Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 30 novembre 2011

Encore un peu d’omelette ? (norvégienne) : (3 : l’épilogue…)

331452609.jpg

… mais pas de la "science"© non exacte [1, note 1] assortie de foutages de gueule, celle-ci s’étendant au-delà des frontières…

______________

Encore un peu d’omelette ? (norvégienne)… (1)

Encore un peu d’omelette ? (norvégienne)… (2)

______________

Voici comment les "experts"© vont examiner le cerveau de Breivik 

Tueur d'Oslo : après la folie meurtrière, quel verdict "psychiatrique"© ? 

Breivik face au psy : "Je regrette d'avoir tué une souris"

______________

LEMONDE.FR avec AFP | 29.11.11 | Les psychiatres jugent Breivik pénalement irresponsable

« Les experts psychiatres chargés de se prononcer sur la responsabilité pénale d'Anders Behring Breivik ont estimé que l'auteur des attaques du 22 juillet en Norvège n'était pas en possession de ses moyens au moment des faits, affirme mardi le journal Verdens Gang sur son site internet. Une information confirmée par le procureur Svein Holden qui a parlé de "schizophrénie paranoïaque" lors d'un point de presse, citant les conclusions du rapport remis par les deux experts.

"Les experts ont décrit une personne qui se trouve dans un univers illusoire où tous ses pensées et ses gestes sont régis par ses illusions", a ainsi déclaré le procureur. Dans ce portrait délirant, M. Holden a cité "des illusions de grandeur" au nom desquelles Behring Breivik pensait pouvoir décider de "qui peut vivre et qui peut mourir". Se considérant comme "le chevalier le plus parfait depuis la seconde guerre mondiale", l'extrémiste a déclaré avoir commis ses "exécutions (...) par amour pour son peuple".

L'extrémiste de droite, qui a tué 77 personnes il y a quatre mois, pourrait donc ne pas être condamné à une peine de prison mais à un internement et une obligation de soins dans un établissement psychiatrique. "Si la conclusion finale est que Behring Breivik était irresponsable, nous demanderons au tribunal à l'issue du procès qu'il reçoive un traitement mental obligatoire", a déclaré la procureure Inga Bejer Engh, précisant que ce traitement pourrait lui être administré "à vie".

"CELA PULVÉRISE TOUTE SON IDÉOLOGIE"

Le parti de la droite populiste (FrP, opposition), formation anti-immigration à laquelle Behring Breivik a un temps appartenu, a réclamé une nouvelle expertise. "C'est complètement incompréhensible et surprenant qu'un individu qui a planifié ces actions dans le détail et s'est montré capable de les exécuter soit déclaré irresponsable", a déclaré son numéro deux, Per Sandberg.

Parmi les survivants du massacre, les réactions étaient partagées. "Cela fait du bien d'entendre que cet homme est un fou", a estimé sur Twitter le jeune Adrian Pracon, gravement blessé lors de la fusillade. "C'était évident qu'il n'était pas normal mais on peut avoir des symptômes psychologiques assez lourds, tout en restant responsable" pénalement, a déclaré Torunn Kanutte Husvik, à l'agence NTB.

Jarl Robert Christensen, qui a perdu sa fille de 15 ans sur l'île, s'est félicité que les conclusions des psychiatres soient les "pires possibles" pour Behring Breivik, qui se perçoit comme un penseur. Cela "pulvérise toute son idéologie et j'en suis satisfait", a-t-il dit à la chaîne TV2 Nyhetskanalen. "Mais pour nous, aucune sanction ne sera jamais suffisante", a-t-il ajouté.

"IL A BIEN COOPÉRÉ"

Pour réaliser leur travail, les deux psychiatres ont eu 13 entretiens avec Behring Breivik dans la prison de haute sécurité d'Ila où il est actuellement en détention provisoire. "Cela a été un travail considérable, exigeant (...) avec une toile de fond spéciale", a estimé M. Husby. "Il a bien coopéré", a-t-il précisé. Selon ces experts, Behring Breivik, souffre de "psychose", une condition mentale qui aurait altéré son jugement en amont et au moment des attaques.

Leur rapport de 240 pages doit être examiné par une commission médico-légale qui devra s'assurer qu'il remplit toutes les exigences professionnelles. Le dernier mot sur la responsabilité pénale de Behring Breivik reviendra au tribunal, qui suit généralement les recommandations des experts. Fin juillet, l'avocat de Behring Breivik, Geir Lippestad, avait estimé que son client était probablement "dément" [2, note 39], une expression qu'il a par la suite regrettée, préférant dire qu'il avait "sa propre perception de la réalité".

Se disant en croisade contre l'"invasion musulmane" et le multiculturalisme en Europe, Behring Breivik a reconnu être l'auteur de l'attentat à la bombe contre le siège du gouvernement norvégien le 22 juillet, et de la fusillade peu après contre un rassemblement de jeunes sur l'île d'Utoya, près d'Oslo. S'il reconnaît les faits, Behring Breivik refuse en revanche de plaider coupable, estimant qu'il s'agissait d'un acte de guerre et que son geste était "atroce mais nécessaire"[2, note 9].

Actuellement en détention provisoire dans une prison de haute sécurité près d'Oslo, l'intéressé n'a vraisemblablement pas encore pris lui-même connaissance du contenu du rapport, selon M. Holden. Son procès doit s'ouvrir le 16 avril 2012 et devrait durer environ 10 semaines. La peine maximale prévue par la loi norvégienne pour ce type d'affaires est de 21 ans de prison mais une forme de rétention de sûreté permet de maintenir un détenu derrière les barreaux tant qu'il est considéré comme dangereux. » - Fin de citation.

Lire la suite>

philosophie,politique,littérature,société et foutages de gueule

[*]-[*]-[*]

vendredi, 25 novembre 2011

Bonne journée de "lutte"© pour...

Montage demenagement2.jpg

[*][*]

...l’élimination du conjoint des foutages conjugaux (?) sur la de gueule !…

        "Cette année nous avons voulu cibler les jeunes avant tout, parce que c'était une demande de leur part. Nous avons pu travailler avec quelques jeunes. Le slogan "la violence, ça déchire grave" s'il n'est pas accompagné d'un support imagé, c'est vrai que ça a un autre sens. Mais avec l'image, une photo d'une famille déchirée, tout de suite ils comprennent. D'ailleurs, ils le disent même - ne nous prenez pas pour des idiots [*] - quand on voit cette affiche on comprend très vite ce que ça veut dire"[1].

Montage déchirement loi.jpg

[*][*][*][*][*][*] – [*][*][*][*] – [*]

        "Il est vraisemblable que nous constaterons, et ce n'est pas vraiment une surprise [! >*], que la science psychiatrique n'est pas une science exacte puisque le contrôle "judiciaire"©©©[2][3] avait vu ses modalités fixées après l’"expertise"©©©[4][5, notes 34 à 38] "psychiatrique"©"[6, note 1]

_______________________

NB : la loi ne punit pas toutes les formes de violence décrites par une femme. Aussi le dictionnaire de la violence [7] reste-t-il toujours disponible à ce jour...

Dictionnaire de la violence petite couv.jpg

_______________________

        Il est vérifiable que nous CONSTATErons [7, note 11], et ce sera la surprise du jour, que les femmes sont habituellement des anges : dans un réel qui est là pour tous [8, AV note 41], elles ne diffèrent de ces derniers que par leur recours à l’incarnation. Ce qui, en dépit de tant de merveilles [9][10], les rend alors malheureusement [8, APR note 30] sujettes à la violence : celle des hommes (qui, de leur côté, sont habituellement les1489170033.jpg "démons"©[11][12, note 54][13, APR note 81], concessionnaires exclusifs de "la face obscure"[14, AV note 18]). D’où cette journée qui leur est opportunément consacrée, en vue d’éliminer le violent_[15][16][17][18](accompagnés de supports imagés, ça déchire grave, non ?) la violence à leur égard. Ce n’est pas compliqué_: si cette « journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes » n’existait pas, les journées de la gentillesse [19][20] et de la tolérance [21][22, APR note 131] ne seraient plus d’actualité, devenues inutiles. En effet, les femmes étant habituellement des anges, elles sont donc naturellement gentilles et tolérantes tous les jours de l’année. Hélas, ce n'est pas vraiment une surprise : les hommes (sous réserve de vérification qu’ils le soient encore [22, notes 261,269]…), eux, ne le sont pas. Mais vraiment pas du tout. Sauf s’ils sont gentils docteurs [23], bien sûr : dans ce cas (requérant en contrepartie de solides et prestigieuses références [24][25][26]), il est vraisemblable que nous constaterons comme une union sacrée femmes/gentils docteurs contre [27,(3)] les méchants intolérants [28], ces salopards [29][30][31] étant devenus si nombreux [32] que cela vaut bien une « journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes ».

