, comment n’y a-t-il pas songé ? Afin de varier le plaisir, au lieu d’affliger l’acteur d’une main paralysée, ces galopins l’ont "paralysé"© de la tête : c’est celui-là, leur "psychopathe"©! Mais malheureux sont-ils : car même si c’est du cinéma, le réalisateur est inflexible sur sa ligne de conduite. Le film doit être crédible : comporter une guérison. Et pour qu’il y ait guérison, il faut d’abord qu’il y ait une pathologie existante [67, notes 53 à 56]… et guérissable [191, note 4/10.2], bien sûr. Ménonpadutou [192], répond la foule unanime : ce n’est pas lui le "psychopathe"©. Allons bon : serait-ce l’un des scribes ou l’un des pharisiens (mais pourquoi un seul d’entre eux, alors qu’ils sont tous de mèche ?), ou encore un figurant ayant un rôle plus actif que celui du scénario d’origine ? Ménonpadutou, réitère la foule en délire [193] : c’est celui qui promène son regard de colère sur eux tous ! Certainement [194] un "dangereux"©[0, note 84]… et, de surcroît, manquant singulièrement d’empathie et de tolérance.
        On comprend également mieux pourquoi le réalisateur s’empressa aussitôt de renvoyer la foule : qu’ils aillent dans les villages acheter de quoi manger [20,Mt(4)] un autre pain que celui-là ! Il se tourne alors vers son assistant et lui dit : « Je m’en vais à la pêche ». Celui-ci lui répond : « Je vais avec toi »[195]. Soupirant, ils y partirent afin d’oublier ce tournage mal fagoté : au fond de la salle, ce n’était pas une excellente idée d’avoir voulu faire moderne jusqu’à intégrer la "psychopathie"©  dans un scénario revisité

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        « Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous repoussent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l'homme. » [>Lc(3)] La cause du Fils de l’homme ? Elle se heurte d’abord à l’écueil de la structure horizontale, fleurant bon (ou mauvais, selon sa position du moment !) la cause de la religion elle-même. Et selon ce qu’elle fleure, le Fils de l’homme est le Fils de l’homme… ou l’Anti-Fils de l’homme [179, note 17/2: Lui-même étant alors rejeté comme méprisable. Il suffit de féminiser le mépris, et nous obtenons la méprise : l’un étant pris pour l’autre, et vice-versa. (Le thème de la féminisation n’est pas neutre : il en sera question ultérieurement…) Ainsi, qu’il "existe" ou "n’existe pas" (!), le démon n’est pas sans inspirer quelque dévotion [25, note 25/2] : hors de toute cause spécifiquement religieuse, le succès sociétal de la diabolisation ne se dément guère. Ce qui répond d’ailleurs parfaitement à l’étymologie grecque du mot : le diabolos [196] se définissant comme le diviseur… soit l’atomiseur. Même sans aller jusqu’à l’extrémité nucléaire, au sein de 3953922216.jpgl’art militaire une division blindée aura peine à fleurir bon la paix au cours de son déploiement : peu chaut le vocabulaire "diplomatique"[29, APR note 24], relevant d’une rhétorique mensongère [0, note 73] qui n’abusera pas un instant ceux qui ont le malheur de se trouver du mauvais côté des canons ; précisément parce que ceux-là sont alors les diabolisés du moment. Cause du Fils de l’homme ou pas, religion ou pasjour de sabbat ou pas, "heureux et sautant de joie" est le diabolisateur, car tout lui est permis contre son diabolisé de service : l’attaque au nom de la défense [197, APR note 2], le danger en action concrète au nom d’une protection [95, note 1] subjective et abstraite [198, AV note 26][199, note 16][95, note 31] ! Ce qui ne se limite nullement à Mars, dieu de la guerre : Vénus [1, note 57] n’est jamais très loin, pansant les plaies [200]… ou les provoquant elle-même [201][202] à proportion de ses inclinations martiennes. (C’est pourquoi le thème de la féminisation n’est pas neutre : l’auto-diabolisation [40, notes 31,32] interne –préalable à toute diabolisation externe- retournant comme un gant [21, note 137] des fonctions initialement destinées à la consolation…)
        « Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous repoussent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause… » Exit celle du Fils de l’homme : il existe tant d’autres fondements [26, APR note 47] qu’il n’y a qu’à se baisser pour les ramassersans que nul n’en ressorte vraiment plus heureux qu’avant, y compris chez le diabolisateur. Au hit parade, la cause de la "santé mentale"©[203][204, APR note 60,§3] reste décidément une valeur sûre en matière de diabolisation : permettant de la déployer avec l’aisance de ses "preuves"© qu’elle fabrique a posteriori, incarnant des causes plus concrètes [205][205bis] dans la mesure où le manque de "santé mentale"© parviendra à se traduire au prix de moult manipulations en cascade [18, APR note 95]- par des "soins"©[206, notes 77 à 84][45][207, APR note 18] afférents, qui ne sont pas sans se répercuter à divers degrés sur les non-"soignés"© eux-mêmes. Deux siècles [204, APR note 60,§3] et plusieurs générations de ce diabolorégime, et la diabolisation de la religion elle-même va bon train [186], réduite à une dimension horizontale émotionnelle [69, notes 19] afin que ses adeptes en saccagent assez les fondements… se livrant mutuellement à l’autre "religion"©[208][209][210, note 16/2][211, note 15]  : ce qui rendra -légitimement-  la première insupportable à des témoins extérieurs. Si une religion ne constitue en rien une barrière infranchissable à ses adversaires ouvertement déclarés [212], en quoi diffère-t-elle de leur "religion"© comme de toute autre religion, aussi laïque fût celle-ci ? Dans la déréliction –et bien sûr la diabolisation de l’autre-, toutes se valent dans les faits. Et à toutes sera demandé compte de l'accomplissement parfait de la Loi  [>Rm]… comme du sang versé  [>Ez] au nom même de cet accomplissement : le sang de l’âme [213, note 86] ne faisant pas exception, au contraire [25,Mt(5)][186, APR note 4]. Aux responsables sera demandé, à la mesure de leurs responsabilités : si cette mesure se fait très discutable aux plus hauts sommets -c’est-à-dire, notoirement transférée à l’autre "religion"©[214, notes 17]-, le scandale [22, APR note 8] de cette basse soumission [215, notes 69,70][216, note 75][217, note 81] est habilement passé sous silence, dès lors qu’il sert lui-même de paravent "scientifique"©[3][8][9] à un autre scandale, si hautement médiatisé que l’un va efficacement occulter l’autre [212! Quand les hommes vous haïssent et vous repoussent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, les plus hauts sommets ne sont pas toujours ceux d’un héroïsme à toute épreuve ; mais il est certains lieux chargés d’un sens lourd d’une nécessaire exemplarité –interne et externe-, tant sur le sujet bruyant qui polarise toute l’attention que pour un autre qui, pour plus discret qu’il soit, ne fournit pas moins l’amorce ô combien visible du chapô de l’article d’un média national…

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

        « Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous repoussent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause… » : parmi d’autres fondements… et d’autres exemplarités à géométrie variable, relatives à des sommets d’une autre nature, quel ne fut pas le buzz médiatique autour d’une malheureuse interjection au goût douteux [213], immédiatement saisie, relayée et amplifiée par les organes de presse ! N’est-ce pas ainsi qu’est traité le contradicteur lorsqu’en bout de course, on veut « avoir toujours raison »[214, note 29] contre luimais, sans prendre la peine de lui opposer la moindre raison contraire ? Si je dis au méchant : 'Tu vas mourir, pauv’ con !', est-ce bien lui le méchant de l’histoire… ou n’est-ce que lui ? Si tant est que ce soit bien lui qui le soit, sera-t-il assez sensible (!) à "l’avertissement" pour abandonner sa conduite mauvaise ? Parce que si l’amour ne fait rien de mal au prochain [>Rm], il ne serait sans doute pas renversant de concevoir qu’il n’en dise pas davantage afin de se rattraper sur ce qu’il ne fait pas ! Si tu avertis –de cette manière- le