Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 24 novembre 2011

"Science"© non exacte et foutages de gueule…

Fin au jeudi 8 décembre 2011

Montage-moqueurs2.jpg

2327630680.jpg       "Il est vraisemblable que nous constaterons, et ce n'est pas vraiment une surprise, que la science psychiatrique n'est pas une science exacte puisque le contrôle judiciaire avait vu ses modalités fixées après l'expertise psychiatrique"[1]


Vidéo ajoutée le lundi 28 octobre 2013[*]

          Il est vérifiable que nous constaterons, et ce n'est pas non plus une surprise, qu’il suffit de taper « la psychiatrie n'est pas une science exacte »[2] dans un moteur de recherche pour obtenir un résultat de l’ordre de plusieurs dizaines de milliers d’occurrences. Pour nombre de ces dernières –ce n’est toujours pas une surprise-, l’internaute est immanquablement renvoyé quelque part du côté des Cévennes. Jusque en haut lieu, on sait donc parfaitement que la "science"©[3][4][5] "psychiatrique"© n’est pas une science exacte. Et puisque ce n’est pas vraiment une surprise, c’est bien parce qu’on le sait depuis longtemps. De même sait-on –ou devrait-on savoir- qu’il n’y a pas de dysfonctionnement [6] du contrôle judiciaire en soi, puisqu’il fixe ses modalités après l’"expertise"©©©[7][8, notes 34 à 38] "psychiatrique"©… mot qui, aujourd’hui (et à raison), se fait singulièrement insupportable aux oreilles de beaucoup de commentateurs. Il reste donc à savoir –du moins, à rappeler aux autruches- qu’il n’y a pas non plus de dysfonctionnement de l’"expertise"©©© "psychiatrique"© : celle-ci EST un dysfonctionnement en soi. Plus grave : elle encourage -voire engendre- le dysfonctionnement de tout ce qu’elle touche de près ou de loin : personne physique ET personne morale. À défaut d’être une "science"© exacte (sic), la ci-derrière "psychiatrie"© a bâti sa (fausse) réputation sur le monopole universel de sa "compétence"©[9, APR note 203] (re-sic) à juger de la cohérence d’autrui. Attendu qu’elle devrait alors censément être exemplaire de sa propre cohérence, il devrait donc être vraisemblable d’en constater les effets divers sur la plupart des acteurs qui ont recours à ses "services"© : les dits acteurs se faisant à leur tour des vecteurs de cohérence. Car plus la cohérenc639467791.jpge est constatée, moins le recours à la violence [10, AV note 14] le sera ; ce n'est pas vraiment une surprise non plus que le langage de la violence soit l’expression ultime de celui qui constate avoir épuisé toute autre forme d’expression –à commencer par celle de la cohérence-, voire qui se défend éventuellement d’une violence exercée au préalable contre sa personne : en cela, il ne fait jamais que répondre au schéma multiséculaire « œil pour œil, dent pour dent »… ou cherche tout simplement à sauver sa peau lorsque la cohérence la plus immédiate est la menace qui pèse sur celle-ci. En somme, si à défaut d’être une "science"© exacte, la ci-derrière "psychiatrie"© se distinguait au moins par une cohérence se situant au-dessus de la moyenne, dans son sillage le recours à la violence devrait pour le moins se faire anecdotique : se réduire à des exceptions, des "incidents de parcours".
       Ce serait vraiment une surprise… pour les quelques 70 000 personnes qui sont "hospitalisées"©[11, notes 40] en "psychiatrie"© contre leur volonté chaque année en France [12, APR note 60], parce qu’elles "présentent"©[13][14, notes 2,3] un "danger pour elles-mêmes ou pour les autres"©[15, note 165]. En théorie, tout le monde accepte l’idée qu’il faut respecter l’être humain et prendre en compte la personne [10, APR note 12]. En pratique, tout le monde accepte l’idée que quelques 70 000 personnes puissent être violemment "hospitalisées"© au nom de modalités fixées après "expertise"©©© "psychiatrique"©… quand ce n’est pas avant !