        De fait, et telles en sont à jamais fixées dans le marbre [33, notes 47,48] les modalités -par "expertise"©©© "psychiatrique"© tacite et consensuelle- (que le lecteur nous pardonne ce léger pléonasme…), l’important pour la femme, c’est de connaître et d’aimer ce qui est essentiel. Ce sans quoi elle va s’étioler ; ou ce sans quoi elle ne va pas, finalement, assumer de façon heureuse le dessein qui est le sien [8, APR note 30]. C’est dire que la femme est un être essentiellement non-violent, puisque aspirant [34] au bonheur perpétuel : cet ange incarné vivrait une parfaite félicité… si elle n’était pas malencontreusement entourée d’hommes, ces êtres monstrueux [12, notes 103,104] qui lui gâchent l’existence à proportion de ce que ces grossiers ignorants [34] ne sont pas certifiés Paris V [24] d’une éblouissante "science"© non exacte [6]. (Cette non exactitude ne constitue nullement un obstacle chez elle : au contraire, la légendaire "cohérence"© -ô combien typique des anges  incarnés- n’est pas sans rencontrer une harmonie certaine [35] avec son homologue "psychiatrique"©[6, APR note 9]…) En conséquence, c’est toujours le cœur gros qu’elle doit parfois se résoudre [36, APR note 20] à s’assurer de la validité permanente de sa carte de "victime"©[12, APR note 24][37][38, note 6] : elle aurait bien tort de se priver, le gentil docteur lui ayant concocté tout exprès une remarquable batterie de défenses [39, APR note 2] anti-aériennes hommes. La violence que ces derniers manifestent à son égard, comment faire pour qu’elle déchire philosophie,politique,littérature,société,foutages violents de gueulegrave si elle n’est pas accompagnée d’un support physique ? L’avantage d’un tel support est qu’il permet de présenter à qui de droit quantité de signes cliniques [40, notes 47 à 53] attestant formellement de la violence subie. (Accessoirement, il permettra aussi d’obtenir matière à mettre sur pied une « journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes ».) Cependant, le gros inconvénient de ce support est que s’il est possible, il n’est pas souhaitable [6, note 16/1] ; en effet, présenter quantité de signes cliniques attestant formellement de la violence subie, c'est vrai que ça a un autre sens : on comprend très vite que ça peut faire mal, voire très mal. La cohérence féminine est ce qu’elle est… mais ira-t-elle jusqu’à rendre insupportable le support ? « Ne nous prenez pas pour des idiotes ! », répondent les anges en chœur : aussi le gentil docteur peut-il travailler avec elles afin de leur faire bénéficier du support avantageux sans le support douloureux. Tout de suite elles comprennent… et prennent : car le gentil docteur va les attester sur demande de la violence "psychologique"©[12, notes 37 à 39] subie. Encore insuffisante en soi à déclencher une « journée internationale 3110372387.jpgpour l'élimination de la violence à l'égard des femmes », la violence "psychologique"© est néanmoins un pis-aller "scientifique"© permettant de patienter magiquement [41, note 242] : si tout va "bien"[42, APR note 100], l’exaspération [43][44] qu’elle provoquera chez le violent "psychologique"© devrait le conduire à prendre suffisamment en compte la trahison [14, APR note 20] pour manifester une violence plus clinique. Ce qui va "justifier"©, in fine (mais surtout : in extremis parce qu’a posteriori), le recours à la violence morale [6, AV note 29] exercée jusque là contre lui au titre de la "prévention"©… puis à la violence physique [6, APR note 11] subséquente, cette fois au titre de la "légitime défense"©. Le slogan "la violence, ça déchire grave" s'il n'est pas accompagné d'un support imagé, c'est vrai que ça a un autre sens. Mais avec l'image fantasmatique d’une violence "psychologique"© produisant sur le terrain (à commencer par le terrain féminin [45, notes 85 à 87, 93,94][46, AV note 282]) les mêmes effets [47] (!) que si elle reflétait une violence physique, une photo d'une famille déchirée, tout de suite on comprend que l’outil violence "psychologique"© agit avec l’efficacité d’un solvant destructeur du ciment de toute société [14, APR note 20], creusant auprès de chacun sa face la plus obscure [14, AV note 18]… selon la stricte mesure de l’état psypnotique [48] d’une "science"© non exacte : on suppose que des individus agissant librement [6, note16/1] ne seraient pas dupes [49, AV note 117].

Pour autant, il ne s’agit pas ici de procéder à l’expulsion verbale de la violence cachée derrière des mots qui vaudraient déni [14, note 12]. Au contraire la « journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes » permet-elle d’étouffer dans l’œuf toute tentative de déni de ce type. Elle offre en effet une splendide caisse de résonance à une violence qu’il est difficile de cacher, attendu qu’elle est non seulement physique mais généreusement répercutée dans la plupart des médias s’en faisant l’écho. "Cette année nous avons voulu cibler les jeunes avant tout" : même si "cette année"-là remonte à l’édition précédente, ce qui est ciblé avant tout reste surtout la "lutte"© contre la violence sous toutes ses formes, que la loi punit comme le rappelle plus haut le pied de l’affiche "déchirante". Un esprit un rien retors irait jusqu’à suggérer que l’on tuerait père et mère afin de remplir un tel objectif ! En attendant pareils "dégâts collatéraux"(!), les chiffres abondent un peu partout -tenant lieu de piqûres de rappel dans le cadre de la dite "lutte"©-, impressionnants et vérifiables. « En France, 75 000 femmes sont violées par an et plus de 150 meurent sous les coups de leur compagnon ou ex-compagnon. À peine 10 % des femmes violées portent plainte et environ 2 % des violeurs sont condamnés. Le harcèlement sexuel touche 40 % des femmes en Europe. Des chiffres qui dépassent l'entendement et qui ne bougent quasiment pas d'une année sur l'autre. »[50,§2]. La loi punit… mais 90 % de violents semblent passer au travers des mailles de la sanction, puisque ne faisant pas l’objet d’une plainte. Et sur les 10 % restants, seuls 2 % sont donc condamnés. Cela, c’est le chiffre sur le papier : chiffre répertoriant néanmoins des violences objectives, cliniquement attestées, dont on eût préféré qu’il restât également "sur le papier". Et de surenchérir -en toute logique- que « la violence contre les femmes soit l'un des crimes les moins poursuivis »[51] Maintenant, de quoi parle-t-on ? de toutes les formes de violence ? À juste titre, le viol tient en réalité une place prépondérante ; et avec lui, la violence dite conjugale… qui est d’abord dans son expression une violence sémantique. Car de même qu’un futur antérieur ne se conjuguera pas avec un imparfait du subjonctif, là où il y a violenceil n’y a pas de conjugalité ; là où il y a conjugalité, il n’y  a pas de violence. La vie n’étant pas un long fleuve tranquille, pourquoi la vie conjugale ferait-elle exception ? Celle-ci peut donc être sporadiquement émaillée d’accès ponctuels de violence… de toutes formes de violence, tant d’un côté de la conjugalité que de l’autre (au risque d’écorner la belle utopie introduisant cette note, qui suggérait une surréaliste conjugalité ange/"démon"©!). Tant que la conjugalité l’emporte sur la violence, de fait il n’y a pas lieu de porter plainte. De même le recours à la plainte se fait-il moins spontané quand on observe une sorte d’équilibre malsain entre plusieurs formes de violence : l’une –exercée par l’un- prenant en quelque sorte le contre-pied de l’autre –exercée par l’autre-. Et puis alors –comme ne le démentirait pas l’ange Madame Boutrypède [51]-, c’est le rapport de forces total de celui qui manipulera le plus l’autre [52, AV note 13]. À ceci près que le discours de Madame Boutrypède ne touche quasiment pas aux cas douloureux des 75 000 femmes qui sont violées par an et des plus de 150 qui meurent sous les coups de leur compagnon ou ex-compagnon : il est vrai qu’elle cible avant tout le "dangereux psychique"©[52, notes 4,5]. En d’autres termes, elle est -comme beaucoup d’autres- l’ange messagère de la mauvaise nouvelle de la violence"psychologique"© : grâce à quoi –toujours comme beaucoup d’autres [53][54][55,com.3,4][56,com.2][45, notes 93,94]-, elle se fait le bon petit soldat [57] usant de la remarquable batterie de défenses anti-aériennes hommes du gentil docteur [58] : celui-là même sans lequel les anges seraient sans nul doute infiniment plus malheureuses, devenant les proies potentielles du premier proxénète venu [59] en ne sachant plus distinguer le méchant "dangereux"© du gentil non-violent "psychologique"©. Naturellement, il serait regrettable d’évoquer l’arme en omettant ses munitions : que vaudrait la plus performante batterie de défenses anti-aériennes hommes sans le gentil mythe [60] qui lui sied : celui de la "lutte"© anti-violence par les "soins"© ? Car la violence sous toutes ses formes –y comprises les formes les plus "musclées"-est à présent une "pathologie"© : la bonne nouvelle de la mauvaise nouvelle est donc qu’à une exception près, elle se "soigne"©[61, note 94] comme on soignerait un mauvais rhume ! Cette nouvelle à double facette fait un véritable malheur chez nos anges. (On peut entendre "malheur" sous toutes ses acceptions…)


