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dimanche, 08 janvier 2012

PROSTERNABLES ?

Fin de NO AILES ? au mercredi 11 janvier 2012                      Fin au mardi 17 janvier 2012

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société
podcast
« Il est vivant ! » - CD 43 : Prosternez-vous 3mn26
(extrait de « Adorez-le », Editions de l’Emmanuel)

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(1) [Dimanche 8 janvier 2012 : épiphanie du Seigneur - Solennité {*}]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 2, 1-12.
{
*}{*}{*} 
Jésus était né à
Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile [*|*] et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui [58!]. Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie [*]. Ils lui répondirent : «À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple.»
Alors Hérode convoqua les mages en
secret [*] pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Sur ces paroles du roi, ils partirent. Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant. Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents  [!][*|*|*|*|*|*|*|*]
: de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

              N'avait-il pas de quoi être pris d’inquiétude -et tout Jérusalem avec lui !-, en apprenant cela ? Cela ? Pas moins que des mages venus d'Orient "venus se prosterner devant le roi des Juifs qui vient de naître". Enfin quoi, que faisaient ses "mages" à lui : tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël ? Ne savaient-ils donc pas  en quel lieu devait naître le Messie ? Pourtant si, ils le savent : puisqu'à sa demande, ils se réfèrent à ce qui est écrit à son sujet par le prophète... autre "mage" de chez lui, antérieur à ceux qu'il a alors à sa disposition. C'est bien la peine d'être entouré de si fins connaisseurs de l’Écriture pour se voir ainsi "coiffé au poteau" par des étrangers, autant en ce qu'ils surgissent d'Orient qu'ils représentent des païens : censément moins connaisseurs -voire ignorants- de cette Écriture qui, de secret, ne devrait en avoir aucun pour les siens. L'ont-ils seulement lue, ces mages exotiques demandant où est le roi d'une nation à laquelle ils n'appartiennent même pas [1] ? Pour l'heure, la question est moins d'avoir lu que d'avoir vu ; c'est qu'à l'exotisme de leur lointaine origine, ils ajoutent celui de leur mode de connaissance : ils ont vu se lever une étoile ! Soit : et après ? Le ciel de Jérusalem serait-il si différent de celui de leur Orient ? Ne sait-on pas y lever les yeux, regarder autour de soi aussi bien que là-bas ? D'autant que si le prophète parle de Bethléem en Judée -"certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée"... mais pas le premier !-, il n'est pas avare de mots à propos de Jérusalem : n'est-ce pas sur celle-ci que se lève le Seigneur, sur elle que brille sa gloire, vers sa lumière que doivent marcher les nations[>Is] ? Lumière des nations... mais pas fichue de voir se lever une étoile dans le ciel ! Inquiétant... et un rien humiliant.

  Jacques Brel - La Quête (pour atteindre l'inaccessible étoile...) .mp3  
   
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         Naturellement,  il ne saurait être question de déroger aux règles orientales de l'hospitalité à l'égard de ces étrangers venus précisément d'Orient ! Ce qui est heureux pour ces visiteurs guidés foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétépar une étoile qu'eux seuls semblent avoir vu : parce qu'ils ne s'adressent pas exactement à n'importe qui. Nous sommes au temps du roi Hérode le Grand... dont cette épithète flatteuse suggère moins une haute stature en centimètres qu'un pouvoir sans partage [2][3]: il est radieux [>Is] ? Tout Jérusalem est radieuse avec lui ! Il se prend d'inquiétude [4, note 2] ? Précurseur, il nous invente déjà la contagion "dépressive"©[5][6][7][8] sur tout Jérusalem. Précurseur, oui mais : pas suffisamment pour savoir redéfinir [9, note 129] la vision d'une étoile qui se lève en "hallucination sensorielle"©[10, notes 146] : aussi est-il encore prématuré de songer à troquer les règles orientales de l'hospitalité contre les règles occidentales de l'"hospitalisation"©[11, notes 51 à 56][12, APR note 100][13, notes 38,39][14, notes 25,26][15, notes 84,85]. N'étant l'existence de ces règles-là, le roi Hérode a donc quelque raison d'être pris d'une inquiétude que celles-ci ne peuvent pas résorber ; qu'ils s'appliquent l’Écriture à eux-mêmes ou non [16, note 2][17, note 2], ses "mages" en sont des connaisseurs, mais ils ne sont pas des "mages médecins"©[18: ces derniers n'existent pas davantage.
         En cela, nos mages (les vrais) sont décidément nés sous une bonne étoile : de fait, comment ne la suivraient-ils pas ? Parce que si la tradition nous en rappelle le souvenir sous la dénomination des fameux "Rois mages", rien n'indique formellement une telle royauté dans le texte : de roi, il n'y est question que de celui des Juifs qui vient de naître... et bien sûr de Hérode le Grand lui-même, devant lequel tout Jérusalem est prié de se prosterner. Or, voici des mages venus d'Orient qui, non seulement ne semblent pas se plier à ces mœurs locales mais viennent directement trouver celui qui les incarne sur sa personne pour lui signifier qu'ils désirent ouvertement s'y plier... nullement sur lui (!), mais sur un nouveau-né dont les qualificatifs -et l’Écriture- revêtent une royauté plutôt envahissante à l'égard de celle de notre potentat local : pour moins que cela, l'Histoire regorge de sérieux incidents diplomatiques !... (Ce sera même pour cela que Hérode -incapable, lui, de repartir "par un autre chemin" que son étroite vision politique du moment- fera accomplir la funeste prophétie de Jérémie : « Un cri s'élève dans Rama, des pleurs et une longue plainte : c'est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas qu'on la console, car ils ne sont plus. »[10,Mt(5), AV note 359]). Précisément, n'eusse pas été plus simple pour Hérode d'éradiquer le problème à sa source : de faire discrètement (et plus définitivement que par voie d'"hospitalisation"©!) disparaître ces déconcertants visiteurs ? Après tout, qui d'autres qu'eux-mêmes "avaient vu se lever l'étoile" ? Étant venus de si loin, sur place personne ne se serait inquiété d'eux ; de chez eux, qui aurait entrepris à son tour un si long voyage pour s'enquérir de leurs nouvelles ? Quand bien même cela se fût produit, il n'eût pas été difficile d'invoquer quelques bandits [19][20][21][22] sur les chemins : le monde était déjà si dur [23, note 13/2 !...

Livre d'Isaïe 60,1-6. (*)/(*)(*)
Debout, Jérusalem ! Resplendis : elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s'est levée sur toi. Regarde : l'obscurité recouvre la terre, les ténèbres couvrent les peuples ; mais sur toi se lève le Seigneur, et sa gloire brille sur toi. Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore. Lève les yeux, regarde autour de toi : tous, ils se rassemblent, ils arrivent ; tes fils reviennent de loin, et tes filles sont portées sur les bras. Alors tu verras, tu seras radieuse, ton cœur frémira et se dilatera. Les trésors d'au-delà des mers afflueront vers toi avec les richesses des nations. Des foules de chameaux t'envahiront, des dromadaires de Madiane et d'Épha. Tous les gens de Saba viendront, apportant l'or et l'encens et proclamant les louanges du Seigneur.

