Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 24 janvier 2012

CRITIQUABLES ?

... ou le cri-qui-tue : que le grand cric croque le criant qui tique !

Fin au samedi 4 février 2012

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

[*][!!!] - [*>*]

2327630680.jpg

      « Ah NON, alors ! Non, non et CENT FOIS NON ! »
      De mémoire de
réalisateur de film [1], jamais n’avait-il observé autant d’effervescence au fond de la salle : qu’arrivait-il donc aux spectateurs [2] ? Quelle est cette rébellion qui couve ? Irait-elle jusqu’à le renvoyer, lui [3, note 6] ? Dans une moindre mesure, il ne va tout de même pas se prosterner [4] aux pieds des factieux : dans les deux cas, ce serait vraiment le monde à l’envers [5] ! Aussi commande-t-il instamment au projectionniste [6] de suspendre la séance avant qu’il ne se fasse déborder par ce qu’il faut bien CONSTATER [7, note 133]  comme étant une vague de fond. Avant que celle-ci ne vire au tsunami, il lui fallait faire barrage : aller prendre la température –fiévreuse [4,Mc(3)], apparemment !- de ces disciples décidément fort indisciplinés [8]. On a beau être spectateur du fond de la salle : il y a néanmoins un minimum de savoir-vivre à respecter [9, APR note 12] sans enredéfinir le concept [10,6][11,6]à tout bout de champ : surtout lorsque celui-là se décline sur un écran large !

« Mais enfin , mes enfants : que vous arrive-t-il aujourd’hui  ?
- Aujourd’hui ? Nous ne vous le faisons pas dire ! Quel
"aujourd’hui", d’abord ? Avec vous, nous ne savons même plus quel jour nous sommes…
- Mardi, non ?…
- Oui, bon : ça, c’est dans notre réel qui est là, pour tous
[12, AV note 41]. Mais là n’est pas la question !
- Alors, quelle est-elle, votre question ? Vous n’allez tout de même me faire croire que vous n’avez pas eu votre part de méchants
[13, APR note 8] !…
- Comme s’il s’agissait de cela… ou que de cela !…

- Alors, de quoi s’agit-il ?
- Il s’agit que vous n’arrêtez pas de nous balader, tout simplement. Un coup, nous sommes à Jérusalem. La scène suivante, on nous plonge à Capharnaüm
(la bien nommée, en l’occurrence !). Entre les deux, on ne sait trop comment : vous nous expédiez à Rama [4], et…
- Allons bon : vous n’aimez plus la machine extraordinaire de l’oncle Bernhard
[14, note 52] ? Elle vous fait mal au cœur ? C’est ça ?
- Ben non, c’est pas ça. Au contraire, ça c’est l’une de vos meilleures trouvailles.
- Alors ?…
- Alors, c’est bien gentil de votre part de nous offrir une telle quantité de méchants (à travers différentes époques) que nous ne savons plus où en donner de la tête, mais…
- Mais ?
- Mais justement ! Vos méchants, là : vous nous les avez fait défiler la dernière fois à l’écran sans beaucoup plus de détails ! Autant dire que votre film nous a produit l’effet d’une suite de bandes-annonces. Mais ce n’est pas tout…
- Oui ?…
- Eh bien, là où nous crions au scandale
[15, APR note 8], c’est que vous êtes en train [16] de nous proposer manifestement un remake, alors même que l’original est resté inachevé. Et vous croyiez peut-être que vous alliez vous en tirer à si bon compte [17?] ? »

         Alors cela, c’est le bouquet [18][19,im.7(vid.)][20] ! De mémoire de réalisateur, voilà qui n’est pas piqué des hannetons : de manière à peine voilée [21][I][II][III][IV], on est tout bonnement en train de lui reprocher de les avoir incités –lui, le réalisateur en personne !- à partir avant la fin du film [22] alors que personne n’a été renvoyé [23, note 10], rien de moins ! Tout fiche le camp, soit ; mais n’y a-t-il pas néanmoins -même au cinéma !- des limites à respecter ?…

« Allons allons , mes enfants : calmons-nous ! Qui vous parle de "remake" ?
- Ben… votre affiche, non ?
- L’affiche, ah oui ? Mais vous n’avez rien remarqué dessus ? D’abord, rassurez-vous : je vous ferai grâce cette fois des mages (enfin…, ceux de la version officielle
[24][25], n’est-ce pas ?) : cela fait longtemps qu’ils sont retournés en Orient. Et puis ils ne vous intéressent pas beaucoup : ils sont trop gentils pour vous.
- Ben justement…
- Justement quoi ?
- Vous croyez que nous allons gagner au change ? Votre nouvelle affiche, là, oh que si : nous avons remarqué ! Deux gentils lapins
[26], c’est ça vos nouveaux "méchants" ?
- Dites-moi, quel film vous a-t-on montré ces derniers jours dans l’autre salle ?
- Ah, ne nous en parlez pas ! Un documentaire sur les champignons, et des lapins à n’en plus finir
[7] !!! Ce n’est pas compliqué : nous nous sommes assoupis [27][28] avant la fin… »

            Et voilà pourquoi ils n’étaient pas sortis cette fois avant la fin ! Au moins ne sont-ils pas somnambules : on se console comme on peut.

 « Un "documentaire" ? Vous voulez rire ? Pas de méchant, à votre avis ?…
- Oui, bon : il y a bien ce lutin, là… comment s’appelle-t-il déjà ?
- Philtrochu.
- C’est ça : Philtrochu ! Eh bien, non seulement vous nous avez laissé de côté les méchants du film d’avant -dont tout porte à croire qu’eux ont bel et bien existé-, mais vous essayez de nous distraire avec un tout petit méchant de rien du tout, dont (pour vous parler franchement) nous peinons sensiblement à étayer la forme de notre conviction sur la vérification
[12, AV note 30] de son existence à lui. Vous croyez que c’est bien sérieux ?
- Dormir pendant la projection, c’est plus
"sérieux", peut-être ?
- Euh…
- Parce que si vous aviez suivi jusqu’au bout
[29], face à l’étendue des dégâts que peut déclencher votre "tout petit méchant de rien du tout", vous auriez été vissé à votre siège ! Voilà ce que j’ai à en dire, moi !
- Euh…
- Et je n’ai pas encore tout dit ! Pour votre punition
[30][31] à tous, je vous ORDONNE de rester éveillés, et vous CONDAMNE [32, note 11]… à ne PAS être renvoyés de la salle avant la fin de ce film-ci. Pour tout le monde (qu’on en accepte l’idée [9, APR note 12] ou non), session extraordinaire de rattrapage ! Reprise immédiate de la "suite de bandes-annonces"(sic) pleine de méchants… AVEC la participation exceptionnelle de Philtrochu en personne ET de sa formule magique n°1 [33]. Qui sait si vous n’allez pas SUCCOMBER sous le "charme" de tant de méchanceté ?… Projectionniste, s’il vous plaît ! »

            Alors que la lumière commençait déjà à s’estomper, un long frémissement parcourut la salle : principalement sur les spectateurs plus sages qui, eux, ne s’étaient pas endormis au cours de la séance précédente. N’ayant donc pas perdu une miette [34] des pouvoirs machiavéliques [35] que possédait l’affreux lutin, ceux-là n’en menaient pas large : de mémoire de spectateur de film, jamais n’avait-on encore vu un réalisateur entreprendre d’aller aussi loin dans l’horreur…
podcast

_________________

         Et pour aller aussi loin dans l’horreur, il faut commencer par remonter assez loin dans le temps [36] : là même où nous avions laissé Samuel qui était devenu vieux :

Premier livre de Samuel 8,4-7.10-22a. (*)/(*)(*(2))[>160[Vendredi 13 janvier 2012]
Samuel, foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétédevenu vieux, avait remis à ses fils le gouvernement d'Israël. Tous les anciens se réunirent et vinrent le trouver à Rama. Ils lui dirent : « Tu es devenu vieux, et tes fils ne marchent pas sur tes traces. Donne-nous donc, pour nous gouverner, un roi comme en ont toutes les nations. »
Samuel fut mécontent parce qu'ils avaient dit : « Donne-nous un roi pour nous gouverner », et il se mit à prier le Seigneur. Or, le Seigneur lui répondit : « Donne satisfaction au peuple pour tout ce qu'il demande. Ce n'est pas toi qu'ils rejettent, c'est moi qu'ils rejettent, car ils ne veulent pas que je règne sur eux. » Samuel rapporta toutes les paroles du Seigneur au peuple qui lui demandait un roi : « Voici quel sera le statut du roi qui va régner sur vous. Il prendra vos fils, il les affectera à ses chars et à ses chevaux, et les fera courir devant son char
. Il les utilisera comme chefs de mille hommes et comme chefs de cinquante ; il les fera labourer et moissonner à son profit , fabriquer ses armes de guerre et ses attelages . Il prendra vos filles pour la préparation de ses parfums, pour sa cuisine et pour sa boulangerie . Il prendra vos champs, vos vignes et vos oliveraies les meilleures, pour les donner aux gens de sa maison . Sur vos cultures et vos vignes il prélèvera la dîme, pour la donner à ses ministres et aux gens de sa maison . Les meilleurs de vos serviteurs, de vos servantes, de vos bœufs et de vos ânes, il les prendra et les fera travailler pour lui . Il prélèvera la dîme sur vos troupeaux, et vous-mêmes deviendrez ses esclaves . Alors, vous pousserez des cris pour vous plaindre du roi que vous avez voulu , mais alors le Seigneur ne vous répondra pas ! »
Le peuple refusa d'écouter Samuel et dit : « Tant pis ! il nous faut un roi ! Nous voulons être, nous aussi, comme toutes les autres nations ; notre roi nous gouvernera, il marchera à notre tête et combattra avec nous. »
Samuel entendit toutes les paroles du peuple et les rapporta au Seigneur. Et le Seigneur lui dit : « Écoute-les et donne-leur un roi. »

            Samuel n’est pas seul à avoir entendu toutes les paroles du peuple : le réalisateur lui-même n’entend-il pas son nouvel acteur à ses côtés, qui piaffe et trépigne d’impatience d’entrer en scène ? C’est que ce peuple-là plaît [37, APR note 54] beaucoup à notre gnome [38][39] sorcier ! Ne dit-on pas que l’original est souvent meilleur que son remake [40, APR note 160] ? Or, nous sommes là dans le monde réel -encore plus réel qu’au cinéma !-, puisque précisément la forme de conviction du lutin est étayée sur la vérification in situ de ce qui a été écrit [12, AV note 30][41]. Or, si son point faible réside assurément dans les rôles de composition (il est en revanche un spécialiste [42. APR note 191] accompli des rôles de décomposition [43][44][45][46][47][48][49][50][51][52][53]…), cela ne constituera nullement un handicap ici. S’il osait, il irait jusqu’à penser (attention : la phrase n’est pas terminée [54][55][55bis]…) que c’est le Seigneur qui lui envoie ce peuple [56! Car avec celui-là, il devient à l’évidence [57, APR note 70] inutile d’enjoliver aux entournures [40, AV note 233+note 275], tant il lui apparaît mûr pour entendre son discours à lui. Ah, il leur faut un roi ? Avec sa précieuse expérience [58] de Celui des lapins, c’est du tout cuit [59] !

