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mardi, 20 décembre 2011

Quinze-vingts de décembre, à l’œil.

Fin au mardi 27 décembre 2011

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[*] - [*]-[*]
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(1) [Jeudi 15 décembre 2011]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 7, 24-30.
{*} (Mt)
Après le départ des envoyés de Jean Baptiste
[<-Lc(8)], Jésus se mit à parler de lui aux foules : « Qu'êtes-vous allés voir au désert ? Un roseau agité par le vent ?... Alors, qu'êtes-vous allés voir ? Un homme aux vêtements luxueux ? Mais ceux qui portent des vêtements magnifiques et mènent une vie de plaisir sont dans les palais des rois [*|*|*]. Alors, qu'êtes-vous allés voir ? Un prophète ? Oui, je vous le dis ; et bien plus qu'un prophète ! C'est de lui qu'il est écrit : Voici que j'envoie mon messager en avant de toi, pour qu'il prépare le chemin devant toi. Je vous le dis : Parmi les hommes, aucun n'est plus grand que Jean ; et cependant le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand que lui. [*]/(Mt)(Mt)(Mt) Tout le peuple qui a écouté Jean, y compris les publicains, a reconnu la justice de Dieu (*)(*)(*)(*)(*) en recevant le baptême de Jean. Mais les pharisiens et les docteurs de la Loi, en ne recevant pas ce baptême (*), ont rejeté le dessein que Dieu avait sur eux. »

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou  -7, 24-30° {*} 
foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétéAprès le départ des dévoyés
[1] de Jean Pastriste, Philou [2] se mit à parler [3] de lui aux poules [4] :
podcast« Qu'êtes-vous allés "voir"
©[5, note 289] au "désert"©[6, notes 2 à 6][7, notes 84,85] ? Un "schizo"©[8][9][10] apporté par le van [11][12][13][14] ?... Alors, qu'êtes-vous allés "voir"©[15] ? Un homme aux vêtements luxurieux [16][17][18][19][20][21][22][23][24][25] ? Car ceux qui portent des vêtements raccourcis [26][27][28] et amènent un "avis"©[29, notes 36] de complaisance [30, APR note 54] sont dans les palais des rois [31,com.4,6]. Alors, qu'êtes-vous allés "voir"© ? Un prophète ? Oui, je foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétévous le médis [32, note 31] ; et bien plus faux qu'un prophète [33, notes 80,81] ! C'est lui qui écrit : Voici que je dévoie mon messager en arrière de toi [34, AV note 48], pour qu'il prépare le chemin devant lui [32, note 33]. Je vous le médis : Parmi l
foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétées ex-hommes [33, notes 261,269], aucun n'est plus grand méchant loup [35] que Jean ; et ce disant le plus petit lapin [36] dans le royaume du Docteur [37] a de plus grandes oreilles [38][39] que lui. Tout le peuple qui a écouté Jean, y non-comprenants [40, APR note 36] les publicanins [41], a méconnu l’injustice du Docteur [42?][5, note 101] en recevant le baptême de Jean. Mais les pharmaciens [43][44][45] et les docteurs de l’Aboi [46], en ne recevant pas ce baptême, ont accueilli le dessein que le Docteur avait sur eux : faire mousser la "Loi"©[47][48][49, note 15][50] pour accueillir bon gré (pour les bien-portants) mal gré [51] (pour les malheureux autres [52]) ceux qui ont rejeté le dessein [5, notes 63 à 66][53] que le Docteur avait sur eux. »

(1) Livre d'Isaïe 54,1-10. (*)/(*)  [Jeudi 15 décembre 2011]
Parole du Seigneur adressée à Jérusalem. Crie de joie, femme stérile, toi qui n'as pas eu d'enfants ; éclate en cris de joie et d'allégresse, toi qui n'as pas éprouvé les douleurs de l'enfantement ! Car la femme abandonnée aura plus d'enfants que celle qui a son mari, déclare le Seigneur. Élargis l'espace de ta tente, déploie sans hésiter la toile de ta demeure, allonge tes cordages, renforce tes piquets ! Car ta descendance va éclater dans toutes les directions. Elle recueillera l'héritage des nations, elle peuplera des villes abandonnées. Ne crains pas, tu ne seras pas confondue ; n'aie pas honte, tu n'auras plus à rougir, car tu oublieras la honte de ta jeunesse, tu ne penseras plus au déshonneur d'avoir été abandonnée. Ton époux, c'est ton Créateur, « Seigneur de l'univers » est son nom. Ton Rédempteur, c'est le Dieu Saint d'Israël, il se nomme « Dieu de toute la terre ». Oui, comme une femme abandonnée et désolée, le Seigneur te rappelle. Est-ce qu'on rejette la femme de sa jeunesse ? dit le Seigneur ton Dieu. Un moment je t'avais abandonnée, mais dans ma grande tendresse je te rassemblerai. Ma colère avait débordé, et un moment je t'avais caché ma face. Mais dans mon amour éternel j'ai pitié de toi, dit le Seigneur, ton Rédempteur. C'est ainsi qu'au temps de Noé
(*|*|*|*), j'ai juré que les eaux ne submergeraient plus la terre. De même, je jure de ne plus me mettre en colère contre toi, et de ne plus te menacer. Quand les montagnes changeraient de place, quand les collines s'ébranleraient, mon amour pour toi ne changera pas, et mon Alliance de paix ne sera pas ébranlée, a déclaré le Seigneur, dans sa tendresse pour toi.