            « …Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner 1187407987.jpgdevant lui. » De chez ceux qui connaissent la suite de l’histoire [10,Mt(5), AV note 359], à moins d’être d’une singulière mauvaise foi, nul n’ira accorder une confiance [10,Mt(3)][24,  APR note 20] inconditionnelle au roi d’alors, gouvernant dans le temporel cette même Jérusalem que le prophète de l’ancienne Alliance invite à se lever, à resplendirà regarder l’étoile à son tour. Avant même de regagner leur pays par un autre chemin, les mages eux-mêmes en empruntent déjà un autre que celui-là ; pourtant, venant de si loin, que connaissaient-ils d’un Hérode assez retors pour soigner son apparence jusqu’à avaler la couleuvre (de leur non-prosternation devant lui) pour mieux feindre de vouloir suivre leur chemin à eux ? Des on-dit au sein du peuple, tout au plus : mais lorsqu’on se fie à ce qui oblige à lever son regard au-dessus de ce que l’on voit [25], alors on est radieux, le cœur frémit et se dilate ; alors, on ne se laisse pas envahir [26] par les bruits qui courent [27][28] à propos d’un roi ou de ses sujets, flatteurs ou méprisants. Mystère de païens qui se voient "associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l'annonce de l'Évangile"… "mystère" en ce que ceux-là ne viennent nullement s’associer pour autant à des héritages [29], des corps ou des promesses proclamant des louanges plus discutables.

1500670553.jpgLettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 3,2-3.5-6.
(
*)/(*)(*)/(*)(*)(*)
F
rères, vous avez appris en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous : par révélation, il m'a fait connaître le mystère du Christ, dont je vous ai déjà parlé dans ma lettre. Ce mystère, il ne l'avait pas fait connaître aux hommes des générations passées, comme il l'a révélé maintenant par l'Esprit à ses saints Apôtres et à ses prophètes. Ce mystère, c'est que les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l'annonce de l'Évangile.
[*][>7]

Livre d'Aïeaïeaïe 60,1-6. (*), en association avec l’héritage dont les termes ont été cachetés chez notaire [?] dans la lettre de Phil’os à poutre malsain aux Daltoniens [?|?] de la santé(*), alinéas 3,2-3.5-6. (*)
Bouh
[30][31], Jémalpartou ! Rafraîchis [32][33][34][35][36][37][38][39] : elle est venue, ta "lumière"©[40][10, APR note 348], et la poire [10, notes 174 à 176][41] du Baigneur s'est lavée [42][43] sur toi. Apporte-moi ce qui ne me regarde pas… et qui je ne regarde pas [44, notes 81,82][45][46][47] : l'obscurcissant [48][49][50] de la "santé"©[51, APR note 55] recouvre l’atterré [52], les "ténébreux"©[10, note 54][4,8][53,8][54, notes 1 à 5] recouvrent les gentils [55][56][57][58] peuples aux longues oreilles [10, notes 35][59][60] de leur menace de les dévorer tout crus [61][62, notes 1 à 3][63][64] ; mais toi, tu te laves aussi sur le Baigneur, et son globe brille sur vous [65]. Les nations marchent d’ores et déjà vers ses "lumières"©[66,im.3,5,6][53][67][68, notes 34 à 38][69][69bis][70, note 3][71][71bis][71ter][72][73][74][75] (bien qu’elles ne soient pas toujours exactes [76, note 1][76bis] ; mais elles donnent souvent l’impression, l’illusion [77, APR note 44] de tordre le cou aux "hallucinations sensorielles"©[10, notes 146]) et les rois [74,com.4 à 6][78][79], vers l’acidité de ton orange [80, APR note 75].

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Frères lapins, vous avez donc appris en quoi consiste la glace [81][82, APR note 178][0, notes 32 à 39] que le Docteur m’a donnée pour vous : par révélation privée [83,com.10][84, APR note 31], il m'a fait connaître le très épais mystère [85, APR note 105][86,im.5,6] de la crise de "souffrance"© sans souffrance [62][87][88, notes 3,4][67, notes 17,18][89], dont on vous a déjà abondamment parlé jusque dans des lettres ouvertes [54, notes 100 à 105] non notariées. Ce mystère, il ne l'avait pas 4272578002.jpgfait connaître aux hommes des générations passées [90, APR note 32][91, AV note 17], comme il l'a révélé maintenant [92, notes 53 à 56] par l'esprit de Paris V [93] à ses malsains à poutres [94][95][96] et à ses prophètes [12][97, notes 85 à 111]. Ce mystère, c'est que le degré de méchanceté [55] des chiens [98] se mesure à leur refus obstiné de venir se prosterner devant le Docteur, alors qu’ils ne le sont pas [18][99]. C’est aussi que les pas chiens [100][101][102] sont associés au même héritage, au même corps sans délit (voire au même délit comportemental [103, APR note 195], mais sans corps [104] !), au partage des mêmes parjures [105], dans la crise de Philou, par l'annonce de l'Étend-bile [106, note 17][4, note 67] : sinon, qui resterait-il pour tenir en laisse [107][108][109][110][111] tous ces sales cabots [112][113, notes 49 à 55] ?
Baisse les yeux, regarde autour de moi : tous, ils se ressemblent [114, APR note 57][4, note 4][115>116][117, note 59] et se rassemblent [118][119][120], ils arrivent ; ayant échappé de justesse à leurs monstres [121, APR note 122][122][123][124][125][126][127][128][129][130][131][132][133][134][135], tes ficelés [136][137] reviennent de loin, et même tes garçons portent des bas [138][139]. Alors tu "vois"©[140, note 4], tu es irradiée [141][142], ton cœur frémit et se contracte [143] de confiance_[144]. Les trésors d'au-delà [145] des amers [146] refluent vers toi avec les surplus des canalisations [147]. Des foules de cham153998569.jpgeaux [148] les ont envahis [149] afin de les expulser [150, notes 99 à 107], des expulsaires [151, APR note 15] non homologués Made in âne [152][153][154][155][156] et d'É(lé)pha(nt) [157][36][158][159][160]. Tous les gens de Chassa [161][162][163][164][165][166] sont venus, vidant leurs ordures [167][168][169] (et cela sent [170]) et proclamant les louanges du Baigneur.
Sur ces parlotes [171] du roi [172], ils partirent d’un commun accord [173]. Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se laver les précédait ; elle vint s'enraciner au milieu de l’endroit où se trouvait l'océan. Quand ils virent l'étoile, en dépit du mystère qu’elle dégageait, ils éprouvèrent une très grande joie [174]. En sortant de leur raison [175][176][177][178][179][180], ils virent l'océan avec le pédalo [44, notes 78 à 80] de leur père [181] ; et, sur les genoux après une éprouvante traversée [182][183], ils se prosternèrent devant lui. Ils violèrent les coffres-forts d’autrui, et lui offrirent leurs absents [184] afin qu’il en fasse autant [185,com.1]. Et ensuite, avertis en "hallucinations sensorielles"©[10, notes 146] de ne pas se retourner contre Érode [186] par crainte d’être affectés de tournis (car ils avaient déjà été retournés par lui [187][188]), ils regagnèrent leur pays par le même chemin que lui.

