samedi, 12 novembre 2011

Dénotations violentes ÀÀÀ coups de fouet.

Fin au mercredi 23 novembre 2011

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[*|*][*] - [*][*][*] – (*)[*](*)

2327630680.jpg(1) [Mercredi 9 novembre 2011]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 2,13-22.
{*}{*}{*
[
7](Lc)(*)[34](Lc)(Mc)(Lc)(Mc)
Comme la Pâque des Juifs approchait, Jésus monta à Jérusalem. Il trouva installés dans le Temple les marchands de bœufs, de brebis et de colombes
[63?], et les changeurs [*]. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d'ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. » Ses disciples se rappelèrent cette parole de l'Écriture : L'amour de ta maison fera mon tourment. Les Juifs l'interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là ? »(Mc) Jésus leur répondit : « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. »[>21] Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais le Temple dont il parlait, c'était son corps. Aussi, quand il ressuscita d'entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu'il avait dit cela ; ils crurent aux prophéties de l'Écriture et à la parole que Jésus avait dite.

            Il trouva installés dans le Temple les marchands et les changeurs : dans le Temple, ce n’est pas en dehors. C’est donc dans le lieu de prédilection de la chaire de Moïse : là même où enseignent les scribes et les pharisiens [1]. Or, si ceux-là agissent toujours pour être remarqués des hommes [2,Mt(1)], ils ne se sont pas élevés assez haut dans les nuages pour ne pas avoir remarqué eux-mêmes tout ce remue-ménage. Non pas celui de Jésus chassant à coups de fouet, mais celui qui régnait auparavant sans que cela ne perturbe grand monde : des brebis et des bœufs rassemblés en un lieu censé rendre justice à Dieu, voilà qui est plutôt encombrant… voire assez bruyant pour décourager le recueillement et la prière des fidèles. Pratiquer et observer tout ce que peuvent leur dire les responsables de céans n’est déjà pas si facile : mais si leur voix se perd sous les bêlements et meuglements parasites, parviendra-t-elle encore à atteindre l’oreille des amis de Dieu ? De fait, les marchands ont été trouvés installés : cette installation tenant moins matériellement à ces divers troupeaux et comptoirs (qu’un seul homme, résolu, suffit d’ailleurs à renverser) qu’à des mœurs et des habitudes qui se sont alors ancrées jusqu’à effacer subrepticement ce que Jésus déclarait récemment à la foule et à ses disciples :« Aucun homme ne peut servir deux maîtres : ou bien il détestera l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent. »[3,Mt(2)] Ce qui, naturellement, ne saurait être surpassé (ou dépassé) dans le Temple même, consacré par définition au seul service de Dieu.
           Au service de l’Argent, le "temple" existe déjà à cette époque : peuvent s’y mouvoir à volonté marchands et autres changeurs. C’est là une maison de trafic tout ce qu’il y a de plus régulier puisque cela s’appelle… une banque. Si celle-ci est devenue de nos jours la respiration de puissances rayonnant fort peu la gloire du Maître souverain, ce n’est pas nécessairement elle en tant que telle que Jésus chasse à coups de fouet : sans la mépriser –mais sans s’y attacher non plus !-, ne Lui est-Il pas arrivé d’enrecommander l’usage ?

