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samedi, 18 février 2012

Les gens feront-ils le bonheur de Pierre, Jacques ou Jean ?

Fin au jeudi 1er mars 2012 

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(1)[Jeudi 16 février 2012]    
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 8, 27-33.
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[*]/(
Mt)(Mt)(Mt)(Mt)(Mt)(Lc)(Lc)(Mt)(Lc)(Mt)(Lc)(Mt)(Mt)(Lc)(Mt)
Jésus s'en alla avec ses disciples vers les villages situés dans la région de Césarée-de-Philippe. Chemin faisant, il les interrogeait : « Pour les gens, qui suis-je ? » Ils répondirent : « Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres, un des prophètes. » Il les interrogeait de nouveau : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Pierre prend la parole et répond : « Tu es le Messie. » Il leur défendit alors vivement de parler de lui à personne. Et, pour la première fois, il leur enseigna qu'il fallait que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu'il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite. Jésus disait cela ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches. Mais Jésus se retourna
[306><307] et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »

            Rubrique "l’Évangile au PRÉSENT" oblige, Il les interroge de nouveau : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? ». Rubrique "l’Évangile au PRÉSENT" oblige, ce qu’il fallait à propos du Fils de l’homme a été consommé : il ne le faut plus ! Ce qui veut déjà dire qu’Il ne leur défend plusni implicitement ni vivement- de parler de Lui à personne ! Ce qui veut encore dire que pour les gensceux de "l’extérieur", comme ceux de "l’intérieur"-, il ne suffit pas [1] de répondre: « Tu es le Messie » à l’interrogation posée chemin faisant -quel que soit ce chemin- pour que de ce fait le disciple soit estimé juste [>Jc(4)]. En soi –et entre soi [2, note 26]- il n’est pas si difficile de répondre: « Tu es le Messie ». Entre soi, il n’est pas même difficile de "se réconforter les uns les autres dans le Christ, de s’encourager dans l’amour, d’être en "communion"[3], d’avoir de la tendresse et de la pitié"[4, AV note 34(Ph)]… mais a-t-on bien vérifié la qualité de sa foi [>Jc(1)] ? Voilà qui est justement facile à vérifier : à cet effet, il suffit de savoir si à toussans marquer de différences entre les personnes [>Jc(3)]- est donné avec simplicité et sans faire de reproches, ou sans en avoir tant fait dans le passé que cela s’éprouve plutôt ostensiblement dans le présent par un… absent. « Tu es le Messie » ? Fort bien, les disciples. Maintenant, observez-vous ses ordres [>Ps(1)] ? Êtes-vous bons, faites-vous du bien… ou "vous faites-vous du bien" au prix d’en avoir nettement moins fait à un autre… un absent, par exemple ? Acceptez-vous de souffrir pour votre bien… ou acceptez-vous beaucoup plus volontiers d’en faire "souffrir"© un autre "pour son bien"©[5] en vous étant auto-estimés [2, notes 31 à 33]"justes", chemin faisant, quant à la qualité de ce "bien"©-là ? « Tu es le Messie » ? Fort bien, les disciples : avez-vous toujours "pour consolation Son amour selon Ses promesses à ses serviteurs" [>Ps(1)] ? Chez ces derniers, personne n’a jamais été pris à part [6] entre vous ? Personne n’est… sur la TOUCHe [7] ? "Jésus disait cela ouvertement". À l’aune du Maîtreà l’aune même de Pierre, bien qu’alors ses pensées ne fussent pas celles de Dieu !-, vous mettez-vous ouvertement à faire de vifs reprochesc’est-à-dire, par devant [8][9, note 11]  tout le monde [10, APR note 12] ?

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         Parce que sinonpuisque ce qu’il fallait à propos du Fils de l’homme a été consommé, et diffusé depuis lors dans le monde entier [>Mc(2)]-, on ne saurait se prétendre disciple (le fût-on de manière extraordinairement vague [11, APR note 30]) en ignorant que le "bien"©, l’"amour"©, la "paix"©, la "non-violence"©[7, APR note 279] et quantité d’éminentes valeurs -ressortissant des pensées des hommes- appartiennent à leur patrimoine commun. Non que celles-ci soient nécessairement mauvaises en soi (Dieu merci, il n’est pas systématique [12, APR n,ote 15/1][7, notes 160 à 162] que les pensées de hommes s’opposent à celles de Dieu !), mais justement : il n’est pas besoin de se revendiquer disciple de Jésus -ou de quelque prophète- pour les partager peu ou prou. Parce que sinon donc, nul n’est censé ignorer que sur la plupart de ces critères, "les païens en font autant"[13]. À l’heure où « c’est pire pour les gens de la maison »[14,Mt(5)][7, APR note 330], ce serait même flétrir les païens -avec toutes leurs entreprises [>Jc(1)]- que de dire qu’"ils en font autant" ! Dès lors qu’eux ne s'enorgueillissent pas de "fréquenter" Jésus, Marc… Pierre, Jacques ou Jean (et tous les autres), n’ont-ils pas le chic pour "faire beaucoup mieux" ?…

(1)[Lundi 13 février 2012]
Psaume 119 (118),67.68.71.72.75.76.

Avant d’avoir souffert, je m’égarais ; maintenant, j’observe tes ordres. Toi, tu es bon, tu fais du bien : apprends-moi tes commandements. C’est pour mon bien que j’ai souffert, ainsi, ai-je appris tes commandements. Mon bonheur, c'est la loi de ta bouche, plus qu'un monceau d'or ou d'argent. Seigneur, je le sais, tes décisions sont justes ; tu es fidèle quand tu m'éprouves. Que j'aie pour consolation ton amour selon tes promesses à ton serviteur !

         À l'occasion du baptême de la princesse, le roi et la reine organisent une fête 899108434_small.jpgsomptueuse, invitant famille, amis et fées marraines bienveillantes de l'enfant. Chacune d'elles offre un don à la princesse : beauté, grâce, etc. Brusquement une vieille fée, qui n'a pas été invitée, se présente et lance à la princesse un charme mortel : la princesse se piquera le doigt sur un fuseau et en mourra. Heureusement, une des fées marraines peut atténuer la malédiction : « au lieu d'en mourir, elle tombera seulement dans un profond sommeil qui durera cent ans, au bout desquels le fils d'un Roi viendra la réveiller »[15]. L’illustre_conte_[16][17][18] de la belle au bois dormant ne va-t-il pas inopinément réveiller un lutin assoupi [19][20][21], également familier des bois… et –ô combien !- de malédictions [22][22bis] ? C’est que dans son sillage, les contes n’en sont plus ! Pire [14,Mt(5)] : les comptes ne sont pas rendus [23][24, notes 29 à 35] aux "gens de la maison"… de crainte [25, APR note 20], assurément, que l’on ne se retourne –et ne se bute [>Jc(1)]- de trop près sur ceux d’entre eux qui, malheureusement [11, APR note 30], n’en sont plus vraimentde la maison [26, notes 93 à 107]. C’est que, sans le salut joyeux [27] de Jacques, c’est un peu comme si celui-ci n’avait pas dit [28]. Sans le salut joyeux de Jacques, mes frères, quand vous butez sur toute sorte d'épreuves, estimez-vous encore heureux de penser [29][30][31] ! C'est là néanmoins (quoique nez en plus…) une petite joie : sans doute celle de savoir que d’autres s’en chargent pour vous, pourvu que leurs pensées vous enseignent [>Jc(5)][32>33, APR note 54][34, APR note 18] qu'il faille que vous souffriez le moins possible. N’était-ce pas assez, en effet, que vous "souffriez d’importance"©[35][36, note 58][37, note 24/3][38, note 15] tant qu’il manquait à l’un de vous la sagesse [>Jc(1)] de se sentir pleinement "en sécurité"©[39, AV note 26][40, note 16][35, note 31] dans sa maison ? N’avez-vous pas vu que c’était le loup [41][22, notes 91 à 96][7, APR note 108][42, APR note 68+APR note 218][43] qui vous "opprimait"© tant qu’il y était [44], vous donnant ainsi une "bonne raison"©©© de le traîner, lui (!), devant les minuscules tribunaux [>Jc(3)][45][46][47][47bis] ? [NB : apprenons joyeusement que le père Noël [7, notes 281 à 283] a lui aussi un traîneau : oh oh oh !…] Car écouter la parlote du Roi sorcier [48,com.1 à 6]et de tous ses subORDONNÉS [49][42, notes 457 à 470][50]- en la mettant en application, c'est ressembler à un homme qui peut alors se regarder sans honte chaque matin dans sa glace [37] et qui, aussitôt après, s'en va [>Jc(2)] en quelque assemblée [51][52, APR note 104], oubliant de quoi a l'air le loup [53, APR note 76].

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            Pauvre princesse, ayant subi la persécution d’une vieille fée, qui, pour n'avoir pas été invitée à l’occasion de son baptême, se présenta et lui lança un charme mortel ! "D'ailleurs, tous ceux qui veulent vivre en hommes religieux dans le Christ Jésus subiront la persécution"[54,2Tm]sans que celle-ci ne relève en rien du "délire"©[55][56] éponyme. Naturellement, ni chez Charles Perrault ni chez les frères Grimm (ni même chez Walt Disney !), ne s’agissait-il de "vouloir vivre en femme religieuse" chez une très jeune princesse encore au berceau : c’est là le discours explicite que l’Apôtre des païens tenait à Timothée. Discours que, pour rappel, il poursuit ainsi : « Quant aux hommes mauvais et aux charlatans, ils iront toujours plus loin dans le mal, ils seront à la fois trompeurs  et trompés. »[54,2Tm] Mais lui (Timothée), il devait en rester à ce qu'on lui avait enseigné : il l'avait reconnu comme vrai, sachant bien quels étaient les maîtres qui lui avaient enseigné [>Jc(5)], etc. "En rester à ce qu'on lui avait enseigné", cela ne signifie nullement reconnaître comme faux tout le reste. Cela signifie plus sûrement qu’on n’a pas attendu Martha [57], Laura [58], Madame Boutrypède [59et quantité d’autres pour savoir reconnaître les praticiens de la vraie fuite en avant… et autres "personnalités manipulatrices"© : « il n’y a rien de nouveau sous le soleil », répète imperturbablement l’Ecclésiaste [60].

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Seules sont "nouvelles"© (et encore !) les consignes [61] à appliquer en cas de proximité avecles praticiens susnommés -ou simplement suspectés comme tels !- : selon Paul, "enseigner, dénoncer le mal, redresser, éduquer dans la justice"[54,2Tm][62,Mt; selon les "enseignants modernes"©, fuiiiiiiiiiiiiiiiiiir [63, notes 1 à 3]
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..., redéfinir le concept du respect [64,6]afin de mieux se "justifier"© ensuite d’éviter, de refuser tout contact ou toute forme de communication [64,8!!! Ni de près ni de loin, jamais l’Apôtre des païens n’aura-il seulement suggéré du bout des lèvres à ses enseignés d’adopter le millième de pareille attitude à l’encontre du pire de ces "hommes mauvais et des charlatans qui allaient toujours plus loin dans le mal, étaient à la fois trompeurs  et trompés" : chaque époque a les "héros"©[65] qu’elle peut… ou qu’elle se mérite [7, notes 190,191]. À ce sujet, à défaut de savoir "s’encourager dans l’amour"[4, AV note 34(Ph)], s'il manque à l'un de vous la sagesse [>Jc(1)] la recette pour "s’encourager dans la peur"[66], qu’il la demande aux cuisiniers [67][68][69][70][71][72] de la "lutte"© Anti [73,1Jn(3)]-"psychopathique"©[74] : ils sont légion [75, APR note 25] !

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 Qui sait s’ils ne coïncideraient pas avec tous ceux qui, disant [42, AV note 414] "vivre en hommes religieux dans le Christ Jésus"©[73, notes 523 à 537], se dévouent [76] pour faire subir la persécution, "se sentant tellement mieux"©[77, APR note 34][78, note 1][79, note 6] à cette place plutôt qu’à celle "d’en face", sensiblement moins plaisante [33, APR note 54] ? "Il en faut", sans doute : pour illustrer en tout point [64,1] la lettre de Jacques… côté ténèbres : difficile d’avoir le beurre, et l’argent du beurre ! C’est que partout où l’émotion [80] immédiate tient lieu de "conscience"©[81][82, note 16][83], l’Apôtre a raison : sa propre lettre est comme tout le reste, inutile [7,Mc2d1] ; "la foi sans les œuvres ne sert à rien"[>Jc(4)]… ce qui n’est pas même évoquer la foi assortie des œuvres contraires ! Dans ce cas, la religion ne mènerait-elle à rien [>Jc(2)] non plus ? Ici, c’est pour les gens hors de la maison que c’est bien pire [7, APR note 330][14,Mt(5)] : en effet, ne leur offre-t-on pas là -sur un plat [7,Mc(8)]- matière à en dire légitimement du mal [74, APR note 171] ? De fait, on observe chez le disant [42, AV note 414] "vivre en homme religieux dans le Christ Jésus"© peu d’hésitation [>Jc(1)], tant la demande de "compréhension"2320.jpg©[7, AV note 139(Mc2d2)] de son abondant "ressenti"© est forte. Or, l’"expert"©[84][31][85, notes 34 à 38][86][87][88] es "ressenti"© est toujours prêt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère, car la colère du "spécialiste"©[89. APR note 191] n’accomplirait pas ce que le "juste"©[90] attend du Docteur. C’est pourquoi tous deux se doivent de rejeter [91, note 16] tout ce qui salit, tout ce qui leur reste de méchanceté_[>Jc(2)] sur_le compte d’un dissemblable [74, notes 260,268!] réputé, celui-là, manquant opportunément de "ressenti"©[63, APR note 10][64,8][92, AV note 96+APR note 103]. Mes frères, quand vous butez ainsi sur toute sorte de punching ball [93, AV note 1][94, APR note 14][95, AV note 9][96, AV note 25], pensez que c’est un excellent exercice pour garder la forme. Mais attention : il n’est pas impossible d’imaginer que vos pensées ne soient pas exactement [84][31] celles de Dieu !…

(Jc1)[Lundi 13 février 2012]
Lettre de saint Jacques 1, 1-11. (*)/{
*}{*}
Moi, Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus Christ, je vous salue joyeusement, vous qui appartenez aux douze tribus d'lsraël dispersées dans le monde. Mes frères, quand vous butez sur toute sorte d'épreuves, pensez que c'est une grande joie. Car l'épreuve, qui vérifie
[<30!] la qualité de votre foi, produit en vous la persévérance, et la persévérance doit vous amener à une conduite parfaite [*][*][!] ; ainsi vous serez vraiment parfaits, il ne vous manquera rien. Mais s'il manque à l'un de vous la sagesse, qu'il la demande à Dieu [*] : lui qui donne à tous avec simplicité et sans faire de reproches, il la lui donnera. Mais qu'il demande avec foi, sans la moindre hésitation, car celui qui hésite est semblable au va-et-vient des flots de la mer agités par le vent. Qu'il ne s'imagine pas, cet homme-là, qu'il recevra du Seigneur quoi que ce soit, s'il est partagé, instable dans tout ce qu'il fait [325]. Parmi les frères, l'homme de basse condition pourra s'enorgueillir de ce que Dieu l'élève, et le riche de ce que Dieu l'abaisse, car il passera comme l'herbe en fleur. Quand le soleil est monté, avec sa chaleur brûlante, l'herbe a séché, sa fleur est tombée, et l'éclat de sa beauté s'en est allé ; ainsi le riche se flétrira avec toutes ses entreprises.
(Jc2)[Mercredi 15 février 2012]
Lettre de saint Jacques 1, 19-27.