Il arrive même qu’à l’occasion de la « journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes », quelque éditeur y trouve son bonheur en assurant la promotion d’un témoignage poignant d’ex-violent repenti "guéri"© : « il y avait un monstre [13, APR note 149?] en moi »[62], voilà un titre magnifique qui déchire (à condition de ne pas déchirer le livre avec)… et ne s’invente pas. De même ne sera-t-il pas nécessaire d’inventer les réactions à l’article en ligne faisant l’éloge du monstre de l’ouvrage. Ainsi de celui-ci : « Toujours rien sur la violence morale féminine. 7 000 hommes sont poussés au suicides chaques années, deux fois plus que pour les femmes, qui compense leur faiblesse physiques par leur force morale, dont parfois elles abusent. » "Toujours rien", c’est là un peu le volet adverse de "ne bougent quasiment pas d'une année sur l'autre". Sauf que le dit volet adverse a pour ainsi dire la part belle : celui-là peut en effet réunir des chiffres fiables puisque se rapportant à des formes physiques de violence. Or, la violence qu’évoque ici le commentateur (dont on perçoit à raison un certain agacement…) est bien la violence morale, forme de violence ne laissant aucune trace clinique… autre que celle de l’auto-effacement –physique et définitif- de celui qui aura subi cet effacement moral dont une ange nous a récemment révélé que c’était la vraie définition de la violence [14, APR note 12]. De plus, notre commentateur oppose bien la violence morale à la violence physique de "7 000 hommes poussés au suicide chaque année, non la violence "psychologique"© : face à une réalité aussi morbide que celle du trépas, les concepts fumeux n’offrent plus de prise. La difficulté est néanmoins qu’il ne cite pas ses sources : d’où sort ce chiffre de 7000 hommes ? La violence morale n’est pas davantage palpable en aval qu’en amont : 7000 hommes n’ont pas nécessairement l’état d’esprit à rédiger une lettre d’adieu explicitant par le détail les raisons de leur geste fatal. Ce dernier étant consommé, ils ne sont plus là pour contribuer de quelque manière à la fiabilisation des chiffres les concernant : de l’extérieur, qui peut évaluer correctement de tels chiffres ? selon quels critères ? Les plus compétents [6, note 9/1] en ce domaine ne peuvent être… que les coupables de violence morale eux-mêmes : soit, très exactement ceux qui ont le plus grand intérêt à se blottir hardiment dans la violence cachée derrière des mots qui valent déni. « La loi punit toutes les formes de violences faites aux femmes » ? Fort bien : mais que dit la loi à propos des formes de violences faites aux hommes ? « La violence contre les femmes est l'un des crimes les moins poursuivis »[51] ? Fort bien : mais alors… quel est l’autre des crimes les moins poursuivis ? La violence contre les hommes ne vient-elle pas assez spontanément à l’esprit ?
       La violence morale n’est pas davantage palpable en aval qu’en amont… à une intéressante et notable exception : lorsque l’auteur lui-même de la violence morale craint d’être mêlé de trop près aux statistiques de "7 000 hommes poussés au suicide chaque année"… de si près que personne n’accepterait l’idée d’un suicide si celui-ci se 820118144.jpgproduisait. Un ou 7 000 hommes à bout de violences morales -et donc poussés au suicide-, voilà qui est extrêmement difficile à prouver sans éléments tangibles d’un point de vue pénal : le suicide est souvent le crime parfait [63, notes 36,37]. Mais il ne l’est pas toujours. Ainsi, il ne l’est pas lorsque l’auteur de la violence morale est si proche du violenté que personne n’accepterait l’idée d’un suicide de celui-ci, tout le monde prenant instantanément en compte des circonstances particulières si évidentes de pousse-au-crime que le pousse-au-suicide en perd instantanément toute crédibilité. Comme ne le démentirait pas l’ange qui nous a récemment informé de la vraie définition de la violence, l’expulsion [64, APR note 15]reste décidément un bon exemple de violence cachée derrière des mots qui valent déni [14, note 12]… hormis que celui-ci ne vaudrait plus rien s’il était immédiatement suivi d’un suicide. Ce qui conduit l’auteur de la violence morale à se tirer une balle dans le pied, par aveu implicite : sa violence cachée derrière des mots qui valent déni va se cacher dans un nouveau mot valant déni, se superposant aux premiers afin de tenter de les effacer. Autrement dit, afin de se soustraire au risque du suivi immédiat d’un suicide, il va immédiatement se cacher derrière… la "lutte"© contre le "suicide"©[63, note 44] : n’est-ce pas là apporter sa pierre à la "lutte"© contre la violence sous toutes ses formes [64][65] ? « La loi punit toutes les formes de violences… » : punit-elle les formes de violences induites par des hommes [66][63, notes 31,32] et anges [67][68][69] de loi hors-la-loi [70] assermentés ?  À ce jour, la réponse est négative : quel dommage que certains "suicidaires"© ne parviennent pas à effacer guillemets et autres ©…

       La bonne nouvelle de la mauvaise nouvelle était donc qu’à une exception près, elle se "soignait"© ; sachant que les velléités"suicidaires"© se "soignent"© également au sein d’établissements exemplaires de violence cachée derrière des mots survalorisant un"déni"©[71, note 28][12, notes 64 à 66]qui"justifie"©, in fine, le recours à leur usage, on ajoutera la violence physique à l’addition d’un menu déjà surabondant de violence morale : la loi punit toutes les formes de violences, mais elle peut poursuivre –et amplifier- les siennes en toute impunité [72,com.3]. Serait-elle née sans conscience… elle aussi ?
       "Elle aussi"… parce qu’il n’était pas question de laisser passer cette « journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes » sans un mot à propos de l’intervention d’une disciple de… Laura [54]. Il n’est pas davantage question d’infliger au lecteur la violence insoutenable de l’ensemble de son "Masque de Santé Mentale"©[73, note 26] : un simple digest rédigé à l’occasion de la « journée internationale » suffira à dévoiler cette exception qui ne se "soigne"©  pas, la mauvaise nouvelle n’étant donc pas même atténuée par une bonne [74]. Quand on voit cet article [75] on comprend très vite ce que ça veut dire : dès le titre, une éminente piqûre de rappel nous est fournie. Le "psychopathe"©[6, notes 38,39] n’est décidément qu’une sale bête [76, note 7]. Parce que la violence contre les femmes, aucun « vrai homme »[22, notes 261,269] ne ferait ça, qu’on se le tienne pour dit. Né sans conscience, il crèvera de même. Il existe de nombreux types de violences contre les femmes. Mais qu’on se rassure : seule l'une d'entre elles sera traitée ici : l’incontournable violence conjugale [0, APR note 51]… sur laquelle on revient décidément beaucoup, bien que la loi en punisse toutes autres formes et qu’il en existe de nombreux types. La violence conjugale, c'est lorsque l'un des conjoints (dans 98 % des cas, l'homme) exerce un contrôle [75]On ne s’attendait pas à établir la parité 50/50 un jour « d’élimination de la violence à l'égard des femmes », non ? 98 % des cas chez l’homme, point barre : le premier qui rechigne sera considéré comme si "psychologiquement"© violent que la rédaction "scientifique"© se réserve la possibilité de faire grimper le taux jusqu’à 99,9 % si nécessaire.
- Interdire à sa conjointe de voir ou parler à des amis, sa famille, d'autres hommes
- Critiquer ce que fait ou dit sa conjointe ou son physique
- Imposer à sa conjointe sa façon d'agir, de se comporter
- Bloquer l'accès aux ressources financières du ménage
- Être insultant, violent envers sa conjointe
- Violer sa conjointe.
[75]
Bien que selon l’usage grammatical, le masculin l’emporte sur le féminin, il est décrété à 98 % que :
1°) pour une « journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes », c’est le féminin qui l’emporte
2°) il n’est donc question que de
conjointe, surtout pas de conjoint (il est encore là, celui-là ? Il ne devrait pas y être [77, notes 115 à 117] !…)
3°) si le
conjoint persiste à être là, c’est un "psychopathe"©
4°)
interdire à un "psychopathe"© de voir ou parler à des amis, sa famille, d'autres hommes, c’est éviter que tout ce petit monde ne soit contaminé à son contact par la gangrène "psychopathique"© : aussi est-il "prudent"©[78] de ne pas lui interdire explicitement… mais d’avertir discrètement des amis, sa famille, d'autres hommes de sa grave "psychopathie"©
5°)
critiquer ce que fait ou dit un "psychopathe"© coule de source : cette sale bête fait ou dit n’importe quoi ; on en viendrait presque à s’étonner qu’il parle
6°)
imposer à un "psychopathe"© sa façon d'agir, de se comporter coule également de source : c’est précisément parce qu’il agit et se comporte mal [79] que c’est un "psychopathe"©
7°)
bloquer l'accès aux ressources du ménage [80, APR note 21][81, note 25] est bien entendu une priorité absolue si un élément dudit ménage est réputé "psychopathe"©
8°) il n’est ni
insultant ni violent de dire (et faire dire) d’un "psychopathe"© que c’est un "psychopathe"© : s’il ne constituait pas l’exception, on dirait qu’il est "malade"© et que cela se "soigne"© ; est-ce insultant ou violent de constater le diabète d’un diabétique ?
8°)
violer le "psychopathe"©[81, notes 25 à 30] est devenu une telle banalité qu’elle est intégrée comme normale [82, APR note 4], et que l’on préfère bloquer l’accès au verbe lui-même : après tout, la « journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes », c’est jour de fête [83] !