2250218926.jpg                Or, si "ce mystère est" d’une part, "que les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l'annonce de l'Évangile" (ce qui est d’ailleurs heureux : qu’en subsisterait-il partout où le dit héritage est dissocié, dilapidé -voire lapidant [10,Ac] - par les non-païens ?), d’autre part, que le blanc illumine le noir -la lumière éclaire les ténèbres de l’obscurité qui recouvre la terre et couvrent les peuples [>Is]-, passé le stade de l’enfant obéissant à Marie sa mère, l’annonce de l'Évangile par le Christ Jésus Lui-même ne passe-t-elle donc pas, elle, le stade d’une belle histoire d’autrefois dont le plus grand mystère serait finalement que l’on s’en souvienne encore de nos jours ? "Même héritage, même corps, partage de la même promesse" : mieux que personne, le notaire sait que l’accomplissement plénier ne peut avoir lieu qu’à l’issue de la disparition du testamentaire. Lumière des nations, oui mais… si l’étoile disparaît là où on lui demanderait plus volontiers d’apparaître, vers où vont marcher les nations ? Que reste-t-il des splendeurs évoquées par Isaïe ? Le livre d’Aïeaïeaïe ? Aïe, en effet : il se fait moins mystérieux que les païens associent alors l'annonce de l'Évangile à une "ténébreuse religion"[94, APR note 171] imprimant justice, paix, amour et vérité [10, notes 370] dans ses dires… tout en exprimant le contraire dans un faire [10, notes 337 à 339, APR note 502] allant puiser ses fondements selon d’autres dires [189, notes 114][190, APR note 47/1] ; le tout semblant justifier, in fine, le recours à la violence [24,  notes 14 à 17][191: recours ultime partout où la plus généreuse des proclamations se heurte [192] à une fin de non recevoir [193, note 6] dans un réel qui est là, pour tous [77, AV note 41] ! Et voilà que cette "religion" voudrait les associer à l'annonce de l'Évangile (littéralement : Bonne Nouvelle) ? Qu’eût-ce été si elle avait été mauvaise, la nouvelle ! Admettons néanmoins qu’elle fût bonne en son temps… mais "en son temps", n’est-ce pas précisément la tenir pour ancienne ? De fait, les frères ont peut-être "appris en quoi consiste la grâce que Dieu a donnée à l’Apôtre pour eux", mais ils n’en ont pas moins appris à demeurer libres par rapport à cette même grâce [10, note 478]… tant dans la lumière que dans les ténèbres. Ils servent la Bonne Nouvelle… o2718128872.jpgu ils s’en servent : de cataplasme, de cache-misère lumineux en vue d’apaiser leurs ténèbres l’espace d’un "pieux" instant ? Puisque associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, les païens n’ont-ils pas le droit d’exiger la justice [10, Is(1), APR note 63] : un peu plus que cautères sur jambes de bois ? Face à eux, que peut bien signifier "servir la Bonne Nouvelle" chez des gens qui n’en supportent plus eux-mêmes l’enseignement solide [194?], allant chercher au gré de leur caprice une foule de maîtres pour calmer leur démangeaison d’entendre du nouveau [195, APR note 42(2Tm)] ? CQFD : à la mesure [196] du seul témoignage de cette démangeaison, leur étrange [197?] et "mystérieux" (sic) Évangile (à l’insupportable [198] Nouveauté !) n’est-il pas -au mieux- "qu’airain qui sonne ou cymbale qui retentit"[199, APR note 31(1Co)] ? Dès lors, qu’ils s’assemblent au chaud entre eux [200][201, notes 6,7][202, note 26] si tel est leur bon plaisir [203, APR note 54] ; mais de grâce (!), qu’ils fichent la paix à des païens ayant là quelque raison de justifier, in fine, de ne pas s’associer les yeux fermésà d’autres yeux fermés : ne serait-ce pas recourir à la violence que d’aller contre cette raison ?…
                Passé donc le stade de l’enfant obéissant à Marie sa mère, l’annonce de l'Évangile par le Christ Jésus Lui-même ne recourait-elle pas plutôt à une autre association (au-delà de celle "du même héritage, du même héritage, du même corps, du partage de la même promesse aux païens") pouvant apparaître comme remarquablement épais de mystère à nos "religieux" démangés d’entendre du nouveau, un peu "justes" en matière de justice et de raison [10, AV note 478] ? Voilà en effet une association ô combien hardie -à les faire frémir d’épouvante si tant est que la peur naisse d’une certaine méconnaissance pratique [10, note 340]- : celle qui va pouvoir assurer -tenons-nous bien- une authentique cohérence [76, APR note 9] entre le dire [ l’enseignement oral ] et le faire [10, notes 337 à 339][4, APR note 13] [ l’incarnation concrète de cet enseignement, que l’on pourrait qualifier d’étaiement de la forme de conviction sur la vérification –quasi scientifique !- de ce qui a été décrit [77, AV note 30](!) ]. Dans un réel qui est là, pour nous [77, AV note 41] offrir une foule d’autres chemins, assez larges [204] pour les avoir truffés de récits mythologiques [195,2Tm] fidèlement –et commercialement [205]- remis au goût des jours, qui l’eût cru ? Incarnation concrète,  menée566085047.jpg presque au pas de course (la patience ne dissuade pas d’une charité [206] qui presse [207,1Co][208,1Co][199,1Co]pourvu que celle-ci s’applique dans la vérité [209][210, APR note 12][211, note 47]), le temps de parcourir une semaine liturgique : qui dit mieux ? Sachons rendre grâce à l’oncle Bernhard qui, manquant un tantinet de la deuxième vertu, aura volontiers surenchéri sur la première [212?] en nous prêtant de nouveau son extraordinaire machine [213][214]. Malheureusement [77, APR note 30], il n’a pas voulu nous accompagner : non qu’il ait craint de se perdre dans les espaces inter-temporels, mais il a poussé un grand cri en apprenant la destination du voyage : Capharnaüm en Galilée, dans les années trente de notre ère ! Redoutable époque qui n’avait pas encore seulement inventé le fauteuil roulant… ni la belote : dommage, car il ne fallait pas moins de quatre hommes pour servir de porteurs à un éventuel paralysé désireux de ne pas resté cloué au lit comme s’il avait de la fièvre : paralysé, mais pas aussi intouchable qu’un lépreux !… Tout cela n’est cependant qu’un simple détail pour l’oncle Bernhard : la vérité est que ce lieu étant habité d’un fort mauvais souvenir chez lui [91, APR note 16][215, APR note 14], on comprendra qu’il se soit senti obligé de l’éviter