Livre d'Aïeaïeaïe 54,1-10. (*)/(*)  [Jeudi 15 décembre 2011]
Parlote
[54, note 28] du Baigneur agressive à Jémalpartou...
podcast...Crie d’effroi, unafemme émotionnellement débile
[55,com.3(3.)], toi qui tefoi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société sauves [56] avec les n'enfants [57][7, notes 92 à 94] ; éclate en cris d’effroi...
podcast...tant le "danger"
©[59, notes 4,5][60] stresse, toi qui n'as pas déchiré les couleurs de l'appartement [61] ! Car l’unafemme ayant cotisé [54, notes 15 à 18] "protégera"© plus ses enfants [62] que celle qui a son mari, déclare le Baigneur. Élargis l'espace de ta tonte [63], déploie sans hésiter ma toile [64] sur ton demeuré, allonge tes mèches [65], renforce-toi de tes dames de pique [66, notes 20 à 23][67][31,com.2>68] ! Avec autant d’assistance [69], ça va éclater dans toutes les directions [70] !
podcastOn recueillera l'héritage
[71,im.10] des nations à senestre [71,Mt(5)], on fera plier de vils abandonnés [72, notes 94 à 115]. Ne crains pas, tu ne seras pas confondue ; n'aie pas honte, tu n'en auras pas à rougir, car tu oublieras [73] la honte de ta jaunisse [74, notes 43,44][75] (en effet, rouge + jaune = orange : ce qui, assurément, est bourré de vitamines), tu ne penseras plus [5, notes 90+>]… qu’à tout abandonner à "vos honneures"©[58][76][77]. Ton époux foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société[78][79], c'est ton Récréateur [80][81],...
podcast...« Baigneur universel
[31,com. 1 à 6][82] » est son nom. Ton rédempteur automatique [83, notes 52 à 54][84], c'est le Docteur "sain"©[85] de Raihël, il se nomme « Docteur de tout atterré [86] ». Oui, à l’unafemme abandonnée au monstre [87][88][89][90][91] et "désolée d’importance"©[5, note 15], le Baigneur répond à son appel. Est-ce qu'on rejette l’unafemme en détresse psychologique [92][93] : bouleversée et saisie de crainte [94, APR note 11][95][96][97, APR note 20] ? dit le Baigneur ton Docteur. Depuis un moment elle a abandonné, mais dans ma grande tendresse [98] je te ressemblerai [99, note 4][100]. Oups ! ma colère a débordé [101][102][5, APR note 158] (et mon petit-lait [103][104, AV 1031123114.jpgnote 264] avec…), et cela fait déjà un bon moment que j’ai caché ma face à ton époux [105][106][107][108][109][110][111] (bien que je n’aie rien à cacher [112, AV note 26] : cependant, n’étant pas "médecin"©[113] toi-même, comment pourrais-tu remettre en cause mon exquise cohérence [114][115][5, AV note 185][116][117]?). Mais dans mon amour éternellement [118] vague [119, APR note 30][120, AV note 52][99,12] j'ai pitié de toi [99,11][121,11], dit le Baigneur, ton rédempteur automatique. C'est ainsi qu'au temps de Noël [122, note 17] -profitant que ces "excellentes fêtes de fin d’année"©[122,im.2][123, APR note 15] "peuvent le cas échéant" (entre deux Glorias au petit Jésus [124][125, APR note 10]) "accueillir" les monstres "dans leur famille"[123, APR note 17][126,im.4]-, j'ai juré que les zozos [127] submergeraient [128][129][130] encore plus l’atterrant [131]. De même, je jure d’encore plus me mettre en colère contre lui [132], et d’encore plus le menacer [133][134][135][136] (par basset [137][138] interposé : restons "prudents"©[139]). Quand les montagnes changeraient de place, quand les collines s'ébranleraient [140, notes 29 à 37][5, notes 260 à 265][141][141bis], mon amour extraordinairement vague [142] pour toi ne changera pas [5, note 297], et mes "alliances-de-paix"©[5, notes 257 à 259][143][144][145, note 26] ne seront pas ébranlées, a déclaré d’"autorité"©[5, notes 26 à 28/APR note 232] le Baigneur, dans sa tendresse [146][147][148][99][149][150][151] pour toi.
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(2) Livre d'Isaïe 56,1-3a.6-8. (*)/(*)  [Vendredi 16 décembre 2011]
Parole du Seigneur : Observez le droit
{?}[], pratiquez la justice {?}[*]. Car mon salut approche, il vient, et ma justice va se révéler. Heureux l'homme qui agit selon le droit [*>*|*|*|*], qui s'y tient fermement [*] ; il observe le sabbat (*) sans le profaner [?][*][>104][>185][29][*][94,95] et se garde de toute mauvaise action [>191][*|*|*|*]. L'étranger qui s'est attaché au Seigneur ne doit pas dire : « Certainement, le Seigneur va m'exclure de son peuple. [25] » Les étrangers qui se sont attachés au service du Seigneur pour l'amour de son nom et sont devenus ses serviteurs, tous ceux qui observent le sabbat sans le profaner [*] et s'attachent fermement à mon Alliance [1Co][257>259][?][*:*], je les conduirai à ma montagne sainte [4,5]. Je les rendrai heureux dans ma maison de prière, je ferai bon accueil, sur mon autel [51], à leurs holocaustes et à leurs sacrifices, car ma maison s'appellera « Maison de prière pour tous les peuples »[*|Jn(1)].

            Aïe aïe aïe: l’observation du droit et la pratique de la justice sont choses trop sérieuses pour ne pas en exclure d’emblée les étrangers qui s’en approcheraient sans être "experts"©[152][113]. Heureux l'homme qui agit selon leur "droit garanti pur porc"[153][154], leur fait bon accueil et s’y tient fermement : quoi qu’ils profanent [155, APR note 30] (à la demande [156][157][158, note 14] de tous ceux qui observent le sabbat en le profanant), ils rendent heureux tous ceux qui, se prosternant sur leur autel, leur servent holocaustes et sacrifiés [159, note 72], car leur maison s’appelle « Maison de crière [160] au nom du peuple [161,§2] ». Ce qui permet [162] agréablement de vivre comme des justes [>Lc(2)] (au moins dans leur version psychique [163]) devant tout le monde [164, APR note 12] (puisque tout le monde accepte l’idée qu’il faut respecter l’"autorité"©[5, AV note 272] : combien plus celle qui observe le "droit"©[5, APR note 153] et pratique la "justice"©©© !) : il suffit ensuite de suivre tous les commandements [165][166] et les2053096416.jpg préceptes [167] de l’"expert"© d’une manière irréprochable, et toute l’assemblée du peuple se tenant en dehors… se tient en dedans [168, notes 31 à 33][169, notes 85 à 95], entrant comme dans un moulin à la prière de l’insensé [170] l’encensé… suivant l’usage "thérapeutique"©[99, notes 70 à 77]. Avec l’esprit (? [115]) et la puissance du prophète Philie [171], que les canaris [172] soient sans crainte (même s’ils croient voir des ‘ros minets [173][174], des éléphants roses [175] et autres dahus [176]…), car leur supplication a été entendue ; il fait venir de nombreux fils de Raihël au Baigneur leur Docteur [5, notes 67 à 71], il rampe [96][177][178] derrière le Baigneur, pour couper le cœur des pères de leurs enfants [7, notes 92 à 94], invertir [179] la sagesse des hommes droits à la rébellion ; en somme [180], que tout ce petit monde ait d’autres soucis [5, note 190] que préparer au Seigneur un peuple capable de l'accueillir.