Quand la violence est-elle acceptable ? [75]
Jamais. Toute atteinte à l'intégrité physique, mentale ou émotionnelle d'une personne doit être relevée par la victime, intégrée comme anormale et provoquer une réaction de remise en question de la relation. Que le conjoint ait bu, qu'il soit stressé ou énervé n'excuse en rien sa violence.
De plus, le "psychopathe"© n’étant pas une personne [84][85, notes 77 à 80], toute atteinte à son intégrité physique, mentale ou émotionnelle doit être intégrée comme normale… et sans plus attendre de réaction, mettre unilatéralement fin à la relation : de toute façon, un "psychopathe"© est incapable de remise en question. C’est dire que lui non plus n’est jamais acceptable.

[ NB : afin qu'il ne soit pas porté atteinte à l'intégrité mentale ou émotionnelle du lecteur, que celui-ci intègre que c'est très exactement par la question ci-dessous qu'intervient à présent la fameuse exception de la mauvaise nouvelle sans bonne nouvelle : ]
Les hommes violents peuvent-ils se faire soigner ? Sont-ils également des victimes ? [75]
S'ils sont psychopathes, aucun soin, cure ni programme ne pourra les faire changer. Ils sont nés sans conscience. Ils peuvent essayer de se contrôler quelque temps pour ne pas avoir d'ennui, mais le véritable changement est impossible.
S'ils sont "psychopathes"© ? Naturellement qu’ils le sont ! Le conditionnel n’est là que pour faire joli : la touche féminine, en quelque sorte. Là-dessus, aucun soin, cure ni programme ne pourra vous faire changer d’avis [86] : c’est jour de fête, oui ou non ? Sans compter que pour ne pas avoir d'ennui, cacher sa violence derrière des mots qui valent déni est impossible à éviter. Ainsi, avec un "psychopathe"©, plus même besoin d’attendre que la situation vienne à s'aggraver [75] : le forcer à quitter le domicile immédiatement. Il peut sembler que le choix et le libre arbitre de l’ex-personne ne soient alors ainsi pas respectés mais l’ex-personne étant en danger de mort et n'ayant plus les capacités mentales, physiques et émotionnelles pour réagir, il est du devoir de l'entourage d'agir à sa place [87, notes 94 à 115][88] (!). La connaissance de sa "psychopathie"© a retiré depuis longtemps tout droit au "psychopathe"© et apporte la croyance que l’homme (du moins, ce qu’il en reste) appartient à la femme qui dispose de lui comme elle le souhaite [75]. Mettons-nous à sa place : hors « journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes », elle ne se sent plus guère "en sécurité"©[89, AV note 26][80, note 16][81, note 31].

         La situation étant grave et désespérée, récapitulons-la brièvement :
1°) le
"psychopathe"© est un "psychopathe"© : on ne nous la fait pas, et lui encore moins. S’il n’est pas physiquement violent, on sait parfaitement qu’il essaie de se contrôler quelque temps pour ne pas avoir d'ennui : à la longue, cela finit par énerver [90, APR note 251] singulièrement le non-"psychopathe"© : en conséquence, dès lors qu’il est une chose très aisée pour celui-là de faire admettre (à soi-même ou aux autres) d’être "psychologiquement"© battu [75], le "batteur"© est redéfini conceptuellement [76,6] comme étant d’une insoutenable violence"psychologique"©
2°) en dépit d’une accumulation effrénée de redéfinitions conceptuelles sur le dos du
"psychopathe"©, il faut bien constater que ce galopin [91] a raté son "suicide"©.

Conclusion particulière au sujet de l’article cité :

il serait nettement moins sot (et moins énervant) de ne pas dépenser autant d’énergie et de temps contre le "psychopathe"© : sitôt qu’il a été "détecté"©, il est du devoir du non-"psychopathe"© d'agir, en sortant incessamment le fusil [92] de son râtelier, puis de tirer sans sommation [93,8] (celle-ci est inutile, le "psychopathe"© n'ayant plus les capacités mentales, physiques et émotionnelles pour réagir). Inconvénient, si le tireur est une ange (98 % de chances) : il sera moins libre de fêter dignement la « journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes ». Avantage : il s’est libéré du "psychopathe"© sans subir les ennuis énumérés plus haut.

Conclusion générale au sujet de l’article présent :

Les journées de la gentillesse [19][20] et de la tolérance [21][22, APR note 131] s’accordent si bien ensemble qu’il peut sembler que le choix de les jumeler en une seule journée soit respectable. Le 13 novembre (ou le 16, au choix) étant ainsi libéré, on pourra alors lui accoler quelque autre vertu, pourvu que celle-ci soit consensuelle et pure de toute cochonnerie psychique. Si la démarche est remplie de succès (et si on désire par ailleurs développer ses capacités mentales, physiques et émotionnelles pour faire la fête), il devient légitime de s’enhardir à d’autres jumelages. Prenons par exemple la « journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes » : eu égard à toute la matière qui vient d’en être abondamment remuée, son jumelage avec la journée du 19 novembre [94] ne s’impose-t-il pas sans la moindre violence ?…
podcast

philosophie,politique,littérature,société,foutages violents de gueule

Télécharger une version imprimable de la note
 (fichier Word 6 pages, sans les images)

jeudi, 24 novembre 2011

"Science"© non exacte et foutages de gueule…

Fin au jeudi 8 décembre 2011

Montage-moqueurs2.jpg

2327630680.jpg       "Il est vraisemblable que nous constaterons, et ce n'est pas vraiment une surprise, que la science psychiatrique n'est pas une science exacte puisque le contrôle judiciaire avait vu ses modalités fixées après l'expertise psychiatrique"[1]


Vidéo ajoutée le lundi 28 octobre 2013[*]

          Il est vérifiable que nous constaterons, et ce n'est pas non plus une surprise, qu’il suffit de taper « la psychiatrie n'est pas une science exacte »[2] dans un moteur de recherche pour obtenir un résultat de l’ordre de plusieurs dizaines de milliers d’occurrences. Pour nombre de ces dernières –ce n’est toujours pas une surprise-, l’internaute est immanquablement renvoyé quelque part du côté des Cévennes. Jusque en haut lieu, on sait donc parfaitement que la "science"©[3][4][5] "psychiatrique"© n’est pas une science exacte. Et puisque ce n’est pas vraiment une surprise, c’est bien parce qu’on le sait depuis longtemps. De même sait-on –ou devrait-on savoir- qu’il n’y a pas de dysfonctionnement [6] du contrôle judiciaire en soi, puisqu’il fixe ses modalités après l’"expertise"©©©[7][8, notes 34 à 38] "psychiatrique"©… mot qui, aujourd’hui (et à raison), se fait singulièrement insupportable aux oreilles de beaucoup de commentateurs. Il reste donc à savoir –du moins, à rappeler aux autruches- qu’il n’y a pas non plus de dysfonctionnement de l’"expertise"©©© "psychiatrique"© : celle-ci EST un dysfonctionnement en soi. Plus grave : elle encourage -voire engendre- le dysfonctionnement de tout ce qu’elle touche de près ou de loin : personne physique ET personne morale. À défaut d’être une "science"© exacte (sic), la ci-derrière "psychiatrie"© a bâti sa (fausse) réputation sur le monopole universel de sa "compétence"©[9, APR note 203] (re-sic) à juger de la cohérence d’autrui. Attendu qu’elle devrait alors censément être exemplaire de sa propre cohérence, il devrait donc être vraisemblable d’en constater les effets divers sur la plupart des acteurs qui ont recours à ses "services"© : les dits acteurs se faisant à leur tour des vecteurs de cohérence. Car plus la cohérenc639467791.jpge est constatée, moins le recours à la violence [10, AV note 14] le sera ; ce n'est pas vraiment une surprise non plus que le langage de la violence soit l’expression ultime de celui qui constate avoir épuisé toute autre forme d’expression –à commencer par celle de la cohérence-, voire qui se défend éventuellement d’une violence exercée au préalable contre sa personne : en cela, il ne fait jamais que répondre au schéma multiséculaire « œil pour œil, dent pour dent »… ou cherche tout simplement à sauver sa peau lorsque la cohérence la plus immédiate est la menace qui pèse sur celle-ci. En somme, si à défaut d’être une "science"© exacte, la ci-derrière "psychiatrie"© se distinguait au moins par une cohérence se situant au-dessus de la moyenne, dans son sillage le recours à la violence devrait pour le moins se faire anecdotique : se réduire à des exceptions, des "incidents de parcours".
       Ce serait vraiment une surprise… pour les quelques 70 000 personnes qui sont "hospitalisées"©[11, notes 40] en "psychiatrie"© contre leur volonté chaque année en France [12, APR note 60], parce qu’elles "présentent"©[13][14, notes 2,3] un "danger pour elles-mêmes ou pour les autres"©[15, note 165]. En théorie, tout le monde accepte l’idée qu’il faut respecter l’être humain et prendre en compte la personne [10, APR note 12]. En pratique, tout le monde accepte l’idée que quelques 70 000 personnes puissent être violemment "hospitalisées"© au nom de modalités fixées après "expertise"©©© "psychiatrique"©… quand ce n’est pas avant !