         « À première vue, un monde dans lequel on pourrait savoir à l'avance qu'un crime sera commis n'est ni possible, ni souhaitable. Ce n'est pas possible, parce que le futur n'est pas écrit, et qu'on suppose que les individus agissent librement.
Ce n'est pas souhaitable, surtout, pour deux raisons :
- d'abord, ça veut dire qu'on pourrait arrêter et condamner les gens alors même qu'ils n'auraient encore rien fait. Et donc, ils seraient innocents ;
- ensuite, parce qu'on considèrerait, de fait, qu'ils ne sont pas libres de leurs actes, et ne peuvent rien changer à leur avenir. »
[16]
- À seconde vue, aussi peu "possible" et "souhaitable" qu’il soit, il est à craindre que ce monde-là ne s’écrive pas qu’au cinéma : il s’en faut de quelques 70 000 personnes. Aujourd’hui, au nom d’une "science"© très officiellement réputée non exacte, on peut arrêter et condamner les gens alors même qu'ils n'ont encore rien fait (il suffit de cacher derrière des mots qui valent déni [10, note 12] le vocabulaire judiciaire et carcéral [17][17bis], au profit d’une sémantique [18, notes 25 à 45] que tout le monde acceptera…) Et donc, ils sont innocents… eux [19]Aujourd’hui, au nom d’une "science"© très officiellement réputée non exacte, on considère, de fait, qu'ils ne sont pas libres de leurs actes, et ne peuvent rien changer à leur avenir : les "troubles"©[20, APR note 55] dont sont "scientifiquement"© affectés ces malheureux ne rendent-ils pas "impossible leur consentement"©[21] ?
- À troisième vue, le sort pratique de ces innocents n’a rien à envier à ce qu’il eût été s’ils avaient été coupables [22, APR note 26][23, APR note 66]. Il est vrai que –tant que l’on ne poursuit pas d’investigation quelque part du côté des Cévennes- le grand intérêt (hors l’intérêt économique que tout le monde sait [24][25][26][27]…) d’une "science"© non exacte est de pouvoir impunément nier la singularité de l’autre et l’effacer [10, APR note 12][28, note 14] : parce qu'elle considère, de fait, que la face obscure qui existe en chacun de nous [10, APR note 12] existe tout de même "davantage" chez l’autre [29, notes 100 à 102] ! Ce qui est très acceptable pour tout le monde ; à condition toutefois de ne pas se voir fixées chez soi ses modalités (de survie ?) après "expertise"©©© "psychiatrique"© : exactement pas facile pour le singulier autre quand il se fait "expertiser"©©© à son insu et à distance [13][14, notes 2,3][30, notes 47 à 53]
- À quatrième vue, même si celui-là parvient à débusquer (à temps et à contretemps) ces multiples violences cachées autour de sa (peu avenante) "société", il constatera -et c'est vraiment le bas-fond de l’ignoble plutôt qu’une surprise-, que la violencepantin.jpg morale (et non "psychologique"©[29, notes 37 à 39] !) exercée contre sa personne –toujours sous couvert d’une "science"© non exacte- demeure intacte [31] et n’est jamais prise en compte par ceux-là même qui l’ont fomentée [32, APR note 112] : ce que l’"expert"©©© en personne n’est d’ailleurs parfois pas le dernier à déplorer [33, APR note 91]. À croire qu’ils ne peuvent rien changer à l’avenir saboté de l’autre : se pourrait-il qu'ils ne soient pas libres de leurs actes [34][35][36][37] ?…  Par conséquent, rien ne change d’un passif de violence morale, du fait que celle-ci assimile (pour tout le monde au présent) des gens qui n'ont encore rien fait, au profil délictueux [9, AV note 205] d’un adolescent ayant commis de telles horreurs que même un procureur (qui en a pourtant vu d’autres) se refuse publiquement de les détailler. Cette violence morale, personne n’en parle parce qu’elle est évidemment moins spectaculaire que l’autre : si l’on ose dire, elle ne tue qu’à petit feu. Dès lors, on peut bien chercher désespérément à nous "vendre" le portrait-type du "psychopathe"©[38][39] exceptionnel et hors normes [40] (est-ce bien cohérent, au sujet d’une "pathologie"© réputée –aux yeux des "experts"©©© et de leurs "innocents"- se répandre dans le monde comme une traînée de poudre ?…), serait-il vraisemblable que le "produit fini" agréât spontanément à quelques 70 000 personnes ? À moins que tout le monde accepte de les considérer également comme "exceptionnelles" et "hors normes". Mais dans ce cas, et face à un tel chiffre, quelle est donc la définition exacte de "l’exception"… et bien sûr, celle de la "norme"[41, APR note 4] ?

« …Sans se rendre compte de ce que tout ça implique : qui voudrait vivre dans un monde où on peut être arrêté et enfermé, non pas pour des actes qu'on a commis, mais pour des actes qu'on pourrait commettre dans l'avenir, alors que chacun revendique sans doute le droit d'être reconnu comme un individu libre de ses actes ?
C'est pourtant ça qu'on appelle la « 
dangerosité »
[9, note 195][42][43]
 : la possibilité ou la probabilité qu'a un individu de commettre un crime. Il faut sans doute penser à toutes ces conséquences quand on réclame des mesures supplémentaires pour prévenir l'avenir. »[16]
Des conséquences ? Qui voudrait vivre dans un monde où on peut s’arrêter aux conséquences [44, notes 29 à 35] ? il n’est plus guère d’individu libre de ses actes que celui qui revendique chez l’"expertisé"©©© son devoir de subir -et de subir lui seul [29, APR note 60] - les conséquences, non pas pour des actes qu'il a commis, mais des actes qu’auront commis contre lui des demandeurs d’"expertise"©©© à la petite semaine ! Ceci à la mesure de sa « dangerosité » "prédite"©[45] : car, en effet, « on voudrait justement que les "experts"©©©-"psychiatres"© puissent prédire l'avenir, et on a peur qu'ils se trompent »[16] (à l’exception notable de la réclamation d’un certificat de complaisance [46, APR note 54] de « dangerosité » d’autrui [47,com.10] ; dans ce cas précis, personne n’a peur ni de tromper ni de se tromper [48: personne ne pensant le moins du monde aux conséquences que cet acte impliquera auprès des proches [49] du promu « dangereux » par voie de "science"© non exacte, puis par voix de faux-derche [50][51]…). Face à cela, qui penserait encore à toutes ces conséquences ? Ce serait un coup à coller une migraine carabinée à ceux qui en ont perdu l’habitude [52][53][54][55][56!]