(2) [Vendredi 16 décembre / lundi 19 décembre 2011]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1, 5-25.
{*}{*} 
Il y avait, au temps d'Hérode le Grand, roi de Judée, un prêtre nommé Zacharie, du groupe d'Abia. Sa femme aussi était descendante d'Aaron ; elle s'appelait Élisabeth. Tous les deux vivaient comme des justes devant Dieu : ils suivaient tous les commandements et les préceptes du Seigneur d'une manière irréprochable. Ils n'avaient pas d'enfant, car Élisabeth était stérile, et tous deux étaient âgés.
Or, tandis que Zacharie, au jour fixé pour les prêtres de son groupe, assurait le service du culte devant Dieu, il fut désigné par le sort, suivant l'usage liturgique, pour aller offrir l'encens dans le sanctuaire du Seigneur. Toute l'assemblée du peuple se tenait dehors en prière à l'heure de l'offrande de l'encens. L'ange du Seigneur lui apparut debout à droite de l'autel de l'encens. En le voyant, Zacharie fut bouleversé et saisi de crainte. L'ange lui dit : « Sois sans crainte, Zacharie, car ta supplication a été entendue : ta femme Élisabeth te donnera un fils, et tu le nommeras Jean. Tu seras dans la joie et l'allégresse, beaucoup d'hommes se réjouiront de sa naissance, car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira pas de vin
[*](*) ni de boissons fermentées (*)[*], et il sera rempli de l'Esprit Saint dès avant sa naissance ; il fera revenir de nombreux fils d'Israël au Seigneur leur Dieu, il marchera devant le Seigneur, avec l'esprit et la puissance du prophète Élie, pour faire revenir le cœur des pères vers leurs enfants, convertir les rebelles à la sagesse des hommes droits, et préparer au Seigneur un peuple capable de l'accueillir. » Mais Zacharie dit à l'ange : « Comment vais-je savoir que cela arrivera ? Moi, je suis un vieil homme, et ma femme aussi est âgée. » L'ange lui répondit : « Je suis Gabriel ; je me tiens en présence de Dieu, et j'ai été envoyé pour te parler et pour t'annoncer cette bonne nouvelle. Mais voici que tu devras garder le silence, et tu ne pourras plus parler jusqu'au jour où cela se réalisera, parce que tu n'as pas cru à mes paroles : elles s'accompliront lorsque leur temps viendra. » [1/2][1][>14][17][<37][11]
Le peuple attendait Zacharie et s'étonnait de voir qu'il restait si longtemps dans le sanctuaire. Quand il sortit, il ne pouvait pas leur parler, et ils comprirent qu'il avait eu une vision dans le sanctuaire. Il leur faisait des signes, car il demeurait muet. Lorsqu'il eut achevé son temps de service au Temple, il repartit chez lui.
Quelque temps plus tard, sa femme Élisabeth devint enceinte. Pendant cinq mois, elle garda le secret
[>95][11]. Elle se disait : « Voilà ce que le Seigneur a fait pour moi, lorsqu'il a daigné mettre fin à ce qui faisait ma honte aux yeux des hommes.[1] »

            Le temps d'Hérode le Grand n’est pas le nôtre : de nos jours, être stérile est au pire une souffrance au sein du couple, mais ne fait plus guère honte aux yeux des hommes qui, depuis lors, se sont trouvés grâces auprès de sujets de gloire aussi éphémères qu’ils se les taillent à leur mesure. Sujets qui ne se conçoivent pas sans leur opposer, par retour de balancier [181], leurs antithèses [182, note 10][183, note 7] bouleversantes de honte [184: celles-ci se faisant moins éphémères dans leurs effets, afin d’obtenir une synthèse fou-thétique [185, AV note 22][186, APR note 17] qui le soit également moins.

         Le temps d'Hérode le Grand n’est pas non plus le nôtre dans le sens où, en dépit de cette honte aux yeux des hommes, ne pas avoir d’enfant n’est en rien rédhibitoire à ce que chacun puisse exercer ses compétences propres [187, APR note 205][71, notes 90 à 94][7, notes 92 à 95], son autorité et son temps de service._S’ils n’avaient pas d’enfants, Zacharie et Élisabeth3698174843.gif vivaient tous deux comme des justes devant Dieu : ils suivaient tous les commandements et les préceptes du Seigneur d'une manière irréprochable. Vivre comme des justes, c’est bien vivre comme des justes : ajuster le corps à l’esprit_[188, APR note 18]; ce n’est pas nécessairement être parfaits en tout point [99,1]… mais pas davantage se satisfaire -des lèvres [189]- de dire magnifiquement comme des justes [190][191, APR note 18] afin de se justifier à faire ensuite comme un roseau agité par le vent [>Lc(1)] : le contraire de ce qu’on dit [99, APR note 13][191, APR note 40][192], jusqu’à exercer -et détourner- des compétences propres, une autorité et un temps de service à fatiguer (et parfois "fatiguer"©[193] !) les hommes [>Is(3)] qui ne veulent pas suivre des commandements [194] et des préceptes –tournant fou à l’intérieur de leurs systèmes [112, APR note 15/1][195, AV note 4]- que ces derniers ont parfaitement compris comme annonçant une mauvaise nouvelle [125] prenant plutôt la bonne sous son ombre [>Lc(3)] !