méchant d'abandonner sa conduite, et qu'il ne s'en détourne pas, lui mourra de son péché, mais toi, auras-tu sauvé ta vie ? La réponse se résume dans cette parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même ! Alors, promenant son regard sur nombre de forums et commentaires traitant de quelque sujet brûlant… ou simplement people, l’observateur n’a pas besoin de se faire fin guetteur pour survoler quelques noms d’oiseaux de ci de , sitôt que survient la plus infime contradiction. N’enplaise à la fameuse "netiquette" (code de bonne conduite !), les sujets les plus futiles ne sont pas avares de générer des 'pauv’ con !' –et autres gracieusetés- à la chaîne : bien à l’abri de son écran, le gentil lapin a tout à coup des petitestoutes petites- oreilles [0, note 132]. Il est d’ailleurs le premier à remarquer que l’autre (le 'pauv’ con' qu’il n’a sans doute jamais rencontré de visu) est pourvu de petitestoutes petites- oreilles. Le gentil lapin a de "bons yeux"surtout si son interlocuteur du moment est géographiquement situé à des centaines de kilomètres de lui ! (Se basant lui aussi sur quelques lignes de texte, il devrait pratiquer cette "médecine"© qui offre de si notables débouchés [173, notes 52,53]encore que la comparaison soit plutôt mauvaise : puisque le télé-texte [215, APR note 82] que le gentil lapin a sous les yeux n’a rien de privé [128, APR note 95][216, note 103], et peut même nommément s’adresser à lui.) De toute façon, aussi envenimées -et de plates oreilles- que puissent être les discussions, elles restent virtuelles : autrement dit, nul bain de sang ne sera à déplorer, même si l’amour du prochain n’y est pas exactement des plus exemplaires. Cela fournit néanmoins un intéressant baromètre des limites -vite atteintes- de la "nouvelle religion bien proprette"[0, AV note 189] sur soi !

           Naturellement, lorsqu’en bout de course, on veut « avoir toujours raison » contre son contradicteurmais, plus que jamais sans prendre la peine de lui opposer la moindre raison contraire –ce qui économise l’inconfort possible de la remise en question [217]-, il reste la solution intermédiaire qui évite l’agression verbale directe : à la mode 'pauv’ con', aussi jusqu’auboutiste que grossière. Cerise sur le gâteau [100?] : cette solution a pour avantage d’être de loin la mieux partagée [218], tout en se préservant une impeccable image d’hyper-empathique-tolérant. Ainsi opte-t-on donc pour la "bonne raison" de renoncer à opposer la moindre raison contraire : aussi "bonne" soit-elle, elle se heurterait [219] malheureusement [27, APR note 30] au manque… de raison chez son détracteur. Ce n’est donc pas qu’on accuse ouvertement celui-là de vouloir « avoir toujours raison », mais il s’agit au contraire de détourner une discussion devenant difficile, en insinuant que pourrait exister comme une déficience du côté de la raison de celui qui en prend ponctuellement le dessus. Conçu à cet effet, le concept "santé mentale"© demeure à toute occasion le joker du gentil lapin : d’ la bonne fortune dudit concept, qui se moque éperdument de ses résultats désastreux. De la sorte, sitôt que la situation se fait plaisante, comme le magicien tirant le (vrai) lapin du chapeau [220][221], le gentil lapin se fait hyper-empathique : suggérant à son partenaire de jeu d’aller "consulter"©. Généralement, sa phrase s’arrête là, tant le sous-entendu se passe habituellement de précis3443448966.jpgion : dans le contexte, personne n’envisage d’aller consulter son banquier ou son courtier d’assurances (à moins, évidemment, que la discussion fût assez pointue pour traiter explicitement ces sujets-là…). Il y aurait bien la voyante : mais a priori, elle aussi est hors-sujet dans la conversation. Et généralement, le "consultant"© pressenti n’en demande pas davantage : sans doute lui reste-t-il tout juste assez de raison pour avoir compris à demi-mot de quoi il retournait. S’il est de bonne composition, il ne s’en offusque guère : d’abord parce que les verbes "consulter"©, "soigner"© and co. ne sont plus tant des verbes actifs que de véritables tics verbaux sur la plupart des forums et autres fils de commentaires : échappatoires s’étant décrédibilisées d’eux-mêmes par leur recours à tout propos ; ensuite parce qu’usités à distance par la voie virtuelle (ce qui concourt également à les décrédibiliserà moins évidemment d’attester d’une puissante télé-autorité "médicale"©[222, notes 2,3]), ils demeurent à distance, risquant peu d’être suivis d’effets concrets. Et même s’il est de moins bonne composition, le "consultant"© pressenti reste libre de couper court, et de passer à autre chose. En attendant, voilà qui, de nouveau, fournit un baromètre digne d’intérêt à propos du témoignage de décomposition généralisée des deux oreilles –empathie/tolérance- de notre malheureux gentil lapin : trop de "soins"© tuent les "soins"©, les "soignés"©[205][205bis]… et le verbe soigner lui-même. D’une certaine manière, le virtuel sauve : non seulement parce qu’il opère à distance, mais parce qu’il recueille le trop-plein de rancœurs qui s’exprimeraient sans doute moins spontanément en face à face. Revers de la médaille, il pérennise le cycle fermé trompant/trompé [108,2Tm][223] d’une "santé mentale"© entretenant le climat délétère d’atomisation sociale qu’elle véhicule en l’exploitant à son seul profit [224] : notamment par sa fructueuse mystification [225] du "tout-se-soigne"©[226] menée tambour battant. L’existence n’étant pas que (!) virtuelle, un tel climat ne peut que rejaillir physiquement, en face à face… jusqu’àproduire du dos à dos [227, note 11]. Face à face, les plus "subtiles" illusions [27, APR note 44] sont atomisées ; le gentil lapin peut se parfumer les oreilles tant qu’il lui plaît… et tant que le "consultant"© pressenti ne se trouve pas à proximité immédiate (tel un proche prochain [>Rm] lié sur la terre [>Mt(1)]) : dès lors que celui-ci "ne devrait pas être là"©[228, notes 115 à 117], à 1187420748.jpgproximité immédiate –alors qu’aucune raison au monde ne saurait lui interdire d’y être… voire lui interdirait de ne pas y être !-, le gentil lapin lui manifeste alors les "symptômes"© les plus époustouflants de la "psychopathie"©, telle que définie dans le pot commun de la plupart de ses "experts"© patentés [229][229bis][230], dont tous les hommes disent du bien d’eux [>Lc(3)] (performance qu’il faut néanmoins saluer, attendu que par ailleurs, ils ne guérissent ni le jour du sabbat [>Lc(2)][204, APR note 60,§8][25, APR note 240] ni un autre jour !…). Néanmoins, il sera unanimement reconnu légitime que le "consultant"© pressenti "ne devrait pas y être"© tant qu’il demeurera réticent à se faire"soigner"©sa "psychopathie"© ou assimilée !!! En d’autres termes, il est réputé "manipulateur"© extrême à la mesure exacte de sa propre résistance à la manipulation. S’il veut perdre cette réputation sulfureuse, il n’a qu’une alternative : céder à la manipulation (et se laisser inoculer des symptômes plus consistants [231]), ou bien choisir de faire ce qu’on appelle la contre-manipulation pipée, c’est-à-dire feindre de rentrer dans le jeu du manipulateurafin de lui abattre sous les yeux ses cartes pipées. Et puis alors, c’est le rapport de forces à sens unique de celui qui manipulera l’autre plus que jamais (il a trouvé l’astuce : en fermant les yeux). Alors, inutile de vous dire que c’est quelque chose d’assez dangereux, parce qu’on ne sait pas l’issue que ça pourra avoir : ça peut aller loin [100, AV note 13]. Jusqu’à mieux savoir l’issue que ça pourra avoir (!) : pour commencer, issue sans retour [100, note 87] ; pour continuer : entrer contre son choix [125] dans ce qu’on appelle une réserve [232, notes 25,26] habilitée à accueillir des manipulateurs assez dangereux : alors, inutile de vous dire que c’est uniquement le contre-manipulateur qui y est accueilli : le manipulateur, lui, ira éventuellement lui apporter des oranges… ainsi que le surplus d’empathie qui lui restait en magasin [233, APR note 108].