         « À première vue, un monde dans lequel on pourrait savoir à l'avance qu'un crime sera commis n'est ni possible, ni souhaitable. Ce n'est pas possible, parce que le futur n'est pas écrit, et qu'on suppose que les individus agissent librement.
Ce n'est pas souhaitable, surtout, pour deux raisons :
- d'abord, ça veut dire qu'on pourrait arrêter et condamner les gens alors même qu'ils n'auraient encore rien fait. Et donc, ils seraient innocents ;
- ensuite, parce qu'on considèrerait, de fait, qu'ils ne sont pas libres de leurs actes, et ne peuvent rien changer à leur avenir. »
[16]
- À seconde vue, aussi peu "possible" et "souhaitable" qu’il soit, il est à craindre que ce monde-là ne s’écrive pas qu’au cinéma : il s’en faut de quelques 70 000 personnes. Aujourd’hui, au nom d’une "science"© très officiellement réputée non exacte, on peut arrêter et condamner les gens alors même qu'ils n'ont encore rien fait (il suffit de cacher derrière des mots qui valent déni [10, note 12] le vocabulaire judiciaire et carcéral [17][17bis], au profit d’une sémantique [18, notes 25 à 45] que tout le monde acceptera…) Et donc, ils sont innocents… eux [19]Aujourd’hui, au nom d’une "science"© très officiellement réputée non exacte, on considère, de fait, qu'ils ne sont pas libres de leurs actes, et ne peuvent rien changer à leur avenir : les "troubles"©[20, APR note 55] dont sont "scientifiquement"© affectés ces malheureux ne rendent-ils pas "impossible leur consentement"©[21] ?
- À troisième vue, le sort pratique de ces innocents n’a rien à envier à ce qu’il eût été s’ils avaient été coupables [22, APR note 26][23, APR note 66]. Il est vrai que –tant que l’on ne poursuit pas d’investigation quelque part du côté des Cévennes- le grand intérêt (hors l’intérêt économique que tout le monde sait [24][25][26][27]…) d’une "science"© non exacte est de pouvoir impunément nier la singularité de l’autre et l’effacer [10, APR note 12][28, note 14] : parce qu'elle considère, de fait, que la face obscure qui existe en chacun de nous [10, APR note 12] existe tout de même "davantage" chez l’autre [29, notes 100 à 102] ! Ce qui est très acceptable pour tout le monde ; à condition toutefois de ne pas se voir fixées chez soi ses modalités (de survie ?) après "expertise"©©© "psychiatrique"© : exactement pas facile pour le singulier autre quand il se fait "expertiser"©©© à son insu et à distance [13][14, notes 2,3][30, notes 47 à 53]
- À quatrième vue, même si celui-là parvient à débusquer (à temps et à contretemps) ces multiples violences cachées autour de sa (peu avenante) "société", il constatera -et c'est vraiment le bas-fond de l’ignoble plutôt qu’une surprise-, que la violencepantin.jpg morale (et non "psychologique"©[29, notes 37 à 39] !) exercée contre sa personne –toujours sous couvert d’une "science"© non exacte- demeure intacte [31] et n’est jamais prise en compte par ceux-là même qui l’ont fomentée [32, APR note 112] : ce que l’"expert"©©© en personne n’est d’ailleurs parfois pas le dernier à déplorer [33, APR note 91]. À croire qu’ils ne peuvent rien changer à l’avenir saboté de l’autre : se pourrait-il qu'ils ne soient pas libres de leurs actes [34][35][36][37] ?…  Par conséquent, rien ne change d’un passif de violence morale, du fait que celle-ci assimile (pour tout le monde au présent) des gens qui n'ont encore rien fait, au profil délictueux [9, AV note 205] d’un adolescent ayant commis de telles horreurs que même un procureur (qui en a pourtant vu d’autres) se refuse publiquement de les détailler. Cette violence morale, personne n’en parle parce qu’elle est évidemment moins spectaculaire que l’autre : si l’on ose dire, elle ne tue qu’à petit feu. Dès lors, on peut bien chercher désespérément à nous "vendre" le portrait-type du "psychopathe"©[38][39] exceptionnel et hors normes [40] (est-ce bien cohérent, au sujet d’une "pathologie"© réputée –aux yeux des "experts"©©© et de leurs "innocents"- se répandre dans le monde comme une traînée de poudre ?…), serait-il vraisemblable que le "produit fini" agréât spontanément à quelques 70 000 personnes ? À moins que tout le monde accepte de les considérer également comme "exceptionnelles" et "hors normes". Mais dans ce cas, et face à un tel chiffre, quelle est donc la définition exacte de "l’exception"… et bien sûr, celle de la "norme"[41, APR note 4] ?

« …Sans se rendre compte de ce que tout ça implique : qui voudrait vivre dans un monde où on peut être arrêté et enfermé, non pas pour des actes qu'on a commis, mais pour des actes qu'on pourrait commettre dans l'avenir, alors que chacun revendique sans doute le droit d'être reconnu comme un individu libre de ses actes ?
C'est pourtant ça qu'on appelle la « 
dangerosité »
[9, note 195][42][43]
 : la possibilité ou la probabilité qu'a un individu de commettre un crime. Il faut sans doute penser à toutes ces conséquences quand on réclame des mesures supplémentaires pour prévenir l'avenir. »[16]
Des conséquences ? Qui voudrait vivre dans un monde où on peut s’arrêter aux conséquences [44, notes 29 à 35] ? il n’est plus guère d’individu libre de ses actes que celui qui revendique chez l’"expertisé"©©© son devoir de subir -et de subir lui seul [29, APR note 60] - les conséquences, non pas pour des actes qu'il a commis, mais des actes qu’auront commis contre lui des demandeurs d’"expertise"©©© à la petite semaine ! Ceci à la mesure de sa « dangerosité » "prédite"©[45] : car, en effet, « on voudrait justement que les "experts"©©©-"psychiatres"© puissent prédire l'avenir, et on a peur qu'ils se trompent »[16] (à l’exception notable de la réclamation d’un certificat de complaisance [46, APR note 54] de « dangerosité » d’autrui [47,com.10] ; dans ce cas précis, personne n’a peur ni de tromper ni de se tromper [48: personne ne pensant le moins du monde aux conséquences que cet acte impliquera auprès des proches [49] du promu « dangereux » par voie de "science"© non exacte, puis par voix de faux-derche [50][51]…). Face à cela, qui penserait encore à toutes ces conséquences ? Ce serait un coup à coller une migraine carabinée à ceux qui en ont perdu l’habitude [52][53][54][55][56!]

     C'est pourtant ça qu'on appelle le « spécialiste » incontournable de la « dangerosité »… sans se rendre compte de l’implication de toute l’historicité revendiquée [57, AV note 1][58] de sa "science"© non exacte : les chats n’étant pas réputés faire des chiens, il n’est pas besoin de mesure supplémentaire pour prévenir l'avenir en fonction de ce passif de fournisseurs d’"expertise"©©© que chacun peut reconnaître comme baromètres de la « dangerosité » au même titre que le renard [59][60][61] se reconnaît à sa  remarquable compétence de certification "scientifique"© es poules exactes [62].

2393867549.jpg

     Il reste donc à savoir –du moins, à rappeler aux autruches- qu’il n’y a pas non plus de dysfonctionnement de l’"expertise"©©© "psychiatrique"© : celle-ci EST un dysfonctionnement en soi. [0, APR note 8]. Ce qui, assurément, ne sera pas du goût de l’"expert"©©© "psychiatrique"© lui-même : du moins, celui qui parvient à se rendre compte de l’implication possible ou probable d’un tel rappel. Il pense sans doute à toutes ses conséquences (ce qui, en soi, est déjà une performance [44, notes 29 à 35] qu’il convient de saluer !). Car la "bonne" autruche est celle qui se fourre la tête dans le philosophie,politique,littérature,sociétésable, se privant de ses sens… et comptant donc sur ceux d’autrui afin de lui donner sens au singulier ; c’est-à-dire, cohérence. Ce qui rejoint, bien sûr, la "compétence"©[0, note 9] monopolisatrice que nous savons, à juger de la cohérence d’autrui. Par conséquent, on concédera à la "bonne" autruche son acquiescement à ce que « la psychiatrie ne soit pas une science exacte »… et ce faisant, on appuiera davantage sur l’"exacte" et moins sur la "science" : constater comme un dysfonctionnement "scientifique", c’est encore rendre hommage à l’aspect "scientifique", sans songer un instant à le remettre en cause. D’où le paradoxe –qui n’est qu’apparent- de l’"expert"©©© "psychiatrique"© se dévouant en montant au créneau, veillant à ce que les autruches ne relèvent pas la tête en les rassurant [63, note 3] par un "prêche" officiellement dirigé contre sa propre "paroisse".