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noel_pere_noel042.gif      De quoi fiche le bourdon [196], (antithèse de la joie et l'allégresse [>Lc(2)] !), beaucoup d'hommes s’accordant davantage à se réjouir_[>Lc(2)] de l’"existence"[197, notes 53 à 56] du père Noël [198][199][200] que d’enfants à naître au-delà de ce qui est possible aux hommes : d’où que de tels enfants -libres des normes [201, notes 5,6] de la "crème" et du "miel" en vigueur [191, APR note 47][202,2Tm]- sachent mieux que personne rejeter le mal et choisir le bien [>Is(3)]

(3) [Dimanche 18 décembre / mardi 20 décembre 2011]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1, 26-38.
{*}{*} (*)(*(2)2045309755.jpg)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)
Au sixième mois d’Élisabeth, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph
(<-) ; et le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire [Is/(*)/[8]], puisque je suis vierge ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre (Mt) ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu. Et voici qu’Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait : ‘la femme stérile’. Car rien n’est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

(3) Livre d'Isaïe 7,10-16. (*)/(*)(*)(*)(*)(*)(*)  [Mardi 20 décembre 2011]
Le Seigneur envoya le prophète Isaïe dire au roi Acaz : « Demande pour toi un signe venant du Seigneur ton Dieu, demande-le au fond des vallées ou bien en haut sur les sommets. » Acaz répondit : « Non, je n'en demanderai pas, je ne mettrai pas le Seigneur à l'épreuve. » Isaïe dit alors : « Écoutez, maison de David ! Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes : il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu ! Eh bien ! Le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la jeune femme est enceinte, elle enfantera un fils, et on l'appellera Emmanuel, (c'est-à-dire : Dieu-avec-nous). De crème et de miel
[*] il se nourrira, et il saura rejeter le mal [*!!!] et choisir le bien. Avant même que cet enfant sache rejeter le mal et choisir le bien, elle sera abandonnée, la terre dont les deux rois [?|?] te font trembler. »

         « Parmi les hommes, aucun n'est plus grand que Jean (qui est pourtant bien plus qu'un prophète) ; et cependant le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand que lui. […] Mais les pharisiens et les docteurs de la Loi, en ne recevant pas ce baptême, ont rejeté le dessein que Dieu avait sur eux. [>Lc(1)] » Plus près de nous, d’autres ont reçu ce baptêmemais "les pharisiens et les docteurs de la Loi" aimant à s’adapter à leur époqueà toute époque-, ils restent au moins fidèles [203, APR note 104] à eux-mêmes : s’ils ont reçu ce baptême, ils agissent comme s’ils ne l’avaient pas reçu. Car ils disent et ne font pas, etc. [71,Mt(1)] Zacharie et Élisabeth, eux, vivaient tous deux comme des justes devant Dieu : c’est dire qu’à rebours des précédents, ils disaient et faisaient -ou choisissaient de faire le bien, inhérent à l’épreuve du mal tapi en chacun de nous-, en fonction de ce qu’ils disaient. Zacharie est prêtre, appartient à un groupe de prêtres, et à ce titre assure le service du culte devant Dieu : de toute l’assemblée du peuple se tenant en dehors, personne ne lui conteste une légitime autorité à laquelle pas même la malheureuse stérilité d’Élisabeth ne saurait porter ombrage : le peuple tient lui-même Zacharie pour un prêtre juste et bon. Mais s’il est appelé à devenir le père du plus grand des prophètes, Zacharie n’est pas prophète en soi : il se révèle d’ailleurs, non pas faux prophète, mais un "mauvais" prophète ! En effet, le "bon" prophète se prosterne quand l’ange du Seigneur lui apparaît, mais il n’est pas fondamentalement bouleversé et saisi de crainte. Le "bon" prophète reconnaît si bien l’ange du Seigneur que celui-ci n’a pas besoin de décliner son identité ; or, ici l’ange est pour ainsi dire "obligé" de se présenter : « Je suis Gabriel… » (Six mois plus tard, à Nazareth [>Lc(3)], le même ne se présente pas explicitement -"il se tient en présence de Dieu" : familière de cette présence, à sa manière Marie s’y tient aussi- ; mais si elle n’est guère moins bouleversée que Zacharie, elle se demande "ce que peut signifier cette salutation" de l’ange : non qui il est [120]…). Et bien sûr, plus grand que tout, le "bon" prophète croit aux paroles de l’ange -"que tout se passe pour lui selon sa parole"- : le moins "bon" devra garder le silence "jusqu'au jour où cela se réalisera" !
         Plus près de nous… les choses se gâtent vertigineusement avec ceux qui ont reçu ce baptême, mais agissent comme s’ils ne l’avaient pas reçu. S’ils ne rejetaient que le dessein que Dieu avait sur eux, ils ne seraient spirituellement "dangereux" que "pour eux-mêmes". Las : ils le sont aussi "pour les autres"([141, note 15]!), parce que rejetant aussi [204] le dessein que Dieu a sur les autres. Quels que furent les bouleversements intérieurs de Zacharie et de Marie à l’apparition d’un ange, -à la limite, quel que soit le degré de réceptivité [205, note 6] de chacun à sa parole-, aucun ne l’a rejeté en tant que telaucun n’a prétexté de son bouleversement foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétéet de sa crainte pour les "adapter" à l’air d’un temps qui, d’ailleurs et Dieu merci [119,vidéo!], n’existe pas encore : jusqu’à la sortie de Zacharie du sanctuaire, "ils comprirent [97][206,Mt(1)+Pr][40, APR note 36] qu'il avait eu une vision dans le sanctuaire"… et personne n’aura été leur faire "comprendre"© -ou suggéré à demi-mot- la moindre "hallucination sensorielle"©[207, note 60][208, note 60/2][209, note 36] ou "fantôme"©[209, notes 68 à 70][168, notes 22,23][30, note 31] à faire frémir dans les chaumières bien-portantes. Jusqu’à la sortie de Zacharie du sanctuaire, "ils comprirent"sans que personne d’entre eux ne songe un instant à s’approcher du vieux prêtre devenu muet, afin de vérifier l’intégrité structurelle des fibres de sa matière blanche [141bis, APR note 173/1] ! Même à supposer qu’ils eussent disposé de tout le bazar d'imagerie cérébrale (car, pour peu qu’il emprunte à son collègue l’oncle Bernhard son extraordinaire machine [210], rien n’est impossible au Docteur !…), ils n’en ont pas eu besoin pour comprendre. Ce qui, in fine -et vu de notre époque-, est peut-être plus extraordinaire que la machine de l’oncle Bernhard… voire qu’un ange annonçant quelque naissance comportementalement étrange [211][5, note 212].