          « Si tu dis au méchant : 'Tu vas mourir', que tu l'avertis… » [>Ez], etc. : peine perdue à l’ère triomphante (et pluvieuse [234]) de la "santé mentale"©! (D’autant que tout le monde y est gentil [235]…) L’avertisseur est CONDAMNÉ [54, note 20] à manger des oranges amères [236], puis à s’enfuir au désert, pour qu’il y soit nourri jusqu’à ce jour [1,Ap] : ici, c’est lui l’énorme dragon [237] officiel de l’histoire ! Serait-ce donc afin de rendre moins apocalyptique le récit initial de l’Apocalypse ? Car il semble qu’entre deux livraisons d’oranges amères, les contre-contre-manipulateurs pipant ne disent pas du mal de la religion, picorant ici et [0, notes 15,16] dans l'Écriture [238]. En effet, ils aiment bien l’Apocalypse pour son côté mythologique [239, APR note 42 : 2Tm] ; mais elle ne calme leur démangeaison d’entendre du nouveau qu’à la condition de l’adapter à l’ère triomphante de la "santé mentale"© : c’est pourquoi ils ont provoqué un tel chamboulement dans la distribution des rôles que le réalisateur a également renoncer à en tourner le scénario. Il est vrai qu’appartenant à la vieille école, il renonce aussi aux effets spéciaux par souci légitime d’authenticité : dans ce cas, comment trouver un acteur susceptible d’incarner avec crédibilité un énorme dragon ? S’il avait été plus moderne, sans doute aurait-il su que les moyens contemporains permettent de créer ce qu’on appelle la réalité augmentée : grâce à cette technique dernier cri, il eût pu obtenir un énorme dragon très satisfaisant, puisque les effets spéciaux sont aujourd’hui capables de rendre à l’acteur les traits profonds de sa personnalité [240: traits habituellement indécelables dans son apparence ordinaireMais revenons au malheureux avertisseur CONDAMNÉ, notamment à faire de la contre-manipulation pipée, puis à jouer les pâlichons énormes dragons de substitution au désert : enfin quoi, la "médecine"© ne sait-elle donc pas faire la distinction entre la manipulation, la contre-manipulation… voire la contre-contre-manipulation ? Bonne question, mais sachant qu’elle ne sait déjà pas faire la distinction entre l’impression, l’illusion [27, APR note 44] et le réel qui est là, pour tous [27, AV note 41] (jusqu’à impressionner et illusionner qui est là [54, APR note 36/3] pour tous en lui "diagnostiquant"© qui n’y est pas [241][242, notes 26 à 28] !), il est à craindre que la répo529389543.jpgnse soit négative. Elle n’a d’ailleurs aucun intérêt à ce que cette réponse soit positive ; si elle s’apercevait éventuellement de son erreur… et de tous les "dommages collatéraux"[100, notes 75,76] qu’elle aura produit sous la bannière d’une indéfectible "vérité"© (conglomérat de vérités volées [65,11] mêlées à des mensonges), ce serait l’apocalypse pour elle ! C’est pourquoi elle est équipée d’origine d’une boîte automatique [48, notes 52 à 54] sans marche arrière [243] : irait-on demander à un démolisseur [244] auto de réparer [245, APR note 18][181] un véhicule après l’avoir délibérément réduit en cube de ferraille, alors qu’il était en parfait état de marche… mais qu’il l’avait décrété en panne à la vue de sa seule carte grise, sans ouvrir le capot moteur et sans même avoir aperçu le véhicule ? Mais n’oubliez pas que si c’est un vrai manipulateur [ ou un vrai véhicule en panne, dans le contexte du démolisseur auto ], il ne se remettra jamais en cause [ il ne redémarrera jamais ] : donc [100, APR note 10/2], ce "si" n’est que pour faire joli, et surtout piper toute tentative de contre-manipulation de sa part. C’est un "vrai"© manipulateur (il le faut, il