     C'est pourtant ça qu'on appelle le « spécialiste » incontournable de la « dangerosité »… sans se rendre compte de l’implication de toute l’historicité revendiquée [57, AV note 1][58] de sa "science"© non exacte : les chats n’étant pas réputés faire des chiens, il n’est pas besoin de mesure supplémentaire pour prévenir l'avenir en fonction de ce passif de fournisseurs d’"expertise"©©© que chacun peut reconnaître comme baromètres de la « dangerosité » au même titre que le renard [59][60][61] se reconnaît à sa  remarquable compétence de certification "scientifique"© es poules exactes [62].

2393867549.jpg

     Il reste donc à savoir –du moins, à rappeler aux autruches- qu’il n’y a pas non plus de dysfonctionnement de l’"expertise"©©© "psychiatrique"© : celle-ci EST un dysfonctionnement en soi. [0, APR note 8]. Ce qui, assurément, ne sera pas du goût de l’"expert"©©© "psychiatrique"© lui-même : du moins, celui qui parvient à se rendre compte de l’implication possible ou probable d’un tel rappel. Il pense sans doute à toutes ses conséquences (ce qui, en soi, est déjà une performance [44, notes 29 à 35] qu’il convient de saluer !). Car la "bonne" autruche est celle qui se fourre la tête dans le philosophie,politique,littérature,sociétésable, se privant de ses sens… et comptant donc sur ceux d’autrui afin de lui donner sens au singulier ; c’est-à-dire, cohérence. Ce qui rejoint, bien sûr, la "compétence"©[0, note 9] monopolisatrice que nous savons, à juger de la cohérence d’autrui. Par conséquent, on concédera à la "bonne" autruche son acquiescement à ce que « la psychiatrie ne soit pas une science exacte »… et ce faisant, on appuiera davantage sur l’"exacte" et moins sur la "science" : constater comme un dysfonctionnement "scientifique", c’est encore rendre hommage à l’aspect "scientifique", sans songer un instant à le remettre en cause. D’où le paradoxe –qui n’est qu’apparent- de l’"expert"©©© "psychiatrique"© se dévouant en montant au créneau, veillant à ce que les autruches ne relèvent pas la tête en les rassurant [63, note 3] par un "prêche" officiellement dirigé contre sa propre "paroisse".

     « Chambon-sur-Lignon : un psychiatre accuse la psychiatrie »[64], un titre pareil ne résonne-t-il pas simultanément du cri indigné de Zola et du coup de pied dans la fourmilière ? En somme, on va voir ce qu’on va voir ! Et l’on voit : « Réellement, je crois que la société ne doit plus tolérer ce degré d’approximation des expertises psychiatriques. Que ce soit du point de vue de la personne condamnée à tort ou de celui de la personne qu’on a laissée à tort se promener dans la rue, c’est insupportable. »(Appréciera la "personne condamnée à tort", qui est seule à en supporter toutes les conséquences, quand bien même elle n’aurait en rien le profil du tueur [65, notes 70 à 76]…) "S’agissant des pronostics de dangerosité, le psychiatre estime que ses confrères se trompent [48] en moyenne une fois sur deux ! (Ce qu’on savait déjà de la bouche d’un autre "expert"©©©[67], mais ne dérange personne tant que 883046484.jpgl’on n’incarne pas la "condamnée à tort"…) "Autant, ajoutait-il, s’en remettre au hasard !"… ou jouer aux courses [67com.,§3] : en attendant, on ne lui fait pas dire. De même que : « Le niveau des expertises psychiatriques françaises, il faut le dire, est souvent consternant » !!! "Et d’ajouter ce témoignage tout frais : « Hier en tribunal correctionnel, comparaissait un homme condamné en première instance. Interrogé sur un lien possible entre l’agression [dont cet homme était accusé] et le suicide de sa victime, l’expert a répondu : “Il a pu très certainement exister un lien !” Il a pu très certainement… c’est du Molière ! Et la personne a été condamnée là-dessus ! »"[64] Bien sûr : puisque cela fait très certainement exister le lien entre la fameuse "nécessaire indépendance" des "Magistrats" et leur effarante et mortelle psycho-dépendance [68, notes 134 à 142] ; "Magistrats" qui, sous toute latitude, "suivent généralement les recommandations des experts"[69, AV note 30] : que celles-ci concernent un non délinquant [68, APR note 108] ("pour des actes qu'il pourrait commettre dans l'avenir"©[0, APR note 41][68, notes 83 à 88] ? Il peut très certainement exister un lien [70] ! Et des chiens [71][72][73]) ou un tueur de 77 personnes, la "science"© non exacte est la même pour tous !