     « Chambon-sur-Lignon : un psychiatre accuse la psychiatrie »[64], un titre pareil ne résonne-t-il pas simultanément du cri indigné de Zola et du coup de pied dans la fourmilière ? En somme, on va voir ce qu’on va voir ! Et l’on voit : « Réellement, je crois que la société ne doit plus tolérer ce degré d’approximation des expertises psychiatriques. Que ce soit du point de vue de la personne condamnée à tort ou de celui de la personne qu’on a laissée à tort se promener dans la rue, c’est insupportable. »(Appréciera la "personne condamnée à tort", qui est seule à en supporter toutes les conséquences, quand bien même elle n’aurait en rien le profil du tueur [65, notes 70 à 76]…) "S’agissant des pronostics de dangerosité, le psychiatre estime que ses confrères se trompent [48] en moyenne une fois sur deux ! (Ce qu’on savait déjà de la bouche d’un autre "expert"©©©[67], mais ne dérange personne tant que 883046484.jpgl’on n’incarne pas la "condamnée à tort"…) "Autant, ajoutait-il, s’en remettre au hasard !"… ou jouer aux courses [67com.,§3] : en attendant, on ne lui fait pas dire. De même que : « Le niveau des expertises psychiatriques françaises, il faut le dire, est souvent consternant » !!! "Et d’ajouter ce témoignage tout frais : « Hier en tribunal correctionnel, comparaissait un homme condamné en première instance. Interrogé sur un lien possible entre l’agression [dont cet homme était accusé] et le suicide de sa victime, l’expert a répondu : “Il a pu très certainement exister un lien !” Il a pu très certainement… c’est du Molière ! Et la personne a été condamnée là-dessus ! »"[64] Bien sûr : puisque cela fait très certainement exister le lien entre la fameuse "nécessaire indépendance" des "Magistrats" et leur effarante et mortelle psycho-dépendance [68, notes 134 à 142] ; "Magistrats" qui, sous toute latitude, "suivent généralement les recommandations des experts"[69, AV note 30] : que celles-ci concernent un non délinquant [68, APR note 108] ("pour des actes qu'il pourrait commettre dans l'avenir"©[0, APR note 41][68, notes 83 à 88] ? Il peut très certainement exister un lien [70] ! Et des chiens [71][72][73]) ou un tueur de 77 personnes, la "science"© non exacte est la même pour tous !

1030309389.jpg

     Non exactemais "s-c-i-e-n-c-e"© pour tous : ici, bien que nous ayant fort judicieusement renvoyé à Molière [74,im.2][75]([76, APR note 86]), l’"expert"©©© "psychiatrique"© ne lâche pas le morceau d’un iota. Aussi, ayant incidemment pris connaissance de la parution de sa "stupéfiante analyse"[64],"tient-il" beaucoup y apporter des précisions" avant de "donner l’impression (l’illusion [77, APR note 44] aussi ?) qu’il critique l’ensemble de ses confrères, ce qui n’est évidemment pas l’esprit de son intervention, certes critique"[78] ! (Il semble que l’esprit de Molière se confirme…) Passons pudiquement "sur les risques liés à l’approche essentiellement clinique, empreinte de subjectivité, qui prévaut encore dans nos tribunaux" : qui sait si cela ne pourrait pas entraîner un esprit retors et objectif (ou simplement scientifique : soyons fous !) à s’interroger sur les risques liés à l’approche essentiellement non clinique [30, notes 47 à 53][80, notes 2,3][81], tant dans l’espace que dans le temps [82, note 1][83, note 2118975141.jpg24] ? (Il est vrai qu’encore une fois, seule la "personne condamnée à tort" est censée éponger de tels risques [84, note 72][85, note 30][86, APR note 51] ! C’est tellement plus libérant [87, APR note 44] pour les autres…) Passons également sur "Nous devons progresser, nous devons gagner en rigueur [88], nous devons être à la pointe de notre discipline et nous former en permanence…"… et souhaitons bon courage aux zélateurs de la dite "discipline"© : une pointe d’humour permettra-t-elle de pallier le cruel déficit des autres pointes ? (À condition toutefois de ne pas incarner une "personne condamnée à tort", moins immédiatement encline [75, note 29/3] à la bonne farce [89]…) Et parvenons enfin au cœur "des précisions apportées" : « Ma critique, teintée d’une remise en cause dont je ne m’excluais aucunement, a donc été plus mesurée que ne le laissent supposer les seuls propos repris par [l’article paru en ligne le lundi 26 novembre 2011 [64]], qui ne sont en aucune façon le reflet du message critique que je délivre, lors de débats contradictoires dans les tribunaux, soulignant, avec un tact et un respect pour mes confrères que j’espère réciproque, l'intérêt pour les psychiatres français d'évoluer vers une approche plus scientifique de leur discipline. Il me semblait nécessaire de communiquer ces précisions, indispensables sur le plan déontologique. » De même, ne semble-t-il pas nécessaire de non seulement s’étonner que l’adjectif [90, note 52][91, note 17/2, APR note 60/2] "déontologique" figure encore dans le vocabulaire [92, notes 25 à 45] de la dite "discipline"© -fût-ce pour le décorum-, mais encore de relever la pépite noyée dans la masse ? Il est effectivement du plus grand intérêt d’apprendre que les "psychiatres"© français (ce qui n’exclut aucunement les autres nationalités !) cherchent à évoluer vers une approche plus scientifique de leur "discipline"©. Ce qui laisse plus que supposer qu’à ce jour, cette approche est moins scientifique : d’où, sans doute, cette malheureuse [77, APR note 30] non-exactitude "scientifique"© qui, parfois, n’est pas sans produire quelque "personne condamnée à tort" dans les tribunaux, tout en soulignant -avec tact et respect ?- l’absence totale de débats contradictoires [68, note 113] comme de contradicteurs [68, note 109] ! C’est dire qu’en matière de gains en rigueur, les zélateurs de la dite "discipline"© -et les tribunaux avec eux- ont une pointe singulièrement émoussée [93][94][95], teintant une remise en cause de couleurs aucunement claires : y prédominent le noir [96][97][98][99][100][101] et le gris [102][103][104][105][106][107][108][109](Il en existerait bien d’autres [110] ; mais hélas, elles sont sans intérêt -autre que financier [24][25][26][27][111]- : car faisant évoluer soit vers une approche plus "thérapeutique"©[111], soit vers une autre approche -plus tragique [112][113][114]-, soit enfin vers une approche plus comique [115][116][117]…) Et encore n’est-ce là qu’un amusant –mais pâle- reflet du message critique délivré, le propos étant plus mesuré que ne le laisse supposer l’évolution vers une approche plus scientifique d’une "discipline"© qui a pourtant eu près de deux siècles pour la "parfaire"[118] : sera-t-il indispensablesur le plan préhistorique [119, APR note 57][120][121][122][123][124][125]- d’"évoluer" vers une approche plus rudimentaire [126][127][128][129][130][131] pour s’en délivrer ?…

821909756.gif

     "La société ne doit plus tolérer ce degré d’approximation des expertises psychiatriques ? Que ce soit du point de vue de la personne condamnée à tort ou de celui de la personne qu’on a laissée à tort se promener dans la rue, c’est insupportable ?"[64] Fort bien ; mais concrètement, que fait-on afin de le faire baisser, "ce degré d’approximation" ? Où donc va-t-on prétendre puiser à la source de la "science"© en vue de la rendre moins inexacte ? Auprès de la personne condamnée à tort, ou bien de la personne qu’on a laissée à tort se promener dans la rue ? Cette dernière est d’ores et déjà à exclure : car la "science"© ne s’intéresse à elle qu’après son crime accompli, et consommé. Par conséquent, il est permis de supposer qu’on ne la laisse plus se promener dans la rue. Autrement dit, l’"expert"©©© "psychiatrique"© n’a plus que la personne condamnée à se mettre sous la dent : condamnée à raison (s’il s’agit, par exemple, de la première qu’on ne laisse plus se promener dans la rue)… ou condamnée à tort : doit-on tolérer qu’un "expert"©©© approximatif fût l’incontournable arbitre [132] à juger de ce tort éventuel ? Y compris le jour consacré à la tolérance [133], c’est insupportable ! Sauf pour ceux qui n’ont pas à en supporter les conséquences, toujours ; ce sont les mêmes qui vont applaudir à "une approche plus scientifique", "approche" sur laquelle ils se seront déjà largement défaussés : la personne condamnée à tort avec la bénédiction "scientifique"©, c’est nettement plus supportable. Ainsi, la société tolère merveilleusement qu’un "expert"©©© "psychiatrique"© de renommée internationale puise exclusivement sa "science"© "psychopathique"©[38][39] à la source des lieux d’incarcération de criminels [134, note 4]. Avec tact et respect pour le "psychopathe"© de service, avec tout l’intérêt répulsif [135] que son image reflète dans la société, que subsisterait-il de cet intérêt… si "on évoluait vers une approche plus scientifique" ? Aussi est-il indispensable (mais pas exactement sur le plan déontologique !) de maintenir la dite société dans un état d’hébétude admirative en lui donnant l’impression, l’illusion [77, APR note 44] d’"évoluer vers une approche plus scientifique" par la multiplication de signes moins approximatifs et plus cliniques. Car rien ne vaut l’approche essentiellement clinique afin de l’empreindre d’"objectivité"© ! C’est qu’aussi dithyrambique puisse être le "Masque de Santé Mentale"©[136, note 26] (entre autres), l’approche (mais pas de trop près [137, notes 1 à 5] !) du "psychopathe"© -ou assimilé- reste fortement empreinte de critique "comportementale"[138] à son encontre : donc, d’approximations ô combien subjectives, n’étant tolérées "scientifiques"© que par un esprit se gardant bien de l’être. Le fait est qu’on a beau surenchérir dans de telles approximations (comme si leur multiplication détenait le pouvoir de les rendre moins approximatives !) le réel est là, pour tous [77, AV note 41] : dans le constat amer d’une "science"© non exacte, se révélant invariablement à la sinistre faveur d’un crime odieux et surmédiatisé.