(2) [Dimanche 13 novembre 2011]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 25,14-30.
{*} (*)[1/2][2][11][8](*)[9]
Jésus parlait à ses disciples de sa venue ; il disait cette parabole : « Un homme, qui partait en voyage, appela ses serviteurs et leur confia ses biens
(*)(*)(*). À l'un il donna une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul, à chacun selon ses capacités [*]. Puis il partit. Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents s'occupa de les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n'en avait reçu qu'un creusa la terre (?) et enfouit l'argent de son maître.                                                                                                                               (*)
Longtemps après, leur maître revient et il leur demande des comptes
[*]. Celui qui avait reçu les foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétécinq talents s'avança en apportant cinq autres talents et dit : 'Seigneur, tu m'as confié cinq talents ; voilà, j'en ai gagné cinq autres. -Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle [>104?] pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. 'Celui qui avait reçu deux talents s'avança ensuite et dit : 'Seigneur, tu m'as confié deux talents ; voilà, j'en ai gagné deux autres. -Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. 'Celui qui avait reçu un seul talent s'avança ensuite et dit : 'Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n'as pas semé, tu ramasses là où tu n'as pas répandu le grain. J'ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre [?]. Le voici. Tu as ce qui t'appartient.' Son maître lui répliqua : 'Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n'ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l'ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l'aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l'abondance. Mais celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a [*]. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents !' [*] »
(3) [Mercredi 16 novembre 2011]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 19,11-28.
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Comme on écoutait Jésus, il ajouta une parabole, parce qu'il était près de Jérusalem et que ses auditeurs pensaient voir le royaume de Dieu se manifester à l'instant même. Voici donc ce qu'il dit :
« Un homme de la grande noblesse partit dans un pays lointain pour se faire nommer roi et rentrer ensuite chez lui. Il appela dix de ses serviteurs, leur distribua dix pièces d'or et leur dit : 'Faites-les fructifier pendant mon voyage.'
[*] Mais ses concitoyens le détestaient, et ils envoyèrent derrière lui une délégation chargée de dire : 'Nous ne voulons pas qu'il règne sur nous.' Mais quand il revint après avoir été nommé roi, il convoqua les serviteurs auxquels il avait distribué l'argent, afin de savoir comment chacun l'avait fait fructifier. Le premier se présenta et dit : 'Seigneur, ta pièce d'or en a rapporté dix.' Le roi lui dit : 'Très bien, bon serviteur ! Puisque tu as été fidèle en si peu de chose, reçois l'autorité sur dix villes.' Le second vint dire : 'Ta pièce d'or, Seigneur, en a rapporté cinq.' À celui-là, le roi dit encore : 'Toi, tu seras gouverneur de cinq villes.' Un autre encore vint dire : 'Seigneur, voici ta pièce d'or, je l'avais mise de côté dans un linge. En effet, j'avais peur de toi : tu es un homme exigeant, tu retires ce que tu n'as pas déposé, tu moissonnes ce que tu n'as pas semé.' Le roi lui dit : 'Je vais te juger d'après tes propres paroles, serviteur mauvais : tu savais que je suis un homme exigeant, que je retire ce que je n'ai pas déposé, que je moissonne ce que je n'ai pas semé ; alors pourquoi n'as-tu pas mis mon argent à la banque ? À mon arrivée, je l'aurais repris avec les intérêts.' Et le roi dit à ceux qui étaient là : 'Retirez-lui la pièce d'or et donnez-la à celui qui en a dix.' On lui dit : 'Seigneur, il en a déjà dix ! -Je vous le déclare : celui qui a recevra encore ; celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a. Quant à mes ennemis, ceux qui n'ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici et mettez-les à mort devant moi.' »
Après avoir dit ces paroles, Jésus marchait en avant de ses disciples pour monter à Jérusalem.

        Or, voici qu’arrivé à Jérusalem, il est moins question de distribuer de l’argent et d’encourager à le faire fructifier qu’au contraire de jeter par terre la monnaie des changeurs et des marchands, puis de renverser leurs comptoirs : c’est dire que la perspective également s’en trouve renversée. Ceci tant à cause du lieu -qui, assurément, n’est pas une banque mais une maison de prières [>Lc(5)]-… que de la violence qui s’y exerce alors. Certes, Jésus déploie ici sa vigueur d’un bout du Temple à l’autre, gouvernant une situation avec une fermeté que même les esprits, les plus intelligents, les plus purs, les plus subtils auront peine à qualifier de douceur… mais est-ce bien par Lui que s’exerce la violence ?

Livre de la Sagesse 7,22-30.8,1. (*)/(*)  [Jeudi 10 novembre 2011]
Il y a dans la Sagesse un esprit intelligent et saint, unique et multiple, subtil et rapide ; pénétrant, net, clair et intact ; ami du bien
[*], vif, irrésistible, bienfaisant, ami des hommes ; ferme, sûr et paisible [*], tout-puissant et observant tout, traversant tous les esprits, même les plus intelligents, les plus purs, les plus subtils. La Sagesse, en effet, peut se mouvoir d'un mouvement qui surpasse tous les autres, elle pénètre et traverse toute chose à cause de sa pureté. Car elle est la respiration de la puissance de Dieu, le rayonnement limpide de la gloire du Maître souverain ; aussi rien de souillé ne peut l'atteindre. Elle est le reflet de la lumière éternelle, le miroir sans tache [>55] de l'activité de Dieu, l'image de sa bonté. Comme elle est unique, elle peut tout ; et sans sortir d'elle-même, elle renouvelle l'univers. De génération en génération, elle se transmet à des âmes saintes, pour en faire des prophètes et des amis de Dieu. Car Dieu n'aime que celui qui vit avec la Sagesse. Elle est plus belle que le soleil, elle surpasse toutes les constellations ; si on la compare à la lumière du jour, on la trouve bien supérieure, car le jour s'efface devant la nuit, mais contre la Sagesse le mal ne peut rien. Elle déploie sa vigueur d'un bout du monde à l'autre, elle gouverne l'univers avec douceur.