(2) [Mardi 10 janvier 2012]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1, 21b-28.
{*}{*}{*} (Lc)(*)(Lc)(Lc)
synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier :  « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu. » Jésus l'interpella vivement : « Silence ! Sors de cet homme. » L'esprit mauvais le secoua avec violence [?|?][78?][?][?] et sortit de lui en poussant un grand cri. Saisis de frayeur, tous s'interrogeaient : « Qu'est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent. » Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée.
(3) [Mercredi 11 janvier 2012]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1, 29-39.
{*}{*}{*} (Mt)(Lc)(*)(Mt)(Lc)(Mt)(Lc)(Mt)
En quittant la synagogue, Jésus, accompagné de Jacques et de Jean, alla chez Simon et André. Or, la belle-mère de Simon était au lit avec de la fièvre. Sans plus attendre, on parle à Jésus de la malade. Jésus s'approcha d'elle, la prit par la main, et il la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.
Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous les malades, et ceux qui étaient possédés par des esprits mauvais. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit toutes sortes de malades, il chassa beaucoup d'esprits mauvais
(Ac) et il les empêchait de parler, parce qu'ils savaient, eux, qui il était.
Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ses compagnons se mirent à sa recherche. Quand ils l'ont trouvé, ils lui disent : « Tout le monde te cherche. »  Mais Jésus leur répond : « Partons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle ; car c'est pour cela que je suis sorti. » Il parcourut donc toute la Galilée, proclamant la Bonne Nouvelle dans leurs synagogues, et chassant les esprits mauvais.
(4) [Jeudi 12 janvier 2012]           [+ Dimanche 12 février 2012]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1, 40-45. {*}{*}{*} (Mt)(Lc)(*)(Mt)(Lc)(Mt)(Lc)
Un lépreux vient trouver Jésus ; il tombe à ses genoux et le supplie : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Pris de pitié
[9|9] devant cet homme, Jésus étendit la main, le toucha [!][>48?][*][*][*] et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » À l'instant même, sa lèpre le quitta et il fut purifié. Aussitôt Jésus le renvoya avec cet avertissement sévère : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne pour ta purification ce que Moïse prescrit dans la Loi : ta guérison sera pour les gens un témoignage. » Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte qu'il n'était plus possible à Jésus d'entrer ouvertement dans une ville. Il était obligé d'éviter les lieux habités, mais de partout on venait à lui.

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société[*]

(5) [Vendredi 13 janvier 2012]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 2, 1-12.
{*}{*}{*} (*)(Mt)(Lc)(Mt)(Lc)
Jésus était de retour à Capharnaüm, et la nouvelle se répandit qu'il était à la maison. Tant de monde s'y rassembla qu'il n'y avait plus de place, même devant la porte. Il leur annonçait la Parole. Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé
[*|*], porté par quatre hommes. Comme ils ne peuvent l'approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon fils, tes péchés sont pardonnés. » Or, il y avait dans l'assistance quelques scribes qui raisonnaient en eux-mêmes : « Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? » [Lc|Lc|Lc|Lc] Saisissant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu'ils faisaient, Jésus leur dit : « Pourquoi tenir de tels raisonnements ? Qu'est-ce qui est le plus facile ? de dire au paralysé : 'Tes péchés sont pardonnés', ou bien de dire : 'Lève-toi, prends ton brancard et marche' ? Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir de pardonner les péchés sur la terre, je te l'ordonne, dit-il au paralysé : Lève-toi, prends ton brancard [*] et rentre chez toi. » [*](Mt)
L'homme se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient stupéfaits et rendaient gloire à Dieu, en disant : « Nous n'avons jamais rien vu de pareil. »
(6) [Samedi 14 janvier 2012]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 2, 13-17.
{*}{*}{*} (Lc)(Mt)(Mt)(Lc)(Mt)(Lc)(Mt)(Mt)(Lc)
Jésus sortit de nouveau sur le rivage du lac ; toute la foule venait à lui, et il les instruisait. En passant, il aperçut Lévi, fils d'Alphée, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit : « Suis-moi. » L'homme se leva et le suivit. Comme il était à table dans sa maison, beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car il y avait beaucoup de monde. Même les scribes du parti des pharisiens
[*] le suivaient aussi, et, voyant qu'il mangeait avec les pécheurs et les publicains [*], ils disaient à ses disciples : « Il mange avec les publicains et les pécheurs ! » Jésus, qui avait entendu, leur déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants [?] qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs. »

            Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Dans les années trente de notre ère, il n’est pas davantage question de machine extraordinaire permettant de se déplacer rapidement dans l’espace… à défaut du temps. Sur l’aspect des moyens de transport de l’époque, le voyageur d’alors ferait presque figure de "tétraplégique" en comparaison de ceux d’aujourd’hui : et encore un certain film récent -aux dix-sept millions d’entrées [216]- nous laisse-t-il entrevoir qu’un vrai tétraplégique –pourvu qu’il sache bien s’entourer- peut s’avérer plus mobile qu’un Galiléen d’il y a deux mille ans : il est vrai également qu’un jet privé –ou une Maserati®- restent encore de nos jours des "machines extraordinaires"… d’un point de vue lié au porte-monnaie si ce n’est d’ordre technique. Ainsi pourrait-on comparer le fait de parcourir toute la Galilée à pied aux pérégrinations d’un aventurier plus contemporain, traversant les États-Unis d’Amérique en tous sensà bicyclette. Sans doute est-ce d’ailleurs ce qui a ajouté quelque "prestige royal" –réel ou supposé- à des mages forçant le respect à leur égard, trente ans plus tôt : arriver alors à Jérusalem en venant d’Orient [>Mt(1)], un tel périple susciterait aujourd’hui la même admiration au sujet d’astronautes nous venant de Mars ! (En l’occurrence, il suffit de substituer le chameau –vaisseau du désert- à son "homologue" spatial : ce qui laisse davantage de latitude pour avoir le temps d’admirer le paysage…) Jésus, Lui,arrive à Capharnaüm. Certes, plus modestement Il vient de moins loin que Ses premiers admirateurs païens. Des rives du Jourdain, de Nazareth, de Cana ou de quelque autre village de Galilée, peu importe d’Il vient exactement à ce moment précis : de toute manière, la distance qui L’en séparait de Capharnaüm paraîtrait dérisoire à des esprits occidentaux habitués à effectuer le trajet Paris-New York comme on prend le métro. Cependant, si Jésus arrive à Capharnaüm, Il n’y arrive pas seul puisque accompagné de ses disciples… matériellement pas mieux équipés que Lui : chacun a déjà suivi ses propres chemins –différant les uns entre les autres [217][218, notes 1,2][219][22040888377.jpg20] : voilà même à présent un collecteur d’impôts ("assis à son bureau", voilà une fonction de… fonctionnaire : peu propice au nomadisme) qui les rejoint !-, chacun marche à son rythme… et doit apprendre au jour le jour à l’accorder à celui des autres. Ce qui veut dire qu’à s’en tenir à des critères humains [221], en dehors d’un contexte purement sportif impliquant l’émulation mutuelle des coureurs, l’ensemble disparate qu’ils forment n’obtient pas -loin s’en faut- une harmonie immédiate, chacun y allant de sa partition, de l’interprétation de sa partition, de son habileté du moment à en jouer… et par conséquent, d’une promesse harmonique qui, pour l’heure, se réduit sans doute à une inévitable cacophonie menant le groupe au rythme du pas de l’âne. Le chef d’orchestre est chef d’orchestre : il éduque [97, notes 2,3] en vue de l’harmonie, mais ne joue pas à la place de ses concertistes ; sa baguette leur donne la mesure, mais en aucun cas le pouvoir magique [222].
            "Le chef d’orchestre", accompagné de ses "concertistes"… plus ou moins disciplinés [223], arrive donc à Capharnaüm. Capharnaüm : ville grouillant de mille et un bruits hétéroclites par sa qualité de carrefour des Juifs et des païens [224]. Capharnaüm, que l’on pourrait comparer ici à une ville étape du tour de France ; les coureurs arrivent, ne songeant qu’à prendre un repos bien mérité : le lendemain, il leur faut repartir pour l’étape suivante, aussi frais et dispos que possible. N’est-ce pas un peu l’état d’esprit –ou de corps- qui devrait régner sur ce groupe de pèlerins arrivant à Capharnaüm ? Las : c’est jour de présentation -à l’auditorium du lieu- du programme du "grand concert" proposé par ces nouveaux arrivants. En clair, c’est le jour du sabbatla synagogue fournissant "l’auditorium du lieu". On n’exigera pas des "concertistes" qu’ils se produisent : non seulement ils sont fatigués par la route, mais ils ne sont pas au point. On ne saurait en dire autant de leur "chef d’orchestre" ; non seulement Celui-Là leur donne le tempo, mais Il ne temporise pas : loin de souffler, c’est aussitôt qu’Il se rend à "l’auditorium du lieu"pardon, à la synagogue. Naturellement, ses "concertistes" ne L’abandonnent pas : au moins leur sera-t-il plus reposant d’obéirc’est-à-dire (au sens premier), écouter [225>225bis>225ter]- que de se faire écouter, eux.