Premier livre de Philtrochu 8,4-7.10-22a.
foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétéSamuel, devenu vieux, avait remis à ses fils le gouvernement d'Israël. Tous les anciens se réunirent et vinrent le trouver à Rama. Ils lui dirent : « Tu es devenu vieux, et tes fils ne marchent pas sur tes traces. Donne-nous donc, pour nous gouverner, un roi comme en ont toutes les nations. »
Samuel fut mécontent parce qu'ils avaient dit : « Donne-nous un roi pour nous gouverner », et il se mit à prier le Seigneur. Or, le Seigneur était un peu pince-sans-rire ce jour-là : embrassant le temps et l’espace comme on le sait, Il voyait déjà dans Son éternel présent cette légion
[60] de spécialistes-sur-tout qui allaient un jour se piquer de pratiquer à grande échelle (celle des pompiers incluse [61][62][63][64,im.8]) rien de moins que de la "médecine de l’âme"©[65, APR note 4][66] sur tous les peuples [67][68] : autant dire que c’était là comme le loup se déguisant en agneau, mais dont le masque [69, note 26?] laisse bien apparent l’élastique [70][71][72][73
] qui le retient ! Alors, le Seigneur répondit à Samuel : « Donne satisfaction au peuple pour tout ce qu'il demande [74][75][76]. Ce n'est pas toi qu'ils rejettent, c'est moi qu'ils rejettent, car ils ne veulent pas que je règne sur eux. »
Samuel rapporta toutes les paroles du Seigneur au peuple qui lui demandait un roi des Docteurs : «2117217778.jpg Voici quel sera le statut du roi qui va régner sur vous. Il prendra ses fils
[77], il les attachera à vos chairs [78][79][80][81][82][83] et à ses veaux [84][85][86][87][88][89][90], et vous fera courir [91][92][93] derrière son art "médical"©[94]
. Il vous utilisera comme chefs de mille hommes [95] et comme chefs de cinquante ; il les fera labourer [96] et moissonner [97, note 1] à ses profits [9][98][99][100][101][102][103], fabriquer ses armes de guerre [40, notes 183 à 188] et ses Attilages [104][105][106] . Il prendra vos filles pour la préparation de ses parfums, pour sa cuisine [40, notes 189 à 204] et pour sa boulangerie : celle-ci, il l’adaptera sur mesure [107] afin qu’elle soit à la pointe [108, note 88] de la demande formulée par sa clientèle [109] . Il reprendra vos chants [110][111][112][113][114][115][116][117][118][119], vos guignes [120] et vos partitions [121] les pires [122], pour les entonner aux gens de sa maison [123]. Sur votre culture et vos lignes il devinera [124][125] clandestinement [126][127, note 103] l’abîme de "souffrance"©, pour la donner à des sinistres gens de sous sa maison [11][13, note 32][128][129][130] . Les meilleurs de vos serviteurs, de vos servantes, de vos bœufs et de vos ânes, vous le supplierez de les prendre [131][132], et ainsi vous travaillerez pour lui [133, notes 69,70] . Il creusera l’abîme [134][135, APR note 11][136][137] sous vos troupeaux, et vous-mêmes deviendrez ses esclaves . Alors, vous en aurez poussé des cris [138, notes 21 à 31][139] pour vous plaindre du roi des "malades"©[140][141, APR note 109] que vous avez voulu [142, APR note 22] , mais alors le Seigneur ne vous répondra pas ! »
Le peuple refusa d'écouter Samuel
[143, notes 3,4?][144?] et dit : « Tant pis ! il nous faut un roi des Docteurs [145,com.4,5] ! Nous voulons être, nous aussi, comme toutes les autres nations bien-portantes ; notre roi des Docteurs nous dérivera [146, note 3][147][148][149], il marchera sur la tête [150][151][152] et combattra à notre place [153][154][155][156][157][158] afin de couper [159][160][161][162][163] celles qui dépassent [164][165]. »
Samuel entendit toutes les paroles du peuple et les rapporta au Seigneur. Et le Seigneur lui dit : « Écoute-les et donne-leur un roi. »

         Or, quelle que soit la version (avec [pouce rouge levé] la formule magique du sinistre Philtrochu, ou sans [pouce bleu levé]), nous observons que le Seigneur adopte la même attitude à l’issue du programme énoncé : « …mais alors le Seigneur ne vous répondra pas ! » Ou bien, dans un cas comme dans l’autre (et dans une interprétation plus moderne), le malheureux peuple tombe sur… un répondeur automatique [166, APR note 47…][167, note 14] : « …tuuuut… il n’y a pas d’abonné au numéro que vous avez demandé… tuuuut… il n’y a pas... », etc. Cependant, est-ce toujours si regrettable ? Car, à supposer que le Seigneur eusse répondu au peuple –dans la version pouce rouge levé-, n’est-il pas à craindre que Sa réponse fusse entrée en cohérence avec l’esprit y régnant ? Autrement dit, n’eût-elle pas ressemblé en tout point [10,1] à celle qui eût été la Sienne chez les habitants de Ninivesi Jonas, lui, avait continué de faire la sourde oreille [168,(Jon)APR note 19] à ce que le Seigneur Lui-même lui rapportait… et lui demandait de proclamer ?

Livre de Jonas 3,1-5.10. (*)/(*)(*)(*)(*)(*) [Dimanche 22 janvier 2012]
La parole du Seigneur fut adressée à Jonas : « Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne, proclame le message que je te donne sur elle. » Jonas se leva et partit pour Ninive, selon la parole du Seigneur. Or, Ninive était une ville extraordinairement grande : il fallait trois jours pour la traverser
[118]. Jonas la parcourut une journée à peine en proclamant : « Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! » Aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu. Ils annoncèrent un jeûne, et tous, du plus grand au plus petit, prirent des vêtements de deuil. En voyant leur réaction, et comment ils se détournaient de leur conduite mauvaise, Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacés [>17].

            Le réalisateur consulte sa montre, un peu inquiet [10, note 2]. Certes, nofoi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétéus sommes parvenus là au vingt-deux janvier : mais à quel prix ? Celui du saute-mouton [64, notes 28 à 30], rien de moins ! Il ravale sa honte d’offrir ainsi la possibilité de fournir un bien mauvais exemple aux spectateurs : déjà que la séance a débuté par l’amorce d’une mutinerie qu’il a eu peine à mater avant qu’elle ne prenne trop d’ampleur ! Au moins ici seront-ils ravis, puisque justement il est temps d’aller enfin rejoindre la grouillante Capharnaüm… et ses différentes scènes qu’ils ont eu l’insolence de disqualifier en "suite de bandes-annonces". Après tout, la situation de Ninive est sauve, et… et cela fait bougonner notre lutin sorcier dans son coin : passer si près de la grande ville païenne, et ne pas exploiter un potentiel aussi fabuleux, quelle terrible frustration pour lui ! Après tout, rien ne pressait : c’est du sérieux, ici ; pas du conte de fées [169][170][171][172][173][174]. De sorcier, oui : foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétééventuellement… conjugable au féminin [175][176][177][178, notes 71 à 95], à la rigueur ; mais pas de fées. En conséquence, pas davantage de lapin blanc ridicule traversant l’écran dare-dare, consultant lui-même une énorme montre afin d’aviser tout le monde [9, APR note 12] du temps qui passe, inexorable [179]… voire, afin de subtilement culpabiliser ceux qui seraient en retard [40,im.6][180][181] ! Mais qu’importe l’avis [182, notes 36] de ce misérable nabot : ne devrait-il pas déjà s’estimer heureux d’avoir été ainsi hissé au rang inespéré de jeune premier ? N’est-il pas d’abord là afin de complaire [37, APR note 54] aux spectateurs, ceux-là étant les premiers servis ? Il ne va pas nous faire une "dépression"©[183][184][185][186][187] pour quelques malheureuses lignes sautées, tout de même ! N’est-il pas, à présent, appelé à faire des siennes à Capharnaüm ? (Non sans angoisse, d’ailleurs, de la part du réalisateur : que va-t-il ensuite subsister de la ville galiléenne après l’intervention de notre acteur improvisé ?…) Aussi est-il cependant tout à fait rassuré [10, note 3] sur ce point : il peut poursuivre son film en toute sérénité, il est bien certain [188] que toute la salle sera de son bord !

[Mardi 10 janvier 2012]  [*(2)]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1, 21b-28.
{*}{*}{*} (Lc)(*)(Lc)(Lc)
Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseign
podcast
« POOOOOOOUUUUUUUUCE !!!! »

            Alors là,de mémoire de réalisateur de film, jamais n’avait-il eu à subir pareil affront en redémarrage de séance ! Jusqu’au milieu de la salle, des pouces se baissent, lui signifiant on ne peut plus clairement une désapprobation appuyée et unanime : que Philtrochu crève l’écran [189>189bis,p.3][189ter, note 531], pourquoi pas ? Mais c’est une image : comment pourrait-il en sortir ? C’est pourtant ce que l’on pourrait s’imaginer, tant il semble avoir semé la contagion dans la salle même !

« Ah NON, alors ! Non, non et CENT FOIS NON ! »

            Cette fois, c’est le réalisateur qui parle, non les spectateurs. « Mais enfin, vous êtes devenus fous [190, APR note 51] ou quoi ?… » Il s’aperçoit alors de sa bévue, mais trop tard : sous l’effet de la surprise –et de sa légitime indignation- le mot lui a échappé, dépassant sa pensée : il s’en est fallu de peu qu’il prononçât lui-même… la terrifiante formule magique [33] du Roi des lapins !!! Serait-il possible que ce diable de nain soit parvenu à découvrir une mystérieuse nouvelle formule –secrète, celle-ci [191]- qui crève l’écran [192]sans que cela ne soit ici une image ? À cette seule perspective, le réalisateur en a des sueurs froides [193][194][195] : aussi se ravise-t-il immédiatement, résolu à tirer cette affaire au clair.

« Hum, bon… que signifient à présent ces nouvelles simagrées ? Et tous ces pouces, hein ? Nous arrivions à Capharnaüm : c’est bien ce que vous vouliez, non ?
- Oui, mais…
- … mais quoi encore ?
- Eh bien justement, les pouces : vous êtes sûr de ne rien avoir oublié ?
- Oublié ? Ce que vous oubliez, vous autres, ce sont les convenances. Enfin quoi : vous me reprochez d’abord d’aller trop vite en avant. Et maintenant, c’est quoi ? Trop vite en arrière, c’est ça ?
- Euh… non, c’est pas vraiment ça…
- Bon, à la bonne heure ! C’est vraiment quoi, alors ?…
- Ben… trop vite en avant.
- QUOI ???? Vous vous foutez de
moi [108][55][196] c’est cela ? Ou bien je ne sais pas, moi : dites-moi que c’est une blague… et tenez : je serai même prêt à en rire avec vous !
- Rire ? Vous voulez rire ? Euh… ce n’est pas exactement ce que nous voulons, voyez-vous.
- Ben non, je ne vois pas. Je vois surtout que vous vous donnez en spectacle devant
tout le monde, que vous fichez le binz [197] dans la projection, alors même que j’agrée à vos demandes : que vous faut-il de plus ?
- De plus ? C’est pas très compliqué, M’sieur : on voudrait rester encore un peu à Ninive. Juste un tout petit peu, dites. Siouplaît, M’sieur.
-
À Ninive ? Pour quoi faire, grand Dieu ? Ils se sont détournés de leur conduite mauvaise ! Finis les méchants ; vous allez vous y ennuyer à mourir : pire qu’un documentaire sur les champignons !
-
Ça c’est sûr… du moins, avec, hem… votre version.
- QUOI ???? Vous… vous voulez dire que… que… que vous voulez aussi la… la…
- Ben oui, M’sieur : la version pouce en haut. Mais le pouce
rouge, hein : pas de blagues !
- Non mais, vous vous rendez compte un peu de ce que vous me demandez là ?
[ Contrôlant cette fois parfaitement sa pensée, il se retient de laisser échapper le funeste mot de tout à l’heure… ] Associer Philtrochu à Ninive, vous n’allez jamais supporter un truc pareil !!!
- Tant pis, M’sieur ! Il nous faut Ninive,
"revue et corrigée" par Le Roi des lapins… »