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(*) - [*][*][*]  - (*)

         Si on compare la douceur à la lumière du récent jour… de la gentillesse [4](!), que l’on transpose un instant ce jour deux mille ans en arrière, voilà sans doute ce que Jésus aurait pu dire aux marchands de colombes : « S’il vous plaît, pourriez-vous enlever cela d'ici ? Vous seriez vraiment gentils de ne pas faire de la maison de mon Père une maison de trafic. » Sous le reflet de l’image de tant de bonté, combien de marchands et de changeurs se seraient-ils exécutés sur-le-champ… ou combien Lui auraient-ils seulement fait la grâce de simplement L’écouter ? Ne L’auraient-ils pas fait attendre, eux qui –se livrant à du trafic profane en un lieu sacré- ne respectaient pas Dieu et, tout affairés à leur business du moment, se seraient vraisemblablement bien moqué de cet homme pourtant si gentil avec eux ? N’aurait-il pas fallu qu’Il crie vers eux jour et nuit ? Longtemps -et autant qu’Il reste gentil en ne faisant pas de fouet avec des cordes !- ils eussent refusé sans plus se casser la tête !… Mais le Fils de l’homme, quand Il serait venu ainsi, marchands et changeurs L’auraient trouvé… bien "gentil".

(4) [Samedi 12 novembre 2011]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 18,1-8.
{*}{*}{*}(*)
Jésus disait une parabole pour montrer à ses disciples qu'il faut toujours prier sans se décourager : « Il y avait dans une ville
[?] un juge qui ne respectait pas Dieu et se moquait des hommes [*]. Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : 'Rends-moi justice contre mon adversaire.' Longtemps il refusa ; puis il se dit : 'Je ne respecte pas Dieu, et je me moque des hommes, mais cette femme commence à m'ennuyer : je vais lui rendre justice pour qu'elle ne vienne plus sans cesse me casser la tête.' » Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge sans justice ! [*] Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient [*] vers lui jour et nuit ? Est-ce qu'il les fait attendre ? Je vous le déclare : sans tarder, il leur fera justice. Mais le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? »

            Et sans tarder, faisons justice à la question posée plus haut : est-ce bien par Lui que s’exerce la violence ? En amont, ce sont bien les marchands et les changeurs qui l’exercent, faisant délibérément violence à la sacralité du lieu. Cependant, d’une part ce ne sont jamais que des marchands et des changeurs : en cela, ils ne représentent en rien l’autorité de l’endroit, puisqu’ils ne se meuvent ni dans une banque ni dans une foire. D’autre part, il ne s’agit pas davantage de mécréants sans foi ni loi : si tel avait été le cas, aucun d’entre eux n’aurait pu s’installer dans le Temple sans l’assentiment explicite de l’autorité de l’endroit. Car, à cette époque plus qu’en toute autre, cette autorité-là est réputée plutôt regardante sur l’exigence que rien de souillé n’atteigne le Temple : le "souillé" étant à ses yeux l’infidèle, le non-Juif [5, APR note 40][6, AV note 66]. En amont, les premiers fauteurs de violence à l’encontre de la sacralité du lieu ne peuvent être par conséquent que ceux qui, répondant directement de l’autorité de l’endroit, ont outrepassé cette autorité qui leur a été confiée, en autorisant les marchands et les changeurs à venir s’installer : sans doute y trouvaient-ils d’ailleurs quelque intérêt qui, bien que sonnant et trébuchant, n’épousait pas exactement l’esprit des paraboles des talents ou des pièces d’or. Cette violence de leur part est plus subtile en amont : grâce à quoi, ce sont les marchands et les changeurs qui en subissent les désagréments à coup de fouet, pas eux ! En revanche -et en aval-, toute subtilité s’efface ensuite quand leur violence va s’exacerber. Chez Luc, c’est plus concis que chez Jean ; on ne se raconte pas d’histoires en feignant d’être gentils : on cherche à faire mourir ce qui surpasse d’un peu trop près au goût du notable. Ce qui a au moins le mérite d’être limpide