Frères bien-aimés, chacun devrait être toujours prêt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère, car la colère de l'homme n'accomplit pas ce que Dieu attend du juste
[>251(Ec)]. C'est pourquoi vous devez rejeter tout ce qui salit, tout ce qu'il vous reste de méchanceté, pour accueillir humblement la parole de Dieu semée en vous ; elle est capable de vous sauver. Mettez la Parole en application, ne vous contentez pas de l'écouter : ce serait vous faire illusion [>44]. Car écouter la Parole sans la mettre en application, c'est ressembler à un homme qui se regarde dans une glace, et qui, aussitôt après, s'en va en oubliant de quoi il avait l'air [>9](*). Au contraire, l'homme qui se penche sur la loi parfaite, celle de la liberté, et qui s'y tient, celui qui ne l'écoute pas pour l'oublier, mais l'applique dans ses actes, heureux sera-t-il d'agir ainsi. Si quelqu'un croit être un homme religieux [523>537], alors qu'il ne sait pas mettre un frein à sa langue [54], il se trompe lui-même (*)[2Tm][2Tm], sa religion ne mène à rien [5,6][Mc2d1]. Devant Dieu notre Père, la manière pure et irréprochable de pratiquer la religion [*] c'est de venir en aide aux orphelins et aux veuves [!!!] dans leur malheur [<351] [NB : malheur vérifié !…[>10][67]], et de se garder propre [*] au milieu du monde.
(Jc3)
[Jeudi 16 février 2012]
Lettre de saint Jacques 2, 1-9. {*}
Mes frères, ne mêlez pas des considérations de personnes avec la foi en Jésus Christ, notre billet-argent.jpgSeigneur de gloire. Imaginons que, dans votre assemblée, arrivent en même temps un homme aux vêtements rutilants, portant des bagues en or, et un homme pauvre aux vêtements sales. Vous vous tournez vers l'homme qui porte des vêtements rutilants et vous lui dites : « Prends ce siège, et installe-toi bien » ; et vous dites au pauvre : « Toi, reste là debout », ou bien : « Assieds-toi par terre à mes pieds ». Agir ainsi, n'est-ce pas faire des différences entre vous, et juger selon des valeurs fausses ? Écoutez donc, mes frères bien-aimés ! Dieu, lui, n'a-t-il pas choisi ceux qui sont pauvres aux yeux du monde ? Il les a faits riches de la foi, il les a faits héritiers du Royaume qu'il a promis à ceux qui l'auront aimé. Mais vous, vous avez privé le pauvre de sa dignité. Ne voyez-vous pas que ce sont les riches qui vous oppriment, et vous traînent devant les tribunaux
[*][*] ? Ce sont eux qui blasphèment le beau nom du Seigneur qui a été prononcé sur vous. Certes, vous avez raison quand vous appliquez la loi du Royaume, celle qui est dans l'Écriture : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Mais quand vous marquez des différences entre les personnes, vous commettez un péché, et cette Loi vous dénonce comme coupables.

(Jc4)
[Vendredi 17 février 2012]
Lettre de saint Jacques 2, 14-24.26. {*}{*}
Mes frères, si quelqu'un prétend avoir la foi, alors qu'il n'agit pas, à quoi cela sert-il ? Cet homme-là peut-il être sauvé par sa foi ? Supposons que l'un de nos frères ou l'une de nos sœurs n'aient pas de quoi s'habiller, ni de quoi manger tous les jours ; si l'un de vous leur dit : « Rentrez tranquillement chez vous ! Mettez-vous au chaud, et mangez à votre faim ! » et si vous ne leur donnez pas ce que réclame leur corps, à quoi cela sert-il ? Ainsi donc, celui qui n'agit pas, sa foi est bel et bien morte, et on peut lui dire : « Tu prétends avoir la foi, moi je la mets en pratique. Montre-moi donc ta foi qui n'agit pas ; moi, c'est par mes actes que je te montrerai ma foi. Tu crois qu'il y a un seul Dieu ? Tu as raison. Les démons, eux aussi, le croient, mais ils tremblent de peur. Pauvre homme, veux-tu une preuve que la foi sans les œuvres ne sert à rien ? Regarde Abraham notre père : Dieu a fait de lui un juste à cause de ses actes, quand il a offert sur l'autel son fils Isaac [Gn>80]. Tu vois bien que sa foi était à l'œuvre avec ses actes, et ses actes ont rendu sa foi parfaite. Ainsi s'est accomplie la parole de l'Écriture : Abraham eut foi en Dieu, et de ce fait Dieu estima qu'il était juste. Vous le constatez : l'homme devient juste à cause de ses actes, et pas seulement par sa foi. [Ga] En effet, comme le corps qui ne respire plus est mort, la foi qui n'agit pas est morte.
(Jc5)
[Samedi 18 février 2012]
Lettre de saint Jacques 3, 1-10.

Mes frères, ne croyez pas avoir tous la mission d'enseigner : vous le savez bien, nous qui enseignons, nous serons jugés plus sévèrement. Car nous commettons tous beaucoup de fautes. Si quelqu'un ne commet pas de fautes en paroles, c'est un homme parfait, capable de mettre un frein
[Ps] à tous les instincts de son corps. En mettant un frein dans la bouche des chevaux pour qu'ils nous obéissent, nous dirigeons tout leur corps. Voyez aussi les navires : quelles que soient leur taille et la force des vents qui les poussent, ils sont dirigés par un tout petit gouvernail au gré de celui qui tient la barre. De même notre langue, qui est une si petite partie de notre corps : elle peut se vanter de faire de grandes choses. Voyez encore : une toute petite flamme peut mettre le feu à une grande forêt. La langue aussi est un feu, elle est le monde de la méchanceté ; cette langue est une partie de nous-mêmes, et c'est elle qui contamine le corps tout entier, elle met le feu à toute notre existence, un feu qu'elle tient de l'enfer. Les humains sont arrivés à dompter et à domestiquer toutes les espèces de bêtes et d'oiseaux, de reptiles et de poissons ; mais la langue, aucun homme n'est arrivé à la dompter, vraie peste, toujours en mouvement, remplie d'un venin mortel. Elle nous sert à bénir le Seigneur notre Père, elle nous sert aussi à maudire les hommes, eux qui ont été créés à l'image de Dieu. Bénédiction et malédiction sortent de la même bouche. Mes frères, il ne doit pas en être ainsi.

4195824543.jpg            Mes frères, croyez bien avoir tous, sinon la mission [97] (!) au moins la liberté (n’est-ce pas "la loi parfaite", selon ses propres mots [>Jc(2)] ?) de jouer à saute-mouton [34, APR note 49][98, notes 50,51][43, notes 28 à 30] avec Jacques. Seigneur, au secours ! Il y a trop de Jacques d’un seul tenant [>Ps(2)] : armons de puissants ressorts à nos pieds ! À nous le grand saut ! Car les paroles de cette braie peste qu’est l’Apôtre sont des paroles dures (elles aussi [99, note 13/2]), son enseignement trop solide pour que le fragile dentier [100][101] puisse le supporter [102, APR note 11][103, APR note 21][104, APR note 42(2Tm)][105, notes 49 à 55], ne demandant pas moins que de prendre sept fois son élan avant de passer par-dessus ! Ah, quel dommage que l’auteur de cette lettre soit devenu inTOUCHable [7][106] depuis qu’il a disparu de chez les hommes : ne nous présente-t-il pas merveilleusement [107] tous les traits "symptomatiques"© du "danger pour 1660420311.jpgsoi et pour les autres"©[14, APR note 162]  ? Entre nous (mais ne l’ébruitons pas), pour sauter cinq Jacques d’un seul coup, ne faut-il pas avoir du sang de kangourou [53, APR note 45] dans les veines ? Mais tout le monde [10, APR note 12] n’en a pas l’entraînement ! Question sauter, il y aurait bien la dynamite [105, notes 21 à 23][108] : n’est-elle pas toute indiquée lorsque nous butons sur de trop solides épreuves [>Jc(1)] ? Voyez : une toute petite flamme [>Jc(5)][109], et BOUM ! pulvérisé, le rocher Jacques ! Du Jean Baptiste modernisé, en quelque sorte : pour être aplani, le chemin est aplani [110] ! Avec toutefois deux inconvénients, manquant de confort à l’esprit :
-
le doute régnant à propos de telles pensées : sont-elles exactement [84][31] celles de Dieu ?…
-
on a inventé le silencieux [111][112][113][114][115] pour les armes automatiques [116, notes 52 à 54]… mais hélas, pas pour les explosifs : ce manque cruel de discrétion pourrait, à terme, amener à faire beaucoup de bruit pour rien [117], éventant malheureusement [11, APR note 30] quelque "secret professionnel"©[118, APR note 95][64,11]

(2)[Samedi 18 février 2012]
Psaume 12(11),2-3.4-5.7-8.

Seigneur, au secours ! Il n'y a plus de fidèle ! La loyauté a disparu chez les hommes. Entre eux la parole est mensonge, cœur double
[NB : et tête aussi…], lèvres menteuses. Que le Seigneur supprime ces lèvres menteuses, cette langue qui parle insolemment, ceux-là qui disent : « Armons notre langue ! À nous la parole ! Qui sera notre maître ? » Les paroles du Seigneur sont des paroles pures, argent passé au feu, affiné sept fois. Toi, Seigneur, tu tiens parole, tu nous gardes pour toujours de cette engeance.

            Seigneur, au secours ! Non qu’il n’y ait plus de fidèles parce qu’en plus de la loyauté, ce sont les hommes eux-mêmes qui ont disparu (!) (atomisés par le souffle de l’explosion [119]), mais aussi parce qu’un BOUM ! peut en cacher un autre [120]. En effet, aussi dur que soit le rocher, cela ne présume en rien de la qualité du sol sur lequel il faisait obstacle. Ce peut être un sol aussi dur que lui… ou une terre plus instable [>Jc(1)?: plus meuble. Ainsi, quel avantage un homme a-t-il à gagner [>Mc(2)] un chemin aplani en le payant d’un deuxième  BOUM !: celui du rocher qui émerge du sous-sol, retenu jusque là par son congénère du dessus ? Et pas n’importe quel rocher : le plus dur au demandeur-de-"compréhension"©-de-son-abondant "ressenti"©[0, AV note 84] ! Rien de moins que le rocher… de la sagesse : celui-là même qui affleurait déjà –sur demande uniquement- en Jc(1).
            Qu’il y ait des fidèles ou non, des croyants ou des païens, des courageux ou des tremblants de peur, des anges ou des démons (vrais ou archi-faux [121][121bis] !), des gentils ou des méchants (idem), des pauvres ou des riches, des considérants de personnes… ou des insultants [122] de ces mêmes personnes, des loups ou des agneaux (idem derechef [7, APR Mc(6)] !), des hommes de haute condition ou d’autres de plus basse, des frères bien-aimés ou des faux frères, des cœurs sur la main ou des cœurs doubles, des respectueux (non redéfinisseurs [64,6] !) ou des insolents, des champions du saute-mouton ou de ses non-praticiens [123], etc., chez les hommes un autre binôme se fait jour avant même le redoutable rocher : binôme sur lequel tous s’accordent. Nous avons nommé l’incontournable binôme sage/fou : ce qui est sage n’est pas fou, et ce qui est fou n’est pas sage. Cependant, il existe ici un léger point d’achoppement entre le croyant et le païen : ce dernier ne suivant plus lorsque Jésus dit :« Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive. »[>Mc(2)] Il n’y a là aucune raison de lui en vouloir puisque justement, répondant à son identité de païen (revendiquée comme telle ou non), il n’est pas quelqu’un voulant le suivre. Ce ne sera pas la nouvelle du jour : depuis longtemps, croix = folie pour les païens [124, AV note 4(1Co)][125, note 42]. De là à ce qu’il en déduise [60] qu’est "fou" quelqu’un qui veut marcher derrière Jésus, il n’y a qu’un pas. Ce pas, il le franchit ou non : mais du moment que le "fou" ne vient pas excessivement l’agresser… voire mettre un peu trop concrètement le feu à toute son existence [>Jc(5)] (façon Jeanne d’Arc [126] !), peut-être aura-t-il "honte de lui", mais il ne viendra pas nécessairement lui chercher des noises. (D’autant qu’en dehors de Jeanne d’Arc, "noise" signifie "bruit" en anglais ; or, après un BOUM ! retentissant, on aspire plutôt au silence…)
            « Il n’y a toujours rien de nouveau sous le soleil [60,Ec] », notamment sur ce point : le "sage" ne gagne jamais aussi bien ses galons de "sage"… qu’en montrant le "fou". A priori, on pourrait penser que celui-ci ne gagne jamais aussi bien ses galons de "fou" qu’en étant réellement fou… ou –à la limite- en faisant le "fou" : sans l’être réellement. Ce qui serait là… scientifiquement inexact [84][31] ! En effet, il n’y a pas de "meilleur" galonné "fou" que celui qui aura été montré par un "sage" réussissant à faire le plein [127][128][129] de "sages" autour de sa personnetout en faisant simultanément le vide autour du "fou" qu’il aura montré : certains y reconnaîtront peut-être le phénomène des vases communicants ! (Quoiqu’un tel phénomène présente ici manifestement de substantielles limites, attendu que le vide généré autour du "fou" entraîne plutôt de l’"incommunicant"©[128]…) De la sorte, le "fou" ne l’est pas tant de sa propre "folie" que par le saisissant contraste qu’il offre à la "sagesse" exponentielle du(des) "sage(s)". Autrement dit, il n’est "fou" que par le regard [129, APR note 28][130] porté contre lui par le(s) "sage(s)" : rien de nouveau sous le soleil… ni sur le présent blog [131][132][133][134][135][136]etc.. La croix est folie pour les païens ? Rien de nouveau non plus. Rappelons cependant que lorsque Paul s’adresse ainsi aux Corinthiens, il n’est pas sectaire en amont : il laisse à chacun le soin de se désignertout seul comme un grand- païen ou non–païen. Il ne vient ni désigner tel ou tel autre comme païen, ni commande à quiconque de se faire non-païen (pas davantage que l’inverse [137, APR note 7(Ec)] !) s’il "se sent tellement mieux"[0, notes 77 à 79][138, notes 139 à 142] dans sa peau de païen. En aval, il ne procède pas autrement à l’égard de celui qui prétend "vouloir suivre" (ce qui revient à accepter d’apparaître "fou" aux yeux des païens)tout en suivant factuellement son propre chemin : « …s’il refuse d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain…[139]» Ce qui est là avaliser, précisément, ce comme quoi il a commencé par se considérer de lui-même… et ne contredit nullement Jacques en Jc(3). Mieux encore, avant d’évoquer "la folie pour les païens", l’Apôtre ne commence-t-il pas lui-même par embrasser un champ de "folie" plus large ? Car selon lui, "le langage de la croix" n’est-il pas –textuellement- "folie pour ceux qui vont à leur perte"[124,1Co] ? Qui sont-ils, ceux-là ? Des païens, exclusivement ? Pourtant, "les publicains et les prostituées" ne fournissent-ils pas a priori les plus beaux spécimens de païens ? Or, il semble que leur sort n’épouse pas nécessairement [4,Mt] celui de "ceux qui vont à leur perte"… plutôt réputés chèvres [7, APR note 307][140,Mt(5)] par ailleurs.