http://hbfs.files.wordpress.com/2009/02/le-chat-tas-de-sable.jpg

Nonobstant, nous constaterons que les tribunaux restent englués [138][0, note 69] à chacune de ces affaires. Que celle-ci soit nouvelle comme au Chambon [139], nouvelle et ancienne comme en Norvège [140], ou ancienne et nouvelle comme dans l’Ain où des "experts"©©© auront si bien tardé à discerner du "discernement"©[141][142][143] que ce qu’il pouvait en rester de l’accusé -zombifié de neuroleptiques depuis les faits qui lui sont reprochés- aura eu le temps de passer par pertes et profits [144]. La société ne doit peut-être "plus tolérer ce degré d’approximation des expertises psychiatriques" mais où donc a-t-elle vu que le recours systématique aux dites "expertises" était un passage obligé, comme indispensable sur le plan déontologique ? Y aurait-il un "degré" dans la mort des victimes, selon que leur bourreau ait toute sa raison, ou non ? Passer outre les "expertises psychiatriques", ne serait-ce pas finalement plus insupportable que "la personne condamnée à tort ou celle qu’on a laissée à tort se promener dans la rue" ? Dans ce cas, ou c’est de l’addiction… ou la justice a condamné à tort des générations de criminels pendant des siècles, avant le règne omnipotent "des expertises psychiatriques" qui a mis fin à celui de l’iniquité ! Toujours est-il qu’avec l’avènement de celles-ci,Psy.gif qu'un crime soit commis et c’est la "santé mentale"© qui est la première servie : la justice attendra… si tant est que l’on parvienne encore à l’atteindre. La société n’étant pas un degré d’approximation près, elle associe automatiquement le concept "santé mentale"© au cerveau. En cela, elle est à "bonne école"… puisqu’elle ne fait jamais qu’emboîter le pas aux "experts"©©© "psychiatriques"© qui lui montrent l’exemple. Le cerveau, voilà qui annonce une approche essentiellement clinique ! Le cerveau [145, APR note 10], organe le plus noble de l’anatomie et sujet d’études éminemment scientifiques : à réserver aux initiés, ceux qui savent. Or, ceux qui savent (la crème des scientifiques, à l’évidence) ne dédaignent pas les raccourcis de langage à destination du vulgum pecus : celui qui ne sait pas. Ainsi ne procèdent-il plus tant à "des expertises psychiatriques" brossant un état de "santé mentale"© qu’à un "examen du cerveau" : ce qui est tout de même plus chic… et accessoirement, promis d’emblée à "évoluer vers une approche plus scientifique" : plus clinique. Les "experts"©©© "psychiatriques"© ont pu ainsi "analyser le cerveau de Kadhafi"[146]. De son vivant… et à distance, bien entendu : "experts"©©©, mais pas fous ! Naturellement, faute d’approche physique, l’approche scientifique et clinique en pâtit un tantinet. Mais le vulgum pecus ne s’en rend pas compte ; il suffit de lui rappeler de la main gauche qu’il-ne-sait-pas [147], puis -de la main droite- de prononcer à intervalles réguliers le mot "cerveau" : la magie opère, et l’ignorant obtempère ; notamment depuis cette ère heureuse "des expertises psychiatriques" qui permet avantageusement à tout un chacun d’user de son propre cerveau avec le degré d’approximation qui lui convient le mieux… L’idéal est bien sûr que ce degré soit globalement assez froid [148][149][150, notes 75 à 79] pour que les "experts"©©© "psychiatriques"© soient plus à leur aise dans cet art remarquable de pratiquer les "examens de cerveau" à distance. Cependant, il arrive que certains hissent un peu plus haut que les autres le seuil de la tolérance à leur degré d’approximation : s’ils s’y prennent à temps, ils évolueront alors vers une brillante carrière d’"expert"©©©. Sinon, -et s’ils se font surprendre à faire grimper leur degré d’approximation jusqu’à un seuil intolérable à l’"expert"©©©-, ce sera trop tard pour eux : loin de se faire "experts"©©©, ils se feront "expertiser"©©©. À distance s’il le faut, mais ils se feront "expertiser"©©©. Ils ont voulu prendre trop d’altitude ? Le vieux mythe [151] du "savant fou" aidant (l’"expert"©©©), ils vont être servis : ils se feront "expertiser"©©© au plus haut de l’échelle de Richter de la "dangerosité"©©© "psychiatrique"©identifier-sociopathes-travail-L-1.jpeg. Ce qui devrait –si tout va bien- semer une belle panique auprès de leur entourage qui, "prudent"©[152], s’est sagement maintenu tout en bas de cette même échelle… comme du seuil de la tolérance à son propre degré d’approximation. À celui-là, et en de telles conditions, il ne faudra pas demander d’établir une subtile distinction entre "dangerosité"©©© "psychiatrique"© et "dangerosité"©©© criminologique [67,com,§4] ! D’abord, il-ne-sait-pas ; ensuite, il a trop peur du nouveau "dangereux"©©© "psychiatrique"© pour en savoir davantage que ce qu’il sait déjà : alerte rouge au "psychopathe"© ou assimilé, point barre ! Enfin, la distinction "dangerosité"©©© "psychiatrique"©/"dangerosité"©©© criminologique (les deux se confondant irrémédiablement chez le non-"psychopathe"© de base) n’est de toute manière pas à mettre entre toutes les mains, puisque réservée à l’usage interne d’un "expert"©©© désireux d’éviter tout risque de subir sur sa personne les possibles conséquences de la confusion "dangerosité"©©© "psychiatrique"©/"dangerosité"©©© criminologique par le "dangereux"©©© lui-même. (D’où l’intérêt des "examens de cerveau" à distance, en dépit de leur handicap clinique…) L’usage externe, quant à lui, n’est également possible que par l’"expert"©©© : il s’agit cette fois pour lui de s’éviter tout risque de subir sur sa personne les possibles conséquences de la confusion "dangerosité"©©© "psychiatrique"©/"dangerosité"©©© criminologique par l’entourage du "dangereux"©©©. Si tout va bien, ici encore, celui-ci devrait atteindre un tel degré d’exaspération [153][154] face à celui-là qu’il n’est pas impossible d’envisager qu’il passe alors spontanément de sa "dangerosité"©©© "psychiatrique"© à un accès clinique de "dangerosité"©©© criminelle : ainsi cela pourrait-il laisser (in extremis !) supposer l’évolution vers une approche plus scientifique.

Notons que la démarche est sensiblement identique en sens inverse, c’est-à-dire dans le cas du dangereux criminel que personne –et surtout pas l’"expert"©©©[155, notes 88 à 90][156, APR note 63]– n’aura "détecté"© avant qu’il ne commette ses actes. Seul l’objectif [157] diffère. En effet, l’"expert"©©©  est requis ici, non plus pour semer la confusion "dangerosité"©©© "psychiatrique"©/"dangerosité"©©© criminologique, mais au contraire afin d’atténuer au maximum la dernière au profit de la première. L’excellence de son "expertise"©©© se mesure à ce que, contre toute attente (et toute évidence), il parvienne à convaincre un tribunal de "l’abolition du discernement"©[158, AV note 58] d’un dangereux criminel : plus le plateau de la balance [159] concernant celui-là penchera en faveur de la "dangerosité"©©© "psychiatrique"©, moins il sera criminellement"dangereux"©©© : sa condamnation sera alors plus légère, puisque le "tribunal suit généralement les recommandations des experts"[160, AV note 30]. (Sans doute est-ce là cette fameuse "pointe de notre discipline"[0, APR note 88]?) Avec "l’altération du discernement"©, l’"expertise"©©© se fait moins excellente ; mais elle reste bonne, la balance oscillant sur son point d’équilibre. Quoi qu’il en soit, il va sans dire que si l’"expert"©©© avait manqué sa vocation "psychiatrique"©, il eût embrassé une époustouflante carrière d’avocat [160][161,p.5]. Ce qui risque de devenir dangereux à la longue, attendu qu’on finit par ne plus très bien savoir qui est qui dans les tribunaux [162][163,com.§1][164] : Dieu merci, les costumes de scène [165][166] étant relativement préservés (jusqu’à quand ?), même le vulgum pecus doté d’une vue basse devrait parvenir à ne pas confondre le blanc avec le noir [0, notes 96 à 101]