(5) [Vendredi 18 novembre 2011]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 19,45-48.
{*}{*}{*}(Mc)
Jésus entra dans le Temple, et se mit à expulser les marchands. Il leur déclarait : « L'Écriture dit : Ma maison sera une maison de prière. Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits
[*][*]. » Il était chaque jour dans le Temple pour enseigner. Les chefs des prêtres et les scribes, ainsi que les notables, cherchaient à le faire mourir [*], mais ils ne trouvaient pas le moyen d'y arriver ; en effet, le peuple tout entier était suspendu à ses lèvres.

         Les chefs des prêtres et les scribes, ainsi que les notables, ne cherchaient guère à expulser les germes de leur violence : c’est évidemment le moins que l’on puisse dire. Loin d’être le reflet de la lumière éternelle, le miroir sans tache de l'activité de Dieu, l'image de sa bonté [>Sg], il est vrai que celle d’une "caverne de bandits" se moque bien de toute douceur. De toute l'Écriture, cette vigoureuse expulsion des marchands du Temple est d’ailleurs la seule et unique scène qui nous soit rapportée, montrant Jésus comme semblant placer ponctuellement entre parenthèses le "gouvernement de l’univers avec douceur" : une lecture rapide et superficielle verrait volontiers au travers de cet acte le signe d’une contre-violence se destinant -comme ne le démentirait pas une certaine terminologie moderne- à lutter contre une violence existante : à opposer sa violence antithétique à la violence thétique [7, AV note 4][5, note 10], l’une effaçant l’autre. Ceci selon le vieil adage qui veut que l’on ne fasse pas d’omelette sans casser d’œufs. Or, à sa suite qu’arrive-t-il ? On cherche à Le faire mourir : soit –toujours en fonction d’une terminologie moderne- à Lui opposer comme une violence synthétisante, celle-ci se faisant radicale et définitive. Ici, revenons un peu en arrière : de son côté, Jésus a-t-Il cherché, de près ou de loin, à faire mourir quiconque ? Certes, Il fit un fouet avec des cordes, les chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs bœufs, jeta par terre la monnaie des changeurs et renversa leurs comptoirs : autrement dit, Il s’en est pris au matériel. Combien de morts aura-t-on déploré chez les marchands et les changeurs ? Aucun, bien entendu. Pas même de blessé (sinon dans l’amour-propre !) : car si tel avait été le cas, alors qu’ils se voyaient publiquement pris en faute, les Juifs se seraient-ils simplement contentés de l'interpeller, tout penauds : « Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là ? » ? Ils n’auraient pas manqué de se saisir du signe de quelque "dommage collatéral" sur les personnes pour le récupérer à leur profit : Le saisir, Lui, et L’arrêterpas seulement L’interpeller. Ils cherchaient à le faire mourir, mais ils ne trouvaient pas le moyen d'y arriver : parce qu’ils n’ont pas trouvé le moindre "dommage collatéral" à se mettre sous la dent ! De plus, la thèse d’une violence antithétique opposée à une violence thétique trouve ici une singulière limite : en quoi est-il violent de restaurer la fonction première d’une maison de prière devenue une caverne de bandits ? Cela conférerait à la prière une image de violence… et au bandit une image de douceur ! N’y aurait-il pascomme une étrange erreur de casting ?…
      Enfin, Il était chaque jour dans le Temple pour enseigner, le peuple tout entier étant suspendu à ses lèvres : ici encore, où sont les adversaires de Jésus ? Ne sont-ils pas également suspendus à ses lèvres ? Dans un tout autre dessein que le peuple, naturellement : eux étaient à l’affût pour s’emparer d’une de ses paroles [8], cherchant à la retourner contre Lui pour se justifier de L’empêcher d’enseigner au peuple. Que n’est-Il venu prêcher une rébellion retentissante contre l’autorité du lieu et du moment, enseigner quelque antithèse assez violente pour que la dite autorité Lui saute dessus à bras raccourcis afin qu’Il ne puisse pas rester une minute de plus dans le Temple ! Que n’est-il venu abolir ! Las : Il n’est pas venu prôner la révolution (pas même au moyen d’un fouet avec des cordes) -pas davantage en vue de prendre plaisir [9, APR note 54] à confondre Ses détracteurs-, mais pour accomplir [10]. Ce qui dénote violemment avec des AAAdversaires cherchant à le faire mourir [11]