            « Il n’y a rien de nouveau sous le soleil [60,Ec] »… mais si le fond demeure, les formes varient. Et, se revendiquerait-on païen jusqu’au bout des ongles, on ne se distancie guère du binôme sage/fou… avec toutes les implications énumérées à l’instant. De même puise-t-on volontiers dans cette sagesse laïque que nous diffusent les vieux proverbes. Ainsi de celui-ci : « plus on est de fous, plus on rit »[141]. Malgré queson origine nous soit incertaine, et en dépit de son caractère simple (presque simplet) invitant sinon à la fantaisie au moins à la décontraction, ce proverbe-là pourrait bien être plus sage qu’il n’y paraît. En effet, que se passe-t-il si nous nous amusions à en inverser les données ? Nous obtiendrions : « plus on est de sages, plus on pleure ». Ce qui, assurément, échange fantaisie et décontraction contre deuil et tristesse. "Nous obtiendrions"… mais dans un réel qui est là pour tous [11, AV note 41], le conditionnel n’a-t-il pas comme des faux airs de… présent ? À cet égard, revenons à présent vers notre"sage" montrant le "fou"… et au passé : vers notre Apôtre des païens l’ayant lui-même montré d’une manière plutôt vive ! « Pauvres fous de Galates, qui donc vous a ensorcelés ? […]Comment pouvez-vous être aussi fous ? »[142,Ga]. Précisons ici qu’en dépit d’une interrogation explicite sur l’identité d’un éventuel sorcier (!),Philtrochu [143][144][145] –et toutes ses pompes- est hors de cause ! (On aura néanmoins noté cette lointaine -et intéressante- parenté entre "folie" et "sortilège"…) Ceci non seulement parce que Paul "n’est pas médecin"©[146](sic), mais surtout parce que, par ses paroles, il veut faire honte à "cette génération adultère et pécheresse"[>Mc(2)] que sont alors devenus ses interlocuteurs Galates, surpris en "flagrant délit" d’avoir lâché la proie pour son ombre : "le message de foi délivré par l’Esprit Saint" pour la rigide loi de Moïse. Par analogie, c’est là un peu comme s’ils avaient délibérément échangé un puissant et luxueux véhicule [147,im.5] contre un autre, nettement plus modeste [147,im.4][148]… voire un cyclomoteur asthénique [149! Par conséquent, c’est également d’eux-mêmes que les Galates se sont considérés comme "fous" : donc, avant cette invective d’un Paul qui, ici encore, est venu avaliser chez eux un fait accompli. De plus, il ne se trouve pas ici en "délicatesse" avec Matthieu (ou quelque commentateur ultérieur [150, AV note 7][151, notes 52,53][64, note 7][152, notes 116,117] de celui-ci) à propos du mot employé, comme s’il avait dépassé sa pensée [42, note 190!] : il devrait aller de soi que les "fous" ne ressortent nulleConcordia12-copie1-300x174.jpgment ici d’un contexte injurieux [152, APR note 16] et insultant [122] (quels que puissent être leurs "ressentis"© "bienveillants"©[150, notes 47 à 51] déguisements du moment) détruisant l’amour. Il s’agit tout au contraire d’interpeller vivement les Galates sur la nécessité de le reconstruire là où il menace ruine, conséquemment à une "pauvre folie" qui est moins chez eux un état "pathologique"©(re-sic) qu’une attitude passagère de non-sens : une absence ponctuelle de sagesse demandant à être corrigée, comme celui qui tient la barre peut se faire houspiller par le capitaine s’il est surpris à diriger le gouvernail de son navire [>Jc(5)] vers des récifs.

(2)[Vendredi 17 février 2012]    
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 8, 34-38.9,1.
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(Mt)(Mt)(Mt)(Lc)(Lc)(Mt)(Lc)(Lc)(Lc)(Lc)(Lc)
Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie  [*] la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour l'Évangile la sauvera. Quel avantage, en effet, un homme a-t-il à gagner le monde entier en le payant de sa vie ? Quelle somme pourrait-il verser en échange de sa vie ? Si quelqu'un a honte de moi et de mes paroles dans cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l'homme aussi aura honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père avec les anges. » Et il leur disait : « Amen, je vous le dis : parmi ceux qui sont ici, certains ne connaîtront pas la mort avant d'avoir vu le règne de Dieu venir avec puissance. »

            Si dans toute génération, quelqu'un veut marcher derrière Lui sans renoncer à lui-même (parce qu’il veut soit sauver sa vie, soit gagner le monde entier… ou qu’il a simplement honte de Lui), ah mon Dieu qu’c’est embêtant [42, AV note 497][152, APR note 26] ! Parce qu’il la prenne ou non, sa croix se rappelle à son "bon souvenir". Alors, inutile de vous dire [74, APR note 274(notes 100)] que sur la question du "ressenti"©[0, notes 77 à 88], ce n’est pas vraiment le top. Ce peut même conduire au cercle vicieux : en voulant plus que jamais sauver sa vie. L’avantage de cette position, en effet, c’est qu’elle est assez largement [153] partagée : elle l’est d’ailleurs plutôt indifféremment entre fidèles ou non, croyants ou païens, courageux ou tremblants de peur, etc [0, APR note 121]. Quittons Paul et ses "pauvres fous de Galates" pour revenir à nos jours. « Il n’y a rien de nouveau sous le soleil [60,Ec] »sauf une petite exception venant subrepticement se glisser dans le "etc."
         C’est qu’à l'Évangile (littéralement : la Bonne Nouvelle) –et avec le binôme sage/fou–, il eût été difficile de passer à côté de la "concurrence" : en oubliant de lui opposer l’Étend-bile (littéralement : la Mauvaise Nouvelle)! Mensonge, cœur double et lèvres menteuses [>Ps(2)] aidant, on observe même certains prédicateurs qui accomplissent la remarquable performance de prêcher les deux Nouvelles : la Bonne et la Mauvaise [73, notes 523 à 537]. « Comment pouvez-vous être aussi fous"compétents"©[89. AV note 204] ? » pourrait répéter Paul, comme en écho. Facile : ils jouent à saute-mouton, le plus haut possible au-dessus de sa propre lettre aux Corinthiens. Ainsi, eux "peuvent"©en même temps boire à la coupe du Seigneur et à celle des esprits mauvais ; ils"peuvent"© en même temps prendre part à la table du Seigneur et à celle des esprits mauvais"[154, APR note 44(1Co)] Question subsidiaire : comment ont-ils acquis un tel  "pouvoir"© ? C’est très simple : grâce à un vieux proverbe. « Plus on est de fous, plus on rit »[141]. Vous voulez rire ? Vous avez vu leur tête ? Au sein d’une entreprise de pompes funèbres [155][156][157][158][159][160][161][162][163][164][165], elle ne dénoterait pas ! D’ailleurs, leur plus grande "spécialité"© n’est-elle pas la "dépression"©[166][167][168][169? Négatif : leur plus grande spécialité, c’est le poirier [170, note 30]. Donc, plus on les fournit en "fous"©[14, notes 159 à 165][171], plus ils rient (même s’il est vrai que leur rire est très intérieur). En la matière, quelqu’un qui veut marcher derrière Lui -sans renoncer à lui-même- leur fera un excellent fournisseur [172] en "fous"©, puisque ces dernier sont (in)justement pour mission (qu’ils n’acceptent pas [173], mais "leurs troubles rendent impossible leur consentement"©[174]) de prendre la croix des non-"fous"© en plus de la leur.

   Votre Mission Rendue "Possible" Sans Consentement .mp3  
     
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10. « Votre mission, c'est votre propre vie. » [*]
 
(reine Cléomartha"spécialiste"© de la conscience et de l'"amour"©)

La bonne nouvelle dans la Mauvaise, c’est déjà que les non-"fous"© ne sont pas"fous"© : ce qui leur permet de mieux supporter le reste. Si c’est encore insuffisant pour qu’ils le supportent mieux, ils peuvent alors trouver quelque consolation avec la Bonne. À condition, bien sûr, d’avoir de l’entraînement au saute-mouton : sinon ils risqueraient de la trouver si bonne qu’ils finiraient par trouver mauvaise la Mauvaise. Or, s’ils se mettaient à trouver mauvaise la Mauvaise, ils risqueraient alors de passer de l’état de fournisseurs à celui de fournitures : quel avantage un homme a-t-il à gagner le monde entier en le payant d’un tel changement d’état ? Avec les fournitures, on a moins de soucisComment ? sur la question du "ressenti"©[0, notes 77 à 88], c’est encore moins le top pour elles non plus ? Ménonpadutou [175] : elles ne "ressentent"© RIEN [0, notes 91 à 96] puisque ce ne sont que des fournitures ! Par conséquent, on peut leur faire tout ce qu’on veut, comme l’Imposture [176] le dit à leur objet [177, notes 77 à 80][>Mc(3)]. Telle était  la petite exception venant subrepticement se glisser dans le "etc." 

         Comment ont-ils acquis un tel  "pouvoir"© ? La réponse à la question subsidiaire reste cependant à l’image de ce qu’ils détruisent [0, notes 150 à 152] avec le précieux [64,3] concours de leurs fournisseurs : extraordinairement vague [11, APR note 30][178].(Remarquons en passant ce signe intéressant qui permet de mieux les reconnaître : plus ils disent à propos du sujet détruit, moins ils font [42, AV note 414] ; ce qui évoque de nouveau le phénomène des vases communicants… ) Aussi convient-il d’affiner cette réponse. À cet effet: « plus on est de sages, plus on pleure ». La "dépression"© étant elle aussi précieuse -le fonds de commerce [179]-, elle s’accorde déjà à merveille avec le vieux proverbe inversé. Afin de ne pas trop pleurer (une "dépression"© est si vite arrivée…), amusons-nous denouveau à inverser l’inversion elle-mêmemais sans en changer les mots (sinon nous restaurerions tout simplement la formule originelle). Ce qui nous donne ceci : « plus on pleure, plus on est des sages ». Or, voilà précisément la formule qui prévaut lorsque non seulement on montre le "fou", mais que l’on cultive assidûment d’autres prétentions. De fait, cette formule prévalante nous conduit tout droit à une autre : la formule magique [144] herself ! En effet, « plus on pleure », plus on fait" ressentir"© à l’extérieur qu’on n’est pas là pour rigoler [180, notes 92 à 100]. Grâce à une telle entrée en matière, on peut alors faire croire [181][182] tout ce qu’on veut [>Mc(3)] auprès des"ressentissants"© : on a acquis sur eux le "pouvoir"©[183]. (Prière de ne pas les confondre avec des ressortissants… bien qu’avec une pratique habituelle du saute-mouton, ils aient assurément acquis de leur côté un certain ressort …) À présent, afin d’être plus à notre aise pour examiner de plus près le "plénipotentiaire"©, emmenons-le à l’écart : par exemple, sur une haute montagne. Et il va se transfigurer devant nous :
1°) le néo-montreur de "fou" montre le "fou" sans le montrer [184][185][186] : son "pouvoir"© agissant, là, cela ne choque personne [14, APR note 171]
2°) le néo-
montreur de "fou" "peut"© "montrer"[187] le "fou" sans le voir ni l’entendre [188][189][190][191][192][193] : donc, il le montre sans le montrer et sans qu’il se soit montré ! (S’il n’était pas le montreur de "fou" officiel et patenté, même un esprit peu porté à la polémique –pourvu que celui-là fût évidemment hermétique à son"pouvoir"©- en tirerait instantanément la conclusion qui s’impose à propos d’une certaine correction identitaire, aussi vraie que deux plus deux font quatre…) Néanmoins, le "pouvoir"© agissant, cela ne choque toujours personne : cela choque d’ailleurs si peu qu’à sa suite, d’autres pourront également faire tout ce qu’ils veulent [>Mc(3)], selon la même télé-méthode [194, APR note 82][195>196>197] que celle d’un "plénipotentiaire"© qui démontre ainsi ne pas dédaigner partager quelques miettes [7,Mc3b?] de son "pouvoir"© aux détenteurs de quelque "autorité"©[42, APR note 421] subalterne ; ce qui ne choque toujours personne
3°) sans rien concéder au 1°) et au 2°), -bien au contraire !- le néo-montreur de "fou" 2920875004.jpg"peut"© "montrer" le "fou" en démontant la loi civile –il s’agit bien de la loi CIVILE, celle qui concerne tout le monde [10, APR note 12] : non quelque "loi de Moïse" revue et corrigée, limitée à un cercle de croyants "voulant la suivre" !-, en la réduisant en confetti… et bien sûr, en encourageant FORTement les assermentés de cette loi eux-mêmes [45][198>199,200,201,202,203,6, notes 31,32] à en faire autant, à conforter les uns les autres dans la crise [204][204bis][204ter], à être en "communion"©[118, notes 85 à 95] des HORS LA LOI CIVILE [205, APR note 30][206, note 59][207, note 32][208, note 6][2, note 26][209], enfin à n’avoir évidemment aucune tendresse [4,Ph] ni aucune pitié [64,9,11] à l’endroit d’un "fou" néo-montré qui, étrangement [210?], est SEUL à "porter la croix" de TOUTES les conséquences [211, notes 29 à 35] concrètes, sonnantes et trébuchantes de cette geste infâme ; parce qu’il est également le SEUL à ne pas vouloir redéfinir le concept du respect [64,6] de la loi CIVILE (il s’agit plus que jamais de la loi CIVILE, indépendamment de croyances personnelles) à la mesure complaisante [33, APR note 54] des petits intérêts des HORS LA LOI CIVILE comme de leurs commanditaires [172](officiels et officieux)… et parce qu’il est le SEUL à MONTRER LES HORS LA LOI dans le monde entier [212], les ayant PUBLIQUEMENT DÉMONTRÉS [213][63, notes 100 à 105] plus que de mesure. Tel que personne sur terre (de cyberconnecté) ne peut dire : « je ne pouvais pas savoir ». ("De fait, ils ne savaient que dire [7,Mc2e], tant était grande leur frayeur"[>Mc(3)][214] ! Car une nuée noire [215] "plénipotentiaire"©[216] les avait couvert [107] de son ombre, et de la nuée une voix s’était fait entendre : « Celui-ci est le "fou", catégorie hyper-"dangereux"©[31, APR note 151]. Surtout ne l’écoutez pas, malheureux !!! » Et ils restèrent fermement attachés [217][218][219][220] à cette consigne [61])