Et le Seigneur glissa au cœur du réalisateur : « Écoute-les et donne-leur ce "Roi". »

« Très bien. Mais il ne faudra pas venir ensuite pousser des cris et vous plaindre : je ne vous répondrai pas.
- Oh, chic, chic, chic
[198] ! Un grand merci, M’sieur ! »

            Simultanément, un soupçon d’empathie [199, note 1][200, APR note 131] nous laisse percevoir qu’un lutin sorcier se sent revivre : esquissant un rictus riche de promesses, inutile de vous dire que [201, AV note 13] le petit homme (en est-ce bien un [200, note 269?] ?…) savoure comme il se doit son triomphe du moment

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

Grimoire de Philtrochu, à jaunisse génétiquement déclenchée 3,1-5.10.          
foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétéLa parole du Seigneur (très pince-sans-rire ce jour-là) fut adressée à Philtrochu : « Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne, proclame le message que tu te donnes sur elle. » Ne se le faisant pas dire deux fois (contrairement à l’original [168,Jon]) Philtrochu se lava le mains [202][203] et partit au grand galop [7, notes 163 à 173] pour Ninive, se retranchant derrière la parole du Seigneur [189ter, notes 520 à 533][204][205]. Or, Ninive était une ville extraordinairement grande en superficie : il fallait trois jours pour la traverser. Philtrochu, lui aussi, était extraordinairement grand… mais en superficiel seulement ! Il avait néanmoins reconnu [206] que Ninive était aussi extraordinairement grande en vague d’amour [12, APR note 30][117]. Aussi, n’étant pas né du dernier déluge [207,(Gn)APR note 30] -et craignant que la ville ne fût déjà engloutie [208][209][210][211][212, notes 36][213][214][149] avant son arrivée (bien qu’elle ne se situât point en front de mer)-, le lutin se révéla prévoyant [215] : il s’était muni de sa planche de surf [216] à toutes fins utiles. Philtrochu parcourut ainsi la ville en une fournée  [59][217] à peine en proclamant : « Encore quarante secondes, et le loup [7, notes 91 à 96] y foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétéest ![218][219][220][64][221] » Aussitôt, les gens de Ninive crurent en Docteur [222][91>92][223]. Ils annoncèrent un rajeunissement [224][225][226][227][228][229][230][231][232][233][234][235], dénoncèrent le loup et le vêtirent d’une peau de chien méchant [236][237][238, notes 49 à 55][239][240][241] ; et toutous [242], du plus grand [243] au plus petit [244][245][246][247][248][249][250][251][252][253][254], se vêtirent de peaux de lapin [255][256][257] en voyant son réacteur [258]. Emportés par leur enthousiasme débordant, ils furent sautés [259][260] sautèrent sur l’occasion pour destituer leur roi ; n’étant alors plus à un renversement près [5][261][85][262][263][264], ils plébiscitèrent le pilote de l’avion [265] à sa place [104?][266][267][268][269][270][271][272][273][274][275][276: sur un trône [277] que celui-ci pourrait choisir à sa guise [278]. En voyant leur réaction, comment [279] ils détournaient l’attention de leur conduite mauvaise sur celle (à leurs yeux) du loup [280, APR note 16][282, note 72][283, notes 30][284, APR note 51], puis comment ils y retournaient derechef en s’y soutenant mutuellement [285,im.4][286, APR note 30][287, note 59][288, note 32][289, note 6][288, note 26][289], ce n’était pas en si bon chemin [290][291] que Philtrochu allait renoncer aux bâtiments [292][293][294][7, note 1] dont -mais chut…[295]- il avait voulu leur faire la méga-surprise [296, notes 1] !
Car, frustrés de ne pas vivre dans une ville construite en front de mer, comment ne pourraient-ils pas accueillir avec joie
[297][298][299] son alléchante et douce [300][301][301bis] transformation [302] en un magnifique "centre de vacances et de repos"©[40, notes 273 à 275][303][304] ? De plus, dans cette nouvelle défigur [13, APR note 9] configuration, il va sans dire qu’elle serait alors plus adaptée à la taille de ses habitants [305][306][307][308] : on gagnerait ainsi un temps fou incroyable pour la traverser ; n’est-ce pas la cerise sur le gâteau [201] ?
C’est ainsi qu’ils survécurent peureux
[309], et que le nouveau roi de Ninive-les-Bains eut beaucoup de petits lapins [310, APR note 23].

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

------------------------

ENTRACTE

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

         Le réalisateur esquissa un sourire : après tout, l’histoire se termine bien… ou plutôt, "bien"© selon les canons en vigueur sous l’empire de la formule magique. Il leur fallait Ninive, "revue et corrigée" par Le Roi des lapins ? Eh bien, ils l’ont eue ! Aussi ont-ils bien mérité ce petit entracte afin de se remettre de tant d’émotions [311] fortes. « Lumière, s’il vous plaît ! »
         Quelle n’est pas alors sa stupéfaction : autour de lui, que des sièges vides ! Il se tourne en tous sens et doit se rendre à l’évidence : il est seul dans la salle ! Où donc ont disparu [312?] les spectateurs ? Et puis, voilà que tout à coup l’un d’entre eux revient à pas lents, suivi d’un autre. Un troisième arrive à son tour, et ainsi de suite. Tous plus blêmes les uns que les autres, muets comme des tombes, chacun regagne discrètement sa place tête basse, n’osant surtout pas croiser le regard [313,p.8] du chef. Il leur a donc totalement échappé que loin d’être réprobateur et lourd de reproches, ce regard-là est celui de quelqu’un se retenant à grand peine de pouffer [314]. En effet, avec ce flux incessant de ses ouailles sur le retour, les portes communiquant [315] avec les… annexes de la salle se font plus entrebâillées qu’à l’accoutumée : aussi lui revient-il simultanément aux oreilles quelques bruits caractéristiques de tuyauteries…
podcastSi tous ces galopins [316] se sont éclipsés avant la fin du film [22], ce n’est pas du tout cette fois parce que celui-les ennuyait ferme : au contraire, il les a si bien pris aux tripes que le besoin de somatiser assez concrètement l’expression [317] s’est répandu chez eux comme une traînée de poudre… avec l’urgence que nous savons [318, note 53] imaginons. Et le réalisateur qui avait l’intention de profiter de l’entracte pour les détendre avec une glace ! En l’état, il va sans dire que toute friandise restera au frais, et attendra gentiment un moment plus propice : en revanche, le retour vers Capharnaüm ne l’est-il pas davantage ? Au moins ne sera-il à présent interrompu par personne : car si la salle a enfin récupéré l’ensemble de ses effectifs, tout ce petit monde n’en mène pas large ! Et qui sait si une bonne version originale -[pouce bleu levé]- n’aurait pas des vertus cachées relaxantes ?…

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

[*] - [*]

FIN DE L’ENTRACTE

------------------------

[Mardi 10 janvier 2012]  [*(2)]      [+ Dimanche 29 janvier 2012]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1, 21b-28.
{*}{*}{*} (Lc)(*)(Lc)(Lc)
foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétéJésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier :  « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu. » Jésus l'interpella vivement : « Silence ! Sors de cet homme. » L'esprit mauvais le secoua avec violence [?|?][78?][?][?] et sortit de lui en poussant un grand cri. Saisis de frayeur, tous s'interrogeaient : « Qu'est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent. » Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée.

Étend-bile de Philtrochu selon lui-même 1, 21b-28.  
foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétéPhiltrochu, accompagné de ses lapins, arrive à Cafardanlom. Assez Montage-dieux.jpgtard, la nuit du sabbat [176], il rendit dans le cinéma [317][319], et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement [320][321][322][323][324][325][326][327],... 
podcast
...car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur cinéma un homme tourmentant des esprit mauvais, qui se mit à crier :  « Que nous veux-tu, Philtrochu du pays lointain qu’aucune carte au monde n’est parvenue à situer [7] ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu tues [328, notes 6 à 44] : le Saint, le Saint de Dieu, et tous ses disciples à travers Lui [30, APR note 12]. » Philtrochu l'interpella inexactement : « Science [108][55] et huissier [329][330] ! Sortez-moi cet homme [331][332, notes 99 à 103]. » L'esprit et la lettre de la loi furent secoués avec violence [333] et l’huissier le sortit de chez lui [334] en faisant pousser de grands cris de sirènes [10, note 67][332, notes 105 à 107][335>336, APR note 63][337,com.3] 

podcast...Saisis de frayeur (avant de l’être sur le gril [338,im.3][339]), tous s'interrogeaient : « Qu'est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais [340], et ils lui obéissent. » Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Gallinacée [341][342][305][307][308][343][344][345][346][347][348][349][350][351]… et jusque au-delà : grâce à la télé [12].

[Mercredi 11 janvier 2012]    [*(3)]      [+ Dimanche 5 février 2012]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1, 29-39.
 {*}{*}{*} (Mt)(Lc)(*)(Mt)(Lc)(Mt)(Lc)(Mt
foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétéEn quittant la synagogue, Jésus, accompagné de Jacques et de Jean, alla chez Simon et André. Or, la belle-mère de Simon était au lit avec de la fièvreSans plus attendre, on parle à Jésus de la malade. Jésus s'approcha d'elle, la prit par la main, et il la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.
Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous les malades, et ceux qui étaient possédés par des esprits mauvais. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit toutes sortes de malades, il chassa beaucoup d'esprits mauvais 
(Ac) et il les empêchait de parler, parce qu'ils savaient, eux, qui il était.
Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ses compagnons se mirent à sa recherche. Quand ils l'ont trouvé, ils lui disent : « Tout le monde te cherche. »  Mais Jésus leur répond : « Partons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle ; car c'est pour cela que je suis sorti. » Il parcourut donc toute la Galilée, proclamant la Bonne Nouvelle dans leurs synagogues, et chassant les esprits mauvais.

  Simon and Garfunkel - Mrs. Robinson .mp3  
   
Found at bee mp3 search engine  

Étend-bile de Philtrochu selon lui-même 1, 29-39.
foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétéEn quittant le cinéma, Philtrochu, accompagné de Jacquouille et de 4930255_std.jpgJeannot Lapin [352, note 16], alla chez Simon et Garfunkel. Or, Mrs Robinson (la belle-mère de Simon) était olé olé [353] avec la fièvre du samedi soir : c’était toujours la nuit du sabbat. Sans plus l’entendre [337,com.2], on parle à Philtrochu de la trop bien-portante. Bien que son nom lui rappelât celui d’un cousin d’un autre bois [354][355], Philtrochu éloigna ses proches d'elle [201, notes 1 à 5][10,8][11,8], la fit prendre par sept nains [328, notes 68 à 74], et ils la firent tomber [15][356][357][358][359][360][361, APR note 11][362]. La fièvre du samedi soir la quitta, ainsi que celle de tous les autres soirs : elle expirait [363].
Le soir venu, après le lever de la lune
[40, notes 243 à 245], on lui amenait les belles-mères qui étaient possédées par des esprits mauvais, donc toutes d’entre elles. La ville entière se pressait à la porte. Il périt toutes sortes de belles-mères, il chassa beaucoup de tourmenteurs d'esprits mauvais [364][365] et il les empêchait de parler, parce qu'ils savaient, eux, qui il tuait.
Le lendemain, bien avant l'aube, Philtrochu se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il y projetait les plans d’une prochaine citadelle imprenable
[366, note 73][40, APR note 1]. Simon et ses compagnons se mirent à sa recherche. Quand ils l'ont trouvé, ils lui disent : « Tous les gendres te cherchent. »  Mais Philtrochu leur répond : « Partons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je leur proclame une bonne nouvelle ; car c'est pour cela que je suis sorcier [367]. » Il parcourut donc toute la Gallinacée, proclamant la bonne nouvelle à brus et gendres dans leurs cinémas, et chassant les tourmenteurs d'esprits mauvais.