1030309389.jpg

     Non exactemais "s-c-i-e-n-c-e"© pour tous : ici, bien que nous ayant fort judicieusement renvoyé à Molière [74,im.2][75]([76, APR note 86]), l’"expert"©©© "psychiatrique"© ne lâche pas le morceau d’un iota. Aussi, ayant incidemment pris connaissance de la parution de sa "stupéfiante analyse"[64],"tient-il" beaucoup y apporter des précisions" avant de "donner l’impression (l’illusion [77, APR note 44] aussi ?) qu’il critique l’ensemble de ses confrères, ce qui n’est évidemment pas l’esprit de son intervention, certes critique"[78] ! (Il semble que l’esprit de Molière se confirme…) Passons pudiquement "sur les risques liés à l’approche essentiellement clinique, empreinte de subjectivité, qui prévaut encore dans nos tribunaux" : qui sait si cela ne pourrait pas entraîner un esprit retors et objectif (ou simplement scientifique : soyons fous !) à s’interroger sur les risques liés à l’approche essentiellement non clinique [30, notes 47 à 53][80, notes 2,3][81], tant dans l’espace que dans le temps [82, note 1][83, note 2118975141.jpg24] ? (Il est vrai qu’encore une fois, seule la "personne condamnée à tort" est censée éponger de tels risques [84, note 72][85, note 30][86, APR note 51] ! C’est tellement plus libérant [87, APR note 44] pour les autres…) Passons également sur "Nous devons progresser, nous devons gagner en rigueur [88], nous devons être à la pointe de notre discipline et nous former en permanence…"… et souhaitons bon courage aux zélateurs de la dite "discipline"© : une pointe d’humour permettra-t-elle de pallier le cruel déficit des autres pointes ? (À condition toutefois de ne pas incarner une "personne condamnée à tort", moins immédiatement encline [75, note 29/3] à la bonne farce [89]…) Et parvenons enfin au cœur "des précisions apportées" : « Ma critique, teintée d’une remise en cause dont je ne m’excluais aucunement, a donc été plus mesurée que ne le laissent supposer les seuls propos repris par [l’article paru en ligne le lundi 26 novembre 2011 [64]], qui ne sont en aucune façon le reflet du message critique que je délivre, lors de débats contradictoires dans les tribunaux, soulignant, avec un tact et un respect pour mes confrères que j’espère réciproque, l'intérêt pour les psychiatres français d'évoluer vers une approche plus scientifique de leur discipline. Il me semblait nécessaire de communiquer ces précisions, indispensables sur le plan déontologique. » De même, ne semble-t-il pas nécessaire de non seulement s’étonner que l’adjectif [90, note 52][91, note 17/2, APR note 60/2] "déontologique" figure encore dans le vocabulaire [92, notes 25 à 45] de la dite "discipline"© -fût-ce pour le décorum-, mais encore de relever la pépite noyée dans la masse ? Il est effectivement du plus grand intérêt d’apprendre que les "psychiatres"© français (ce qui n’exclut aucunement les autres nationalités !) cherchent à évoluer vers une approche plus scientifique de leur "discipline"©. Ce qui laisse plus que supposer qu’à ce jour, cette approche est moins scientifique : d’où, sans doute, cette malheureuse [77, APR note 30] non-exactitude "scientifique"© qui, parfois, n’est pas sans produire quelque "personne condamnée à tort" dans les tribunaux, tout en soulignant -avec tact et respect ?- l’absence totale de débats contradictoires [68, note 113] comme de contradicteurs [68, note 109] ! C’est dire qu’en matière de gains en rigueur, les zélateurs de la dite "discipline"© -et les tribunaux avec eux- ont une pointe singulièrement émoussée [93][94][95], teintant une remise en cause de couleurs aucunement claires : y prédominent le noir [96][97][98][99][100][101] et le gris [102][103][104][105][106][107][108][109](Il en existerait bien d’autres [110] ; mais hélas, elles sont sans intérêt -autre que financier [24][25][26][27][111]- : car faisant évoluer soit vers une approche plus "thérapeutique"©[111], soit vers une autre approche -plus tragique [112][113][114]-, soit enfin vers une approche plus comique [115][116][117]…) Et encore n’est-ce là qu’un amusant –mais pâle- reflet du message critique délivré, le propos étant plus mesuré que ne le laisse supposer l’évolution vers une approche plus scientifique d’une "discipline"© qui a pourtant eu près de deux siècles pour la "parfaire"[118] : sera-t-il indispensablesur le plan préhistorique [119, APR note 57][120][121][122][123][124][125]- d’"évoluer" vers une approche plus rudimentaire [126][127][128][129][130][131] pour s’en délivrer ?…