         « Comment vais-je savoir que cela arrivera ? », « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? » : autant de questions qui ne se poseraient plus [212] de nos jours, puisque seul l’"expert"©[152][141][141bis] –y compris celui qui a reçu le baptême- sait "que cela arrivera"©[213], et cela suffit à tout le monde [164, APR note 12]. S’il s’est trompé (ce qui arrive [214] !), ce n’est pas grave : l’essentiel (ce sans quoi nous allons nous étioler)[119, APR note 30] est qu’il se soit trompé à propos de quelqu’un de mal-portant (car lui aussi sait rejeter le "mal"© et choisir le "bien"©[215][>Is(3)]). Pour le bien-portant, tout va bien, justement : lui sait que l’"expert"© sait "que cela est arrivé"©[216, notes 88 à 90][217, APR note 63][104, APR note 258], et cela suffit également à tout le monde. Ceci même s’il se trompe encore : c’est qu’il "doit progresser, gagner en rigueur, être à la pointe de sa discipline et nous déformer se former en permanence…"[141, APR note 87]. Comment va-t-il se faire que le "malade"© soit "malade"©, puisqu’il est vierge de tout virus [218, note 1][219, notes 10,11] psychique ? Pas de difficulté particulière [123, AV note 15][220] non plus : dans le "meilleur" des cas, l’"expert"©« regarde dans vos yeux, et peut "voir"©[5,note 289] que vous êtes "mentalement malade"© »[221, note 4]. Dans l’autre cas  (si vous n’êtes pas là [105][106][107][108][109][110][111] alors que vous devriez y être [222, notes 115 à 117]), il ne peut pas regarder dans vos yeux. Néanmoins, il peut "voir"© que vous êtes "mentalement malade"© ; aussi fait-il comme le facteur, en laissant un "avis"©[223] de pas sage. Dans un réel qui est là pour tous [119, AV note 41], il se complique même la tâche (sans doute en vue de gagner en rigueur, d’être à la pointe de sa discipline ?) en chargeant un autre facteur [224][203, APR note 104] de transmettre [225] pour lui son"avis"©[226][227][99,11]à qui de droit et de justice.

         « Sois sans crainte, Zacharie… », « Sois sans crainte, Marie… » : au temps d'Hérode le Grand, les rois sont rois, les prêtres sont prêtres, les prophètes sont prophètes, le peuple se tient dans le peuple… et les anges sont des anges sans que cela n’affecte quiconque. Les pharisiens et les docteurs de la Loi eux-mêmes sont ce qu’ils sont, fatiguant les hommes, demandant -ou non- un signe venant du Seigneur, mais ne se faisant pas seigneurs à la place du Seigneur, rois à la place des rois, prêtres à la place des prêtres, prophètes à la place des prophètes, anges à la place des anges… et surtout pas peuple à la place du peuple. « Sois sans crainte… » : chacun étant à sa place -quitte à en abuser, ne sachant pas toujours rejeter le mal et choisir le bien…-, il ne faut décidément pas être moins qu’un ange pour bouleverser et saisir de crainte. Zacharie n’est toujours pas prophète en soi : il se révèle non pas faux prophète, mais "mauvais" prophète. Ce dont il n’a pas à rougir, puisque son temps de service au Temple est un temps de prêtre, et non un temps de prophète. Ce qui est heureux, attendu que sorti du sanctuaire, il ne pouvait pas parler au peuple : le Seigneur a sans doute de l’humour, mais il est vraisemblable que s’Il envoyait un prophète dire… qu’il ne peut rien dire, celui-là ne pourrait pas davantage en rire.