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            En ce sens-là, n’est-ce pas justement ce qui forge l’identité fondamentale du disciple par rapport au maître ? À rebours de clichés dévalorisants, réduisant l’obéissance -en la polarisant délibérément [3] sur un sens second [225ter] qui a tôt fait de "justifier" les plus viles soumissions [226, notes 69,70][227, note 75][228, note 81][229, note 49][83,com.10][84, APR note 52]-, sa fonction reste ici authentiquement sauve, en ce qu’elle se laisse conduire de bas en haut [230, APR note 2]. Ce qui veut dire que le disciple prend acte de :
1°) ses moindres connaissances au regard de celles du maître, le conduisant volontairement à une saine dépendance [231][53][232][233][116] par rapport à celui-ci
2°) l’authenticité des connaissances du maître, la forme de conviction dudisciple s’étayant sans plus attendre sur la vérification de ce que décrit [77, AV note 30] le maître par la juste exemplarité de ses propres actes (l’harmonie du "concert" qu’il dirige [234][235]… de main de maître), le conduisant effectivement -lui, le disciple- à progresser, dans ce qu’il expérimente [236], de bas en haut ; ses moindres connaissances se font ainsi de moins en moins moindres… jusqu’à -pourquoi pas- dépasser [237] celles du maître : possibilité qui ajoute d’ailleurs à l’authenticité de celui-ci, dès lors qu’il n’en prend pas ombrage, n’y fait pas obstacle, voire l’encourage cordialementveillant même par ailleurs à décourager (!) l’éventuel condisciple un brin décourageant qui, celui-là, se montrerait enclin à décourager pour n’avoir pas nécessairement choisi lui-même "la meilleure part"[238,Lc(2), APR note 47][239]
2708863347.jpg         À ces conditions –mais à ces conditions seulement-, oui : « l’obéissance c’est tellement plus libérant [240, APR note 44, im.3] ». Ce qui -sous d’autres conditions [0, notes 189,190]- n’empêche nullement un maître si habile [241] (notamment dans l’art de passer pour un "bon maître"©[17]) à donner à son disciple l’impression, l’illusion [77, APR note 44] de le rendre "tellement plus libre"©[242, APR note 34][243>166,im.2,4>9, APR note 180/1] grâce à lui (?) que sa "mouche"[244] aura beau ensuite se débattre sur le ruban collant [245][195]… ou dans sa toile [246] : elle préférera en crever [247] plutôt que de constater après coup, finalement, la vanité de tout ça [77, APR note 44] !… Du reste, de même qu’il serait vain d’aller chercher l’Anti-Christ [10, APR note 349 :1Jn(3)][44, APR note 90] parmi les païens, le plus habile de ces maîtres d’un moment pourra jouer les anti-gourous (en débattant [248] sur le sujet sans se débattre !), il ne sera pas plus utile d’aller chercher « l’imposture du gourou [249,APR note 3>250] » (que dénonce à juste titre son interlocuteur) en quelque exotique et orientale contrée [251], mystérieusement réputée comme un vivier de gourous en tous genres. N’est pas "chef d’orchestre" qui veut : là où les fausses notes [252][253][254][255][256][257][258][259] s’accumulent sous sa baguette, le faux "chef" est finalement "assez grand" pour se dévoiler de lui-même [260]. Et quelles que soient l’impression, l’illusion de son disciple d’être devenu "tellement plus libre"©, sous de telles conditions nous sommes à l’évidence [261, APR note 70?] dans le cadre étriqué d’une obéissance servile et aveugle [262] le réduisant en un substantiel esclavage qu’il n’a de cesse de faire abondamment partager [263, APR note 10][264, APR note 30][117, note 59][265, notes 85 à 95][239, APR note 27]sans doute en vue d’entretenir l’impression, l’illusion contraires dans un cercle plus large -celui-là s’y prosternant à son tour- que la "mouche" se pique de se faire "araignée". Au moins cela "libère"-t-il assurément de la plus petite obéissance pratique [10, note 340] (sens premier et second confondus) à l’intégralité -entre autres- de la première lettre de saint Jean [10,1Jn(1,2,3)][44,1Jn] : probablement le moins âgé des disciples déjà constitués lorsque le groupe arrive à Capharnaüm, "celui que Jésus aimait"[10, APR note 394, Jn(4)] était peut-être aussi le plus vaillant [266][267] de tous sur les routes de Galilée !… Les moins vaillants, eux (mais "tellement plus libérés"© par le Docteur), en arrivent aussi à présent à "obéir" : mais plus "modestement"à une "maladie"©[268](sic) pour une large part induite au quotidien -dans ses effets somatiques- par les "médicaments"©[166, notes 77 à 84][9, APR note 240] qui la "soignent"©[269, note 2] ! À leur manière, les "médicaments"©[270][271,com.4] ne sont pas les derniers à cultiver un côté anti-Christ [272][75][83,com.3] : comme tout ce qui est "anti"[273, APR note 37][274].

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            Au vu -d’une part- de ce qu’accomplit une certaine "médecine"©[275] aussi contemporaine qu’inexacte [76][76bis], d’autre part de la complicité active [277, note 32] (ou passive [18]) à cette "médecine"© chez des disciples déclarés se donnant l’impression, l’illusion de la "christianiser"[278, note 91>279][184][280][10, notes 529 à 531] (soit d’en "évacuer" les ténèbres), on comprend moins mal [190,Mt(1)] que des païens aient peine à croire qu’un jour, il y a bien longtempsJésus, accompagné de ses disciples, soit arrivé à Capharnaüm. Surtout avec ce qu’Il y a accompli, Lui ! Le fauteuil roulant n’a pas été inventé [0, APR note 214] : c’est dire que nous sommes encore loin de pouvoir bénéficier du moindre embryon de matériel technologique d'imagerie cérébrale [76bis, note 173] ! Au récit de Marc [>Mc(2>6)], il semble pourtant qu’autour de Jésus, les gens n’aient pas excessivement souffert de ce cruel handicap . C’est pourquoi il serait sans doute intéressant de s’extraire de cette longue digression à propos de l’obéissance pourobéir à l’appel du large : encore chaude, la machine extraordinaire de l’oncle Bernhard ne nous invite-t-elle pas à aller retrouver l’air moins pollué de Capharnaüm ?