« Dites, M’sieur  ?
- Oui ?
- C’était vraiment gentil de votre part…
- Ah ?… Qu’est-ce qui était gentil ?
- Eh bien : d’avoir voulu nous épargner ainsi en facilitant, disons… notre convalescence gastrique. Mais si nous pouvons nous permettre, n’avez-vous pas mis un peu trop d’eau dans votre vin ?…
- Comment cela, de l’eau dans mon vin ?
- Ne le prenez pas mal, hein ?… Mais de notre côté, nous avons plutôt (mais c’est peut-être une illusion ?) l’impression
[12, APR note 44] qu’à force de raccourcir la laisse du sorcier, celui-là a dû se contenter de reproduire le texte du scénario original : on change juste le nom des lieux et des protagonistes, et vogue la galère [368] ! Mais, comme dirait l’infirmier au handicapé moteur équipé d’un fauteuil électrique tout-confort : « ‘faut pas pousser ! »
- C’est-à-dire ?…
- C’est-à-dire que, par exemple, vous le laissez dire qu’
on était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Entre nous, ce n’est pas très crédible : nous savons bien, nous autres, qu’il enseignait tout au plus comme un scribe ! Un super-scribe ou un scribe sorcier, peu importe [369]. Mais comme un scribe, rien de plus. Et ce n’est pas tout : il y a aussi la fin de la scène qui nous pose problème…
- Comment ? Elle ne vous semble pas juste, elle non plus ? Pourtant, je peux vous assurer que le label
"vu à la télé"© n’est en rien un témoign243654182.jpgage comateux [12, AV note 41] ! Scientifiquement, c’est bien du réel qui est là, pour…
- Oui, oui : pour ça, il n’y a pas de souci
[370][371][372,Lc(1)]. C’est avant cela que nous tiquons (mais sans crier, hein ?)…
- Comment cela ?
Ça vous semble si incroyable que sa renommée se soit répandue dans toute la région de la Gallinacée ?
- Du tout ! C’est juste avant que c’est incroyable… dans tous les sens du terme : comment avez-vous pu laisser passer un truc pareil, alors que vous êtes le premier à reconnaître que sous l’emprise du
sortilège [373, notes 12][374, note 53][375, notes 14,15][376, APR note 149][377, notes 155 à 157], ça ne tient pas debout ???
- Qu’est-ce qui ne tient pas debout ?
-
"Tous s'interrogeaient" [378][379][380]!!! Qu'est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau de votre part ! En tout cas… nous, ça nous a frappés.
- Hmmm… je comprends mieux votre désarroi. Ce sera tout ?
- Pour cet épisode, oui… mais pas pour le suivant.
- Ah ? Alors, laissez-moi deviner. On pèche par excès, c’est cela ? Que
toutes les belles-mères fussent possédées par des esprits mauvais, vous diriez aussi que « ‘faut pas pousser ! », ou je me trompe ?…
- Non : ça, cela colle super-bien
[381] avec Philtrochu. Mais c’est plutôt (pardonnez-nous) par défaut que ça colle moins bien : pourquoi avoir limité les basses œuvres [382][383] du sorcier aux belles-mères ? Au risque de vous apparaître un brin insultants [384?], n’avez-vous pas lu l’Écriture [41] ?… ->

(3)[Samedi 21 janvier 2012 -> (!)]   
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 3, 20-21.
{*}{*}{*}
Jésus entre dans une maison, où de nouveau la foule se rassemble, si bien qu'il n'était pas possible de manger. SA famille
[*>55,56/2>91>95>?][*][*], l'apprenant, vint pour se saisir de lui [>32], car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. » [?][?][?][?][?]

(4)[Mardi 24 janvier 2012]   
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 3, 31-35.
{*} (*)(Lc)(Mt)(*)(Lc)(Mt)(*(2))(Mt(3))
Comme Jésus était dans une maison, sa mère et ses frères arrivent. Restant au-dehors, ils le font demander. Beaucoup de gens étaient assis autour de lui ; et on lui dit : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui te cherchent. » Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? » Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère. »

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

- … N’y lisez-vous pas, tout comme nous, que les belles-mères sont loin d’avoir le monopole des esprits mauvais ? Mais ce n’est pas tout : du fait de ce feu nourri contre elles -et elles seules-, on peut dire que vous avez laissé échapper [385] une superbe opportunité !
- Une superbe opportunité ?
- Ah oui, alors : superbe . Elle était là dehors, si "royale" qu’il n’est pas besoin de la chercher…
- Voyez-vous cela : encore un peu, et vous finirez par affirmer que j’ai perdu la tête ! Alors, je vous en prie : apprenez-moi  ce que j’ai laissé échapper… afin que je saisisse mieux.
- Pas difficile à saisir. Dans le scénario original, vous prenez la phrase suivante :
"Il guérit toutes sortes de malades, il chassa beaucoup d'esprits mauvais et il les empêchait de parler, parce qu'ils savaient, eux, qui il était."
- Oui, eh bien ?
-  Eh bien, ce n’est pas nous qui allons vous apprendre que dans un réel qui est là
[12, AV note 41], pour tout Philtrochu ayant invoqué sa formule magique [33], la même phrase devenait une véritable bombe à fragmentation [386][387][388][389] ! Excusez-nous, mais franchement… n’eusse été cette malheureuse fixation sur les belles-mères : "Il inventa toutes sortes de "malades"©[390, notes 53 à 56][391][392][393][394][395][396][397], il attira beaucoup d'esprits mauvais [340][376] et il empêchait [398,Mt(1)] de parler ceux qui voulaient l’en empêcher –officiellement les plus "graves"©[376, notes 8 à 96+160 à 165][399][400][201, notes 1 à 5] de ses inventés-, parce qu'ils savaient, eux, qui il était", cela s’imposait haut la main, non ? Sans compter que ça vous a tout de même plus de "gueule"… »

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

[>9][*]

            Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, le réalisateur se dit : « Voici qu’ils vont beaucoup mieux [401, APR note 34?] ! Ils ont bien saisi qu’il n’était pas possible de tout mettre sur le dos des belles-mères. » Car, après tout, ce n’est pas tant la belle-mère qui livrera son gendre (ou sa bru) à la mort ; ce ne sont pas tant les gendres (ou les brus) qui -par retour de bâton ?- se dresseront contre leurs belles-mères et les feront mettre à mort [189ter,Mt(3)]. Ce n’est pas tant celui qui aura quitté sa belle-mère qui recevra beaucoup plus (ne reçoit-il pas déjà beaucoup ainsi ?), et aura en héritage la vie éternelle [398,Mt(3)]à l’heure dite, et sans anticipation mortelle [177]. Il n’est pas exactement écrit : « Si quelqu'un vient à moi sans me préférer à sa belle-mère, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple » Car il est plus exactement écrit à la suite immédiate :« Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi ne peut pas être mon disciple. »[402] Or, si la belle-mère aura assurément une place [403] de choix au cœur d’un tel schéma, il n’est pas possible que père, mère, femme, enfants, frères et sœurs restent au-dehors [(*) 404, APR note 26(Ps)] ! Aussi devrait-elle aisément trouver de la compagnie…

  Robert  Hare Charlebois Chanson de la Compagnie des Lapins Bleus .mp3  
   
Found at bee mp3 search engine

[36s] - [*(com.2)]

         Avant de poursuivre la séance, le réalisateur ne saurait en rester là : de nouveau la foule de ses spectateurs se rassemble des questions frappées au coin du bon sens, si bien qu'il ne lui était pas possible de tergiverser. Afin qu’ils continuent d’être frappés par son enseignement (car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les script girls), il lui fallait néanmoins opérer quelques mises au point… bien qu’il n’ambitionne en rien de remplacer le cadreur. Pour lui, la nécessité du moment serait plutôt de replacer le cadre : celui de son autorité auprès de ses spectateurs qui en sortentsans même avoir à sortir de la salle [22] ! Ainsi, ils ont été décontenancés "qu’on fût frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes" ? Fallait-il qu’ils le soient pour en conclure aussi abruptement "que le sorcier enseignât tout au plus comme un scribe !" Posément, le réalisateur leur rappelle alors que ce film-, c’est en Technicolor®[405, APR note 64] qu’il le tourne ! Les spectateurs écarquillent les yeux : il est vrai qu’ils le regardaient… en noir et blanc ; d’où leur malheureuse sortie de cadre. Bon prince (mais se gardant de se faire trop charmant : non de crainte de perdre son autorité, mais de celle d’attirer quelque regrettable mouvement de concupiscence chez son "jeune premier"[406]…), le réalisateur ne leur en tient pas rigueur : d’une part, ils sont là pour apprendre ; d’autre part, le sorcier tournant ses propres remakes en noir [0, notes 43 à 53] et gris [407][408][409], il aura bien compris [410, APR note 33] que ses spectateurs s’y sont malheureusement [12, APR note 30] tant habitués que les effets de l’altération de leur acuité visuelle ont tendance à déborder jusque sur ses propres films. Ainsi la scène suivante a-t-elle été vue en noir et blanc sur le scénario originel : "On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes." Sur cette seule phrase, le réalisateur se livre alors devant eux à un rapide comparatif entre deux versions de ce scénario :

-version monochrome (celle qu’ils ont vue) : Jésus est "blanc", les scribes sont "noirs". "On était frappé par son enseignement", "Jésus enseignait en homme qui a autorité" ; "on n’était pas frappé par l’enseignement des scribes", "ils n’enseignaient pas en hommes qui ont autorité" : ceux-là représentent bien sûr les méchants du film [0, note 13].

-version Technicolor® :"On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes." Le joli "comme" que voilà : un "comme" établissant lui-même un comparatif ; un "comme" établissant une différence entre Jésus et les scribes. Mais également un "comme" établissant une différence entre la même phrase avec lui… et sans lui. Dans ce dernier cas, elle se présenterait ainsi : "On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas les scribes." Ici, le "comme"a disparu… et avec lui, rien de moins que l’autorité des scribes. Ce qui veut dire que sans le "comme", nous sommes subrepticement revenus à la version monochrome. Il faut donc plutôt revenir à ce qui frappe : à savoir, un enseignement frappant. Où voit-on qu’un enseignement non frappant fût lui-même automatiquement frappé de fausseté ? Nulle part dans le film ! De plus, si la phrase coupée de son "comme" -comme (!) coupée de ses ailes [265]- sortait de son caractère fictif pour intégrer une possible potentialité dans un réel qui soit là, pour tous [12, AV note 41], comment comprendre la phrase suivante, extraite d’un scénario parallèle ? « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Pratiquez donc et observez tout ce qu'ils peuvent vous dire. »[411,Mt(1)] Est-ce bien pratique d’observer tout ce que peut dire quelqu’un dont on aurait sabré l’autorité par ailleurs ? « Mais n'agissez pas d'après leurs actes, car ils disent et ne font pas. »[411,Mt(1)] Autrement dit, leur enseignement est juste dans ce qu’ils en disent… mais il devient faux dans ce qu’ils en font : c’est pourquoi cet enseignement-là n’était pas frappant. Cependant, il fallait qu’il fût éminemment juste dans sa formulation (non magique !) pour que Jésus recommande à Ses disciples de le pratiquer et de l’observer. Il fallait implicitement que l’autorité des scribes ne fut en rien démentie en amont : s’ils en ont perdu en aval (précisément par un enseignement non frappant), cela n’est imputable qu’à eux seuls. Parce qu’avant d’observer l’enseignement, c’est l’enseignant que l’on observe : de ce point de vue, rien n’interdit au plus juste des enseignants -par son dire- de rendre son enseignement peu ou prou caduc par son faire. Ce qui n’est là un enseignement ni nouveau… ni caduc [412, APR note 18].
La renommée de Jésus se répandit dans toute la région de la Galilée… après l’épisode de la synagogue de Capharnaüm –certes appuyée ici par l’observation directe (et pour le moins spectaculaire) de Sa capacité à commander même aux esprits mauvais–, mais avant ? Ne répand-on pas ce qui existe déjà, fût-ce concentré dansune région plus étroite ? Avant ? "On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité". On est aussi à Capharnaüm, ville carrefour [413] au sein de laquelle les renommées -bonnes ou mauvaises- circulent de toutes parts, venant des quatre points cardinaux ; ville kaléidoscopique où se côtoient tout et le contraire de tout, le grand et le petit, le vrai et le faux, le gentil et le méchant, l’agneau et le loup, le terne et le brillant, le beau et le laid, etc. Se satisfaire de regarder Capharnaüm en noir et blanc, ce serait comme voir une ville en ruine : impensable !  Là-bas, "un homme qui a autorité" n’est pas tant un homme qui épate la galerie par l’impeccabilité de son discours, qu’un homme dont la renommée l’a quelque peu précédé par le bouche à oreille. Et ce qu’a émis la bouche n’est pas tant quelque ragot –un on-dit de plus : on n’y est pas à cela près- que le fruit d’un observateur extérieur ayant témoigné avoir vu ailleurs un homme dont la nouveauté de l’enseignement tenait moins à de nouveaux mots (chassant les anciens sur son passage) qu’à son incarnation personnelle d’un ajustement jamais vu du binôme dire/faire : ceci au moyen de mots existants, que tout le monde connaissait sans même être nécessairement revêtu de l’autorité du scribe.