         Des trois serviteurs de la parabole des talents [>Mt(2)], des dix de celle de la pièce d’or à chacun [>Lc(3)], lesquels semblent-ils les plus susceptibles de faire le tourment de la douceur en développant une logique de violence ? Ne sont-ce pas ceux qui se sont occupés à faire valoir leurs biens respectifs ? Naturellement, si Jésus illustre ses paraboles de tels exemples, c’est d’abord en vertu de ce que chacun a reçu selon ses capacités, puis a fait fructifier (ou non) selon ces mêmes capacités : en aucun cas, Il ne fait l’apologie d’un capitalisme aveugle au nom duquel tout serait permis, à commencer par spolier l’autre de ce qu’il a lui-même reçu, directement ou de manière plus subtile : en mettant en doute ses propres capacités. Même au sujet du serviteur mauvais (dans l’une ou l’autre des deux paraboles), il n’est pas reproché à celui-là d’être devenu mauvais parce que s’étant plié au « primat d’une économie l’ayant conduit à effacer toute autre valeur et justifiant, 'in fine', son recours à la violence »[12] ! Dans les deux paraboles, le bon et fidèle serviteur est au contraire celui qui monte au créneau -au risque du recours à la violence et de l’effacement de toute autre valeur, mais sans nécessairement y choir- en cultivant le souci légitime d’une saine économie, fructifiante pour lui-même et pour les autres. Le plus violent de tous est paradoxalement celui qui semble le plus doux ; chez lui, pas de recours officiel à la violence : elle lui ferait tourner de l’œil, tant il en a peur. 'Seigneur, […] j'avais peur de toi : tu es un homme exigeant' (ou : 'je savais que tu es un homme dur'[13, note 13/2]). En d’autres termes, c’est la peur d’une violence imaginaire imputée à autrui qui vient fournir le terreau (pour ne pas dire le terrier [14, APR note 23]) d’une violence réelle en soi. C’est pourquoi "celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a" : parce que non seulement il ne fait pas fructifier "ce qu’il a", mais au nom même de "ce qu’il a", c’est sa peur de le perdre qui va le conduire plus sûrement à effacer toute autre valeur et justifie, 'in fine', son recours à la violence. Situation que l’on observe beaucoup de nos jours, notamment en la transférant dans les hautes sphères de la stratégie géopolitique : partout où le recours antithétique à la guerreviolence collective par définition- se justifie (mal) d’une "violence" préalable… quitte en sous-main à exciter celle-ci sur place afin de mieux voiler [15] certains primats économiques [16, notes 80,81]apportant une substantielle plus value à l’usage hypocritement [17] "préventif" de la violence [16, note 73]. "Celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a" : dans ce cas précis, c’est l’équipement de combat lui donnant confiance qui lui est enlevé [18]. Ce dont ne se plaindront pas les "violents" d’en face