opticien.jpg

     Le dangereux criminel (que personne –et surtout pas l’"expert"©©©– n’aura "détecté"© avant qu’il ne commette ses actes), constitue cependant un atout majeur auprès de celui-là. Car "on ne le laisse plus à tort se promener dans la rue". Aussi le vulgum pecus en est-il pour ses frais s’il lui venait l’envie perverse de s’interroger sur la cohérence "scientifique" d’un "examen de cerveau" à distance : ici, notre "expert"©©© a ce qu’il lui faut pour "évoluer vers une approche plus scientifique de sa discipline", le dangereux criminel lui étant fourni –si l’on ose dire – clefs en mains, en chair et en os ; on ne saurait faire plus clinique ! Le handicap de la distance étant levé, "nous pouvons progresser, nous pouvons gagner en rigueur, nous pouvons être à la pointe de notre discipline et nous former en permanence…"[0, note 88]… et nous pouvons triomphalement titrer –avec un moindre degré d’approximation que pour Kadhafi [146]- : « Voici comment les experts vont examiner le cerveau de Breivik »[167] ! Le "cerveau" ayant été officiellement cité à comparaître, tout va bien : le béotien peut se rendormir, serein dans son état psypnotique [168, notes 155 à 157]. N’étant pas "expert"©©©, ce n’est pas son affaire de savoir que même avec la discipline –et les outils- les plus pointus, il n’est de réel examen clinique de cerveau que sur la table d’opération d’une morgue, par un médecin légiste (ce qui pose déjà problème en soi, la complexité mécanique du cerveau requérant plutôt de l’appréhender in vivo !). Aux dernières nouvelles, aussi dangereux criminel que soit le tueur norvégien -et aussi "pointus"© (sic) fussent ses "experts"©©©[169]-, il a toujours la tête sur les épaules, celle-ci n’ayant pas été finement découpée en tranches ou rôtie par les rayonnements radiologiques. Il leur aura même refusé un scan du cerveau [170], privant cruellement la "science" de la seule approche qui eût pu prétendre à un peu de clinicité ! Las : afin de compenser ce manque à gagner, on double la dose "diagnostique"©[169, notes 6 à 11]… pour faire "plus scientifique", sans doute. Ce qui n’est d’ailleurs pas sans générer des effets pervers immédiats auprès de ceux qui ont "bénéficié" avant lui d’un "diagnostic"© similaire [171], les malheureux craignant –à juste titre [172]- d’être assimilés (dans l’esprit du vulgum pecus) au tueur, sans autre forme de procès : autrement dit, de rejoindre la longue cohorte de "personnes condamnées à tort"… Même si une telle condamnation ne s’officialise pas nécessairement par un passage au tribunal –faute de crime à se mettre sous la dent-, ce ne sont pas quelques 70 000 personnes [0, note 11] qui démentiront quelque légitimité à ce type de crainte.

philosophie,politique,littérature,société

     S’il y a le "cerveau" à comparaître, le must du clinique est encore le "cerveau" à comparer. Et là –ô merveille !-, apprenons que « le cerveau des "psychopathes"© (personnalité antisociale [ qu’il faudrait inventer si elle n’… avait pas déjà été inventée ] ) est différent »[173] ! "Une étude publiée dans le Journal of Neuroscience", c’est du sérieux. "Deux différentes technologies d'imagerie cérébrale", c’est de l'évolution béton vers une approche plus scientifique de la discipline. Cela devient si sérieux, si pointu de discipline et si formateur en permanence [0, note 88] qu’il n'est ni possible, ni souhaitable [0, note 16] d’imaginer un clown arrivant en fanfare sur la piste 3897768464.jpgdu cirque, tenant à peu près ce langage : « Bonsoââââr les petits n’enfants ! Saviez-vous que les images ont montré une quantité réduite de connexions entre le cortex préfrontal ventromédian, une partie du cerveau responsable de sentiments tels que l'empathie [91, APR note 129][133, AV note 1] et la culpabilité, et l'amygdale, qui est impliquée dans la peur et l'anxiété [173] ? » "Il serait vraisemblable que nous constaterions, et ce n'est pas vraiment une surprise, que"[0, note 1] :
- de tous les petits n’enfants présents, aucun ne s’esclafferait à de telles déclarations du clown ; il est même possible que certains en pleurent à chaudes larmes, trahis par des amygdales soudainement sollicitées à leur impliquer peur et anxiété : le "traumatisme psychologique"© n’est pas loin
- de leurs parents présents, tous choiraient dans une
psypnose [168, notes 155 à 157] proche de la catalepsie sitôt que le clown eût prononcé le mot "cerveau" ; pour peu qu’il subsistât une poche de résistance dans le public, le "cortex préfrontal ventromédian" devrait raisonnablement la vaincre
- si le clown exhibait fièrement sa carte (à jour de cotisation) de
"chercheur en psychologie et en psychiatrie"©, il s’assurerait le plein succès de son public… même s’il ne ferait rire personne.

     Ainsi, en pratique, tout le monde (petits et grands) accepterait tant et si bien l’idée que [10, APR note 12]« l'intégrité structurelle des fibres de la matière blanche reliant les deux zones (chez le "psychopathe"©) soit réduite et l'activité entre ces dernières fusse moins coordonnée [173] », tout le monde serait tant et si bien prosterné plus bas que terre [174] face à tant de "science"©,que personne ne s’aviserait un instant d’aller chercher plus loin, en amont ou en aval. Du reste, hormis notre ami le clown, personne n’aurait l’audace de se proclamer "chercheur en psychologie et en psychiatrie"©. Par conséquent, victoire : la conclusion –indiscutable- est qu’« il y a une anomalie du cerveau spécifique liée à la psychopathie criminelle ![173] » (Le clown ayant de nouveau prononcé opportunément le mot "cerveau", les spectateurs du premier rang –qui commençaient à donner d’inquiétants signes de réveil- retombent aussitôt dans leur état de léthargie psypnotique…) Le "chercheur"© peut être tranquille : personne n’ira vérifier chez son voisin l’intégrité structurelle des fibres de sa matière blanche, aucun n’étant venu au cirque avec son matériel technologique d'imagerie cérébrale sous le bras. C’est un peu à l’image (non cérébrale, celle-ci) de la sérotonine [175, notes 88][176, com.3,7] : qui songerait à aller percer le crâne de son voisin afin de lui fourrer son sérotonimètre [175, APR note 117] à 3568806603.jpgl’endroit ainsi aménagé pour l’accueillir ? Toujours personne, bien entendu. Par conséquent, que cette brillante « analyse, au moyen de deux différentes technologies d'imagerie cérébrale », porte sur « les cerveaux de 20 prisonniers ayant reçu un diagnostic de psychopathie (trouble de personnalité antisociale) et 20 prisonniers ayant commis des crimes similaires mais n'ayant pas reçu ce diagnostic », ne fera tiquer personne non plus. Sauf, peut-être, l’un de ceux qui, plus haut, craignait d’être assimilé aux pires des tueurs [171] : il retrouve ici, en effet, un contexte qui lui est sinistrement familier. Car ce n’est évidemment pas avec un panel de 40 prisonniers que l’image (toujours non cérébrale) du "psychopathe"© de service va s’en trouver grandie ! La ménagère de moins de cinquante ans, le plombier, le lycéen, l’avocat, l’écrivain ou nombre d’autres ne sont-ils donc pas équipés d’un cerveau comme tout le monde ? Qu’en est-il de l’intégrité structurelle des fibres de leur matière blanche ? Nul ne le sait, de tels sujets semblant désintéresser le "chercheur en psychologie et en psychiatrie"©. Il nous faut donc nous satisfaire de ces 40 prisonniers… et reconnaître au passage les méthodes d’"investigation" chères à Robert [134, note 4]. Maintenant, tous ces prisonniers ont commis des crimes similaires… mais 20 "seulement" ont reçu le "diagnostic"© de "psychopathie"©. N’est-ce pas précisément troublant que l’on puisse commettre des crimes similaires en ayant tantôt une "personnalité sociale" (!) tantôt "asociale" ? Hormis quelque éventuel visiteur de prison cherchant la petite bête, personne n’aura été vérifier sur place que l’"expert"©©© "pointu"© (re-sic) n’aura pas tiré ses prisonniers "diagnostiqués"© "psychopathes"© à la courte paille [151] ! Ce qui est assurément très pratique pour entretenir à la source la confusion "dangerosité"©©© "psychiatrique"©/"dangerosité"©©© criminologique, mais n’en est pas moins plutôt approximatif sur un plan déontologique [0, APR note 91]… Car l’"expert"©©© diagnostiqueur"© est apparemment intervenu en amont du "chercheur en psychologie et en psychiatrie"© : les mains nues, sans tout le bazar d'imagerie cérébrale… auquel on peut d’ailleurs faire dire ce qu’on veut, attendu que seul le "chercheur"© est censé en maîtriser le mode d’emploi.

     « Nous devons progresser, nous devons gagner en rigueur, nous devons être à la pointe de notre discipline et nous former en permanence…[0, APR note 88] » Bonne nouvelle : ayant entendu cette phrase de la bouche du clown, les petits n’enfants du cirque commencent enfin à se détendre les muscles zygomatiques ! Il est vrai qu’il finirait par être rigolo [172]… à condition, bien sûr, de ne pas le confondre avec Monsieur Loyal [173, APR note 33][174, note 19][175].

941420527.jpg

Télécharger une version imprimable de la note
 (fichier Word 8 pages, sans les images)

Fin au jeudi 8 décembre 2011