  Charlelie Couture - Comme un avion sans aile  
   
Found at bee mp3 search engine

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

-Plongée dans la version en noir et gris de Philtrochumais avec les critères de la version Technicolor®, serrés [414] au plus près, en raison des eaux troubles (!) : "On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes." Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Mais… qu'est-ce que cela veut dire ? Un nouvel ajustement jamais vu du binôme dire/faire ? Ce serait là assurément plus magique que la formule magique [33] elle-même ! Car cette formule, soit dit en passant, relève d’un nouveau mot ayant autorité à distendre assez le dire+faire jusqu’à ce qu’il devienne dire-faire. (Attention, le contexte est ici bipolaire : le signe "-n’est pas un trait d’union, mais un trait tiré sur l’union [415] !) Ainsi, on peut observer (mais éviter de pratiquer !) que la formule magique donne sa pleine mesure par le dire… en psylangue [10, APR note 13]L’usage intensif de celle-ci va alors conduire à comparer le binôme dire/faire à deux aimants dans leur faire. Seulement, il s’agit de deux aimants de même pôle : sinon ce ne serait pas la version en noir et gris. Or, l’observation telle quelle de ce faire est comme ces deux aimants : elle est repoussante dans son enseignement. Telle quelle, elle n’a aucune autorité. Pour qu’elle obtienne cette autorité  -mieux : qu’elle frappe par son enseignement-, il lui faut du jamais vu. Est-ce là un enseignement nouveau ? Toujours est-il qu’on n’aura jamais autant vu de jamais vu ! Voilà déjà un enseignement frappantcomme la masse [416, APR note 57] : pas nécessairement dans la violence [9] (ou alors celle commise contre la raison !), mais par une surabondance de dires, dont l’objectif [417] est à l’évidence [57, APR note 70?] de s’auto proclamer [288, notes 31,32][418] d’autorité afin de mieux (se) masquer [69, note 26?] :
- d’une part, l’absence abyssale de faires corrélant un tant soit peu ces dires, trahissant alors simultanément l’absence d’autorité dans un réel qui est là, pour tous [12, AV note 41]
- d’autre part, la présence repoussante de faires annihilant ces dires, présence si repoussante que le masque s’en étend voluptueusement (attention à l’élastique [0, notes 70 à 73][419]!) jusqu’aux conséquences pratiques des dires : le réel qui est pourtant là, pour tous, sera ici "prudemment"©[420réduit à ceux qui le subissent [421, notes 29 à 35] ;  pas de chance : voilà qui trahit de nouveau une substantielle absence d’autorité, quel que soit le masque fragile du pouvoir ponctuel qui la dissimule.
"…car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes." En effet : non pas comme les scribes ! Car, autant on peut "pratiquer et observer tout ce qu’ils peuvent vous dire",  autant on observe…  comme un glissement de terrain chez un "enseignant en homme qui a autorité"© : particulièrement lorsque"tout ce qu’il peut vous dire"[182, notes 36] est à observer et à faire… mais chez un autre que vous-même [422][423][424][337,com.3] ! Ce qui, assurément, rend tout de suite plus léger [425, APR note 4][426] pour observer "tout ce qu’il peut vous dire". En dépit de cette étrangecomportementale [427], cela ne fait tiquer personne : le succès de l’"autorité"© est alors signé (ou singé [428] ?). Ce succès devient criant lorsque la particularité s’aiguise dans le cas où "l’autre que vous-même" n’a jamais été vu [429][430][431][432][433, notes 47 à 53] par l’"enseignant en homme qui a autorité"©. L’étrangevire ici ostensiblement à un grand abîme [15][434] d’absurdité, et là, cela ne choque toujours personne [90, AR note 142]. Il n’empêche que nous avons là un somptueux spécimen de jamais vu jamais vu ! Décidément pas comme les scribes ; non seulement ces derniers sont "praticables et observables pour soi", mais on n’aurait jamais vu l’un d’entre eux se risquer à ce genre de pratique frauduleuse sans craindre de se faire lyncher par ses pairs, comme par la foule.
            C’est donc bien là un enseignement nouveau : car dès lors, l’autorité ne se mesure plusfoi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société dans son exemplarité à incarner le binôme dire/faire, mais à l’inverse dans son absurde compétence [42. AV note 204][64. note 55] à rendre les deux monômes pratiquement… intouchables l’un de l’autre. La nouvelle affiche, là, du réalisateur, oh que si [0, AV note 26] : elle est remarquablement adaptée ! Ceci jusque par sa concrétisation dans un réel qui soit là, pour tous [12, AV note 41] : ce n’est pas seulement par la seule farce [435] force de son autorité que l’"enseignant en homme qui a autorité"© se fait intouchable. Étant demeuré invisible de "l’autre que vous-même" (en vous enseignant à distance [436, notes 2,3][437, APR note 82] contre lui), n’est-il pas déjà concrètement intouchable de celui-là sur le terrain ? Mieux encore : sur un autre terrain -plus confiné : terrain miné auquel peut conduire à terme le premier-, on va pouvoir observer que "l’autre que vous-même" devient lui-même intouchable [438, APR note 47][90, AV note 148] de vous-même alors qu’il est cette fois parfaitement visible ! Défi non moins remarquable aux lois les plus élémentaires de la physique, attendu que cette parfaite visibilité tient précisément à la proximité immédiate entre vous-même et "l’autre que vous-même" : sans la formule magique (qui a autorité), il serait alors touchable sans difficulté particulière [439][440, AV note 15] ; avec le précieux [10,3] apport de la formule magique psypnotique [0, notes 373 à 377], pouf pouf [441] ! il est intouchable. Il l’est non plus grâce à son autorité (le lieu [442] en étant très exactement [108][55] le déni [9, note 12] le plus formel !), mais à cause [443] de celle de l’"enseignant en homme qui a autorité"© : de fait, celui-ci en aura eu assez pour reproduire -sans toucher personne !- le schéma non moins élémentaire de deux aimants de même pôle que toute contrainte ne parviendrait pas seulement à rapprocher : c’est dire que celle qui est alors subie par "l’autre que vous-même", en plus d’être négative, est totalement inutile !

         Néanmoins, les chiffres sont là [90, notes 159 à 165][444, APR note 60], qui attestent 534482711.jpgdevant tout le monde de la formidable "autorité"©[301][301bis] de ce type de procédure. Il est vrai que là où s’est constituée une frontière étanche entre le dire et le faire, chacun des deux monômes peut mener son existence propre comme il lui plaît [37, APR note 54] : "tout devient possible" dans l’ordre d’un dire : y compris la conciliation jamais vue d’inconciliables [433, APR note 44(1Co)][189ter, notes 523 à 530>445], jusque dans le recours -devenu usuel- à un "Conciliateur"©[446, notes 67 à 71] renommé inconciliant dans le cadre intrinsèque à sa seule fonction ! "Tout devient possible" dans l’ordre du dire, pourvu que celui-ci fusse a minima orienté vers un "mieux"© émotionnel [401, APR note 34][311][447, APR note 21][448] à court terme. À plus long terme, tout concept devient rédéfinissable [10,6][11,6][67][68à l’envi [381, APR note 42(1Tm)], l’important étant ensuite de se préserver au maximum [10,7][11,7][449] du pire qui s’en dégage inéluctablement dans l’ordre du faire. L’important ? C’est de connaître et d’aimer ce qui est essentiel. Ce sans quoi nous allons nous étioler ; ou ce sans quoi nous n’allons pas, finalement, assumer de façon heureuse le dessein qui est le nôtre [12, APR note 30]. Par conséquent, étioler activement l’autre est nettement moins important : à cet effet, il est également très possible de passer alliance avec des êtres qui, pour nous, ont une force [12, APR note 44] Ainsi, par exemple, du "Conciliateur"©, ou de quelque acolyte partageant avec lui une "autorité"©©© comparable : mais sous psypnose [0, notes 373 à 377] ; donc, inconditionnellement soumise [450, notes 69,70][451, note 75][452, note 81][453,com.10] à celle -"supérieure"©[454][5][0, notes 150 à 152]d’un "enseignant en homme qui a autorité"©[11]. En pratique, on observe justement ("justement" dans le sens de l’observation : certes pas dans celui de la justice !) que le juge passe alliance avec un être qui, pour lui, a une farce   [435] force : celle sur laquelle il va pouvoir s’appuyer lorsqu’on lui demande instamment [455] de CONSTATER, ORDONNER, DIRECONDAMNER et SUCCOMBER [32, note 11]  un "malfaiteur"© désagréable en ce que celui-ci ait l’inconvénient de ne pas avoir commis de fait (et plus désagréable encore en ne se commettant pas ensuite par sa seule présence [456] !) : afin de s’épargner tout souci de conscience, le juge va donc se calquer sur l’attitude de l’être qui, pour lui, a une force.