         « Mais le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? »[>Lc(4)] Sur terre, ce n’est pas sous terre [19]: celui qui a la foi sous terre, c’est comme s’il n’avait rien ; et celui qui n’a rien… connaît les exigences du maître (ou du roi, selon la parabole). Car celui qui a la foi sous terre, c’est celui qui -plus intimement que dans les hautes sphères de la stratégie géopolitique-, est conduit à effacer imperceptiblement toute autre valeur que celle qui le place à l’abri de la violence d’autrui… que celle-ci soit imaginaire ou réelle. Imaginaire, elle reste insaisissable : aussi s’attache-t-il à la rendre plus réelle afin d’être paradoxalement… rassuré [20, note 3] (C’est un peu à l’image du fantôme [21] ; il est inquiétant s’il ne se montre pas, parce qu’on ne sait pas dans quelle direction [22][23] fuir…). L’important, c’est de connaître et d’aimer ce qui est essentiel. Ce sans quoi il va s’étioler ; ou ce sans quoi il ne va pas, finalement, assumer de façon heureuse le dessein qui est le sien [24, APR note 30] : assurer sa propre victimisation [20,6]. Pour remplir avec succès ce dessein, il faut donc que l’on sache que lui est un homme "doux" : dès lors, la plus petite confrontation à la "violence" d’autrui –ou ce qu’il interprète comme telle- lui permet de déployer une violence réelle –dite "défensive"[25, APR note 2]- contre l’homme dur, son prédateur officiel. À cet effet, il ne manquera pas de solliciter l’appui précieux d’un homme2782006670.jpg très "doux"©[26][27] (et très peu exigeant en matière d’éthique) qui "confirmera"©[28, APR note 191] sa victimisation grâce à ses remarquables "compétences"©[28, AV note 204] d’"expert"©[29][30, notes 34 à 38] es "réel"©[31, notes 118 à 125][32] (indispensable en vue de passer sans heurt [33] de l’imaginaire au réel) et surtout es "violence"©[34,im.2]. Car, étant tout-puissant et observant tout, traversant tous les esprits, même les plus intelligents, les plus purs, les plus subtils [>Sg?] (les plus absents ne faisant pas exception [35][36, notes 2,3]), il est seul au monde à "savoir"© distinguer qui est "violent"© de qui ne l’est pas : par conséquent, qui est "dangereux"©[37, note 4][38, APR note 162] de qui ne l’est pas. En attendant que son "prédateur"©montre plus ostensiblement sa "violence"© -par exemple, encoupant la "victime"©[39] en morceaux-, il donne confiance à celle-ci en lui délivrant généreusement un certificat officiel de "violenté psychologique"©[37, note 5][38, note 23/2][39, AV note 19] : aussi utile que peut l’être une carte de fidélité acceptée dans plusieurs enseignes commerciales, le dit certificat sera accepté pareillement auprès d’"hommes doux"© de catégories socioprofessionnelles différentes de celle du certificateur [40]… pourvu qu’ils lui restent assujettis [41][42][43, notes 69,70].