____________________________

« Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens… »[137] Pour surpasser, elle surpasse ! (quoique dans le sens très "plénipotentiaire"© du terme [170, note 30][221, notes 139 à 143][53]...) Même s’ils cultivaient parfois la fâcheuse tendance [222] à chercher (et à trouver !) comment faire périr [7,Mc2e, APR note 163] –mais sans pouvoir tuer l'âme [14,Mt(5)]-, il y a des jours où on en viendrait à regretter la justice des scribes et des pharisiens. Les païens eux-mêmes en sont babas [223][52, APR note 140] : ils jettent l’éponge, se voyant bien incapables d’en faire autant [13]. C’est qu’ils ignorent la petite phrase de l’Ecclésiaste, revenant telle un leitmotiv : « il n’y a rien de nouveau sous le soleil »[60,Ec]. Ils ignorent que tout n’est que vanité. Vanité que d’"aller chercher au gré de son caprice une foule de maîtres pour calmer sa démangeaison d’entendre du nouveau parce qu’on ne supporte plus l’enseignement solide"[104, APR note 42(2Tm)] : il n’y a rien de nouveau ! Les démons,eux aussi, croient [>Jc(4)] au "nouveau" -et y font croire !-, mais le résultat est… diablement poussiéreux [224, APR note 27]. Vanité que de "refuser d’entendre la vérité" si c’est "pour se tourner vers des récits mythologiques"… et mystificateurs [7, note 302]. De tels récits, les païens, sont parfois les premiers à en revenir ! Quant à ceux qui croient "pouvoir"© mêler la Bonne Nouvelle à la Mauvaise [154,1Co], non seulement de tels récits se retournent contre eux, mais encore remettent-ils au goût du jour le plus ancien (!) de la Bonne… Nouvelle. C’est aujourd’hui qu’ils vont « toujours plus loin dans le mal, étant à la fois trompeurs et trompés »[54,2Tm] : déjà de quoi être à peine surpris si on voyait surgir Paul et Timothée aucoin de la rue ! Les HORS LA LOI CIVILE qu’ils diligentent, "suivent jusqu'au bout [225] la route qu’eux leur prescrivent"[224,Jr]. Mais pour ce qui est du proscrit [226] de leurs prescripteurs, il peut bien parler haut et fort [213][63, notes 100 à 105] : "ils ne l’ont pas écouté, ils n'ont pas prêté l'oreille, ils ont suivi les mauvais conseils de leur cœur obstiné" ; à l’image de leurs prescripteurs imbattables au saute-772663557.jpgmouton-,"ils ont reculé au lieu d'avancer"[224,Jr] (sans doute la "fuite en avant", vue par l’un d’entre eux [0,im. APR note 60] ?…). Même en privé (mais que subsiste-t-il du "privé"[118, APR note 95][64,11][227](!) chez un "fou" catégorie hyper-"dangereux"©?), les prescripteurs "n’écoutent pas" le proscrit, "ils ne prêtent pas l'oreille, ils raidissent leur cou, ils sont pires que leurs pères".(Plus que jamais, « c’est pire pour les gens de la maison »[14,Mt(5)][7, APR note 330]!). "Il a beau leur répéter ses paroles, ils ne l’écoutent pas davantage. Il peut les appeler, ils ne répondent pas"[224,Jr][64,8].(Comment répondraient-ils, d’ailleurs, s’il "n’existe pas"©[53, APR note 76!]… ou s’ils sont devenus "muets"©[116, notes 3 à 5] ?) Ainsi, de même que certain Fidèle [52, APR note 104]est comme mort, ne parlant plus : « la fidélité est morte ; on n'en parle plus. [224,Jr] » La justice également ! Ou, si on en parle encore un peu, c’est du bout des lèvres : pour savoir à qui "refiler le bébé" (!) ; la justice est priée d’être un domaine exclusif, "professionnel"©[228, note 20][229][230] et commercial [179], réservé à des "spécialistes"©[231][232](sic)… qui, eux-mêmes, se défaussent systématiquement [12, APR note 15/1][7, notes 160 à 162] -et aussitôt- sur des "spécialistes"©[89. APR note 191][42, APR note 455][84][31][233][86][87][88] (re-sic) tant la justicela vraie- leur brûle les doigts : ne serait-elle pas, elle aussi, trop solide à toutce petit monde pour lui être supportable [104,2Tm? En somme, de par des jérémiades ô combien actuelles, ce qui est conjugué au passé composé se conjugue allégrement au présent. Ceci pas même depuis un Texte de la Nouvelle Alliance, mais largement depuis l’Ancienne : du coin de la rue, Jérémie peut parfaitement rejoindre Paul et Timothée afin d’en surgir ! Et l’Ecclésiaste avec eux… bien qu’il finirait par être agaçant avec son « rien de nouveau sous le soleil ». La fidélité est morte, la justice est morte… et nos surgis du coin de la rue vont pouvoir jouer à la belote, un quatrième équipier venant leur prêter main forte. Celui-ci, il ne sera pas nécessaire de le chercher aussi loin dans la chronologie… ni même de sortir de la présente note. En effet, (sans doute inspiré par l’hécatombe ?) Jacques a dit : « comme le corps qui ne respire plus est mort, la foi qui n'agit pas est morte. [>Jc(4)] » (Avec peut-être un "plus" : indépendamment de considérations de personnes [>Jc(3)] (mobiles, intentions [235, APR note 32], "fragilités"©[236](sic) ou revendications "victimaires"©[103, note 26/2][237, note 6][121?][121bis?]…) la foi qui agit à rebours de ce qu’elle professe est une foi de tueur.) Mais quoi que cette "foi" parvienne à abolir, l’Écriture s’accomplit [238] néanmoins… côté ténèbres [0, APR note 79][239] chez celle-là : la justice ne saurait être morte pour tout le monde ! Elle est simplement un choix pour quelques-uns.

(2bis)[Jeudi 23 février 2012]    
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9, 22-25.
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Mc)(Mt)(Mt)(Mt)(Lc)(Mc)(Mt)(Mc)(Lc)(Lc)(Lc)(Mc)
Jésus disait à ses disciples : « Il faut que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les chefs de prêtres et les scribes, qu'il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. »
Il leur disait à tous : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour, et qu'il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi la sauvera. Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c'est en se perdant lui-même et en le payant de sa propre existence ? »

[Jeudi 23 février 2012]
Livre du
Deutéronome 30,15-20. (*)/{*}{*}{*}
Moïse
disait au peuple d'Israël : « Je te propose aujourd'hui de choisir ou bien la vie et le bonheur [*], ou bien la mort et le malheur [Pr|11/2|Pr]. Écoute les commandements que je te donne aujourd'hui : aimer le Seigneur ton Dieu [*], marcher dans ses chemins, garder ses ordres, ses commandements et ses décrets [>2]. Alors, tu vivras et te multiplieras ; le Seigneur ton Dieu te bénira dans le pays dont tu vas prendre possession. Mais si tu détournes ton cœur, si tu n'obéis pas, si tu te laisses entraîner à te prosterner devant d'autres dieux [*|*](1R)(1Co) et à les servir, je te le déclare aujourd'hui : certainement vous périrez, vous ne vivrez pas de longs jours sur la terre dont vous allez prendre possession quand vous aurez traversé le Jourdain [*]. Je prends aujourd'hui à témoin contre toi le ciel et la terre [*] : je te propose de choisir entre la vie et la mort (Ec), entre la bénédiction et la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance, en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix, en vous attachant à lui ; c'est là que se trouve la vie, une longue vie sur la terre que le Seigneur a juré de donner à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob. »

            Si l’un des quatre, un peu plus haut, ne sait pas jouer à le belote, ce ne sera pas une malédiction… pour peu que Moïse, lui, sache y jouer. Surtout qu’avec lui, il n’est pas même besoin de se casser la tête à conjuguer : il est des "aujourd’hui" qui, pour ne pas dater d’hier, ont le chic pour ne pas avoir pris une ride. Cependant, Moïse n’était pas restaurateur : ce n’est pas le 70812080rsrinfo20070828-8148321-3-jpg.jpgmenu du jour qu’il soumet au peuple d’Israël. « Je te propose aujourd'hui de choisir ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur », ce n’est pas une sorte de version divine de « Je te propose aujourd'hui de choisir ou bien le fromage, ou bien le dessert. » Parce que, selon des critères purement humains, qui -d’un peu sensé- irait choisir de sang-froid la mort et le malheur ? S’il ne tenait qu’à cela, le soldat en première ligne du front choisit la vie et le bonheur : le soldat ennemi d’en face aussi ; il n’est pas certain que ce choix -qui leur est pourtant commun- leur évite malheur et mort. Car ils gardent les ordres, les commandements de supérieurs hiérarchiques n’étant pas exactement dans l’esprit de Moïse au peuple d’Israël. À la limite, même le plus suicidaire [239] se garderait bien d’un tel choix : c’est davantage le malheur qui l’a "choisi" que l’inverse. Le choix est donc un peu plus subtil qu’il n’y paraît : il est précisément celui de tout ouvrier [151, AV note 47] de mise à mort de la justice, de la fidélité ou de la foi. L’ouvrier, c’est bien l’ouvrier : celui qui œuvre, au sens noble du terme. Ce n’est pas le soldat dont le pouvoir décisionnaire est mince : en temps de guerre, il est poursuivi comme déserteur s’il n’obéit pas. Ce n’est pas non plus le manœuvre de base –ou l’esclave- qu’au contraire, on renvoie s’il n’obéit pas. Si l’ouvrier est bien celui qui accomplit, s’il ne maîtrise pas nécessairement l’ensemble des données de ce qu’il accomplit, lui travaille en temps de paix… ou -peut-être plus justement- de non conflit armé. Quoi qu’il en soit, son pouvoir décisionnaire est suffisamment sauf pour l’autoriser à ne pas obéir les yeux fermés au commandement d’accomplir une œuvre dont il sait parfaitement que, de près ou de loin, directement ou indirectement, elle fût radicalement étrangère à la vie et au bonheurirait même agresser celui qui aurait fait ce choix-là : ajoutant à la violence [10] de cette agression le vol du choix de l’agressé. Il s’agit bien de l’ouvrier en temps de paix : ce qui exclut l’ouvrier en temps de guerrey compris celui qui œuvre en temps de paix… dans une manufacture d’armement, pourvu que l’on considère que l’homme n’est pas un ange, que le choix de la vie et du bonheur passe aussi par sa défense 3741189429.jpgarmée, si nécessaire… quand il est RÉELLEMENT menacé [74, APR note 72]. Il s’agit sinon d’un faux temps de guerre, et d’un vrai schéma s’apparentant à cette configuration de l’ouvrier accomplissant une œuvre dont il sait parfaitement qu’elle serait radicalement étrangère à la vie et au bonheur de quiconque. Ainsi, l’ouvrier -qui exerce librement son pouvoir décisionnaire, en n’obéissant pas au commandement d’une œuvre néfaste- ne se voue pas nécessairement lui-même à la mort et au malheur ! C’est-à-dire qu’il n’est pas renvoyé, pas passé par les armes (!), pas persécuté de quelque manière, dans la mesure où justement tout le monde respecte sans discuter son pouvoir décisionnaire. Cet ouvrier-là peut être un… notaire, par exemple. Maître chez lui, le notaire est parfaitement libre de refuser [240 ,APR note 20] tout net quelque commandement de vendre la peau d’un ours qui, trois ans après une douteuse proposition de mort et de malheur, n’est toujours pas mort, lui ! Peut-être aurait-il eu moins de scrupules s’il n’avait pas connu personnellement "l’ours"(!) : il n’empêche que par ce refus, il démontrait l’existence de son libre pouvoir décisionnaire… et sa parfaite connaissance des conséquences de l’œuvre à accomplir. Depuis lors, autant que l’on sache, le ciel ne lui est pas tombé sur la tête. Certes, l’autre ouvrier -celui qui, lui, a accepté d’accomplir cette vente de la peau de l’ours [241][242]- ne connaissait pas personnellement la "bête". Mais son libre pouvoir décisionnaire était le même que celui du premiersa connaissance des conséquences de l’œuvre à accomplir n’était pas moins parfaite que celle du premier. Ce qui est encore là sans avoir pris à témoin contre des gens de loi leur parfaite connaissance théorique de… LA LOI CIVILE [243][46, note 51/1] !