         Qu'est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Le juge ne prendrait tout de même pas commande même auprès des esprits mauvais ? Si fait ! De plus, s’il lui arrive de se heurter [457] à un refus d’honorer cette commande [458] (c’est là l’unique cas où on peut observer chez lui un étrange accès de "rébellion"© contre "l’autorité"© "supérieure"©), il peut aller jusqu’à en appeler aux forces de l’ordre elles-mêmes, afin que ces dernières aillent s’emparer du fournisseur récalcitrant par voie de contrainte [459] ! Car, s’il est déjà, DISONS, intolérable (hors journée consacrée [199]) de non-comparer [456] un "malfaiteur"© non malfaisant, il n’est pas question qu’à son tour, "l’autorité"© "supérieure"© aille donner le mauvais exemple, na et na [460] ! En effet, partout où règne l’exquise dichotomie dire-faire, le besoin [12, APR note 44][461][462][463de recourir au "spécialiste"©[464en la non-matière se fait impérieux [465][466][467]. (Ce qui est justement le cas, par exemple, avec le "malfaiteur"© non malfaisant : grâce aux formules magiques de l’être qui, pour le juge, a une force, -et faute de fait accompli-, la difficulté particulière [439][440, AV note 15] sera contournée sous la forme du "jugement"©©© "protecteur"©[468, note 83] d’une "dangerosité"©[55, APR note 156] potentiellement "délictueuse"©[42. APR note 191][108, note 16]). D’ le caractère in-dis-pan !-sable (et dispensant de pensée [54][55][55bis]) de l’"expert"©©©[469][470, notes 34 à 38][471][472][473][108entrant sur l’arène [55, APR note 173/1]. Comme chacun sait, celui-ci est le spécialiste-sur-tout [7, APR note 250] (car "
il enseigne en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes"
©). Sans doute est-ce d’ailleurs pour cette raison que l’établissement [0, notes 84 à 90] -portant le même adjectif [474, note 52] que lui- se modèle à son image : "humble"©[475; en effet, il aime à se présenter comme étant "spécialisé"©[476plutôt que de dévoiler plus ostensiblement (brrrrrr !….)… la sinistre formule magique [33himself de notre affreux sorcier (formule que, néanmoins, chacun sait également [477, notes 25 à 28][478>479]...).
          "Spécialisé"© ? Mais cela n’a rien d’"humble"© ! Dans le dire, non… mais dans le faire, oh que si [0, AV note 26] ! Car, avant l’adjectif, il y a le nom (ou le groupe nominal) (brrrrrr derechef !….) : l’"hôpital"©[480, notes 51 à 56]. À la bonne heure : "hôpital"© "spécialisé"©+spécialiste-sur-tout nous conduisent -dans le dire- à se savoir entre de bonne mains ! A priori, on pourrait alors y souffrir de n’importe quoi : il y aura toujours quelque spécialiste (dans les exactes limites de sa spécialité scientifique [108][55] : préservons son "humilité"© !) de ce qui nous fait souffrir… puisque l’établissement doit en être suffisamment truffé pour s’afficher ainsi [481][5lui-même"spécialisé"©. Rendez-vous à présent dans le faire. Première anicroche sur cet idyllique tableau, même hors de tout cas d’urgence : le visiteur (sans doute un peu étranger à la région !) qui, fidèlement guidé par la signalisation routière, arrive candidement dans le hall d’accueil de l’établissement, en vue de planifier quelque anodine intervention médicale prévue de longue date, pour lui-même ou pour un tiers. À cet effet, l’hôtesse lui serait fort obligeante de le mettre en relation avec un spécialiste : du lieu, comme -évidemment- de ce qui motive la dite intervention médicale future. Las : en dépit du sourire contrit de l’hôtesse d’accueil, en dépit de toutes ces blouses blanches, en dépit de cette avalanche d’inscriptions à haute teneur médicale, en dépit d’un incessant ballet d’ambulances [482], en dépit donc de cette surabondance de signes extérieurs confirmant assez massivement la vocation "hospitalière"© (voire "spécialisée"© : ce qui est encore plus rassurant [10, note 3] !) du lieu, le visiteur se voit quelque peu désarçonné. Mais écoutons-le plutôt :

podcast

« Bonjour, Monsieur. Je peux vous renseigner  ?
- Bonjour, Mademoiselle. Sûrement, vous le pouvez : je suis bien dans un
"hôpital"© "spécialisé"©, n’est-ce pas ?
- Tout à fait !
- Bien. Sûrement aussi, vous devez avoir des tas de
spécialistes-sur-tout ?…
- Mais bien sûr !
- Parfait. Alors, que je vous demande
[483]...
-
À propos : c’est pour vous, ou c’est contre  pour un tiers [484][485][337,com.3] ?
- Non, non : c’est pour moi.
- Ah ? Dommage…
- Dommage ? Pourquoi donc ?
- Oh, tout simplement parce que
le tiers aurait été vraiment ravi_[486][487] vous auriez été vraiment ravi : cette option fait partie de nos prestations "spécialisées"©[488, note 15][489][490] les plus pointues [108, note 88][491]… Mais ce n’est pas grave : je vous écoute. [ en son for interne : ne suis-je pas "formée"©[492,p.6] pour, moi aussi [493, APR note 10][494] ?…]
- Ouf, Dieu merci !
[12,(vidéo)] Parce qu’en gros, voici ce qui m’arrive :


[*][Paroles]

podcast

 « Ouf, en effet ! Eh bien dites donc, ça ne va pas très fort, vous !
- À qui le dites-vous. C’est pourquoi je suis rudement content de vous avoir trouvé. Il s’appelle comment, votre spécialiste de la rate, dans votre "hôpital"© "spécialisé"© ?
- De la rate ? Ah, désolé : malheureusement [12, APR note 30], ici nous ne le conjuguons pas au féminin [409][495][496]
- Zut alors : de ce côté-là, c’est raté. Bon… mais vous avez forcément un spécialiste du foie !…
- DU foie ? Navré : celui-là, nous ne le conjuguons qu’au féminin pluriel [497].
- Ah mon Dieu qu’c’est embêtant ! Mais vous allez bien avoir quelqu’un à me proposer : qui soit un spécialiste du ventre, du pylore, du gosier, de l’estomac, des hanches, de l’épigastre, de l’abdomen , du thorax, de la poitrine, des épaules, des reins ou des boyaux ?…
- Bravo : vous aussi, vous conjuguez plutôt bien au pluriel ! Mais voilà qui est singulier : je crains devoir vous répondre également par la négative…
- Eh bien dites donc : vous devez être hyper-"spécialisés"© pour ne pas déborder le moins du monde sur la spécialité  des autres… Il y a comme un os. Ah mais oui, j’y suis !
- Oui ?
- Eh bien c’est là qu’est l’os, non ? Les côtes, le sternum, le sacrum, le coccyx, les genoux, le fémur, les cuisses et les guiboles, les chevilles, les rotules, les tibias, les mollets et les orteils, l’occiput , les coudes ou le bassin : rien de tout ceci ne doit vous échapper, pas vrai ?
- Euh… à vrai dire, ce sont parfois les porteurs de tout ceci qui nous échappent [472, AV note 10][498][499][500][501][502]. Pour le reste, je crains de vous décevoir encore : eh si, cela échappe à nos attributions…
- Ah mon Dieu qu’c’est de plus en plus embêtant ! (Et vous, de plus en plus hyper-"spécialisés"©…) Les poumons ?
- Cela ne nous inspire pas non plus.
- Allons bon : les seins, la luette, l’œsophage, les gencives, le palais, les dents…
- Les dents ? Oui, oui : nous faisons dans les dents !
- Ah, tout de même ! Alors, à qui vais-je chez vous pouvoir confier les p’tites qui s’irritent et les grosses qui s’déchaussent ?
- Je crains qu’il y ait un léger malentendu, cher Monsieur.  Je me suis mal exprimé :  je voulais dire que nous sommes plutôt "spécialisés"© dans l’exploitation d’un contexte au cours duquel quelqu’un a une dent contre un autre [488, note 15][489][490]. Symboliquement [12, note 4/2], nous lui soignons cette dent en "soignant"© l’autre, vous comprenez ?
- Ah non, pas du tout : j’avoue qu’ici, c’est le sens qui m’échappe…
- Comment ? Le sens vous échappe ?
- Oui, mais… pourquoi me regardez-vous ainsi, tout à coup ?
- Mais parce que c’est là notre "spécialité"©, justement !
- Comment cela, votre "spécialité"© ? [Il fronce le sourcil, et lève le menton…] Mon œil, oui ! D’ailleurs, je suppose que vous ne faites rien à l’œil, n’est-ce pas ?
- Ah, ça : sûrement pas, en effet [503][504][505][506] !
- … ni aux artères, au nez ou au trou du c…
- Ah mais si, pardon :  au trou que vous dites !
- Ah bon ? Au trou du cou ?
- Du cou ? Oups : je vous prie de m’excuser : non, en effet. J’ai cru un instant que vous alliez me suggérer autre chose [507>304]
- Mais enfin, Mademoiselle, j’ai fait bien plus que suggérer ! Je viens de vous énumérer des bobos de toutes sortes [>Mc(2)], vous vous dites "hôpital"© "spécialisé"© alors que vous ne soignez rien de rien de tout cela : pas même un cil !!! Enfin quoi, qu’est-ce que cela veut dire, toutes ces blouses blanches, cette avalanche d’inscriptions à haute teneur médicale, cet incessant ballet d’ambulances chez vous ? Voilà un renseignement nouveau [508] !
- D’une part, cela veut dire que nous devons donner l’impression, l’illusion [12, APR note 44] d’être un "hôpital"© : non pour ceux qui y entrent, bien sûr. Mais au contraire pour ceux qui n’y entrent pas : vu que ce sont nos fournisseurs privilégiés [95][0, notes 423,424], nous nous devons auprès d’eux de cultiver à leurs yeux une image honorable et convenable [509]. D’autre part, cette image, il nous faut la cultiver également auprès de nous-mêmes, surtout que…
- … que quoi ?
- Eh bien, ne fallait-il pas prévoir un lieu à peu près sûr de stockage [366, note 73][40, APR note 1] de toute la marchandise qu’il nous a été demandés d’avarier [0, notes 390 à 397] ? D’où les blouses blanches de notre personnel magasinier, ainsi que toute la structure qui l’accompagne.
- Attendez : si je comprends bien, vous privilégiez fournisseur externe -et personnel interne !- au client [510], c’est ça ?
- Oui, c’est ça !
- Mais vous faites tout à l’envers [5][511, note 30][0, notes 261 à 264], ici !
- Oui, c’est ça !
- Quelle maison de fous!!!
- Oui, c’est ça !
- Comment cela, c’est ça ? Il n’empêche que vous m’avez dupé avec votre signalisation : "hôpital"© "spécialisé"©. Tu parles d’un soi-disant hôpital : on n’y soigne rien ! Il n’est finalement spécialisé en rien !
- Non, c’est pas ça. En fait, c’est de la faute du Sinistère [S>][->APR27][->APR1/2][->APR33][->71][->71][->83][->65][->18][->22][->34][->18] de Lamentez [L>][301, note 5][301bis][->APR41][->APR26/2]
- Ah ? qu’est-ce qu’il vient faire là-dedans, celui-là ?