le faut, il le faut !) : il n’est d’ailleurs pas assez "professionnel"©[38!][246] pour savoir manipuler le faux. N’est-ce pas là un comportement étrange [90] ? Au contact de ceux qui ne disent pas du mal de la religion –mais ne voient pas de mal à fournir des véhicules intacts au casseur auto-, ceux qui en disaient déjà un peu en disent encore davantage [247, APR note 68] ! la nouvelle évangélisation pâtirait-elle, elle aussi, de quelques "dommages collatéraux"? À moins qu’elle ne pâtisse du « Chemin, de la Vérité et de la Vie »[0, note 164] atomisé en autant de chemins, de vérités et de vies : même dans la meilleure des hypothèses –chemin sans impasse, vérité sans mensonge, vie sans mort-, le Dieu UN [215] se fait pour le moins éparpillé ! Dans une hypothèse plus assurément observablechemin truffé d’embûches et de trous [248, APR note 11], menant à moult impasses [249], vérité noyée dans les mensonges jusqu’à leur fournir un opportun paravent, vie mortelle (quand il ne s’agit pas de survivre aux massacres [250][251][252] !)-, qu’est-ce que la "religion" d’un homme qui demanderait la guérison à Dieu tout en nourrissant de la rancune et de la colère contre un autre homme ?

Livre de l'Ecclésiastique 27,30.28,1-7. (*)  [Dimanche 11 septembre 2011]
Rancune et colère, voilà des choses abominables où le pécheur s'obstine. L'homme qui se venge éprouvera la vengeance du Seigneur
[*] ; celui-ci tiendra un compte rigoureux de ses péchés. Pardonne à ton prochain le tort qu'il t'a fait ; alors, à ta prière, tes péchés seront remis. Si un homme nourrit de la colère contre un autre homme, comment peut-il demander à Dieu la guérison ? S'il n'a pas de pitié [9] pour un homme, son semblable, comment peut-il supplier pour ses propres fautes ? Lui qui est un pauvre mortel, il garde rancune ; qui donc lui pardonnera ses péchés ? Pense à ton sort final et renonce à toute haine, pense à ton déclin et à ta mort, et demeure fidèle aux commandements. Pense aux commandements et ne garde pas de rancune envers le prochain, pense à l'Alliance du Très-Haut et oublie l'erreur de ton prochain.

            Mais n’oubliez pas que si c’est un vrai manipulateur (!), on oublie [253] les choses abominables énumérées par l'Ecclésiastique! Un compte rigoureux est déjà tenu des péchés : zéro tout rond pour tout le monde. Honni soit-il [254, note 29], et transférons astucieusement ses éventuels "dommages collatéraux" sur la maladie (…ou plus exactement la"maladie"©, afin de pouvoir y intégrer la "psychopathie"© et ses nombreuses copines) : n’est-il pas question de guérison ? Ce qui est assez pratique, puisque ne tenant pas moins un compte rigoureux de l’économie du pardon : zéro tout rond pour tout le monde également ! En effet, le péché étant banni, avec lui sont bannies rancune et colère : personne ne s’y obstinant plus, personne n’aura davantage de raison de demander pardon à personne, ou de le recevoir de quiconque. Chacun n’en est ainsi que plus à l’aise pour se développer des trésors d’empathie. Ce qui rend inutile la question de Pierre à Jésus [>Mt(4)], mais bah : la parabole [255] de ce roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs en sera quitte pour fournir de nouveau un agréable récit mythologique [239, APR note 42 : 2Tm] à ceux qui ne disent pas du mal de la religion… "santé mentale"© incluse. Car il va de soi que de telles merveilles [256] ne se remettront jamais en cause

(4) [Dimanche 11 septembre 2011]  (*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*(4))
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,21-35.