            À propos d’appel, faisons silence un instant et prêtons l’oreille. Aïe : il semble que celui-là ne soit pas celui que nous devions rejoindre : à Lévi, fils d'Alphée. Voilà bien à quoi peuvent conduire les distractions –ou les habitudes- d’un pilote de machine extraordinaire inter-temporelle : s’il avait pris connaissance des nouvelles instructions que son inventeur lui a laissées en évidence sur le tableau de bord, en étendant la main sur le levier de basculement vers les époques antérieures il l’aurait eue moins lourde : car il aurait su que le réglage de sensibilité dudit levier a été revu à la hausse par son concepteur… ce qui n’est d’ailleurs pas sans produire quelques écarts de route sur le compas de bord lui-même : en fait de Capharnaüm, ne sommes-nous pas quelque part aux environs de Rama [281] ? Mais aucun cri ne s’y élève alors, aucun pleur ni aucune longue plainte : c’est que Rachel ne saurait déjà pleurer ses enfants [10,Mt(5), AV note 359], elle qui n’est pas encore née !  Et si aucun cri ne s’y élève, c’est aussi parce qu’il fait nuit : tout le monde [24,  APR note 12] dort. Tout le monde ? Pas exactement : il semblerait que quelqu’un aie le sommeil un rien agitéjusqu’à aller perturber celui des autres : ce qui n’est pas très gentil. S’envole ici tout espoir de rejoindre le collecteur d’impôts : aucun des deux protagonistes de la scène ne correspond au profil. Le premier est manifestement trop jeune ; quant au second, s’il est assurément d’âge plus mûr, à supposer qu’il en eût les compétences [103, APR note 203], sa vue est devenue trop basse pour exercer une fonction exigeant de la précision dans les comptes.

(1) Premier livre de Samuel 3,1-10.19-20. (*)/(*)(*)
[Mercredi 11 janvier 2012 (dimanche 15 janvier 2012)]
Le jeune Samuel accomplissait le service divin sous la direction du prêtre Éli. Les oracles du Seigneur étaient rares à cette époque, et les visions, peu fréquentes.
Un jour, Éli dormait dans sa chambre (sa vue baissait et il ne pouvait plus bien voir). La lampe de Dieu n'était pas encore éteinte. Samuel couchait dans le temple du Seigneur, où se trouvait l'arche de Dieu. Le Seigneur appela Samuel, qui répondit : « Me voici ! » Il courut vers le prêtre Éli, et il dit : « Tu m'as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je ne t'ai pas appelé. Retourne te coucher. » L'enfant alla se coucher.
De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Et Samuel se leva. Il alla auprès d'Éli, et il dit : « Tu m'as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je ne t'ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher. » Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur, et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée.
Une troisième fois, le Seigneur appela Samuel. Celui-ci se leva. Il alla auprès d'Éli, et il dit : « Tu m'as appelé, me voici. » Alors Éli comprit que c'était le Seigneur qui appelait l'enfant, et il lui dit : « Retourne te coucher, et si l'on t'appelle, tu diras : 'Parle, Seigneur, ton serviteur écoute. ' » Samuel retourna se coucher. Le Seigneur vint se placer près de lui et il appela comme les autres fois : « Samuel ! Samuel ! » et Samuel répondit : « Parle, ton serviteur écoute. »
Samuel grandit. Le Seigneur était avec lui, et aucune de ses paroles ne demeura sans effet. Tout Israël, depuis Dane jusqu'à Bershéba, reconnut que Samuel était vraiment un prophète du Seigneur.

            Au fond, ce malencontreux petit crochet -dû à une main un peu lourde sur le levier de basculement- ne s’avère-t-il pas profitable ? Aussi, avant d’affiner la commande qui nous reconduira plus justement à Capharnaüm, examinons trois minutes la situation. Bien avant les premiers disciples de JésusLévi/Matthieu inclus-, jusque dans son nom (« celui qui écoute Dieu [282] »), le jeune Samuel accomplit d’abord le modèle parfait du disciple tel que défini plus haut. De même, le prêtre Éli se révèle-t-il plus à son aise dans son rôle de maître que s’il avait incarné un collecteur d’impôts. Certes, celui-ci a derrière lui une longue expérience de prêtre –de serviteur au temple du Seigneur- qui le légitime mieux que personne dans cette fonction de maître auprès de Samuel. Mais aussi longue que fût cette expérience, paradoxalement on ne saurait affirmer qu’il fût une sorte de familier du Seigneur : "Ses oracles étaient rares à cette époque, et les visions, peu fréquentes". À ce point de… vue, que celle du vieux prêtre soit déficiente avec l’âge n’est donc pas un handicap insurmontable. Du reste, comme beaucoup de mal-voyants –ou d’aveugles-, il ne manque pas de compenser avantageusement la diminution de l’un de ses sens en augmentant les autres [25,p.2]. Sa vue baissait ? Côté cœur, il en aurait sans doute eu à remontrer à des visions d’aigle. Et s’il est vrai qu’il ne lui a pas fallu moins de trois fois pour "relier les points"[283]en associant ce jeune Samuel (qui l’empêche de dormir… car son ouïe, elle, n’a pas baissé !) à un appel du Seigneur-, à sa place, d’autres y seraient encore ! Ou bien, moins patients, ils auraient repoussé le perturbateur d’un revers de la main en invoquant immanquablement quelque "hallucination sensorielle"©[10, notes 146] de sa part… fût-ce exprimé dans une terminologie moins "scientifiquement exacte"©[76][76bis]. La longue histoire du salut l’a cependant échappé belle : car, si "les oracles du Seigneur étaient rares à cette époque, et les visions, peu fréquentes", ceux du Baigneur, eux, étaient à l’image de ce qu’ils annoncent à grand bruit [27][28][4, note 67] encore de nos jours : totalement inexistants [92, notes 53 à 56>284>270>271,com.4]. Or, si rien de tel n’est évidemment à déplorer chez Samuel -le Seigneur étant avec lui, aucune de ses paroles ne demeurant sans effet, tout Israël […] reconnut qu’il était vraiment un prophète du Seigneur [97, notes 89 à 111]-, cela ne permet-il pas de rappeler au passage qu’il devait bien en exister de moins vrais [285] ? Après qu’il ait grandi, c’est d’ailleurs le même Samuelfidèle, lui, à son image d’archétype de l’obéissance à la parole- qui nous suggère ouvertement l’existence de lointains prototypes, aïeux [286!] du Docteur. Moins "élaborés" sans doute (moins pointus [76, APR note 88]!), moins hégémoniques [0, notes 66 à 75] également : mais le recours à la divination [76, APR note 65][287][288][289, notes 84 à 88][71ter, note 28] et la consommation chez Lidl®[290] la consultation des idoles [195,2Tm][291][71bis, APR note 70][83,com.10] n’étaient-ils pas déjà ancrées –selon des modalités propres à la culture du lieu- dans les mœurs de l’époque ?