podcast

- Eh bien, il nous a tout bonnement refusé de nous allouer le budget…
- Le budget ? Vous n’avez pourtant pas l’air de manquer de moyens, ici !
- Ici ? Pour cela, il n’y a pas à se plaindre, en effet. Mais c’est le budget du dehors qui nous a été refusé.
- Du dehors ? Quel dehors ?
- Celui qui mène à dedans : les panneaux qui, justement, vous ont indiqué "hôpital"© "spécialisé"©.
- Ils sont mensongers, vos panneaux, oui !
- Non : ils sont trop courts. Ce qui crée une certaine ambiguïté, n’est-ce pas ?
- Trop courts ? Vous voulez rire ? Pour ce qu’ils indiquent, ils sont encore trop longs !
- C’est vous qui le dites ! Car il leur manque l’essentiel. Ce sans quoi ils étiolent [12, APR note 30] l’information qu’ils sont censés délivrer.
- L’information ? Quelle info [522][523] ?
- L’info sur tout le reste, évidemment !
- Quel reste ?
- C’est tout simple : vous venez de constater que, de toutes ces pathologies terriblement concrètes qui vous affectent, nous n’en traitons aucune… ni de près ni de loin.
- Ça oui : pour constater, j’ai constaté !
- Par conséquent, vous ne pouvez les faire traiter que dans un 
"hôpital"© non  "spécialisé"©. Vous êtes bien d’accord ?
- Certes… ce qui, entre nous, n’est pas le moindre des paradoxes !
- Je vous le concède. C’est d’ailleurs bien pourquoi nous sommes par ailleurs abondamment pourvus d’unités dites  "spécialisées"©  au sein d’établissements non  "spécialisé"© : nous y gagnons ainsi en frais de transports "sanitaires"©. De plus, pour tout vous avouer… cette formule est plutôt plus discrète que chez nous autres les  "spécialisés"© exclusifs : puisque nécessitant moins de nous donner en spectacle auprès de la population des fournisseurs. De plus, je ne vous cacherai pas que cela nous perturbe un peu…
- Pourquoi cela ?
- Tout simplement que mon Dieu c’est bien embêtant, comme vous disiez. Dès que l’un de nos clients est affligé d’un bobo quelque part -un  vrai bobo, je veux dire : sérieux, et tout-, vu que nous ne savons rien y faire dans un  "hôpital"© "spécialisé"©, il faut donc parfois nous résoudre à le faire transporter chez les non  "spécialisés"© qui nous le réparent, puis nous le rendent. Dans ce dernier sens, tout va bien : c’est dans l’autre que c’est un peu plus embêtant.
- Ah bon ?
- Ben oui, mettez-vous à notre place [0, notes 199,200] : une ambulance chargée, toutes sirène hurlantes, non entrante mais sortante : je peux vous assurer que, pour nous, c’est franchement déroutant. Nous voulons bien tout faire à l’envers. Mais tout de même : il y a des limites !
- Je comprends. Surtout que ça ne doit pas non plus faire très sérieux auprès de votre population de fournisseurs…
- Pour ça, non. C’est bien pour cela que moins la presse audiovisuelle aura vent de ce genre de transfert conte-nature, mieux nous nous bien-porterons.
- Mauvaise publicité, pas vrai ?
- Certes. Mais c’est surtout parce qu’aux yeux de nos fournisseurs, n’existe que ce qui est labellisé "vu à la télé"©[0,  APR note 369]
- Oui, et alors ?
- Alors, c’est ce qui nous avait déjà permis, à une certaine époque, de substituer sur notre signalisation extérieure l’adjectif  "spécialisé"© à celui de… enfin, de la formule magique [33] : celle-ci avait en effet la fâcheuse tendance à l’effaroucher aux entournures. Ce qui, à la longue, n’était plus très vendeur. Tandis que  "spécialisé"©, c’est rassurant [10, note 3] ! Donc, plus vendeur : vous me suivez toujours ?
- Oui. Mais où voulez-vous en venir ?
- À ce budget qui nous a été refusé, précisément. Pas même pour des raisons de trésorerie, mais -à ce qu’il paraît- de sécurité routière. Cependant, il se murmure que ces raisons eussent malgré tout entraîné des coûts de fonctionnement imprévus chez nos collègues non  "spécialisés"© 
- Ah bon ? Pourquoi ça ?
- Je vous le donne en mille : à cause des accidents que nos nouveaux panneaux auraient soi-disant provoqué s’ils avaient été homologués par notre Sinistère de tutelle ! Trop longs, qu’ils nous ont dit : fixés transversalement aux voies, ils risquaient d’éborgner les piétons, les cyclistes… voire de faire voler les pare-brises en éclats !
- Bigre : ils devaient être longs, ces panneaux, en effet ! Vous projetiez de jouer la carte de la transparence :  d’y rajouter le formule magique, après réflexion ?…
- Pas fou, non ? Non : c’est… "tout le reste" que nous nous destinions à leur ajouter.

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

podcast

 - Mais enfin, QUEL reste, encore une fois ? Objectivement, s’il ne me reste, à moi, qu’à me confier aux bons soins de vos collègues non " "spécialisés"©, à vous il ne reste rien. Nada. À part sur les courants d’air, je ne vois pas bien ce qu’il vous reste, à vous, de  "spécialisation"© 
- Et voilà : vous avez mis le doigt dessus !
- Dessus ? Sur quoi, au juste ?
- Pas compliqué : à nos collègues non 
"spécialisés"©, revient de soigner ce qui existe. À nous "tout le reste" : donc, tout ce qui n’existait pas jusqu’alors ! Or, comme nous sommes équipés, ici, pour faire exister [391][392][394][397] ce qui n’existait pas [390, notes 53 à 56], tout le monde [9, APR note 12] y gagne [393][395][396] (en dehors des clients eux-mêmes [524][187][525][526], bien sûr) : puisque nous fournissons ainsi -à terme- de l’ouvrage supplémentaire : soit à nos collègues non "spécialisés"©, soit à ceux qui héritent de leurs éventuels échecs [0, notes 43 à 53]. Mais point trop n’en faut : tel devait être, en substance, le message plus ou moins crypté de cette fin de non-recevoir émise par le Sinistère. Il n’empêche que vous êtes bien placé pour savoir qu’ils ont eu bien tort, là-haut…
- Ah ? Pourquoi suis-je si bien placé, comme vous dites ?
- Parce que, mon pauvre Monsieur, vous auriez été mieux renseigné, avant même d’arriver jusqu’ici ! Vous auriez vu le panneau 
hôpital"© "spécialisé et tout le reste"© … que vous en saviez alors assez pour éviter de venir perdre votre temps ici.
- Ah, détrompez-vous, Mademoiselle ! De deux choses l’une, soit je voyais votre panneau… et j’accourais encore plus vite qu’aujourd’hui…
- Ah oui ? Pourquoi donc ?
- Parce qu’avec une pareille indication j’eusse pu contracter un virus inconnu sur la planète Mars que vous vous engagiez là à présumer de votre
 compétence  à l’éradiquer, non ?
- Holà, cher Monsieur : éradiquer, nous savons faire [67][68]. Mais restons sous sur terre [405], je vous prie !
- Soit. De toute manière, virus ou pas virus, j’arrivais… ne serait-ce que par curiosité. C’est bien simple : la seule façon pour que je ne vinsse pas, c’est que j’eusse raté votre panneau…
- Ah ça, évidemment !
- Attendez, je n’ai pas fini !… mais que le panneau, lui, ne m’eusse pas raté. Là, oui je ne serais pas venu perdre mon temps ici. Et vous savez quoi ?
- Quoi donc ?
-  Que le trouble que j’eusse alors subi eût vraisemblablement rendu impossible mon consentement [527] !
- Nooooon ? Alors ?…
- …ne vous réjouissez pas : c’est précisément parce que mon état eût rendu impossible mon consentement qu’on m’eût alors conduit dare-dare… chez vos collègues non 
"spécialisés"©  : pas chez vous !
- Ça alors : tout fiche le camp…
- À commencer par votre serviteur, d’ailleurs. Je sens que si je reste une minute de plus dans cet établissement, je vais devenir f…
- Ouiiiiii ?…
- Euh… je voulais dire frigorifié. Oui, c’est ça : frigorifié ! Parce que c’est mal chauffé chez vous [0, notes 193 à 195], dites donc : vous ne fermez pas les portes ?
- Si, si : au contraire [303] !
- Hem… oui, eh bien alors, au revoir Mademoiselle !… »

         Et le visiteur quelque peu désarçonné eût alors tôt fait de retrouver ses arçons. Au grand galop il s’en fut au soleil couchant : dans son état, vraisemblablement vers un hôpital non "spécialisé"© 

podcast

1984352126.jpg

La scène ci-dessus a été "tirée à part", en page : Le visiteur du soir...

------------------------

          Le soleil allant ainsi sur son déclin, le contraste n’en était que plus saisissant aux spectateurs du fond de la salle [2] : si l’astre céleste ne leur avait pas diffusé une lumière si rougeoyante, n’eussent-ils pas cru avoir péché de nouveau par un regard en noir et blanc  [0, APR note 405]  ? C’est que le blanc se faisait en effet de plus en plus prononcé à l’écran ! Voilà qu’il se précise… mais qu’est-ce ? Ça alors : traversant l’écran de part en part, un gros lapin blanc courait à perdre haleine, exhibant une énorme montre à gousset, et…

« Dites, M’sieur  ? 
- Oui ?
- Franchement, entre nous… vous y avez vraiment cru ?
- À quoi ?
- À nous faire gober l’histoire du gros lapin blanc, là. Un peu gros, oui… mais PAS ce foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétélapin !
- Ah ? Et quoi, alors ?…
- Votre scénario improvisé, là : cousu de fil blanc, en effet. Une fin au soleil couchant, mâtinée (si l’on ose dire) du lapin en retard, et hop ! ni vu ni connu. On passe subrepticement au film suivant, qui est déjà sur les rails [528][16?] ! Avec un peu de chance, "ils" ne s’apercevront de rien…
- Ah, ah : et c’est quoi, "rien" ?
- "Rien" ? Ce sont les trois derniers épisodes de CE film-ci… ce qui n’est pas rien ! Nous ne dirons rien pour le premier : apparemment, vous êtes parvenu à le déplacer encore vers le prochain film. Mais les deux autres, hein ? Vous vous imaginiez peut-être pouvoir nous les escamoter ainsi ? Ah mais non : nous ne mangeons pas de ce pain-là, nous autres ! Et vous savez pourquoi ?
- Euh… parce que vous ne voulez pas manger avec les publicains et les pécheurs ?
- Ah : n’inversons pas les rôles, s’il vous plaît : nous ne sommes pas à l’"hôpital"© "spécialisé"©, ici ! Parce que -et l’hôtesse avait raison : "tout fiche le camp" !-, nous ne sommes pas aussi paralysés du ciboulot que vous ne l’imaginez : nous voyons bien que c’est VOUS qui, cette fois, voulez partir… AVANT LA FIN DU FILM [22] !!! » 

          Un frémissement d’indignation fit tressaillir la salle, de sorte qu'il n'était plus possible au réalisateur d'entrer plus ouvertement dans son funeste projet de film raccourci : il eût alors été obligé d'éviter les lieux habités, tant de partout on venait à lui [4,Mc(4)][528,Mc(1)]. Tous étaient stupéfaits et rendaient honte au factieux, en disant : « Nous n'avons jamais rien vu de pareil. » De fait, a-t-on jamais vu pareil événement ? Car c’est le trouble qui a envahi le réalisateur, qui a rendu possible son consentement [527] au bouclage plus honnête du film ! "Plus honnête"… dans sa version pouce bleu levé, naturellement.