         Moins directement, moins "professionnellement"©(donc, a priori moins craintif de l’éventuel "châtiment" lié à la "désobéissance"[25, APR note 20])mais dans le cadre de la même affaire, l’ouvrier mauvais est aussi celui qui surenchérit de… "bonté"© en privé. En l’espèce, celui-là se veut "altruiste"… sauf qu’il s’agit d’un altruisme étrange, un rien partial. Ainsi, même si on n’agit pas au titre de sa "profession"©, qu’à ce titre on se veut moins mauvais que les autres en refusant personnellement d’accomplir quelque pratique courante au sein de cette même "profession"© -pratique dont on est des mieux placés pour en connaître soi-même parfaitement les tenants et les aboutissants (puisque justement on refuse par principe de s’y livrer !), on a là les meilleures raisons du monde de ne pas accepter de répondre favorablement à une demande qui s’inscrirait dans un tel contexte. Ceci sans froisser personne : pas même le demandeur lui-même ! En somme, lorsqu’on est soi-même avocat, lorsqu’on a de surcroît derrière soi une solide expérience du mariage [244, APR note 9] (heurs et malheurs !), on sait parfaitement POURQUOI quelqu’un vient vous demander en privé l’adresse d’un confrère "professionnel"©moins regardant que vous sur la pratique courante dont il est question. On le sait si bien que lorsque le demandeur vous requiert afin de lui "conseiller"©[245, APR note 57(Ec)] un "prestataire"©[246], vous reproduisez à une échelle réduite, et locale- le même schéma que celui de l’électeur se rendant aux urnes à l’occasion des présidentielles : c’est-à-dire qu’à défaut de l’acheminer vers le meilleur, vous lui indiquez sciemment…. le moins mauvais [247, APR note 20][12, note 15/1][248, note 11] à vos yeux ! Ce faisant, vous avouez implicitement (faire avouer un avocat reste un régal [249, APR note 29] : sachons consommer avec modération…) que :
1°)
plus ou moins mauvais, le "prestataire"© "conseillé"© est dans tous les cas –et pour tout le monde- un mauvais ouvrier ; par solidarité "professionnelle"©, et parce que vous vous revendiquez moins mauvais que lui, vous avouez plus implicitement encore que non seulement le "prestataire"© "conseillé"© est un mauvais ouvrier mais qu’il est un ouvrier méchant
2°)
vous préférez ne pas savoir si votre demandeur est mauvais ou méchant, vous fermez les yeux sur sa "lutte contre"©[7, APR note 259] un tiers (lui-même suspect -à ses yeux à lui- d’être "mauvais ou méchant"), estimantsans rire !- que "cela ne vous regarde pas"©alors même que cela vous regarde assez pour accéder favorablement à sa demande : le cœur sur la main, vos intentions sont d’atténuer son "malheur"© affiché
3°)
mieux que personne, vous savez pourtant que, quel que soit l’état d’âme du demandeur, sa demande, elle, est mauvaise…au strict minimum : parce que, quelles que soient les apparences du moment, eu égard au contexte de la demande formulée, avoir pour objectif explicite de s’entendre avec quelqu’un de méchant offre une chance très infime d’œuvrer soi-même à des actes relevant de la "charité chrétienne"… ou plus modestement, de gentillesse [250][251]. En revanche, cela offre une chance optimale d’illustrer le psaume du jour à la virgule près… de nouveau, selon l’angle exclusif des ténèbres :

[Jeudi 23 février 2012]
Psaume 1,1-2.3-4a.4b-6.
(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)

Heureux
[
Mt(2)][Lc(3)] est l'homme qui n'entre pas au conseil des méchants, qui ne suit pas le chemin des pécheurs, ne siège pas avec ceux qui ricanent, mais se plaît dans la loi du Seigneur et murmure sa loi jour et nuit ! Il est comme un arbre planté près d'un ruisseau, qui donne du fruit en son temps, et jamais son feuillage ne meurt ; tout ce qu'il entreprend réussira, tel n'est pas le sort des méchants. Mais ils sont comme la paille balayée par le vent : au jugement, les méchants ne se lèveront pas, ni les pécheurs au rassemblement des justes. Le Seigneur connaît le chemin des justes, mais le chemin des méchants se perdra.

         Difficile d’invoquer le "charme désuet" d’un tel psaume, son ancienneté… et encore moins sa rareté à être rappelé au cours du calendrier liturgique tout au long de l’année ! Difficile quand, précisément, l’avocat sollicité cultive personnellement des valeurs censées être plutôt moins païennes que la moyenne : assez "moins païennes" pour que, lorsqu’il ne pratique pas "le droit et la justice"[252,Is(2)???](sic) à titre"professionnel"©, ce psaume ne lui soit jamais –ne serait-ce que distraitement- venu aux oreilles à l’occasion d’autres pratiques [51]. Pratiques que, du reste, il partage volontiers avec le demandeur
4°)
mieux que personne -même si vous étiez païen jusqu’au bout des ongles, et n’aviez jamais lu (ou entendu) le psaume-, vous savez que, tôt ou tard, l’affaire à négocier entre le demandeur et le "prestataire"© "conseillé"© conduira -entre mille autres conséquences-, à celle du… notaire, énoncée plus haut
5°)
mieux que personne, vous savez que votre complaisance [33, APR note 54] au chemin du demandeur est une complicité active [205, APR note 30][206, note 59][207, note 32][208, note 6][2, note 26] à un chemin injuste : ce que vous savez, tant par LA LOI CIVILE… que par des lois moins fluctuantes : parce que ce que vous déguisez maladroitement en "acte de charité"[151, AV note 47] (par la logique du "moins mauvais") est de toute évidence un "acte de charité" partielle et –ô combien- partial ; pire : c’est clairement une complicité ponctuelle au projet d’un acte d’agression à l’encontre d’un tiers… qui, accessoirement, partage lui-même également les quelques valeurs censées être plutôt moins païennes, etc. C’est dire qu’entre la coupe du partage et les lèvres de l’unité [253], la route est un peu longue ! Il est vrai qu’elle ne suit pas le chemin des pécheurs

Entendons bien : il s’agit d’être fidèle au discours de Jacques, donc de "ne pas mêler des considérations de personnes avec la foi en Jésus Christ, notre Seigneur de gloire"[>Jc(5)]. Or, contrairement à quelques apparences, ce n’est pas le cas ici. Pourquoi ? Parce que tout le monde sait (avocat, demandeur… "ours à la peau vendable" contre lequel s’exerce la demande, et beaucoup d’autres) que ceci n’est jamais qu’une petite pierre, presque anecdotique en comparaison avec d’autres, antérieures ou postérieures. Ce qui veut dire que si cette petite pierre n’avait pas été lancée par cet avocat, elle l’aurait été de toute manière par quelqu’un d’autre, avocat ou non. Très exactement ce qui a été observé ensuite, au sujet d’une pierre plus imposante : un notaire renonce, un autre l’a remplacé au pied levé. Il n’y a eu aucune "considération de foi en Jésus Christ, notre Seigneur de gloire"(!) avec le premier notaire : cela ne l’a pas empêché de renoncer… et cela ne l’empêche pas d’avoir aujourd’hui une conscience claire à propos de cette affaire. Chez tous les autres protagonistes actifs, c’est toujours Jacques qui prévaut : "Quand le soleil est monté, avec sa chaleur brûlante, l'herbe a séché, sa fleur est tombée, et l'éclat de sa beauté s'en est allé ; ainsi le riche se flétrira avec toutes ses entreprises."[>Jc(1)] Plus clairement encore :"Mais quand vous marquez des différences entre les personnes, vous commettez un péché, et cette Loi vous dénonce comme coupables."[>Jc(3)] Sans compter que "marquer des différences", c’estlà précisément "mêler des considérations de personnes" ! L’"ours à la peau vendable", lui, n’a pas besoin de dénoncer quiconque comme coupables : la Loi s’en charge pour lui ! Y comprise LA LOI CIVILE elle-même. L’"ours" défend sa propre peau, c’est tout. Parce qu’il n’en a qu’une. Ainsi, fût-on avocat -de LA LOI CIVILE- pétri de "bons sentiments" jusqu’aux orteils, on reste des mieux placés pour savoir que cette LOI qui vous fait bouffer, ne fait pas dans le sentiment, elle. Ou plutôt, ELLE ne fait QUE cela : se faisant hara-kiri [254] afin d’exploiter au maximum des sentiments irrationnels de peurs, qu’ELLE exploite et développe gravement à satiété pour son seul profit [10].
       Certes, ce dernier point est étranger à notre avocat informateur, attendu que celui-là ne veut pas se mêler de considérations liées à certaines pratiques qu’il récuse personnellement. De même que le zélateur de la peine capitale ne voudra pour rien au monde se mêler d’être bourreau… Il renonce à un tel rôle ? Aucune importance : ici non plus, les candidats ne manquent pas. Ne manquent pas davantage la cohorte d’autres ouvriers mauvais -en amont comme en aval- (les plus cachés étant inévitablement les plus méchants [254]), partageant avec luisinon plus massivement que lui- ce même esprit dégoulinant de "charité"UNIlatérale. Soutiens moraux, affectifs [255][12, AV note 18][118, note 94], matériels [244, note 16][256, note 7]… voire financiers [205, APR note 35] : que n’a-t-on ()fait violemment pour tenter d’"apaiser"© mort et malheur imaginaires d’un seul côté ! Avec pour résultat… de créer de toutes pièces –et de tous côtés-, du "malheur et de la mort" autrement plus palpables. À cet égard, -n’en déplaise au souci légitime de "ne pas mêler de considérations" à la mode de Jacques-, force est de CONSTATER [246, note 8] que sur la plupart de ces formidables et unanimes soutiens, on observe peu ou prou quelque appétence pour Jésus, Marc, Pierre, Jacques ou Jean, et tous leurs potes. À tout prince, tout honneur ; établissons un intéressant  parallèle avec Luc (faisant écho à Marc [>Mc(1)]) par cette parole du Maître : « Il faut que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les chefs de prêtres et les scribes, qu'il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. »[>Lc(2bis)Naturellement, personne n’arrive à la cheville du Fils de l’homme : là n’est pas la question. Celle-ci est plutôt la suivante : où a-t-on vu que le Fils de l’homme aie jamais choisi, de près ou de loin, "la mort et le malheur" selon Isaïe ? Ce qui veut dire qu’Il a pris sur Lui ce choix-là, mais il n’était en aucun cas le Sien. Il l’a accepté librement –ce qui est différent-, mais ce choix émanait d’autres que Lui. Ce qui nous permet ici d’affiner le portrait-robot de l’ouvrier mauvais, valide en tout lieu et à toute époque : c’est celui qui choisit "la vie et le bonheur" pour lui… fût-ce au prix de "la mort et du malheur" pour les autres ; soit, celui qui choisit "la mort et le malheur" à la place de l’autre, captant à son profit "le choix de vie et de bonheur" de celui-ci. (Un "danger pour les autres"©… mais pas"pour soi"©[0, APR note 107] !) Cette captation est poussée à l’extrême avec Jésus : autour de Lui, l’ouvrier mauvais atteint la méchanceté jusqu’à CONDAMNER [257-ou faire CONDAMNER (afin de se garder "les mains propres"[258]…)- l’innocent. « Il faut que le Fils de l'homme souffre beaucoup… », phrase à recouper avec la prophétie d’Isaïe : « …J'ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m'arrachaient la barbe. Je n'ai pas protégé [7][10][*] mon visage des outrages et des crachats. »[38, APR note 56(Is)]" Présenter son dos" : cette expression signe précisément un choix externe –et subi- de "la mort et du malheur". Au-delà de l’aspect le plus visible -éminemment "doloriste"-, "présenter son dos", c’est tourner ostensiblement le dos à un choix qui n’est pas le sien. Or, ce choix est un mauvais choix : un choix délibéré du mal absolu. Un choix que même le plus invétéré des païens ne peut identifier autrement que tel : en ces conditions plus qu’une autre, la mort est une infamie pour tout le monde. C’est un choix subi, mais librement accepté : « Je n'ai pas protégé mon visage… » ; un visage qui, alors, s’oppose diamétralement à celui que Pierre, Jacques et Jean ont vu, eux seuls, à l'écart sur une haute montagne [>Mc(3)]: "anti-transfiguré"[73,1Jn(3)]. "Pas protéger" : c’est l’accomplissement plus que parfait de Jacques : "mêler si peu de considérations de personnes"[>Jc(5)] qu’on se laisse déconsidérer de sa propre personne. Mais uniquement dans sa chair : l’esprit, lui, reste libre… et sauf. D’ cette conclusion du prophète : "c'est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c'est pourquoi j'ai rendu mon visage dur comme pierre  : je sais que je ne serai pas confondu."[38, APR note 56(Is)]

C’est pourquoi les disciples retournent au grand galop vers leur "choix de vie et de bonheur" : parce qu’il est tout de même plus sympathique que l’autre ! Même s’il est néanmoins écrit :« Celui qui veut marcher à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour, et qu'il me suive… » etc., il n’est écrit nulle part -côté "mort et malheur"- : « Il faut que celui qui veut marcher à ma suite souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les chefs de prêtres et les scribes, qu'il soit tué, et qu’après… à Dieu vat ! » Il arrive même à certains de mourir tranquillement dans leur lit, entourés de l’affection des leurs, sans que cela ne les condamne à la géhenne !…  Côté "vie et bonheur" à présent : on s’y bouscule. Avant d’atteindre ce secteur, nettement plus attirant pour tout le monde, arrêtons-nous un instant au poste-frontière. C’est là un point névralgique : une sorte de no man’s land au sein duquel on ne sait sur quel pied danser. Ce qu’on ne sait pas toujours, c’est que si le Maître n’est pas confondu -si personne n’arrive à Sa cheville-, c’est aussi parce que le disciple est plus "sensible" que Lui à une certaine confusion. Le no man’s land est précisément assez propice à une telle confusion : par sa qualité de zone frontalière entre deux choix antagonistes, il n’est pas sans hériter parfois un peu des deux. Ce qui signifie que l’on s’y fait un tantinet souffrir [259] : un peu, moyennement, beaucoup ou… à la folie. Ce n’est écrit nulle part non plus, mais il en est de certains non-dits qui semblent plus efficaces dans le faire que nombre de dire [42, AV note 414] qui, eux, sont  pourtant écrits noir sur blanc : un peu comme si un conducteur allait volontairement se perdre dans un chemin de traverse [260, APR note 6] le menant à un voie sans issue [261][262], alors qu’au millimètre près son GPS de bord lui avait réglé aux petits oignons un itinéraire lui assurant une arrivée à bon portsans difficulté particulière [263, AV note 15]. Ce qui est, convenons-en, un peu idiot [264].