821909756.gif

     "La société ne doit plus tolérer ce degré d’approximation des expertises psychiatriques ? Que ce soit du point de vue de la personne condamnée à tort ou de celui de la personne qu’on a laissée à tort se promener dans la rue, c’est insupportable ?"[64] Fort bien ; mais concrètement, que fait-on afin de le faire baisser, "ce degré d’approximation" ? Où donc va-t-on prétendre puiser à la source de la "science"© en vue de la rendre moins inexacte ? Auprès de la personne condamnée à tort, ou bien de la personne qu’on a laissée à tort se promener dans la rue ? Cette dernière est d’ores et déjà à exclure : car la "science"© ne s’intéresse à elle qu’après son crime accompli, et consommé. Par conséquent, il est permis de supposer qu’on ne la laisse plus se promener dans la rue. Autrement dit, l’"expert"©©© "psychiatrique"© n’a plus que la personne condamnée à se mettre sous la dent : condamnée à raison (s’il s’agit, par exemple, de la première qu’on ne laisse plus se promener dans la rue)… ou condamnée à tort : doit-on tolérer qu’un "expert"©©© approximatif fût l’incontournable arbitre [132] à juger de ce tort éventuel ? Y compris le jour consacré à la tolérance [133], c’est insupportable ! Sauf pour ceux qui n’ont pas à en supporter les conséquences, toujours ; ce sont les mêmes qui vont applaudir à "une approche plus scientifique", "approche" sur laquelle ils se seront déjà largement défaussés : la personne condamnée à tort avec la bénédiction "scientifique"©, c’est nettement plus supportable. Ainsi, la société tolère merveilleusement qu’un "expert"©©© "psychiatrique"© de renommée internationale puise exclusivement sa "science"© "psychopathique"©[38][39] à la source des lieux d’incarcération de criminels [134, note 4]. Avec tact et respect pour le "psychopathe"© de service, avec tout l’intérêt répulsif [135] que son image reflète dans la société, que subsisterait-il de cet intérêt… si "on évoluait vers une approche plus scientifique" ? Aussi est-il indispensable (mais pas exactement sur le plan déontologique !) de maintenir la dite société dans un état d’hébétude admirative en lui donnant l’impression, l’illusion [77, APR note 44] d’"évoluer vers une approche plus scientifique" par la multiplication de signes moins approximatifs et plus cliniques. Car rien ne vaut l’approche essentiellement clinique afin de l’empreindre d’"objectivité"© ! C’est qu’aussi dithyrambique puisse être le "Masque de Santé Mentale"©[136, note 26] (entre autres), l’approche (mais pas de trop près [137, notes 1 à 5] !) du "psychopathe"© -ou assimilé- reste fortement empreinte de critique "comportementale"[138] à son encontre : donc, d’approximations ô combien subjectives, n’étant tolérées "scientifiques"© que par un esprit se gardant bien de l’être. Le fait est qu’on a beau surenchérir dans de telles approximations (comme si leur multiplication détenait le pouvoir de les rendre moins approximatives !) le réel est là, pour tous [77, AV note 41] : dans le constat amer d’une "science"© non exacte, se révélant invariablement à la sinistre faveur d’un crime odieux et surmédiatisé.