(5) [Vendredi 13 janvier 2012]    [*(5)]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 2, 1-12.
 {*}{*}{*} (*)(Mt)(Lc)(Mt)(Lc)
foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétéJésus était de retour à Capharnaüm, et la nouvelle se répandit qu'il était à la maison. Tant de monde s'y rassembla qu'il n'y avait plus de place, même devant la porte. Il leur annonçait la Parole. Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé 
[*|*], porté par quatre hommes. Comme ils ne peuvent l'approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon fils, tes péchés sont pardonnés. » Or, il y avait dans l'assistance quelques scribes qui raisonnaient en eux-mêmes : « Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? » [Lc|Lc|Lc|Lc] Saisissant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu'ils faisaient, Jésus leur dit : « Pourquoi tenir de tels raisonnements ? Qu'est-ce qui est le plus facile ? de dire au paralysé : 'Tes péchés sont pardonnés', ou bien de dire : 'Lève-toi, prends ton brancard et marche' ? Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir de pardonner les péchés sur la terre, je te l'ordonne, dit-il au paralysé : Lève-toi, prends ton brancard [*et rentre chez toi. » [*](Mt)
L'homme se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient stupéfaits et rendaient gloire à Dieu, en disant : « Nous n'avons jamais rien vu de pareil. »

Étend-bile de Philtrochu selon lui-même 2, 1-12. 
foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétéPhiltrochu était de retour à Cafardanlom, et la nouvelle se répandit qu'il y bâtissait des maisons [40, notes 273 à 275][366, note 73][0, notes 292 à 294]. On y rassembla tant de monde [0, notes 60 à 68][310, APR note 23][90, notes 159 à 165][529] qu'il n'y avait plus de place pour la raison, même derrière la porte. Il leur dénonçait la parole du loup [7, notes 91 à 96][0, notes 218 à 221] afin qu’ils ne se laissent pas abuser par ses bêlements [0, note 69]. Arrivent des gentils lapins [26] qui lui amènent un super-baraqué 1454319759.jpg[530?][531?][532?][533?], capable de porter quatre hommes à lui tout seul. Comme ils ne peuvent l'approcher à cause de la poule qui était imposante [534][535][536][537][538], ils creusent le sol en-dessous d’elle, lui font au cœur une ouverture : négociant avec elle un rancard, car sur elle avait louché [539][540] le super-baraqué. Voyant leur psychofoi [541], Philtrochu dit au super-baraqué : « Mon fils, tes péchés sont conceptuellement éradiqués [10,6][11,6][65][67][68][362,Rm][542, notes 8 à 12][543, notes 27 à 30] : si jamais quelqu’un te cherche des noises à ce propos, celui-là sera impardonnable dans le dire comme dans le faire » (C’était là l’une des rarissimes possibilités connues, où le sorcier parvenait sans difficulté particulière [439][440, AV note 15] à rafistoler le binôme [0, APR note 414] !!!) Or, il n’y avait dans l'assistance personne pour insister. [ NB du réalisateur : il ne s’agit nullement ici de gagner insidieusement du temps dans cette version, en essayant habilement de la raccourcir à son tour par la suppression de certains protagonistes ! Mais les quelques scribes pressentis à tourner dans cette version du sorcier ont tous décliné l’offre d’eux-mêmes. En effet, ayant lu ce nouveau synopsis, ils ont saisi aussitôt dans leur esprit les conséquences [421, notes 29 à 35] dramatiques qui en eussent résulté. Tout va bien tant qu’il leur était demandé de jouer les méchants du film [13, APR note 8]. Mais qu’on les fasse passer pour des abrutis et des idiots [40, note 231][544, APR note 251][545] :« Ah NON, alors ! Non, non et CENT FOIS NON ! Pas question de redéfinir le concept du respect [10,6][11,6] sur nous-mêmes » ont-ils répliqué d’un seul cœur [546] au réalisateur. C’est qu’ils avaient bien saisi les "raisonnements"©[547] de Philtrochu ! Soit ils entraient de plain-pied dans son illustre "logique"©[548] tête-bêche (parfois tête-rateau [549]), et nous avions inéluctablement "dans l'assistance quelques scribes qui ne raisonnaient pas en eux-mêmes"[54][55][55bis]. C’était déjà impensable, raisonnaient-ils en eux-mêmes : ils eussent été alors infiniment pires que le pire des pires des scribes en version originale ! Il ne leur restait alors qu’à affiner leur jeu, en le rendant plus honorable et convenable [509], même aux yeux du pire d’entre eux. Ce qui les eût fait raisonner en eux-mêmes de la sorte : « Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut éradiquer conceptuellement les péchés -tout en accordant automatiquement sa miséricorde [351, notes 52 à 54] aux pécheurs-, sinon le Docteur seul ? » Mettons-nous à leur place [0, notes 153 à 158][199, note 1][200, APR note 131] : comment auraient-ils pu soupçonner un instant que sous les traits d’un lutin bonhomme -un rien excentrique-, d’apparence si inoffensive, se tapissait de rouge [550] le Docteur souterrain [405][551] en ex-personnifiant [200, note 269?][552][553, notes 40 à 55][0, notes 236 à 241] ? Qu'est-ce qui est le plus facile pour lui ? de lire les lignes [554][555][556], ou de lire entre les lignes [557, APR note 10][558, APR note 27] ? N’est-ce pas précisément le Docteur qui dit ce que l’autre n’a pas dit, qui dénie [9, note 12][143, notes 3,4][144][559à l’autre le droit de seulement le dire -grâce à ses mots nouveaux [560]-, qui dit ce que l’autre va faire [124][125][215][108, APR note 45][55] (même si l’autre ne l’a toujours pas dit… et le fait encore moins !) ? N’est-ce pas toujours lui qui fait dire [561][562] (par celui qui lui a fait dire [83,com.10][0, notes 285 à 289][42, APR note 191] !) ce qu’il a dit à propos de celui qui ne lui rien dit ni rien fait [436, notes 2,3][437, APR note 82] (ne serait-ce que parce que celui-là ne l’a jamais vu [0, APR note 415][0, notes 429 à 433] !) ? N’est-ce pas encore lui qui dit ce que l’autre a fait… surtout lorsque celui-ci n’est -irréversiblement- plus là : ni pour le dire [20] ni pour le dire, lui ?  Eh bien ! Sitôt que nosfoi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société quelques scribes eussent appris que le Ficeleur [563][564] de l'homme avait tous ces fabuleux [565] pouvoirs [566][567][35] -incluant à l’évidence [57, APR note 70] celui d’éradiquer conceptuellement les péchés sous la terre [5][0, notes 134 à 137]-, il eût été TROP TARD pour eux !
podcast
...En effet, à peine eussent-ils eu le temps de se dire en eux-mêmes que cet homme blasphémait : aussitôt celui-ci (sans doute trop heureux d’en trouver chez autrui…) se serait "professionnellement"©[568] saisi de leur raisonnement, les aurait paralysés sur-le-champ en retournant le blasphème contre eux : c’est qu’ils étaient scribes, pas "médecins"©[569] ! Or, ils savaient bien quel était le sort épouvantable réservé à ceux qui blasphémaient contre "l’esprit"© du Docteur [570][571].
podcast...Le
réalisateur aussi : c’est pourquoi il leur a volontiers ordonné de se lever et de rentrer chez eux (uniquement pour ce film, cependant (!) : il aurait sans doute besoin d’eux pour les suivants…). Et c’est pourquoi cette version est aujourd’hui exceptionnellement "raccourcie"© par rapport à l’originale… ] Donc, il n’y avait dans l'assistance personne pour insister. Aussi, sans plus attendre, l’homme (le super-baraqué, pour ceux qui auraient perdu le fil) se leva, prit aussitôt connaissance de son rancard avec la grosse poule, et sortit avec elle devant tout le monde. Dans son enthousiasme, il n’avait pas vu la peau de banane qui jonchait le sol sous ses pieds.
podcast
...Malheureusement
[12, APR note 30], il glissa et se répandit de tout son poids : il ne fallut pas moins de quatre hommes pour le redresser. Hélas, il était TROP TARD pour lui : la moelle épinière ayant été TOUCHée [528], il était devenu -à vie- tétraplégique des pieds jusqu’aux oreilles. Depuis lors, nous avons vu pareil : tout le monde étant stupéfait du succès remporté par un autre film [4>572], quoique plus récent que celui-ci…

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

(6) [Samedi 14 janvier 2012]    [*(6)]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 2,13-17. {*}{*}{*} (Lc)(Mt)(Mt)(Lc)(Mt)(Lc)(Mt)(Mt)(Lc)
foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétéJésus sortit de nouveau sur le rivage du lac ; toute la foule venait à lui, et il les instruisait. En passant, il aperçut Lévi, fils d'Alphée, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit : « Suis-moi. » L'homme se leva et le suivit. Comme il était à table dans sa maison, beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car il y avait beaucoup de monde. Même les scribes du parti des pharisiens [*] le suivaient aussi, et, voyant qu'il mangeait avec les pécheurs et les publicains [*], ils disaient à ses disciples : « Il mange avec les publicains et les pécheurs ! » Jésus, qui avait entendu, leur déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants [?] qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs. »

1689892314.jpg
podcast

Bruno Coulais :
Nous sommes
de la fin des temps de fond de l’étang
2mn41 (extrait de « LES CHORISTES », WEA)

Étend-bile de Philtrochu selon lui-même 2, 13-17.
foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,sociétéPhiltrochu s’enfonça de nouveau dans le fond du lac [149][212, notes 36][0, notes 208 à 214]; libérée de son encombrant [572] super-baraqué (qu’elle avait confié aux bons "soins"© d’un établissement "spécialisé"©[573]), toute la poule venait à lui, et il l’instruisait sur 670633064.2.jpgl’art de semer les peaux de banane aux "bons"© endroits. En passant, on s’aperçut que le récit, cousu de fil blanc, manquait d’assise rationnelle au niveau de sa publication (une poule ne saurait aller au fond de l’eau). On dit au sorcier (très gentiment [574][575][576?] afin de ne point le contrister) : « Nous ne te suivons pas. » Le petit homme éleva le ton : plus fort il disait [91][92], plus fort il faisait. Car-et c’était là l’autre des rarissimes possibilités connues où le sorcier accomplissait le prodige inattendu de rafistoler le binôme [0, APR note 543]-, il avait dit très fort [577][ NB du réalisateur : il s’agitd’une forme subtile -parce qu’inversée [5][150][151][152]- de la crière [0, APR note 334][138, notes 21 à 31][139] … ], il avait donc dit [578] à la poule qu’elle était un "poisson"© : elle fit donc le "poisson"©, et put alors le suivre [0, notes 134 à 137]… et avec eux, le cours -rendu plus limpide- de ce récit. Comme il était à table dans la raison d’un autre qui ne l’y avait pas invité [126][127, note 103][0, notes 429 à 434], beaucoup de publicanins [553, notes 40 à 55] et de pécheurs vinrent prendre place avec Philtrochu et ses rabatteurs [95][133, notes 69,70] : il y avait par conséquent beaucoup de monde [9, APR note 12?]. Les scribes du parti des pharmaciens [392][524][187][525][579, APR note 75][580] étaient les premiers à le suivre [393][395][396][448][581], et, s’émerveillant [582] qu'il se rangeât systématiquement [583, note 60] du côté des pécheurs et des publicanins, ils disaient à ses rabatteurs : « Il se range du côté des publicanins et des pécheurs ! » Philtrochu, qui ne les avait pas attendus, leur déclara [584] : « Ce n’est en effet pas le "malade"© qui a besoin du "médecin"©, mais le "bien-portant"[585] (c’est-à-dire "quelqu’un de relativement normal"©[328, note 102]) qui a "besoin"©[0, notes 280 à 289] du "malade"©[0, notes 140 à 142][586]. Et bien sûr, c’est de l’ensemble de ceux-là qu’a alors besoin [12, APR note 44][461][462][463] le "médecin"©  pour se rendre lui-même inTOUCHable à travers les siècles [528,Mc(5)][587, APR note 86][588] : sinon, il ne pourrait prétendre à TOUCHer [528] son salaire [589][590]. Je suis venu appelé non par les justes (l’étant un peu moi-même [566][591][592] !), mais par les pêcheurs pécheurs. »

786472123.jpg

  Daniel Mermet - Nous ne sommes pas coupables d'être malades !.mp3  
   
Found at bee mp3 search engine

               C’est ainsi qu’on entendit résonner la musique [301][301bis] du générique de la fin : le film a en effet TOUCHé le fond

podcast 

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

Fin au samedi 4 février 2012

Télécharger une version imprimable de la note
 (fichier Word 16 pages, sans les images, SAUF celles... de la formule magique !)

____________________________

QUOI QU’ON EN D.I.S.E…(Dernières Interventions sur des Sites Extérieurs)


La folie des "psychiatres"© n'a pas de limite   Mercredi 1er février 2012


La Belgique veut euthanasier ses fous !!!   Samedi 28 janvier 2012


"Expert"©©© "psychiatre"© belge aussi fou que les Français  Vendredi 27 janvier 2012

Les commentaires sont fermés.