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Afin d’illustrer plus concrètement le propos, prenons ce que nous avons sous la main : un avocat (qui, lui, a le cœur dessuset avec lui, quantité de braves gens, tous plus "monocharitables"[151, AV note 47] les uns que les autres. Toujours avec lui, un demandeur de "bonne adresse"©. (La "bonne adressée"©[199] en rit encore…) Avant, après, pendant, autour, tout le monde est dans le fameux no man’s land. (Sauf "l’ours" du notaire, peut-être. En "réalité pour tous"©[11, AV note 41], cet "ours" est un "loup"©[0, notes 41 à 43]… mais ne compliquons pas la tâche du lecteur qui a déjà fort à faire pour ne pas rejoindre la confusion à son tour…) Par conséquent, bien que non "médecin"©[146], tout le monde a fait un peu comme lui : lisant entre les lignes [42, notes 557,558]. Voici donc -en exclusivité mondiale- le non-écrit non-dit faisant fureur : « Il faut que le demandeur de "bonne adresse"© souffre le moins possible, que les anciens, les chefs de prêtres et les scribes (version contemporaine !) lui prêtent main forte (incluant la main courante [35, note 26]) pour rejeter la sale bête qui rôde dans sa maison [265], qu'elle soit huée de par son insoutenable (quoique insoupçonnable !) "violence"© "psychologique"©[266, note 4], "psychomagique"©[144], "conjugale"©[47, note 78] et tout le bazar -bref, génératrice (à haute tension !) de"souffrance importante"©[0, notes 35 à 38]- et que, le vilain nounours [267], il se "suicide"©[121bis, APR note 63]. »  À l’issue de ce scénario rocambolesque, il serait regrettable de ne pas en souligner le tout dernier point cité. Celui-ci nous fournit en effet sur un plateau un petit bijou de derrière les fagots. De l’orfèvrerie, du grand art ! Malheureusement [11, APR note 30], il ne s’agit pas de joaillerie. C’est encore mieux, puisqu’il s’agit du mauvais ouvrier : modèle de luxe toutes options. Mauvais, méchant, minable, hargneux, tellement acharné à voler et à violer "la vie et le bonheur" des autres en leur substituant "la mort et le malheur" que lui aussi fait comme le Docteur : il "voit"© ce qui n’existe pas [268, notes 53 à 56]. C’est-à-dire que lui a si intimement choisi la mort et le malheur des autres qu’il les voit déjà accomplis chez eux, alors qu’aucun signe ne lui a été donné en ce sens. C’est dire le puissant degré de perversité [7,Mc2d2] de ses "propres" œuvres en amont : œuvres dont il connaît assez parfaitement les possibles aboutissements, puisque baignant de lui-même dans son choix de la mort et du malheur. Le seul aboutissement réside en fait dans sa remarquable compétence [89. AV note 204] à marquer d’énormes différences entre les personnes [>Jc(5)]. Lui aussi, c’est sa loi -LA LOI CIVILE- qui le dénonce comme coupableCe qu’est assurément tout "déceleur"©[200bien né de "suicidaires"©.

       Il n’empêche : aussi rocambolesque que soit le scénario ci-dessus, il aura été réalisé à la virgule près. Ce qui signifie déjà que pour son ouvrage pestilentiel de mort et de malheur, l’individu cité à l’instant a été rémunéré –sinon discrètement applaudi- par quelques braves gens, tous plus "monocharitables" les uns que les autres. « Ni de près ni de loin, jamais l’Apôtre des païens n’aura-il seulement suggéré du bout des lèvres à ses enseignés d’adopter le millième de pareille attitude à l’encontre du pire de ces "hommes mauvais et des charlatans qui allaient toujours plus loin dans le mal, étaient à la fois trompeurs  et trompés" : chaque époque a les "héros"©[0, AV note 65] » Même à supposer que le demandeur de "bonne adresse"© eusse souffert de manière un peu plus palpable, quels sont les "arguments" (?) qui prévalent au cours d’un tel scénario ? (Rappelons qu’il ne se réalise pas chez les païens : chez ces derniers, "ils ne suivent pas". Ce qui est relativement normal [269, note 102]. Ils ont donc davantage le "droit" de raisonner comme des païens !) Ayant choisi eux-mêmes "la vie et le bonheur", beaucoup ne demandent qu’à ce que d’autres les choisissent aussi. On leur raconte que chez d’autres, quelqu’un aurait choisi, lui, "la mort et le malheur" : voilà qui les émeut [80] jusqu’aux larmes. Plus inquiétant [64, note 2] encore : sous le même toit cohabiteraient le choix de "la vie et du bonheur"… et l’autre choix. Quelle horreur ! Seulement voilà : en dépit de tant de beaux sentiments, en dépit de tant de partages, ce n’est pas exactement dans ce langage imagé de Moïse que bruissent les bouches à oreilles. C’est dans un langage qui lui est malheureusement [11, APR note 30] tout à fait étranger [64, APR note 13]. Pourtantcomme c’est amusant !-, il l’évoque tout de même… à peine à demi-mot, mais pas entre les lignes. La phrase « Mais si tu détournes ton cœur, si tu n'obéis pas, si tu te laisses entraîner à te prosterner devant d'autres dieux et à les servir [73, APR note 262]… »[>Dt], par exemple : eh bien, cette phrase-là est si bien écrite sur la ligne même qu’elle en prend deux à elle toute seule : est-elle gourmande ! Ce qui devrait nous ramener benoîtement à la poursuite de cette transfiguration chez le "plénipotentiaire"©[0, AV note 221] que nous savons… mais que nous avions emmené à l’écart. Cependant, à tout Seigneur, tout honneur : peut-être ne serait-il pas superflu d’aborder la vraie Transfiguration afin de mieux supporter ensuite le comique [270] devant lequel tout le monde se prosterne

(3)[Samedi 18 février 2012]   
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 9, 2-13.
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(
Mt)(Mt)(Lc)(Lc)(Mt)
Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l'écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d'une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Élie leur apparut avec Moïse, et ils s'entretenaient avec Jésus.  Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est heureux que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. » De fait, il ne savait que dire, tant était grande leur frayeur. Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le. 
[*]» Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux. En descendant de la montagne, Jésus leur défendit de raconter à personne ce qu'ils avaient vu, avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts. Et ils restèrent fermement attachés à cette consigne, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d'entre les morts ». Ils l'interrogeaient : « Pourquoi les scribes disent-ils que le prophète Élie doit venir d'abord ? » Jésus leur dit : « Certes, Élie viendra d'abord pour remettre tout en place. Mais alors, pourquoi l'Écriture dit-elle, au sujet du Fils de l'homme, qu'il souffrira beaucoup et sera méprisé ? Eh bien ! je vous le déclare : Élie est déjà venu, et ils lui ont fait tout ce qu'ils ont voulu, comme l'Écriture le dit à son sujet. » 