(
Lc)(Mt)(Lc)(Mt)(Lc)(Mt)(Lc)(Mt)(Lc)(Mt)(Lc)/[16][8/2]
Pierre s'approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu'à sept fois ? » Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois. En effet, le Royaume des cieux est comparable à un roi
[*|*|*|*|*|*|*|*|*] qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu'un qui lui devait dix mille talents (c'est-à-dire soixante millions de pièces d'argent). Comme cet homme n'avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : 'Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.' Saisi de pitié [9][>111], le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. Mais, en sortant, le serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d'argent. Il se jeta sur lui pour l'étrangler [25>30], en disant : 'Rembourse ta dette !' Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : 'Prends patience envers moi, et je te rembourserai.' Mais l'autre refusa et le fit jeter en prison [*][*] jusqu'à ce qu'il ait remboursé. Ses compagnons, en voyant cela, furent profondément attristés et allèrent tout raconter à leur maître. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : 'Serviteur mauvais ! je t'avais remis toute cette dette parce que tu m'avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j'avais eu pitié de toi ?' Dans sa colère [?], son maître le livra aux bourreaux [6/3,13][*|*|*|*|*|*] jusqu'à ce qu'il ait tout remboursé. C'est ainsi que mon Père du ciel vous traitera [*][*], si chacun de vous ne pardonne pas [25>22,23](Mt(2)) à son frère de tout son cœur. »

            Le gentil lapin, lui, en voyant cela, est profondément attristé par ce maître abominable qui n’a rien "compris"©[0, notes 20,21] à l'Ecclésiastique : comment ce roi nourrissant de la colère contre un autre homme (il le livre aux bourreaux !) pourrait-il encore demander à Dieu la guérison ? Ce qui n’est pas du tout le cas du gentil lapin : le premier à se développer des trésors d’empathie, ses péchés lui étant remis d’avance par la grâce du transfert astucieux, il n’éprouve aucune difficulté à se pardonner le tort qu’il a fait à son prochain [95, notes 25 à 30] ; c’est qu’il "pense"©[257][258] à l’alliance du Tout-Bas [179] et oublie facilement son erreur contre le prochain… oubliant parallèlement que la faute commise est généralement plus facile à oublier que la faute subie. D’abord parce qu’elle fait plutôt moins mal ; ensuite parce qu’elle se fait volontiers plus facile à partager dans quelque accès "religieux"[259, APR note 29][12, note 59]à Bien-retabli.jpgla mesure où, justement, elle ne fait pas mal à ceux qui ne la subissent pas. Alors, sa prière se fait empathique en diable. Comment serait-il suspect de nourrir de la colère contre un autre homme, alors même qu’il demande sa "guérison"©[95, notes 22 à 24] à Dieu ? La "guérison"© de l’autre homme, s’entend ; pour lui, ça va : il se bien-porte. Comment peut-il supplier pour ses propres fautes… voire celles d’autrui ? C’est qu’aussi empathique soit-on, plus personne n’en commet ! Aussi le gentil lapin est–il d’autant plus libre à avoir grande pitié pour un homme, son semblable. Attention, hein : son semblable. Prière de ne pas confondre avec ce qui pourrait lui ressembler en tout point [65,1] ! On ne lui fait pas, au gentil lapin ; jamais ne sera remise en cause sa différence fondamentale avec le chien méchant [0, note 134], quelle que soit la race [260, notes 49 à 55] de celui-ci : il ne saurait naturellement