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         "Experts"© obligent, l’ange du Seigneur n’est plus nécessaire aux bouleversements et saisissements de crainte : grâce à eux, et bien qu’ils soient fort en peine de fournir le moindre signe [228][229][230][0, notes 114 à 117]qu’on leur demande au fond des vallées ou bien en haut sur les sommets–, il est rassurant [99, note 3] de ne plus avoir à s’inquiéter [99, note 2] des anges pour trouver à satiété de quoi être bouleversé et saisi de crainte chez les hommes : à présent (à absent également [0, notes 105 à 111]…), tout se passe pour eux selon la seule parlote [0, note 54] des pharmaciens et des docteurs de l’Aboi [0, notes 43 à 46]. Pourvu que ces derniers n’oublient pas de ponctuer régulièrement leur discours du vocabulaire [231, notes 25 à 45] psypnotique [232, notes 12][85, note 53][233, notes 14,15][234, APR note 149][235, notes 155 à 157][236] adéquat (médecine [237][238], science [141, notes 3 à 5], cerveau [141bis, APR note 144], etc.), les hommes peuvent alors puiser sans crainte leurs bouleversements et saisissements de crainte dans le vivier inépuisable des ex-hommes [0, note 33][239][240, notes 77 à 80] "épuisés"©[0, note 193]. Saluons les hommes comblés-de-bouleversements-et-saisissement3988678359.jpgs-de-crainte, le Baigneur est avec eux. À son catalogue [241][31] –qui s’étoffe édition après édition, contrairement à certaines de ses tenues vestimentaires [26][27][28]- des "malades"© gluants [242] à souhait, à l’exception du "dépressif"©[243][244][245][246] qui, lui, est censé être bouleversé et saisi de crainte par lui-même sans apport externe… sauf cas exceptionnel de "suicidaire"©[247, notes 63 à 70]. Mais, de même que l’on ne saurait envisager de pêcher sans ver à l’extrémité de l’hameçon, le "dépressif"© reste indispensable au bon fonctionnement du système : sans lui, les hommes seraient moins comblés-de-bouleversements-et-saisissements-de-crainte, risquant de rentrer bredouilles de la pêche [248] à… ce qui, justement, les comble : en tête de gondole, le "psychopathe"©[249][250], le "schizophrène"©[8][251], le "paranoïaque"©[252][253] (il "existe"©[0, note 197] même un modèle assez pointu dans le bouleversement et le saisissement de crainte : le "schizophrène paranoïaque"©[186; il faut simplement savoir que les délais de livraison sont un peu plus longs que les modèles simples…). À condition d’être riches de bien-portance à la naissance, beaucoup d'hommes se réjouiront du "maniacoparaschizoïdotripolaire"© à basse pression inversée et arbre à came en tête [254]… quand il sortira enfin des chaînes de fabrication : à l’évidence [255, APR note 70], ce modèle toutes options devrait constituer un insurpassable haut de gamme. Quoique… rien n’étant impossible au Docteur créant détruisant du rien à partir de rien- comme en témoignent [256] les soixante dix-huit minutes de la vidéo présentée à l’issue de cet article externe (également visible depuis la colonne droite de la psyché sans tain)-, peut-être a-t-il encore quelque méga-surprise [257, notes 1] dans ses cartons ?…

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         « Mais voici que tu devras garder le silence, et tu ne pourras plus parler jusqu'au jour où cela se réalisera, parce que tu n'as pas cru à mes paroles : elles s'accompliront lorsque leur temps viendra. [>Lc(2)] » Et voici que l’"expert"© réalise les paroles de l’ange, parce qu’il y a cru… et s’est rendu crédible [258][259] auprès de lui : bien plus crédible que s’il avait été un angeun vrai [260, APR note 7] ! Parce qu’il prend le contre-pied de l’ange, l’"expert"© : non seulement il n’est ni bouleversant ni saisissant de crainte, mais il se fait fort d’"apaiser"©[143] tout bouleversement et tout saisissement de crainte. Et c’est ainsi qu’il réalise les paroles de l’ange : sus à tout bouleversant et saisissant de crainte ! Voici que celui-là peut bien dire ce qu’il veut, voire en rajouter -pester, taper du poing sur la table et s’indigner sur tous les tons ; parce qu’il ne croit pas aux parlotes de l’"expert"©, son cas"s’aggrave"©"dangereusement"©. Peu 2808429379.jpgimporte [261] que sa "dangerosité"© soit d’ordre "psychiatrique"© et en rien criminelle [141bis, APR note 156] : même en dehors de tout contexte judiciaire et délictueux, l’important, c’est de connaître et d’aimer ce qui est essentiel [119, APR note 30] : la force dont l’ange a besoin, celle d’"experts"© témoins [262][263, APR note 66][34, note 1] qui, en définitive, savent [119, APR note 45] faire trembler jusqu’aux rois de la terre en employant à dessein le violent mot [164, note 12] "danger"©[264, notes 4,5] de la main gauchetout en s’imposant de la main droite [265] comme les incontournables "protecteurs"©[266, note 5] contre le (mé)dit "danger"©[260][247; côté "expert"©, l’avantage de la "dangerosité"© d’ordre "psychiatrique"© reste bien entendu en ce que l’ange non-"psychiatre"©[113] est prié de croire sur parlote l’ange de la mauvaise nouvelle [125]. Quant au "démon"©[260, notes 11 à 13] bouleversant l’ange et le saisissant de crainte (tout fiche le camp…), il va de soi que pareil "dangereux"© n’a plus son mot à dire (encore moins s’il n’a pas cru aux parlotes de l’ange de la mauvaise nouvelle, ce "psychotique paranoïaque"©[267] !) : voici qu’il est comme s’il devait garder le silence [268, note 55] et qu’il ne puisse plus parler [269][83, notes 7 à 9][270] jusqu’au jour où cela se réalisera. "Cela", ce sont les "soins"©[271][271bis] qui s’accompliront lorsque leur temps viendra. Leur temps ? Mais "avec l’urgence que nous savons"[123, AV note 15][268, note 48][30, notes 95 à 100], à en juger par une demande [272][273] toujours croissante [274, notes 159 à 165], ce temps-là est déjà venu ! Et ce temps-là (un sale temps [275], braiment…) est si pressant qu’il est bien plus qu'un prophète !  Il marche (non : il court ventre à terre [276, APR note 1197071790.jpg1] !) devant le service du Seigneur pour l'amour de son nom [>Is(2)], le droit [277] et la justice [278], toute alliance présente et passée, le service du culte devant Dieu, l’usage liturgique, le plein [279] d’Esprit Saint (que d’ailleurs, seul l’"expert"© sait "reconnaître"©[280, APR note 10] depuis que lui-même -et tout le monde [164, APR note 12] avec lui [121][31,com.1,2,4,6]- se "reconnaît"© pince multi-fonctions [281, APR note 3][282][283, APR note 42], loin du temps barbare d'Hérode le Grand, où les rois étaient seulement rois, les prêtres seulement prêtres, les prophètes seulement prophètes, le peuple seulement peuple, etc.), les montagnes changeant de place ou les collines s'ébranlant [>Is(1)].
         De plus, le "dangereux"© bouleversant et tout saisissant de crainte présente un autre avantage, à l’"expert"© comme à ceux qui le suivent (les bouleversés et tout saisis de crainte en premier lieu) : contrairement à l’ange, lui est saisissable à son tour [284, APR note 11]. Ni Zacharie ni Marie ne s’y seraient frottés avec Gabriel ! Mais avec un "dangereux"© un peu plus incarné, tout va bien : il suffit qu’il « veuille avoir toujours raison [285, APR note 28] », et l’on peut remettre en cause sa cohérence ; à l’abri [286][287][288] de celle [0, notes 114 à 117] de l’"expert"©, le bouleversé et tout saisi de crainte n’a jamais tort [289][290, notes 15,16][291] : n’est-ce pas une merveille [292] ? Comment ? Il arrive "accidentellement"©[293?] à l’"expert"© d’avoir tort [214][141][141bis] ? Cela, ce n’est pas le problème [294] du bouleversé et tout saisi de crainte : il n’est pas "expert"©[113], lui ! N’est-ce pas assez qu’il soit bouleversé et tout saisi de crainte ? Et puis, ne savons-nous pas de source sûre que l’"expert"© "doit progresser, doit gagner en rigueur, doit être à la pointe de sa discipline et se former en permanence…"[141, APR note 87]… et doit accessoirement éviter de se fourrer le doigt dans l’œil [295] s’il veut être plus à son aise pour développer sa "science"© du cerveau [5, note 73][141bis][296][297,com.4][298,com.5] ?