http://hbfs.files.wordpress.com/2009/02/le-chat-tas-de-sable.jpg

Nonobstant, nous constaterons que les tribunaux restent englués [138][0, note 69] à chacune de ces affaires. Que celle-ci soit nouvelle comme au Chambon [139], nouvelle et ancienne comme en Norvège [140], ou ancienne et nouvelle comme dans l’Ain où des "experts"©©© auront si bien tardé à discerner du "discernement"©[141][142][143] que ce qu’il pouvait en rester de l’accusé -zombifié de neuroleptiques depuis les faits qui lui sont reprochés- aura eu le temps de passer par pertes et profits [144]. La société ne doit peut-être "plus tolérer ce degré d’approximation des expertises psychiatriques" mais où donc a-t-elle vu que le recours systématique aux dites "expertises" était un passage obligé, comme indispensable sur le plan déontologique ? Y aurait-il un "degré" dans la mort des victimes, selon que leur bourreau ait toute sa raison, ou non ? Passer outre les "expertises psychiatriques", ne serait-ce pas finalement plus insupportable que "la personne condamnée à tort ou celle qu’on a laissée à tort se promener dans la rue" ? Dans ce cas, ou c’est de l’addiction… ou la justice a condamné à tort des générations de criminels pendant des siècles, avant le règne omnipotent "des expertises psychiatriques" qui a mis fin à celui de l’iniquité ! Toujours est-il qu’avec l’avènement de celles-ci,Psy.gif qu'un crime soit commis et c’est la "santé mentale"© qui est la première servie : la justice attendra… si tant est que l’on parvienne encore à l’atteindre. La société n’étant pas un degré d’approximation près, elle associe automatiquement le concept "santé mentale"© au cerveau. En cela, elle est à "bonne école"… puisqu’elle ne fait jamais qu’emboîter le pas aux "experts"©©© "psychiatriques"© qui lui montrent l’exemple. Le cerveau, voilà qui annonce une approche essentiellement clinique ! Le cerveau [145, APR note 10], organe le plus noble de l’anatomie et sujet d’études éminemment scientifiques : à réserver aux initiés, ceux qui savent. Or, ceux qui savent (la crème des scientifiques, à l’évidence) ne dédaignent pas les raccourcis de langage à destination du vulgum pecus : celui qui ne sait pas. Ainsi ne procèdent-il plus tant à "des expertises psychiatriques" brossant un état de "santé mentale"© qu’à un "examen du cerveau" : ce qui est tout de même plus chic… et accessoirement, promis d’emblée à "évoluer vers une approche plus scientifique" : plus clinique. Les "experts"©©© "psychiatriques"© ont pu ainsi "analyser le cerveau de Kadhafi"[146]. De son vivant… et à distance, bien entendu : "experts"©©©, mais pas fous ! Naturellement, faute d’approche physique, l’approche scientifique et clinique en pâtit un tantinet. Mais le vulgum pecus ne s’en rend pas compte ; il suffit de lui rappeler de la main gauche qu’il-ne-sait-pas [147], puis -de la main droite- de prononcer à intervalles réguliers le mot "cerveau" : la magie opère, et l’ignorant obtempère ; notamment depuis cette ère heureuse "des expertises psychiatriques" qui permet avantageusement à tout un chacun d’user de son propre cerveau avec le degré d’approximation qui lui convient le mieux… L’idéal est bien sûr que ce degré soit globalement assez froid [148][149][150, notes 75 à 79] pour que les "experts"©©© "psychiatriques"© soient plus à leur aise dans cet art remarquable de pratiquer les "examens de cerveau" à distance. Cependant, il arrive que certains hissent un peu plus haut que les autres le seuil de la tolérance à leur degré d’approximation : s’ils s’y prennent à temps, ils évolueront alors vers une brillante carrière d’"expert"©©©. Sinon, -et s’ils se font surprendre à faire grimper leur degré d’approximation jusqu’à un seuil intolérable à l’"expert"©©©-, ce sera trop tard pour eux : loin de se faire "experts"©©©, ils se feront "expertiser"©©©. À distance s’il le faut, mais ils se feront "expertiser"©©©. Ils ont voulu prendre trop d’altitude ? Le vieux mythe [151] du "savant fou" aidant (l’"expert"©©©), ils vont être servis : ils se feront "expertiser"©©© au plus haut de l’échelle de Richter de la "dangerosité"©©© "psychiatrique"©identifier-sociopathes-travail-L-1.jpeg. Ce qui devrait –si tout va bien- semer une belle panique auprès de leur entourage qui, "prudent"©[152], s’est sagement maintenu tout en bas de cette même échelle… comme du seuil de la tolérance à son propre degré d’approximation. À celui-là, et en de telles conditions, il ne faudra pas demander d’établir une subtile distinction entre "dangerosité"©©© "psychiatrique"© et "dangerosité"©©© criminologique [67,com,§4] ! D’abord, il-ne-sait-pas ; ensuite, il a trop peur du nouveau "dangereux"©©© "psychiatrique"© pour en savoir davantage que ce qu’il sait déjà : alerte rouge au "psychopathe"© ou assimilé, point barre ! Enfin, la distinction "dangerosité"©©© "psychiatrique"©/"dangerosité"©©© criminologique (les deux se confondant irrémédiablement chez le non-"psychopathe"© de base) n’est de toute manière pas à mettre entre toutes les mains, puisque réservée à l’usage interne d’un "expert"©©© désireux d’éviter tout risque de subir sur sa personne les possibles conséquences de la confusion "dangerosité"©©© "psychiatrique"©/"dangerosité"©©© criminologique par le "dangereux"©©© lui-même. (D’où l’intérêt des "examens de cerveau" à distance, en dépit de leur handicap clinique…) L’usage externe, quant à lui, n’est également possible que par l’"expert"©©© : il s’agit cette fois pour lui de s’éviter tout risque de subir sur sa personne les possibles conséquences de la confusion "dangerosité"©©© "psychiatrique"©/"dangerosité"©©© criminologique par l’entourage du "dangereux"©©©. Si tout va bien, ici encore, celui-ci devrait atteindre un tel degré d’exaspération [153][154] face à celui-là qu’il n’est pas impossible d’envisager qu’il passe alors spontanément de sa "dangerosité"©©© "psychiatrique"© à un accès clinique de "dangerosité"©©© criminelle : ainsi cela pourrait-il laisser (in extremis !) supposer l’évolution vers une approche plus scientifique.

Notons que la démarche est sensiblement identique en sens inverse, c’est-à-dire dans le cas du dangereux criminel que personne –et surtout pas l’"expert"©©©[155, notes 88 à 90][156, APR note 63]– n’aura "détecté"© avant qu’il ne commette ses actes. Seul l’objectif [157] diffère. En effet, l’"expert"©©©  est requis ici, non plus pour semer la confusion "dangerosité"©©© "psychiatrique"©/"dangerosité"©©© criminologique, mais au contraire afin d’atténuer au maximum la dernière au profit de la première. L’excellence de son "expertise"©©© se mesure à ce que, contre toute attente (et toute évidence), il parvienne à convaincre un tribunal de "l’abolition du discernement"©[158, AV note 58] d’un dangereux criminel : plus le plateau de la balance [159] concernant celui-là penchera en faveur de la "dangerosité"©©© "psychiatrique"©, moins il sera criminellement"dangereux"©©© : sa condamnation sera alors plus légère, puisque le "tribunal suit généralement les recommandations des experts"[160, AV note 30]. (Sans doute est-ce là cette fameuse "pointe de notre discipline"[0, APR note 88]?) Avec "l’altération du discernement"©, l’"expertise"©©© se fait moins excellente ; mais elle reste bonne, la balance oscillant sur son point d’équilibre. Quoi qu’il en soit, il va sans dire que si l’"expert"©©© avait manqué sa vocation "psychiatrique"©, il eût embrassé une époustouflante carrière d’avocat [160][161,p.5]. Ce qui risque de devenir dangereux à la longue, attendu qu’on finit par ne plus très bien savoir qui est qui dans les tribunaux [162][163,com.§1][164] : Dieu merci, les costumes de scène [165][166] étant relativement préservés (jusqu’à quand ?), même le vulgum pecus doté d’une vue basse devrait parvenir à ne pas confondre le blanc avec le noir [0, notes 96 à 101]