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         Mais le "violent psychologique"©, quand il viendra, lui prêtera-t-on foi [16, notes 108,109] sur terre ?  Celui-là n’a rien, et c’est bien là tout l’intérêt du certificat aux yeux de "l’homme doux"© qui s’en est muni : ainsi n’a-t-il plus besoin d’attendre le jugement dernier [44, note 1] pour enlever à l’autre même ce qu’il a. En effet, blanc-seing est délivré au "violenté psychologique"© breveté qui, au nom de sa "non-violence"© (réputée "victime"© de "violence"©), est autorisé –voire encouragé- à recourir aux violences [45, notes 25 à 30] les plus subtiles vis à vis du "violent psychologique"©, pourvu que celles-ci demeurent non sanglantes. (Ce qui ne lui est pas si difficile : la vue du sang lui faisant tourner de l’œil…). L’heureux détenteur du certificat aurait bien tort de se priver, puisque à l’usage son merveilleux sésame atteste en prime de son esprit intelligent [46] et "sain"©, unique et multiple, subtil et rapide ; pénétrant, net, clair [47, APR note 55] et intact ; ami du chien [48] bien, vif, irrésistible, bienfaisant, ami des hommes (sous réserve qu’ils le soient [16, notes 261,269], naturellement…) ; ferme, sûr [49] et paisible [50], tout-puissant et observant tout, traversant tous les esprits, même les plus intelligents, les plus purs, les plus subtils [>Sg?]… mais surtout les plus "partiellement malades"©[51].[ NB : Surpassée par les soucis de"santé"©, la question de la sainteté –ou plus modestement de la sanctification- est hors de propos chez ce singe [52] "sage"©-là. Il est vrai qu’il n’est déclaré nulle part que l'Écriture ait jamais dit : « Pour que ma maison (ou la vôtre) soit une maison de prière, vous vous devez de trafiquer celle d’autrui en caverne de bandits »[53, note 1][>Lc(5)]. Aucun enseignementdans le Temple ou hors du Temple- ne saurait rendre justice à la diabolisation [38][54, note 41] d’autrui comme moyen d’arriver à la sainteté !En revanche, auregard des talents exercés en ce sens -ne rejoignant l'Écriture (dans la parabole idoine [>Mt(2)]) que dans la catégorie des pleurs et des grincements de dents- l’efficacité inverse est assez digne d’intérêt [55] ] Le respect inaliénable de la vie d’autrui n’a donc plus aucune valeur au sujet du "violent psychologique"© entrant  malheureusement [24, APR note 30] dans cette dernière configuration [56, APR note 30] (souvenons-nous en effet que, grâce à la magie de l’"aliénation"© d’autrui, le "violenté psychologique"© peut, de son côté, se faire tailler [57] à son gré un costard de redéfinition conceptuelle [20,6] sur mesure [58][59]…), le certificat de "l’homme doux"© ayant conféré à celui-ci d’"arriver à reconnaître"© la face obscure [12, notes 18,19] de son "bourreau"©[60, note 6]… et de son "bourreau"© seulement ! Aussi, même s’il est très violent de trahir la confiance de quelqu’un [12, APR note 20], on fermera les yeux chez le "violenté psychologique"© qui trahit la confiance du "violent psychologique"©. Car chez le premier, le primat de l’économie (du bain de sang "prédit"©[61][62, APR note 98][63, APR note 154] par le certificateur !) l’a conduit à effacer toute autre valeur et justifie, in fine, le recours à la violence [12, AV note 14]. Il suffit de cacher celle-ci derrière des mots qui valent très explicitement déni (!)[12, note 12][22, note 28][64, notes 3,4][65, notes 17,18][66, APR note 60,§6], et le tour [67] est joué : la trahison [22, APR note 34] première bénéficiaire dudit déni- a été mise de côté dans un linge [>Lc(3)] ! Un suaire, sans doute
         Ce qui, à terme, rejoint laïquement dans ses conséquences quelque analyse récente stipulant ouvertement que le primat de l’économie nous a conduits à effacer toute autre valeur et justifie, in fine, le recours à la violence [12, AV note 14]. De fait, on peut observer que l’économie n’est pas en reste [68], moult prestataires de service [69][70, notes 85 à 95][71] y trouvant si abondamment leur compte [72] qu’ils se bousculent à rendre "justice"©©© au "violenté psychologique"© demandeur [73][74] : sans tarder [75] (car "avec foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétél’urgence que nous savons"©[76, note 53]), aucun ne refusera de venir casser la tête jour et nuit au "violent psychologique"©… la "psychologie"©(?) de ce dernier semblant effacer toute autre valeur, mais faisant apparaître en contrepartie le recours à tout plein de v(i)oleurs [20,11,notes 70 à 77][77, note 80]. Le chirurgien lui-même y trouvera un avantage de grand intérêt clinique [78, notes 47 à 53], l’expérience révélant in fine l’absence de tout rejet à la suite d’une greffe du cœur chez le "violenté psychologique"©pourvu que l’organe de remplacement soit un porte-monnaie. C’est dire combien tous ces acteurs économiques seront conduits à faire l’éloge sur la place publique du surcroît d’activité que leur offre leur précieuse "victime"© de "violence"© ! (S’il tient à demeurer vaillant, le "violent psychologique"©, lui, sera plutôt conduit à jouer à saute-mouton [79, notes 36,37][80, notes 50,51][81, notes 36,37][82, notes 28 à 30] -une fois n’est pas coutume !- avec le livre des Proverbes : ce qui devrait lui épargner quelque déception)

Livre des Proverbes 31,10-13.19-20.30-31. (*)/(*[Dimanche 13 novembre 2011]
La femme vaillante, qui donc peut la trouver ? Elle est infiniment plus
précieuse [20,3?] que les perles.
Son mari peut avoir confiance en elle : au lieu de lui coûter, elle l'enrichira.
Tous les jours de sa vie, elle lui épargne le malheur et lui donne le bonheur.
Elle a fait provision de laine et de lin, et ses mains travaillent avec entrain.
Sa main saisit la quenouille, ses doigts dirigent le fuseau.
Ses doigts s'ouvrent en faveur du pauvre, elle tend la main au malheureux.
Décevante est la grâce, et vaine la beauté ; la femme qui craint le Seigneur est seule digne de louange.
Reconnaissez les fruits de son travail : sur la place publique, on fera l'éloge de son activité.