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         « […] parce que tu n'as pas cru à mes paroles... [>Lc(2)] » ; fût-on un Zacharie, on peut vivre comme un juste devant Dieu, suivre tous les commandements et les préceptes du Seigneur d'une manière irréprochable, voire être assez familier de l’existence de l’ange du Seigneur pour ne pas hurler au "fantôme"© à sa seule apparition, on n’en est pas moins homme… et on raisonne en tant que tel : « Moi, je suis un vieil homme, et ma femme aussi est âgée. » Un vieil homme, une femme âgée : voici plus vraisemblablement ce qui appartient à une génération de grands-parents plutôt que de "jeunes" parents. Rien n’est impossible à Dieu ; mais avec l’âge, l’habitude solidement ancrée d’entendre autour de soi appeler : ‘la femme stérile’ [>Lc(3)], même l’ange du Seigneur –qui, par définition, n’est pas sujet à toutes ces contingences- ne bouleverse finalement pas assez (!) le vieux prêtre pour que ce dernier croie immédiatement à ses paroles, au possible de Dieu. Et si on peut légitimement déplorer la sanction qui s’en suit "jusqu'au jour où cela se réalisera", on peut néanmoins saluer chez le prêtre un souci humain du discernement -et de la cohérence [141, APR note 9][0, notes 114 à 117]- le conduisant à ne pas confondre foi et crédulité [258][259][299][300] : l’âge et l’expérience [301] aidant, il sait mieux que personne combien l’ange des ténèbres n’est pas le dernier à tenter [302,Mt] de se présenter sous les "traits" de "l’ange de lumière"[303]. Qui peut le plus peut le moins : ce qui signifie encore que, mieux que personne, lui ne se serait pas laisser berner une minute : n’accueillant pas les yeux fermés dans le sanctuaire un esprit étranger au Temple [304, notes 17][305,1Co], se faisant efficacement passer pour si familier [306] du Temple [307,Tt[1>]] que nul n’eût tiqué à ce qu’il se hisse "seigneur à la place du Seigneur, roi à la place des rois, prêtre à la place des prêtres, prophète à la place des prophètes, ange à la place des anges"[0, APR note 227]
         Il convient justement de relativiser la position de Zacharie au regard de l’ange ; il n’est pas de ceux qui ont rejeté le dessein que Dieu avait sur eux [>Lc(1)]mais il n’a pas accueilli ce dessein aussi immédiatement que Marie : il l’eût d’ailleurs formellement rejeté que Dieu eût "donné la vigne"[304] à un autre que luiet qu’il ne serait pas même devenu muet : en effet, dès lors à quoi bon ? Au vieux et fidèle serviteur de Dieu qu’est Zacharie, il serait particulièrement injuste et mal venu d’appliquer la parole du Seigneur à Jérusalem : « Elle n'a écouté la voix de personne, elle n'a pas accepté de leçon, elle n'a pas fait confiance au Seigneur, elle ne s'est pas présentée pour servir son Dieu. [307,So] » Il a bien écouté la voix de l’ange, disposera de neuf mois pour en accepter la leçon : neuf mois qu’il mettra à profit pour mieux faire confiance au Seigneur… et Le bénir sitôt sa langue déliée [308,Lc].

         Il n’empêche : « […] parce qu’il n’a pas cru à ses paroles... », Zacharie a manifesté là une certaine défiance vis à vis de l’ange… et incidemment du Seigneur : puisque par définition, il est son messager. fiance qui, moins que jamais, relève décidément de la fiance [309,§5] à l’état pur : le vieux prêtre observe simplement un léger recul par rapport aux paroles de l’ange, se demandant -davantage que Marie- ce qu’elles peuvent signifier. Sachant par ailleurs que trahir la confiance de quelqu’un, c’est très violent (car la confiance est aussi le ciment de toute société)[164, APR note 20], nous sommes évidemment loin d’un tel schéma chez Zacharie : au contraire, c’est précisément parce qu’il est attaché à ne surtout pas trahir la confiance du Seigneur qu’il a temporisé sa fiance dans les paroles de l’ange ; tant et si bien que cette marque de défiance apparaît in fine comme un hommage voilé -et paradoxal- à la confiance elle-même ! Ce qui ne signifie nullement, à l’inverse, que le Seigneur renonce systématiquement à accorder Sa confiance à quelqu’un qui la trahisse ensuite : à cet égard, Judas [310] demeure plus que jamais un emblème incontournable (le langage commun ayant associé l’image du traître [311] à son seul nom)jusqu’à une très violence [312, notes 43 (57,58)] s’étant traduite comme on le sait [313]. Ce serait de nouveau faire injure [7, note 72] au père du plus grand des prophètes que de l’intégrer dans pareille catégorie : quand les montagnes changeraient de place, quand les collines s'ébranleraient [>Is(1)], il suit tous les commandements et les préceptes du Seigneur d'une manière irréprochable, assure le service du culte devant Dieu au jour fixé pour les prêtres de son groupe, pour aller offrir l'encens dans le sanctuaire du Seigneur, etc. Ni avant ni pendant ou ensuite, n’est-il suspect de la moindre trahisonsinon à l’endroit d’un usage séculaire (mais non liturgique !) imposant le nom de Zacharie junior à un fils qu’il désignera néanmoins comme Jean [308][314].