opticien.jpg

     Le dangereux criminel (que personne –et surtout pas l’"expert"©©©– n’aura "détecté"© avant qu’il ne commette ses actes), constitue cependant un atout majeur auprès de celui-là. Car "on ne le laisse plus à tort se promener dans la rue". Aussi le vulgum pecus en est-il pour ses frais s’il lui venait l’envie perverse de s’interroger sur la cohérence "scientifique" d’un "examen de cerveau" à distance : ici, notre "expert"©©© a ce qu’il lui faut pour "évoluer vers une approche plus scientifique de sa discipline", le dangereux criminel lui étant fourni –si l’on ose dire – clefs en mains, en chair et en os ; on ne saurait faire plus clinique ! Le handicap de la distance étant levé, "nous pouvons progresser, nous pouvons gagner en rigueur, nous pouvons être à la pointe de notre discipline et nous former en permanence…"[0, note 88]… et nous pouvons triomphalement titrer –avec un moindre degré d’approximation que pour Kadhafi [146]- : « Voici comment les experts vont examiner le cerveau de Breivik »[167] ! Le "cerveau" ayant été officiellement cité à comparaître, tout va bien : le béotien peut se rendormir, serein dans son état psypnotique [168, notes 155 à 157]. N’étant pas "expert"©©©, ce n’est pas son affaire de savoir que même avec la discipline –et les outils- les plus pointus, il n’est de réel examen clinique de cerveau que sur la table d’opération d’une morgue, par un médecin légiste (ce qui pose déjà problème en soi, la complexité mécanique du cerveau requérant plutôt de l’appréhender in vivo !). Aux dernières nouvelles, aussi dangereux criminel que soit le tueur norvégien -et aussi "pointus"© (sic) fussent ses "experts"©©©[169]-, il a toujours la tête sur les épaules, celle-ci n’ayant pas été finement découpée en tranches ou rôtie par les rayonnements radiologiques. Il leur aura même refusé un scan du cerveau [170], privant cruellement la "science" de la seule approche qui eût pu prétendre à un peu de clinicité ! Las : afin de compenser ce manque à gagner, on double la dose "diagnostique"©[169, notes 6 à 11]… pour faire "plus scientifique", sans doute. Ce qui n’est d’ailleurs pas sans générer des effets pervers immédiats auprès de ceux qui ont "bénéficié" avant lui d’un "diagnostic"© similaire [171], les malheureux craignant –à juste titre [172]- d’être assimilés (dans l’esprit du vulgum pecus) au tueur, sans autre forme de procès : autrement dit, de rejoindre la longue cohorte de "personnes condamnées à tort"… Même si une telle condamnation ne s’officialise pas nécessairement par un passage au tribunal –faute de crime à se mettre sous la dent-, ce ne sont pas quelques 70 000 personnes [0, note 11] qui démentiront quelque légitimité à ce type de crainte.

philosophie,politique,littérature,société

     S’il y a le "cerveau" à comparaître, le must du clinique est encore le "cerveau" à comparer. Et là –ô merveille !-, apprenons que « le cerveau des "psychopathes"© (personnalité antisociale [ qu’il faudrait inventer si elle n’… avait pas déjà été inventée ] ) est différent »[173] ! "Une étude publiée dans le Journal of Neuroscience", c’est du sérieux. "Deux différentes technologies d'imagerie cérébrale", c’est de l'évolution béton vers une approche plus scientifique de la discipline. Cela devient si sérieux, si pointu de discipline et si formateur en permanence [0, note 88] qu’il n'est ni possible, ni souhaitable [0, note 16] d’imaginer un clown arrivant en fanfare sur la piste 3897768464.jpgdu cirque, tenant à peu près ce langage : « Bonsoââââr les petits n’enfants ! Saviez-vous que les images ont montré une quantité réduite de connexions entre le cortex préfrontal ventromédian, une partie du cerveau responsable de sentiments tels que l'empathie [91, APR note 129][133, AV note 1] et la culpabilité, et l'amygdale, qui est impliquée dans la peur et l'anxiété [173] ? » "Il serait vraisemblable que nous constaterions, et ce n'est pas vraiment une surprise, que"[0, note 1] :
- de tous les petits n’enfants présents, aucun ne s’esclafferait à de telles déclarations du clown ; il est même possible que certains en pleurent à chaudes larmes, trahis par des amygdales soudainement sollicitées à leur impliquer peur et anxiété : le "traumatisme psychologique"© n’est pas loin
- de leurs parents présents, tous choiraient dans une
psypnose [168, notes 155 à 157] proche de la catalepsie sitôt que le clown eût prononcé le mot "cerveau" ; pour peu qu’il subsistât une poche de résistance dans le public, le "cortex préfrontal ventromédian" devrait raisonnablement la vaincre
- si le clown exhibait fièrement sa carte (à jour de cotisation) de
"chercheur en psychologie et en psychiatrie"©, il s’assurerait le plein succès de son public… même s’il ne ferait rire personne.