(3) Premier livre de Samuel 15,16-23. (*)/(*[Lundi 16 janvier 2012]
Après la victoire de Saül sur les Amalécites
, Samuel dit à Saül : « Je vais t'apprendre ce que le Seigneur m'a dit pendant la nuit. » Saül lui dit : « Parle. » Alors Samuel déclara : « Toi qui reconnaissais ta petitesse, n'es-tu pas devenu le chef des tribus d'Israël, puisque le Seigneur t'a consacré roi d'Israël ? Il t'a envoyé en campagne et t'a donné cet ordre : 'Va, livre ces impies, les Amalécites, à l'extermination, fais-leur la guerre jusqu'à destruction totale. 'Pourquoi n'as-tu pas obéi au Seigneur ? Pourquoi t'es-tu jeté sur le butin, as-tu fait ce qui est mal aux yeux du Seigneur ? » Saül répondit à Samuel : « Mais j'ai obéi au Seigneur ! Je suis allé là où il m'envoyait, j'ai ramené Agag, roi des Amalécites, et j'ai livré son peuple à l'extermination. Dans le butin, le peuple a choisi le meilleur de ce qui était voué à l'extermination, petit et gros bétail, pour l'offrir au Seigneur ton Dieu, à Guilgal. » Samuel répliqua : « Est-ce que le Seigneur aime les holocaustes et les sacrifices autant que l'obéissance à sa parole ? [*] Oui, l'obéissance vaut mieux que le sacrifice, la docilité vaut mieux que la graisse des béliers [Ps51]. La révolte est un péché comme le recours à la divination ; le refus d'obéir est un crime comme la consultation des idoles. Parce que tu as rejeté la parole du Seigneur, lui aussi t'a rejeté : tu ne seras plus roi ! » C’est fou [292][293], non ?

         Abstraction faite des modalités propres à la culture du lieu, on peut d’ailleurs observer foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétéd’autres similitudes qui, elles, transcendent les cultures. Ainsi de ce malheureux Saül qui voit s’achever sa carrière de roi dans l’indignité et le déshonneur du rejet divin : c’est que l’hypersensibilité de notre levier de basculement inter-temporel nous a fait aller si vite en besogne, inclinant -lui aussi !- à jouer à saute-mouton [10, notes 234 à 237] (avec le temps lui-même, naturellement), qu’on en oublierait dans quel contexte le même Saül était monté sur son trône. Pas du tout par la force des baïonnettes, l’extermination et la guerre jusqu’à destruction totale de tous ceux qui auraient prétendu s’opposer à son accession au pouvoir : cela n’est venu qu’ensuite -alors même qu’il était consacré comme roi d'Israël-, non contre des sujets de son peuple -refusant de lui obéir- mais contre des "impies" : autrement dit un peuple étranger à Israël. « Mais j'ai obéi au Seigneur ! etc. » De fait, politiquement comme militairement, les apparences plaident en faveur de Saül : n’a-t-on pas assisté -beaucoup plus récemment- à une funeste et dérisoire surenchère aux apparences, ne trompant que ceux qui le voulaient bien : apparences faussement vertueuses [97, APR note 73] destinées à couvrir quelque guerre injustifiable jusqu’à destruction totale ? Comparativement -et moralement-, Saül se situe très largement au-dessus de ces ingérences indécentes dans les affaires de nations n’ayant menacé personne : pourtant, par la bouche de Samuel, le Seigneur ne fait pas dans la dentelle à son égard : « …parce que tu as rejeté la parole du Seigneur, lui aussi t'a rejeté : tu ne seras plus roi ! » Avoir été consacré par le Seigneur ne fait nécessairement du roi un… intouchable. Ce qu’il avait oublié (et son peuple avec lui : le roi répond sans doute de son peuple, mais le peuple répond de lui-même : la formule « on a les politiques qu’on mérite » était également ancrée dans les mœurs sinon dans les mots…), ce que tout le monde [24,  APR note 12]roi et sujetsà l’exception de Samuel- avait oublié, c’est qu’il n’était pas exactement le roi d’une nation comme les autres : juste un tout petit affleurement du doigt sur le levier inter-temporel, qui va guider la machine extraordinaire en direction de la genèse de la royauté du souverain déchu. Le temps passe vite à bord (!) : Samuel a tant grandi qu’il est devenu vieux

(2) Premier livre de Samuel 8,4-7.10-22a. (*)/(*)  [Vendredi 13 janvier 2012]
Samuel, devenu vieux, avait remis à ses fils le gouvernement d'Israël. Tous les anciens se réunirent et vinrent le trouver à Rama. Ils lui dirent : « Tu es devenu vieux, et tes fils ne marchent pas sur tes traces. Donne-nous donc, pour nous gouverner, un roi comme en ont toutes les nations. »
534482711.jpgSamuel fut mécontent parce qu'ils avaient dit : « Donne-nous un roi pour nous gouverner », et il se mit à prier le Seigneur. Or, le Seigneur lui répondit : « Donne satisfaction au peuple pour tout ce qu'il demande. Ce n'est pas toi qu'ils rejettent, c'est moi qu'ils rejettent, car ils ne veulent pas que je règne sur eux. » Samuel rapporta toutes les paroles du Seigneur au peuple qui lui demandait un roi : « Voici quel sera le statut du roi qui va régner sur vous. Il prendra vos fils, il les affectera à ses chars et à ses chevaux, et les fera courir devant son char
. Il les utilisera comme chefs de mille hommes et comme chefs de cinquante ; il les fera labourer et moissonner à son profit , fabriquer ses armes de guerre et ses attelages . Il prendra vos filles pour la préparation de ses parfums, pour sa cuisine et pour sa boulangerie . Il prendra vos champs, vos vignes et vos oliveraies les meilleures, pour les donner aux gens de sa maison . Sur vos cultures et vos vignes il prélèvera la dîme, pour la donner à ses ministres et aux gens de sa maison . Les meilleurs de vos serviteurs, de vos servantes, de vos bœufs et de vos ânes, il les prendra et les fera travailler pour lui . Il prélèvera la dîme sur vos troupeaux, et vous-mêmes deviendrez ses esclaves . Alors, vous pousserez des cris pour vous plaindre du roi que vous avez voulu , mais alors le Seigneur ne vous répondra pas ! »
Le peuple refusa d'écouter Samuel et dit : « Tant pis ! il nous faut un roi ! Nous voulons être, nous aussi, comme toutes les autres nations ; notre roi nous gouvernera, il marchera à notre tête et combattra avec nous. »
Samuel entendit toutes les paroles du peuple et les rapporta au Seigneur. Et le Seigneur lui dit : « Écoute-les et donne-leur un roi. »