   Claude François - Le jouet... extraordinaire (lui aussi ?) .mp3  
   
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            À en demeurer au sens commun [271] de l’extraordinaire, voilà de nouveau qu’à propos de cette scène s’étant déroulée à l'écart sur une haute montagne, on pourrait volontiers en déduire -lorsqu’on subit un des effets (ce n’est pas le moindre !) d’une pratique assidue du saute-mouton- ce que l’on déduit spontanément en sautant de l’extraordinaire à… l’extraordinairement vague [11, APR note 30][178] : cette scène est assurément sympathique en soi, mais elle « est finalement de peu d’intérêt, sinon d’aucun. »[7, APR note 325] De fait, comme pour une guérison, « on nous relate un fait extraordinaire, et on se réjouit pour ces trois hommes, mais il n’y a rien à en dire au premier degré. C’est un fait. On croit ou on ne croit pas à ce miracle »[7, im.,APR note 305]... et passez muscade. Dusse-t-on inviter le pire des cancres (un spectateur du fond de la salle [42, note 2], par exemple !) à se secouer les méninges, même celui-là n’aurait pas un si grand effort à fournirlui saurait que dire !- si on le sollicitait afin qu’il nous énumère les éléments extraordinaires de la scène. Ici aussi, tout est écrit sur les lignes elles-mêmes : qu’aurait-on besoin de "décrypter" ? "Ses vêtements devinrent resplendissants, d'une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille." (Waow : même au cinéma, les plus pointus [84, note 88] des spécialistes des effets spéciaux vont avoir du mal à suivre !) "Élie leur apparut avec Moïse, et ils s'entretenaient avec Jésus" (un peu plus accessible au cinéma ; on sait bien que les morts le sont "pour de rire", y seraient-ils réduits en bouillie : si nécessaire, le scénariste imaginatif saura les "ressusciter" au cours d’un épisode ultérieur…). "Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le. »" En définitive, la "production Ciel/terre" n’a pas lésiné sur les moyens : mettant les petits plats dans les grands. LE GRAND JEU, en Technicolor® et en 4D [148, note 2] : plein la vue ! Et encore cela n’impressionne-t-il favorablement que le spectateur lambda, plutôt de bonne composition, laissant de côté ceux qui ricanent [>Ps(3)], à qui "on ne la fait pas" ! Ceux-là, les impressions -et autres illusions [11, APR note 44]-, ils connaissent bien [272][273] : tout au plus seront-ils "scientifiquement"©[274][275][276][84][31] admiratifs du rare degré atteint… en matière de "hallucination sensorielle"©[277] : encore une qui leur "apparaît"© du modèle grand luxe, toutes options ! C’est qu’en effet, "eux seuls, à l'écart sur une haute montagne", c’est bien gentil. Mais justement, ils étaient eux seuls. « Ah, ah :ils peuvent bien nous raconter ce qu’ils veulent, après tout ! Tant que nous y sommes, pourquoi pas le père Noël [7, notes 281 à 283][278][279], des petits hommes verts [280][281][282][283][284][285][72][286][287][288][289]… ou plus improbable encore : un "médecin"© guérissant un "malade"©[290, APR note 32][291, note 4/10(3)][292, APR note 60,§8][293][294][295, APR note 86] ?… » Non braiment, on ne leur fait pas ! 
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             Parce que le sens commun commande à l’extraordinaire d’être du spec-ta-cu-laire "pur jus", 676274917.jpgpoint à la ligne. Ce qui est spectaculaire EST extraordinaire. Ce qui est extraordinaire "doit" être spectaculaire… et ce qui n’est pas spectaculaire ne "peut" pas être extraordinaire. Où nous retrouvons un spectaculairenon-écrit non-dit faisant fuhrër [296], notamment dans son extraordinaire efficacité à s’accomplir ! Ainsi, même chez le spectateur mieux intentionnéredescendant, tout guilleret, de la montagne- cet extraordinaire-là lui "confirme" implicitement qu’hors du binôme extraordinaire=spectaculaire, "il n’y a pas de salut". Pierre, Jacques et Jean ont eu bien de la chance, les heureux privilégiés : le plus sympathisant des spectateurs se laissera même aller pourquoi pas- à une (petite !) pointe de jalousie [297, notes 7][298, note 39?], regrettant un instant de ne pas avoir été à leur place. En attendant, les trois témoins eux-mêmes sont morts depuis longtemps : par ailleurs, on sait bien qu’à eux, "il leur fallait cela" pour mieux digérer (à l’avance) tout ce qu’il fallait au sujet du Fils de l’homme [>Mc(1)][>Lc(2bis)][299, note 43]… dont, curieusement, on se fait plus timides à associer l’extraordinaire au spectaculaire (bien que ne manquant pas de spectateurs [299]) !En somme, « tout est accompli »[299,Col][225,Jn(2)§3] : et ce n’est pas le meilleur des spectateurs de premier rang qui l’a dit [38] le premier ! Épisode suivant, s’il vous plaît
              Et de la salle une voix se fit entendre :
-Dites-moi, les enfants ? 
               Sereins, les spectateurs –de tous les rangs- commençaient à se lever de leurs sièges (non ricanants, ceux-là [>Ps(3)]). Pour eux, il n’y avait pas de lézard : le film était terminé, et personne ne pouvait raisonnablement les accuser de partir avant la fin [42, note 22] ! Aussi, regardant tout autour, ils ne voyaient que le réalisateur [42, note 1] seul avec eux : d’ailleurs paisible… voire un rien goguenard. C’est pourquoi, à son interpellation, aucune crainte (liée à un éventuel châtiment [25, APR note 20]ne les affleurait alors : rien à déplorer du côté de leur taux d’adrénaline. Quant à la sérotonine [7, notes 45 à 47][300], bonne nouvelle : elle allait bien aussi, merci pour elle ! Et, bien qu’aucune voix ne se soit fait entendre -surgissant du plafond de la salle-, pour dire : « Celui-ci est mon réalisateur bien-aimé. Écoutez-le », ils étaient néanmoins dans les meilleures dispositions pour l’écouter. Tout en se demandant entre eux ce qu’il voulait leur faire dire [42, AV note 414], ils se rassirent sans plus de façons.
-Oui, M’sieur ? répondirent-ils d’un seul c(h)œur [301].
-Vous aimez vous détendre, en venant ici (ou ailleurs) de temps en temps pour y regarder un bon film : celui d’un autre ou un des miens, n’est-ce pas ?
-Oh ça oui, M’sieur !
48Kevin-cuisinier.jpg-Parfait. Que diriez-vous de ce grand chef [302!][286!], imbattable : dont les plats sont immanquablement à se lécher les doigts ? Vraiment, il n’en rate aucun ! Or, voilà qu’il tient un restaurant bien en vue, sur un emplacement de choix en centre-ville, offrant toutes les facilités accessoires : accessibilité, stationnement, un cadre tranquille, etc. Bref, le rêve de tout restaurateur. Ajoutons à cela qu’en amont, il dispose des meilleurs fournisseurs  en produits frais : tous étant de première catégorie (les fournisseurs, comme leurs fournitures !). Ce n’est pas tout : en aval, lui-même fournit à son aimable clientèle le meilleur rapport qualité/prix à des kilomètres à la ronde. Ce n’est toujours pas tout ! Il accomplit le tour de force d’offrir sur sa carte des menus moins onéreux que ceux de la plupart des établissements de restauration rapide de toute la place. Et vous savez quoi ? Personne –je dis bien : PERSONNE- ne franchit JAMAIS le seuil de son restaurant. Tout cela pour en arriver là ! Qu’en diriez-vous, vous autres ?…
-Eh bien, euh… pour employer une image : que "son culte est inutile"[7,Mc(2d1)], non ? Carrément sur la TOUCHe, quoi !
-Félicitations : vous avez bien suivi le film précédent ! Puisque vous aimez tant les images, en voici une autre. Soit un garagiste : avec notre grand cuisinier de l’exemple précédent, il partage des qualités hors-pair : établissement au top, tant en lui-même que par sa situation géographique. Celui-là a des doigts d’or : partout où ses confrères eussent jeté l’éponge (en estimant tel ou tel autre véhicule mûr pour la destruction), il 2881844502.jpgvous retape si efficacement la pire épave que le véhicule ressortant de chez lui est presque de meilleure qualité que s’il était sorti d’usine. Mieux encore : à l’issue de son intervention, la voiture la moins performante -d’origine- devient un véritable petit bolide. De plus, non seulement elle ne consomme pas davantage de carburant… mais c’est tout juste si elle n’en produit pas elle-même ! Si j’ajoute que sans supplément de prix, elle se voit munie de toutes les options qui lui faisaient défaut jusqu’alors, je vous aurai à peu près tout dit sur cette véritable perle de mécano. Pourtant, pareil que pour l’autre : pas un seul client ne franchit la porte de son établissement, pas un coup de fil pour un rendez-vous, ou un dépannage : RIEN de RIEN. Hélas, encore pareil que pour l’autre : à l’issue de quelques semaines d’un tel régime, il doit se résoudre à mettre la clef sous la porte. Ceci, même si autour de lui -chez ses confrères-, ces derniers "entretiennent" des véhicules neufs en les transformant en de véritables épaves, facturant de surcroît à leur clientèle (qui se bouscule pourtant chez eux !) à des tarifs exorbitants. Qu’en diriez-vous, vous autres ?…
-Comme vous dites : pareil que pour l’autre ! Lui aussi, "son culte est inutile" : sur la TOUCHe le gars !
-Très bien. Encore un autre cas de figure. Le monde de la littérature est en émoi : depuis des générations entières, plus un seul écrivain arrivant à la cheville d’un Chateaubriand, d’un Victor Hugo, d’un Zola et de quantité d’autres grands "immortels" aux yeux des amateurs éclairés. Les navets insipides s’arrachent comme des petits pains, écrits à la sauvette, superficiels, partiaux ou d’un intérêt très limité [303][304][305][306][307][308][309][310][311][312]. Et voilà que surgit tout à coup un nouvel homme qui, à lui tout seul -et à sa manière-, "ressuscite" nos grands "immortels"[313!], tout en se moulant parfaitement à son époque à lui. Il publie un, deux puis trois livres. Las : à chacune de ces éditions, tout part au pilon. De ses ouvrages, il n’en a vendu aucun : RIEN de RIEN. On pourrait transposer à un compositeur : nouveau Beethoven [314!], Mozart, Chopin etc., à lui tout seul. Personne ne s’intéresse à ses exquises compositions, aucune salle de concert ne sollicite jamais ses services. RIEN de RIEN : on préfère taper sur des casseroles ! Qu’en diriez-vous, vous autres ?…
-Toujours pareil, chef ! "Leur culte est inutile" : sur la TOUCHe, les malheureux !
-N’est-ce pas ? Et beaucoup plus modestement que tous ceux-là, prenez le simple blogueur lambda. Ne nous arrêtons pas même sur la qualité de ce qu’il peut publier, bonne ou mauvaise. Peu importe : sachons déjà que son site personnel n’est en rien comparable à toute une myriade de ces "satellites morts", gravitant encore sur la Toile pour la seule raison que leurs administrateurs respectifs ne les ont pas techniquement supprimés : ils les ont purement et simplement abandonnés, c’est tout. Alors que celui-là, tout le monde pourrait aisément constater qu’il est très régulièrement mis à jour, étoffé, développé, etc., à un rythme quasi quotidien. Eh bien, vous savez quoi ?…
-Oui, oui, chef : nous devinons [315?] quoi ! Ça devient facile, votre petit jeu. Nous nous tromperions de beaucoup si nous vous répondions que le gars, "son culte est inutile" ? Pas un visiteur : zéro, RIEN de RIEN. Même que le plus antédiluvien des "satellites morts" que vous évoquiez pourrait être moche, criard -jusqu’à faire mal aux yeux à l’écran !-, fichu de travers et totalement abscons sur son contenu comme sur son contenant : avec encore ses trois ou quatre visiteurs atterrissant chez lui (et encore : par accident !), il serait plus fréquenté que celui de votre gars ! Allez hop : sur la TOUCHe, comme les autres !
-Eh bien, voilà : voyez comme vous pigez au quart de tour… quand vous le voulez bien [52, APR note 62]. Maintenant, plus près de nous… beaucoup plus près. Voyons voir… hem, soit un réalisateur de films [42, note 1] ! Alors, celui-là : c’est du grand art ! De l’émotion [80], de l’action, de…
-Dites, M’sieur ?…
-Oui ?
-Vous parlez pour vous, là ?
-Bande de petits galopins [316] ! Si je parlais pour moi, vous savez bien que personne n’aurait jamais envie de partir avant la fin du film [42, note 22]  ! Est-ce bien toujours le cas, hmmm ?…
-Un point pour vous, chef ! Donc, de l’émotion, de l’action, et ?… 
-… et du suspense, bien sûr ! Et puis du sang et des larmes : parce qu’il en faut tous les goûts. De l’horreur aussi, pour les plus pervers : mais ça, c’est à la portée du réalisateur le moins doué…
-Ah bon ? Pourquoi ?
-Parce que, dans ce registre il va bâtir son scénario depuis quelque brûlant fait divers –option "accident thérapeutique"©[315]- et c’est dans la poche. Pas besoin de se casser la tête à imaginer : il suffit d’ouvrir son journal ! Mais peu importe, ici également, que le réalisateur soit plus ou moins doué, que le registre dans lequel il opère soit de bon ou de mauvais goût. Ne voyez-vous donc pas où je veux en venir ?
-Euh… non, pas exactement.
-Et vous, vous vous êtes vus ?
-Ben, que venons-nous faire dans votre démonstration ?
-Peut-être bien que vous m’"interlocutez", pas vrai ? Autant que je sache, je ne parle pas tout seul : à une salle vide !
-Ah mais oui : nous y sommes !
-N’est-ce pas, que vous y êtes dans la salle ?
-Oui, mais nous y sommes… AUSSI à propos de votre démonstration. Si elle s’inscrit dans la continuité du cuisinier, du mécano, de l’écrivain et des autres… ben vous êtes pareil, vous aussi ! Si nous n’y étions pas, vous n’y seriez pas non plus. Vous aussi, vous seriez sur la… euh, hem…
-Eh oui : sur la TOUCHe, moi aussi ! Le réalisateur lui-même pourrait produire le plus grand chef-d’œuvre de tous les temps : s’il n’y a personne pour le regarder, à quoi bon je vous prie ? Sans des gens comme moi, vous n’êtes plus des spectateurs… mais sans des gens comme vous, nous aussi "notre culte devient inutile", hélas. Mais attention, hein ? (Son regard embrasse particulièrement le fond de la salle) Ce que j’affirme là n’est pas à interpréter comme un sauf-conduit pour partir avant la fin ! Ce que tout le monde s’apprêtait à faire, d’ailleurs…
-Hein ? Mais le film était fini ! 
-Ça, c’est un peu ce que répondraient les clients du maître queux de mon premier exemple. Il en reste un peu sur le bord de leur assiette. Parce qu’ils ont cru que c’était du déchet : que cela ne se mangeait pas. Quelle n’est pas leur surprise d’apprendre que c’est au contraire le meilleur !
-Ah ? Vous voulez dire que… vous aussi vous avez une surprise pour nous, n’est-ce pas ?
-Tout juste ! de l’extraordinaire, vous vous êtes régalés de vêtements devenant resplendissants -d'une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille-, d’apparitions de prophètes de l’ancienne Alliance, de nuée couvrante puis de voix s’y faisant entendre. Mais… bon… vous, là… oui, vous le jeune homme du premier rang, venez un peu par ici, je vous prie.
-Bien, M’sieur : j’arrive.-Parfait. Maintenant, pourriez-vous m’apporter (afin de la montrer à vos camarades, comme à moi-même) une photographie de l’aïeul à la cinquième génération de votre arrière grand-père ? Peu importe qu’elle ne fusse pas d’excellente qualité : je ne serai pas exigeant là-dessus. Je voudrais juste cette photo, s’il vous plaît.
-Comment ? Là, tout de suite ?
-Si vous l’avez sur vous, oui : pourquoi pas ?
-Mais, euh… non, désolé. Je ne l’ai pas. Vous ne voudriez pas m’accorder… disons, un délai ?
-Un délai ? Mais bien sûr ! J’imagine que vous avez quelques albums chez vous : il vous faut un peu de temps pour retrouver le bon… et la bonne photo ?
-Non, c’est pas ça.
-Vous n’avez pas d’albums ?
-Si. Quelques-uns. Mais le délai que je vous demandais n’était pas à leur propos : c’était –comment dire ?- un délai de réflexion plutôt que de recherche.
-Vous craignez que celle-ci soit vaine, n’est-ce pas ?
-En effet, M’sieur. 
-Pourriez-vous à présent expliquer à vos camarades POURQUOI la recherche d’un cliché de l’aïeul à la cinquième génération de votre arrière grand-père serait vaine ?
-Oui, M’sieur : je peux tout à fait l’expliquer.
-Parfait : nous vous écoutons.
-L’aïeul en question n’a JAMAIS été pris en photo.
-Ah ? Il ne se trouvait pas assez photogénique, peut-être ?…
-C’est-à-dire que… cet adjectif n’existait pas à son époque. Et, hum, tout ce que suggère son préfixe non plus.
-Je ne vous le fais pas dire ! (enfin si… un peu quand même) Maintenant, imaginons la scène suivante : après tout, c’est mon métier d’imaginer des scènes, pas vrai ?
-Oui, M’sieur.
-Voilà. Admettons que je vous prenne, vous, ainsi que deux autres de vos camarades ici présents. Vous me suivez ?
-Toujours, M’sieur : c’est pour ça que je me suis placé au premier rang, d’ailleurs.
-Mouais… ne vous en vantez pas trop fort : ça ne réussit pas à tout le monde [140,Mt(1)] ! Vous avez du souffle, j’espère ?
-Euh… je suppose, oui. Pourquoi ?
-Parce que vous trois, je vous ferai grimper un peu. Je vous emmène à l’écart…
-… sur une haute montagne, je parie !
-C’est bien cela : on dirait que vous avez déjà vu le film, vous ?-Oui, oui : même que vous allez nous faire le coup des vêtements resplendissants et…
-Pas du tout ! Eh : je ne suis qu’un modeste réalisateur. D’ailleurs, personne sur terre ne pouvant obtenir une blancheur pareille, ce n’est pas moi qui irai m’y risquer ! Non : disons que je vais adapter la situation en fonction de vous trois.
-Ah ? comment cela ?
-Eh bien, une fois là-haut, vous savez quoi ? Au diable l’avarice : ils ne seront pas deux, mais trois !
-D’accord. Élie, Moïse… mais qui sera le troisième ? Jonas ? Déjà qu’il s’est fait sacrément prier pour Ninive [42, note 168] ! Là, il va devenir f… enfin, disons que sa frayeur serait grande !
-Eh, eh : non, du tout. Aucun de ces trois-là. Je ne suis toujours qu’un modeste réalisateur ! En tant que tel, je m’en voudrais d’aller déranger une nouvelle fois les prophètes. Mais…
-Mais ? 
-Mais j’aurai moins de scrupules avec les trois aïeux à la cinquième génération de VOS arrières grand-pères respectifs. Content ?
-Oui mais…
-Mais quoi ? Je vous gâche même un peu la surprise. Contrairement à Pierre, Jacques et Jean qui ignoraient totalement ce qu’ils allaient voir, vous, vous savez déjà à l’avance que vous allez rencontrer vos aïeux. Ainsi, vous n’aurez pas même à subir leur grande frayeur : avouez qu’on vous gâte !
-Oui mais… même si nous savons qu’il s’agit de nos aïeux, comment allons-nous savoir lequel est l’aïeul de lequel ? Aucun d’entre nous n’en possédons de photo, bien sûr : pas même la moindre gravure ancienne à leur effigie !
-Donc, vous ne savez pas à quoi ils ressemblent, n’est-ce pas ?
-Ben non.
-À votre avis, Pierre, Jacques et Jean se baladaient-ils avec une photo d’identité d’Élie et de Moïse dans leur poche ?
-Non, évidemment. Déjà que ça n’existait pas à l’époque de nos aïeux : à la leur, vous pensez bien !…
-Soit. Donc, eux non plus ne savaient pas le moins du monde à quoi pouvaient ressembler les prophètes. Pour eux, Élie et Moïse ne pouvaient guère être associés qu’à des rouleaux dont on faisait lecture dans les synagogues. Lecture un peu austère : parce que ne s’agrémentant alors d’aucune illustration. Que du texte ! Maintenant, comment allez-vous m’expliquer que Pierre les ait malgré tout si bien identifiés, puisque disant : « Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie » ?
-Très facile ! Juste avant, les deux prophètes « s'entretenaient avec Jésus ».
-Oui, et alors ?
-Alors, Jésus a dû leur faire les présentations, non ?
-Non.
-Non ? pourquoi ?
-C’est vous qui l’avez dit : c’est avec Jésus qu’ils s’entretenaient. Pas avec les Apôtres.
-Oui, bon d’accord. Mais les Apôtres n’étaient pas en bas de la montagne non plus ! Ils ont entendu quelques bribes de la conversation. Au cours de celle-ci, c’est bien le diable (si vous me passez l’expression en pareille circonstance) si chacun ne s’est appelé -ou fait appeler- de son nom.
-Non plus.
-Si je puis me permettre, M’sieur : vous y étiez, ou quoi ?
-Non, bien sûr. Mais je sais lire…
-…entre les lignes, vous aussi [42, notes 557,558] ?
-Ah non alors ! Je suis réalisateur, pas "médecin"©[146] ! Je sais lire, mais je ne sais pas sauter.
-Sauter ?-Oui : à saute-mouton. Donc, je lis tout et ne saute rien. Sinon je préférerais encore ne rien lire du tout : vous avez vu les dégâts que cela produit dans mes films ? Pas envie de les reproduire dans un réel qui soit là, pour tous [11, AV note 41] !
-Il n’empêche : dans le réel qui était là pour eux, les Apôtres étaient bien avec Jésus, non ?
-Oui… et non.
-Attention, M’sieur : vous savez bien que 'oui', c’est 'oui' ; 'non', c’est 'non' : tout ce qui est en plus [137,Mt], c’est du cochon [316][317].
-Savez-vous, jeune homme, que je comprends de mieux en mieux pourquoi vous êtes au premier rang ?… Alors : 'oui', ils étaient avec Jésus sur la montagne. Et 'non', ils n’étaient pas avec Jésus QUAND les deux prophètes s'entretenaient avec Lui.
-Mais enfin : comment pouvez-vous en être certain, puisque vous n’y étiez pas ?
-Je vous l’ai dit : je ne joue pas à saute-mouton !
-Certes, et alors ?
-Alors, je lis tout. Et si je lis tout, je lis néanmoins ce qui est écrit. Quand il est écrit 'oui', je lis 'oui'. Quand il est écrit 'non', je lis 'non' : tout ce qui est en plus… eh bien, c’est du non-écrit ! Donc, -pour ce qui me concerne en tout cas-, du non-lu. Si c’est du non-lu, ce n’est PAS parce que je ne l’ai pas encore lu, puisque je lis tout : vous suivez toujours ?
-Euh… oui, à peu près. Après tout, vous nous aviez prévenus : c’est de la montagne, hein ? 
-Eh oui. Par conséquent, si je lis « Élie et Moïse s'entretenaient avec Jésus », j’aurai beau écarquiller les yeux, tourner le texte en tous sens que nulle part je ne lis « Élie et Moïse s'entretenaient avec Jésus, Pierre, Jacques et Jean ». Or, sachant de quelle dimension [148, note 2] venaient les deux prophètes, je n’ose concevoir qu’ils aient songé un instant à snober les trois compagnons du Maître ! Du reste, si la photo n’avait pas encore été inventée, l’"incommunicabilité"©[318] non plus. Donc, si Élie et Moïse s'entretenaient avec Jésus, c’est qu’ils n’avaient QUE Jésus comme interlocuteur. 
-À moins que Jésus les ait priés d’aller voir plus loin s’Il y était, Son entretien devant rester confidentiel ? Ils ne craignaient pourtant pas l’application de l’article 226 du Code pénal [45, note 103] : lui non plus n’avait pas été inventé !
-Parce que vous croyez que ceux qui enfreignent aujourd’hui cet article le craignent, vous ? Non seulement c’est un colifichet pour eux, mais c’est au moment même où ils se font explicitement délinquants [89. APR note 199] -de par votre article 226- qu’ils ont le culot (ou la totale inconscience [64,1]) de répandre sans vergogne le mythe d’un "comportement délictueux"©[89. APR note 195] (ce qui est extraordinairement plus vague [11, APR note 30][178] !) sur le dos de celui qui pourrait les poursuivre précisément en vertu de cet article-là ! Mais nous nous éloignons du sujet : non, Jésus n’a pas prié Ses trois Apôtres d’aller voir plus loin. Ceci pour deux raisons.
-Lesquelles ?
-La raison interne, d’abord : ici, ce sont eux qui se sont éloignés du Sujet. Et là, ils ne se sont pas fait prier : tout seuls, comme des grands !
1031123114.jpg-Ou des lapins… rapport à la "grande frayeur", n’est-ce pas ?
-Exactement ! Si vous aviez un fantôme qui vous apparaissait sous le nez, vous lui sauteriez au cou, vous ? Non : vous prendriez… disons, un léger recul. 
-Justement ! N’ont-ils pas crié au fantôme sur le lac [25,Mc] ? Ici, rien de tel.
-Parce que le "fantôme" du lac, c’était Jésus Lui-même ! De plus, c’était sur l’eau, à la fin d’une nuit agitée, éprouvante pour tous. Ici, le cercle est plus restreint, le terrain plus solide, nous sommes en plein jour… et les hommes plus au calme. Même si Jésus leur a un peu refait le "coup du fantôme" avec ses vêtements resplendissants, ils viennent de cheminer ensemble : l’effet de surprise ne joue plus sur cet aspect-là. En revanche, il joue bel et bien pour Élie et Moïse…
-Il n’empêche : pas un cri, rien.
-Parce que Jésus est avec eux ! Mieux que cela : en fait de "coup du fantôme"-bis, par sa manifestation de gloire sous leurs yeux, il serait plus juste de parler de "coup de l’anti-fantôme".
-Anti-fantôme ?
-Oui : au titre d’une sorte d’"antidote". Non pas celui -évident- du long terme, destiné à contrer à l’avance les effets néfastes de l’anti-transfiguration, mais celui du court terme, immédiat : afin de contrer les deux "fantômes" que sont Élie et Moïse. Malgré tout, les trois compagnons, eux, n’en sont pas, des "fantômes" ! Leurs vêtements à eux sont restés ordinaires : chez eux –comme chez tout le monde-, la transfiguration n’est pas au programme sans passer par la mort.  Pierre, c’est Petrus… pétri de chair. Or, aussi extraordinaires que soient les circonstances, elles ne sauraient oblitérer totalement les tiraillements de la chair… et ses réactions épidermiques à la vue d’un "fantôme".
-Et la deuxième raison… externe, je suppose ?
-La raison externe, c’est celle de la plume qui nous a laissé le texte : celle de Marc. Remarquons d’ailleurs que lui non plus n’y était pas. Cependant, lui non plus n’écrit pas ce qu’on ne lui a pas dit. On ne lui a pas dit que Jésus avait demandé aux Apôtres de s’éloigner : il ne l’a donc pas écrit. Remarquons également qu’il n’aurait pas fait un mauvais metteur en scène : il aime bien nous situer les gens dans un espace donné. Ils sont "pris à part", "se retournent"[>Mc(1)] , sont "emmenés à l’écart"[>Mc(3)] . Mais "eux seuls" : ce qui exclut ponctuellement les autres… dont Marc lui-même.
-Cependant, si Marc aime tant –selon vous- positionner les gens dans l’espace, comment se fait-il qu’il n’aie pas écrit que les Apôtres se sont momentanément éloignés de leur propre chef ?
-Parce qu’on ne lui a pas dit, tout simplement.
-Pourquoi ne pas lui avoir dit ?
-Parce qu’à l’image de Pierre, tout le monde est pétri de chair. De plus -et à ne pas exclure l’hypothèse que cela lui fut néanmoins rapporté-, Marc est concis, et ne s’embarrasse pas de détails inutiles : tout le monde étant pétri de chair, tout le monde sait que sauter au cou du "fantôme" qui vous apparaît -ou s’entretenir spontanément avec lui- n’est pas exactement la première réaction venant à l’esprit. De plus -Marc étant toujours concis !-, eu égard à l’importance de l’événement vécu, on ne lui tiendra pas rigueur de s’en tenir au cœur dudit événement. Il s’en tient d’ailleurs si bien que c’est un peu comme si, lui aussi, avait été ébloui par procuration : la nuée couvre l’ombre ; dont celle de… disons, trois légers reculs.»