     Ainsi, en pratique, tout le monde (petits et grands) accepterait tant et si bien l’idée que [10, APR note 12]« l'intégrité structurelle des fibres de la matière blanche reliant les deux zones (chez le "psychopathe"©) soit réduite et l'activité entre ces dernières fusse moins coordonnée [173] », tout le monde serait tant et si bien prosterné plus bas que terre [174] face à tant de "science"©,que personne ne s’aviserait un instant d’aller chercher plus loin, en amont ou en aval. Du reste, hormis notre ami le clown, personne n’aurait l’audace de se proclamer "chercheur en psychologie et en psychiatrie"©. Par conséquent, victoire : la conclusion –indiscutable- est qu’« il y a une anomalie du cerveau spécifique liée à la psychopathie criminelle ![173] » (Le clown ayant de nouveau prononcé opportunément le mot "cerveau", les spectateurs du premier rang –qui commençaient à donner d’inquiétants signes de réveil- retombent aussitôt dans leur état de léthargie psypnotique…) Le "chercheur"© peut être tranquille : personne n’ira vérifier chez son voisin l’intégrité structurelle des fibres de sa matière blanche, aucun n’étant venu au cirque avec son matériel technologique d'imagerie cérébrale sous le bras. C’est un peu à l’image (non cérébrale, celle-ci) de la sérotonine [175, notes 88][176, com.3,7] : qui songerait à aller percer le crâne de son voisin afin de lui fourrer son sérotonimètre [175, APR note 117] à 3568806603.jpgl’endroit ainsi aménagé pour l’accueillir ? Toujours personne, bien entendu. Par conséquent, que cette brillante « analyse, au moyen de deux différentes technologies d'imagerie cérébrale », porte sur « les cerveaux de 20 prisonniers ayant reçu un diagnostic de psychopathie (trouble de personnalité antisociale) et 20 prisonniers ayant commis des crimes similaires mais n'ayant pas reçu ce diagnostic », ne fera tiquer personne non plus. Sauf, peut-être, l’un de ceux qui, plus haut, craignait d’être assimilé aux pires des tueurs [171] : il retrouve ici, en effet, un contexte qui lui est sinistrement familier. Car ce n’est évidemment pas avec un panel de 40 prisonniers que l’image (toujours non cérébrale) du "psychopathe"© de service va s’en trouver grandie ! La ménagère de moins de cinquante ans, le plombier, le lycéen, l’avocat, l’écrivain ou nombre d’autres ne sont-ils donc pas équipés d’un cerveau comme tout le monde ? Qu’en est-il de l’intégrité structurelle des fibres de leur matière blanche ? Nul ne le sait, de tels sujets semblant désintéresser le "chercheur en psychologie et en psychiatrie"©. Il nous faut donc nous satisfaire de ces 40 prisonniers… et reconnaître au passage les méthodes d’"investigation" chères à Robert [134, note 4]. Maintenant, tous ces prisonniers ont commis des crimes similaires… mais 20 "seulement" ont reçu le "diagnostic"© de "psychopathie"©. N’est-ce pas précisément troublant que l’on puisse commettre des crimes similaires en ayant tantôt une "personnalité sociale" (!) tantôt "asociale" ? Hormis quelque éventuel visiteur de prison cherchant la petite bête, personne n’aura été vérifier sur place que l’"expert"©©© "pointu"© (re-sic) n’aura pas tiré ses prisonniers "diagnostiqués"© "psychopathes"© à la courte paille [151] ! Ce qui est assurément très pratique pour entretenir à la source la confusion "dangerosité"©©© "psychiatrique"©/"dangerosité"©©© criminologique, mais n’en est pas moins plutôt approximatif sur un plan déontologique [0, APR note 91]… Car l’"expert"©©© diagnostiqueur"© est apparemment intervenu en amont du "chercheur en psychologie et en psychiatrie"© : les mains nues, sans tout le bazar d'imagerie cérébrale… auquel on peut d’ailleurs faire dire ce qu’on veut, attendu que seul le "chercheur"© est censé en maîtriser le mode d’emploi.

     « Nous devons progresser, nous devons gagner en rigueur, nous devons être à la pointe de notre discipline et nous former en permanence…[0, APR note 88] » Bonne nouvelle : ayant entendu cette phrase de la bouche du clown, les petits n’enfants du cirque commencent enfin à se détendre les muscles zygomatiques ! Il est vrai qu’il finirait par être rigolo [172]… à condition, bien sûr, de ne pas le confondre avec Monsieur Loyal [173, APR note 33][174, note 19][175].

941420527.jpg

Télécharger une version imprimable de la note
 (fichier Word 8 pages, sans les images)

Fin au jeudi 8 décembre 2011

Commentaires

Faut-il rappeler que la médecine n'est pas une " science " mais un art ? A fortiori lorsqu'il s'agit de la psychiatrie étant donné que nous ne savons rien ou presque du fonctionnement du cerveau. Finalement nous mettons la charrue avant les boeufs car expliquer quelque chose que l'on n'a pas encore approfondi ne rime à rien. En attendant ils se remplissent les poches et aggravent le mal à supposer que ce dernier existe.

Écrit par : simone | vendredi, 25 novembre 2011

Non, certes. En revanche, on peut rappeler que la présente note n'était pas achevée (... et d'ailleurs, elle ne l'est toujours pas !). Mais on la poursuit, on la poursuit. Ce qui tombe pile-poil avec votre commentaire : "nous ne savons rien ou presque du fonctionnement du cerveau". Nous allons y venir, précisément !...

Écrit par : Michel | mardi, 06 décembre 2011

Les commentaires sont fermés.