            À l’évidence [261, APR note 70], tout prétendant -sous nos latitudes- à la présidence de la République, proposant son programme selon un tel statut de roi ne donnerait pas même satisfaction au dixième des cinq-cents maires nécessaires à adouber sa candidature (!) ; à supposer qu’il y parvienne contre toute attente, on imagine mal le peuple, à la sortie des urnes, dire : « Tant pis ! il nous faut un président de la République nous présentant ce statut de roi ! » etc. Curieusement (allons savoir pourquoi…), il est beaucoup moins difficile d’imaginer le même peuple pousser des cris pour se plaindre du président qu’il a voulu  : serait-ce donc parce qu’au sein de nos gouvernements modernes occidentaux (sans parler de gouvernements géographiquement plus éloignés… mais plus proches encore [292][293,com.5,6] dudit statut), nous ne sommes pas si loin du compte par les résultats obtenus sur le terrain, ce en dépit de promesses pré-électorales autrement plus séduisantes ? Quant à espérer quelque réponse du Seigneur sous un régime qui L’a explicitement rejeté, on ne saurait réclamer le beurre et l’argent du beurre [294,He]. Il n’empêche : « Donne satisfaction au peuple pour tout ce qu'il demande », « Écoute-les et donne-leur un roi » ; manifestement, ce roi-là aura été on ne peut plus… démocratiquement choisi par le peuple. Et si, dans le mode "ancienne Alliance", le Seigneur fait décidément grincer quelques dents avec cet aspect apparemment va-t-en-guerre [295, APR note 17] ordonnant exterminations et destructions, où voit-on qu’Il impose à Israël une sorte de dictateur sanguinaire de droit divin résolu à n’en faire qu’à sa tête ? Au contraire, voici qu’Il "invente" la démocratie en se pliantLui, le Seigneur !- à ce qu’il faut bien considérer avant l’heure comme étant la volonté du peuple. Au vu du statut de roi énuméré par Samuel (qui en a vraisemblablement forcé le trait -afin d’essayer, en vain, de les dissuader d’un choix relevant déjà d’une peur de la différence [4, note 4] à l’échelon collectif- : gageons que Saül n’aura pas respecté à la lettre pareil programme !), si dictateur il y a, celui-là ne pourrait en aucun cas être imputé au Seigneur. Tant pis ? il leur faut un roi ? Qu’à cela ne tienne ; à ce peuple à la tête aussi dure [296,Ex][297,Ex][298,Ex] que l’enfant capricieux à qui l’on a expliqué -en long, en large et en travers- l’aspect plutôt intouchable de l’eau bouillante [299, APR note 5], on lui donne satisfaction : on lui permet de tremper le bout du doigt dans la casserole. (« Tant pis ! l’eau, cela ne peut pas brûler, voyons : d’abord, c’est tout mouillé ; ensuite, ce n’est même pas combustible ! » dit l’enfant se fiant aux apparences) Alors, il poussera des cris pour se plaindre du doigt qu’il a tout cuit, mais alors personne ne le plaindra.
            Pour faire bonne mesure, après cette expérience cuisante (aussi bien sur le peuple d’Israël que sur l’enfant), le Seigneur va ensuite reprendre Ses prérogatives. Il leur faut toujours un roi ? OK : mais cette fois, c’est à son tour de choisir un successeur à Saül : ainsi le peuple pourra-t-il établir une intéressante étude comparative entre ses critères de sélection à lui… et ceux du Seigneur.

(4) Premier livre de Samuel 16,1-13. (*)/(*)(*)  [Mardi 17 janvier 2012]
Le Seigneur dit à Samuel : « Combien de temps encore vas-tu pleurer Saül ? Je l'ai rejeté. Il ne régnera plus sur Israël. Je t'envoie chez Jessé de Bethléem, car j'ai découvert un roi parmi ses fils. Prends une corne que tu rempliras d'huile, et pars ! » Samuel répondit : « Comment faire ? Saül va le savoir, et il me tuera. » Le Seigneur reprit : « Emmène avec toi une génisse, et tu diras que tu viens offrir un sacrifice au Seigneur. Tu inviteras Jessé au sacrifice ; je te dirai alors ce que tu dois faire : tu consacreras par l'onction celui que je te désignerai. »
Samuel obéit à l'ordre du Seigneur. Quand il parvint à Bethléem, les anciens de la ville furent pris de crainte ; ils allèrent à sa rencontre et lui demandèrent : « Est-ce pour la paix que tu viens ? » Samuel répondit : « Oui, pour la paix. Je suis venu offrir un sacrifice au Seigneur. Purifiez-vous pour sacrifier avec moi. » Il purifia lui-même Jessé et ses fils et les invita au sacrifice.
Lorsqu'ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab, il se dit : « Sûrement, c'est celui que le Seigneur a en vue pour lui donner l'onction ! » Mais le Seigneur dit à Samuel : « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille, car je l'ai écarté. Dieu ne regarde pas comme les hommes, car les hommes regardent l'apparence, mais le Seigneur regarde le cœur [Jr]. » Jessé appela Abinadab et le présenta à Samuel, qui dit : « Ce n'est pas lui non plus que le Seigneur a choisi. » Jessé présenta Shamma, mais Samuel dit : « Ce n'est pas lui non plus que le Seigneur a choisi. » Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils, et Samuel lui dit : « Le Seigneur n'a choisi aucun de ceux-là. N'as-tu pas d'autres garçons ? » Jessé répondit : « Il reste encore le plus jeune, il est en train de garder le troupeau. » Alors Samuel dit à Jessé : « Envoie-le chercher : nous ne nous mettrons pas à table tant qu'il ne sera pas arrivé. » Jessé l'envoya chercher : le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau. Le Seigneur dit alors : « C'est lui ! donne-lui l'onction. »
Samuel prit la corne pleine d'huile, et lui donna l'onction au milieu de ses frères. L'esprit du Seigneur s'empara de David à partir de ce jour-là. Quant à Samuel, il se mit en route et revint chez lui, à Rama.
 

(Fausse) fin au mardi 17 janvier 2012 > suite ICI  

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Commentaires

Allons, allons, ne plissez pas le front comme cela, Michel ! votre barbe va blanchir avant l'âge ... (superbe montage !)

Écrit par : simone | mercredi, 11 janvier 2012

Ah pardon : rendons à César ce qui est sien, et à François (enfin... le vrai) SES plis hercyniens qui, conséquemment, ne sont point miens (bel exercice d'articulation au petit matin...) Car c'est encore lui, jusqu'aux sourcils (inclus)!
Pour ce qui est de plus bas, nous sommes sauvés puisque sortant de Noël : il va donc de soi que le père du même nom n'en ayant plus besoin, il aura prêté sa barbe blanche au premier nécessiteux venu, voilà tout...

Écrit par : Michel | mercredi, 11 janvier 2012

bravo monsieur,
eh bien oui, le perfector fait bien son effet chez toi
mais il faudrait baisser les doses de l'aboyor, ça donne des mots de gorge
juste augmenter les doses de simplifior
pour éviter les désordres intestinaux des lecteurs

super la photo, (toujours photoshop) ?
allez,, bonne journée lil

Écrit par : Fafaf | vendredi, 13 janvier 2012

Toujours, mais chut : faut pas le dire. D'abord, c'est de la pub clandestine ; ensuite, tout le monde croyait dur comme fer que c'était la photo d'origine. Du coup, adieu aux rêves (éphémères, il est vrai) d'une vie de star : ne reste plus qu'à lever les yeux vers le ciel, des fois qu'une autre étoile (moins éphémère) se montre, et nous montre le chemin...
Ensuite, tout ce qui brille n'est pas d'or : ah ben tiens, une étoile, par exemple ! Pourtant, que d'or, que d'or : entre le perfector, l'aboyor (n'oublions le miaulor pour Simone, sinon elle va réclamer...) et le simplifior, nous l'avons échappé belle : car c'est non sans une certaine angoissaucor que je voyais poindre l'effexor !
http://micheldetiarelov.hautetfort.com/search/effexor
Et là, ça faisait ni une ni deux : je dénouais l'écharpe autour du cou là-haut, et hop ! j'incarnais le strangulator.
Ce qui, je le confesse, n'est pas très chrétien...

Écrit par : Milchior | vendredi, 13 janvier 2012

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