être pris pour un homme [261]. Aussi, comme il est hors de question de jamais remettre en cause une longue expérience [262] pratique de la canisation [260, note 40], va-t-on s’attacher (après avoir attaché le chien [263][264]) à théoriser sur les fruits [265] de cette longue expérience pratique : rien de tel, en effet, que de s'obstiner à apporter de solides assises "scientifiques"©[3][8][9][10] à ce qui pourrait menacer d’être remis en cause, à la suite d’une méchante dette crevant tous les plafonds possibles et imaginables. (Ce qui -hors considérations boursières [0, note 82]- reste d’ailleurs parfaitement d’actualité à propos de quelque sujet d’anniversaire [266][267]…) Ainsi croit-on rêver, se pince-t-on afin de vérifier scientifiquement [27, AV note 41] n’être pas aux prises avec une sournoise bouffée "hallucinatoire sensorielle"©[268, note 65]. Ménonpadutou [0, note 192] : la forme de conviction est étayée sur la vérification de ce qui est écrit [27, AV note 30] noir sur blanc –et le plus sérieusement du monde- par un "expert"© es "psychopathes"© ! « L'un des secrets les mieux gardés des horreurs (brrrr !) de l'histoire humaine est que… beaucoup de psychologues considèrent les "psychopathes"© comme une espèce distincte de forme humanoïde qui s'attaque aux êtres humains. »[269Eh bien, nous y voilà : cette saleté de chien méchant est ici ouvertement prié de ne pas se prendre pour un homme. Tout au plus lui accorde-t-on une "forme humanoïde"© (ciel ! de quelle planète nous arrive-t-il ?…), le fond abominable (puisque s’attaquant –enfin un attaquant ouvertement déclaré [0, note 197], hors compétitions sportives !- aux "vrais"© êtres humains !) n’est surtout pas remis en cause, jamais. Alors, inutile de vous dire que c’est quelque chose d’assez dangereux, parce qu’on ne sait pas l’issue que ça pourra avoir : ça peut aller loin [100, AV note 13]. Jusqu'à soixante-dix fois sept fois le droitle devoir !- de massacrer son semblable en passant pour un "bienfaiteur"© de l’humanité, par exempleMême sous l’aspect d’un agréable récit mythologique, Matthieu 18,21-35 ne risque-t-il pas d’en subir quelque "dommage collatéral" ?…
         Mais quelle importance, en regard du formidable appel d’air que procure la "forme humanoïde"© ainsi officialisée ? Ne vient-il pas à point nommé singer [269] à la perfection le maître généreux remettant une dette si insolvable que nul au monde ne pourrait la solder ? Foin de cet Ecclésiastique rabat-joie ; oublions le sort final, le déclin et la mort, croquons la vie à pleine dent contre son prochain, et demeurons fidèle aux commandements [270]… du maître es "psychopathes"©[271] : saisi de pitié envers le gentil serviteur assailli de "souffrance importante"©[0, note 24], il lui remet toute dette qu’il aurait pu contracter auprès d’un prochain chien méchant. Ainsi, en sortant, le serviteur pourra trouver son compagnon chien méchant [60] qui ne lui doit rien (sinon sa réputation de chien méchant !), CONSTATER "ne pas se sentir en sécurité"©[272, AV note 26][273, note 16][95, note 31] lorsque le chien méchant est trop prochaindemander à d’autres serviteurs de se jeter sur lui pour l'étrangler [132, APR note 100] et l’éloigner assez pour qu’il ne soit plus considéré comme prochain : ce qui écarte avantageusement tout risque de rancune, de colère, de haine et de vengeance [274, AV note 4] ! Le must est encore de manœuvrer afin de faire en sorte que le chien méchant "n’existe pas"