         Alors, quittons l’ange et Zacharie… mais sans quitter le thème de la défoi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétéfiance. Thème qui, précisément, aura récemment précédé celui de la violencechez la même auteure : Michela Marzano, sous le titre du « contrat de défiance ». Présentation de l’éditeur : « Sans confiance entre les individus, c'est toute notre société qui s'écroule. La peur, la déraison, la faillite, la guerre, la paranoïa menacent. Pourtant : la judiciarisation des rapports contractuels, le désir de contrôle, la difficulté d'accepter notre part humaine de fragilité, sans laquelle la confiance n'existe pas, engendrent une société ou de la défiance. L'essai magistral de Michela Marzano offre une double perspective historique et philosophique : de la banqueroute de Law (1720) à la crise du prêt interbancaire (2007-2008), de l'égoïsme libéral au doute systématique des théories du complot, du don de soi dans l'amour à la multiplication des conflits juridiques dans la sphère privée (sait-on que 70 % des contentieux au TGI sont familiaux ?), de la crainte de tout perdre à l'éloge de la dépendance, Michela Marzano construit et déconstruit notre rapport à la confiance. Le pilier de notre civilisation. »[315]


        Et puisque nous voici de retour en ce XXIe siècle, prenons au "hasard" quelque critique littéraire en ligne (ou s’improvisant tel…)examinant « le contrat de défiance » de Michela Marzano. Quelqu’un qui va nous résumer l’ouvrage d’un trait lapidaire se concentrant sur à peine quelques lignes : plus concis même que la présentation de l’éditeur ci-dessus ; si concis qu’au final, la présentation de l’auteure s’en avère plutôt moins succincte ! Voici ces lignes, in extenso :
« Qu’est-ce que « le contrat de dé­fiance » ? Ce n’est pas un ob­jec­tif, ni un péril, pas plus qu’une va­leur, et en­core moins une charte. C’est d’abord, pour M. Mar­zia­no, un pléo­nasme. C’est en­suite un leurre. Le contrat est l’ex­pres­sion de la dé­fiance ; c’est la forme quasi dé­pres­sive d’un lien so­cial contraint au deuil de la confiance. Mais qu’est-​ce que la confiance ? L’essai pa­pillonne, avec éru­di­tion mais sans in­tui­tion forte, au­tour de ce concept sans dé­ga­ger de sé­man­tique pré­cise ou, à dé­faut, pro­vi­soi­re­ment consen­suelle. »
On aura noté ici, chez notre critique, comme une légère déception, celle-ci semblant dictée par une certaine exigence d’ordre intellectuel : "essai qui papillonne", "pas d’intuition forte", "pas de sémantique précise"… presque à se demander si Michela n’est pas priée à demi-mot de revoir sa copie ! La condescendance [316] n’est pas loin, s’accompagnant d’une intéressante référence à ce qui est qualifié de forme quasi "dépressive"©[0, notes 243 à 246] : avec le contraint et le deuil, on sent là un critique littéraire plutôt familier avec une sémantique présentant une perspective moins historique et philosophique que "médicale"©. Sa courte note est grassement titrée ainsi : « Lecture : Dissociété, le deuil de la confiance ». Un titre qui, déjà, flaire la décomposition… voire une vocation refoulée de croque-mort [317][318][319][320][321][322][323][324][325][326]
        Mais au fait, puisque le thème est à la fiance, peut-on faire confiance à notre critique littéraire du jour ? Si, par exemple, nous apprenions inopinément qu’il fusse par ailleurs familier d'immixtions arbitraires ou illégales dans la vie privée, la famille, le domicile ou la correspondance (très en pointe [141, APR note 87] en matière de correspondance [327, note 103][328, APR note 27]…), d'atteintes illégales à l’honneur d’autrui et à sa réputation [7, note 75], sans doute pourra-t-on lui faire confiance sur sa connaissance approfondie de la confiance en deuil. Le croque-mort partage assurément avec le tueur à gages [329] une certaine connaissance de la mort, mais existe-t-il un lien social contraignant le même homme  à cumuler les deux fonctions ? Ne serait-ce pas là une version gore du binôme monophasé "dégageant une sémantique précise" de pyromane/pompier [330, APR note 91] ? Car on sent ici "un objectif", "une valeur", et encore plus "une charte"entre deux fonctions pour le moins complémentaires : une forme quasi "dépressive"© de lien social, si l’on ose direSans omettre "le péril" qui, lui, concernera –sémantiquement et précisément- le mort putatif : celui-là même contre lequel se seront exercées les immixtions et autres atteintes. Indubitablement, ce dernier aura peine à ne pas être l’expression incarnée du deuil de la confiance ! Avec, cependant, l’intuition forte d’une confiance provisoirement consensuelle [331] entre traîtres partageant -ou ayant partagé- le même objectif [332, APR note 30][333, note 59][334,(3)][168, notes 27 à 37][335] contre un trahi trop bouleversant et saisissant de crainte à leur goût.

        Sans doute sommes-nouslà déjà hors-sujet par rapport à l’essai de Michela Marzano ? Du "papillonnage", en quelque sorte (attention à l’épuisette [336][337] !) : exactement comme le fait le seigneur butinant à la place du Seigneur, des rois, trêtre [338, note 62][339] à la place des prêtres, des prophètes, des angesainsi que -pourquoi pas ?- critique littéraire à la place des critiques littéraires !…

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Fin au 27 décembre 2011

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