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         Il est seul au monde à "savoir"© distinguer qui est "violent"© de qui ne l’est pas [0, APR note 36](!) : on peut donc avoir confiance [83][84][85] en lui, puisqu’à cette seule aune il devrait épargner le malheur au non-"violent"© et lui donner le bonheur [9, note 63]. Sur la place publique, on fait l'éloge de son activité (de même que la mouche [86] fait l’éloge du papier [87] sur lequel elle vient s’agglutiner [88], lui épargnant d’être la proie de l’araignée [89]…) ; à moins, évidemment, que les fruits de son travail [90] se reconnaissent à ce que dans leurs effets, le livre des Proverbes –et avec lui, toute autre valeur- partent en quenouille jusqu’à s’effacer en faveur de malheurs infiniment évitables, offrant -plutôt mille fois qu’une- moult occasions de faire un fouet avec des cordes, de les chasser tous du Temple, de jeter par terre la monnaie des changeurs, et de renverser leurs comptoirs. « Quel signe le "spécialiste"©[28, APR note 194] peut-il donner pour justifier ce qu’il défait là ? » Jamais aucun (sinon une belle provision de signes contraires), mais quelle importance [91] ? L’important et l’essentiel, c’est que ses doigts (s’il en a [92]…) s'ouvrent en faveur du pauvre petit lapin [93], qu’il tende la main 1224797546.jpg(s’il en a…) au malheureux "violenté psychologique"©. Ce sans quoi tout ce petit monde fidèle à la non-"violence"© va s’étioler [24, APR note 30]Aussi, quelle importance, décidément, qu’il ne reste pas pierre sur pierre [94, AR note 13] du "violent psychologique"© ? Car, seule la"victime"© de celui-là est digne de louange : son "bourreau"© ne devant pas être là [95, notes 115 à 117] depuis qu’il détruit toute "sécurité"©[96, AV note 26][72, note 16][45, note 31], il ferait beau voir qu’il fût admirable ! Ne prenez pas garde de vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous Son nom [97][98][99, note 91][35] en disant du "bourreau"© : 'C'est lui'[100, note 72][101, note 30][102, APR note 51], ou encore : 'Le monstre est tout proche.'[38, APR note 149][103][104, APR note 122] Fuyez avec eux [37, notes 1 à 3] ! Pour ne pas entendre parler de guerres et de soulèvements, ne vous effrayez pas plus que vous ne l’êtes déjà [105] : vous êtes trop "fragiles"©[106] pour vous battre. Alors, dressez d’abord des barrières de "sécurité"©[45, notes 25 à 31]  contre toute nation [107, APR note 10], tout royaume terrifiant, épidermique de peste psychique [108] et de sale mine. Ensuite, faites çà et là l’éloge de sa "non existence"©[19, APR note 76]. Ce qui vous conduit à l’effacer : c’est la vraie définition de la violence [12, APR note 12], mais la vie sauve [109] n’est-elle pas infiniment plus précieuse [110,3] que les dictionnaires ? Ainsi, ce ne sera pas tout de suite la fin. Quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe que cela va se réaliser ? Facile : il y aura de grands tremblements d’atterrés [111; des fées terrifiantes [112] surviendront, des petits singes [113] dans le fiel [114] et de drôles d’oiseaux [115] dans le ciel. 

(6) [Mardi 22 novembre 2011]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21, 5-11.
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Certains disciples de Jésus parlaient du Temple, admirant la beauté des pierres et les dons des fidèles. Jésus leur dit : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n'en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. » Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe que cela va se réaliser ? » Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom en disant : 'C'est moi', ou encore : 'Le moment est tout proche.' Ne marchez pas derrière eux ! Quand vous entendrez parler de guerres et de soulèvements, ne vous effrayez pas : il faut que cela arrive d'abord, mais ce ne sera pas tout de suite la fin. » Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre, et çà et là des épidémies de peste et des famines ; des faits terrifiants surviendront, et de grands signes dans le ciel. »

            Mais pour l’heure, c’est tout de suite la fin… de la présente note_dénotante détonante.

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Fin au 23 novembre 2011

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QUOI QU’ON EN D.I.S.E…(Dernières Interventions sur des Sites Extérieurs)

 

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"Psychiatrie"©, "justice"©©© et Alsace   Vendredi 18 novembre 2011

 

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