            Toute la foule des spectateurs de la salle vint alors au réalisateur, et il les instruisait [42, Mc(6)].À quel propos ? À celui de tout cet extraordinaire qu’ils avaient laissé "sur le bord de leur assiette" : il est vrai que pour beaucoup, cet extraordinaire-là est moins resplendissant que les vêtements d’un Transfiguré, polarisant quelque peu l’attention ; lorsqu’on croise un véhicule en pleins phares [319], on ne distingue plus aussi nettement les bas-côtés de la route : pas davantage que l’on eût seulement entr’aperçu la part d’extraordinaire qui se cachait dans la scène anodine d’une belle-mère à demi anonyme, se levant et les servant [7, APR note 340]. C’est que -n’en déplaise aux amateurs de sensations fortes-, ce qui n’est pas spectaculaire peut -ô combien- être extraordinaire. Pour ce qui est de celui dont le réalisateur entretient les spectateurs, laissons-les ensemble pour l’heure… eux seuls : puisque c’est là le sujet de son prochain film, il serait dommage d’en connaître le scénario trop tôt, avant même que le film ne soit tourné.
       D’
autant qu’à celui-ci, n’avait-il pas été suggéré qu’un BOUM ! puisse en cacher un autre [0, note 120] ?  Or, cet autre n’a toujours pas fait découvrir ce qu’il cachait. Ne parlons pas de la belle au bois dormant [0, note 15] ! Dans son profond sommeil, n’a-t-elle pas secrètement espéré que le prince charmant [320] vinsse la délivrer au cours du film présent ? Las : elle aussi devra encore patienter jusqu’au film suivant. Mais tant qu’elle dort, son sort n’est pas si cruel ; elle n’est plus à cela près, ayant bien attendu cent ans ! Parce que, dans l’immédiat, l’ombre "plénipotentiaire"© n’a pas tout a fait achevé de couvrir la nuée :

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-4°) sans rien concéder au 1°), au 2°) et au 3°)[0, notes 184<>220], le néo-montreur de "fou" ne sait pas que le montrer : il le TOUCHe ! Ce que personne d’ordinairement "sage" sur terre ne "peut"©  faire [321, APR note 48][322, note 181][14, note 2 :147><148][42, note 438], tant est grande sa frayeur. Ici, le néo-montreur de "fou" suscite déjà une puissante admiration auprès de ce dernier, creusant l’écart par rapport à lui… comme entre lui et le "fou" montré [323]. Il est vrai que bien querien n’ait été concédé au 1°), au 2°) et au 3°), personne ne se demande [324] entre "sages" ce que veut dire : « TOUCHer sans TOUCHer » ! Ce qui est pourtant manifestement le cas lorsqu’on a "montré" le "fou" sans l’avoir vu ni entendu. La réponse à cette question existe néanmoins, relevant d’une méthode éprouvée, exclusive au néo-montreur de "fou" : il commence tout simplement par TOUCHer le "sage"[172][325,com.10]. Celui-ci TOUCHà son tour un autre "sage", qui en TOUCHe un autre, et ainsi de suite : le but du jeu est d’obtenir un maximum de "sages"[326] autour du "fou" "montré". Ainsi, plus l’étau de "sages" se resserre [137] sur le "fou" "montré"… moins il est besoin de montrer celui-ci ! De la sorte, plus le "pouvoir"© du néo-montreur de "fou" agit sur ces "sages", plus il sera écouté et moins le sera le "fou" "montré" non montré. Ce qui devrait conduire, si tout va "bien"©, à ce qu’enfin -au grand soulagement des "sages"- le "fou" "montré" non montré aille se montrer au néo-montreur de "fou" afin que celui-ci… le "montre" enfin en le TOUCHant. Car -et c’est ici l’apothéose au sommet de la transfiguration du néo-montreur de "fou"-, celui-ci est aussi resplendissant que le roi Midas [7, APR note 217] : non seulement il TOUCHe à tout [22, APR note 106][152, note 6], mais il transforme tout ce qu’il TOUCHe en "or"©[327][328] ! Plus exactement [84][31] –ce que raconte tout le monde "sage" (bien que personne ne l’ait jamais vu !)-, il suffit que le néo-montreur de "fou" TOUCHe le "fou", et pouf pouf [329] ! le "fou" devient singe lui aussi [330] "sage". À cet égard, même chez les plus pointus [84, note 88] des anciens montreurs de "fou", « nous n'avons jamais rien vu de pareil. [42, Mc(5)] »
          
Plus fort : non seulement tous sont stupidéfaits [331, notes 23,24] et rendent poire au néo-montreur de "fou", en disant : « Nous n'avons jamais rien vu de pareil », mais ils n’ont jamais rien vu de pareil… parce qu’ils n’ont R-I-E-N vu du tout ! Plus fort encore (si, si : c’est possible !) : non seulement ils n’ont rien vu du tout, mais ils n’ont jamais rien vu de pareil… dans le registre d’un faire diamétralement –et violemmentopposé au dire [42, AV note 414][332, notes 77 à 84] ! Nous TOUCHons pourtant là à de l’extraordinaire accessible –et "traditionnel"- puisque pour le moins spectaculaire, aux yeux de tout le monde.

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           Sur un objet tel que le Zyprexa (entre mille autres !), ce devrait déjà être un scandale [333, APR note 8] que de persister à dénommer "médicament" ce type de produit… du moins sans une typographie appropriée, qui en désamorce explicitement [334, APR note 9] ("spectaculairement" !) à l’avance les illusions. En matière d’abondance d’informations à son propos, accessibles d’un clic… « nous n'avons jamais rien vu de pareil » ! Pourtant, aux yeux de tout le monde -"spécialiste"©[89. APR note 191] ou non, depuis son consommateur le plus esclave [334][335] jusqu’au plus virulent de ses détracteurs-, il n’y a rien à faire ! Le produit émane d’un laboratoire pharmaceutique [336] : c’est donc un "médicament"©, point à la ligne. Un peu de crédulité [337–mâtinée desoumission inconditionnelle à "l’autorité"©[338][64,4?(!)][339]- pourrait à la rigueur "expliquer" une telle dénomination : ce qui serait déjà présupposer que tout le monde vit sur une île déserte, coupé de toute communication et de toute information… ou que plus personnene sache lire et compter. Beaucoup de crédulité nuit à la crédibilité de cette crédulitésurtout quand personne ne vit sur une île déserte, coupé de toute communication et de toute information ! Ce qu’on peut aisément vérifier sur un autre sujet : là où, loin d’être coupé de tout et de ne pas savoir lire ou compter, on manifeste au moins… savoir écrire ! Cet autre sujet ne manque pas non plus d’être polémique, bien que parfaitement étranger aux intérêts liés aux "médicaments"©. En son temps, lui aussi a su accorder à merveille le binôme extraordinaire=spectaculaire… côté ténèbres pour tout le monde. Ce qu’au moins personne ne vient contester sur cet aspect. Par conséquent, personne ne viendra déclareren privé ou en public- que les trois mille victimesvictimes directes, immédiates et recensées- du sinistre et mémorable 9/11 new yorkais [340][154] ont été…"soignées"©. (Sur ce point, on a déjà moins de scrupules au sujet d’infiniment plus innombrables victimes des "médicaments"©[341]etc. : leurs effets [342] sont moins spectaculaires, moins directement perceptibles -en externe !-, beaucoup plus diffus et naturellement, moins immédiats… hors quelque fait divers sanguinolent [343, notes 27] dont l’abondance croît exponentiellement avec les années [344][345][346][347]…) On ne saurait exiger de tout le monde d’avoir l’étoffe des héros [65], soit. Mais tout le monde n’a pas davantage l’étoffe de supporter longtemps les effets du binôme extraordinaire=spectaculaire, qu’il soit positif… ou négatif comme a pu l’être l’attentat du 11/9. Car ce binôme est fatigant, à la longue : aussi a-t-on pensé au "repos du guerrier"… ou du non-guerrier, plus rapidement épuisé [348]. Aux petits soins pour celui-là, on lui a concocté un binôme light, plus reposant : le binôme ordinaire=spectaculaire.

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           Il s’agit du même que le précédent : mais alors que ce dernier propose toutes les options, le petit nouveau n’est pas tant nouveau que petit ; options minimales made in China, accessible à toutes les bourses. Et contrairement à l’original, disons que celui-là tient plus largement compte… des "fragilités psychologiques"©[100] de chacun. Surtout pas de vagues : la mer d’huile fournit un régime idéal de croisière. Afin de parfaire cet idéal, il convient que le plus grand nombre puisse le partager : ce qui assure à chacun… une certaine tranquillité d’esprit. Malheureusement [11, APR note 30], un tel binôme se confronte assez rapidement à ses propres limites : c’est que, dans un réel qui est là pour tous [